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Could it be the time ? - Mohan

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# Could it be the time ? - Mohan
message posté Lun 10 Juil - 8:28 par Surya O. Quinn

COULD IT
BE THE TIME ?
Mohan &
Surya

Le chercher, le trouver, ça n’avait déjà pas été une mince affaire. Car si le monde semblait toujours plus tourner autour des réseaux sociaux et d’internet, ce frère surprise n’avait pas l’air de sentir concerné par ce progrès constant. Quelque part, difficile de ne pas le comprendre et si Surya hésitait elle aussi certains jours à supprimer ses comptes, fatiguée de ces étalages de vie en permanence, elle finissait toujours pas avoir plus de pour que de contre dans ses balances. Et clairement si monsieur Mohan Sanders avait lui aussi été inscrit quelque part, les choses seraient allées plus vite.
Car elle avait bien trouvé un monsieur nommé de la même façon, un profil clairement masculin, mais sans aucune photo. Pleine de doutes, elle en était même allée jusqu’à se rendre dans sa salle de sport, lieu duquel il se géolocalisait régulièrement. Mais sur place, grosse déception, car aucun des hommes à l’effort ne correspondait à la description, à savoir un jeune homme d’origine indienne de son âge. Et quelque part, elle en avait été bien soulagée. Son frère n’était pas un accro de la testostérone.
Alors elle avait continué ses recherches, passant des réseaux au célèbre moteur de recherche. Après quelques heures de vaines recherches, elle s’était mise à associer son nom à différents corps de métier, à diverses passions et mots-clés, espérant tomber sur quelque chose de concluant. Et finalement, le mot docteur était venu éclairer son après-midi. Car si son frère n’en était pas un, il travaillait bien dans un hôpital. A partir de là, elle avait dévoué ses journées de repos à attendre devant le grand bâtiment blanc, à essayer de deviner qui pouvait bien porter le visage de son frère jumeau.
Finalement, le trouver n’avait pas été le plus difficile, le suivre, comprendre son trajet de métro non plus. Elle souriait presque de ses capacités de détectives, d’autant plus qu’il était assis en face d’elle dans cette rame bondée et qu’il ne se doutait de rien. Non, le plus difficile restait de trouver les bons mots, le bon moment. Cela tournait à l’obsession et si à cette heure-ci elle aurait dû se rendre à son cours de barre au sol, elle avait préféré acheter un ticket de métro pour s’engager dans les sous-sols londoniens. Chose qu’elle n’avait plus fait depuis presque deux ans, date d’achat de son vélo. Surya était bien consciente que ce n’était pas forcément la chose à faire, qu’elle compromettait sa place dans la troupe d’Aladdin et avec ça son premier grand rôle. Mais elle n’arrivait pas à faire autrement, elle ne réussissait pas à mettre de côté le fait qu’elle avait un frère jumeau et qu’elle en avait été privée durant toute sa vie.
Un livre à la main, elle tâchait de ne pas le regarder trop fixement, ni trop longtemps histoire de ne pas attirer l’attention, rester naturelle était primordiale. Elle le suivait depuis près d’un mois et Londres était une si grande ville qu’elle doutait même qu’il ne l’est remarquée. Pourtant loin d’être timide, la jeune femme ne réussissait pas à trouver l’approche parfaite. Alors elle l’observait, apprenait par coeur ses mimiques, ses manières, de la même façon qu’il lui arrivait de construire des rôles. Le nez perdu quelque part entre son bouquin et le visage de Mohan, le regard vague, elle ne se rendit pas compte que le train venait de s’arrêter à une station, elle ne remarqua pas non plus, du moins trop tard qu’un individu peu aimable venait de partir en courant vers la sortie, son sac à main au bras. Elle se leva subitement, un petit cri de contestation franchissant ses lèvres, mais le voleur était déjà sorti et disparu derrière les portes qui se refermaient indiquant le départ du métro. Les choses étaient allées à une vitesse folle et elle n’avait pas eu le temps de faire quoi que ce soit. Elle sorti de sa torpeur et remarqua que la rame s’était presque totalement vidée, personne n’avait dû réellement remarquer ce qui venait de se passer. Les larmes au bord des yeux et oubliant presque que son frère qui ne savait pas être son frère était toujours à la même place, elle vint se rasseoir. Mince alors ! Elle avait toute sa vie dans ce sac, son téléphone entre autre, ses clés de maison, son porte monnaie. Voilà pourquoi elle passait sa vie sur son vélo, là dessus, même si elle manquait de se faire renverser assez régulièrement, ses affaires elles ne disparaissaient pas en un claquement de doigts…

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# Re: Could it be the time ? - Mohan
message posté Mar 11 Juil - 21:40 par Mohan J. Sanders


Could it be the time ?
with Surya

Son service devait se terminer il y a déjà un moment maintenant et pourtant, Mohan vient seulement de quitter l’hôpital. La fatigue doit se lire sur les traits son visage mais il serait bien resté encore si on ne lui avait pas gentiment fait comprendre qu’il en avait fait assez et qu’il pouvait rentrer chez lui. Il s’implique peut-être trop dans son travail ou il est peut-être juste trop humain pour avoir du mal à s’en aller, en laissant derrière lui des patients qu’il a suivi - pour la plupart - dès leur arrivée. Tout bouge en permanence dans un hôpital, en particulier au service des urgences. Ce n’est pas le genre de boulot où on peut partir et tout quitter en sachant qu’on peut reprendre le lendemain exactement là où on s’est arrêté. Les journées de travail sont vite remplies et le personnel est souvent débordé. Heureusement, il y a des journées qui sont quand même plus calmes même si, globalement, ça reste assez rare mais à chaque fois que Mohan quitte l’hôpital, il lui est impossible de rentrer chez lui sans que quelques personnes rencontrées au cours de la journée accompagnent encore ses pensées.
En chemin, il croise un de ses collègues qui vient de terminer sa pause et qui le salue en lui souhaitant une bonne journée. Mohan lui adresse en retour un signe de tête, accompagné d’un léger sourire. Il n’avait pas vraiment conscience jusque-là que la journée n’était pas encore totalement terminée. C’est tellement facile de perdre la notion du temps quand il est pris par son travail. Il doit vivre sur un rythme tellement intense que le retour à la vie normale est souvent déroutant. C’est comme si le temps changeait de rythme lui aussi et que tout lui paraissait subitement plus lent. Cette sensation se dissipe en générale au fur et à mesure qu’il retourne à son autre vie, celle où il n’a personne d’autre que lui à se préoccuper. Parfois ça lui fait du bien mais parfois, il trouve cette solitude tellement pesante.
Ce serait pire encore s’il vivait complètement seul et il apprécie la plupart du temps de retrouver un peu de vie quand il rentre chez lui mais la vie en colocation est tout de même différente de la vie en famille. Ils vivent ensemble et en même temps chacun de leur côté, sans devoir se rendre des comptes. Il lui arrive de temps en temps de rentrer chez lui et d’être surpris de se retrouver seul… cette sensation de vide, de silence, il n’aime vraiment pas ça. Il n’aime pas non plus la foule mais il est bien obligé de passer par là pour traverser le métro londonien. Depuis le temps qu’il travaille, il aurait pu mettre de l’argent de côté pour utiliser un autre moyen de transport mais c’est devenu une habitude, presque un rituel. C’est même un moyen pour lui de faire plus facilement la transition entre sa vie professionnelle et personnelle. Quand il arrive, il a la tête encore remplie de tout ce qu’il a pu voir durant sa journée et petit à petit, ses pensées reviennent à des préoccupations plus ordinaires de la vie quotidienne. L’inverse fonctionne également, c’est un conditionnement.

Perdu dans ses pensées, Mohan reste assis sur son siège à observer parfois les allées et venues incessantes de ce flux humain. Il lui arrive parfois de prendre le temps d’observer les personnes qui se trouvent autour de lui mais il est encore trop absorbé par ses pensées. C’est seulement lorsqu’il entend la voix d’une femme, comme un cri à la fois de surprise et de mécontentement, qu’il relève la tête pour regarder autour de lui. Ses yeux se posent sur la jeune femme en face de lui qui vient de se lever d’un bond. Mohan remarque aussitôt son apparence très typée mais ce n’est pas ce qui attire le plus son attention. Il suit son regard et aperçoit un homme qui se précipite, un sac de femme à la main, alors que les portes du métro se referment. Même s’il n’a rien vu sur le moment, il est très facile de comprendre ce qui vient de se passer et qui, malheureusement, se passe fréquemment. Son attention se reporte alors sur la jeune femme qui semble être totalement déboussolée. Il a de la peine pour elle et en regardant un instant autour de lui, il est surpris que personne ne réagisse. Les autres personnes présentes n’ont peut-être rien vu ou bien elles semblent juste ne pas s’en soucier davantage. Il remarque quelques regards intrigués mais rien de plus. C’est à ce moment que Mohan décide de se lever pour aller s’asseoir en face, à côté de la jeune femme, dont une place vient de s’être libérée.

- Est-ce que ça va aller ? Lui demande-t-il doucement en tournant la tête vers elle.

Après un coup pareil, il imagine bien qu’elle puisse être sur la défensive mais son regard est tout ce qu’il y a de plus bienveillant. Il ose même un petit sourire pour la mettre plus en confiance avant de reprendre.

- Je peux vous prêter mon téléphone si vous avez besoin d’appeler quelqu’un. J’imagine que le vôtre était dans votre sac…

Ainsi que tous ses papiers, peut-être des clés, probablement de l’argent et même des affaires personnelles… le genre de choses qu’on trouve toujours dans le sac à main d’une femme mais qui sont pour certains plus qu’essentiels. Il va être bien compliqué de les faire remplacer puisqu’il est sans doute impossible de pouvoir les retrouver à présent.


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# Re: Could it be the time ? - Mohan
message posté Mer 12 Juil - 11:38 par Surya O. Quinn

COULD IT
BE THE TIME ?
Mohan &
Surya

On ne se levait jamais le matin en se disant que l’on finirait la journée sans quoi que ce soit sur soi mis à part un bouquin. Et même si elle l’aimait bien, elle ne pouvait ni appeler, ni ouvrir son appartement, ni payer de taxi ou d’hôtel avec. Et même le vendre n’aurait servi à rien. A présent elle était bonne pour utiliser ses jambes jusqu’à chez elle et croiser les doigts pour que sa colocataire soit à la maison. Pas moyen de prendre le métro puisqu’elle n’était même pas sur la bonne ligne et que pour faire le changement nécessaire elle avait besoin d’un nouveau ticket, donc de son porte-monnaie. Oh ce qu’elle aurait voulu empêcher son voleur d’avoir une progéniture, l’image de son pied entre ses jambes la détendait légèrement, mais cela ne lui rendait pas son sac à main. La tête entre ses mains, essayant de ne pas craquer, car ce n’était pas son genre, elle ne remarqua même pas qu’un siège venait de se libérer en face d’elle et que quelqu’un venait de s’asseoir à ses côtés. Elle avait pour philosophie que rien n’arrive par hasard dans la vie et qu’il faut une certaine balance pour que les énergies fonctionnent. Un mal pour un bien en gros. Mais elle avait aussi tendance à voir que le positif attirait le positif et vice versa. Qu’avait-elle donc fait de mal pour s’attirer ces ennuis…
Elle ne réagit pas tout de suite lorsqu’une voix masculine s’inquiéta de son état. Après tout, dans le métro les gens discutaient souvent entre eux et de toutes manières personne n’avait remarqué ce qui venait de se passer. Alors qu’elles étaient les chances pour qu’en prenant conscience que la question lui était bien destinée, elle lève les yeux sur lui ? Elle resta interdite le temps de ce qui lui paru être une éternité. Alors que depuis plusieurs semaines elle cherchait la bonne façon de l’aborder, Mohan était finalement celui qui entamait le dialogue. Le fait est qu’il le faisait complètement hors de son contexte à elle. Il n’avait pas la moindre idée d’être en train de parler à sa sœur. Et cette dernière restait là à le dévisager, perdue entre la surprise et la joie d’avoir enfin l’opportunité de lui adresser la parole. Mais rapidement une autre problématique germa dans son esprit, s’il lui proposait son aide et semblait s’inquiéter de comment elle allait, son problème numéro un n’était pas résolu. Elle ne savait toujours pas comment lui annoncer qu’ils avaient été séparés étant enfants et qu’elle était sa jumelle, et cette histoire de sac n’aidait pas le moins du monde. Elle finit par sortir de sa torpeur lorsqu’il reprit la parole et inconsciemment elle répondit à son sourire bienveillant. Quelque part dans son malheur, elle réussissait à être heureuse de l’entendre parler et de le voir se soucier pour elle. Mais rapidement, la réalité lui revint à la figure. Elle secoua la tête de gauche à droite. « C’est gentil, mais je connais aucun numéro par coeur... » Pas même celui de ses parents, elle n’avait jamais voulu faire l’effort d’apprendre le nouveau et désormais elle se rendait compte à quel point c’était stupide. « J’ai… J’avais toutes mes affaires là dedans… »
Surya avait déjà un peu de mal à réfléchir à ce qu’elle devait faire avec seulement un livre à la main, mais maintenant qu’il la regardait, qu’il était assis à ses côtés, qu’il lui parlait, elle ne savait plus quoi penser, quoi choisir. Et si c’était sa chance ? Celle de se faire connaître de lui ? Mais d’abord, elle devait lui avouer quelque chose, en espérant qu’il ne la prenne pas pour une fille trop bizarre. « Et puis… je suis même pas sur ma ligne... » Elle n’allait quand même pas lui dire « Je te file depuis des semaines parce que je sais pas comment venir te dire que je suis ta sœur, du coup, je comptais repartir dans l’autre sens quand tu descendrais du métro. » L’idée n’était pas de passer pour une psychopathe dès la première conversation.

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