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And I miss you when you're not around, in the city of blinding lights ◇ SAMUEL ♥︎

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MEMBRE

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() message posté Lun 10 Juil 2017 - 19:48 par Callie M. Dos Santos
 And I miss you when you're not around, in the city of blinding lights
Samuel & Callie
Le regard perdu vers la fenêtre, Callie était perdue dans ses pensées. Le bruit de la pluie tombant sur la véranda dans laquelle elle se trouvait pour lire, avait un côté apaisant, relaxant même. Si cette brune au sang chaud et à l’accent chantant préférait de loin la chaleur du soleil avec lequel elle avait grandi durant plus d’une dizaine d’années, aujourd’hui elle se rendait compte que les gouttes d’eau résonnant sur le toit, sur les vitres, meublaient le silence qu’il y avait dans sa maison. Ce matin, l’espagnole avait reconduit sa mère à l’aéroport. Cette femme pour qui elle éprouvait beaucoup de respect était là depuis deux bonnes semaines, depuis l’accident de Lilly., Callie avait tout fait pour lui ôter toute envie de venir jusque Londres. Mais autant prêcher dans le désert, elle s’était retrouvée sur le sol anglais quelques heures plus tard. Malgré tout, sa présence avait été apaisante pour Callie. Pourtant indépendante depuis sa majorité, la présence de sa mère avait été un souffle sur son quotidien, mais aussi une aide capitale : la cuisine, le repassage, le ménage. A chaque fois que l’espagnole passait le seuil de sa maison, elle retrouvait une maison impeccablement rangée alors qu’elle, elle trouvait à peine le temps de le faire. Un constat que Callie n’avait pas pris à la légère et auquel elle devait remédier.

Depuis l’accident de Lilly, la vie de Callie avait pris un tout autre tournant. Elle savait ô combien sa fille éprouvait une profonde amertume pour Macsen, mais n’avait jamais vraiment compris le je-m’en-foutisme caché de ce dernier pour autre chose que son travail. En y repensant, dès qu’elle avait mis les pieds dans cette entreprise autrefois, cet homme avait toujours fait en sorte qu’ils se retrouvent dans le même service, sur le même projet et si sur les papiers, sur les résultats ils formaient une bonne équipe, Callie avait une autre idée de la vie. Elle avait longtemps reproché son absence à Samuel. Elle avait même emmené leur fille et quitté le pays pour ce manque d’intérêt, il n’était donc pas question qu’elle devienne pire que lui en pensant au travail lorsque sa fille se trouvait sur un lit d’hôpital. Non, dès qu’elle avait eu le coup de fil de Samuel, Callie avait fait passé son travail au second plan, voir même à la troisième place. Elle s’en fichait pas mal de savoir quel PDG de quelle entreprise voulait la rencontrer pour un partenariat digne de ce nom, tout comme elle se fichait pas mal de savoir qu’avec une réunion comme celle que Macsen avait prévu sans la consulter, ils auraient pu signer un contrat leur rapportant gros. Callie avait trouvé particulièrement irrespectueux sa façon d’arriver avec tous ses dossiers dans la chambre de sa fille, ne s’inquiétant même pas de son sort et pour ça, l’espagnol avait beaucoup de mal à faire preuve de self control. Aujourd’hui, elle avait décidé de mener sa propre barque dans laquelle il n’y avait aucune place pour cet homme et si lui avait exigé qu’elle revende ses parts de l’entreprise qu’ils avaient à deux, Callie ne s’était pas faite priée. Désormais, l’espagnol n’avait plus qu’un statut d’agent freelance et si elle comptait bien faire évoluer ce statut d’indépendante, en attendant elle se rendait compte ô combien elle était libre. Elle n’était pas encore habituée à ce ressenti, mais avait rapidement compris qu’elle pourrait passer plus de temps avec Lilly, plus de temps pour voyager, mais aussi pour découvrir Londres, chose qu’elle n’avait pas encore fait depuis son arrivée. Oui, du temps, elle en avait désormais et ça, ça n’avait pas de prix.

Callie posa son regard sur l’horloge murale. Il devait être pas loin de 20 heures lorsqu’elle posa enfin son roman pour enfiler sa veste et affronter la pluie battante à l’extérieur. Depuis un peu moins de vingt-quatre heures, Callie pouvait profiter de ce nouveau mode de vie à laquelle elle se sentait encore étrangère. C’est ce qui la poussa sans doute à se rendre jusque chez Samuel dans l’intention de rendre visite à sa princesse. Ordinairement, elle aurait pris son véhicule « pour gagner du temps » ; aujourd’hui, malgré le temps pourri, elle voulait découvrir les rues de Londres non sans remercier ce parisien d’avoir inventé le parapluie. Elle s’arrêta devant le disquaire encore ouvert dans lequel Lilly passait des heures à chaque fois qu’elle passait devant et jeta un oeil aux étalages sur lesquels étaient installés les CD’s. Elle acheta le dernier opus du groupe Coldplay en sachant pertinemment que sa brunette en appréciait la musique et continua son petit bonhomme de chemin jusqu’au loft de son ex-compagnon. Elle sonna et referma son parapluie en attendant qu’on vienne lui ouvrir « - Salut… Je dérange pas ? Je venais voir comment allait Lilly. Je reste pas longtemps, promis » et pourtant, elle n’avait plus l’excuse du trop-plein de travail qui l’attendait, désormais.


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() message posté Lun 24 Juil 2017 - 19:11 par Samuel A. Adams
Il avait passé trop de temps à ruminer dans son coin, trop d'heures au chevet de sa fille accidentée... Il tournait en rond comme un lion en cage. Lilly était rentré à la maison et c'était plus enviable que sa chambre d'hôpital. D'ordinaire, elle aurait dû rester encore pas mal de temps la-bas mais avec son père chef de chirurgie, Samuel avait décrété qu'elle serait aussi bien traité chez eux que sur place. Il avait aménagé sa chambre de façon à ce qu'elle puisse être le plus à l'aise possible. Il était constamment sur son dos à veiller à ce qu'elle prenne son traitement, à ce qu'elle fasse attention. Lilly lui aurait sûrement hurlé dessus si elle n'était pas aussi dépendante de lui pour son quotidien. Chaque jour, il observait son visage se remettre de ses contusions avec rage et amertume. Jusque là, il s'était contenu, même quand sa fille lui avait dit que Pierre et elle avaient rompu. Ce n'est pas qu'il était désolé pour ça, non, il était plutôt soulagé en fait, seulement il ne pouvait s’empêcher de penser qu'il l'avait quitté au mauvais moment. Ce type ne méritait absolument pas sa fille et ça, il pouvait se vanter de l'avoir dit bien assez tôt. Et quand il songeait à Pierre, il pensait à cet abrutis, à ce Julian qui avait bien failli tuer sa fille. Jusque là, il s'était retenu de le retrouver. Il avait bien eu confirmation que Julian avait survécu à l'accident et on ne pouvait pas dire que cela l'avait ravi. En tant que médecin, il ne pouvait songer à pareille horreur, mais en tant que père, il avait rêvé de sa douce agonie. Il ne lui avait fallu que quelques clics pour apprendre que le dit Julian était passé par le service des urgences pour un poignet fêlé. Un simple putain de poignet fêlé ! Et si jamais un doute persistait, il avait reconnu aussitôt sa tête de petite fouine sur ses papiers d'identité.

Tandis qu'il remontait sa rue, Samuel ne songeait plus à rien. Il avait laissé Lilly chez lui au bon soin de ses sœurs. Bien qu'Amanda et Charlotte aient peu vu grandir leur nièce, elles n'en restaient pas moins des tantes aimantes. Amanda, comme à son habitude, avait apporté avec elle un flot de pâtisseries et tupperwares pour le repas du soir. Une fois garée devant la maison, il rangea tranquillement son casque de moto dans le top-case puis frappa à la porte. Le visage de Julian se découvrit derrière la porte et n'eut malheureusement pas le temps de la refermer à temps. Samuel se rua à l'intérieur, le poussant sans ménagement contre le mur le plus proche. « Tu te souviens de moi à ce que je vois, c'est bien, ça m'éviteras de faire les présentations. Et tu te souviens de ma fille Lilly ? Tu sais, celle que t'as envoyé dans le décors ! ». Il s'était contenu pendant trop longtemps et il le sentit au moment où son poing vint s'aplatir sur le visage de Julian. Il était conscient de lui offrir aucune chance, mais en avait-il laissé à Lilly cette nuit-là ? Julian tenta de se défendre mais Samuel était trop rapide, trop coriace pour lui et il reçu plusieurs coups au visage, jusqu'au moment où le Adams recula, observant comme derrière un miroir, son acte. Ses mains avaient cessé de trembler et il fixait le visage déformé du gars qui avait bien failli lui enlever sa fille. Il se baissa à son niveau, vérifia qu'il respirait toujours et murmura : « Dit toi que je t'ai fais une fleur, je t'ai pas cassé les deux jambes. Si jamais l'envie te viens de porter plainte, oublie pas les grammes que t'avaient dans le sang cette nuit là petit con ! ».

Une fois au volant de sa moto, Samuel se rendit compte que ses mains avaient gonflé. L'adrénaline redescendu, il fut forcé de constater que la douleur était plutôt vivace. Si autrefois il pouvait refouler cette douleur, aujourd'hui, ses mains étaient ses outils de travail et sans elles, il serait dans l'obligation d'arrêter d'opérer. Il se pointa à l'hôpital où personne ne l'attendait et s'installa dans une salle de consultation vide afin de se faire une piqûre d’anti-inflammatoire directement dans les mains. Une infirmière rentra à cet instant et ne manqua pas de disparaître aussitôt. De toute façon, il ne pourrait pas cacher cela très longtemps. Il fini par rentrer chez lui, prenant bien soin de ne pas croiser ses sœurs qui avaient quitté les lieux peu de temps plus tôt. Il n'était pas d'humeur à essuyer le regard outré de Panda ou le rictus de Chuck. Il passa un regard dans la chambre de Lilly où il vit la jeune adulte affalée dans ses couvertures devant un film. Tant mieux. Il ouvrit son frigo et en sortit un bac de glaçon ainsi qu'une bière et déposa le tout sur son comptoir. Il allait plonger ses mains dans une bassine quand il entendit sonner. Samuel regarda sa montre, comme pour se prouver qu'il n'attendait personne à cette heure. Il se traîna jusqu'à l'entrée où il tomba face à face avec Callie. « Salut… Je dérange pas ? Je venais voir comment allait Lilly. Je reste pas longtemps, promis » Malgré lui, un franc sourire se dessina sur son visage. Callie ne le dérangeait jamais vraiment. Depuis l'accident de leur fille, l'ancien couple semblait avoir retrouvé un semblant d'harmonie. « Pas du tout, entre », dit-il en s’effaçant pour la laisser entrer. Il aurait probablement dû prétexter un mal de tête afin de la mettre dehors gentiment, mais il n'avait aucune envie de mettre en péril leur relation déjà bien fragile avec un mensonge. « Lilly est couché devant un film. Fais comme chez toi. Tu veux boire ou manger un truc ? ». Il n'aurait pas dû prolonger non plus cet instant en espérant qu'elle se joindrait à lui et pourtant...
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() message posté Ven 28 Juil 2017 - 16:21 par Callie M. Dos Santos
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Samuel & Callie
Callie évitait de trop penser à cet accident. Si sa fille était désormais sortie d’affaire, c’était à ses yeux une preuve qu’il ne fallait qu’en garder qu’un souvenir. Un mauvais souvenir. Elle n’avait pas envie de savoir le pourquoi du comment, ni tirer aucune conclusion. La situation était déjà bien assez compliquée comme ça. La seule chose qu’il fallait faire selon elle, c’était apprendre de ses erreurs. Des erreurs probablement qu’ils en avaient tous un peu à leur actif : Lilly devait murir un peu, devait être plus vigilante et éviter de prendre des risques inutiles. Ce petit côté téméraire, elle ne le tenait pas de l’espagnole qui voulait toujours le contrôle sur ses moindre faits et gestes, qui essayait de réfléchir avant d’agir et qui ne prenait des risques uniquement quand elle était certaine de ne pas se retrouver dans une situation catastrophique, au cas où rien ne fonctionnerait comme elle le souhaiterait. Samuel quant à lui était ce genre d’adolescent à l’âge de sa fille. Ce goût du risque, cette envie de repousser des limites, elle le tenait bien de son père. Samuel semblait vouloir passer plus de temps avec elle et moins avec son travail quant à Callie, elle avait bien du mal à changer son fusil d’épaule avec Lilly. Elle n’avait même pas la moindre idée de comment agir, comment faire pour apaiser les tensions, pour lire sur le visage de sa princesse de la joie, du bonheur, de l’épanouissement tout simplement. Elle savait sa fille dans une mauvaise passe depuis sa rupture avec Pierre, mais l’espagnole était d’avis que Lilly allait avancer, qu’elle finirait par s’y faire et qu’elle rencontrerait d’autres gens, d’autres personnes, mais aussi d’autres garçons. Il fallait laisser le temps au temps et même si sa fille n’était pas la personne la plus patiente qu’il soit, elle n’avait tout de façon pas le choix.

Depuis que Lilly vivait chez Samuel, l’espagnole essayait de trouver un équilibre entre sa propre vie et sa fille. Pendant près de dix-neuf ans, elle avait toujours fait passer sa fille avant elle, elle n’avait pensé qu’à cette petite tête brune qui lui demandait parfois de l’énergie à revendre. Déjà petite, Lilly était une petite fille pleine de vie qui ne s’arrêtait jamais. Elle avait toujours ce besoin constant d’avoir quelqu’un autour d’elle pour jouer, et dans la famille de Callie, tout le monde y était passé : les grands-parents de Callie, les grands-parents de Lilly, mais aussi ses tantes et puis quand l’espagnole retrouvait son trésor le plus précieux après ses cours ou son travail, c’était elle que Lilly réquisitionnait jusqu’à ce qu’il soit l’heure pour elle de dormir. Aujourd’hui, Callie retrouvait de temps en temps ces traits dans le caractère de sa fille, mais les tensions entre elles faisaient que Lilly ne montrait plus que de l’impulsivité, de la rancœur et de la rébellion. Heureusement, ou malheureusement, Callie n’en faisait plus les frais toutes seules puisque désormais elle semblait prendre plaisir à se déchainer sur son père. Depuis son accident, c’est une jeune adulte plutôt calme et peu loquace devant laquelle ils faisaient face et si autrefois Callie l’avait longtemps désiré, aujourd’hui elle ne pouvait s’empêcher de s’en inquiéter. Ses proches ne cessaient de lui dire que ça passerait, qu’elle retrouverait sa joie de vivre, mais qu’il fallait lui laisser du temps. Au fond, c’est ce que l’espagnole se disait et répétait à sa fille quand cette dernière acceptait de discuter.

Face à la porte de Samuel, Callie baissa les yeux sur le CD qu’elle avait dans les mains alors qu’elle venait tout juste de presser son doigt sur la sonnette. En réalité, elle ne savait même pas si elle y trouverait quelqu’un, elle n’avait pas pensé à prévenir. La logique voudrait que Lilly soit au moins là, puisqu’elle n’était pas encore apte à gambader dans Londres dans l’état dans lequel elle se trouvait. Malgré tout, elle s’attendait peut-être surement à tomber sur une des sœurs de son ex-compagnon. L’entente avec les deux sœurs étaient relativement tendue, ou du moins bien plus avec Charlotte qu’avec Amanda. Si auparavant Callie s’entendait bien avec les deux sœurs Adams, l’espagnole savait que la façon dont elle avait agi dans le passé, notamment en emportant Lilly avec elle, ne leur avait pas plu. Malgré tout, Callie était assez mature pour ne pas partir dans des discussions houleuses et mettre tout ça de côté. Elle n’éprouvait pas de rancœur quelconque envers son ex belle-famille, mais le malaise pouvait toujours être à son comble. Cependant, Lilly restait sa fille avant tout et il était hors de question que Callie ne se prive de la voir pour des histoires qui ne concernaient pas Lilly directement.

Elle releva les yeux lorsque la porte s’ouvrit sur Samuel et rendit un sourire amical à ce dernier alors qu’il s’écarta pour la laisser entrer. La première pensée de Callie fut pour sa fille, mais le père de sa fille lui annonça que Lilly semblait déjà dans les bras de Morphée. Malgré tout, on pouvait lire de la déception sur le visage de l’espagnole « - Si t’as un soda ou quelque chose comme ça. Sinon de l’eau c’est très bien, ne t’en fais pas » Vu l’heure, Callie n’avait pas envie de s’attarder trop longtemps pour ne pas déranger « - J’aurais dû passer plus tôt, mais je suis encore un peu perdue dans ma nouvelle vie sabbatique » En effet, finit les journées ressemblant de près ou de loin à ce célèbre boulot-métro-dodo. Désormais elle avait rendu ses parts à son associé qui était aussi son compagnon. L’un n’allant pas sans l’autre, visiblement, Callie avait préféré récupérer sa liberté plutôt que d’espérer quoi que ce soit de sérieux avec une personne aussi cupide et égocentrique que Macsen. Toujours le cd en main, elle le tendit à Samuel « - C’est pour Lilly. Ca fait un moment qu’elle me parle de cet album de Colplay » Un groupe que Callie connaissait, mais n’écoutait pas forcément. Elle adressa un sourire à son ex-compagnon quand son regard fut attiré par l’état de ses mains. Elle prit délicatement la main de Samuel dans la sienne pour mieux voir ; contrairement à lui elle n’était pas médecin et pourtant elle avait bien une idée du genre de blessures que c’était « - Qu’est-ce que t’as fait ? »




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() message posté Jeu 17 Aoû 2017 - 14:34 par Samuel A. Adams
C'était étrange comme sensation. Pendant des années, il avait évacué colère et frustration sur un ring de boxe, encadré par des professionnels. Il avait toujours trouvé cela incroyable qu'on puisse féliciter et encourager les gens à se battre en toute légalité. A l'époque, cela lui avait semblé un échappatoire acceptable. Puis il avait délaissé des gants de boxe contre des gants en latex. Il avait arrêté de frapper des têtes pour préférer les réparer. La vie avait eut un drôle de sens de l'humour. Tout cela pour dire qu'il s'était calmé depuis très longtemps maintenant. Il avait eut Lilly, il était devenu plus stable. Et paradoxalement, c'était pour elle aujourd'hui qu'il était redevenu cet homme. La main dans la glace, il n'arrivait pas à savoir si cela était une bonne chose. Il n'avait pas agit à l’instinct, il avait prémédité tout cela. Il avait planifié son acte et c'était sans doute ce qu'il y avait de plus effrayant là dedans. Autrefois, il pouvait agir sur un coup de tête, pour un coup de sang, mais là il l'avait rêvé, il l'avait attendu cet instant. Et maintenant qu'il était rentré dans le confort de son loft londonnien, il avait l’impression que la redescente serait dure. Parce qu'il n'avait plus 17 ans, parce qu'il n'était plus seul dans sa vie. Dans la chambre à côté se reposait sa fille, son unique enfant et bien qu'elle pouvait dire le contraire, il savait qu'elle avait encore besoin de lui. On avait toujours besoin d'un père, d'une personne sur qui compter malgré toutes les épreuves. Bien sur, Lilly avait sa mère pour ça mais Samuel espérait bien y avoir sa place aussi. Il avait perdu beaucoup de temps mais il souhaitait réellement inverser la tendance aujourd'hui. Bon, il n'était pas sûr que mettre son poing dans la gueule de Julian allait vraiment l'y aider, mais au moins, il était soulagé à présent. Au moins, ce mec y penserait à deux fois avant de faire monter des gens dans sa voiture. Du moins l'esperait-il. En tout cas, il n'avait aucune envie de recroiser sa tronche au sein de son hôpital.

La sonnette vint le sortir de sa rêverie. Il ne s'attendait pas à la venue de Callie. Néanmoins, il la laissa entrer. Pendant des années, ils avaient été séparé par des milliers de kilomètres et aujourd'hui, ils vivaient à quelques pâtés de maison. Ils avaient apprit à se voir autrement que comme des étrangers. Leurs conversations téléphonique longue distance avaient été remplacé par de vraies rencontres. Samuel l'informa que Lilly était sans doute endormie et il vu sa peine. « Tu peux quand même aller l'embrasser tu sais ». Il devinait que ce n'était pas facile pour l'espagnole d'être séparée de sa fille. Pendant longtemps, c'était elle qui avait pansé ses blessures, séché ses larmes, et aujourd'hui ils avaient fait le choix de laisser Lilly chez son père. Elle avait beau avoir 20 ans, elle n'en n'était pas moins une petite fille ayant besoin de l'attention de sa mère. « Si t’as un soda ou quelque chose comme ça. Sinon de l’eau c’est très bien, ne t’en fais pas ». Samuel se dirigea vers le frigo. Lui était plutôt d'humeur à boire de l'alcool, aussi il décapsula sa bière et sortit une canette de soda pour Callie. « J’aurais dû passer plus tôt, mais je suis encore un peu perdue dans ma nouvelle vie sabbatique » Samuel esquissa un sourire. Il ne pouvait pas vraiment en dire autant. Il avait toujours travaillé comme un dingue et il n'était pas sûr de pouvoir un jour se retrouver sans activité professionnelle. Néanmoins, il laissait Callie à ses choix et estimait qu'il n'avait pas son mot à dire là dedans. Et puis il devait bien reconnaître qu'il était plutôt content qu'elle est mit Macsen de côté, même si cela était plutôt officieux. Samuel poussa la canette et un verre en direction de la belle. « C’est pour Lilly. Ca fait un moment qu’elle me parle de cet album de Colplay ». Samuel attrapa l'album et y jeta un coup d'oeil. Il était plutôt heureux des goûts musicaux de sa fille, au moins, elle lui épargnait les rappeurs vulgaires. « Tu devrais lui donner toi même. Tu veux venir manger à la maison demain midi ? ». Il n'avait pas vraiment réfléchit. Samuel était un instinctif et cela se confirmait. En même temps, elle venait de dire qu'elle avait du temps libre et il serait heureux de l'avoir à dîner. Il ignorait dans quel état d'esprit elle se trouvait, cependant. Peut-être trouverait-elle cela étrange de manger avec son ex-compagnon, mais Lilly serait ravie de voir sa mère. Enfin, à ce qu'il pensait lui...

Mais l'attention de Callie fut porté sur autre chose que son regard suppliant. « Qu’est-ce que t’as fait ? » Il suivit son regard pour le poser sur ses mains, plutôt moches, fallait bien le reconnaître. Il haussa les épaules, faussement coupable. « Rien. Un petit accrochage.», mentit-il avec aplomb. Il ne pouvait pas lui dire la vérité sans qu'elle le prenne pour un taré fini. Leur relation allait en s’arrangeant et il n'avait pas envie que tout foire à cause de ça. « Alors pour demain midi ? », insista-t-il en buvant une gorgée de sa bière.
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() message posté Sam 26 Aoû 2017 - 0:03 par Callie M. Dos Santos
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Callie ne pensait pas se retrouver un tête-à-tête avec Samuel. Certes, Lilly était bien là, mais enfuie dans les bras de Morphée. Le malaise se lisait sur le visage de l’espagnole, elle aurait dû venir plus tôt et elle se l’était répétée, hésitant même à repousser sa visite au lendemain. Sans doute aurait-elle dû, comme quoi la première idée était souvent la bonne. Dans le loft de son ancien compagnon, Callie posait maladroitement ses yeux sur un peu tout et n’importe quoi. Ne tirant aucune conclusion, ni préjugé, elle retrouvait parfois les goûts du médecin avec qui elle avait partagé un « chez eux cosy » il y a plusieurs années. Enfin, lorsque la voix de Samuel s’éleva à nouveau alors que Callie se maudissait d’avoir trainé avant de venir, elle glissa un regard sur ce dernier. Certes, elle pouvait se rendre au chevet de leur fille, glisser ses doigts dans la longue chevelure de sa princesse et contempler son visage si serein alors qu’elle semblait plongée dans un sommeil pour le moins profond ; Mais Callie ne voulut prendre le risque de l’éveiller. Elle se contenta de s’approcher de l’entrée de la chambre, s’appuyant contre le chambranle et veilla sur le corps endormi de sa fille. Callie avait eu cette vilaine habitude de garder un œil sur Lilly depuis sa naissance alors qu’elle dormait profondément. L’idée que son bébé de quelques heures à l’époque oublie de respirer l’angoissait les premières semaines. Il n’était pas rare pour l’espagnole de se lever la nuit et rejoindre le berceau de sa princesse s’assurant qu’elle dormait toujours paisiblement, pour finalement rejoindre son lit en se glissant délicatement dans les bras de son bien aimé. Aujourd’hui encore Callie nourrissait cette habitude alors que Lilly avait vingt ans. Les bras croisés contre elle, elle finit par revenir dans la pièce principale « - j’ai trop peur de la réveiller. » D’un autre côté, Callie savait que leur fille était une véritable marmotte et que même l’alarme de chez ses parents en Espagne n’avait pas réussi à l’éveiller alors que le reste de la maison peinait à retrouver le sommeil. Et lorsqu’elle n’avait que quelques mois dans leur petit appartement en Australie, ils pouvaient faire le ménage dans la pièce où se trouvait Lilly, ça ne l’empêchait pas non plus de s’endormir paisiblement. Malgré tout, l’espagnole préféra ne pas prendre de risque en se consolant avec l’idée qu’elle la verra une prochaine fois et ce, bien éveillée. Qu’elle lui racontera encore des histoires qui la ferait grincer les dents, ou bien qu’elles en viendraient encore à se disputer pour X ou Y raison.

Lorsque Samuel lui donna un verre, et la cannette de Soda qu’elle avait demandée, Callie le remercia. En échange elle lui avait glissé l’album de musique sans s’attendre à l’invitation de l’homme qui se trouva en face d’elle. Ses yeux clignotèrent avec une frénésie renouvelée, alors que l’étonnement se dessina sur son visage. Certes, leurs rapports semblaient s’améliorer avec le temps. Ces moments où ils se criaient dessus à travers le téléphone étaient révolus, et pourtant l’espagnole ne s’attendait pas à ce qu’il lui propose un plan comme celui-là. Certes, cette fois elle avait du temps, du vrai temps et sans doute devait-elle en profiter. Pourtant elle ne semblait pas vraiment savoir comment prendre l’invitation, ou bien simplement si elle avait bien entendu. Ses pensées la poussèrent à poser ses yeux sur Samuel, ou plutôt sur les mains de Samuel. L’invitation de son ex-compagnon lui sorti de la tête alors que des blessures voyantes amochaient les mains du médecin. Elle leva les yeux vers lui, avant de les baisser à nouveau sur les mains abimées en écoutant d’une oreille distraite l’explication très évasive de son ex compagnon. Elle tendit la paume de sa main vers Samuel, l’invitant à lui donner la sienne afin que sa curiosité fut satisfaite en voyant les blessures de plus près « - Ce que t’as accroché s’est jeté sur tes doigts ou bien t’as délibérément voulu accrocher cette chose ? » à nouveau, elle lança un regard à Samuel alors qu’un sourire taquin animait son visage. Elle lui rendit sa main, pas sûre qu’il ait simplement accroché quelque chose, ou quelqu’un. Elle se retenait bien de lui conseiller de se soigner alors que le médecin, c’était lui et pas elle. Il devait savoir mieux qu’elle comment panser ses blessures et Callie n’avait pas la prétention de conseiller sur quelque chose dont elle n’avait pas ou peu de connaissances. Elle porta le verre de soda à ses lèvres lorsque Samuel insista pour l’invitation faite quelques minutes plus tôt. Elle ne savait pas trop comment agir face à la situation, et trouvait ça peut être même malaisant. Après tout ça faisait presque dix-neuf ans qu’elle avait quitté leur nid douillet avec leur fille. L’idée de passer du temps avec Lilly l’enchantait, mais elle ne voulait surtout pas s’imposer. « - T’as pris des cours de cuisine depuis l’Australie ? » demanda-t-elle dans un premier temps pour détendre le malaise dans lequel elle semblait la seule à être plongée, puis finalement elle reprit « - J’ai pas envie de déranger, Sam » Callie avait l’impression d’être un peu étrangère. Certes elle était la mère de Lilly, mais cette dernière vivait chez Samuel. Elle ne voulait pas s’imposer dans leur quotidien. « - T’as pas peur que Lilly se pose des questions ? » Callie avait toujours essayé de garder sa fille loin de sa vie sentimentale. Non pas qu’elle ne voulait pas partager ça avec cette dernière, mais plutôt pour la préserver et pouvoir garder un peu d’intimité. « - Après c’est qu’un diner, tu me diras… » finit-elle par se convaincre. Elle avait passé de nombreux moments avec Samuel. Des moments intenses comme moins agréables, mais encore jamais elle n’avait passé de moments avec sa fille et le père de cette dernière. Peut-être était-ce ce qu’elle redoutait. « - Si tu laisses Lilly cuisiner, je décline l’invitation. T’es prévenu. Ta fille cuisine vraiment très mal » reprit-elle avec le sourire. Pour ça, Lilly ne le tenait pas d’elle. Si Callie prenait beaucoup de plaisir à cuisiner, et se réussissait assez bien dans ce domaine, il n’en n’était rien de Lilly, malheureusement.



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() message posté Mar 29 Aoû 2017 - 15:58 par Samuel A. Adams
Samuel avait fini par s'habituer à ce nouveau statut de père. Ce n'est pas qu'il avait cessé de l'être, en tout cas pas dans son cœur, mais entre l'avoir quelques week-ends et toute l'année, cela faisait une grande différence. Les débuts avaient été compliqué car Samuel avait tenu à imposer un cadre à la jeune fille qui ne cessait de le voir comme un étranger. Il avait encaissé malgré la souffrance que lui inspirait cette situation. Même si pendant longtemps il avait vu sa fille qu'en de rares moments, il n'avait jamais renié son rôle de père. Seulement il n'avait jamais su le faire correctement, apparemment. Mais aujourd'hui, les choses étaient différentes. Il avait apprit à vivre sous le même toit que sa jeune adulte de fille. Il avait supporté ses crises de nerfs, ses caprices, ses états d'âmes de jeune fille. Il avait aussi apprit à la connaître, à la déchiffrer. Il était passé d'un stade de père absent à celui de surveillant. Il avait raté beaucoup d’événements dans la vie de Lilly, des étapes qu'il ne pourrait jamais rattraper, mais il comptait bien assurer pour toutes les prochaines. Et puis son accident était survenu. Il avait marqué le père au fer rouge. Il lui avait montré à quel point l'amour parental pouvait être fort mais aussi terrible. Samuel avait bien cru la perdre, tout comme Callie. Il avait sentit la détresse de son ex compagne, son angoisse, sa peur. Cela, paradoxalement, les avaient rapproché. Ils avaient frôlé le pire ensemble. Samuel trouvait cela malheureux qu'il est fallut un accident pareil pour qu'ils se rapprochent lui et sa fille. Mais leur relation n'avait jamais été aussi bonne, quand bien même la jeune fille trouvait son père un peu trop prévenant. Mais il se donnait pour rôle de veiller à son bon rétablissement.

Et il avait frappé Julian, en partie pour ça. Parce que ça faisait partie du processus de réparation, de sa réparation en tant que père. Et aussi parce que cela le démangeait trop depuis des jours. Comme tout parent, il estimait réclamer justice et il savait que cela ne se ferait jamais comme il l'entendait. Il se moquait bien que Julian soit entendu par un juge, qu'il écope simplement d'une amende et d'une mise à l'essai. Samuel voulait qu'il paye, qu'il ressente une infime partie de ce qu'avait ressentit Lilly pendant et après cet accident. Alors il avait jugé bon de rendre justice soit même, se moquant pas mal des conséquences. « Ce que t’as accroché s’est jeté sur tes doigts ou bien t’as délibérément voulu accrocher cette chose ? » La douceur de la paume de Callie dans la sienne le fit légèrement frémir. Il aurait pu l'éviter mais l'invitation de l'espagnole était trop tentante. Elle lui souria, un sourire des plus craquants, un de ceux qui l'avaient fait fondre à l'époque. Et sûrement encore en cet instant. Il ne pourrait la berner et il n'en n'avait pas vraiment envie non plus. « Disons que cette chose le méritait amplement », dit-il simplement en récupérant sa main. Il aurait aimé prolonger cet échange mais cela aurait sans doute paru étrange. Il ne savait pas si elle avait saisit. Peut-être qu'elle ne pouvait imaginer pareille chose et c'était sans doute mieux ainsi. Il n'avait pas envie qu'elle le prenne pour un déséquilibré. Samuel ne savait pas si en tant que mère elle pouvait accepter cela, mais il soupçonnait l'espagnole d'être une véritable louve quand il s'agissait de défendre son petit.

« T’as pris des cours de cuisine depuis l’Australie ? ». Samuel lui souria, taquin. Il devinait qu'elle gagnait du temps. Même après toutes ces années, il connaissait bien Callie. « Heu... Pas vraiment, non. Mais je suis toujours aussi bon pour déboucher une bonne bouteille. », répondit-il du tac au tac. Samuel n'était pas réputé pour sa cuisine, mais il avait des tas d'autres qualités. Il espérait que Callie s'en souvienne. « J’ai pas envie de déranger, Sam ». Callie laissait tomber le masque pour s'avouer plus franche. Il avait deviné son malaise et il s'en voulu un peu de lui avoir proposé. Seulement il avait réellement envie qu'elle se joigne à eux et après tout, il ne lui proposait pas un tête à tête. Il allait lui répondre mais la Dos Santos le devança : « T’as pas peur que Lilly se pose des questions ? » Elle était là, la véritable raison de son hésitation. Samuel fit la moue. En vérité, il n'y avait pas songé une seconde. Lilly n'avait jamais connu ses parents ensemble car ils s'étaient séparé quand elle n'était qu'un nouveau né. Aussi, elle n'avait pu construire de souvenir de sa famille réunie. Par contre, elle les avait entendu se disputer, être en désaccord, ce qui pour elle ressemblait plus à l'image de ses parents réunis. « Pourquoi elle s'en poserait ? C'est juste un repas entre adulte, c'est même plutôt normal dans la plupart des familles tu sais. Et puis elle n'a jamais eu l'occasion de nous voir ensemble pour faire autre chose que s'engueuler, non ? ». Parce qu'il espérait sincèrement que si elle finissait par accepter, le repas se passerait dans la bonne ambiance. Il était épuisé de ses nombreux conflits avec la mère de sa fille et il soupçonnait Callie de ressentir la même chose. « Après c’est qu’un dîner, tu me diras… » Etait-ce un accord ? Samuel le prit pour un oui. Callie avait fini par accepter et il sentit soudain une pointe d'angoisse monter en lui. Il ne s'était pas retrouvé avec elle réellement depuis l'accident de Lilly. Ils se croisaient à l'hôpital, se relayaient au chevet de leur fille mais leurs conversations étaient plutôt restreinte. Autrefois, ils pouvaient échanger pendant des heures. Mais Samuel aimait les défis et il était curieux de voir comment ils se comporteraient face à Lilly pendant le temps d'un repas. « Si tu laisses Lilly cuisiner, je décline l’invitation. T’es prévenu. Ta fille cuisine vraiment très mal » Samuel éclata de rire. Il avait pu le constater, mais il était loin de la blâmer pour ça. Lui même était un piètre cuisinier. Pour ça, elle tenait de lui, sans conteste. « Je ne suis pas aussi fou. Et puis elle ne tient pas debout plus de 15 minutes de toute façon. Non t’inquiète pas, je vais appeler mon chef personnel. », dit-il, mystérieux. Il remarqua le visage interrogateur de Callie. « Amanda, bien sûr. Qui donc ferait encore à manger à son bourreau de travail de frère sinon elle ? Entre nous, c'est elle qui nous nourri depuis l'accident », avoua-t-il, même pas un peu honteux. Il était plutôt soulagé de n'avoir rien d'autre à faire que de faire réchauffer un plat maison. « Bon, dans ce cas c'est réglé. Tu viens pour 12h. Je m'occupe de tout. Lilly de rien. La routine quoi », dit-il en replongeant sa main dans la glace.
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() message posté Mar 12 Sep 2017 - 21:27 par Callie M. Dos Santos
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Samuel & Callie
Callie avait toujours essayé d’être un exemple de mère modèle. Elle avait dû composer toute seule avec sa fille relativement tôt et pourtant, elle n’était pas certaine d’y être parvenue. Certes, elle savait qu’il y avait pire mère qu’elle. Ne serait-ce que celles qui ne portent aucun intérêt à leur enfant, ou encore celles qui leur offrent monts et merveilles dans l’espoir d’avoir la paix. Malgré son travail, malgré le manque de temps parfois, l’espagnole avait, elle, toujours essayé de faire passer le bien être de sa fille avant tout le reste. Elle ne troquait pas le manque d’affection par du matériel. Et même si Lilly aimait prendre ses parents pour des banques, avec un peu de recul, elle était soulagée de voir que sa fille n’était pas ce genre de petite peste égoïste et capricieuse au point de manquer de respect à quiconque refusant de répondre à ses attentes. Plus jeune, Callie se rappelait avoir eu beaucoup de mal à trouver le juste milieu entre l’absence de Samuel dans la vie de sa fille et le bonheur qu’elle voulait lui apporter malgré tout. Alors l’espagnole avait essayé de faire des concessions. Elle avait mis certains rendez-vous importants, ou déplacements, de côté pour justement se consacrer à sa petite princesse encore jeune à l’époque et si durant une partie de leur vie, les parents de Callie ainsi que ses sœurs étaient là eux aussi pour Lilly, elle refusait de se reposer sur son entourage pour faire garder sa fille à chaque fois qu’elle avait un choix à faire. Aujourd’hui, alors que Lilly était majeure et que Callie semblait bien plus ancrée dans son travail, elle avait accepté de laisser sa fille vivre chez son père. Si pour elle la décision d’être séparée de Lilly fut relativement difficile, elle avait surtout pensé au bien être de leur fille. Lilly avait le droit d’apprendre à connaitre son père tout comme Samuel avait le droit d’apprendre à vivre avec leur fille. Aujourd’hui, Callie apprenait à vivre pour elle dans un premier temps et peut-être qu’au fond, sans vraiment s’en rendre compte, avoir couper le cordon avec sa princesse était une bonne chose pour elle aussi. C’était juste une question d’adaptation, au fond.

Après l’accident, Callie s’était refusée de penser qu’ailleurs, elle aurait été en sécurité. Cet accident, Lilly aurait très bien pu l’avoir en Espagne, voir même en Australie ou autre part encore dans le monde. Elle voulait positiver et s’ils avaient tous été secoués sur le moment et les semaines voire les mois suivants, Lilly était en vie et petit à petit, elle reprenait du poil de la bête. Tout ça n’allait être bientôt qu’un mauvais souvenir et c’était ce à quoi voulait se rattacher l’espagnole. Néanmoins, elle prenait toujours le temps de s’assurer qu’elle allait bien, elle lui envoyait des petits sms d’encouragement ou bien elle faisait le chemin jusque chez son ex compagnon dans l’espoir de pouvoir passer ne serait-ce qu’une petite dizaine de minutes avec Lilly. Cette fois-ci, finalement c’est avec Samuel qu’elle semblait passer ces quelques minutes. S’ils avaient l’habitude de s’entrecroiser depuis que Callie avait les pieds sur le sol anglais, ce soir-là elle semblait accepter de mettre de côté cette célèbre excuse du « manque de temps » que tout le monde aimait utiliser un peu trop facilement, pour se poser face à cet homme qu’elle avait tant aimé et pour qui elle éprouvait sous doute encore quelque chose pour discuter. Ou du moins pour échanger. A force de soutirer les infos concernant ce qui avait pu dégrader à ce point les phalanges de Samuel, Callie commençait à se douter de ce qu’il s’était réellement passé. Elle connaissait le passé de boxeur de son ex et elle avait l’intime conviction que ce soir, il avait subi ou plutôt avait-il provoqué un genre de piqure de rappel. « - Je vois… » commença-t-elle sur un ton relativement détaché. Elle n’avait rien à lui dire, elle n’était pas sa mère, et encore moins sa femme. Callie n’était personne pour se permettre de juger ou tirer des conclusions, néanmoins elle se doutait que Lilly finirait surement par être au courant « - Ca ne me regarde pas, mais tu devrais faire attention, Samuel. J’espère pour toi qu’il n’aura pas l’audace de porter plainte. » en aucun cas elle voulait se faire passer pour une donneuse de leçons, mais elle se doutait qu’en tant que médecin, il pouvait risquer gros à son travail. Et si elle avait elle aussi rêvé d’étrangler à mains nues cet imbécile qui avait osé risqué la vie de Lilly, elle se contentait de prendre sur elle et d’espérer qu’après ça, sa fille avait enfin compris qu’il était temps pour elle de zapper les abrutis de sa vie. Malgré tout, elle n’ajouta rien d’autre, évitant de remuer le couteau dans la plaie.

L’invitation à diner avait demandé réflexion aux yeux de Callie. Non pas qu’elle fuyait Samuel comme la peste, loin de là même, mais elle n’était pas certaine d’avoir sa place dans ce diner. La situation la mettait quelque peu mal à l’aise, mais d’un autre côté elle connaissait assez Lilly pour savoir qu’elle lui reprocherait de ne pas être venue. Un sourire était venu animer son visage face à la réponse dont elle se doutait légèrement. Ne serait-ce que par les échos de Lilly qui n’avait pas toujours la langue dans sa poche lorsqu’elle venait passer le weekend chez elle. Callie était probablement plus au courant que raisonnablement de la vie qu’elle menait avec Samuel. Les défauts de son ex-compagnon elle les connaissait, mais elle connaissait aussi ces petites choses qui l’avaient toujours faite craquée chez Samuel « - Moi qui m’attendais à ce que tu me vantes ta bonne compagnie d’antan. »  plaisanta-t-elle, mais reprit avec la même ironie « - Peut-être que t’es devenu un vieux grincheux. Dans ce cas, la bouteille devrait faire l’affaire » Callie glissa une main dans ses cheveux alors que la bonne humeur ne quittait pas son visage. Elle pouvait avoir un caractère très explosif, mais elle était aussi connue pour son petit sens de l’humour. Cependant, elle n’avait toujours pas réellement donné de réponse, cherchant toujours ce qu’elle ferait réellement. Elle en avait envie, mais ce malaise la rongeait au moins un peu. L’espagnole se pinça les lèvres et réagit aussitôt à ce que venait d’avancer Samuel « - Je ne sais pas si on peut parler de famille. Dans la plupart des familles, les parents sont encore ensemble. Ou alors séparés, mais dans ce cas l’ex-compagne est juste là pour jouer l’emmerdeuse et rappeler à son ex-compagnon ce que chacun a droit comme garde d’enfant, mais elle ne fait plus partie de la même famille. » conclut-elle d’un air désolé. Samuel et Lilly formaient une famille, mais elle n’en faisait pas partie, malheureusement. Le jour où Lilly était née, elle avait cru en cette petite famille, elle y avait cru pendant un an, aujourd’hui elle s’était habituée à ce que chacun mène sa barque comme il le souhaitait et sans réellement se soucier de l’autre. Quant à Lilly, comme le soulignait Samuel, elle n’avait jamais connu que ses parents en dispute au point de lui avoir déjà demandé pourquoi elle détestait à ce point son père. Chose totalement fausse. Callie savait que malgré les années, malgré les disputes et malgré le passé, Samuel restait avant tout l’homme de sa vie, sans doute était-ce la raison pour laquelle ces disputes avaient lieues. Ou bien avaient un sens, selon elle.

Alors que l’espagnole portait le verre à ses lèvres, elle se ravisa en entendant le père de sa fille lui affirmer qu’Amanda les nourrissait depuis l’accident de cette dernière « - T’aurais dû me le dire. Je peux vous faire des plats aussi, la pauvre elle doit me prendre pour une mère indigne qui ne s’inquiète même pas de savoir si sa fille est bien nourrie. » Au moins, c’était une preuve qu’elle avait au moins confiance en Samuel sans être là à tout le temps s’assurer qu’il joue bien son rôle de père à la perfection. Callie porta à nouveau son regard sur son ex compagnon en écoutant la conclusion concernant ce repas, mais rétorqua aussitôt « et moi, j’apporte quoi ? Dessert ? Non parce qu’Amanda nourrit déjà le père et la fille, elle ne va pas en plus nourrir la mère en plus Sam » plaisanta-t-elle avec quand même une touche de sérieux.



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() message posté Mar 26 Sep 2017 - 15:22 par Samuel A. Adams
Il aurait aimé que tout cela soit normal. Dans un autre monde, dans un autre espace temps, il aurait sincèrement aimé que leur vie de famille ne ressemble pas à ça. Il savait qu'il y avait pire, il y avait toujours pire quand on cherchait bien. Mais cette situation n'avait rien d'une vie familiale classique. Samuel avait été élevé correctement, par des parents aimants, présents. Il avait deux petites sœurs qu'il adorait même si leur relation avait été mise en péril par sa faute. Mais il aurait aimé que sa vie conjugale soit différente. Comme souvent, il pensait à ce jour où il avait vu Callie faire ses valises et emmener la petite loin de lui. Il songeait à leur appartement devenu silencieux, sinistre, par leur absence à toutes les deux. Ils en avaient fait du chemin depuis. Lilly venait d'avoir 20 ans et ils vivaient tous les trois à Londres, une ville qui n'avait jamais été dans leurs projets. Seulement Samuel aurait préféré que Lilly soit élevée sous son toit, avec lui, mais aussi Callie, qu'ils aient connu une vie de famille normale où elle n'aurait pas eu besoin de vivre chez lui en le vivant comme une punition. Parce que jusqu'ici, Lilly avait vécu son séjour à Londres comme un supplice. Elle avait cherché à faire payer sa mère pour leur départ d'Espagne, loin de sa vie de famille et de ses amis. Et ensuite, elle avait fait payé à Samuel le fait qu'il soit son géniteur et qu'elle soit obligée de vivre chez lui. L'accident avait quelque peu apaisé les choses, bouleversant leur quotidien mais remettant ainsi en perspective leur relation fragile. A chaque fois que Samuel posait les yeux sur sa fille, c'était pour y voir à la fois ses erreurs mais aussi son avenir. Maintenant qu'elle vivait chez lui, il n'imaginait pas une seconde la perdre à nouveau. Certes, elle n'était pas la colocataire la plus agréable du monde, mais elle était devenue ce qu'il avait de plus cher. Il avait finit par se reconnaître en elle, mais cette simple pensée lui faisait peur. Il n'avait pas envie qu'elle lui ressemble, il ne voulait pas qu'elle fasse les mêmes erreurs. Il savait que Lilly adulait sa mère, qu'elle voyait en elle le femme idéale, et il ne pouvait que la pousser dans cette direction.

« Ca ne me regarde pas, mais tu devrais faire attention, Samuel. J’espère pour toi qu’il n’aura pas l’audace de porter plainte. » Samuel lui jeta un regard en biais. Le message était bien passé semble t'il. Il aurait voulu lui dire qu'il l'avait fait pour eux deux, mais il se retint. Il ne voulait pas mêler Callie à ça. Elle avait bien trop souffert dans cette histoire. Si c'est Lilly qui avait subit le traumatisme de l'accident, Callie n'avait pas été épargné. Elle crut perdre sa fille, sûrement la douleur la plus horrible qui soit. Samuel n'avait jamais rien connu d'aussi effrayant alors il ne pouvait que comprendre. Callie ne semblait pas étonné de cette réaction chez son ex conjoint. Pourtant, il avait changé depuis son adolescence tumultueuse. Il était devenu chirurgien, il avait mit de côté toute la colère du passé... Jusqu'à l'accident. Il n'était pas sûr qu'il était passé à autre chose et il ne pardonnerait probablement jamais, mais cela l'avait quelque apaisé. Il ignorait comment réagirait Lilly si elle venait à savoir, mais il serait s'en défendre. Après tout, il continuait de croire qu'il était dans son bon droit. « On dirait presque que tu te fais du souci pour moi », dit-il avec un demi sourire. Bon, il n'était pas sur de rendre bien service à sa famille en étant mêlé à un procès...

« Moi qui m’attendais à ce que tu me vantes ta bonne compagnie d’antan. Peut-être que t’es devenu un vieux grincheux. Dans ce cas, la bouteille devrait faire l’affaire » C'est vrai qu'ils en avaient eu des bons moments. Autrefois, ils pouvaient parler des heures à la tombée de la nuit. Au delà de l'attirance physique entre eux, il existait un lien intellectuel. Samuel s'était toujours sentit en phase avec elle, du moins jusqu'à l'arrivée de Lilly. Sans le vouloir, la petite avait créé des tensions, des discordances, des fossés qui avaient fini par les éloigner définitivement. Jusqu'à aujourd'hui. Cela faisait une éternité qu'ils n'avaient pas réussi à avoir une vraie conversation de ce genre. « Je ne sais pas si on peut parler de famille. Dans la plupart des familles, les parents sont encore ensemble. Ou alors séparés, mais dans ce cas l’ex-compagne est juste là pour jouer l’emmerdeuse et rappeler à son ex-compagnon ce que chacun a droit comme garde d’enfant, mais elle ne fait plus partie de la même famille. » Il lisait en elle de la tristesse, seulement il ne comprenait pas vraiment. Pendant des années, c'était lui l'étranger, lui le trouble fait. C'était Callie qui gérait tout, lui qui subissait l'éloignement et finalement, l'animosité de sa fille envers lui. Pendant un moment, il en avait voulu Callie pour ça, parce qu'il s'était enfermé dans sa souffrance. Mais aujourd'hui, il avait prit du recul, comprit qu'il avait un part de faute dans tout cela et surtout, qu'il n'avait aucune envie d'être en guerre contre Callie. « Il existe aussi des familles séparées qui arrivent à s'entendre, tu sais. Callie, j'ai vécu à l'autre bout du monde les dix premières années de ma fille et malgré tout, elle vit sous mon toit actuellement. Bon ok, elle nous déteste toujours pour ça, mais on ressemble quand même plus à une famille normale aujourd'hui, non ? ». En tout cas, il voulait se raccrocher à cette idée. Et il ne parlait pas de son angoisse d’antan, celle de voir un autre homme élevé sa fille. Parce que cette pensée lui avait souvent traversé l'esprit. La peur qu'elle appelle un autre papa, qu'elle s'attache à un autre homme que lui... Et encore aujourd'hui, l'idée qu'un homme puisse lui faire du mal le rendait dingue, comme l'idée que Callie finisse par faire entrer un homme dans sa vie. « T’aurais dû me le dire. Je peux vous faire des plats aussi, la pauvre elle doit me prendre pour une mère indigne qui ne s’inquiète même pas de savoir si sa fille est bien nourrie. » Callie semblait vraiment navré de cette situation, alors que Samuel la trouvait plutôt confortable. Il avait été un peu trop habitué à être nourrit par son entourage, que ce soit par sa sœur ou encore Moira ou Lyanna. Mais venant d'une mère comme Callie qui avait l'habitude d'être aux fourneau pour ses proches, cela semblait un peu abusif. « Amanda ne penserait jamais un truc pareil. Mais je retiens l'idée. », dit-il avec un clin d'oeil. Pas sur que cela réconforte beaucoup l'espagnole, mais bon. « Et moi, j’apporte quoi ? Dessert ? Non parce qu’Amanda nourrit déjà le père et la fille, elle ne va pas en plus nourrir la mère en plus Sam ». En fait, il n'était pas vraiment du genre à demander l'avis de ses sœurs avant de faire quoi que ce soit. Bien qu'il les adore, il aimait mener sa braque tout seul. « Je dirais pas non à l'un de tes desserts maison...Ils me manquent cruellement ». Et toi aussi, voulu-t-il ajouter. Elle lui manquait depuis son départ. Cela avait finit par s'atténuer avec le temps, mais quand Callie avait débarqué à Londres, elle avait ramenait avec elle leur histoire et l'amertume de leur rupture. « Plus sérieusement, j'aimerais vraiment qu'on arrive à s'entendre tous les deux. J'ai envie qu'on s'entende pour Lilly. Qu'on... Enfin tu vois », dit-il simplement.
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() message posté Lun 9 Oct 2017 - 10:50 par Callie M. Dos Santos
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Callie ne quittait pas des yeux son ex-compagnon. Sa remarque était pertinente, et pourtant elle ne savait pas trop quoi y répondre. Elle s’en faisait autant pour lui que pour sa fille. N’étant pas assez callée en droit pour savoir ce que pouvait réellement risquer Samuel si vraiment Julian venait à porter plainte, elle ne savait pas trop quelle suite il y aurait. Ce garçon était sans doute assez stupide pour agir de la sorte alors que lui-même était en tort et probablement dans de beaux draps après l’accident qu’il avait volontairement – du moins, aux yeux de Callie –  commis. Sa débilité profonde n’avait donc plus de limite aux yeux de l’espagnole et ne serait absolument pas étonnée d’apprendre qu’il ait effectivement porté plainte. Callie ne savait pas trop quoi répondre et à vrai dire, la réflexion de Samuel résonnait un peu dans sa tête. Elle prenait seulement conscience de ce qu’il était en train de souligner et en effet, il n’avait pas faux. Si pendant toutes ces années, elle n’avait pas cherché à savoir comment il se portait réellement, bien trop occupée par sa fille et son boulot, sans penser qu’elle vivait avec un autre homme ; ce soir elle se rendit compte au même moment que lui qu’effectivement, elle se faisait du souci. Quant à Lilly, elle n’avait pas non plus envie que ça lui retombe dessus d’une façon comme d’une autre. Elle ne voulait pas anticiper la réaction de son petit volcan de fille lorsqu’elle apprendra que son père a réellement passé sa frustration et sa colère sur ce garçon. Pas sûre que Lilly porte ce petit con dans le cœur, mais comme on pouvait parfois le dire, le cœur d’une femme est un océan de secrets et si sa fille trouvait parfois quelques rares moments pour se confier auprès de Callie, cette dernière savait pertinemment qu’elle était loin de se douter de ce que Lilly avait vraiment dans le cœur. Callie finit par acquiescer sans sourire, avec une sincérité et une vulnérabilité poignantes dans le regard. « - Ou pour ma fille, faut voir. Et elle vit chez toi… » Callie ne le quitta pas du regard pour autant. Sa fille. Elle savait pertinemment qu’elle ne l’avait pas eue toute seule, tout comme elle n’avait jamais vraiment voulu l’éloigner de Samuel et pourtant elle l’avait fait ; mais Callie avait toujours vécu avec Lilly jusqu’à aujourd’hui. Elle l’avait vue grandir, elle l’avait élevée comme si rien d’autre n’avait d’importance dans sa vie. Elle savait lire en elle comme dans un livre ouvert et elle aurait vraiment souhaité pour Samuel que Lilly vive cette nouvelle vie comme une seconde chance. Une seconde chance qu’elle donnerait à son père, une seconde chance qu’elle laisserait à leur relation père-fille et pourtant ça ne semblait pas être le cas. L’espagnole misait sur le temps, mais savait bien qu’à un moment donné, la patience de leur fille allait voler en éclat et qu’une crise viendrait à nouveau bouleverser ce semblant de nouvelle vie qu’ils s’imposaient tous les trois. ‘Ma fille’ n’était donc pour elle qu’une façon narquoise de montrer une pointe de surprotection et possessivité envers sa princesse et non pas une façon d’écarter Samuel, loin de là.

Le sujet de la famille était un sujet sur lequel Callie avait du mal à se lancer. Autant dire qu’elle et Samuel ne voyaient pas les choses de la même façon. A ses yeux, ils n’étaient pas une famille pour la simple et bonne raison qu’ils étaient séparés. Que Lilly était chez son père et que certains weekend, elle allait chez sa mère. Qu’ils ne faisaient rien tous les trois, ensemble ; qu’ils ne vivaient pas ensemble « - Samuel, une famille séparée, j’appelle pas ça une famille. » elle aurait aimé penser le contraire, mais elle refusait de se voiler la face et d’y croire peut-être pour rien. La dernière fois, ça avait bien fait trop de dégâts « - Légalement, je ne suis rien dans ta vie. Je ne suis même pas ton ex-épouse, je suis juste une histoire d’adolescence. Et toi t’es… » elle marqua une pause, cherchant les mots exacts de ce qu’elle pensait vraiment, mais repris avec beaucoup de remords dans la voix « - … T’es l’homme avec qui je voulais passer le reste de ma vie, celui que je voulais épouser… Tout simplement »  Callie maintenait son regard durant plusieurs secondes, mais les détourna aussitôt, le plongeant dans son verre à moitié vide. L’idée de prendre la porte et de retourner chez elle faisait de plus en plus son chemin, évitant ainsi ce genre de discussion. C’est vrai qu’elle avait vu grand le jour où leur fille avait pointé le bout de son nez. Elle ne s’était pas imaginé une seule seconde que l’année d’après elle ferait ses valises et quitterait l’Australie avec Lilly dans les bras sans réellement donner de seconde chance à leur couple, ni à leur famille.

Contrairement à Lilly, Callie savait cuisiner et sans doute était-ce une des raisons pour laquelle Lilly ne touchait pas vraiment à la cuisine. L’espagnole connaissant les aptitudes de sa fille en cuisine préférait la savoir ailleurs plutôt que dans ses pieds à lui ruiner le repas qu’elle préparait. De plus, Lilly n’avait jamais vraiment émis l’idée de vouloir apprendre à cuisiner et donc Callie prenait plaisir à le faire toute seule. C’est un moment qui lui permettait de se détendre et de penser à d’autres choses et au fond, elle y prenait vraiment plaisir, tout comme elle aimait s’appliquer. Samuel semblait s’en rappeler et Callie ne put réprimer un sourire. « - A ce point-là ? Au moins mes desserts t’auront marqué, c’est déjà ça » rétorqua-t-elle avec une pointe d’humour. Elle ne minimisait pas leur relation à la façon de cuisiner de Callie, mais était plutôt surprise de voir que c’était un détail futile à ses yeux qui semblaient avoir marqué l’homme en face d’elle. Elle porta à nouveau son regard vers Samuel lorsque sa voix brisa à nouveau le silence dans la pièce. Il était clair que l’entente aussi bonne fut-elle à l’époque avait fini par se transformer en un tas de rancœur et de reproches et Callie ne loupait jamais une occasion pour rappeler à Samuel ce qu’elle lui reprochait exactement. Aujourd’hui, elle essayait de mettre tout ça de côté alors que Lilly vivait chez son père. C’était à ses yeux le plus important, en oubliant que dans cette histoire elle ne s’était pas seulement séparée du père de sa fille, mais aussi de l’homme qu’elle aimait plus que de raison. A nouveau elle maintenait son regard sur son ex-compagnon, cherchant à déchiffrer le moindre sous-entendu « - qu’on ? » elle chercha à le pousser à dire le fond de sa pensée. « - Je voulais que tu prennes ton rôle de père à cœur. Tu sembles le faire… » Quant à leur histoire elle ne savait pas trop quoi en penser, ni même oser se lancer dans ce côté de leur relation. Finalement, elle reprit « - Mais t’as raison, c’est important pour Lilly qu’on ne se hurle plus dessus… »

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() message posté Lun 16 Oct 2017 - 11:54 par Samuel A. Adams
« Ou pour ma fille, faut voir. Et elle vit chez toi… » Samuel espérait tout de même qu'une part d'elle s'inquiétait pour lui. Peut être pour espérer compter encore un peu pour elle, pour conserver une certaine place dans son cœur. Il savait que c'était peu probable, pourtant. Des années s'étaient écoulé et de l'eau avait coulé sous les ponts. Callie avait eu d'autres amants, d'autres compagnons que lui. Samuel ne pouvait nier le contraire également. Ils avaient chacun refait leur vie à des milliers de kilomètres l'un de l'autre. Mais une partie de lui ne pouvait que se rendre compte qu'aujourd'hui, ils étaient célibataire. Macsen semblait avoir disparu de la vie de l'espagnole et ce n'était pas Samuel qui allait s'en plaindre. Quant à lui, il n'avait eu personne depuis Lorena, qu'il avait quitté des mois plus tôt, quand Lilly avait emménagé chez lui. Il continuait de penser que c'était une bonne décision. Il n'aurait pas pu la combler totalement à l'époque, trop prit avec son nouveau poste et ses nouvelles obligations en tant que père d'une jeune adulte révoltée. Il avait eu de l'affection pour elle, certes, mais jamais la même tendresse qu'avec Callie. D'ailleurs, il ne se rappelait pas avoir ressentit cela pour aucune autre, comme si cette tendresse là lui était entièrement dédié. Elle l'avait marqué, elle avait posé une trace indélébile en lui qu'il n'avait jamais vraiment cherché à effacer. C'était sans doute plus simple quand elle vivait en Espagne, quand leurs rapports étaient uniquement fait par téléphone ou par mail. Quand ils se contentaient de s'engueuler à travers un appareil plutôt que de s'affronter réellement. Mais Callie avait déménagé à Londres, elle avait ramené avec elle sa rancœur, son passé, ses blessures aussi, certainement. Et la revoir avait ravivé la douleur de l'avoir perdu. Maintenant qu'il la savait tout près, il ne pouvait nier l'avoir oublié, être passé à autre chose. Et même s'il l'avait voulu, il y aurait toujours Lilly entre eux, pour les rassembler, pour les unir malgré les désaccords, malgré les déconvenues.

« Samuel, une famille séparée, j’appelle pas ça une famille. Légalement, je ne suis rien dans ta vie. Je ne suis même pas ton ex-épouse, je suis juste une histoire d’adolescence. Et toi t’es… T’es l’homme avec qui je voulais passer le reste de ma vie, celui que je voulais épouser… Tout simplement. » Il ne savait pas ce qu'il le perturbait le plus : son discours tranchant mais plein de vérité ou le regard appuyé qu'elle lui lança. Il se sentit fébrile, mais chercha à dissimuler son trouble. Elle n'avait jamais été aussi sincère envers lui. Avant, elle n'avait que des remarques blessantes à lui dire, des réprimandes et tout concernait Lilly. C'était comme s'il n'y avait que cela entre eux, que leur couple n'avait jamais existé, que tout l'amour qu'ils s'étaient porté n'avait plus aucune importance dans leur échange. Samuel avait longtemps encaissé car il se voyait mal la reprendre, lui qui accusait pleinement son erreur à l'époque. Et qui était-il pour lui parler éducation, alors que c'était elle qui l'élevait, seule, à l'autre bout du monde ? Mais depuis qu'ils étaient devenu habitant de la même ville, depuis qu'ils se voyaient régulièrement dans l’intérêt de leur fille, les discussions étaient devenu plus vraies, plus concrètes. Et là, Callie venait lui parler de sa douleur, de ses anciennes attentes. Samuel soutint son regard, partagé entre l'idée de lui prendre la main et celle de détourner les yeux. « Je m'en fout du légalement Callie. Tu es la mère de ma fille, c'est notre nom à tous les deux qui est écrit sur son acte de naissance et pour moi ce n'est pas rien », commença-t-il. Il n'avait jamais pensé que Callie ne soit qu'une étape dans sa vie, parce qu'elle représentait son passé, son premier amour, et parce qu'elle resterait à vie la mère de son unique enfant. Et d'une autre part, elle avait été le témoin de son ascension, elle avait été présente quand il s'était lancé dans ses études, elle avait crut en lui plus que quiconque à l'époque et pour lui, ce n'était pas rien non plus. « Tu es bien plus que cela... », enchaîna-t-il, un peu mal à l'aise. Samuel avait toujours été très pudique sur les sentiments. Il n'était jamais très à l'aise quand il s'agissait d'ouvrir son cœur. Il avait toujours prouvé cela différemment, par des attentions, par des petits cadeaux. Même avec Lilly, il se sentait toujours un peu maladroit quand il s'agissait de lui dire à quel point il l'aimait, comme s'il avait peur qu'elle se serve de cela pour le blesser. Il n'avait pas été aussi sincère avec elle depuis très longtemps. Il aurait vraiment aimé que les choses se passent mieux entre eux, mais il ne servait à rien de s'appuyer sur le passé. Lui aussi aurait voulu l'épouser, cela faisait même partit de ses plans à l'époque, seulement rien ne c'était passé comme prévu. Il aurait attendu de finir ses études, et celles de Callie, pour lui demander sa main. Il l'aurait épousé car ils étaient compatibles, car ils se comprenaient, mais la naissance de Lilly avait entaché tout cela. Et si aujourd'hui il trouvait que c'était la meilleure raison qui soit, il avait ressentit les choses différemment à l'époque.

La conversation dériva sur quelque chose de plus léger, même si Samuel gardait à l'esprit chaque mots prononcés par l'espagnole. Il aurait tellement voulu lui en dire plus, pouvoir la serrer contre lui, mais il s'en sentait interdit. Le dernier échange ainsi remontait à l'accident de leur fille, quand il était venu lui annoncer qu'elle était en salle d'opération. Il avait pu sentir sa détresse, mais aussi son étreinte, son parfum... Il aurait tout donné pour la sentir à nouveau contre lui...  « A ce point-là ? Au moins mes desserts t’auront marqué, c’est déjà ça ». Samuel lui fit un sourire taquin. Il y avait bien d'autre choses, heureusement. Samuel avait toujours apprécié son accent avec sa manière de rouler les r, mais aussi la façon qu'elle avait de brosser ses cheveux et celle de chantonner quand elle se croyait seule. Tous un tas de petites choses du quotidien qui manquait à Samuel, qui lui rappelait leur vie à deux à Sydney. « Qu’on ? ». Elle planta ses iris dans les siens, une habitude qu'elle avait prit afin de le faire parler. Samuel tritura son verre, un brin fébrile. « Qu'on puisse rester en contact », dit-il rapidement. C'était stupide comme phrase, mais il ne se sentait pas prêt à tout lui dire. Callie était déjà inquiète à l'idée de dîner chez lui en compagnie de Lilly, alors accepter autre chose venant de lui relevait de l'impossible actuellement. Il vit le visage fermé de Callie, comme si elle s'attendait à une autre réponse. « Je voulais que tu prennes ton rôle de père à cœur. Tu sembles le faire… Mais t’as raison, c’est important pour Lilly qu’on ne se hurle plus dessus…». Callie semblait jouer dans le même registre que lui, redevenant pudique, préférant parler d'une situation moins intime. Il ne lui en voulait pas, c'est lui qui avait commencé à noyer le poisson. Néanmoins, il la sentait un peu hésitante concernant son implication avec Lilly, comme si elle prenait des gants pour le lui avouer. Samuel but une gorgée de sa boisson. « Je fais au mieux. Je crois que les choses vont un peu mieux entre nous... » Mais la route était encore longue. Il ne pourrait pas gommer toutes ces années d'absence , ni même la réalité sur sa naissance. Si Lilly pouvait pardonner à Callie, lui, il restait celui qui n'avait pas assumé, qui avait favorisé sa carrière à sa fille. « Je veux qu'on s'entende, qu'on trouve des solutions pour que nous...nous trois ça marche ».
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And I miss you when you're not around, in the city of blinding lights ◇ SAMUEL ♥︎
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