Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Version #25 & nouveautés.
LC vient d'enfiler sa 25ième version, dont vous pouvez découvrir les nouveautés par ici.
Avant-première : Freddy 4D !
Direction le cinéma. En ce soir d'Halloween, vous êtes attendus pour L'avant première de Freddy 4D, qui se déroule par ici.
Trouver des amis.
Rendez-vous par ici pour trouver vos liens manquants.
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.



Partagez|

And I miss you when you're not around, in the city of blinding lights ◇ SAMUEL ♥︎

avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 04/12/2016
» Messages : 192
» Pseudo : Delphya, HEATHEN
» Avatar : Anne Hathaway
» Âge : 37 ans
» Schizophrénie : Nobody
() message posté Dim 29 Oct - 21:44 par Callie M. Dos Santos
 And I miss you when you're not around, in the city of blinding lights
Samuel & Callie
Callie avait été étonnée de la remarque de son ex compagnon. Et si elle avait préféré clamer à voix haute qu’elle s’inquiétait pour Lilly à travers les actes que pouvait faire Samuel, elle n’en était pas moins inquiète pour lui « - Ce n’est pas du tout ce que je te souhaite, mais si c’était toi qui avait subi cet accident à la place de Lilly, je me serais aussi inquiétée. » elle détourna le regard mêlant ses dires à un léger soupire, elle savait ô combien la situation était compliquée. Du moins, à ses yeux. C’était comme si elle était face à l’évidence que sans Lilly au milieu, les choses seraient différentes sans doute. Peut-être se seraient-ils séparés et perdus de vue, pourtant elle avait l’intime conviction que leur histoire était belle et viable. Qu’ils auraient pu la construire tous les deux, en faisant des sacrifices et en se mettant d’accord sur leur avenir commun. Et pourtant, Callie savait que si on lui donnait l’occasion de revenir en arrière, elle referait les mêmes choix. Elle aurait à nouveau imposé cet enfant à Samuel, malgré le fait qu’ils étaient tous les deux aux études. Elle craint le jugement de Lilly, c’est un fait et pourtant, si elle connait la place qu’elle prend dans la vie de sa princesse, Callie redoute les dires et pensées blessantes qui peuvent parfois traverser sa petite tête de jeune femme révoltée. Lilly a son caractère et son franc parler et alors que l’espagnole s’impose des limites, sa fille n’en a pas toujours. Tout ça, Callie en est consciente et c’est ce qu’elle redoute vraiment.

Samuel a été son premier amour. L’homme qu’elle avait espéré épouser, celui avec qui elle voulait construire un avenir et une famille. Une famille soudée et unie et non pas avec un père à l’autre bout du monde ne sachant pas grand-chose de sa fille. Callie veut mettre de côté les disputes qui ne cessent jamais et ce, même au travers d’un téléphone. Elle lui en avait longuement voulu, et les moindres occasions d’avoir une conversation avec le père de sa fille se résumaient à un seau de reproches qu’elle lui déversait dessus. La rancœur était là, mais pas seulement. C’était presque comme si entre eux il n’y avait jamais eu rien d’autres que des querelles alors qu’elle savait pertinemment ô combien il avait été le seul homme qu’elle avait vraiment aimé, le seul homme qu’elle avait accepté de présenter à ses parents et bien entendu, le seul homme avec qui elle avait osé penser mariage et famille. Pendant plusieurs secondes l’espagnole avait détourné son regard, jusqu’à ce que Samuel reprenne la parole. Son discours était joli, mais pas suffisant. Pas après tout ce qu’ils avaient subi, mais pouvait-elle réellement espérer plus ? Samuel n’est pas tout seul dans cette histoire, ils sont deux, il n’a pas à faire tout le chemin tout seul, elle doit aussi donner du sien. « - Sincèrement, je suis heureuse d’être la mère de ta fille… mais avant d’être une maman je suis une femme. Et avant d’être les parents de Lilly, on était un couple » Dans ses paroles, Callie avait l’impression de montrer l’image d’une femme qui tente à écarter sa fille, alors que pas du tout. Mais il n’y avait pas que leurs problèmes familiaux, ou encore les discordes concernant l’éducation et l’avenir de Lilly « - Quand je suis partie de Sidney, j’étais triste et révoltée. J’avais le cœur brisé à l’idée que Lilly allait devoir faire sans toi et je t’en voulais pour ça, mais j’ai aussi eu le cœur brisé pour moi, parce que je ne suis pas juste la maman de ta fille. Et ce qu’on a vécu avant le 23 mai 1997, ça compte aussi. » Le jour de la naissance de Lilly est probablement le plus beau jour de sa vie, mais Callie n’en oublie pas pour autant les moments passés avec Samuel, les moments de complicités qu’ils partageaient à eux deux. La tendresse qu’elle éprouvait et l’amour qu’elle portait pour l’Australien.

La conversation devenait de plus en plus fébrile, manquant cruellement d’aisance. Peut-être parce que de l’eau était coulée sous les ponts. Que si auparavant, ils pouvaient tout se dire, aujourd’hui aussi bien l’un que l’autre avait dû apprendre à vivre sans l’autre, avait du vécu et un fossé s’était creusé. Callie, bien qu’elle ressentît ce malaise, n’avait pas envie de se lancer à corps perdu dans une discussion certes bourrée de sincérités, mais peut-être un peu trop précoce. Elle avait déjà hésité à rester ne serait-ce que pour boire un verre. Et ce diner ? Elle avait accepté avec des conditions, sans pour autant donner une réponse positive à la minute où Samuel l’avait invitée. En effet, elle avait l’impression que tout ça, était à reconstruire, et pour ça il fallait un peu de temps et de patience. Alors à la réponse de Samuel, elle se contenta de sourire légèrement. Rester en contact… S’étaient-ils vraiment perdus de vue ? Non, ils n’avaient pas le choix de rester en contact, puisque Lilly les reliait et sans doute qu’elle les relierait toujours « - Elle a l’air de s’habituer à son nouveau colocataire, donc c’est que tu ne fais pas au mieux, mais que tu fais bien. » elle accompagna ses dires d’un léger sourire. Si à leur arrivée à Londres, Callie devait supporter les jérémiades de sa fille concernant sa nouvelle vie avec son père, le temps a fait qu’au jour d’aujourd’hui, elle entendait de moins en moins de plaintes, à son plus grand bonheur. Evidemment, Lilly ayant un caractère bien trempé, il n’était pas dit qu’elle ne débarquerait pas encore furieuse pour une raison quelconque, mais sincèrement, l’espagnole était agréablement surprise de cette petite évolution.  Callie garda ses yeux fixés sur son ex-compagnon. Elle ne savait pas vraiment comment prendre ce qu’il venait de déclarer, ni à quel degré. Après de longues secondes sans réagir, elle finit par dire le fond de sa pensée, ou une partie du fond de sa pensée « - Je fais de mon mieux, Samuel. Que ce soit pour toi ou pour Lilly, j’essaie vraiment de faire de mon mieux, mais c’est pas simple. Lilly est pleine de jugements, qu’elle balance au visage de qui elle veut sans prévenir. Quant à toi… et moi… peut-être qu’un jour on devrait vraiment parler. Pas forcément de Lilly, parce que finalement les uniques fois où on se parle, c’est pour se mettre d’accord ou pas d’accord la concernant, mais pour parler de toi… ou de moi… de nous. » elle laissa son regard glisser vers son verre, puis à nouveau le posa sur ce visage qu’elle avait longuement contemplé autrefois « - Mais pour ça, il faut que tu sois prêt à le faire… Et moi aussi » à nouveau, elle lui adressa un sourire rempli de tendresse. C’était à son humble avais une des meilleures façons d’avancer et de voir si vraiment, ils voulaient prendre le même chemin.  

Revenir en haut Aller en bas
avatar
I'm only human, I make mistakes Don't put your blame on me.

» Date d'inscription : 29/08/2016
» Messages : 325
» Pseudo : Mom's
» Avatar : Jake Gyllenhaal.
» Âge : 38 yo. (2/12/78)
» Schizophrénie : Lucian T. (j.momoa) & Indianna M. (n.dormer)
() message posté Mar 7 Nov - 16:12 par Samuel A. Adams
Alors elle s'inquiétait un peu pour lui, quand même. Ce n'est pas qu'il le voulait, mais cela le touchait. Parce qu'elle aurait pu s'en foutre, tout simplement. Ils étaient séparés depuis plus d'une décennie maintenant, ce qui rendait la close de prescription possible. Callie ne lui devait rien et lui non plus. Ils s'étaient séparé en mauvais termes et avaient vécu à des milliers de kilomètres de distance histoire de rendre cela encore plus désagréable. Finalement, la seule chose qui les avaient maintenu plus ou moins proche était l’existence de leur fille. Ironiquement, elle était aussi la « cause » de leur rupture. Samuel n'aimait pas penser ainsi mais il devait bien reconnaître que cela était en partie vrai. Aujourd'hui, il ne voyait pas la naissance de Lilly comme une punition mais comme comme quelque chose de beau, de magique, mais il savait qu'il n'avait pas toujours pensé ainsi. Ce qui avait créé un réel fossé entre lui et Callie, mais surtout dans sa relation avec sa fille. Parfois, il se disait que cela était mieux quand elle ignorait tout des circonstances de sa naissance, quand elle ne savait pas que ses parents ne l'avaient pas désiré. Parce que tout était partie de là, finalement. Du jour où Lilly avait su la vérité, elle avait haït son père, elle l'avait méprisé et tout remit en question concernant son amour paternel. Samuel n'était pas un homme parfait ni un père modèle, mais il aimait sincèrement son enfant. Seulement il lui avait fallut plus de temps que Callie pour le comprendre, pour assimiler le fait que sa vie ne serait plus jamais la même avec sa présence. Être un père n'avait rien de naturel, Samuel en était convaincu. Alors certes, il avait merdé autrefois mais il ne voulait que cela écrive le futur. Il ne pouvait pas revenir en arrière mais il pouvait toujours écrire la suite avec elle, avec elles deux ?

Et quand il surprenait le regard de Callie, il se dit qu'il y avait encore un espoir. Parce que son regard sur lui avait changé, il pouvait le percevoir. Elle semblait avoir accepté certaines choses, en commençant par son aversion envers lui. Elle ne lui pardonnerait probablement jamais, mais elle pouvait peut être accepter de poursuivre sans lui en vouloir pour un oui ou pour un non. Du moins il l’espérait. « Sincèrement, je suis heureuse d’être la mère de ta fille… mais avant d’être une maman je suis une femme. Et avant d’être les parents de Lilly, on était un couple » Et il s'en souvenait parfaitement. Ils avaient beau se rapprocher de la quarantaine, Samuel n'avait rien oublié de sa vie avec Callie. Même si, parfois, il avait l’impression que cela remontait à une éternité, qu'il avait vécu cette étape dans la peau d'un autre. En quittant Sydney, il avait laissé derrière lui ses souvenirs avec elle, avec Lilly, dans leur début – et leur fin – de vie à trois. Londres était un recommencement, une sorte de rédemption. « Quand je suis partie de Sidney, j’étais triste et révoltée. J’avais le cœur brisé à l’idée que Lilly allait devoir faire sans toi et je t’en voulais pour ça, mais j’ai aussi eu le cœur brisé pour moi, parce que je ne suis pas juste la maman de ta fille. Et ce qu’on a vécu avant le 23 mai 1997, ça compte aussi. » Bien que Samuel n'avait jamais douté de tout cela, c'était sans doute la première fois qu'elle le lui disait de la sorte. Ils avaient rarement reparlé de leur rupture, sûrement parce que cela n'aurait rien changé. Si certains couples peuvent se remettre ensemble, dans leur cas, cela n'aurait jamais été possible. En partant à l'autre bout du monde, Callie avait marqué très clairement son envie de le fuir. C'est comme ça que Samuel l'avait vécu en tout cas, sans forcément entendre qu'elle était surtout blessé. Aujourd'hui, avec le recul, il se disait qu'il aurait pu changer la donne, qu'il aurait pu se la jouer héro en sautant dans un avion pour la rejoindre, pour tenter de la reconquérir. Mais il ne l'avait pas fait. Il avait choisi Sydney, sa carrière, ses études. Il ne les avaient pas choisi et il vivait avec cela chaque jours. Et puis Callie était rancunière, lui aurait-elle seulement accordé un regard s'il était revenu ? Il en doutait, mais ne pouvait pas faire marche arrière pour le vérifier. « Bien sûr que ça comptait... Que ça compte. Mais quand tu es partit, je... » Il marqua une pause, hésitant. Il n'avait jamais eu l'occasion de revenir là dessus. Sans se le dire, ils avaient tous deux fait le choix de ne pas reparler de tout ça, même après coup. Ils s'étaient recontacté par la suite, mais simplement pour parler de Lilly et de l'organisation à mettre en place pour qu'il puisse la voir. Leur rupture avait été aussi brutale que rapide et elle s'était, apparemment, suffit à elle-même. Mais même après toutes ces années, il était toujours difficile de l'aborder pour Samuel. « J'aurais dû te rattraper ce jour là Callie, je le sais maintenant. Mais j'étais blessé aussi et j'étais paumé. Surtout paumé en fait, je savais pas comment réagir ». Devoir affronter ses fautes n'était pas un exercice évident et Samuel en faisait les frais. Il essayait d'être le plus sincère possible mais ne voulait pas se faire rattraper par la culpabilité non plus. Il devait se pardonner mais affronter le regard de son ex compagne ne l'y aidait pas vraiment.

« Elle a l’air de s’habituer à son nouveau colocataire, donc c’est que tu ne fais pas au mieux, mais que tu fais bien. » Il n'était pas vraiment sûr de cela parce qu'il doutait de tout quand cela concernait Lilly. Il n'y avait pas de manuel pour bien s'entendre avec ses enfants. S'il écoutait Lilly, il était encore lacunier sur tout un tas de points, mais surtout, il était trop autoritaire. Mais n'était-ce pas son rôle, n'était-ce pas ce pourquoi ils avaient décidé que Lilly vienne vivre chez lui ? Samuel devait remettre du cadre, jouer au méchant flic, lui mettre des limites là où elle n'en n'avait aucune. Et il savait que ce statut lui avait porté préjudice dans sa relation avec sa fille. Il aurait pu se contenter de tout lui passer, de fermer les yeux, histoire de paraître cool pour elle, mais Samuel ne voulait pas jouer la facilité. Il voulait qu'elle comprenne certaines choses, qu'elle pense en adulte et non plus comme une gamine. Mais avec l'accident, cette posture s'était émoussé, faisant apparaître celle d'un père sur-protecteur, inquiet voire paranoïaque. « J'espère seulement qu'elle me voit autrement que comme son colocataire... », dit-il sur un ton détaché bien que cette idée lui faisait mal au cœur. Il espérait qu'ils avaient dépassé tous les deux cette phase, que Lilly avait accepté de voir en lui un père et non un simple géniteur.  « Je fais de mon mieux, Samuel. Que ce soit pour toi ou pour Lilly, j’essaie vraiment de faire de mon mieux, mais c’est pas simple. Lilly est pleine de jugements, qu’elle balance au visage de qui elle veut sans prévenir. Quant à toi… et moi… peut-être qu’un jour on devrait vraiment parler. Pas forcément de Lilly, parce que finalement les uniques fois où on se parle, c’est pour se mettre d’accord ou pas d’accord la concernant, mais pour parler de toi… ou de moi… de nous. Mais pour ça, il faut que tu sois prêt à le faire… Et moi aussi » C'était comme si elle lui laissait une porte ouverte. Du moins c'est ainsi qu'il l'interpréta. Ils échangèrent un regard qui semblait en dire long. Samuel sentait tout le ressentiment que Callie avait gardé pour elle durant tout ce temps. Quelque part, elle lui avouait ne pas l'avoir oublié et cette simple pensée lui remua l'estomac. Était-ce possible qu'après tout ce temps, tous ces non-dits, tous ces reproches, il existe encore une part de possible ? Il ne voulait pas y songer pour le moment de peur de se faire mal, ou de lui en faire. Et Samuel ne voulait plus la blesser, plus jamais. Seulement on ne pouvait rien prévoir. Parler de nous... Cette phrase résonnait dans sa tête. C'était à la fois revigorant et terrifiant, mais une terreur qui valait la peine. Callie en valait la peine, depuis toujours. « Je suis prêt, carrément prêt même », dit-il avec un sourire en coin. Il ne paraissait pas vraiment sérieux comme ça mais il avait toujours réagit ainsi quand il se sentait mal à l'aise ou prit au dépourvu. Parce que cela le touchait mais lui rappelait aussi tout ce qui avait merdé entre eux. Il voulait parler avec elle, le faire vraiment, mais il avait en lui un mécanisme d'auto-défense qui ne ne contrôlait pas vraiment. « Si tu es d'accord, j'aimerais t'inviter à dîner Callie Dos Santos ». Il espérait qu'elle se souvienne. C'est la phrase qui lui avait sortit la première fois, alors qu'il la courtisait. Jeune con à l'époque, il utilisait l'humour comme technique de drague parce qu'il savait que cela faisait mouche. Et elle avait accepté, pensant certainement que c'était un jeune rigolo, sans imaginer que moins de deux ans plus tard ils auraient une petit fille. Lilly.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 04/12/2016
» Messages : 192
» Pseudo : Delphya, HEATHEN
» Avatar : Anne Hathaway
» Âge : 37 ans
» Schizophrénie : Nobody
() message posté Aujourd'hui à 18:36 par Callie M. Dos Santos
 And I miss you when you're not around, in the city of blinding lights
Samuel & Callie
Callie se rappelle de ce jour où elle a quitté l’Australie comme si c’était hier. Elle avait rassemblé ses affaires, celles de sa fille et avait quitté l’appartement avec Lilly. Dans cet aéroport, elle avait pris le temps d’expliquer à sa fille qu’elles ne partaient que toutes les deux et qu’au fond, elles ne seraient plus que toutes les deux. Si Samuel avait choisi ses études, l’espagnole avait choisi sa fille et à partir de ce moment-là, elle s’était même jurée qu’elle choisirait toujours Lilly qui était son pilier, la personne la plus importante dans sa vie. Depuis ce jour, Callie a toujours essayé de faire au mieux pour Lilly, elle a fait d’elle sa priorité, elle a veillé à ce que sa princesse ait tout ce qu’une enfant normale devait avoir pour pouvoir voir le sourire sur ses lèvres. Pour la savoir heureuse tout simplement. En Espagne, elle avait mis ses études au second plan pour pouvoir s’occuper de Lilly, quitte à passer une partie de la nuit à bucher ses cours, au moins elle avait passé une partie de la soirée à jouer avec elle, à lui montrer tout l’amour qu’elle pouvait lui montrer, à lui lire des histoires et à lui relater encore et encore qu’à l’autre bout du monde, vivait son père qu’elle verrait le plus tôt possible. Et si Callie en voulait profondément à Samuel, elle avait réussi à faire la part des choses : elle voulait le voir le moins possible, mais ce n’était pas le cas de Lilly et sa rancœur pour son ex-compagnon ne pouvait pas entacher sur la relation que Samuel avait avec leur enfant. Dès que la mère et la fille avaient quitté le sol australien, cette gamine était devenue son monde dans lequel elle aimait se perdre. Un monde si beau, si innocent ; un monde de rêves et de douceur.

Lorsque Samuel éleva la voix, l’espagnole leva les yeux vers lui, il semblait hésiter et pourtant elle redoutait ce qu’il pouvait bien lui répondre. Ce qu’il s’était passé il y a de cela bien des années maintenant, ils n’en avaient jamais réellement parler. A part à travers une montagne de reproches alors qu’elle éprouvait encore une rancœur bien présente. Aujourd’hui, certes Callie ne pouvait pas vraiment mettre de côté ce qu’il s’était passé, ni même faire comme si rien ne s’était passé, mais elle arrivait à faire avec, ou à l’accepter. Que pouvait-elle bien faire d’autres, de toute façon ? Néanmoins, elle ne put s’empêcher de se remémorer ce jour où elle était partie. Il ne l’avait pas suivie, il ne l’avait pas rattrapée et si elle en avait eu l’espoir, elle n’était même pas sûre que ça aurait changé quoi que ce soit, à moins que Samuel ait de bons arguments. Mais aujourd’hui, tout ça était révolu, et ils ne pouvaient ni l’un ni l’autre revenir en arrière « - Tu as été blessé ? Tu as choisi la médecine, moi j’ai choisi ma fille. Je ne vais pas m’excuser pour ça, Samuel. A partir de là, Lilly a toujours été ma priorité dans la vie » Callie était restée relativement calme, ne cherchant pas encore à partir dans un débat qu’ils ne cessaient de remuer sans réelle issue. L’espagnole maintenait son regard sur son ex compagnon le temps de plusieurs secondes, avant de le détourner à nouveau « - Quand je suis retournée en Espagne, je t’en voulais tellement, qu’au début je n’étais même pas sûre de vouloir accepter que tu la revoies, et je voulais couper les ponts. Je voulais que tu fasses ta vie avec ta médecine et moi la mienne avec ma fille. Je m’étais dit que je ferais ce qu’il faut pour qu’elle porte mon nom, et puis avec du recul je me suis dit que je ne pouvais pas penser qu’à moi et que si un jour elle réclamait l’envie de te voir, je ne pouvais pas l’en interdire. Je pensais que, si petite on ne pouvait pas vraiment avoir de souvenirs au point de se voir réclamer quelqu’un avec autant de facilité. Mais elle a vite demandé où t’étais, quand tu viendrais, pourquoi tu n’étais jamais là, si t’allais revenir bientôt et ça m’a fait comprendre que je ne pouvais pas être égoïste et la priver de son père juste parce que moi je t’en voulais et c’est la seule raison qui a fait qu’on a gardé contact. Mais si on n’avait pas eu Lilly, ça se serait passé comment ? Tu serais à Londres à vivre ta vie avec ta petite famille et moi probablement en Espagne à vivre la mienne, ou aux USA pour percer dans la comm’ peut-être. »  Callie marqua une pause, mais reprit aussitôt, persuadée de ce qu’elle avançait, de ses mots « - Tu peux penser ce que tu veux de sa naissance, Samuel, mais moi j’ai envie de croire que c’est pas un simple hasard si on en arrive à se parler là, maintenant. Sans elle, probablement que chacun de nous ferait sa vie sans même se soucier de l’autre et on ne serait qu’un simple souvenir lointain. » Certes, ils auraient pu quand même rester ensemble et fonder une autre famille, peut-être autre que celles qu’ils avaient, avec d’autres enfants plus faciles à gérer que Lilly, parce qu’ils auraient eu un cadre familial rassurant et deux parents aimants, mais malgré tout Callie ne voulait même pas imaginer l’idée que sa fille pourrait être remplacée par une petite fille parfaite. Certes, Lilly avait beaucoup de défauts et n’était pas la plus facile à gérer, mais elle était sa fille et désormais elle ne pouvait même plus, ne serait-ce qu’imaginer sa vie sans elle.

Vivre avec elle n’était pas une mince tâche à faire, et ça Callie le savait, bien qu’elle gérait la situation assez bien étant donné qu’elle connaissait les goûts, le caractère, les réactions de Lilly. Elle pouvait donc avoir quelques coups d’avance et ainsi, éviter les crises. L’espagnol compatissait face à la détresse de son ex-compagnon. Pourtant d’un point de vue extérieur, Lilly avait déjà changé et ce, même si entre eux ce n’était pas encore une relation père-fille. « - Tu ne le remarques probablement pas parce que t’es en plein dedans, mais elle n’est déjà plus la même qu’avant. Donc ça devrait répondre à ta question, parce que je doute qu’un simple colocataire puisse la calmer. Déjà moi, en dix-neuf ans je n’y suis pas arrivée. »  Callie connaissait le tempérament de sa fille avec les étrangers. Si elle avait du respect et, elle l’espérait, un certain savoir-vivre avec les personnes de son entourage, elle savait que Lilly ne se laissait absolument pas marcher sur les pieds, pire encore qu’elle pouvait être véritablement tranchante quand quelque chose ne lui convenait pas  « - Et puis, elle ne t’appelle pas Samuel, ou Sam’ , là tu aurais dû t’inquiéter. Si t’as vraiment besoin d’être rassuré, tu devrais essayer de fouiller dans sa caisse à dessins, tu serais étonné de ce que tu pourrais y trouver et tu verras que tu n’es pas juste un simple colocataire » L’espagnole ponctua ses dires d’un sourire rassurant. Depuis qu’elle avait l’âge de savoir dessiner, Lilly ne cessait de mettre sur papier ses ressentis, ses besoins, ses sentiments ou encore ses souvenirs. Son côté bordélique avait permis à Callie de tomber sur plus d’un dessin exprimant le manque de Samuel dans sa vie, qui l’avait plus d’une fois fait culpabiliser.

A la seconde où elle avait parlé d’une possibilité de discussion les concernant, Callie avait eu l’impression de lâcher une espèce de bombe, quelque chose qui allaient probablement les remuer un peu tous les deux, mais pour leur bien elle l’espérait. Elle aurait aimé qu’entre eux il n’y ait pas que des conversations relatives à leur fille. Certes, elle était au centre de leur vie, elle était le lien entre eux, mais Callie voulait croire qu’il y avait autre chose que leur fille pour les lier : des sentiments enfuis, des souvenirs, quelque chose de positif. Sur son visage, un sourire se dessinait face à la réaction de Samuel. Il aurait pu faire face à un homme désireux de faire trois pas en arrière face à ce genre de proposition et pourtant, elle avait toujours apprécié ce côté téméraire chez Samuel. Peut-être que ça indiquait qu’ils voulaient tous les deux la même chose ? L’espagnole laissa un rire s’échapper de ses lèvres lorsque la proposition de son ex compagnon parvint jusqu’à ses oreilles. Autrefois, c’était une proposition qui l’avait étonnée, mais charmée. Aujourd’hui, c’était un souvenir qui la faisait sourire, ça avait marqué le début d’une histoire qui, malgré la fin, avait été une belle histoire. Sa plus belle histoire sans nul doute « - Autrefois, tes intentions étaient claires je crois, à travers cette demande » elle maintenait son regard enjôleur, cherchant à percer la vérité à travers cette nouvelle proposition, puis elle continua « - Mais j’accepte… à condition que ce ne soit pas dans un restaurant typiquement anglais et que tu laisses ton biper ou ton portable chez toi, parce que même la plus grande des urgences ne sera pas une excuse recevable. Si j’abandonne mes clients, t’abandonnes tes patients, c’est donnant-donnant. Tu devrais même enfermer ta fille quelque part, histoire qu’elle ne se retrouve pas encore dans un accident. Au moins je suis sûre que rien ne pourrait venir perturber ce diner » Callie n’avait pas perdu son sourire, ce n’était en rien sur le ton de la menace, mais plutôt sur le ton de l’humour.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
() message posté par Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
And I miss you when you're not around, in the city of blinding lights ◇ SAMUEL ♥︎
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

London Calling. :: Zone 1-2-3 :: Central London :: Soho
Page 2 sur 2
Aller à la page : Précédent  1, 2
» miss petite bergere pot de colle ( evreux 27)
» Haïti Couronne une Nouvelle Miss
» Anastagia Pierre Américaine d’origine haïtienne couronnée Miss Florida USA 2009
» Miss Haïti prendra d'assault Miss Univers le 23 Août!
» L'anniversaire de Miss Gwenny !!!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-