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It's where my demons hide feat Ethan

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MEMBRE

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() message posté Mar 11 Juil 2017 - 18:26 par Tom N. Johnsson
Aujourd'hui j'avais rendez-vous avec mon psy. Je détestais ces rendez-vous. Je n'avais rien à dire. Enfin … techniquement si … j'avais énormément de chose que je gardais au fond de moi, mais je ne pouvais pas le dire à un parfait inconnu, même si c'était son job d'entendre les gens se plaindre sur leur vie. Ce n'était mon genre à moi de me plaindre. Je subissais, je souffrais, je rendais la pareil mais je ne me plaignais pas. C'était comme ça il fallait faire avec. La vie n'est pas un long fleuve tranquille. Je le savais depuis longtemps. Ce n'était pas en voyant un psy toutes les semaines que j'allais aller mieux. Il ne pouvait pas m'aider à me souvenir. Pourtant je continuais d'aller le voir, pour Maya, parce que je ne voulais pas qu'elle pense que je ne faisais pas d'efforts. C'était seulement pour lui faire plaisir que je continuais ces stupides visites. J'étais déjà en colère avant d'arriver dans sa salle d'attente. J'avais mal dormi, en réalité depuis que j'étais sorti du coma j'avais du mal à trouver le sommeil, sans doute que j'avais trop dormi durant ces deux ans de coma. Ou que la drogue m'empêchais aussi d'avoir les idées clair. Et comme je n'avais pas mon lot de sommeil, je m'étais levé du mauvais pied et j'étais de mauvaise humeur.

J'ai attendu un peu avant que ça ne soit mon tour. Heureusement pas trop longtemps. Je n'aimais pas attendre. Je n'ai jamais été très patient. Je ne l'ai pas salué quand il m'a dit d'entrer. Je me suis installé. Je n'avais pas envie de rester là longtemps alors je lui ai toute de suite dit :

« On va la faire rapide aujourd'hui. Je ne suis pas d'humeur, je n'ai pas envie de parler. Vous pouvez noter ce que vous voulez sur votre papier. Je m'en accommoderais. Ça vous va comme ça ? »

Évidement j'étais persuadé que ça ne lui irait pas. Il était psy, son job c'était de me faire parler, lui dire que je n'en avais pas envie ne m'aiderais pas, mais je n'avais pas grand chose à perdre en essayant. Je savais déjà que ça m'agacerait encore plus qu'il essaie de savoir pourquoi j'étais de mauvais poil, mais je n'avais pas envie de lui facilité la tâche. C'était beaucoup plus marrant de lui rendre la vie dur. Je n'étais sûrement pas le premier de ses patients qui avait un sale caractère. Il devrait s'en accommoder. C'était peut-être aussi une des raisons pour lesquelles je continuer de venir. J'aimais bien m'énerver contre lui. Il ne pourrait de toute manière pas comprendre ce qui se passait dans ma tête. Il ne le pourrait pas parce qu'il n'avait pas vécu ma situation. Personne ne pourrait comprendre c'était une perte de temps.
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Guyliner.

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() message posté Sam 30 Sep 2017 - 2:52 par Ethan I. Hemsworth
It's where my demons hide
Tom & Ethan
Most days my demons are silent, but when they talk, oh god, how they scream.

J’aime tous mes patients. Tous. Est-ce que c’est un luxe pour un docteur de pouvoir dire ça ? Je me le suis souvent demandé, mais pas suffisamment pour poser la question à une autre blouse blanche. Un docteur armé d’un stéthoscope ou d’un scalpel, pas un médecin du cerveau comme moi. Médecin du cerveau, ce sont les mots de ma fille. Parfois, je me demande si, en répétant ça à ses camarades de classes, le mot n’est pas un peu trop bien passé. Non pas que je doute de mon charme naturel, c’est juste que certains regards me paraissent… insistant à la sortie de l’école, les marques de respect de la maitresse un peu trop… marquées justement. Médecin du cerveau, à tous les coups Ava m’a fait passer pour un neurologue hyper pointu. Ou bien je suis parano. Un psychologue paranoïaque. Je ne serai sans doute pas le premier ! Bref, tout ça pour dire que je les aime ces mômes, c’est vrai. Aucune honte ni gêne à l'avouer. Un peu à la manière d’un professeur qui sait que viendra la fin de l’année et que disparaitra avec elle les visages qu’il a accompagné tout ce temps. Même le chieur de la classe. Les vieux les appelaient les cancres quand j’étais devant le tableau noir, aujourd’hui que c’est moi le vieux je ne sais plus ce qu’on doit dire. Chieur, c’est bien. Un indémodable à mon humble avis. Tout le monde comprend. Et il y’a un petit quelque chose d’attachant dans ce terme-là. Ouais, c’est presque affectueux. Maintenant je me demande comment Tom le prendrait, s’il me prenait l’envie de le saluer ainsi. Tom N. Johnson. Le nom qui me fait soupirer de dépit dès que je le vois marquer sur mon planning. Ce qui équivaut au minimum d’un soupire par semaine. Aujourd’hui ne déroge pas à la règle. Je soupire en me demandant ce qu’il va bien pouvoir m’inventer aujourd’hui et, le plus important, je prie pour que ma répartie ne se fasse pas la malle avec ma patience. Une chance, je travaille à quatre-vingt-dix pour-cent avec des gosses. Moyenne d’âge treize ans. Les gens ne s’en doutent peut-être pas, mais bordel, c’est pas les punch-line qui leur échappent à cet âge-là ! J’ai donc un bon entrainement, je dégaine vite, en toute modestie. A ça il faut ajouter que voilà bientôt une année que j’essaie de reconquérir ma propre femme, donc je crois qu’on peut m’accorder la vertu de patience. En toute modestie toujours. Mais Tom…

Pas de bonjour, pas de manière, il s’est placé là où il en avait envie et à dit ce qu’il avait envie de dire. Moi, j’ai souri, parce que j’espérais l’avoir un peu énervé en le faisant attendre. Les soupirs, la séance de préparation psychologique, révision de répartie et tout le tralala, c’est du sérieux, ça prend un certain temps. Quoi ? J’ai dit que j’aimais tous mes patients même les chineurs, ça ne signifie pas que je n’aime pas être chiant moi aussi. Il avait l’air énervé, pas besoin d’être psychologue pour le voir. Il était souvent comme ça quand je le voyais, instable, nerveux, à croire qu’il avait dix-mille choses importantes à faire, toute pressées, bien plus importante que d’être dans mon cabinet, et qu’il ne souhaitait qu’une chose : s’enfuir pour aller faire ses trucs si importants. Ce qui me donnait toujours le sourire, parce que malgré son énervement palpable, il était là. Une fois par semaine, fidèle au poste. Son corps du moins, à défaut de sa langue et de sa politesse. C’était déjà ça. Je l’écoutais se débattre avec sa propre volonté, m’assurant d’entrée de jeu qu’il était de mauvaise humeur -sans blague- et ne parlerait pas -comme si ça changeait de d’habitude-. Ça commençait bien.

« C’est gentil de me demander mon avis. »

Un autre sourire, décidément, pour le plus désagréable de mes patients, il me donnait beaucoup le sourire. Oh rien de mesquin, non, j’étais même parfaitement calme, ma voix claire et posée. Il parait que ça marche bien pour déstabiliser quelqu’un qui s’emporte, mieux que de s’emporter également. Bon pédagogue, j’expérimentais la technique avec Tom.

« Ça me va. » Je me suis senti obligé d’ajouter quelque chose devant son air surpris. Après tout, je suis sensé vivre pour écouter les malheurs des gens. « C’est pour vous que ça va être long, une heure à tuer ici, moi j’ai de quoi m’occuper. »

Navré, mais je ne pouvais pas ‘’noter ce que je veux sur mon papier’’ avant la fin d’une séance complète. Cela aurait été une faute professionnelle. Oh bien sûr, s’il l’avait annulée au préalable j’aurais pu la reporter, seulement il était là. Ah, revoilà cette folle envie de sourire.

« Bon. Puisque nous sommes coincés l’un avec l'autre pour un bout de temps, je vous en prie, mettez vous à l’aise. Je vous proposerais bien quelque chose pour passer le temps, mais à part du matériel de dessin je n’ai rien. Pas sûr que ça vous branche. »

C’était à peine ironique, à peine… Je retrouvais vite mon bureau, faisant mine d’éplucher d’autre dossiers. En vérité j’espérai autre chose sans savoir quoi exactement. Qu’il s’ennuie. Qu’il s’énerve encore plus ? Qu’il insiste pour partir ? La dernière option me paraissait plutôt bonne. S’il était là, comme beaucoup de patients ayant subi un traumatisme, c’était uniquement parce que ses supérieurs ne lui avait pas laissé le choix. Il devait savoir ce qu’il risquait s’il partait, mais ce qu’il ne savait pas, c’était que j’étais un mec certes patient mais coriace. Un mec coriace qui a un ami flic. Un mec coriace qui a accès à des dossiers… Alors on pouvait passer une heure à se regarder dans le blanc des yeux s’il le voulait, ou je pouvais lui expliquer pourquoi j’étais sérieux quand je disais que ça m’allait. Ouais, je pouvais lui expliquer en long en large et en travers que faire parler quelqu’un qui n’en a pas envie ne sert absolument à rien. Ce serait comme essayer de sevrer un alcoolique qui ignore ses problèmes d'alcool. On ne peut pas soigner quelqu’un qui ne veut pas l’être. Un sujet de conversation intéressant, ou, s’il me cherchait trop, on pourrait parler d’une personne qui, elle, avait vraiment envie qu’il suive ses séances. On pourrait parler de cette fameuse Maya.
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() message posté Sam 7 Oct 2017 - 17:23 par Tom N. Johnsson
J'ai levé les yeux au ciel. Il m'exaspérait déjà. Non je ne lui demandais pas son avis, je m'en fichais royalement. J'avais juste besoin de venir à ces rendez-vous, pas forcément de parler avec lui, je devais venir parce qu'on me l'imposait. Je me fichais de ce qu'il notait sur ses papiers. Je n'avais pas envie de parler, du moins un côté de moi ne voulait pas parler, comme toujours l'autre. J'étais partagé, mais je me disais que si je racontais tout ce ne serait plus pareil. Il ne pouvait pas m'aider. J'étais le seul à pouvoir le faire. J'ai croisé les bras quand il m'a dit que ça risquait surtout d'être long pour moi. J'ai soupiré. Ça m'agaçait tellement d'être obligé de passer par la case psychologue pour pouvoir reprendre le travail. Ce n'était pas ce qu'il me fallait, enfin selon moi. J'avais juste besoin qu'on me fiche la paix, mais tout le monde s'obstinait à vouloir savoir comment j'allais.

« Vous avez vu juste, je ne suis pas franchement fan de dessins.»

J'ai levé les yeux au ciel en réalité en ce moment rien ne me branchait vraiment, à part la drogue évidement, mais je me voyais mal lui dire. Il ne me laisserait jamais reprendre sinon et il était essentiel pour moi de garder mon poste, même si je n'y voyais plus tellement d’intérêt. Je ne trouvais de goût à rien en ce moment.

« C'est bon allez-y, posez-moi vos questions. Puisque visiblement si ce n'est pas vous ça sera quelqu'un d'autre qui me les posera autant qu'on en finisse. »

Je savais que si je ne faisais pas un effort on ne me laisserait pas tranquille alors autant y mettre du miens, même si ça me coûtait de le faire. Je ne savais pas tellement ce qu'il pouvait me demander, enfin j'imaginais qu'il allait me poser des tas de questions personnelles, ça ne faisait pas longtemps que j'étais sorti du coma, il devait sans doute s'assurer que j'avais encore toute ma tête, que j'étais apte à reprendre le travail, malgré mes antécédents.
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