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I suppose a fire that burns that bright is not meant to last. (Rania)

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# I suppose a fire that burns that bright is not meant to last. (Rania)
message posté Ven 16 Juin - 23:11 par Rachel Montgomery
Look at me, still smiling and still whole without you. Your absence taught me how to be present for myself. ✻✻✻ Encore un petit effort, plus qu'un et ça sera terminé. J'essaie de ne pas trop bouger dans la cabine, mais c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour réussir à entrer dans cette robe. Malheureusement, c'est un échec. Je suis complètement serrée dedans, je peine presque à respirer, inutile de dire qu’il me serait impossible de la porter toute la journée. C'est la troisième qui se trouve être trop petite, ce qui commence à faire poser des questions. Bien évidemment, j’ai pris du ventre, ce qui n’aurais pas été possible autrement, mais je ne pensais pas que c’était autant, ou bien les vêtements sont mal taillés ce qui me semble être une meilleure explication. Je déteste devoir m’infliger cela, mais je n’ai pas le choix. Je ne rentre plus dans presque aucun de mes vêtements désormais, ce qui m’oblige à devoir faire du shopping. Les conditions ne sont pas vraiment idéal, j’ai chaud, je ne me sens pas à l’aise, sans parler du fait que je me sens énorme. Plus qu’un mois et demi et ça sera terminé. Enfin, bien évidemment le plus dur reste encore à venir, mais au moins je ne serais plus si grosse, si mal à l’aise, si imposante. Je ne sais pas si c’est l’arrivé de l’été, ou bien parce que cela commence à être long, mais je commence à avoir plus de mal avec le fait d’être enceinte. Épuisée, je jette cette maudite robe dans un coin, avant de m’asseoir quelques instants. Il me reste encore deux robes à essayer, ce dont je n’ai pas vraiment envie. Je pousse un soupir avant de me relever, non sans difficultés, pour recommencer. C’est presque un miracle, elle me va parfaitement. Pas trop serrée, pas trop courte, pas trop longue, jolie, la perle rare. Dans un élan d’enthousiasme j’essaie la dernière, mais cela ne dure pas. Une robe sur cinq, ce n’est déjà pas si mal. Une fois rhabillée, je sors de la cabine, pose celles qui ne vont pas et me décide à refaire un tour pour voir. Une robe, c’est trop peu, j’ai besoin d’un peu plus, surtout que l’accouchement n’est pas encore prévu pour tout de suite. Je comprends mieux pourquoi les femmes deviennent pénibles vers la fin de leur grossesse, c’est assez insupportable. Bien sûr le côté femme enceinte, le bébé qui bouge et l’attention des gens sont des choses positives, mais il y a aussi tout le reste. Les kilos en plus, les vêtements qui ne vont plus, le mal de dos, les nausées, les envies bizarres, et toutes ses personnes qui veulent me toucher le ventre. Si je n’avais pas tant voulu de cet enfant, je pourrais tuer Walt d’avoir voulu m’aider. Après plus de dix minutes à chercher des vêtements, je finis par aller payer mon unique robe pour sortir de ce magasin. Je ne supporte plus d’être enfermée, j’ai besoin d’air. Avant d’attaquer une autre boutique, je me dirige vers le Starbucks le plus près pour faire une pause, une vraie. Un des privilèges d‘être enceinte, c’est que je peux manger n’importe quand, j’ai une bonne excuse. Une fois ma commande récupérée, je m’installe en terrasse, mais à l’ombre, pour profiter du beau temps. C’est agréable de ne rien faire, et de ne pas travailler, comme un  avant-goût de mon congé maternité. Je ne suis pas sûre cependant, de ne pas finir par m’ennuyer à ne plus travailler. Je suis en train de boire, quand je vois sortir Diana. J’hésite si je dois l’appeler ou non, mais avant même d’avoir pu réellement me décider, me voilà déjà en train de prononcer son prénom. « Diana ! » Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, un réflexe sûrement. Mais puisque nous essayons d’être amies, il serait stupide de faire comme si je ne l’avais pas vu. Je crois que je n’en serais pas capable de toute façon. Dès qu’elle n’est pas loin, je ne réagis plus de manière logique. Impossible d’y faire quoi que ce soit, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Elle ne peut pas prétendre ne pas m’avoir vu, puisque je suis juste sous son nez. Encore quelques secondes, et je pourrais presque lui faire signe pour être sûre. Finalement non, j’arrive encore à me retenir, ce qui est une bonne chose,e t ce qui me couvre du ridicule. « J’espère que je ne te dérange pas  » Elle n’a peut-être pas le temps de me parler, mais j’espère qu’elle aura quand même cinq minutes à m’accorder. Finir de boire en sa compagnie serait bien mieux que de rester ici toute seule. Je passe suffisamment de temps seule, pour apprécier un peu de compagnie. Cependant, avec Diana, j’apprécie toujours sa compagnie, peut importe le reste. Même encore maintenant, je suis totalement incapable de résister à l’envie de passer du temps avec elle, même en tant que simple amie.

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# Re: I suppose a fire that burns that bright is not meant to last. (Rania)
message posté Jeu 29 Juin - 19:00 par Diana S. Arnaldi-Collins
There are flowers that only bloom for the moon and how beautiful is it knowing good things can grow from darkness. ✻✻✻ C’est le genre de choses que Diana déteste. La moindre des choses serait de prévenir en avance, pour qu’elle puisse remplir son emploi du temps autrement, et pour qu’un autre patient puisse profiter du créneau. Mais certaines personnes préfèrent prévenir seulement quand le secrétariat les appelle pour leur demander où ils sont. Partis en weekend à l’improviste, sans penser au rendez-vous chez la kiné, forcément. Heureusement, ça n’arrive pas si souvent que ça, mais le peu de fois suffit à agacer Diana. Elle ne traite pas les patients différemment après, mais c’est sur le coup que ça l’agace. Surtout quand ça lui crée un créneau inutile dans sa journée.
Décidée à ne pas se morfondre, Diana prépare le matériel pour sa prochaine séance, et quitte le cabinet, décidée à aller boire un café et peut-être même manger quelque chose. Autant profiter de ce temps libre, surtout avec le beau temps installé dans la capitale londonienne. C’est trop rare pour ne pas en profiter. En marchant dans la rue, Diana se fait la réflexion qu’elle irait bien jusqu’à la mer ce weekend, profiter du soleil, s’il reste présent. Alors qu’elle prend machinalement le chemin de son café bio-ethnique préféré, elle vérifie la météo annoncée sur son téléphone. Et voilà que maintenant, elle a hâte d’être ce weekend pour aller naviguer ou nager dans les eaux de la Manche. Pas aussi bien que l’océan, mais c’est toujours ça. Une bonne perspective, d’autant qu’elle n’a rien de prévu dimanche. Parfait.
Alors qu’elle attend dans la file d’attente, Diana regarde les différentes petites pâtisseries proposées, hésitant sur son choix. Pas toujours facile, tout a l’air si bon. Et au moins, elle sait que tout ici est fait maison et à partir d’aliments écoresponsables. Autant dire que c’est un des cafés où elle vient le plus souvent, un peu plus loin de son lieu de travail que d’autres mais ça n’a pas d’importance. Elle préfère largement marcher un peu plus, pour aller consommer dans un café qui respecte la planète. Hors de question pour elle de même entrer dans un Starbucks. Leurs cafés sont sans doute très bons mais elle n’y a jamais goûté. Un café plus familial, c’est beaucoup plus son genre. Et à force, les employés la connaissent, et elle apprend à les connaître. Après une petite conversation, Diana ressort du café avec un gobelet dans une main et un éclair à la vanille dans l’autre. « Diana ! » Prête à repartir en direction du parc le plus proche, elle s’arrête et tourne la tête vers la voix, qu’elle a parfaitement reconnue. Elle sourit en voyant Rachel, attablée en terrasse. Ce sourire la surprend elle-même. Pour une fois, tomber sur Rachel par hasard ne la désarçonne pas complètement. Elle aurait même tendance à être heureuse de la voir. Un peu, au moins. Toujours le sourire aux lèvres, elle s’approche de la table où est installée Rachel. « J’espère que je ne te dérange pas  » Avant, Diana aurait vu une porte de sortie dans cette phrase. L’occasion de se trouver une excuse et de partir rapidement, pour ne pas se retrouver seule avec Rachel. Mais elle a accepté qu’elles essayent de devenir amies. Elle a accepté, parce qu’elle le voulait aussi. Alors elle veut essayer. Et cela passe par une conversation quand elles se croisent, par hasard ou volontairement. « Pas du tout. J’ai un client qui a annulé au dernier moment, alors j’ai un peu de temps. » Alors qu’elle prononce ces mots, Diana réalise qu’elle n’est plus énervée. La nervosité de se retrouver face à Rachel prend le pas là-dessus. Même si elle est nettement moins grande qu’auparavant. « Je peux m’assoir ? Ou tu attends quelqu’un peut-être ? » Après tout, elle pourrait très bien être accompagnée, mais Diana espère que ce n’est pas le cas. Pas simplement parce qu’elle risquerait d’être jalouse, mais aussi pour pouvoir passer quelques instants en compagnie de Rachel. « Comment est-ce que tu vas alors ? Ton congé a commencé ou pas encore ? »

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# Re: I suppose a fire that burns that bright is not meant to last. (Rania)
message posté Ven 30 Juin - 18:06 par Rachel Montgomery
Look at me, still smiling and still whole without you. Your absence taught me how to be present for myself. ✻✻✻ Je commence à devenir presque incapable de faire la moindre chose sans aide. Mon ventre est désormais tellement énorme, que je me demande s’il ne va pas finir par exploser. Moi qui voulais expérimenter la grossesse dans son ensemble, je suis vraiment comblée. Sauf que ce n’est pas le cas. J’ai sans cesse envie d’aller aux toilettes, mon dos me fait mal, mes jambes ne me portent plus, sans parler des coups de pieds, des vêtements qui ne me vont plus, des envies bizarres, et de ma panique constante. Mais malgré tout cela, je ne changerais ma place pour rien au monde. Il m’arrive seulement d’en avoir marre par moment, comme c’est le cas là tout de suite. J’ai besoin d’une pause, de faire quelque-chose qui ne concerne en rien ma grossesse, et de penser à autre chose un instant. Bien évidemment, c’est assez difficile à faire, puisque je me déplace à une vitesse excessivement lente à cause de cela, et que je ne peux pas faire abstraction de mon ventre. Je suis devenue un ventre ambulant, littéralement. Difficile de passer à côté désormais, à tel point que les gens ne voient plus que cela eux aussi, comme si je n’existais plus. Non, il n’y a plus que mon ventre, et le bébé. Je suis installée à une table, avec l’espoir de pouvoir me détendre un peu avant d’envisager de faire autre chose. J’ai besoin de vêtements, seulement je ne trouve rien qui me plaît. Tout est soit trop moche, soit informe, comme s’il n’était pas possible d’être bien habillée tout en étant enceinte. Je devrais peut-être regarder sur Internet, au moins je pourrais faire cela de chez moi, sur mon canapé, sans inconvénient. Oui, c’est une bonne idée, ainsi je pourrais rentrer une fois terminé, et arrêter de souffrir. Ravie de ma décision, mon après-midi me semble tout d’un coup beaucoup plus agréable. J’en viens même à interpeller Diana par réflexe. Certes je suis d’un coup un peu plus détendue, mais pas à ce point. Il est malheureusement trop tard pour changer d’avis, et je peux difficilement me cacher ou partir en courant. Non, je n’ai pas d’autre choix que d’assumer. Je suis quand même heureuse de la voir, comme toujours, et beaucoup plus que je ne le devrais. « Pas du tout. J’ai un client qui a annulé au dernier moment, alors j’ai un peu de temps. » Nous voilà donc de nouveau toutes les deux, sans aucune obligation pour le moment. Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne chose, mais il faut que j’essaie de me faire une raison sur le fait que nous ne sommes désormais plus que des amies, et rien d’autre. « Je peux m’assoir ? Ou tu attends quelqu’un peut-être ? » Non, personne malheureusement. Faire du shopping avec quelqu’un aurait peut-être était plus intéressant, et moins pénible. « Je t’en prie. » Je lui souris tout en lui répondant, je ne dis pas non pour passer un peu de temps avec elle. En toute amitié bien évidemment, difficile de toute façon d’imaginer autre chose vu mon état. Ce n’est absolument pas le moment, sans parler du fait que l’option femme enceinte, n’est vraiment pas des plus sexy. Au moins cela m’aide à ne pas trop me faire d’idées avec Diana. « Comment est-ce que tu vas alors ? Ton congé a commencé ou pas encore ? » Le bébé, un sujet de conversation tout trouvé. Au moins, cela facilite les échanges avec les gens, et cela m’enlève un peu de gêne pour discuter avec elle. Même si le sujet sera vite épuisé. « Je commence à avoir envie que ça se termine, mais sinon ça va. » Plus j’approche de la fin, et plus j’ai hâte d’en avoir terminé avec le côté grossesse. Seulement, plus j’approche de la fin, et plus j’angoisse pour la suite. « J’ai encore la semaine prochaine, avant qu’il ne commence. » Je ne sais pas encore si je vais réussir à ne pas virer folle de ne pas travailler pendant si longtemps, mais il est évident que j’ai aussi besoin d’une pause. Une pause pour ne plus rien faire, traîner à la maison en tee-shirt si je le veux, regarder la télévision et dormir. Dormir pendant des heures si l’envie m’en prend. « Et toi, comment tu vas ? » Il n’y a pas que moi à prendre en compte. Je bois une gorgée de mon thé glacé pour m’occuper quelques secondes. « Le travail se passe bien ? » J’ai toujours l’impression de devoir faire attention à mes questions, à nos sujets de conversation pour que nous ne soyons pas mal à l’aise. Jamais discuter avec quelqu’un, m’avait demandé autant d’efforts. Mais il s’agit de Diana, et bien évidemment avec elle, les choses ne sont pas comme avec tout le monde.

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# Re: I suppose a fire that burns that bright is not meant to last. (Rania)
message posté Ven 14 Juil - 18:14 par Diana S. Arnaldi-Collins
There are flowers that only bloom for the moon and how beautiful is it knowing good things can grow from darkness. ✻✻✻ Seraient-elles en train de doucement devenir amies ? Vraiment amies, et non pas simplement prétendre pour faire l’effort. Peut-être un peu. En tout cas, les sourires viennent plus naturellement, la panique est presque inexistante, et le cœur bat un peu moins fort. Juste un tout petit peu moins. Peut-être prennent-elles le chemin d’une relation plus saine, plus stable. Peut-être peuvent-elles réellement mettre le passé derrière elles. Diana ne savait pas qu’elle pouvait en être capable. Oublier n’est pas dans ses habitudes. Le passé, elle préfère l’enfouir au plus profond de son placard, et ne jamais l’en sortir. C’est plus simple ainsi. Une coupure nette pour aller de l’avant. Pour Rachel, elle fait une exception. La première exception. Parce que malgré cette coupure nette, force est de constater que Rachel lui avait manquée, et lui manque sans doute toujours un peu. Loin de souhaiter ramasser les morceaux pour espérer reconstruire leur relation passée, elle préfère se contenter d’une amitié. Même si ça lui paraît toujours un peu étrange. Une exception à une règle qu’elle s’était fixée à sa première peine de cœur. Une exception qu’elle espère ne pas être amenée à regretter.
Une fois que Rachel l’y autorise, Diana s’installe face à elle, posant son gobelet sur la petite table en terrasse. Le temps est idéal pour ça. D’elle-même, Diana serait plutôt allée dans un parc, pour aussi profiter d’un semblant de nature, mais ce n’est pas mal non plus. Et puis ça lui fait plaisir de voir Rachel. « Je commence à avoir envie que ça se termine, mais sinon ça va. » Elle sourit, amusée par sa remarque. Diana ne connaît pas cette étape. Elle n’était pas allée aussi loin dans sa propre grossesse. Mais si les effets qu’on subit au début s’amplifient avec le temps, elle ne peut que comprendre la hâte que la grossesse soit terminée. Même si ce qui arrive ensuite peut aussi amener son lot de galères. Enfin elle ne veut pas faire peur à Rachel, surtout qu’elle sait que c’est une décision qu’elle a mûrement réfléchi. « J’ai encore la semaine prochaine, avant qu’il ne commence. » Elle hoche la tête à cette information, tout en prenant une gorgée de son café. Le liquide lui brûle presque la langue. Elle avait oublié qu’elle venait de le prendre, toujours un peu troublée en présence de Rachel. « Les dernières semaines vont passer vite je suis sûre. Tu as encore des choses à préparer pour l’arrivée du bébé ? » Les préparatifs doivent prendre du temps. Après tout, c’est une toute nouvelle vie qui commence avec l’arrivée d’un enfant. Diana avait dû se freiner dans les achats, et avait fini par les regretter amèrement. C’était son compagnon qui les avait donnés à des associations. Cette étape de sa vie est sans doute une de celles qu’elle a le plus de mal à mettre derrière elle. Même si elle n’en parle pas, jamais. Après tout, Rachel ne l’a jamais su, peu importe le nombre de fois où ça l’a démangée alors qu’elle entendait l’avocate parler de ses envies de bébé.
« Et toi, comment tu vas ? » Comme toujours, la conversation commence ainsi. Trouver quoi se dire n’est pas toujours facile, alors autant commencer par des choses simples. Même si ça a tendance à s’améliorer. « Le travail se passe bien ? » Le sujet le plus neutre qui soit, et elle est contente que Rachel l’aborde. Certes, aux yeux du monde, elle ne fait pas le métier le plus passionnant du monde, mais elle, elle ne voudrait surtout pas en changer. « Très bien oui, je commence à pratiquer l’acupuncture, quelques séances par semaine, avec mon formateur. C’est à la fois effrayant et impressionnant. Ça fonctionne tellement bien, c’est presque magique. » Découvrir de nouvelles choses, c’est quelque chose de constant dans son métier, mais tous les kinés ne s’intéressent pas à d’autres choses comme elle le fait. Elle veut pouvoir pratiquer son métier le mieux possible, pouvoir guérir ces patients chez qui les manipulations ne fonctionnent pas assez. « Et Kyle, notre psychologue, part à la retraite le mois prochain, donc on est en train de chercher pour le remplacer. Qu’est-ce que ça peut être looong des entretiens d’embauches. »

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# Re: I suppose a fire that burns that bright is not meant to last. (Rania)
message posté Sam 15 Juil - 18:07 par Rachel Montgomery
Look at me, still smiling and still whole without you. Your absence taught me how to be present for myself. ✻✻✻ Hormis des banalités, nous n’avons encore pas grand-chose à nous dire. Il est difficile de pouvoir parler de tout avec Diana, parce que je ne voudrais pas la mettre mal à l’aise, ou dépasser la limite. Nous commençons tout juste à être à amies, et je n’ai pas envie de la voir disparaître de nouveau. Le problème c’est que je n’arrive pas  à être totalement à l’aise avec elle. Je doute pouvoir l’être un jour de toute façon, pas dans ces conditions. Mais je savais très bien qu’il serait difficile d’être amie avec elle. Il devient quand même un peu plus facile avec le temps d’être en sa présence, peut-être que je commence à m’habituer, ou bien je réalise que notre histoire appartient vraiment au passé, et qu’il ne se passera plus rien. De toute façon vu mon état, il ne risque pas de se passer quelque-chose avant un moment. Enfin, ce n’est pas une priorité non plus, je préfère me concentrer sur la fin de ma grossesse, et le bébé qui va arriver. C’est vraiment le plus important pour le moment. « Les dernières semaines vont passer vite je suis sûre. Tu as encore des choses à préparer pour l’arrivée du bébé ? » J’ai l’impression que je ne serais jamais prête avant mon accouchement. Je trouve toujours quelque-chose de nouveau à ajouter à ma liste, ce qui me donne une nouvelle source d’angoisse. Plus je m’approche du terme, et plus je suis stressée et angoissée. Ce n’est pas bon je le sais très bien, mais impossible d’arriver encore à me calmer, personne n’y arrive. « J’ai l’impression qu’il nous manque encore une tonne de choses. Sans parler de toutes les nouvelles questions que je me pose. » Une vraie source d’angoisse. Impossible de rester calme, je ne sais pas comment mes proches arrivent encore à me supporter depuis quelques temps. « Heureusement, que Walt est là pour m’aider. » Finalement son changement d’avis sur sa participation à toute cette histoire, est vraiment une très bonne chose. Je réalise que seule, j’aurais vraiment eu du mal à tout gérer. À deux c’est un peu plus facile, même si cela ne m’empêche pas d’imaginer le pire. Je serais un peu plus soulagée quand le bébé sera enfin là. Jusqu’à ce que je commence à m’angoisser pour tout le reste. Enfin, il n’y a pas que mon état qui mérite qu’on s’y intéresse. Ce qui peut bien se passer dans sa vie, me rend curieuse aussi, même s’il ne s’agit que de son travail pour le moment. Je n’ose pas poser des questions plus personnelles par peur de nous mettre mal à l’aise, mais aussi par peur des réponses. « Très bien oui, je commence à pratiquer l’acupuncture, quelques séances par semaine, avec mon formateur. C’est à la fois effrayant et impressionnant. Ça fonctionne tellement bien, c’est presque magique. » Je connais de nom comme tout le monde, mais je n’ai encore jamais essayé. Peut-être que cela pourrait m’aider à me détendre, ou pas, je ne sais pas exactement ce que cela est censé faire. « C’est super alors. » Je lui adresse un sourire, avant de couper un morceau de mon muffin pour manger. Je passe mon temps à manger. « Ça marche comment exactement ? Je t’avoue que je ne suis pas vraiment très bien renseignée là-dessus. » Ça ne serait pas pour elle, je ne sais pas si je m’intéressais autant à ce domaine, mais j’ai toujours eu plaisir à écouter Diana parler de son métier. Elle est toujours tellement passionnée par celui-ci, qu’il serait dommage de ne pas en profiter pour lui poser des questions. « Et Kyle, notre psychologue, part à la retraite le mois prochain, donc on est en train de cherche r pour le remplacer. Qu’est-ce que ça peut être looong des entretiens d’embauches. » Je ne connais pas la personne dont elle me parle, mais j’imagine que cela peut être compliqué de trouver un remplaçant. Je ne crois pas que j’aimerais être responsable d’une telle chose, ça doit être trop de pression de pouvoir trouver la bonne personne. « J’imagine que ça ne doit pas être évident. » Je bois une gorgée de ma boisson pour m’occuper un peu, avant de recevoir un coup de pied. Naturellement, par réflexe je pose ma main sur mon ventre. « En tout cas c’est super que tu arrives encore à découvrir de nouvelles choses. » Pour ma part, il n’y a pas grand-chose de nouveau à apprendre dans mon métier. Chaque affaire est différente bien évidemment, mais le métier reste le même. Cependant cela ne me dérange pas, au moins je sais ce qui m’attend, et ce que je dois faire. « Comment vont tes mères ? » Une question un peu plus personnelle, mais pas au point de prendre des risques, du moins il ne me semble pas. On ne peut pas non plus passer notre temps à parler du travail, de ma grossesse et de la météo. Nous allons bien devoir finir par parler d’autre chose.

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