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fb / Mi casa es tu casa (Shinya)

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# fb / Mi casa es tu casa (Shinya)
message posté Mar 11 Juil - 17:15 par Benedict J. Hughes
Mi casa es tu casa

⋰M⋰a⋰i⋰ ⋰2⋰0⋰1⋰7⋰ On est samedi aujourd'hui. Et qui dit samedi, dit correction de copies quand on est professeur. L'année scolaire touche doucement à sa fin, et cela se fait ressentir. Le soleil commence à se faire une place plus importante dans le ciel ; la chaleur de ses rayons s’immisce partout dans la ville, et baigne mon appartement d'une lumière réconfortante. Je suis confortablement installé sur ma chaise, accoudé à mon bureau et concentré à corriger le dernier examen d'une de mes classes. Je suis plutôt fier des résultats de mes élèves pour l'instant, et cela me met de bonne humeur ; je chantonne doucement un air irlandais tout en poursuivant mon travail. Mon bureau se trouve dans la pièce principale de l'appartement. Avant, il était dans l'une des deux autres pièces de mon logement, mais j'ai dû déplacer toutes mes affaires (entre autre tout mon matos pour mes vidéos Youtube) dans le salon pour dégager l'espace. Et cela pour une raison tout à fait évidente : bientôt, j'aurais un colocataire. Du coup, mon bureau est à présent installé dans le salon, contre un demi-mur vitré qui sépare cet espace de celui de la cuisine. J'aime bien cet appartement ; la première fois que je l'ai vu dans une annonce sur internet, j'ai de suite eu le coup de cœur. C'était celui-là que je voulais louer, pas un autre. Il faut dire qu'il est plutôt atypique. L'immeuble est un ancien établissement industriel qui a été désaffecté puis refait à neuf. Du coup, toutes les fenêtres sont gigantesques, les murs sont en briques peint en blanc, le sol est en vieux parquet qui craque, et tous les tuyaux sont apparents sur le plafond. Je suis au dernier étage, sans ascenseur bien évidemment, mais c'est moi qui est la meilleur vue de tout l'immeuble. Entre les deux immenses fenêtres de mon salon, j'ai installé une grande bibliothèque. Le plafond est tellement haut que pour accéder aux dernières étagères, il faut dégainer la grande échelle. L'autre particularité de mon appartement, c'est qu'il y a des plantes partout ; dans le coin cuisine, mais encore plus sur le petit balcon. En fait, il ne sert qu'à ça avec moi, à entre-poser des plantes. Le propriétaire n'était pas sous le charme de l'idée, mais vu que ça fait plusieurs années que je lui loue, il a finis par s'y faire. Le terrarium de Salazar est à côté de la porte d'entrée, collé contre le mur qui se trouve en face des fenêtres du salon ; C'est un grand aquarium de plusieurs mètres de haut et de large, qui prend beaucoup de place donc, et qui demande encore plus d'entretien. La couchette de Lupin quant à elle, se trouve dans ma chambre, à côté de mon lit. Mais la plupart du temps, il dort sur le canapé en cuir -si ce n'est pas moi qui lui ait piqué la place-, ou sur le tapis en fausse peau de bête juste devant.

À l'aide de mon index, je repousse habillement mes lunettes vers le haut de mon nez, et m'attaque à une autre copie d'élève. Les électrons sont nettement plus petits que le noyau, ils sont mobiles et tournent autour du noyau. Très juste. J'ajoute une annotation positive dans la marge de la feuille. On pourrait croire que c'est le propriétaire de mon appartement qui m'a contraint à avoir un colocataire, mais en vérité c'est l'inverse. C'est moi qui ait demandé. Parce que déjà, le loyer n'est pas donné, et même si je ne suis pas à plaindre, couper en deux le montant sera un peu plus décent. Mais la raison principale est que je me sens seul. Je veux dire, j'ai mes animaux, j'ai mes collègues de travail, les élèves. Mais je me sens seul dans cet appartement. La solitude ne m'a jamais dérangé, je me suis toujours fait à elle. Mais ces derniers temps, à cause de ma maladie surtout, je sors moins, je profite moins de la vie. Je ne vois plus grand monde aussi. J'ai beau avoir presque un million d'adonné sur ma chaîne de vidéo, au final le soir, je suis seul, à manger devant la télévision. Je n'ai pas envie de me retrouver un ou une petite-amie, et j'ai du mal à aller vers les gens pour me faire de nouveaux amis. Alors la colocation me semble être la réponse parfaite à mes attentes. J'ai posté une annonce sur internet, et j'ai déjà reçu plusieurs appels, même plusieurs visites. Mais le feeling n'est pas très bien passé. Cet après midi, je dois recevoir une nouvelle personne. Je ne sais pas exactement à quel heure il doit arriver cependant ; C'est un jeune homme, répondant au nom de Shinya. Il ne m'en a pas dit vraiment plus sur lui, à part que les animaux ne le dérange pas, et que les conditions de location le satisfait. Je ne sais pas à quoi il ressemble, ni même quel est le son de sa voix vu que nous avons discuter brièvement par message. J'ai le téléphone en horreur, les textos, c'est mieux. Alors je croise les doigts. Peut-être que cette fois-ci, ce sera la bonne.

Je termine de corriger mes copies, et quelques instants plus tard, la sonnerie de mon téléphone retentit ; je pense qu'il s'agit de Shinya, mais en fait, c'est l'alarme me rappelant de prendre mes médicaments. Je soupire, et je me dirige vers la cuisine pour m’exécuter. Mes pilules se trouvent dans l'un des tiroirs, bien rangés ; un peu comme si je cherchais à cacher un crime à l'humanité. Puis, je commence à me faire du thé. Je fais bouillir l'eau, puis sort du lait frais de mon frigo. C'est comme ça que se boit. Soudain, on frappe à la porte. Là, c'est sûrement Shinya. L'immeuble ne possède pas de digicode ou quelconque autre sécurité qu'une porte d'entrée qui reste ouverte toute la journée, alors ça ne peut être que lui. Je me dirige en trois enjambées jusqu'à l'entrée, et ouvre doucement la porte. Zut, j'ai oublié d'enlever mes lunettes. Trop tard. Je me retrouve quelques secondes plus tard face à face avec une personne que je n'avais jamais vu avant. C'est forcément lui, oui. Je me racle rapidement la gorge, et lui offre un sourire amical. « Hum, salut, tu dois être Shinya. Entre. » Je lui cède le passage pour qu'il puisse s’exécuter puis referme la porte derrière lui. À chaque fois, c'est la même chose, je ne sais jamais comment engager la discussion. « Tu veux du thé ? J'étais en train de m'en préparer. » Ai-je finis par demander tout en me dirigeant une nouvelle fois vers la cuisine. Ce n'est pas la plus singulière des façons de commencer une visite, mais ça fera l'affaire.


☆☆☆ Beerus
@shinya nakamura

Pour mieux visualiser l'appartement de Benedict, en gros il ressemble à ça    
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# Re: fb / Mi casa es tu casa (Shinya)
message posté Mer 12 Juil - 0:39 par Shinya Nakamura
MI CASA ES TU CASA
The roadside trees visible from the window are beautiful
When the door opens, it seems as if you were coming in
Garo - Gakuseiga no Kissaten

Samedi matin, le réveil sonne. Comme à son habitude, Shinya tend son bras ramolli par la fatigue pour écraser le bouton qui permet d'éteindre l'appareil, mais aujourd'hui, il ne prend pas une demie heure à traîner dans son lit avant de se lever. Il ne lui faut que quelques minutes pour se frotter les yeux, dégager ses cheveux décolorés qui lui gênent la vue et s'extirper des draps, car il est terriblement excité à l'idée du programme de sa journée : visiter un nouvel appartement. Cela fait à peine un an que Shinya vit à Londres, et il n'a encore jamais eu son propre logement. Jusque-là, il a seulement vécu chez un ami d'amis tokyoïtes, un homme adorable qui a accepté de l'héberger jusqu'à ce qu'il se mette assez d'argent de côté pour emménager ailleurs. Shinya a écumé les annonces pendant plusieurs semaines avant qu'il ne tombe sur celle d'un certain Benedict Hughes. Les photos de l'appartement l'ont tout de suite fait rêver : le grand espace du salon, les murs blancs et la décoration sombre et sobre étaient tout à fait à son goût. Il s'est quasiment jeté sur son téléphone pour contacter le locataire, craignant que quelqu'un d'autre soit plus rapide que lui et prenne sa place. Des appartements, Shinya en a déjà visité une multitude, mais il n'a reçu que peu de réponses favorables du fait de son petit salaire, ou bien il a refusé des logements qu'il a trouvé trop petits par rapport au nombre de colocataires. Vivre à trois dans quarante mètres carrés, ce n'est pas pour lui. À Tôkyô, il a vécu dans des appartements si minuscules, avec sa mère, qu'il ne supporte plus de manquer de place. Cela lui donne l'impression de rapidement étouffer et, surtout, lui rappelle une vie dont il ne veut plus avoir affaire. Après quelques échanges de mails avec Benedict Hughes, il a été convenu que Shinya vienne visiter l'appartement un samedi du mois de mai. Jusqu'au jour J, le japonais s'est senti excité comme une puce, pressé de découvrir les lieux en vrai.

Shinya est terriblement nerveux. Il n'arrête pas de songer à l'idée que le locataire puisse s'avérer être un homme désagréable ou peu ouvert d'esprit, car il serait alors incapable de vivre avec lui. L'appartement lui semble si parfait qu'il se dit qu'il y a forcément anguille sous roche. Après plusieurs semaines à visiter encore et encore des logements pour ne jamais trouver satisfaction, comment tout pourrait être aussi bien ? Le japonais peine à garder l'esprit clair tandis qu'il se prépare. Il lui faut d'ailleurs près d'une heure pour choisir sa tenue. Trop colorée, trop sombre, trop excentrique... Et s'il paraissait trop étrange et qu'il faisait peur à Benedict ? Le temps s'écoule sans que Shinya ne s'en rende compte, et c'est à la dernière minute qu'il réalise qu'il risque de se mettre en retard à cause de ses craintes idiotes et de sa mauvaise manie à toujours vouloir être parfait. Il finit par enfiler en vitesse un t-shirt noir avec des motifs blancs et un pantalon beige, sans avoir le temps de se coiffer. Ses cheveux lisses lui retombent constamment dans les yeux quand il dévale l'escalier puis sort dans la rue ; ça l'énerve mais il est trop tard pour y faire quoi que ce soit. C'est avec une boule au ventre que Shinya finit par arriver au pied de l'immeuble de Benedict. Il lève les yeux vers le haut du bâtiment, se demandant à quelle fenêtre correspond l'appartement qu'il va visiter, mais il est incapable de le reconnaître. Il s'avance timidement jusqu'à la porte et pénètre directement dans la résidence, comme le lui a indiqué le locataire dans ses textos. L'immeuble ne possède aucun système de sécurité, ce qui ne le dérange pas du tout. Les jambes de Shinya sont un peu tremblantes tandis qu'il grimpe les marches et, lorsqu'il atteint le seuil de la porte, il lui faut quelques minutes avant de daigner frapper. Son cœur se met à battre la chamade jusqu'à ce que Benedict lui ouvre. La surprise, c'est exactement ce qui saisit le japonais quand il découvre à quoi ressemble le jeune homme. Sans savoir pourquoi, il l'imaginait plutôt hipster, mais avec ses grosses lunettes et son allure, il a plutôt l'air d'un bobo. « Oui, c'est moi. Bonjour. » Comme Shinya est beaucoup plus petit que Benedict, il est obligé de lever la tête pour s'adresser à lui. Le locataire semble un peu particulier, mais l'asiatique préfère ne pas s'arrêter à ses premières impressions. Après tout, on ne sait jamais. Shinya s'avance dans l'appartement et s'extasie aussitôt sur le grand salon. Il le trouve superbe et le grand espace ne peut que le séduire. Il se retourne vivement vers Benedict lorsque celui-ci lui propose du thé. S'il y a bien une chose que les anglais et les japonais ont en commun, c'est leur attrait pour cette boisson. « Oh oui, bien sûr. Merci beaucoup. » Aussitôt, Shinya penche vite fait sa tête en avant. Même après un an de vie à Londres, il a gardé cette manie tout à fait nippone, un peu comme son accent très prononcé, avec ses "l" et ses "r" qui ressemblent tous deux à des "r" roulés. Il regarde Benedict s'enfuir dans la cuisine et en profite pour observer la pièce, sans trop oser la parcourir pour ne pas paraître irrespectueux. Il s'extasie en repérant la bibliothèque, ainsi que les grandes fenêtres qui apportent une belle luminosité. L'endroit est atypique, si superbe qu'il est quasi semblable à la couverture d'un magazine de décoration. Quand le britannique revient, Shinya lui demande aussitôt : « Depuis combien de temps vous vivez ici ?  C'est vraiment joli ! »
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# Re: fb / Mi casa es tu casa (Shinya)
message posté Jeu 20 Juil - 15:04 par Benedict J. Hughes
Mi casa es tu casa

Bon il aime le thé, c'est déjà un bon point. Non pas que ça aurait été rédhibitoire, je suis quelqu'un de tolérant après tout. Tout va bien se passer, cette fois c'est la bonne. Je me répète inlassablement cette phrase dans ma tête, alors que tremblant, je finis de préparer le thé dans la petite cuisine. Je suis un peu anxieux, je dois l'avouer ; comme à chaque fois que quelqu'un vient chez moi, en fait. Je suis une personne très réservée, et de ce fait, j'ai du mal à m’accommoder à l'idée qu'on vienne empiéter sur ma vie privée. Cet appartement, c'est mon petit coin rien qu'à moi. Mais il va bien falloir que je lâche prise si je veux trouver un colocataire. Parce que c'est ce que je veux, vraiment. Et si j'ai l'air étrange, je vais tous les faire partir en courant. Shinya a l'air d'être gentil, et un peu intimidé aussi. Il faut dire que je fais bien une tête de plus que lui, j'imagine que ça ne doit pas être réconfortant, même si je n'ai pas une carrure très impressionnante au delà de ma grande taille. Je prends deux tasses dans l'un des meubles de la cuisine, les remplie convenablement avec du thé bien chaud, et posent tout sur un plateau en fer rond. J'ajoute une petite tasse de lait, parce qu'étant un irlandais de pure souche, je ne le bois que comme ça, mais je ne connais pas les goûts de Shinya. Imposer ce qu'on aime, ça serait partir du mauvais pied avec peut-être, qui sait, mon futur colocataire.

Je rejoins mon visiteur du jour avec le plateau, lui adresse un sourire timide avant de détourner le regard et de tout poser sur la petite table basse du salon. Par la même occasion, j'enlève mes lunettes et les pose à côté. Au même moment, Shinya s'adresse à moi, et je le rejoins en quelques enjambées, d'avantage à l'aise maintenant que je n'ai plus totalement l'air d'un ringard avec mes cul-de-bouteilles sur le nez. « Depuis combien de temps vous vivez ici ?  C'est vraiment joli ! » Je lui adresse un sourire, touché par le compliment qu'il m'offre. Je réponds sans hésiter, quoi que fuyant son regard, comme à mon habitude lorsque je ne connais pas bien la personne. « Oh, ça fait déjà plusieurs années. Quatre ou cinq ans, je ne sais plus exactement. » Je marque une petite pose, me grattant l'arrière de la nuque tout en réfléchissant à la date exact. « Ça fait cinq ans, oui, c'est ça. En tout cas, merci du compliment. Enfin, l'appartement n'est pas à moi, mais j'ai entièrement fais la décoration. » Avant, j'habitais dans un appartement à Hammersmith. Le quartier était vraiment très sympa, mais j'ai voulu changer pour celui-là lorsque j'ai adopté Lupin. Il nous fallait plus de place. J'aurais pu déménager une nouvelle fois après ma séparation avec Ambre, mais je n'ai pas réussi à partir d'ici. Il y a encore des traces d'elle, et des souvenirs surtout. Mais j'aime cet appartement, alors j'ai appris à vivre avec. Je sens le rouge me monter aux joues; parce que même si bafouiller relève du quotidien pour moi, ce n'est pas dans mes habitudes de me mettre en avant. Je n'ai pas envie qu'il me prenne pour un vantard, surtout que ce n'est vraiment pas le cas. J'enchaîne sur un autre sourire, osant poser quelques secondes mon regard clair dans celui de Shinya. « Hm, tu veux t'asseoir ? » Je lui indique le canapé, devant lequel j'ai posé le plateau avec le thé.Je me rends soudainement compte que depuis le début, je tutoie Shinya alors qu'il m'a vouvoyé. Ça me met d'autant plus mal à l'aise. Bon sang, j'espère qu'il ne me trouve pas malpoli. Je prends la liberté de m'avancer et de m'asseoir avec lui. Je prends avec précaution l'une des deux tasses et la lui tends en fixant le récipient brûlant. « Attention c'est un peu chaud. Il y a du lait si tu aimes le boire comme ça. » Ai-je ajouté tout en montrant le plateau. Une fois qu'il a récupéré la sienne, je m'empresse de rajouter du liquide lactée dans ma tasse avant de touiller quelques secondes mon thé. Je l'amène à mes lèvres et en boit une gorgée avant de le reposer sur la table basse. Et puis, j'entends gratter à la porte de ma chambre. Lupin s'est réveillé et ça ne lui plait pas que la porte soit fermée ; j'avais pris la précaution de l'enfermer pour qu'il ne saute pas sur Shinya à peine celui-ci aurait passé l'encadrure de la porte. De toute façon, ce gros bêta dormait à point fermé il y a encore quelques minutes. Je me relève donc et me dirige vers ma chambre, posant ma main sur la poignet pour ouvrir la porte. Lupin se jette dans le salon en l'espace d'une seconde, et repère directement le nouvel invité. Sa queue vacille de droite à gauche avec beaucoup d'enthousiasme, signe de sa bonne humeur habituelle. Je laisse ainsi la porte de ma chambre ouverte et rejoint mon chien, le voyant s'approcher prudemment de Shinya. « Je te présente Lupin, c'est un dogue allemand. Il est vraiment très gentil, juste un peu trop chaleureux et baveux parfois. » Le dogue allemand finit par se coller à mon invité pour le renifler un instant, puis lui offre une grosse léchouille sur la main, avant de s'allonger devant le canapé, sur le tapis, exposant son ventre à la vue de tous et bousculant la table basse par la même occasion. C'est drôle, il a toujours l'impression d'être mignon et minuscule, mais non, maintenant c'est un monstre qui prend généralement toute la place, peu importe l'endroit où il se trouve. Je glousse un instant en observant la scène, avant d'enjamber Lupin et de m'assoir à nouveau à côté de Shinya.

Ma tasse de thé entre les mains, j'hésite à lui parler du troisième habitant de cet appartement, puisqu'il a fait fuir les derniers visiteurs. Mais bon, de toute façon, il faudra bien qu'il le voit un jour. « J'ai aussi un serpent. Un python vert pour être exact. Il vit dans le terrarium, là-bas. » Je lui montre du doigt l'emplacement du grand aquarium, que Shinya avait sûrement dû déjà remarquer puisqu'il est plutôt imposant. Mais il est éteint à ce moment de la journée, du coup, on ne voit pas forcément quel secret il renferme à l'intérieur. « C'est la raison pour laquelle je t'ai demandé si la présence d'animaux ne te dérangeait pas. Et c'est aussi pour ça que j'ai du mal à trouver un colocataire, entre autre. » Me suis-je empressé de rajouter, lui offrant un regard incertain, avant de boire une autre gorgée de mon thé.


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