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(Solal), life doesn't come with a manual, it comes with a mother.

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# (Solal), life doesn't come with a manual, it comes with a mother.
message posté Jeu 8 Juin - 17:55 par Juliette D. De Beaulieu
Life doesn't come with a manual, it comes with a mother

J'y ai murement réfléchi. Ce n'est pas une décision que j'ai pris à la légère. L'idée me trotte depuis l'automne dernier, alors qu'on m'a appelé depuis l’hôpital de Londres au beau milieu de la nuit. Et elle s'est faite tranquillement une place entre mes méninges, toujours présente dans mes pensées. Jusqu'à ce que j'y pense sérieusement, jusqu'à ce que ça me hante, et que je finisse par prendre ma décision ; celle d'emménager à Londres. Ça ne s'est pas fait en un jour, parce qu'à Paris j'avais des obligations. J'ai dû renoncer à mon rôle de présidente dans le club de lecture que j'ai fréquenté des années durant, j'ai cédé la place à une de mes plus proches connaissances. J'ai également dû marchander avec mon agent pour pouvoir continuer d'écrire depuis Londres. Parce que lui, ça ne l'arrange pas vraiment que je change de pays. Mais les allers-retours, je pourrais les assumer, et c'est ce que je lui ai assuré lors de notre longue conversation. Parce que je les faisais déjà avant ces trajets, dans un sens, et puis dans l'autre. Quand j'habitais à Paris et que je montais jusqu'en Angleterre pour voir Solal. Maintenant, je devrais descendre vers la ville des lumières depuis Londres, et je préfère largement que ce soit dans ce sens-là. Au final ça ne me change pas énormément. Mais qu'au moins j'aurais mon fils près de moi, je pourrais surveiller son état de santé et être là pour lui à n'importe quel moment. Mon agent ne sait visiblement pas ce que c'est que d'avoir un fils malade, voir même d'avoir un enfant tout court. Sinon, il n'aurait pas râlé ou montré son exaspération devant ma détermination à m'en aller. Il aurait compris ce que c'est que de s'inquiéter à chaque seconde qui passe pour son enfant, se demander si tout va bien et si nous ne sommes pas en train de rater quelque chose d'important dans sa vie. Je ne veux pas être cette mère absente pour son fils ; même si pour mon Solal je suis plutôt de celles qui sont hyper-protectrices et qui ne le laisse qu'à peine respirer. Mais j'assumerais ce rôle jusqu'au bout, car la peur de le perdre me ronge au plus profond de mon être ; et au final, le plus important pour moi, c'est de pouvoir me construire de nouveaux souvenirs avec lui sans avoir à le regretter plus tard.  La maladie de Solal est comme une bombe à retardement, tout aussi capricieuse et imprévisible. On ne sait malheureusement pas quand elle atteindra son apogée et qu'elle me prendra le seul être que j'ai véritablement aimé ; d'un amour sincère et pur qui n'a jamais failli un seul instant, une seule seconde, ni même du tout.

Nous sommes une belle journée de mai, et lorsque je déballe mon dernier carton, donnant avec enthousiasme un coup de pied dedans pour l'éloigner définitivement de mon champ de vision, il est environ quinze heures. Je m'assois lourdement sur l'un des fauteuils en cuir de mon nouvel appartement, soupirant de fatigue. Mon dos me fait affreusement souffrir. C'est le début de la vieillesse ma pauvre, ai-je pensé tout en renversant ma tête en arrière. Je ferme les yeux un instant, savourant le silence et la décontraction de mes muscles. Mais la journée est loin d'être fini. En vérité, le plus excitant reste à venir. Cela fait une semaine que j'ai officiellement emménagé à Londres, mais j'ai souhaité le faire savoir à Solal le jour où le dernier bibelot du dernier carton serait extrait de son papier bulle. Mon fils n'est pas encore au courant de mon arrivée dans cette ville, le Grand Brouillard comme certain l'appelle. Je lui ai déjà parlé de la possibilité que j'y emménage ces derniers mois, mais le jeune homme ne m'a pas semblé y croire avec beaucoup d'espoir. À moins qu'il ait eu envie de croire que je ne viendrais jamais m'installer à Londres. Je sais que pour lui, je suis parfois étouffante, je sousponne même que mon fils ait quitté le pays en premier lieu pour s'éloigner de mon omniprésence sur lui et ses moindres fait-et-gestes. Mais malheureusement -pour lui donc-, on ne renie pas qui on est, surtout quand on est une mère aussi angoissée que moi. Voilà pourquoi en l'espace de quelques mois, j'ai réussi à tout arranger pour pouvoir m'installer dans un appartement confortable à Brixton. Je ne suis qu'à quelques pâtés de maison de mon fils, ce qui m'offre beaucoup d'avantage, dont celui de pouvoir lui rendre visite à n'importe quel moment à présent.

C'est donc à la fois pressée et enjouée que je retire l'ensemble que je porte actuellement, confortable pour déballer les cartons, certes, mais pas vraiment le genre de tenue pour aller dehors. Et j'opte pour un chemisier blanc avec un pantalon noir taille haute, et j'enfile par dessus un blazer de la même couleur que ce dernier. Je me poste rapidement devant l'un des miroirs se trouvant dans le salon, passant ma main gauche dans mes cheveux que j'ai récemment coupé court -la semaine dernière-. C'est plus pratique pour les coiffer le matin je l'admet, mais j'ai encore du mal à m'y habituer et il m'arrive de sursauter en voyant mon reflet. Ma chevelure me manque. Je prends une grande inspiration et offre un sourire à mon miroir, puis enfile une paire de talon noir pour compléter ma tenue. J'attrape enfin mon sac-à-main et quelques instants plus tard, je suis déjà dehors.

Sur le chemin, j'allume une cigarette que je tiens entre mes doigts tremblant. Je suis toute excitée à l'idée d'annoncer à Solal que je vis à seulement quelques mètres de lui ; j'ai hâte de voir sa réaction. Il ne s'attend pas à ce que je sois sur Londres, mais la surprise risque d'être encore plus grande après l'annonce de la nouvelle. En seulement quelques minutes, j'arrive devant chez lui, juste le temps de terminer ma cigarette, de l'écraser sur le rebord d'une poubelle et de la jeter à l'intérieur. Et je sonne, tout en trépignant sur place. Un instant plus tard, la porte s'ouvre, et le minois familier de mon fils m’accueille. Sans grande hésitation je le prends doucement dans mes bras, un large sourire aux lèvres. « Mon Solal ! » me suis-je exclamée avec grand enthousiasme. Je me détache calmement de lui pour l'admirer un instant. Je passe mes mains fines sur le contour de ses joues fraîches, et ajoute « Que tu es beau ! » d'un ton enjoué, ancrant mon regard maternel dans les plus beaux yeux qu'il m'ait été donné de voir ; ceux de l'être que j'ai créé.


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# Re: (Solal), life doesn't come with a manual, it comes with a mother.
message posté Lun 19 Juin - 23:40 par Solal D. B. Fitzgerald
Life doesn't come with a manual, it comes with a mother
Solal & Juliette De Beaulieu

Ma tête avait encore cogné le trottoir. Une crise de plus. Une énième consultation. Rien d'inquiétant. Soit disant. Comme d'habitude. Pourtant, je crève lentement. Je roulais des yeux et soupirais en me laissant tomber contre le dossier de mon canapé. J'attrapais mon téléphone et ouvrais l'application de facebook pour me changer les idées. L'échec. Je restai bloqué quelques instants sur la photo d'Alba qui venait de s'afficher : la dernière page que j'avais consulté. Je ne l'avais pas revu depuis la soirée sur la péniche. Où nous nous étions embrassés, sans limites. On était cons, je le savais. Mais je ne savais me raisonner, car j'avais trop peur de perdre Romy. L'espace d'une soirée, j'avais voulu me foutre des promesses de l'amitié et vivre rien que pour moi-même. Mais la colère de Romy avait été dévastatrice. Elle avait causé une autre chute. Et la visite à l'hôpital. Alors je n'avais pas envoyé de message à Alba. Malgré mon désir, je m'étais contenté de suivre son actualité sur les réseaux sociaux, pour la rendre un peu plus réelle. J'avais trop peur, trop peur de l'aimer et de m'en brûler les ailes. Mais la vérité, c'est que je l'aimais déjà, du moins je le supposais. Je n'étais jamais tombé amoureux, mais j'étais convaincu que quelque chose était différent avec elle. Elle m'obsédait. Chaque nuit, je ressentais ses soupirs dans le creux de mon cou. Chaque nuit, je revoyais sa bouche, son sourire, son regard. C'était insoutenable, mais tellement savoureux. Le bonheur qui s'emparait de moi en sa présence était incomparable. Elle me rendait rayonnant. Agacé je balançais le téléphone sur le canapé et soupirais en laissant retomber ma tête en arrière. Et comme je le faisais toujours pour oublier mes soucis, je roulais un joint. Lentement, je commençais à le fumer, en repensant à cette soirée, à ces baisers. Mais on cogna à la porte et je sursautais en regardant en direction de la porte, sourcils froncés. Je n'attendais personne. Et si c'était Alba? Je sentis mon coeur s'accélerer et un sourire se dessiner sur mes lèvres tandis que je posais le joint dans le cendrier. Je me levais et me précipitais à la porte pour ouvrir. Mais mon sourire resta figé, et disparut. Juliette. Elle me prit dans ses bras, déçu mais agréablement surpris je la serrai contre moi et je m'éloignais d'elle en souriant. Elle fit son inspection régulière et je souris en l'entendant me dire que j'étais beau. Comme toujours Maman. « Normal, on dit que ma mère est une déesse. » Je la laissais entrer, et refermais la porte derrière elle. Je la laissais s'installer dans le salon et tentais de cacher le joint entamé. Mais je vis son regard dessus, et un sourire moqueur apparut sur ses lèvres. Juliette la sista. La bédaveuse. Je ne m'en étais toujours pas remis. Je la laissais quelques secondes pour lui faire couler un café. Je la connaissais par coeur. Je m'en fis un à moi aussi et revins auprès d'elle. Je m'asseyais à mon tour et lui demandais surpris : « Comment se fait-il que tu sois là M'man? Tu m'avais pas dit que tu venais à Londres. J'aurai au moins pu ranger l'appart... » Tentais-je de m'excuser en balayant la pièce du regard. Je la regardais alors et reculais brusquement, choqué: « Eh mais t'es blonde! P'tain j'avais pas percuté. Ca te va bien, ça... change... » Je fronçais les sourcils. C'était une drôle de coincidence, moi qui avais du abandonner mes cheveux quelques mois plus tôt. Un renouveau capilaire. Nouveau look pour une nouvelle, comme l'émission de Cristina Cordoba que je regardais défoncé quand je vivais encore à Paris. Avec Juliette. Je souris en la regardant. Elle était si belle. Intérieurement, comme physiquement. Elle était ma déesse, elle était la femme qui m'avait mis au monde, et qui se battait pour ma vie depuis toujours. Celle qui ne m'oublierait jamais. Elle était celle à qui on allait m'arracher. Tôt ou tard.
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