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Un retour inattendu [Maxwell, Rachel & Frank]

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# Un retour inattendu [Maxwell, Rachel & Frank]
message posté Lun 10 Juil - 11:26 par Rachel-Mary Parker-Davis

Un retour inattendu…
La fête est finie





La vie réserve parfois de drôles de surprises. Rachel avait retrouvé Frank, l’ami le plus proche et le plus sincère qu’elle ait jamais eu, qu’elle avait rencontré peu avant son entrée au lycée, et qu’elle avait perdu de vue la première année. Et pourtant, leur amitié avait été intense, et plus encore puisqu’elle était tombée amoureuse de lui. Malheureusement, elle avait cru à une non réciprocité des sentiments, et ils avaient fini par s’éloigner.

Le hasard ou le karma avait fait que les deux américains s’étaient retrouvés à Londres, chose assez incroyable quand on y pense. Maxwell s’était absenté pour une période prévue de deux semaine, un long séminaire en Asie, Rachel n’avait pas retenu le nom du pays, à vrai dire, ça ne l’intéressait pas des masses. L’information principalement intéressante était qu’elle aurait quinze jours de paix, quinze jours durant lesquels elle pourrait rentrer à l’heure qu’elle voulait et même à pied sans son foutu chauffeur, le tout sans avoir à rendre de comptes. C’était là que Frank avait proposé de lui servir de guide dans Londres, pour qu’elle se rende compte que la capitale anglaise n’était pas aussi hostile qu’elle le pensait. La première semaine fut donc idyllique, passée à visiter, après son travail, les différents endroits les plus intéressants. C’est alors que la chirurgienne se rendit compte d’une chose dangereuse : les sentiments qu’elle avait eus jadis pour Frank devenu flic étaient en train de revenir. Il avait suffi d’un simple contact de sa main contre la sienne pour que son cœur s’emballe. C’était dangereux, beaucoup trop pour laisser ceci s’installer. Elle s’était donc affairée par la suite à mettre une distance en elle et son acolyte américain, mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté dont il était capable. C’était compréhensible, il ne comprenait pas pourquoi du jour au lendemain elle ne répondait plus à ses messages, pourquoi elle évitait de le voir et esquivait ses invitations. Elle avait prétexté un trop plein de travail, c’était facile comme excuse, et plausible aussi.

Et puis une prise d’otages dans un collège eut lieu. S’en suivit une fusillade. Une équipe médicale fut envoyée et Rachel avait été volontaire, sans se douter que l’inspecteur Turner serait sur les lieux. Il fut blessé, et culpabilisant, la pédiatre avait été le voir. Voilà donc deux jours que Frank était hospitalisé, et l’américaine était revenue sur sa décision de s’éloigner de lui. Elle se sentait si bien avec lui, le simple fait de lui parler lui rappelait l’ancienne Rachel, celle qui était heureuse et sociable. Celle qui n’avait pas encore foutu sa vie en l’air en espérant un parfait amour qui n’était que mascarade. Cette vilaine balle dans l’épaule vaudrait à Frank une bonne semaine d’hospitalisation, et Rachel lui avait promis de passer le voir tous les jours avant de rentrer chez elle. C’était ce qu’elle avait fait, et ce jour-là, elle n’avait pas omis de lui apporter son fameux red-velvet cupcake, l’une des pâtisseries préférées du flic. Elle était un peu restée avec lui discuter, puis avait pris le chemin du retour, renvoyant encore une fois le chauffeur de Maxwell pour pouvoir rentrer à pieds. Ça faisait un bien fou de pouvoir marcher un peu, malgré la fatigue de la journée de travail. Sur le chemin, elle vit son téléphone sonner, c’était Frank. Elle plaça son oreillette bluetooth et rangea le téléphone dans son sac pour pouvoir discuter en ayant les mains libres. Comme toujours, Frank savait la faire rire comme personne. Il lui parla ensuite de son fils, Bowie, du week-end qu’il avait passé chez Ethan et des bêtises qu’ils avaient faites ensemble, qui n’étaient pas sans rappeler l’adolescence de Rachel et Frank.

La chirurgienne arriva chez elle, toujours en communication avec son inspecteur préféré, et ouvrit la porte de la maison, écoutant toujours ce qu’il racontait, un sourire non dissimulé aux lèvres.  Ce fut quand elle appuya sur l’interrupteur et que le salon fut délesté de l’obscurité que son sourire s’effaça en un centième de seconde laissant place à une exclamation et un sursaut qui la fit lâcher son sac. Maxwell était là, assis dans le salon, un verre de bourbon à la main. Et au vu de son allure, certainement pas le premier. C’était mauvais signe.

-Maxwell ! Tu m’as fait peur. Qu’est-ce que tu fais dans le noir ? Tu… tu devais rentrer dans trois jours… Il y a un souci ?demanda-t-elle d'une voix qu'elle aurait voulu moins tremblante.

Rachel sentait son cœur qui battait la chamade. Elle pressentait que rien de bon n’arriverait, surtout lorsqu’il avait un coup dans le nez.

-Je vais te chercher un verre d’eau, sinon tu vas avoir une gueule de bois carabinée…

En fait, n’importe quelle excuse était bonne pour s’éloigner un peu de lui. Elle sentait que tout un tas de reproches ne tarderait pas à pleuvoir, même des choses pour lesquelles elle ne pouvait rien, et si elle pouvait éviter de s’en prendre une au passage… Longeant le mur pour contourner au mieux le fauteuil couvert de soie sur lequel il était assis, elle se dirigea vers la cuisine, en oubliant totalement Frank à l’autre bout du fil. Si elle parvenait à atteindre la cuisine seule, elle pourrait raccrocher en toute discrétion, mais allez savoir ce que Maxwell allait dire ou faire…



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# Re: Un retour inattendu [Maxwell, Rachel & Frank]
message posté Lun 10 Juil - 22:28 par Maxwell Davis


Rachel, Franck & l’illustre Maxwell
UN RETOUR INATTENDU


Un couple parfait, c’était encore l’avis de tout le monde autour de nous, et je mettais un point d’honneur à faire en sorte que cela reste ainsi aux yeux du monde. C’était important, l’image glamour de Rachel et de moi-même était une sorte d’investissement sur lequel je ne comptais pas revenir. Ce n’était même pas imaginable et même si ma femme n’était pas heureuse à l’heure actuelle, même si nous nous disputions, elle le savait aussi bien que moi. Elle ne trouverait pas meilleure situation qu’en restant avec moi, sans moi elle n’était qu’un chirurgien pédiatre de plus dans le monde.

M’enfin, je devais partir pour le boulot et franchement, j’appréciais autant l’opportunité que je détestais l’idée de laisser Rachel seule pendant deux semaines environ. Bien sûr, elle était super contente, je le savais, et je détestais cela. Franchement, pendant deux semaines je n’aurais pas (forcément) main mise sur sa journée et pour un maniaque du contrôle c’était assez frustrant, mais tant pis, j’avais déjà décidé d’engager un détective privé afin qu’il me tienne au courant de tous les faits et gestes de ma femme. De plus, il était assez grassement payé pour ne pas faire de vague sans signer son suicide social, donc je ne me faisais pas de souci là-dessus. Il ferait son boulot et je saurai tout quand même…

Le jour de mon départ, j’embrassais tendrement mon épouse et lui soufflais une petite mise en garde mignonne, anodine dans une autre contexte que le notre, mais elle comprendrait « Ne fait pas trop de folies en mon absence... », lui avais-je dit avant de prendre mon avion pour Tokyo. Notre filiale avait besoin d’un haut dirigeant afin de régler certains problèmes, et conquérir de nouveaux marchés. C’était un séjour important et également la raison pour laquelle j’avais été obligé de me déplacer en personne. Pas de repos pour les braves…

Mon séjour au Japon fut très agréable, un boulot que j’aimais et qui ne posait pas tant de problème que cela, des femmes magnifiques et un alcool délicieux. J’avouais que je m’étais fait plaisir durant mon voyage d’affaires mais que j’avais également prit très à coeur la surveillance de ma délicieuse épouse qui elle non plus n’avait pas perdu son temps.

Elle avait sauvé des vies, revu son ex-petit copain de l’époque du lycée, qui était également son meilleur ami… Ah...oui, elle n’avait pas chômé, d’ailleur, elle avait même renouer au point de le voir trèèès régulièrement, de recevoir beaucoup de coup de fils et de demandes de sa part. Ce Franck ne doutait de rien et reprenait une place importante dans la vie de MA femme… J’avais besoin d’un verre et d’un plan… oui quelque chose de léger… d’illustre, comme moi…

Après avoir terminé avec brio ma mission au Japon, au lieu de profiter des derniers jours pour boire, manger et avoir des « relations culturelles », j’avais prit la décision de rentrer en avance pour faire une charmante surprise à ma sublime épouse. C’était ce qu’un mari amant aurait fait n’est-ce pas ? Sauf que mes attentions n’étaient sans doute pas aussi pure qu’un fidèle mari, non, et puis je n’avais pas envie. J’étais arrivé un peu plus tôt dans la soirée, le temps de prendre une douche, de changer de vêtements, et hop, je pouvais enfin me détendre dans ma propre demeure, et pourtant la jalousie me brûlait l’estomac.

Je pris donc un verre de bourbon afin de me détendre complètement, mais comme d’habitude, un seul verre n’y parviens pas, d’ailleurs il attisa ma colère et ma possessivité. Plus le temps passait et plus je me préparais à la suite des événements, il ne manquait plus qu’elle. Lorsqu’elle rentra je l’entendis parler, rire, toute seule (fort heureusement), puis s’avançant un peu plus dans la maison, elle me remarquait et perdit soudain son éclat d’il y a deux minutes. Ahhhh… je soupirais, finissant mon verre et laissant la surprise, son effroi presque faire son travail, elle sauta sur la première occasion pour raser les murs et aller jusqu’à la cuisine chercher un verre d’eau pour moi. Quelle délicate attention...ou presque.

Me levant, je me dirigeais moi aussi vers la cuisine pour l’y retrouver. M’appuyant tranquillement dans l’encadrement de la porte, je la regardais, puis décida de la jouer fine…

« Bonsoir ma chérie, à moi aussi ça me fait plaisir de te voir... », lui dis-je alors, à moitié charmeur et à moitié sarcastique, après tout, elle n’avait même pas daigné me dire bonsoir et me faire un baiser comme une bonne épouse… Alors je lui faisais « gentiment » remarquer. Je continuais également à la fixer un peu, elle était divine ce soir et je comprenais comment j’avais pu l’épouser, ses cheveux, ses yeux et cette bouche… Elle me faisait toujours autant de l’effet…

Je me rapprochais alors un peu d’elle jusqu’à la toucher délicatement du bout des doigts et lui demandais : « Pourquoi ne viendrais-tu pas prendre un verre et te détendre un peu avec moi au salon… nous avons tout une semaine à rattraper mon coeur et je meurs d’envie de savoir ce que tu as fait pendant que je n’étais pas là... ». Je déposais alors un tendre baiser dans le creux de son cou et attendit qu’elle se décide…

Nous avons tellement de choses à nous dire...

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# Re: Un retour inattendu [Maxwell, Rachel & Frank]
message posté Mar 11 Juil - 10:15 par Rachel-Mary Parker-Davis

Un retour inattendu…
La fête est finie





Il était là… pourquoi était-il là, pourquoi était-il rentré en avance ? Ce n’était pas son genre. Cette question hantait l’esprit de Rachel qui tentait de maîtriser le tremblement de ses mains tandis qu’elle remplissait le verre qu’elle venait de sortir du placard mural de la cuisine désertée par la cuisinière depuis surement quelques heures. Elle entendit son mari parler, il l’avait donc suivie jusque là. Le son de sa voix lui faisait comme une sensation d’étouffement. Elle se retourna, esquissant un sourire forcé en lui tendant le verre. C’était trop tard pour un « bonsoir », elle le réalisait et sans doute qu’il le lui reprochait avec sa « gentille » phrase. Il fallait rattraper le coup, faire comme si elle s’intéressait à lui, peut-être alors qu’il ne s’énerverait pas.

-Tu as fait bon vol ? C’était bienShanghaï ? Kyoto ? Tokyo ? Quelle grande ville asiatique c’était déjà ?ton voyage ? demanda-t-elle d’une petite voix.

Elle sentit les doigts de Maxwell effleurer son bras et tenta de s’y dérober en lui mettant le verre dans la main. Pourquoi lui parlait-il avec cette voix doucereuse, pourquoi jouait-il à ce jeu alors qu’il n’y avait personne ? D’habitude, c’était son petit manège lorsqu’ils sortaient pour ses soirées d’affaires ou les galas de charité où il fallait se faire bien voir, alors à quoi cela rimait-il ? Voilà qu’il lui proposer de retourner avec lui au salon.

-Tu dois être mort de fatigue après un tel voyage… tenta-t-elle. Est-ce que tu veux une aspirine ?

Il voulait savoir ce qu’elle avait fait. En soi, rien de bien répréhensible mais si elle lui disait qu’elle avait retrouvé un vieil ami et qu’elle avait un peu visité Londres, il serait capable de le lui reprocher alors autant éviter de mettre de l’huile sur le feu.

-Oh tu sais, la routine… Ah si, il y a eu une fusillade dans un collège il y a trois jours. Je ne pensais pas un jour voir ça à Londres… C’était terrible, mais heureusement personne n’est mort.

Des banalités… et la chirurgienne savait que son travail n’intéressait pas beaucoup Maxwell, alors peut-être que si elle lui parlait de ses interventions, il finirait par aller se coucher en lui fichant la paix.

-Je ne vais pas trop tarder, demain j’opère une atrésie de l’œsophage sur un nourrisson de cinq jours. Les parents sont très inquiets, alors il vaut mieux que je sois en forme.

Elle essaya d’éviter son baiser dans le cou, difficilement au vue de la carrure de Maxwell. A quoi rimait cette fausse tendresse ? Comment pouvait-il espérait qu’elle accepte ça après tout ce qu’il lui avait déjà fait subir ? Tout avait changé entre eux, et même s’il redevenait celui qu’il avait été, ou qu’il avait fait semblant d’être, Rachel ne savait plus trop, il paraissait impossible pour elle de retrouver les sentiments qu’elle avait eus pour cet homme.

-Non, s’il te plait, ne fais pas ça.

L’américaine longea le plan de travail pour retrouver la porte de la cuisine et en sortir. Elle était tellement angoissée qu’elle avait du mal à trouver son souffle. Comment la simple présence de son mari pouvait lui causer autant de stress ? Il fallait qu’elle essaie de le faire rester dans cette apparente bonne humeur, même si, elle en était certaine, cette gaieté était feinte.

-Tu aurais dû me dire que tu rentrais, j’aurais demandé à Mme Smith de te préparer un dîner…

Pourrait-elle atteindre sa salle de bain et s’y enfermer le temps qu’il décide d’aller enfin se coucher ? Cette pièce lui paraissait si loin… Il en avait visiblement décidé autrement.



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# Re: Un retour inattendu [Maxwell, Rachel & Frank]
message posté Mar 11 Juil - 23:01 par Frank Turner

Un retour inattendu…
La fête est finie



Il y a des jours avec et des jours sans, sommes-nous tenter de dire pour exorciser le manque de bol qui nous accapare. C'est ce que l'inspecteur Frank Turner n'avait de cesse de se dire en posant son regard tantôt océanique tantôt glacial sur son bras gauche. La blessure engendrée par la balle provenant de l'arme d'un jeune adolescent en proie à quelques problèmes de nature psychologie, s'était ainsi logée dans le bras du flic venu tenté de résonner le forcené et accessoirement de par son geste, épargner la vie de toutes les personnes présentes dans la salle de classe. Au-delà de l'acte héroïque, si l'inconscient pouvait s'exprimer d'une quelconque façon, il nous démontrait que l'action menée par le flic était aussi le moyen pour lui de flirter avec le risque histoire de voir si par un heureux hasard, il parviendrait à attirer l'attention d'une certaine personne encline au silence depuis plusieurs heures. Mais bien sûr l'inconscient ne parle pas et pour l'heure, nous ne retiendrons que l'acte héroïque et l'aspect tête brûlée du protagoniste qui se trouvait toujours dans son lit d'hôpital. Toutefois, malgré les péripéties de ces derniers jours, il était parvenu à réinstaurer le contact avec « la certaine personne » qu'il espérait désormais ne plus voir s'éloigner pour un quelconque motif.

Frank savait que la situation était tendue. Lui et Rachel n'étaient plus des adolescents, ils n'en demeuraient pas moins toujours les « meilleurs amis du monde » à ceci près que chacun savait désormais que la réciprocité était de mise jadis et c'est bel et bien ce « petit » détail qui changeait la donne. Frank avait beau s'en convaincre, mettre des barrières à leur relation semblait être la solution face aux troubles engendrés par la proximité et le temps passé ensemble. Mais appliquer cela semblait être mission impossible tant Frank se sentait bien en compagnie de Rachel quitte à flirter de plus en plus avec les limites, celle de la décence pour les puristes. N'oublions pas que Madame Davis est mariée. Un fait dont Frank s'accommodait de moins en moins, toutefois se pensant être un type bien, il s'interdisait de jouer les vils tentateurs auprès de Rachel, préférant ainsi resté son meilleur ami que de prendre le risque de la perdre définitivement. Renouant ainsi le contact et préférant oublier le silence radio de ces derniers jours, le flic prenait plaisir à voir tous les jours son médecin favori, qui lui accordait un peu de temps quand elle en disposait. Aujourd'hui encore, Rachel, au petit soin, était passée voir son policier en lui apportant un cupcake, son favori. Une attention qui bien au-delà de toucher Frank, lui permettait d'échapper un peu à la nourriture insipide de l'hôpital. Il ne manquait d'ailleurs pas d'imagination et d'adjectif pour évoquer les carences culinaires de l'établissement.

Ses blagues, pas les meilleures du monde au vu de son humour particulier, faisaient toutefois rire Rachel à gorge déployée et sans forcer. C'est d'ailleurs de cette façon qu'ils se quittèrent, l'heure des visites étant terminée, mais c'était sans compter sur Frank, qui à l'abri de tous, avait récupéré son portable dans l'espoir d'avoir quelque chose pour passer l'ennui de ces longues journées passées à ne rien faire, la rééducation n'ayant pas encore commencé. Bien sûr, il y avait la lecture, la télévision, mais rien ne valait les échanges de sms avec Rachel et les quelques appels passés en douce, histoire de prolonger le plaisir de passer du temps ensemble. Et c'est ce qu'il fit en récupérant son portable caché sous l'oreiller, quelques minutes après le départ du Docteur Cupcake comme il l'aimait la surnommer à présent avec l'aval de Bowie cela va de soit. Il lui restait un peu de temps avant le passage de l'infirmière, suffisamment pour faire la conversation à Rachel le temps qu'elle rejoigne son domicile. Le téléphone vissé à l'oreille, notre flic recontacta la demoiselle pour continuer leurs délires sans la crainte d'être dérangé cette fois, du moins c'est ce que chacun pensait avant que la réalité ne les rattrape brusquement l'un et l'autre.

« - Tu sais qu'on a inventé les voitures pour se déplacer ? Tu te rends compte qu'un jour, un gars s'est crevé le ciboulot pour construire un engin capable de nous transporter d'un point à l'autre. Donc laisse-moi te dire que certes, tu galbes ta magnifique silhouette et tes jambes toutes aussi sublimes, mais que tu ne fais pas honneur à ce gars dont j'ignore le nom qui a un jour décidé de se dire qu'un moteur, c'était quand même plus cool que des chevaux. » Evidemment qu'il la fit sourire, Frank semblait pourvu d'un don dans ce domaine que peu pouvaient prétendre maîtriser. « -Hormis ce débat ma foi fort intéressant, tu as le bonjour de Bowie qui s'est éclaté ce week-end et à je cite « fais des bêtises pas trop graves avec tonton Ethan. » Bon pour ce qui est de mon ex-femme, j'ai eu le droit à un petit sermon. Je suis sûr que si c'était possible, elle deviendrait verte, tellement je l'exaspère. » Il continua jusqu'à entendre un prénom masculin et pas des moindres. Rachel n'avait de toute évidence pas éteint son mobile et fit part à Frank, sans s'en rendre compte, de bons nombres de détails qui étaient loin de rassurer notre flic qui opta dès lors pour le silence, l'oreille toujours visée à son portable. Le mari, dans le noir, attendait ainsi l'arrivée de son épouse et semblait, pour patienter, s'être servis quelques verres. La voix de Rachel, délestée de l'assurance inhérente à la jeune femme, était à présent chevrotante et teintée d'une tonalité jusqu'alors inconnue aux oreilles de Frank, qui le cœur serré, écoutait en toute impuissance la scène qui se déroulait à des kilomètres de là.

Ça commence toujours par un verre, puis deux, puis trois. Et voilà qu'arrive la salve de reproches. Parfois, elle est précédée d'une tentative de rapprochement, comme si cela allait suffire à déjà faire oublier ce qui risquait de se produire ensuite. La voix qui chevrote, l'incertitude, l'appréhension, les fausses excuses… Frank n'était que trop familier de tout ça, sa mère l'était tout autant avant que le père ne choisisse son fils aîné pour passer ses nerfs. Le cœur du flic se serra davantage à croire que l'organe vital était pourvu d'un sixième sens. Quelque chose n'allait pas, c'était évident, le genre de situation qui peut très vite dégénérer. Frank ne le savait que trop bien, un rien suffisait à irriter son père et plus encore lorsqu'il s'était servi quelques verres au préalable. Et alors que le mari de Rachel l'invitait à prendre un verre pour s'enquérir de ce qu'elle avait fait durant son absence, Frank entreprit de se délester de sa perfusion, mais c'était sans compter sur la fameuse infirmière aux dents blanches et à l'appétit sexuel grandissant qui fit son entrée tel le protagoniste indésirable d'une pièce comique. La jeune femme qui lorgnait sur Turner depuis son arrivée minauda jusqu'à lui en ne manquant pas de faire savoir qu'elle était à son entière disposition. Par chance, Frank était parvenu à cacher son téléphone. Il fallait la jouer fine pour ne pas éveiller les soupçons sur une fuite à venir.

« -Tout va bien Frank ? » demanda-t-elle espérant enfin bénéficier de toute l'attention de son patient.

« -Ouais… Enfin non… Écoutez, je sais que je n'y ai pas le droit, mais voilà il y a un paquet de crackers Jack qui me fait de l'œil dans le distributeur. Je l'ai vu ce matin, en faisant quelques pas »

« -Et vous les voulez vraiment ? »

« -Totalement, s'il vous plaît, je serais un patient modèle »

« -Accepteriez-vous un verre ? »

Non, un, tu n'es pas mon genre et de deux, j'ai autre chose à foutre là espèce de connasse « -Ok, pourquoi pas » Oui, il mentait comme un arracheur de dents, mais la situation l'exigeait. Le sourire aux lèvres, victorieuse, la demoiselle quitta donc la chambre pour prendre la direction de l'ascenseur. Frank disposait au bas mot, d'à peu près cinq minutes. Il se délesta donc non sans mal de sa perfusion « -Merde ! » fut son premier mot en découvrant la douleur inhérente à cette séparation. Il se rua ensuite vers le placard qui lui faisait face. L'opération n'était pas aisée au vu de son état et de l'impossibilité d'utiliser son bras gauche. Il parvint toutefois, par un heureux miracle à enfiler, par-dessus l'accoutrement que lui avaient refilé l'hosto, son pantalon et ses baskets. Pour s'éviter une gamelle à venir, il prit soin de placer les lacets à l'intérieur des chaussures. Il récupéra ensuite sa veste, ses effets personnels et son téléphone qu'il vissa à nouveau à son oreille pour s'enquérir de la situation. Il lui fallait à présent se précipiter vers les escaliers, c'est ce qu'il fit rebooster par un shoot d'adrénaline. Il descendit deux à deux les marches, jusqu'à regagner le hall. Par chance, les distributeurs se trouvaient à l'opposé. Continuant à raser les murs, il s'approcha de la sortie, mais fut arrêté avant même d'avoir franchi les portes.





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# Re: Un retour inattendu [Maxwell, Rachel & Frank]
message posté Sam 15 Juil - 11:32 par Maxwell Davis


Rachel, Franck & le majestueux Maxwell
UN RETOUR INATTENDU


Ma femme, cette chère Rachel, auparavant si pleine de vie, joueuse, inventive, belle et forte n’était plus vraiment elle-même. Presque cassée je pouvais dire, était-ce de ma faute ? Peut-être également, je pensais avoir trouvé la personne qu’il me fallait, pour me tenir, mais également pour être mon égale. Aussi forte, belle et ingénieuse que moi, et pourtant, celle qui se trouvait devant moi, n’était plus que l’ombre de celle que j’adorais à l’époque. Ma parfaite épouse s’était envolée, et j’aurai tellement voulu qu’elle revienne que ça en était douloureux de voir Rachel, cette femme tremblante de peur à la moindre parole, au moindre geste. Ça me faisait presque de la peine, disons que ça m’en aurait fait si son attitude ne me foutais pas plutôt en colère…

Après ses vaines tentatives pour se rattraper de son accueil foireux, elle tentait à nouveau de se dérober, voulant absolument que je sois fatigué de ma journée. Oui, ça pourrait paraître attentionné, pourrait si ma femme après être séparée de son mari pendant une plus ou moins longue période avait décidé d’être là, de venir avec moi, ou bien tout autre comportement que de me fuir. Ne comprenait donc t-elle pas, que son attitude de victime me donnait encore plus envie de jouer avec elle, de la faire souffrir ? Si elle avait été « réellement » plus avenante à mon retour peut-être aurais-je fait un effort et peut-être même que je l’aurai laissée reprendre ses esprits, tranquillement sans moi dans les parages, mais là...c’était comme si elle me défiait et on sait tous que j’aime les défis.

Regardant son magnifique body, je lui répondais tranquillement à toutes ses questions : « Mon voyage s’est bien passé, même si tu m’as manqué tu sais... », ça sonnait tellement faux, même moi j’avais envie de rire, oui, comme si c’était la bonne blague du siècle, mais je savait que ça ferait crisper Rachel, « Merci, mais non, je n’ai pas besoin d’aspirine pour le moment… mais racontes moi plutôt toi…. », elle me dit alors qu’il y avait eu une fusillade, ce que je savais déjà mais que j’étais attentivement pour savoir si elle allait être honnête à propos de son cher ami. Je ne partage pas MA femme, elle le sait, elle le savait lorsqu’on s’était mariés. D’ailleurs tout le monde trouvait ça tellement adorable, pas sûr qu’ils sachent réellement ce qu’ils disent lorsque la possessivité est mise à l’épreuve.

Puis elle me parla de l’une de ses intervention, ahhhhh, mon dieu, ce qu’elle savait y faire pour m’endormir et me faire chier ! Une vraie bonne femme ! Sérieusement, elle le faisait exprès mais en même temps j’avais demandé, j’essayais de rester alerte, de temps en temps soit hocher la tête soit de lâcher des petits « hmm...hmm... », après tout j’y comprenais rien mais ça ne m’avait jamais vraiment intéressé. Bref. Me rapprochant d’elle, je pouvait sentir son coeur s’accélérer, son souffle se briser tandis que j’essayais de lui faire un baiser dans le cou. Elle tenta de s’y soustraire, mais je n’avais pas envie de la laisser faire, après tout elle avait omis un formidable détail de sa semaine et je ne voulais pas la récompenser pour ça.

Ses suppliques étaient divines, j’aimais l’entendre même si j’aurai préféré que ce soit dans d’autres circonstances, mais bon, la relâchant un peu, je voulais voir ce qu’elle allait faire. Rachel dans cette état était très inventive pour s’éloigner de moi. Peut-être allais-je la laisser faire...peut-être pas… Ohhhh Rachel tu aurait pu faire mieux que ça ! Je la voyais qui essayait de calculer combien de temps ça lui prendrait pour atteindre la porte de la salle de bain. Rachel essaya de détourner mon attention en parlant de Mme. Smith, mais je ne m’y fiais pas, gardant mes yeux fixés sur mon malheureuse proie, si elle continuait comme ça, elle allait nous faire un arrêt cardiaque...et je n’étais pas médecin…

« Je sais ce que tu essayes de faire ma chérie, mais ce soir ça ne se passera pas comme ça...avant j’aimerai te parler... », lui dis-je tout en marchant rapidement vers sa porte de sortie, finissant par me placer entre elle et Rachel et comme j’avais une carrure plus imposante qu’elle c’était plié au moins. Une chose de faite. Je regardais le regard affolé de ma femme et soufflais un peu… « Ah...Rachel Rachel...ma chérie...ça aurait pu se dérouler autrement, je t’ai laissé une chance mais tu ne l’as pas saisie... », je fis une pause calculée afin qu’elle prenne conscience que je n’étais vraiment pas content ce soir et que la discussion qui allait suivre pourrait dégénérer à n’importe quel moment. Je n’allais pas la frapper, non, on ne frappe pas les femmes, ça fait des preuves pour un éventuel tribunal et je n’étais pas assez fou pour laisser de telles traces et lui donner l’opportunité de fuir… Non, non, j’étais bien plus intelligent que cela !

M’avançant vers elle d’un pas sûr quoique menaçant, je jubilais intérieurement. J’allais pouvoir un peu passer mes nerfs, mais surtout continuer de remplir de désespoir les magnifiques yeux de cette femme. La prenant fermement par le bras, je l’embarquais alors au salon, puis la fit asseoir dans le canapé. Je me servis un nouveau verre d’alcool, le regardant comme si lui seul me comprenais puis reportant mon regard sur ma traîtresse de femme je commençais son procès...j’étais l’avocat, le juge et le bourreau...cela ne semblait pas très équitable et pourtant…

« Rentrons dans le vif du sujet si tu veux bien… je n’ai qu’un nom à te donner et tu vas devoir trouver une bonne explication ou je vais être infernal. Tu es prête ? Franck Turner, ça te dit quelque chose, ma puce ? »

La partie était lancée, mais j’étais loin de me douter que le portable de Rachel était allumé et en conversation avec l’idiot de ma dame mais également que celui-ci avait l’intention de venir ici. Qui sait combien de temps nous avions avant que l’autre débarque de son hôpital et foute tout en l’air…

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# Re: Un retour inattendu [Maxwell, Rachel & Frank]
message posté Dim 16 Juil - 13:08 par Rachel-Mary Parker-Davis

Un retour inattendu…
La fête est finie





Voir Maxwell énervé, tout en étant consciente de quoi il était capable, était déjà effrayant, mais le voir jouer les gentils maris en sachant qu’il feignait ce trait de caractère pour cacher autre chose, était tout bonnement terrifiant. Rachel se sentait prise au piège, mais un piège dont elle ignorait tout, ne sachant que faire pour s’en dépêtrer. Maxwell jouait à un jeu dont il était le seul à connaître les règles et il le lui imposait comme une torture psychologique insupportable. La chirurgienne ne parvenait à comprendre ce qui pouvait bien l’amuser dans le fait de jouer avec les nerfs d’autrui. Comment pouvait-il être aussi sadique alors qu’il avait, pendant presque quatre ans, été le plus parfait des gentlemen, dévoué, serviable et généreux ? L’américaine avait peine à reconnaître l’homme dont elle était tombé amoureuse six années auparavant. Son sourire n’avait plus rien d’attendrissant, il en était devenu effrayant.

Sa voix faussement mielleuse était de plus en plus inquiétante, d’autant que ses propos sonnaient le mensonge à des kilomètres. Comment osait-il lui dire et pensait qu’elle croirait qu’elle lui avait manqué. Elle était bien incapable de mentir de la sorte. Elle souffla d’agacement en l’entendant prétendre cela. Puis, il voulut qu’elle lui raconte sa semaine, ou plutôt la dizaine de jours qu’elle avait passés sans lui, et qui ressemblaient vraiment à des vacances pour elle. La pédiatre expliqua donc que son travail, comme toujours lui avait pris une grande partie de son temps et qu’il  avait eu une fusillade dans un collège. Le genre d’information qui se répandait, sans doute qu’étant anglais, Maxwell avait été informé même depuis l’Asie. Elle essaya ensuite de se dérober à son invitation ridicule de boire un verre en expliquant qu’elle avait une intervention importante et délicate le lendemain matin. Et pire que tout, voilà que cet enfoiré essayait de poser ses lèvres contre son cou. Rachel eut un haut-le-cœur et essaya de se dégager de sa présence un peu trop proche à son goût, lui demandant d’arrêter et essayant de s’éloigner le plus possible. Evidemment, le britannique ne l’entendit pas de cette oreille et la rattrapa. Rachel soupira.

-A quoi tu joues à la fin ?

L’entendre encore une fois l’appeler « ma chérie » lui donnait la nausée. Pourquoi faisait-il ça ? Au-delà de la crainte qu’il lui inspirait, à présent Rachel était en colère. Elle fronça les sourcils alors qu’il s’était placé entre elle et la porte. La crainte reprit le dessus lorsqu’il annonça qu’il lui avait laissé une chance qu’elle n’avait pas saisie.

-Une chance ? répéta-t-elle en bredouillant.

Maxwell était un terrible stratège, et c’était bien ce qui effrayait Rachel : elle savait qu’elle allait découvrir, probablement à ses dépens, ce que cet homme machiavélique manigançait. Il avança alors vers elle, tandis que machinalement elle reculait, incapable de soustraire son regard au sien. Elle aurait tant voulu pouvoir disparaître pour se retrouver n’importe où ailleurs. Pourquoi lui infligeait-il tout ça ? N’était-ce pas suffisant d’être forcée de rester mariée avec lui, d’être obligée de vivre avec lui à Londres, cette ville qu’elle n’aimait pas, loin de ses parents et de son San Francisco natal ? Elle sentit sa main empoigner son bras fermement pour l’entraîner au salon.

-Arrête, tu me fais mal ! tenta-t-elle de se dégager.

En moins de temps qu’il n’en fallut pour le dire, la chirurgienne se retrouva assise de force sur le canapé tandis que son mari se détourna d’elle le temps de se resservir un verre. Comme s’il n’avait pas déjà assez bu comme ça. Réalisant qu’elle avait toujours l’oreillette bluetooth accrochée à son oreille, dissimulée sous ses cheveux, Rachel la retira tandis que Maxwell avait le dos tourné et le déposa dans l’une des poches apparentes de sa robe de grande marque. C’est alors que l’entrepreneur de retourna et déclara ce qu’il voulait savoir. Il venait de prononcer le nom de Frank, et le sang de Rachel se glaça. Comment le connaissait-il ? Bouche bée, le souffle coupé, la belle brune cherchait comment expliquer les choses à Maxwell sans qu’il ne s’énerve, bien qu’il semblait que ce soit déjà trop tard.

-Parce que tu m’espionnes, maintenant ? trouva-t-elle le courage de rétorquer. Eh bien puisque tu sais tout de qui j’ai pu voir, tu sais aussi que je n’ai rien fait de répréhensible, alors tu n’as aucune raison de te mettre dans cet état. Frank est un ami que j’ai rencontré au lycée et que j’avais perdu de vu jusqu’à la semaine dernière. Nous nous sommes rencontrés par hasard à l’hôpital, j’ai opéré une fillette dont il était en charge.

Excédée par ce jeu stupide qu’il essayait de mener, Rachel se releva.

-Est-ce que tu es satisfait ? Est-ce que je peux enfin espérer que tu me fiches la paix ?!

Parfois, elle parlait trop vite. Etait-ce une bonne idée de lui répondre sur ce ton ? Sans doute que non, mais elle avait les nerfs en pelote, elle ne savait plus que penser ni plus que faire, et la seule chose qu’elle voulait, c’était prendre une bonne douche et aller se coucher.  Rachel se disait que plus tôt elle s’endormirait pour oublier le retour de Maxwell, plus tôt le matin arriverait et enfin elle pourrait retrouver l’hôpital, le seul lieu où elle se sentait vraiment bien et plus ou moins en sécurité.

-Je suis désolée, s’empressa-t-elle d’ajouter, espérant vainement que cela suffirait.  Ecoute, tu ne l’es peut-être pas, mais je suis fatiguée, fatiguée de ma journée, et fatiguée de toi et de tes petits jeux.

Est-ce qu’un jour il se lasserait, est-ce qu’un jour il lui rendrait sa liberté ? Il menaçait d'être infernal, n'était-ce pas déjà ce qu'il était ?



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# Re: Un retour inattendu [Maxwell, Rachel & Frank]
message posté Dim 16 Juil - 23:30 par Frank Turner

Un retour inattendu…
La fête est finie




Parfois, la souffrance occupe une place tellement importante dans nos vies qu'on en oublie le bonheur. C'est tellement plus facile d'avoir mal, de ne pas affronter ses démons et de cesser de croire qu'un jour le bonheur faisait partie de nos vies. Et puis un jour l'on ressent quelque chose d'autre, ça nous paraît étrange de primes abords parce qu'on n'a pas ou plus l'habitude. Et à ce moment précis, l'on se rend compte que nous sommes heureux. J'aime à me dire que c'est un peu comme de petites éclaircies qui viennent apporter un peu plus de chaleur à notre ciel ombrageux. La première d'entre elles, précéda les larmes de ma mère. Je m'en souviens encore comme si j'y étais encore. La naissance de Dylan, mon petit frère. Ce jour-là, les ballons et les fleurs garnissaient la chambre d'hôpital. Les membres de la famille faisaient le pied de guerre pour avoir leur petite photo avec le nouvel arrivant, pour échanger un sourire avec le papa plus fier que jamais. Et moi dans tout ça ?! J'ai compris bien malgré moi, la réalité qui était celle de ma mère au quotidien. Je ne voulais rien voir, rien entendre et pourtant, je ressentais tout. Le doute ? Il est difficile de douter lorsque la violence frappe à votre porte… Mais la naissance de Dylan m'apporta tout ce dont j'avais manqué durant plusieurs mois, de l'espoir. L'éclaircie aussi douce soit-elle, prit fin trop rapidement. Des sourires et des ballons, il n'en restait que des photos, tout dans le paraître. Peut-être était-ce aussi pour mon père, une façon de se donner bonne conscience après les coups de ceinture, de pied, de main, de poing. Oui, je l'imagine bien prendre les cadres en main, se focaliser sur ce bonheur mis en scène et s'en satisfaire.

L'autre éclaircie qui illumina ma vie et me permit d'oublier les années de souffrance, trouva son origine, une fois encore dans une chambre d'hôpital. Et c'est à nouveau une naissance qui m'apporta de l'espoir, celle de mon fils Samuel, que je me plais à appeler à Bowie, son deuxième prénom. Oui, je suis fan de David Bowie, dois-je m'en justifier davantage ? Toujours est-il que la naissance de mon fils exorcisa la plupart de mes vieux démons. Le passé appartenait au passé et je devais dès lors réorienter tout mon univers autour de cette toute petite chose. Un doux sacrifice que j'accomplissais avec joie, loin de me douter qu'au loin, l'horizon était entaché par d'imposants nuages grisonnants venus mettre un terme à cette si belle éclaircie. La violence tapie dans l'ombre s'est parée de ses plus funestes atours, laissant le soin au cancer d'emporter ma mère en aussi peu de temps qu'il faut pour le nommer. Le bonheur demeurait encore en la personne de Bowie, mais lutter avec la souffrance et les vieux démons exhumaient par la force des choses, s'est avéré plus compliquée que je ne l'aurais imaginé. La bataille fut âpre, elle le demeure à nouveau. Et cette fois, c'est le passé qui est venu frapper à ma porte en la personne de mon père, bien décidé à renouer le contact. L'éclaircie semblait bien loin, trop pour que je pense un jour en revoir une. Sale période, je vous dirais. Adhérant à la doctrine du métro, boulot, dodo, l'amour entre moi et ma femme s'est effrité creusant chaque jour un peu plus cette odieuse faille devenu un canyon par la force des choses. Nous nous sommes aimés, mais pas assez pour sauver ce qu'il y avait à sauver. Par chance, nous avons su endiguer la gangrène de la haine juste à temps, épargnant ainsi à Bowie la vision douloureuse de deux parents qui se déchirent au point de se haïr comme les deux ennemis d'une guerre sans fin. L'amour n'étant plus qu'un triste souvenir entre nous, il nous a fallu accepter ce nouveau statut qui était nôtre. Un statut amical, cordial pour les apparences et pour préserver Bowie. Mais nous n'étions pas naïfs, nous étions redevenus des étrangers.

Tout s'est enchaîné tellement vite. La perte, le deuil, l'addiction de mon frère, le divorce, le retour de la figure paternelle dont la seule preuve à mes yeux, figuraient sur un bout de papier. Pour moi, cet homme n'avait plus aucun crédit, ni aucune existence. Je m'étais même convaincu de sa mort pour rendre l'absence plus crédible. Mais jamais à aucun moment, je n'ai cessé de le haïr. Mon frère, lui exempt du vrai visage de mon bourreau, ressentait un manque que je ne pouvais blâmer. Il ne le connaissait pas assez pour couper le lien « naturel » entre un père et son fils. Ce retour dans sa vie, fut donc sa propre éclaircie, mais une éclaircie rendue possible par l'état de faiblesse de Dylan. Accro à la drogue et à la bouteille, il était de nous deux celui que l'autre pouvait approcher avec le plus d'aisance. Et c'est évidemment ce qu'il a fait en parfait pervers narcissique qu'il est. Et moi dans tout ça ? J'ai joué les anges gardiens en faisant interner Dylan en cure de désintox. Mais c'est bel et bien un conard égoïste que je vois paraître lorsque je pose mon regard sur mon reflet dans le miroir. C'est à moi que j'ai pensé en rompant définitivement le contact avec le père d'une part et en me condamnant au silence radio du frère d'autre part. Oui, j'en conviens, je n'aurais pas dû me faire passer pour Dylan en rédigeant ce foutu mail d'insultes à l'autre. Oui, j'avoue, je n'aurais pas dû user de la force pour faire interner mon frère. Oui, je suis un connard, je sais ! À chaque jour suffi sa peine !

Parfois, la souffrance occupe une place tellement importante dans nos vies qu'on en oublie le bonheur. C'est tellement plus facile d'avoir mal, de ne pas affronter ses démons et de cesser de croire qu'un jour le bonheur faisait partie de nos vies. Et puis un jour l'on ressent quelque chose d'autre, ça nous paraît étrange de primes abords parce qu'on n'a pas ou plus l'habitude. Et à ce moment précis, l'on se rend compte que nous sommes heureux. Et nous y voilà ! Une nouvelle éclaircie, que dis-je, un phare dans le brouillard. Je l'ai ressenti tellement fort cette secousse. D'abord, la colère s'est emparée de moi en me rappelant à quelques vieux souvenirs que j'aurais préféré annihiler de ma mémoire. Rachel Parker, le sujet de tant de sentiments contradictoires. Je me suis longtemps convaincu de la détester, tout en espérant l'oublier. Pourquoi donc ? Parce qu'elle était bien plus qu'une éclaircie dans ma vie, elle était un rayon de lumière qui, si j'avais pris mon courage à deux mains, aurait chassé toutes les ténèbres. Mon amie, ma confidence, en un regard, elle m'avait pris au piège. L'amitié était notre statut, mais dans mon cœur l'amour avait commencé à creuser ses premières fondations. Oui, je l'ai aimé, doucement, secrètement, grandement, douloureusement, sans jamais le lui dire. Et nous nous sommes éloignés appelés par des vies et par des aspirations différentes.

Pour oublier la souffrance, j'ai donc fait appel à mon amie la violence. Ça a duré des années, jusqu'à cette rencontre, ces retrouvailles entachées par la colère, qui furent cependant si émouvantes lorsque la vérité se fit entendre. J'ai vidé mon sac, elle en a fait de même et presque aussitôt la malédiction s'est rompue. Nous nous sommes retrouvés comme les deux adolescents que nous n'étions plus, mais retrouvé quand même. Le reste nous importer, le temps n'avait plus d'emprise sur nous à l'inverse de nos rencontres. J'étais un salaud avant ça, le genre qui déploie des efforts considérables pour que peu voir personne ne s'attache à lui. Je ne voulais pas reproduire l'ancien schéma et subir à nouveau l'éloignement voir la perte d'un membre. Mais avec Rachel, c'est impossible d'être un connard et ce même en essayant. Je ne parviens à comprendre comment, mais elle fait ressortir le meilleur en moi et ça n'est pas désagréable. J'ai l'impression de me réveiller, d'être sorti d'une longue léthargie.  Je ne peux pas, je ne veux pas que cette éclaircie cesse, je veux la faire perdurer cette fois quitte à souffler sur les braises lorsque le feu sera éteint. Je veux me battre comme un forcené pour ne pas retomber dans mes travers. Je veux me battre pour elle, pour que ce si doux sourire perdure encore et encore. Pour que l'éclat sucré de ce regard couleur chocolat ne s'amenuise jamais. Je veux lui donner tout ce que cet homme dont elle ne parle que trop peu, mais qui l'enchaîne à elle, ne peut lui offrir. Le bonheur ! C'est tout ce qu'elle mérite. Je peux le faire, je le sais. Je dois le faire !

Le cœur haletant, Frank quitta sa chambre pas peu fier d'avoir berné l'infirmière. Il dévala donc l'escalier pour ne pas la croiser, elle qui venait de prendre l'ascenseur pour aller chercher quelques friandises. Le flic passa l'accueil sans encombre, par chance, il n'y avait plus personne à cette heure, ce qui rendait la fuite plus facile encore. Toujours le portable collé à l'oreille, il ne perdait rien de ce qui se passait entre Rachel et son mari. Une scène qui l'horrifia par la familiarité de son contexte. Tous les signes étaient réunis, des signes qui ne trompaient pas. La violence, pas encore physique écrasait Rachel qui arborait une fois tremblante inconnue aux oreilles de Frank. Bon sang qu'il se maudissait d'être là, le bras en écharde, alors qu'à plusieurs kilomètres la situation était tendue pour Rachel, trop pour être ignorée. Et si par chance, le mari n'avait pas encore levé la main, le flic ne pouvait se résoudre à rester là. Il devait fuir, enfiler son costume de sauveur et la défaire de son monstre. Il devait à nouveau se préparer à prendre les coups pour protéger une personne chère à son cœur, tel était la mission qu'il s'était fixée lorsque sa mère était enceinte de Dylan et telle était la mission qu'il se fixait à nouveau. Se jouant de la situation dont il était le maître indéniable, le mari se fit plus menaçant. Il était détenteur d'informations qui échappaient à Rachel et en de telles circonstances, la connaissance était une arme dont il pouvait aisément abuser.

« Arrête, tu me fais mal ! » Cette réplique de Rachel fut le premier indicateur et le moteur d'une colère prompte à atteindre son paroxysme sous peu chez l'ami Frank qui s'apprêtait de ce fait à franchir les portes avant d'être arrêté par le médecin en charge de son cas. L'homme, qui venait de terminer sa journée au vu de la tenue qu'il arborait à présent, fut surpris de croiser son patient ici, à cette heure. De ce fait, il osa lui demander ce qu'il faisait là. Frank qui déposa le combiné contre son torse pour que de l'autre côté du fil, Rachel soit épargnée par le bruit, serra la mâchoire avant de s'adresser froidement au praticien. « -Je n'ai pas le temps de vous expliquer… » Évidement l'homme qui n'avait pas accès aux informations nécessaires pour comprendre se braqua congédiant son patient à faire demi-tour, ce qui exacerba davantage la colère du flic « -NON ! » Se rendant compte, après coup, de l'excitation dont il faisait preuve, Frank se reprit et d'une voix plus calme lança : « -Doc, quelqu'un a besoin de moi. On parle de danger là. Vous devez me laisser partir, sinon quoi, avec tout le respect que je vous dois, que vous aurez de graves ennuis, si la situation venait à empirer. Le médecin jaugea son patient, de toute évidence l'homme était lucide et ne présentait aucun signe de démence, alors à quoi bon lutter ? « -Doc, s'il vous plaît ! » lança Turner visiblement désespéré d'être encore là. Clément et confiant, le médecin fit savoir à Frank qu'il devait signer une décharge avant de quitter l'hôpital. « -Je le fait d'accord, mais dépêchez-vous ! » Le praticien fit signe à son interlocuteur de le suivre jusqu'à l'accueil. Le flic en profita pour se tenir au courant de la situation non sans appréhension.

C'est son nom, de la bouche de l'ordure, que Frank entendit à présent. De toute évidence, l'homme d'affaires était bien renseigné, trop pour que le flic ne s'en inquiète pas. Le médecin lui tendit alors un crayon et le formulaire à remplir. Reposant son portable contre son torse, l'inspecteur Turner se prêta au jeu de l'autographe malgré la difficulté. Passé l'épreuve et évitant de peu l'infirmière nympho, l'Américain franchit enfin les portes de l'hôpital. Il se précipita aussitôt sur la route se fichant bien volontiers du danger. Il arrêta de ce fait, le premier taxi qui se présenta à lui et pour donner plus de crédit à l'urgence de sa demande, il dégaina sa plaque. « -Inspecteur Turner ! Je réquisitionne votre véhicule en urgence. Amenez-moi dans le quartier de Kensington. Aller appuyez sur le champignon !!! » Il reporta son oreille contre son portable tandis que le taxi redémarré. Rachel quant à elle, venait de faire savoir à son cher et « tendre » mari qu'elle était fatiguée de sa journée et de lui. Frank serra aussitôt la mâchoire, en fin connaisseur qu'il était, il savait mieux que quiconque que ce n'était pas l'attitude à adopter face à un être tel que Maxwell Davis qui n'avait de cesse de rappeler un certain Victor Turner à notre Américain, qui la boule au ventre priait une quelconque divinité pour que Rachel soit épargnée…
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# Re: Un retour inattendu [Maxwell, Rachel & Frank]
message posté Dim 23 Juil - 22:02 par Maxwell Davis


Rachel, Franck & le majestueux Maxwell
UN RETOUR INATTENDU


Ma femme me prenait pour un imbécile et ça me mettait dans un rare folle, je voulais lui montrer cette monumentale erreur. De quel droit elle osait me faire passer pour le méchant de l’histoire, pour celui qui ne comprend pas, celui toujours sur son dos à la surveiller. Et bien il s’avère que j’avais tout à fait raison, dès que je la laissais deux minutes par elle-même elle osait me tourner en ridicule en fleurtant avec son policier ! Et le pire dans tout cela était, que même lorsque je lui en avait laissé l’occasion, dans ma grande miséricorde, elle l’avait ignoré, faisant fit de ses propres agissements. Si elle n’avait rien à cacher elle m’aurait dit qu’elle avait revu ce cher bon Franck Turner, son vieil ami et ex-copain, mais non, en préférant passer cela sous silence, elle avait choisi le mauvais chemin.

La question était...à quel point serait mauvais pour elle ? Moi seul pouvait le décider.

Elle faisait semblant de ne pas comprendre, quelle terrible menteuse elle faisait ! Elle aurait quand même pu y mettre un peu plus de coeur...j’avais l’impression d’être le méchant dans Antigone, car oui, ça avait tous les airs d’une tragédie, une héroïne qui se bat contre le destin, mais qui fini par mourir et souvent de façon assez théâtrale. Elle criait, se débattant contre le destin, contre moi, me demandant vainement d’arrêter, mais arrêter quoi ? De me comporter comme son mari ? Comme celui qu’elle avait osé insulté en lui mentant et en voyant quelqu’un d’autre ? Bon peut-être que j’agissais et réagissais de façon excessive, mais l’alcool aidant je me sentais pousser des ailes. Et puis, je suis moi, cela explique de nombreuses choses que je fais et/ou ne fais pas.

Je l’écoute, oh ma chère Rachel, me regardant comme si j’étais son pire cauchemar, le pire monstre qu’elle n’est jamais connu. Assise dans le canapé, osant s’indigner de mes méthodes, mais je lui lance un regard lourd de sens, non, elle n’arriverait pas à me m’imputer la faute qui était sienne. Avoir un mari qui « commet » des erreurs ne lui donne pas le droit de faire de même, bien au contraire. Elle voulait me prouver quelle horrible personne j’étais ? Eh bien il faudrait d’abord qu’elle soit totalement irréprochable elle-même !

Je bus une gorgée de mon délicieux nectar lorsqu’elle décida de retenter sa chance en me fuyant. Me demandant si j’étais satisfait et si elle pouvait espérer la paix...la paix… je ricanais un peu…  « La paix dis-tu ? J’étais venu en paix, c’est toi qui a déclenché la guerre… alors vois-tu... », dis-je en me déplaçant sur le côté essayant de lui bloquer tout espoir de retraite… « Tu as beau être fatiguée et las de mes ‘’petits jeux’’ mais moi je n’en ai pas fini avec toi. »

L’empoignant de nouveau par le bras, je la tenais fort, peut-être trop ? Je n’étais pas sûr de moi sur ce coup mais je tiens bon, elle n’allait pas s’en sortir comme cela.

« Je suis ton mari au cas où tu l’aurais oublié. Tu es ma femme et je compte bien te le rappeler... », ajoutais-je avant de l’emmener là où elle désirait, malheureusement elle aurait voulu y être seule… J’entrais alors dans notre chambre, fermant à clef la porte derrière moi, jetant la clef quelque part dans la chambre, je m’encombrerai des détails plus tard. Pouvais-je la forcer à m’aimer encore non ? A me respecter...peut-être… J’étais fin prêt à mettre ma menace à exécution. « Ce soir il est hors de question que je te laisse tranquille, ce soir je ne suis pas si clément Rachel, alors tu as le choix, soit on se conduit comme des adultes libres et consentants, soit...tu choisis la manière forte… Les deux me conviennent...Choisis...mais choisis vite, je commence sérieusement à m’impatienter et ce n’est jamais bon tu le sais bien... ».

Mon regard plongé dans le sien, j’attendais sa réponse, quoi qu’il arrive, j’allais avoir des rapports avec ma femme, que ça lui plaise ou non. Je n’ai plus de temps pour ses sottises.

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# Re: Un retour inattendu [Maxwell, Rachel & Frank]
message posté Hier à 22:00 par Rachel-Mary Parker-Davis

Un retour inattendu…
La fête est finie





Maxwell devait être un excellent comédien, digne de se voir décerner la palme d’or, parce que pour s’être conduit en parfait mari pendant trois ans, laissant Rachel croire au bonheur de l’idylle parfaite et du conte de fées, et s’y tenir parfaitement, il fallait être sacrément doué. Ou alors, c’était elle qui avait été aveugle au point de se faire berner pendant plusieurs années. Toujours était-il que le Maxwell Davis prévenant dont le sourire faisait fondre la chirurgienne était devenu le Maxwell flippant dont le sourire la faisait flipper. Ce sourire signifiait en général qu’il avait une idée derrière la tête. Le calme apparent dont il faisait montre ne disait rien qui vaille, et la pédiatre était sur la réserve jusqu’au moment où il parla de Frank. Elle essaya de lui expliquer qu’il n’avait pas de raison de s’énerver, parce que malgré le calme olympien, elle savait qu’il bouillonnait de jalousie à présent. Qu’est-ce qu’il pouvait l’énerver quand il faisait ça. Le voir boire encore signifiait qu’il finirait tôt ou tard par s’énerver vraiment, à quitter cet air de force tranquille qu’il se donner pour montrer sa véritable nature. L’américaine se sentait totalement démunie. Elle essaya de lui faire comprendre qu’elle en avait par-dessus la tête de son attitude, mais il semblait toujours être le pauvre petit innocent incompris, celui qui ne comprenait pas le comportement de son épouse qui ne demandait qu’à être loin de lui. Il avait brisé depuis longtemps la confiance pourtant aveugle qu’elle avait en lui. Leur relation avait changé du tout au tout en seulement quelques jours, et le comportement de Maxwell était devenu de moins en moins supportable pour Rachel.

L’entendre dire de sa voix doucereuse après un petit ricanement qu’il était venu en paix, lui, et que soi-disant c’était elle qui avait déclenché les hostilités –elle se demandait bien comment- la fit écarquiller les yeux. Etait-il tombé sur la tête ? Il avait sûrement manigancé son coup depuis le début, rentrer trois jours plus tôt que prévu, l’attendre sans rien dire, la faire suivre ou surveiller… tout ça pour lui reprocher encore quelque chose qu’elle n’avait pas fait. Espérant vainement qu’il lui laisserait au moins une journée de répit, fondant ses espoirs sur la fatigue d’un long voyage et le décalage horaire, elle découvrit avec stupeur que l’enfoiré était assez en forme pour continuer à lui en faire baver. Toujours abasourdie par les propos digne d’un psychopathe qu’il tenait, la pédiatre n’eut même pas le réflexe de reculer lorsqu’il lui empoigna le bras pour l’entraîner plus loin dans l’appartement, au bout d’un corridor décoré de cadres, pour aller vers leur chambre. La pression de sa main sur son biceps lui fit mal et elle grimaça, ne parvenant que très mal à se débattre pour essayer de s’en dégager. Elle sentit l’étreinte se défaire de son bras et se retourna vivement, découvrant avec stupeur que Maxwell fermait la porte à clé, balançant cette dernière de manière aléatoire. Un détail que l’américaine tenta de mémoriser. Elle ne comptait pas rester dans cette chambre avec lui. Avec un peu de chance, tout l’alcool qu’il avait bu finirait par l’endormir et…

-Pardon ?! Tu perds la tête, je ne veux pas que tu me touches espèce de malade, plus jamais ! Tu me répugnes ! Je suis sure que tu as pris du bon temps chez les asiatiques, ça ne t’a pas suffi ? Tu ne peux pas juste me foutre la paix ?!

Son cœur battait à cent à l’heure. Ce type était fou, mais pas le genre de folie qu’on pouvait soigner puisque ce n’était certainement une pathologie médicalement décelable. Juste un sadique qui se plaisait à la tourmenter. Jamais, lors de leur rencontre à une soirée de charité, elle n’aurait pu imaginer qu’un jour il lui ferait aussi peur. Elle recula, cherchant de part et d’autre un moyen de fuir, mais comment faire ? Les fenêtres avaient des barreaux, et il avait fermé la porte à clé. Elle était prise au piège, tout simplement. Rachel leva les yeux vers Maxwell, son regard ne laissait pas de place au doute. La chirurgienne sentit chacun de ses muscles se raidir et les larmes lui monter aux yeux tandis qu’il s’approchait d’elle.

-Je t’en supplie Maxwell… ne fais plus ça…

Sa voix était complètement brisée à présent tant sa gorge était serrée par l'angoisse.



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Un retour inattendu [Maxwell, Rachel & Frank]
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