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Who wants flowers when you're dead ? Nobody. ┊Rachel-Mary.

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Guyliner.

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# Who wants flowers when you're dead ? Nobody. ┊Rachel-Mary.
message posté Sam 8 Juil - 2:19 par Ethan I. Hemsworth

Who wants flowers when you're dead ? Nobody.
Je m'étais arrêté sur cette phrase. Je connaissais le bouquin par coeur, pourtant, je ne m'étais jamais attardé dessus aussi longtemps. Ce livre, c'était le préféré de mon frère, celui qui lui donnait l'impression magique que l'auteur était un ami, quelqu'un qui pourrait le comprendre. Je crois bien que c'est le seul véritable ami qu'il ait eu de toute son enfance à part moi. Je l'ai lu plein de fois moi aussi, aujourd'hui je l'offre à mes plus grands, ceux qui me baratinent, ceux qui sont trop polis pour m'envoyer chier, ceux qui ont cette petite étincelle de révolte au fond d'eux, mais moi je reconnais la grande sensibilité qui les anime réellement. Je la vois avant qu'ils ne s'en rende compte. Parfois ils le connaissent déjà, à chaque fois je peux être sûr que le gamin l'a posé sur sa table de nuit y'a déjà un bail et que quand son conseiller d'orientation lui demandera quel est son livre préféré, il dira the catcher in the rye, comme tout un tas de gamins avant lui, comme plein d'autres le diront bien après. Mais il s'en foutra de ne pas être original, de ne pas passer pour un petit génie, parce que ce livre-là l'aura compris lui, lui et personne d'autre, lui mieux que n'importe qui. Il suffisait que je lève la tête de mon bureau pour me retrouver envahi de dessins reprenant la couverture. Si je fixais un mur plus de deux secondes, je me retrouvais écrasé sous les sabots de chevaux fougueux, flamboyant d'un orange sans pareil, comme avalé par un couché de soleil. Un des dessins sortait du lot. Ca ne me surprenait pas. Les talents de ce jeune patient ne m'avaient jamais surpris, peut-être parce qu'il ressemblait à mon propre frère sur bien des points. Je lui avais dit, une fois, puisqu'il semblait réceptif à l'humour noir, que même avec un coeur malade il s'en sortirait toujours mieux dans la vie que mon frère dont la tête était irrécupérable. Il avait ri. Et voilà que je me retrouvai tout seul dans mon bureau à me demander si j'entendrai encore son rire, à me dire que, non, je n'aurai vraiment aucune envie de fleurir sa tombe. Putain c'que je pouvais me sentir con. J'avais été banquier pendant des années, avais refusé des prêts immobiliers et des créances à des familles sûrement tout à fait sympathiques sans le moindre scrupule. Ce métier avait fait de moi un requin, un mec qui aurait protégé sa famille contre vent et marrée tout en se foutant bien que tous les gens autour crèvent. Mais c'était bien moi, là, prêt à pleurer un patient pas encore mort. Je peux dire que j'avais bien emmerdé la déontologie. Ne pas s'attacher à un patient. Ne pas sortir du cadre d'une séance. Toute ces règles à la con... Tiens ! Je ne devrai même pas sortir de mon sacro-saint cabinet ! Je mets au défi n'importe qui sur cette terre de se retrouver enfermé dans une pièce avec un môme pendant une heure chaque semaine et de ne pas s'attacher à lui.

Ce petit-là, je l'avais emmené au pub. Ouais, à tout juste quinze piges. En fin d'après-midi, quand c'est calme, quand il n'y a pas de contrôle d'identité, que personne ne se soucie de savoir si c'est mon gamin ou pas ni ne me regarde lui passer ma pinte pour qu'il en siffle une gorgée. Faut dire que le petit gars est un malin. Il m'avait eu avec son histoire de ne peut-être même pas atteindre la majorité, et que, franchement, ça serait trop badant de mourir sans avoir foutu un pied dans un pub. Comprenez, sans s'être murgé bêtement la gueule au moins une fois. Mais il marquait un point, sa malformation du coeur impliquait qu'il pouvait le lâcher à tout moment, même bien avant ses vingts ans. Je ne savais pas trop ce que les chirurgiens bidouillaient au bloc, ne connaissant que les aspects très théoriques de sa maladie et m'étant concentré sur la thérapie familiale tout au plus. Lors de l'une d'elles, j'avais présenté à lui et sa mère la chirurgienne Parker-Davis pour les rassurer, brièvement, par peur de la gêner. Je ne suis pas médecin... J'ai même pour ainsi dire de très mauvais souvenirs des médecins... Mais elle, je la croise souvent à la machine à café, elle sortant d'une opération longue, moi fuyant ma secrétaire qui voulait toujours me refourguer tout un tas de paperasse, ou essayant de me vider la tête après une consultation... chiante ? Hm, bah non. Le vilain requin sans scrupule n'a pas totalement disparu on dirait. Toujours content de la retrouver, très content depuis que mon chirurgien de beau-frère a repris les rênes du service. Un vrai fantôme. Moi qui me pensais condamné à occuper mes pauses comme un vieux loup solitaire... La pédiatre avait été une jolie surprise. J'aurais presque pu prier pour que cette jolie surprise perdure quand elle sortirait du bloc et que je la verrai, qu'elle me dise que tout c'était bien passé et que le gamin s'en sortirait. Nos métiers se connectaient, moi apaisant les enfants qu'elle avait soigné, elle soignant les enfants que je suivais. C'était quasiment toujours elle qui les opérait, enfin, ceux souffrant autre part que dans leur tête. Heureusement que je ne suivais pas uniquement des enfants atteints de maladies graves ; faire les cents pas dans mon bureau pendant des heures, je ne pourrais pas le supporter tous les jours. D'ailleurs, vu que je devenais dingue, je décidai d'aller tourner en rond ailleurs. Dans le couloir tout d'abord, puis plus proche du bloc opératoire. Je m'attendais à ce que le bruit des portes battantes me sorte de mon mutisme à tout instant, agressant Rachel-Mary d'un "ALORS ??", mais ce fut tout l'inverse. Je me sentis soudainement étouffer, aussi fort que si quelqu'un m'empoignait la gorge, pris de panique. Une seule option : sortir. Réflexe vital. Merde. Mes deux mains s'accrochèrent immédiatement à la grille d'un petit balcon. Je ne savais même pas où j'avais atterri. Ca ressemblait à un de ces petits espaces extérieurs pour fumer. Ca devait être ça. Peu importe. De l'air, c'était tout ce qu'il me fallait. Je respirais de nouveau, les mains légèrement tremblantes. Plus rien à voir avec mon patient mineur sur le billard... Que ces foutues blouses blanches. Que ce grand couloir tout blanc interminable. Que l'attente. Que l'angoisse. Que ça. Tout me revenait en pleine figure, condamné à revivre la mort de mon bébé jusqu'à la fin. Je ne m'attendais pas à ce que ça me revienne... Ne m'y attendais plus... Tout à coup saisi par la colère, je sentis que si Rachel sortait du bloc, il faudrait que les nouvelles soient bonnes, sans quoi j'allais foutre un sacré bordel...


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MEMBRE

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# Re: Who wants flowers when you're dead ? Nobody. ┊Rachel-Mary.
message posté Sam 8 Juil - 21:31 par Rachel-Mary Parker-Davis

Who wants flowers when you're dead ? Nobody.
Les maladies congénitales étaient vraiment la pire chose au monde. Une malformation cardiaque comme celle du jeune adolescent que le Dr  Davis était en train d’opérer. Elle avait pris une grande inspiration avant de commencer, c’était son petit rituel.

-Lame de dix.

Il n’y avait rien de pire, parce qu’arrivé à un certain stade, l’intervention chirurgicale était la seule option. Elle ne pouvait être pratiquée trop tôt si l’enfant était de constitution fragile, mais il ne fallait pas non plus trop tarder au risque de voir le patient décéder avant même d’avoir tenté quoi que ce soit.

-Ecarteur.

Le palpitant du jeune homme à présent isolé, le sang redirigé par le biais d’une dérivation dans le reste du corps, Rachel-Mary pouvait enfin s’attaquer au « cœur » du problème. La pression était toujours énorme lorsqu’on opérait un enfant, mais pour l’américaine, c’était son quotidien. Et elle était l’une des meilleures, ce qui lui avait valu le poste de chef de pédiatrie. Elle était mondialement connue dans le corps médicale pour sa méthode de transplantation sur les nouveaux-nés, et elle n’eut aucun mal à se faire engager au Great Ormond Street Hospital lorsque son mari, le célèbre Maxwell Davis, avait décrété qu’il était temps de venir habiter dans sa ville natale.

-Défibrilateur, chargez à cinquante !

Le bruit assourdissant du moniteur indiquant un arrêt cardiaque avait retenti. Ne se laissant pas dépasser par les événements, après tout c’était à prévoir, la pédiatre plaqua les palettes de part et d’autre de l’organe.

-On dégage ! lança-t-elle avant d’activer le courant.

Le cœur se remit à battre et Rachel reprit sa besogne pour réparer la malformation. Elle ne pouvait pas arrêter maintenant, c’était soit elle le réparait aujourd’hui, soit il mourrait sur la table. Le palpitant s’affaiblissait de semaine en semaine, le gamin ne pouvait plus attendre une greffe, et il avait été décidé par les parents, sur conseil du Dr Davis, que l’opération était sa seule chance. Sa dernière chance.

Méticuleuse, comme toujours, Rachel ne prêtait pas attention au personnel médical autour d’elle, et surtout pas aux internes qui griffonnaient dans leur coin ou spéculaient aussi silencieusement que possible sur les chances de survie du jeune patient.

Après de longues heures que la chirurgienne n’avait pas comptées, elle sortit enfin du bloc, après avoir retiré ses gants jetés nonchalamment sur le sol du bloc déjà souillé de nombreuses compressent ensanglantées. Retirant sa charlotte de sa tête et la glissant dans sa poche, elle retira le mode avion de son téléphone portable et constata sans plaisir qu’un SMS de son mari venait d’arriver. Finalement, son congrès à Paris était annulé et il était d’une humeur de chien. Ça voulait dire qu’elle passerait encore une soirée pire que ce qu’un cauchemar pouvait laisser entrevoir. Pourquoi n’allait-il pas quand même voir la capitale française ? ça lui ferait du bien, et à elle aussi, un peu d’air ! D’ailleurs, il lui en fallait et tout de suite, elle avait l’impression d’étouffer soudainement. Elle se précipita vers l’un des petits balcons où bien souvent les fumeurs se rejoignaient pour s’en griller une. Ouvrant la porte avec fracas, elle se précipita vers la rambarde pour prendre une grande inspiration, comme si elle remontait d’une apnée de plus de deux minutes. Elle ne s’était même pas rendu compte que quelqu’un était déjà là.

Ethan Hemsworth, le psychologue. Elle était souvent amenée à le rencontrer depuis son arrivée à l’hôpital, et pour cause, ils avaient bon nombre de patients en commun.

-Mr Hemsworth, lacha-t-elle en guise de salutation.

Ethan était séduisant, bien que n’étant pas son type, et c’était pour ça entre autre qu’elle ne se permettait pas de familiarités avec lui. Maxwell était du genre jaloux possessif, déjà aux Etats-Unis, et depuis qu’ils étaient à Londres, c’était pire. Alors s’il apprenait qu’elle se faisait des amis et qu’elle parlait un peu trop avec des hommes, et des canons qui plus est, elle passerait probablement un sale quart d’heure.

Reprenant son souffle, Rachel lui adressa un petit sourire poli en tournant la tête vers lui. Elle se rappela que le patient qu’elle venait d’opérer était également un des siens. Ils avaient parlé longuement à propos de son cas, et c’était même Ethan qui avait présenté Rachel à la famille.

-Josh va bien, s’empressa-t-elle d’annoncer. Il y a eu quelques complications, mais il est désormais hors de danger. Il est en salle de réveil à l’heure actuelle. Il lui faudra deux bonnes heures pour émerger je pense. Je vais aller parler à ses parents dans cinq minutes, si vous voulez venir…

Elle avait juste besoin de reprendre ses esprits. Si seulement elle pouvait rester toute la nuit à l’hôpital… Mais il y avait fort à parier que Maxwell enverrait son chauffeur la chercher, et qu’il ne tolèrerait aucun retard de sa part. Sa vie conjugale  était bien plus stressante que sa vie professionnelle. Quand certain rentraient chez eux à toute hâte pour décompresser de leur lourde journée de travail. Pour le Dr Davis, c’était tout l’inverse, elle se rendait avec entrain à son travail pour décompresser de ses pesantes soirées à son domicile.

Le jeune opéré en aurait pour plusieurs jours d’hospitalisation, mais cela faisait déjà tellement longtemps qu’il était au Great Ormond Street Hopsital qu’il n’était plus à cela près. Et son départ ferait sans doute tout drôle au personnel de pédiatrie qui s’était attaché à ce gentil garnement. Mais Rachel était heureuse d’avoir pu contribuer à le faire rentrer chez lui sous peu. Les parents du gamin faisaient partie des rares parents à ne pas être insupportables. La jolie brune n’était certes pas très objective puisqu’elle supportait de moins en moins les adultes depuis quelques années. Elle avait eu tellement de désillusions. Mais toujours était-il que ceux, ça allait. Ils avaient une réelle dévotion pour leur fils, et c’était admirable. Pour une fois, faire le compte-rendu ne serait pas une corvée.

En le regardant, Rachel trouva qu’Ethan n’avait pas l’air bien. Mais elle n’était pas du genre à se mêler de la vie de ses collègues, ce qui lui permettait d’attendre d’eux qu’ils ne se mêlent pas de la sienne, aussi n’osa-t-elle pas demander quoi que ce soit.





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