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hoping one day you’ll make a dream last / eulalie

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() message posté Dim 25 Juin 2017 - 11:57 par Peter Montgomery
The road leading to a goal does not separate you from the destination; it is essentially a part of it. ✻✻✻ C’est la troisième fois que Peter rentre le ticket dans un sens différent, et pourtant, la machine le refuse toujours. Pourtant, il l’a acheté en début d’après-midi, ça n’a aucun sens. Il essaye une dernière fois, tout en se préparant à devoir aller demander à un guichet, quand, enfin, le bouton vert s’allume et le tourniquet se débloque. Il récupère le ticket en poussant un soupir, avant d’entrer dans les méandres du métro. Il a fait le trajet inverse tout à l’heure, mais est incapable de se souvenir du numéro de la ligne, ou même de la direction. Pas habitué du tout à prendre les transports en commun, Peter s’arrête devant un plan, repérant rapidement son arrêt et le métro qu’il doit prendre.
Forcément, il avait fallu qu’il ait besoin de se rendre chez un fournisseur, pile le jour où sa voiture était au garage pour les contrôles annuels. Une urgence dont il se serait bien passé, surtout qu’il a l’impression de les enchaîner depuis quelques temps. Depuis le départ de Graham pour l’Australie en fait. Il comprend parfaitement que la famille passe avant le reste et qu’il soit donc parti pour une durée encore indéterminée, mais la charge de travail au restaurant s’est trouvée augmentée pour Peter. Il a dû réaliser quelques embauches, et gérer seul les problèmes techniques auquel il a été confronté. Et forcément, c’est toujours quand on peine déjà à tout gérer, que plus de mauvaises nouvelles vous tombent dessus. Mais Peter est conscient que ça pourrait être pire, et qu’il arrive tout de même à gérer. Il a dû emprunter un peu d’argent, dans l’urgence, mais compte le rembourser aussi vite que possible. Et heureusement, il peut compter sur une équipe solide, et laisser le restaurant entre leurs mains pour pouvoir passer du temps avec sa fille aussi.
Aujourd’hui malheureusement, il risque de finir plus tard que prévu, car il a de la paperasse à finir, et que cette escapade d’une heure n’était pas du tout au programme. Et se presser n’y changera rien, surtout qu’il ne peut pas faire bouger le métro plus vite. Il attend sur le bord du quai jusqu’à ce que le train s’arrête en gare. A cette heure, il n’y a pas de place assise et tout le monde semble trop fatigué par la chaleur, alors il s’accroche à une barre, tout en tâchant de ne pas trop se collé à d’autres personnes. Une des principales raisons pour lesquelles il préfère conduire sa voiture, quitte à être parfois coincé par des embouteillages. Surtout à cette saison, certains trains peuvent se transformer en enfer ambulant. Le métro émet un son aigu, avant de repartir. Pas pour bien longtemps malheureusement. Sans aucun signal, le métro freine subitement. Attendant le prochain arrêt pour réellement se tenir, Peter est déséquilibré par le freinage, et bascule sur le côté. Il parvient à se rattraper, non sans écraser les pieds de quelqu’un derrière lui. « Oh merde, je suis désolé ! » Dit-il aussitôt. En plus, les pieds en question ne sont pas très couverts, avec le beau temps qui règne depuis quelques jours. « J’espère que je ne vous ai… » Il n’a pas le temps de terminer car, lorsqu’il relève les yeux vers la propriétaire des pieds, il a une étrange impression de déjà-vu. Il connaît cette femme, il en est certain, même s’il lui faut quelque secondes pour se souvent d’où il la connaît. « Vous êtes la maman de… ? » Mince, il ne se souvient plus de son prénom. Quelle honte. « Pardon, son prénom m'échappe. Je sais que ma fille me dit toujours qu’elle voudrait avoir la même coupe de cheveux qu’elle, mais que ses cheveux ne poussent pas assez vite. » Dit-il en souriant. En plus, ils ont accompagné l’école tous les deux récemment, il devrait se souvenir du nom de sa fille quand même.

✻✻✻
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() message posté Sam 15 Juil 2017 - 19:09 par Eulalie F. Montandon
Hoping one day you’ll make a dream last
EXORDIUM.
Stressée, c’était le terme qui convenait le mieux pour décrire mon humeur en cette fin de journée. Rien ne se passait comme je voulais et je commençais à perdre patiente. Moi qui suis pourtant d’un naturel calme à tenter de prendre les choses comme elles viennent sans y ajouter un stress indésirable qui engendre souvent des conséquences involontaires. Mais cette fois, c’était tout l’inverse. L’ordinateur que j’utilise depuis que je travaille dans ce bureau avait subitement décidé d’être capricieux. Et ce n’est pas du tout le moment ! D’ici la fin de la journée, mon rapport devait être déposé sur le bureau de mon patron et je n’étais déjà plus dans le temps. Je ne peux me permettre de faire des heures supplémentaires ayant une demoiselle à aller récupérer à l’école. Je ne pouvais m’empêcher de détacher mon regard de l’horloge accrochée juste au-dessus de mon bureau. En cet instant, j’aurais tout donné pour posséder l’un de ses pouvoirs magiques que l’on voit souvent à la télévision et qui permet d’arrêter le temps. Malheureusement, je suis loin d’être une héroïne et j’allais devoir compter sur moi seule pour terminer ce rapport au plus vite.

Après de nombreux désagrément et un rapport bâclé dans un résumé très synthétisé, je pus enfin quitter mon bureau. J’allais sans doute être légèrement en retard mais j’espérais que la chance soit avec moi et que les bouchons auraient désertés la ville. Quand j’arrivai à l’endroit où j’étais censée avoir laissée ma voiture, comme c’est le cas tous les jours, je poussai un juron qui aurait choqué toute personne m’ayant entendue. J’avais complètement oublié que je n’avais pu sortir la voiture du parking de l’immeuble ce matin et que j’avais dû venir en métro. Ayant pris une direction différente de celle de la station de métro, je me suis mise à courir pour ne pas rater le prochain métro qui me conduirait à l’école de Madeline. N’ayant pas opté pour des chaussures idéales pour une course, je manquai à plusieurs reprises de me tordre la cheville. Le frottement du cuir de mes sandales commençait à me brûler la peau. Debout au milieu d’un grand nombre de voyageurs, j’avais juste une envie : celle d’ôter mes chaussures. Cependant, cela ne se faisait pas. Peut-être que dans la dernière course qui me mènerait à l’école, je prendrai le risque de parcourir la distance à pieds nus, même si je savais déjà que les regards se poseraient sur moi. Chose qui ne m’a jamais dérangé, n’ayant jamais fait attention à ce que l’on peut penser de moi.

Comme si mes pieds n’étaient déjà pas assez douloureux, l’un d’eux se fit écraser par le poids d’une personne. Je retins de nouveaux jurons même si la douleur se fit pressante sur le moment. Je devrais peut-être penser à mettre des baskets quand je prends le métro. Mais j’espère ne plus devoir subir une escapade de la sorte. Heureusement, des excuses firent rapidement leur apparition, ce qui me fit oublier cet incident. Je n’allais pas faire un scandale sur ce monsieur, sachant que ce n’était pas de sa faute mais du freinage brusque du métro. J’allais encore moins lui en tenir rigueur quand je le reconnus. Il semblait lui aussi me reconnaître mais sa mémoire lui fis défaut sur d’autres détails. Je souris quand il m’avoua avoir oublié le prénom de ma fille. Après tout, il ne la connaissait pas très bien que pour s’en rappeler. C’était tout à fait normal. « Elle s’appelle Madeline. » Ce n’était pas non plus un prénom qu’on trouvait facilement dans ce pays donc raison de plus de ne pas s’en rappeler. Sa réflexion vis-à-vis des coupes de cheveux des petites filles me fit sourire. Après tout celle de Madeline allait bientôt changer, il était temps de lui couper les pointes. « Votre fille sera contente assez rapidement, on doit aller lui couper les cheveux dès demain. » Au final, elles devraient presque arriver à la même longueur. « Je suppose que vous allez également à l’école, la chercher ? » Cela me rassurait un peu, je n’étais pas une si mauvaise mère. J’ai toujours cette impression quand je sens que je suis en retard sur mon planning.
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() message posté Jeu 24 Aoû 2017 - 12:28 par Peter Montgomery
The road leading to a goal does not separate you from the destination; it is essentially a part of it. ✻✻✻ Malgré les galères, Peter fait de son mieux pour ne pas se laisser manger par le stress. Il fait de son mieux pour tout gérer mais aussi pour que ça ne déborde pas sur sa vie privée. Certes, il travaille souvent depuis chez lui, mais toujours une fois que Beth est couchée, parce qu’il refuse que son travail l’accapare au point qu’il ne puisse plus profiter du principal. C’était toujours le critère quand il a recommencé à travailler, après sa descente aux enfers. C’était aussi le critère quand Graham et lui s’étaient lancés dans ce projet qui a fini par aboutir. Il savait qu’être le propriétaire serait plus compliqué que de travailler pour quelqu’un. Plus de libertés certes, mais aussi plus de choses à gérer, plus de pression sur ses épaules. Mais il se sentait prêt pour ça, et il l’est toujours aujourd’hui. Simplement, jongler entre tout ça constitue un challenge éternel. Trouver le bon équilibre pour que le restaurant puisse continuer de fonctionner, sans abandonner derrière lui la raison pour laquelle il fait tout ça. Pour assurer un futur heureux à sa fille.
Aujourd’hui, malheureusement, fait partie de ces jours où le professionnel va devoir prendre le pas sur la famille. Peter n’en est pas encore certain, mais il va sûrement devoir appeler quelqu’un pour aller chercher Beth à sa place. A voir laquelle de ses sœurs serait disponible aujourd’hui. La plupart travaillent, et il ne peut pas les déranger ainsi. Peut-être que Lola accepterait. Après tout, elle adore Beth et s’est proposée plusieurs fois comme baby-sitter. Ça pourrait être une bonne idée. Enfin peut-être pourra-t-il finir à l’heure, même si maintenant, ça relève presque du miracle. Ou bien aller chercher Beth avant de revenir au restaurant ? Il sait que ça lui fait plaisir quand il vient la chercher à l’école. Surtout qu’avec tout ce qu’il a à gérer, il ne parvient pas toujours à trouver le temps de le faire. Et il ne cesse de s’en vouloir. Pourquoi ne pas faire une exception aujourd’hui ?
Sauf que, pour rajouter à son emploi du temps bien rempli du jour, il faut que le métro s’arrête entre deux stations. Accidentellement, il écrase le pied d’une autre passagère, qu’il ne tarde pas à reconnaître. Sauf que sa mémoire n’est pas parfaite, et qu’il lui manque certains détails. « Elle s’appelle Madeline. » Maintenant qu’elle le dit, il se demande comment il a pu oublier. Pour sa défense, il a beaucoup de choses en tête en ce moment. « Ah mais oui ! C’est un très joli prénom d’ailleurs. » Commente-t-il, sincère. Quand on voit les prénoms étranges que donnent certaines personnes à leurs enfants, il ne peut qu’apprécier l’authenticité de ce choix. Et alors qu’il pense ainsi, il se trouve particulièrement vieux et dépassé. « Votre fille sera contente assez rapidement, on doit aller lui couper les cheveux dès demain. » Peter ne peut s’empêcher d’être soulagé. Il n’arrive pas toujours à suivre toutes les envies de Beth, surtout quand il s’agit de trucs de filles. Et encore, elle n’a que trois ans pour l’instant, qu’est-ce que ça sera plus tard ? Enfin justement, raison de plus d’être soulagé de ne plus avoir ça à gérer pour l’instant. « Merci à elle alors. J’ai déjà du mal à m’occuper de ses cheveux parfois, heureusement que mes sœurs sont plus douées que moi pour ça. » Les brosser passe encore, c’est quand il s’agit de vraiment la coiffer que ça se complique. D’ailleurs, elle préfère aller demander à une de ses tantes plutôt qu’à Peter, en général. « Je suppose que vous allez également à l’école, la chercher ? » Sachant que le métro n’a toujours pas redémarré, il risque même d’être en retard. Il sort rapidement son portable mais, comme il s’y attendait, pas de réseau pour appeler quelqu’un à la rescousse. « Je vais sûrement devoir retourner au travail avec elle après mais oui, c’est moi qui vais la récupérer aujourd’hui. Enfin si le métro veut bien repartir. » Il lève un peu les yeux, comme s’il allait trouver une réponse, mais tout le monde semble aussi perdu. Ça arrive assez souvent, et il n’y a pas grand-chose d’autre à faire qu’attendre. « Au fait, je ne connais même pas votre nom. » Ils sont tous les deux coincés et vont au même endroit, ça serait dommage de ne pas en profiter pour discuter.

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() message posté Mer 13 Sep 2017 - 18:57 par Eulalie F. Montandon
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Il y a des jours où on serait bien mieux au fond de son lit à affronter la journée différemment. Dire que lorsque Madeline était plus petite, je décidais au dernier moment de la garder près de moi et de prendre une journée de congé. On restait au calme, bien au chaud à regarder des films. Enfin c’était principalement des dessins animés que nous regardions ensemble. Et en cet instant, je regrettais de ne pas avoir eu cette idée ce matin. Je sais que je ne peux pas faire comme bon me semble et que la petite est obligée d’aller à l’école mais au vu de ma journée plutôt difficile j’aurais mieux fait de ne pas quitter mon appartement.

Rien ne se passait comme prévu. Entre les pannes informatiques, mon incapacité à me concentrer pour rédiger mon rapport et maintenant cette panne dans le métro, je ne savais pas ce qui était le pire. J’avais qu’une hâte, rentrer chez moi et me jeter dans un fauteuil. Bien qu’avec les devoirs, je devrai sans doute attendre encore longtemps avant de souffler. J’avais les nerfs solides mais parfois quand je devais faire face à tous ces petits incidents, j’avais envie de pleurer. Je n’arrivais pas à faire le vide dans ma tête et coincée au milieu de la foule dans le métro ne m’aidait pas vraiment à me calmer. Soudainement un pied vint s’écraser sur le mien et me sortit de mes rêveries. Avant même que je réalise, le protagoniste s’excusa rapidement ce qui me fit tout oublié. C’est tellement rare de faire face à des personnes aussi aimable qui s’excusent aussi rapidement. Et je préfère quand c’est comme ça, je ne dois pas m’éterniser longtemps sur le problème. La discussion s’installa car nos visages nous étaient familiers même si quelques détails manquaient à l’appel. « Ah mais oui ! C’est un très joli prénom d’ailleurs. » Pour toute réponse je souris. Je n’aime pas être prétentieuse et comme j’ai choisi ce prénom, je me dois de ne pas réagir outre mesure.

« Merci à elle alors. J’ai déjà du mal à m’occuper de ses cheveux parfois, heureusement que mes sœurs sont plus douées que moi pour ça. » Je n’avais pas l’habitude de voir un homme s’occuper d’un enfant. Je suis seule à élever ma fille et donc même pour les cheveux, c’est toujours moi qui m’y colle. Elle est un peu petite pour se débrouiller toute seule. « Dans ces cas-là, les femmes sont toujours d’une grande utilité. » J’étais prête à demander si la maman ne pouvait pas l’aider mais j’ignore pourquoi je me retiens. Mon intuition m’avait forcé à me taire pour ne pas engendrer un problème quelconque. Après tout s’il parle de ses sœurs c’est que la maman ne se trouve pas dans l’équation.

« Je n’ose même pas imaginer les conséquences si nous démarrons pas au plus vite. » Madeline a une peur bleue de l’abandon. Par conséquent dès que j’arrive en retard à l’école elle est en panique de peur que je l’abandonne et que je ne vienne pas la chercher. Je n’ose pas imaginer la scène. « Vous n’avez pas encore fini votre journée ? » J’allais devoir cesser de me plaindre de mes journées pénibles si d’autres en ont des encore plus longues que les miennes. « Je m’appelle Eulalie. Et vous ? » Maintenant qu’il connaissait mon prénom, j’espérais qu’il allait me tutoyer. J’ai toujours l’impression de prendre quelques années supplémentaires quand on me vouvoie.

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() message posté Mer 27 Sep 2017 - 18:50 par Peter Montgomery
The road leading to a goal does not separate you from the destination; it is essentially a part of it. ✻✻✻ Peter ne fait pas partie de ces parents d’élèves qui discutent devant la grille, échangent des conseils et autres potins avec d’autres parents qu’il ne verrait qu’à ces occasions. D’abord, parce qu’il n’en a pas le temps, quand il vient chercher Beth, il arrive rarement avec beaucoup d’avance, et repart rapidement parce qu’il a autre chose à faire derrière. Et ensuite, ce n’est pas quelque chose qui l’intéresse vraiment. Bien sûr, il fait l’effort si quelqu’un commence la conversation, mais pas beaucoup plus. La seule fois où ça avait changé, c’était quand il avait accompagné une sortie scolaire, réussissant à se libérer par miracle. Là, il avait réellement discuté avec certains parents, et notamment avec cette maman qu’il retrouve aujourd’hui, dans un métro coincé entre deux stations.
Et il ne fait pas la conversation seulement parce qu’il lui a marché sur le pied par inadvertance, ou parce qu’ils sont coincés ici de toute façon. Non, ça ne dérange absolument pas Peter de discuter avec elle, parce qu’elle semble avoir les pieds sur terre et être agréable. « Dans ces cas-là, les femmes sont toujours d’une grande utilité. » La coiffure n’est vraiment pas le point fort de Peter et la plupart du temps, Beth défait le peu qu’il a réussi à faire, estimant que ça ne lui plaît pas. Mieux vaut qu’elle garde les cheveux courts, ainsi les coiffures plus compliquées sont, de toute façon, impossibles à réaliser. « Pourtant, j’essaye d’apprendre mais quand ça ne veut pas… » Heureusement que Peter peut compter sur ses sœurs pour ça. Surtout que Beth adore être coiffée et pouponnée, alors ça serait dommage qu’elle n’y ait pas le droit.
« Je n’ose même pas imaginer les conséquences si nous démarrons pas au plus vite. » C’est vrai, ils se retrouveraient tous les deux en retard, et n’ont même pas de réseau pour prévenir quelqu’un. La seule consolation que Peter peut trouver, c’est que les deux petites filles seraient ensemble à la garderie. Mais il n’aime pas faire ça à Beth. Dans le cas où il n’a pas d’autre choix que de la laisser un peu plus de temps à l’école, il la prévient toujours à l’avance. Elle se plaint toujours, mais finit par s’y amuser avec ses camarades. Enfin rien qui ne réduise la culpabilité de Peter, toujours là dès qu’il déçoit sa fille, ne serait-ce qu’un tout petit peu. « Vous n’avez pas encore fini votre journée ? » La question n’étonne pas vraiment Peter. La plupart des parents ne retournent pas au travail après avoir récupéré leur enfant à l’école. « Je possède un restaurant, alors mes journées ne se terminent jamais vraiment. C’est le problème d’être son propre patron. » Même si Peter est fier du Beth’s Bistrot, il ne se vante nullement. « Normalement, je ne cuisine pas ce soir, mais j’ai pris trop de retard dans la paperasse pour pouvoir rentrer directement chez moi. » S’il a Beth avec lui, il est assuré de ne pas rester plus longtemps que nécessaire, ce qu’il fait beaucoup trop souvent. Elle prendra un goûter, jouera un peu et finira par se plaindre qu’elle s’ennuie. Mais au moins, Peter aura pu rattraper un peu son retard.  « Je m’appelle Eulalie. Et vous ? » Il hoche la tête avec un léger sourire. « Peter. » C’est assez étrange d’apprendre le prénom l’un de l’autre une fois la conversation déjà bien entamée, mais mieux vaut tard que jamais. « Et vous ? Qu’est-ce que vous faites dans la vie ? »

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() message posté Jeu 5 Oct 2017 - 15:57 par Eulalie F. Montandon
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Mise à part les parents chez qui Madeline a déjà dû se rendre pour un goûter d’un anniversaire ou ceux qui élèvent brillamment celle qui devient la meilleure amie pour un bref instant, je ne connais pas non plus tous les parents des élèves de l’école. Cela demanderait beaucoup de temps et d’investissement pour en arriver là. Après tout quand on travaille, on a des choses bien plus importantes que de passer son temps à la sortie de l’école à papoter entre femmes au foyer. Je peux sembler un peu dure et froide en parlant comme ça mais c’est l’impression que me donnent toutes les mamans quand elles semblent se connaître par cœur. Et je ne me sens jamais à ma place. Pourtant j’essaye parfois de faire des efforts mais ce n’est pas toujours possible de plaire à tout le monde. Surtout quand on est une mère célibataire et qu’on travaille beaucoup. Je sentais que si j’arrivais en retard, j’allais encore être la victime de paroles en l’air comme quoi j’étais une mère indigne, incapable d’être à l’heure à la sortie de l’école. Mais heureusement que tous les parents ne sont pas comme ça. « On ne peut pas être parfait dans tout même si on le souhaiterait. » Quand on est parents célibataires, on essaye de tenir tous les rôles, mais parfois c’est totalement impossible, même si au plus profond de nous, on se donne tous les moyens. On doit pouvoir accepter que certaines choses doivent être faites par d’autres personnes. Je ne pense pas que les enfants soient malheureux dans ce cas de figure.

J’avais beau poser mon regard sur ma montre, le temps ne s’arrêtait pas pour autant. J’allais réellement finir par être en retard à l’école et je sentais qu’une petite fille serait malheureuse. Quand elle n’est pas prévenue, elle a l’impression qu’on l’abandonne et elle fait très facilement des crises. Parfois, ce genre de situation arrive bêtement quand je change de pièce à la maison et qu’elle ne me voit plus. Elle finit par hurler et je pourrais passer une mère qui maltraite son enfant tellement les cris alertent tout le quartier. J’essaye de faire le plus attention possible mais ce n’est pas toujours facile de penser à tout. J’espère que cette fois elle jouera tellement qu’elle ne pensera pas que je suis en retard.

« Ah oui je comprends mieux vos longues journées. » Certes, je ne suis pas mon propre patron mais j’étais capable de comprendre que les journées sont beaucoup plus longues que pour quelqu’un qui travaille selon un horaire fixe. « Malgré la charge de travail, je suppose que vous devez être fier d’avoir votre entreprise ? » Je ne m’imagine pas travailler à mon propre compte. J’aime avoir mes temps libres pour les passer avec ma fille. Je trouvais bien plus agréable de mettre enfin un prénom sur son visage. Je me sentais moins stupide si je devais pouvoir l’appeler par son prénom. « Moi je suis géologue. J’ai des horaires fixes sauf que je dois très souvent partir en voyage. » J’aime mon métier mais je n’aime plus partir autant qu’avant. Surtout que la petite devient grande et qu’elle ne peut plus rater autant qu’avant. Mais comme je ne supporte pas le métier de bureau et que je préfère le terrain c’est assez compliqué.

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() message posté Lun 30 Oct 2017 - 10:50 par Peter Montgomery
The road leading to a goal does not separate you from the destination; it is essentially a part of it. ✻✻✻ Visiblement, ils ne sont pas prêts de repartir et ça n’enchante pas vraiment Peter. D’autant qu’il avait prévenu Beth qu’il viendrait la chercher, et qu’elle risque d’être déçue en ne le voyant pas arriver. Ou bien peut-être que c’est lui qui se dit ça parce qu’il culpabilise sans cesse, et qu’elle sera trop occupée à jouer avec ses camarades pour être triste. Dans tous les cas, il préférerait pouvoir la rejoindre au plus vite, mais pour ça, il faudrait que le métro reparte. Les annonces ne leur donnent pas beaucoup d’informations, et il est impossible de savoir quand ils bougeront enfin. Pour l’instant, tout ce qu’ils peuvent faire, c’est en profiter pour faire un peu connaissance, pour éviter de trop stresser chacun de leur côté. La culpabilité sera peut-être diminuée s’il pense à autre chose.
Peter ne connaissant absolument pas Eulalie, à l’exception de savoir qu’elle a une fille et son prénom maintenant, il est normal de commencer par le début. Souvent, le métier vient dans les premiers sujets, parce qu’il prend une place importante dans la vie de chaque personne, qu’elle l’aime ou non. Pour le cas de Peter, la place est grande, parce qu’il tient à ce qu’il fait. Et il veut que tout fonctionne parfaitement. A se demander si, un jour, il parviendra à lever le pied. Au-delà de certains problèmes qui viennent augmenter de beaucoup sa dose de travail, il y a toujours des choses à faire, même en temps normal. Mais peut-être qu’avec le temps, il adoptera un rythme plus équilibré. Même si ça ne semble pas du tout déranger Beth de passer du temps au restaurant, heureusement. « Ah oui je comprends mieux vos longues journées. » Travailler dans la restauration, c’est déjà particulier niveau horaires. Posséder sa propre affaire dans ce monde, c’est encore pire. « Malgré la charge de travail, je suppose que vous devez être fier d’avoir votre entreprise ? » Il hoche la tête. Même s’il y passe des heures, même s’il y a parfois des complications, il parle toujours du Beth’s Bistrot avec une lueur dans le regard. Ce restaurant, il l’adore. « Très fier oui. Même si ce n’est toujours facile, c’est le rêve de tout cuisinier d’ouvrir son propre restaurant. » Et ce rêve, il a fini par le réaliser, au bout de plus de dix ans de carrière. Mais il ne regrette pas toutes les expériences qu’il a eues avant. Ce sont elles qui font que sa cuisine est telle qu’elle est aujourd’hui. « Je dois avoir une carte, si jamais vous voulez venir. Ou nous recommander, sait-on jamais. » Non pas qu’il discute avec elle simplement pour se faire de la pub, mais il ne dit jamais non à de nouveaux clients. Il sort une carte de son portefeuille et la lui donne, avant de lui demander ce qu’elle, elle fait de sa vie. Tout naturel de lui retourner la question. « Moi je suis géologue. J’ai des horaires fixes sauf que je dois très souvent partir en voyage. » Peter essaye de chercher pour se souvenir de quoi est fait ce métier exactement, mais n’étant pas très scientifique, il ne parvient pas à en être certain. Il n’y a pas de honte à demander de toute façon. « La géologie… c’est quoi déjà ? L’étude des roches ou quelque chose comme ça, non ? » Peter est adulte, il n’a pas à se sentir ridicule de ne pas connaître quelque chose, mais c’est quand même un peu le cas. « Madeline part avec vous en voyage ? »

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Je comprends mieux pourquoi je n’aime pas prendre les transports en commun. Il arrive tellement de problèmes que les retards ou les suppressions s’accumulent. Et s’il y a bien quelque chose que pour laquelle je n’ai pas vraiment de patience c’est cela. Je n’en ai pas non plus lorsque je suis coincée dans les bouchons quand je me tiens au volant de ma voiture. En fait aucune solution de locomotion n’est la bonne. Peut-être devrais-je penser à effectuer mes trajets à pieds. Mais rien que d’y penser, je suis déjà épuisée. Il faut déjà tellement courir pour jumeler la vie de maman célibataire à celle d’une femme dont la vie professionnelle est très chargée. Je risque de mourir bien avant l’heure. Mais en marchant, je serais sans doute plus près de l’école que je ne le suis en cet instant. Mais discuter avec Peter aidait à ce que le temps semble moins long. « Très fier oui. Même si ce n’est toujours facile, c’est le rêve de tout cuisinier d’ouvrir son propre restaurant. » Comme je le comprenais. Non pas que je sache cuisiner ou que j’ai eu la chance d’ouvrir mon propre business mais arriver à réaliser ses rêves est quelque chose que je comprenais. J’ai eu tellement de difficulté à fuir ma famille pour parvenir à étudier que je comprends ce que c’est que de parvenir à faire quelque chose qu’on aime. Mais repenser à mon passé ne m’aidera pas à me sentir mieux. « Je dois avoir une carte, si jamais vous voulez venir. Ou nous recommander, sait-on jamais. » Pour faire de la publicité je devrais d’abord tester l’endroit. C’est souvent plus facile de vanter les louanges d’une chose que l’on connait. Je pris la carte qu’il me tendit que je regardai attentivement pour en mémoriser les détails. « Je passerai dès que j’en ai l’occasion. » dis-je en souriant. J’aime tellement découvrir de nouveaux endroits que j’irai volontiers lui rendre une petite visite. En parlant de sa vie professionnelle, je ne peux pas éviter la mienne. Je n’ai aucune honte de mes activités que cela ne m’a jamais dérange d’en parler. C’est plutôt compliquer quand je dois expliquer ce que je fais et que certaines personnes me jugent. C’est le côté le plus dérangeant de ce sujet de discussion. « Oui c’est l’étude de la terre. Enfin là je résume. Mais je me suis spécialisée dans les volcans. Donc je tente d’analyser leur activité pour prévoir une possible éruption. » Pour résumer, c’est bien résumer. Je ne voulais pas l’ennuyer avec des explications compliquées où il risquerait de s’endormir après une phrase ou deux. « Oui. Je n’arrive pas à la laisser ici alors que je suis dans un autre pays. » Il ne pouvait peut-être pas comprendre. Je passais sans doute pour une mère irresponsable d’emmener ma fille sur mes lieux de travail. Mais je ne peux la laisser toute seule ici. J’aurais trop peur qu’il lui arrive quelque chose. J’ai personne à qui la confier. « Mais rassurez-vous je ne l’expose pas au danger. »
 
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() message posté Mar 31 Oct 2017 - 15:34 par Peter Montgomery
The road leading to a goal does not separate you from the destination; it is essentially a part of it. ✻✻✻ « Je passerai dès que j’en ai l’occasion. » Bien sûr que ça lui fait plaisir à entendre. Même si le restaurant tourne bien, il y a toujours besoin de nouveaux clients. Être propriétaire d’un restaurant, c’est aussi ça. Faire la pub, penser sans arrêt au travail, à ce qu’il pourrait faire et à comment fidéliser davantage les clients. Tout ça, tout le temps. Et bien plus encore. Mais ça en vaut la peine, tellement. Pour rien au monde Peter ne voudrait retourner en arrière. Certes, il avait plus de temps pour lui quand il travaillait au Hilton, certes il pouvait mettre son travail derrière lui dès qu’il sortait des cuisines, mais ce n’était pas le même plaisir. Loin de là. « J’espère que ça vous plaira alors. » C’est une chose de venir, ç’en est une autre de gagner une vraie cliente, qui recommande même les lieux à ses amis. Bien sûr, Peter voudrait bien qu’Eulalie devienne une de ces dernières, alors il espère sincèrement que le restaurant lui plaira.
« Oui c’est l’étude de la terre. Enfin là je résume. Mais je me suis spécialisée dans les volcans. Donc je tente d’analyser leur activité pour prévoir une possible éruption. » Peter ne savait même pas qu’il existait différents types de géologie, mais en tout cas, ça semble intéressant. Et pour Eulalie, ça doit l’être. Ça se voit à la façon dont elle en parle. De toute façon, on ne fait pas ce genre de métier sans en être passionné. Les études doivent être longues, et pas forcément faciles. « C’est passionnant ça. J’étais monté sur le Vésuve quand je travaillais à Naples, j’avais trouvé ça vraiment impressionnant. » Quoi de mieux pour apprendre à faire des pizzas que d’aller vivre quelques mois dans la ville réputée pour ça. Et bien sûr, Peter avait visité les sites mondialement connus pendant ses jours de congé. Ç’aurait été dommage de ne pas en profiter. Les volcans font partie des choses qui l’ont toujours intrigué. Ç’avait sans doute été son chapitre préféré en sciences, pendant toute sa scolarité. « Oui. Je n’arrive pas à la laisser ici alors que je suis dans un autre pays. » Cela, il peut parfaitement le comprendre. S’il devait s’absenter régulièrement, il aurait du mal à laisser Beth derrière lui, à ne pas la voir plusieurs jours d’affilée. « Mais rassurez-vous je ne l’expose pas au danger. » Il est un peu surpris de cette précision, mais peut-être lui a-t-on déjà reproché cela auparavant. Peter n’y avait même pas pensé à vrai dire. « Ça doit beaucoup lui plaire, de voyager comme ça. Et tant qu’elle est encore jeune, autant en profiter. Rater l’école n’est pas encore grave à son âge. Et puis dans tous les cas, il y a toujours moyen de rattraper. Tant qu’elle est heureuse, c’est le principal. » Pour éviter de froisser Eulalie, Peter se perd un peu dans ses paroles. Certains parents sont tellement susceptibles dès qu’il s’agit de leur enfant et de l’éducation, qu’il préfère nuancer. Un ronronnement se fait entendre dans le métro, suscitant une vague de soulagement dans tout le wagon. « Si ça repart vraiment, on devrait n’avoir qu’une dizaine de minutes de retard. »

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() message posté Mer 1 Nov 2017 - 15:46 par Eulalie F. Montandon
Hoping one day you’ll make a dream last
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« J’espère que ça vous plaira alors. » Je doute sincèrement que le contraire n’arrive. Je suis loin d’être une jeune femme difficile et même si des aliments ne me plaisent pas je me force tout de même à manger quand je suis dans un lieu public. Conséquence d’une éducation un peu froide ne laissant place à aucune liberté. « Vous êtes spécialisé dans une nourriture particulière ? » Si ça tombe c’était un genre de brasserie où tous les goûts sont réunis et où tout le monde repart de là en ayant trouvé chaussure à son pied. Ou bien il s’était spécialisé dans une gastronomie particulière qui me permettrait de découvrir de nouvelles saveurs. Quoi qu’il en soit si je viens à m’y plaire il ne me faudrait pas longtemps pour faire une publicité autour de soi. Le bouche à oreille est un moyen de communication vraiment très important quand on veut faire connaître ce genre d’établissement. Sa connaissance sur mon métier m’amusa. La plupart du temps, on me regardait avec des grand yeux se demandant quelle langue j’étais en train d’employer. Je sais très bien qu’on ne peut pas tout connaître et encore moins mon métier qui n’est pas habituel. Et cela me changeait de discuter avec quelqu’un qui connaissait au minimum le sens de cette profession. « Puis le paysage est vraiment très beau à voir.   » C’est un peu ce qui me motive dans le travail que je fais. Les catastrophes naturelles sont tellement impressionnantes qu’on ne sait pas vraiment lutter contre elles et c’est la difficulté de ce travail qui me donne envie de travailler. J’ai tellement besoin de défis dans la vie pour avancer que mon métier est parfait dans ce domaine. En plus j’ai la possibilité de visiter de tellement beaux endroits du globe que ça donne une autre dimension à mon travail. Parfois c’est un peu comme des vacances mais avec un stress supplémentaire. Et on arriva enfin sur un sujet qui peut fâcher. Dans mon entourage tout le monde ne me comprend pas toujours. Mais il m’est totalement impossible de laisser mon enfant derrière moi sans l’emmener avec moi. J’ai trop peur qu’il lui arrive quelque chose et que la distance qui nous sépare m’empêche de réagir correctement dans mon rôle de mère. Ceci dit je la mets beaucoup plus en danger en l’emmenant dans des zones à risque qu’en la laissant à Londres. « Ça doit beaucoup lui plaire, de voyager comme ça. Et tant qu’elle est encore jeune, autant en profiter. Rater l’école n’est pas encore grave à son âge. Et puis dans tous les cas, il y a toujours moyen de rattraper. Tant qu’elle est heureuse, c’est le principal. » Tous ces mots étaient ce que j’avais envie d’entendre. J’espérais qu’il était sincère quand il les prononçait. Quand j’entendais ça c’était comme un poids de moins dans la vision que j’avais de moi en tant que maman. « C’est ce que je me dis. Puis même si elle n’est pas assise sur un banc, elle apprend tout de même quelque chose. Certes des choses différentes du programme de base. » L’institutrice de Madeline ne voit pas les choses comme moi. Elle remarque le retard parfois dont est victime ma fille. Retard léger car je prends le temps de lui apprendre moi-même certaines bases importantes. Un ronronnement se fit entendre suivit par des bruits assez étranges. Comme je n’y connais rien en mécanique je ne sais trop si c’est rassurant ou non. En tout cas nous ne démarrons pas dans les secondes qui suivent. « J’espère alors que tous ces bruits sont un bon signe alors.   » Le train semblait vouloir reprendre de l’élan ce qui semblait positif.
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