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♫ Anything could happen ♪ (ft. Breena)

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# ♫ Anything could happen ♪ (ft. Breena)
message posté Dim 11 Juin - 17:45 par Matthew J. Sullivan

♫ Anything could happen ♪
ft. Breena A. Donnelly
J’avais entendu toutes sortes de choses sur le métier de flic. A quel point c’était un métier exigent, dangereux, physique, dur psychologiquement, ingrat même. On l’entendait tellement, répété sans cesse à l’école de police, lu des dizaines et des dizaines de fois sur les réseaux sociaux, qu’on pensait y être suffisamment préparé.
Pourtant il n’en était rien. Moi, Matthew Sullivan, jeune bleu débutant, ayant fait toutes sortes de petits jobs esclavagistes pour combler les fins de mois difficiles, j’apprenais – difficilement - depuis quelques semaines, la réelle définition du mot « travail ». Une journée entière de paperasse, suivie d’une planque pendant une bonne partie de la nuit, et c’était dans un état zombiesque que je me retrouvais, l’aube à peine levée, à faire péniblement le chemin qui me restait à parcourir pour retrouver le minuscule studio dans lequel je ne faisais plus guère que dormir, tant ma vie ne ressemblait qu’à un enchaînement décousu de travail et de soirées, le plus alcoolisées possible la plupart du temps.
Je n’avais plus guère le temps de me poser devant la télé des heures durant à végéter devant des programmes toujours plus abrutissant. Pourtant, je les aimais bien ces programmes débiles, devant lesquels je pouvais poser mon cerveau et arrêter de penser. Vous savez ces programmes créés pour vous faire croire que votre vie est géniale comparée aux cas sociaux relatés et exposés à travers les émissions sensationnalistes aux musiques mélancoliques qui veulent à tout prix vous arracher une larme. Entre vous et moi, on a tous déjà regardé, tantôt pour se moquer, tantôt pour se rassurer de n’être finalement pas si lamentable qu’on le croit, non ?

Arrivé au pied des 7 étages qu’il me restait à monter pour retrouver mon chez moi impersonnel et inconfortable, je me félicitais de la tournure qu’avait prise ma vie, loin de ce que j’avais imaginé il y a encore quelques années. J’avais réussi à trouver ma voie, difficile certes, tout en gardant l’essentiel. Et à mes yeux, l’essentiel se résumait en trois mots : sorties, sports, amis.
Dans le grand bruit de multiples cliquetis et grincements que provoquaient les trois verrous prohibant l’entrée de la demeure, la porte d’entrée pivota sur elle-même, dévoilant l’espace de vie dans lequel je me mouvais depuis plus de deux ans déjà. Tout était simple et sobre : des murs blancs, dépourvus d’une quelconque décoration particulière – à l’exception sûrement des traces ci et là laissées par les précédents habitants – des meubles juste ce qu’il fallait pour ranger le peu que je possédais, la plupart récupérés auprès d’amis ou de ma famille. Je n’étais ni doué pour la déco, ni matérialiste. Et pour le peu de temps que j’y passais, mon appartement, bien que limité, me convenait tel qu’il était.

Balançant clés et veste sur le canapé, filant sous une bonne douche chaude – un « The Final CountDown » chanté à tue-tête résonnant dans la salle d’eau – qui me fit comprendre que peu importe mon niveau de fatigue, il n’était pas encore l’heure pour moi de me réfugier dans les bras de Morphée. Et dans cette situation je ne connaissais qu’un seul remède. Me dirigeant vers la cuisine - préparant pancakes, œufs brouillés et bacon – je ne pensais plus qu’à une séance de jogging qui ne manquerait pas d’achever mes dernières forces. Mais c’était ce dont j’avais besoin.

J’engloutissais mon repas en bien moins de temps qu’il n’avait fallu pour le préparer, et à peine quelques minutes plus tard, je dévalais 4 à 4 les marches du vieil immeuble du cœur de Londres, aux loyers outrageusement chers, pour rejoindre un parc non loin de là, régulièrement fréquenté par ceux qui comme moi, voulaient décompresser ou simplement prendre soin d’eux. Ou même parfois, par hasard, faire une rencontre…
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# Re: ♫ Anything could happen ♪ (ft. Breena)
message posté Lun 12 Juin - 21:42 par Breena A. Donnelly


❝Anything could happen❞
Matthew & Breena
Mes journées, il n’y a pas encore longtemps, se résumaient par métro, boulot, dodo. Je n’avais plus gout à rien. La seule chose qui me faisait du bien, c’était la visite de Rhiannon avec Camille. Ma meilleure amie et ma filleule me faisaient du bien ! Elles permettaient de m’évader et de surmonter la tristesse qui remplissait mon cœur depuis maintenant six mois. Mais hormis cela, rien d’autre ne me donnait envie. Ni la lecture, ni les films, ni la cuisine. Il y avait une chose positive dans mon malheur, je n’étais plus un zombie. Je pense que le fait d’avoir repris le boulot, me faisait du bien. Passé ma journée au musée, m’aidait à me changer les idées, à m’occuper l’esprit. Pendant ce moment, je ne pensais pas à Aleksi, ni au fait qu’il me manquait énormément.

Je ne savais pas si c’était l’effet Camille, mais peu de temps après que ma meilleure amie m’ai demandé d’être la marraine de sa princesse, j’avais recommencé à reprendre encore plus du poil de la bête. Les bouquins qui ornaient ma bibliothèque, ne faisaient plus office de décoration, ni ne prenaient la poussière. J’avais recommencé à lire et ma passion revenait petit à petit. Tout comme celle qui concernait la cuisine, j’avais recommencé à faire des pâtisseries, autant pour mes proches que pour mes collègues au musée. Bref, la Breena d’avant était de retour. Même si il y aurait encore des moments où je ne serais pas au top. Je savais que la vie continuait et que je devais avancer, mais j’allais devoir aussi apprendre à vivre sans celui que j’aimais.

Bon faire des pâtisseries, c’était bien, mais à chaque fois, je me sentais obligée de les manger ! Si mon morale me remerciait, ce n’était pas le cas de ma balance !!! Moi qui adorais faire du sport, pour me tenir en forme mais aussi pour garder la ligne, même si ce n’était pas une obsession, je ne faisais plus rien. Et comme, je ne souhaitais pas avoir des soucis de santé, ni à la longue, ressembler à un bonhomme Michelin ! Alors je m’étais motivée, en mettant mon réveil à 07h du matin, le lendemain matin, à aller courir.

A 07h pétante mon réveil sonna, mais je ne l’entendis pas. Lorsque j’ouvris les yeux, il était aux alentours de 08h30 !

« Hé merde ! Je n’ai pas entendu ce foutu réveil ! Trop tard pour aller courir. »

Je pris la direction de la douche, m’habilla et pris un petit déjeuner avant de prendre la direction du musée où je commençais à 10h30. Ma journée se passa plutôt bien. Les groupes avec qui je fis les visites, étaient sympas et attentifs à ce que je disais. Je rentrais donc chez moi vers 17h30. Une fois chez moi, je rangeais mes affaires puis me mi à tourner en rond ! Je ne savais pas trop quoi faire ! Rhiannon qui devait passer pour diner avec moi, avait dû annuler car elle avait une traduction à rendre assez rapidement. Ce qui signifiait, pas de repas à préparer. N’ayant ni envie de lire, ni envie de regarder quoique ce soit à la télévision, je décidais de tout de même me préparer quelque chose à manger ! Une salade ferait l’affaire ! Ce fut pendant cette préparation que l’idée d’aller courir me vient à l’esprit vu que je n’avais pas eu l’occasion de le faire du matin, autant le faire ce soir non ? Mais une fois que j’eus terminé de préparer mon repas, ben vous savez quoi? L'envie de sortir m'était passée. Je m'installais donc devant la télévision et reportait mon jogging au lendemain et là c'était certaine, j'irais...

J'avais mis mon réveil à 06h30 et contrairement à la veille, je l'avais entendu. Une fois réveillée, je sautais dans mes vêtements de sport puis pris la direction de la cuisine, j'avalais un petit quelque chose et pris une bouteille d'eau. Une fois prête, je pris la direction du parc. Je savais qu'à cette heure, là, il n'y aurait pas encore beaucoup de monde.

Je n’avais plus couru depuis longtemps, je commençais donc doucement ! Je me rendis vite compte que cela me faisait du bien et m’avait manqué ! Me trouver au grand air, et me dépensé me faisaient du bien. Je courais depuis un bon quart d’heure lorsque mon pied vint percuter une pierre ! En temps normal, je n’aurais rien eu, mais là, ma cheville se tordit légèrement, rien de grave, mais douloureux tout de même.

« Ouille… »

Je m’étais directement arrêtée, mais je n’avais pas fait attention que je n’étais pas toute seule.
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# Re: ♫ Anything could happen ♪ (ft. Breena)
message posté Lun 19 Juin - 18:30 par Matthew J. Sullivan

♫ Anything could happen ♪
ft. Breena A. Donnelly


Pour beaucoup le sport était une corvée, une tâche ingrate qu’on laisse de côté, éternellement remise à plus tard. Mes amis, s’ils avaient toujours le temps pour une soirée arrosée à coup de litres de bière, lors desquelles ils ingurgitaient leur poids en burgers, disparaissaient soudainement lorsqu’il s’agissait de se maintenir en forme. Des années et des années que je voyais, autour de moi, le désastre engendré par la malbouffe. Et alors que tous ces produits industriels, remplis de gras de sucre et de sel, étaient de plus en plus légion, ceux qui faisaient du sport, eux, se raréfiaient. La société s’était transformée de sorte qu’aujourd’hui, avoir une bonne hygiène de vie au quotidien relevait du miracle. Les tonnes de produits toxiques rejetés dans l’air, la surconsommation qui poussait les industriels à produire des produits qui n’étaient plus ce qu’ils étaient censés être, remplis de vide, de substances qu’on ne connaissait pas, contribuait grandement à augmenter la prolifération de maladies toujours plus mortelles les unes que les autres. Et si le sport n’était pas un remède miracle, il permettait au moins de ne pas aggraver les choses…

En ce qui me concernait, je n’avais besoin d’aucune motivation pour aller courir ou aller à la salle. J’avais toujours vu ça comme un plaisir, une activité – la seule – qui me permettait de me vider la tête, et de canaliser un tempérament parfois un peu trop affirmé. Quelques jours sans activité physique, et je ne tenais plus, devenant presque invivable, agressif parfois, mais surtout insupportable. Faire du sport me faisais du bien, autant physiquement que mentalement, presque comme une drogue, dont la dose me manquait parfois.

Trente minutes à présent que je faisais le tour du parc à bonne foulée, sous une chaleur qui grimpait à mesure que le soleil montait dans le ciel. Les minutes passant, le parc se remplissait d’autres coureurs, profitant que la journée soit à peine entamée – et la chaleur encore supportable – pour s’adonner à leur exercice physique quotidien. C’était l’un des parcs les plus prisés par les sportifs, mais pas seulement. On y croisait toujours du monde, la population y changeant selon les heures de la journée. Le midi, nombreux étaient les employés de bureau ou les étudiants s’y retrouvant pour déjeuner au soleil. En fin d’après-midi, on y retrouvait les pères et mères de famille surveillant leurs enfants, s’adonnant aux joies des balançoires, des toboggans, et autres jeux installés ci et là dans le parc. En début de soirée et tôt le matin, c’était les joggeurs qui s’y retrouvaient, avant ou après le travail, dans le but souvent de rechercher un peu plus de fraîcheur que le reste de la journée.

Plongé dans mes songes – comme bien trop souvent à mon goût – je remarquais à peine la jeune femme derrière laquelle je courais depuis presque 5 minutes. Pire, je me rendais seulement compte de l’endroit vers lequel pointait mon regard, et je décidais immédiatement de relever les yeux. Si j’avais toujours aimé les belles formes, ce n’était pas une raison pour la passer aux rayons X.
La seconde qui suivit, la jeune femme percuta un obstacle, manquant de tomber, sa cheville se bloquant légèrement. Elle s’arrêta immédiatement, laissant échapper un petit cri de douleur, ne me laissant d’autre choix que de m’arrêter pour m’assurer que tout allait bien. Après tout je suis un gentleman non ?

« Besoin d’aide mademoiselle ? »

Je me rapprochais d’elle, lui tendant mon bras afin qu’elle s’appuie dessus, regardant autour de moi afin de repérer un banc sur lequel elle pourrait éventuellement s’asseoir.

« Votre cheville a tourné, il doit probablement s’agir d’une foulure, rien de bien grave, mais il vaut mieux éviter de poser votre pied par terre… »


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