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keep your head up, keep your heart strong. (brahms)

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message posté Jeu 13 Juil - 15:28 par Maura Belshaw
C'est la seule excuse qu'elle ait trouvé pour venir le voir ; remplir un carton de vieilles affaires à lui et à eux dont il avait probablement oublié l'existence depuis longtemps. Des photos, des cadeaux offerts au début de leur relation, une chemise, des babioles, encore des photos. Elle n'avait pas trouvé mieux, elle n'avait pas non plus cherché. Maura regrettait de ne simplement pas avoir eu le courage de tout mettre dans la corbeille en bas de l'immeuble, tirer un trait définitif sur sa relation avec Brahms, en même temps qu'elle avait entreposé dans leur cavé privée, toutes les affaires qu'ils avaient acheté pour le futur bébé. Elle redoutait de revoir son ancien amour, peut-être même qu'il n'était pas tout seul là-haut dans son appartement, mais elle reprit bien vite ses esprits en traversant la rue, sa main agrippée à la hanse de son sac alors qu'elle préparait mentalement les mots qui franchiraient ses lèvres une fois devant lui. Elle avait repoussé cet instant à plusieurs reprise, celui de se débarrasser des dernières affaires de Brahms, prétextant un manque de temps, le travail, son chat, même son voisin, n'importe quoi pouvant lui éviter de jeter leurs derniers souvenirs. Tout le monde passait devant sans les voir, elle était bien la seule à savoir que ça appartenait à Brahms, que son odeur avait depuis longtemps disparu des vêtements. Il était trop tard, le soleil déclinait lentement à l'horizon, elle n'aurait jamais dû se trouver ici, les pieds bien ancrés dans le sol de son quartier. L'endroit le plus chic de Londres, ça ne la surprenait même pas. Elle ne serait pas non plus étonnée qu'un majordome vienne l'accueillir ou lui propose un rafraichissement en attendant De Bury. Elle s'arrêta à quelques mètres de la porte de l'immeuble, le hall luxueux illuminé par un éclairage automatique déclenché à son passage. Il lui en voudrait sûrement d'avoir abusé de son statut de flic pour obtenir sa nouvelle adresse, et un sourire traversa son visage à cette pensée, elle s'en fichait. Plus rien n'avait d'importance depuis la perte de son bébé. Son index s'enfonça dans le bouton de l'interphone et le grésillement de celui-ci la fit sortir de ses pensées. Elle espérait presque qu'il soit absent ou trop occupé pour que leur échange se termine rapidement. Mais une part d'elle espérait autant que Brahms ait envie de la voir aussi. Elle replaça une mèche derrière son oreille et elle ferma les yeux un instant, comptant les secondes, qui la séparaient du moment où Brahms accepterait de décrocher le combiné. Il n'était peut-être même pas chez lui, elle l'avait perdu en même temps que leur enfant. Elle ne put cacher l'ébauche d'un sourire lorsqu'il décrocha enfin. Elle songea à garder le silence et faire demi-tour, jeter le carton au coin de la rue et s'en aller. Avant elle aurait simplement ris, prétexté avoir perdu ses clés, parce qu'elle perdait toujours tout, il aurait ronchonné, sansmais là, le discours qu'elle avait soigneusement préparé avait disparu de son esprit. « Brahms ? Bonsoir ... C'est Maura. » Elle parlait doucement de sa voix fluette, s'appuyant légèrement contre le mur en brique de l'immeuble. Elle garda le silence, à peine une minute, comme pour lui laisser le temps de la congédier, essayant de déterminer s'il était seul ou accompagné, un bruit derrière lui qui trahirait la présence d'une femme dans l'appartement mais les bruits de la ville, de la circulation recouvraient tout. Et le carton devenait subitement très lourd dans ses bras, ce qui lui arracha une grimace. Elle glissa une main sur ses yeux fatigués, comme pour gagner du temps. « Je sais, j'aurais dû appeler avant mais... Tu peux me laisser entrer ? »
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message posté Jeu 13 Juil - 17:34 par Brahms L. De Bury
La ville s'étendait sous ses yeux, accoudé au balcon de son appartement. Le soleil se couchait à l'horizon, une légère brise se mêlait à ses cheveux ébènes. Même lorsqu'il était dans son propre appartement - c'est à dire lorsqu'il n'était pas au domaine familial ce qui était tout de même assez rare - il était vêtu d'un de ses innombrables costard-cravate. Il paraissait stricte. Il ferma les yeux quelques secondes pour profiter du vent qui caressait son visage de porcelaine. En seulement trois années son monde s'était écroulé, le bonheur qu'il avait frôlé du bout des mains s'était subitement envolé pour faire sourire une autre personne que lui. Il était devenu morose après sa chute, celle qui l'avait privé d'une carrière internationale. Ensuite il avait perdu son enfant. Ils avaient tout prévu, pourtant. Les vêtements du bébé, les jouets, mais de nouveau quelque chose avait empêché le bonheur du couple Maura/Brahms, ils s'étaient finalement séparé et l'aristocrate était revenu à sa vie solitaire. Il s'en contentait. Il se complaisait dans sa vie de bourgeois, de professeur assoiffé de perfection, dans sa carrière de prince de la danse maintenant déchu. Et il se vengeait, par sa dégaine hautaine, par ses réflexions à ses élèves, prenant un plaisir malsain à leur faire prendre conscience que - et seulement par un grand miracle - deux d'entre eux deviendraient de grands danseurs, que les autres feraient mieux de changer de métier. Ils les poussaient dans leur retranchement, faisant taire leurs chevilles douloureuses et leur fatigue comme lui l'avait fait au sommet de sa gloire, avant de tout perdre. La sonnette l'obligea à rouvrir les yeux, le sortir de ses pensées. Il mit quelques secondes avant de réaliser que le bruit provenait de chez lui, avant de décrocher. « Brahms ? Bonsoir ... C'est Maura. » elle n'avait pas besoin de préciser, il était capable de reconnaître sa voix. La douceur de sa peau, sa chevelure blonde, soudainement tout semblait lui revenir en mémoire alors qu'il ressentait comme un coup de poignard à l'intérieur de son ventre. Il pensa quelques secondes qu'elle était partie, le silence lui paraissait interminable mais de nouveau sa voix se fit entendre alors qu'il n'avait pas laissé un seul mot sortir de sa propre bouche « Je sais, j'aurais dû appeler avant mais... Tu peux me laisser entrer ? » il leva les yeux au ciel, comment avait-elle eut son adresse ? comment savait-elle qu'il se trouvait là à cet instant précis alors qu'il avait l'habitude de rentrer au château tous les soirs ? Mais les questions furent rapidement remplacées par de nouvelles ; pourquoi se trouvait-elle devant chez lui ? et que lui voulait-elle ? Sans un mot il s'était contenté d'appuyer sur le bouton pour lui ouvrir la porte, puis s'était adossé contre le mur. Il avait longtemps formulé le souhait de la revoir, sa tendre maura, mais il était un homme trop fier pour faire le premier pas, trop borné. Il vouait son corps et son âme à la danse classique jusqu'à en oublier ses relations sociales, mais jamais il n'avait oublié le visage délicat de maura belshaw, un visage qui hantait parfois ses pensées le soir. Il passa sa main dans sa chevelure, l'ébouriffant un peu plus au passage. Il ouvrit sa porte sans lui laisser le temps d'y toquer. « Bonsoir, Maura. » il s'effaça dans l'encadrement de la porte pour la laisser entrer dans son appartement « t'as échappé aux mailles de ton idiot de voisin ? » même lorsqu'il faisait - un peu - d'humour son visage ne semblait pas changer, toujours impassible, tout comme sa voix dont le ton restait glacial « comment vas-tu depuis le temps ? »
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# Re: keep your head up, keep your heart strong. (brahms)
message posté Jeu 13 Juil - 20:18 par Maura Belshaw
C'était facile avec Brahms, malgré le silence, malgré les mois de séparation, Maura savait exactement comment elle retrouverait son ex. Froid, maître de lui, bien habillé, bien coiffé, et il ferait instantanément naître chez la policière l'envie dévastatrice de le faire sourire. Elle avait toujours aimé ça, être celle qui parvenait à le faire sourire ou à le séduire lorsqu'il semblait, pourtant, bien trop absorbé dans quelque chose de beaucoup plus sérieux. Il avait besoin de lumière dans sa vie, et Maura avait aimé être celle qui venait la lui apporter, en le séduisant ou en racontant ses légendaires blagues idiotes. « Bonsoir, Maura. » Elle sursauta, de l'autre côté du couloir, surprise qu'il lui tienne déjà la porte ouverte. Elle l'observa, lui adressant un grand sourire en franchissant les derniers mètres qui les séparés l'un de l'autre. Elle fixait son visage, sa silhouette dans l'encadrement de la porte, son costume parfaitement taillé, sa cravate sans défaut. Seuls ses cheveux en bataille ne respectaient pas la perfection de sa tenue. Elle ne comptait plus le nombre de fois où, pour le distraite, elle s'était glissée sur ses genoux pour lui retirer ses cravates avant de nicher son visage dans le creux de son cou sous sa mine exaspérée. Elle connaissait encore l'odeur de son parfum ou de son shampoing, la courbe de ses traits, de ses lèvres, la contraction de ses muscles sous ses doigts, le son maitrisé de sa voix. Son regard s'arrêta une minute sur sa chemise, et elle chassa cette pensée avec une habilité parfaitement maitrisée. Elle repassa son chemisier blanc de ses doigts tremblants, comme pour en effacer des plis imaginaires et ne pas lui faire honte. Elle était nerveuse, à en voir l'hésitation qu'elle avait à marcher jusqu'à lui et franchir le seuil de cet appartement qu'elle ne connaissait pas. Elle n'était pas sûre, Maura, de savoir ce qui provoquait cette sensation, mais elle avait l'impression que son corps allait s'effondrer. « t'as échappé aux mailles de ton idiot de voisin ? » Un rire s'échappa de sa bouche. Malgré elle, un sourire courba ses lèvres roses à l'instant même où le visage de son voisin se dessina au milieu de ses pensées. Elle ne voulait pas penser à Cole maintenant, pas lorsqu'elle se trouvait en compagnie de Brahms. Mais c'était plus fort que tout, la silhouette élancée de Cole apparaissait sous ses paupières, avec sa mine d'idiot. Elle l'imaginait en compagnie d'une autre femme qu'elle finirait par voir s'échapper de son appartement au lever du jour. « Oui. Mais ça n'a pas été facile, j'ai dû passer par la fenêtre. Il est trop accro. » souffla-t-elle en riant. Elle termina à peine sa phrase, se contentant d'entrer, résistant à l'envie de se réfugier dans les bras de Brahms, un ancien réflexe toujours bien ancré dans ses membres. Elle resta un moment à fixer la pièce dans laquelle il venait de l'accueillir, ses bras encerclant toujours le carton, sans bouger, devant l'immensité de l'endroit. Rien à voir avec le petit appartement qu'il lui avait laissé. « comment vas-tu depuis le temps ? » Elle se tourna avec légèreté, comme s'il avait été son centre de gravité, pour se retrouver dans la ligne parfaite de son axe. « Bien. Bien, bien. Et toi ? » Elle répétait ce mensonge depuis tellement de mois que ça sonnait presque vrai à ses oreilles, s'efforçant de sourire pour donner l'illusion. Elle aurait donné n'importe quoi pour se lover dans ses bras et lui avouer que, non, plus rien n'allait depuis la perte de son bébé, torturé par la sensation qu'on lui avait arraché un bout de son propre corps alors que tout était entièrement sa faute. Son corps était défectueux. Elle en aurait passé une main sur son ventre douloureux, si elle ne tenait pas encore le carton. « J'ai retrouvé des affaires qui t'appartiennent. J'ai pensé que tu voudrais peut-être les récupérer. » Elle lui adressa un sourire timide avant de tendre la boîte dans sa direction. C'était une excuse si bête, Maura le savait. « Alors tu vis ici maintenant ? C'est grand, ça change de Camden. »
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# Re: keep your head up, keep your heart strong. (brahms)
message posté Jeu 13 Juil - 21:16 par Brahms L. De Bury
Parfois il avait l'impression que le sort s'acharnait sur sa personne, pour se venger de son enfance heureuse pleine de richesse, sans connaître le moindre soucis qu'il soit d'ordre financier ou relationnel. Pour se venger de la grande carrière qu'il avait embrassé et dans laquelle il s'était forgée une personnalité manipulatrice et égocentrique, jusqu'à être détesté par ses propres partenaires, détesté et jalousé. Mais il avait toujours eu un caractère difficile à vivre. Cet air hautain sur le visage qui le suivait même lorsqu'il ne le souhaitait pas, jamais un sourire sur les lèvres, jamais une once de sympathie pouvant inviter les gens à venir lui parler. Parce qu'il avait vite comprit que dans son milieu de prédilection il fallait être un requin blanc. Mais avec Maura tout était différent, elle avait su lui détourner le regard pour le poser sur sa silhouette à la place de celle de ses danseurs, elle avait su capter sont attention plus qu'un ballet, elle avait réussit à lui arracher quelques sourires au détour d'une conversation ou lorsqu'elle venait se lover dans ses bras alors qu'il était penché sur son travail. Elle l'avait presque rendu plus humain. Mais cette fois-ci sa présence dans son appartement le dérangeait parce qu'elle réveillait en lui quelque chose qu'il préférait taire.  « Oui. Mais ça n'a pas été facile, j'ai dû passer par la fenêtre. Il est trop accro. » un sourire à peine perceptible au coin de ses lèvres. Cet homme était l'inverse de ce qu'il était, libertin alors qu'il était fidèle, il ne se prenait jamais la tête alors que sa vie d'aristocrate était dictée par la droiture jusqu'à sa chemise blanche repassée à la perfection, sa cravate nouée autour de son cou avec élégance. Et il était collant, le voisin, Brahms était solitaire. « Tu sais user de ton charme. » il marqua une légère pause « je dois me méfier ? tu vas pas débarquer chez moi par la fenêtre, au moins ? » il planta son regard dans celui de son interlocutrice. De nouveau la sensation d'un couteau dans le creux de son ventre. Brahms ne regardait jamais les femmes, parce que tout cela ne l'intéressait plus, ne l'avait jamais vraiment intéressé en réalité, mais encore une fois Maura avait su être différente et captiver son attention, jusqu'à lui faire un enfant qu'elle avait perdu, mettant fin à leur bonheur. « Bien. Bien, bien. Et toi ? » il laissa quelques secondes de silence planer autour de leur tête. Physiquement il était en pleine forme, dans sa tête tout était différent, rongé par la culpabilité et par l'angoisse de remonter sur scène alors qu'il le désirait ardemment, faisant vivre un véritable enfer à ses élèves, des sentiments pour Maura virevoltant sans cesse dans son esprit. « Bien. » ni plus, ni moins, sur son habituel ton cassant. Il avait beaucoup de chose à dire sur son état de santé mais il n'avait certainement pas envie d'étaler sa vie privée, même avec Maura - surtout avec Maura. Il n'étalait jamais ses problèmes, Brahms, préférant les loger dans un coin de sa tête et les exterioriser au rythme de ses pas de danse. « J'ai retrouvé des affaires qui t'appartiennent. J'ai pensé que tu voudrais peut-être les récupérer. » il attrapa le carton qu'elle lui tendait, silencieux. Que pouvait-il bien rajouter à ça ? Il ne parlait pas beaucoup, Brahms, elle le savait. Et surtout pas inutilement alors il pouvait la remercier mais sans doute le savait-elle déjà, qu'il était reconnaissant de lui rapporter ses affaires, même si il avait sûrement oublié leur existence depuis le temps, et qu'il se demandait pourquoi elle venait les lui rapporter que maintenant, pourquoi elle ne les avait pas jeté à la place. «  Alors tu vis ici maintenant ? C'est grand, ça change de Camden. » il détourna son regard de l'intérieur du carton pour le poser sur le délicat visage de son ex . « t'as de la chance, je n'y suis pas souvent pourtant. Mais c'est spacieux, oui. Enfin ... Tu connais les principes des De Bury. » vivre dans le luxe et étaler sa richesse, principe qu'il ne cautionnait pas, il était peut-être hautain mais jamais il ne montrait son argent aux yeux de tous, sauf peut-être avec cet apparemment mais tout compte fait il y mettait rarement les pieds. Il posa le carton dans un coin de la salle de séjour.  « tu veux boire quelque chose ? »
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message posté Jeu 13 Juil - 22:57 par Maura Belshaw
Elle eut un sourire timide, rougissant derrière ses mèches blondes parce que Maura n'avait jamais cru posséder le moindre charme. Uniquement avec Brahms, lorsque, encore en couple, il finissait par céder à ses avances, ou qu'il souriait, tout simplement. Là, elle avait parfois eu le sentiment d'avoir du charme, et la fierté de pouvoir lui faire perdre la tête. Elle resta un instant immobile, tentant de chasser ces souvenirs qui se mêlaient à l'image de Cole. Elle était, sans aucun doute, aux yeux de son voisin, qu'une paire de seins inaccessible vivant de l'autre côté du palier. « je dois me méfier ? tu vas pas débarquer chez moi par la fenêtre, au moins ? » Elle crevait d'envie de s'approcher pour caresser de ses doigts fins la douceur de sa cravate, glisser son index à l'intérieur du nœud, lui retirer pour avoir un accès plus facile à la peau de son cou. Mais elle resta à sa place, fuyant son regard pour s'attarder sur les meubles et la décoration. « Si tu refuses d'ouvrir la porte, je serai bien obligée. » Elle ponctua sa phrase d'un bref éclat de rire avant de lui donner le carton, bien contente de retrouver l'usage de ses bras, encore engourdis par la sensation trop inconfortable d'avoir porter quelque chose de lourd trop longtemps. Brahms ne parlait pas beaucoup, comme à chaque fois. Elle n'était pas surprise qu'il ne fasse pas l'effort de meubler la conversation. Elle avait eu l'habitude, Maura, de combler ses longs silences en racontant, avec la lueur d'une passion dévorante au fond de ses pupilles, ses longues journées au poste de police, tandis qu'il hochait parfois la tête, jusqu'à ce qu'elle écrase ses lèvres sur les siennes, avant de lâcher sur un ton moqueur : « De Bury, tu m'écoutes ? » Cette pensée lui déchirait le cœur. Aujourd'hui elle retardait toujours le moment de rentrer à son appartement, sachant qu'elle n'avait plus personne à y retrouver. Seulement son chat. Elle savait qu'il mentait, il n'allait pas bien. Elle le connaissait, il irait sans doute mieux une fois qu'il remonterait sur les planches, mais pas avant. Elle avait tellement mal, elle se serait jetée à ses pieds, si elle en avait eu la force, pour s'excuser d'avoir perdu leur enfant ou la chute de sa carrière mais elle préféra esquisser un faible pas au milieu du salon trop luxueux, trop bourgeois. « t'as de la chance, je n'y suis pas souvent pourtant. Mais c'est spacieux, oui. Enfin ... Tu connais les principes des De Bury. » Elle roula discrètement des yeux, balayant l'endroit de son regard émeraude. « Tu veux que je retire mes chaussures ? » Parce que oui, elle connaissait parfaitement leurs principes, aux De Bury, leur faculté à étaler leur richesse devant le monde entier. Une chose que Maura, n'aimait pas. Son père avait travaillé dans les mines, elle venait d'un milieu trop pauvre, comment aurait-elle pu les comprendre. Elle se demandait toujours si leur vie à deux, plus modeste, loin du luxe, avait rendu Brahms malheureux. Elle posa un doigt sur la texture du canapé, soudainement mal à l'aise de marcher ici avec ses baskets, de ne pas être à sa place, finalement. « tu veux boire quelque chose ? » Elle souffla un léger soupir entre ses lèvres, souriante et reconnaissante parce qu'il ne la chassait pas immédiatement. « Un peu d'eau. Merci. » Elle s'approcha avec lenteur, prête à le suivre jusqu'à sa cuisine alors qu'elle recherchait toujours la présence d'une autre femme dans cet appartement. Un gilet oublié, des produits de beauté, n'importe quoi, un signe qu'il ne vivait plus seul. Elle ne voulait pas s'humilier à lui poser une telle question, passer pour l'ex jalouse ne lui ressemblerait pas. Elle le fixa un instant, détaillant ses traits, son expression glaciale. « Tu donnes toujours des cours de danse ? » Soucieuse, elle le dévisageait timidement. « Tu n'es pas obligé de me mentir, tu sais. Je te connais par cœur, je sais encore lorsque tu ne vas pas bien. » Elle avait lâché les mots sans réfléchir, comme à chaque fois, comme si elle était encore en droit d'exiger des explications ou ses secrets. Il ne se confiait pas, mais elle avait appris, Maura, à lire entre les lignes.
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message posté Ven 14 Juil - 12:53 par Brahms L. De Bury
Il glissa ses mains de pianiste dans les poches de son costume. La présence de son ex-compagne ne le détendait pas, même si il lançait quelques phrases humoristiques dont il n'était même pas certain de la réussite, il éprouvait une certaine gêne à la voir dans son appartement. Lorsqu'ils étaient encore ensemble ils vivaient modestement, jamais Brahms ne l'avait forcé à emménager avec lui dans le château, l'initier au golf avec des grands pdg, il ne lui avait jamais offert un cheval blanc pour son anniversaire, il avait accepté de la suivre dans son appartement sans se plaindre. La vie de château ne lui avait pas manqué, parce que tout ce qui comptait à l'époque c'était la présence de Maura. Il n'était certes pas l'homme le plus expressif sur ses sentiments mais jamais il n'avait douté de ses sentiments pour la magnifique blonde, jamais il n'avait posé son regard sur le corps d'une autre femme. De nouveau quelque chose sembla tirer sur la commissure de ses lèvres, comme pour tenter de lui arracher un sourire. « Si tu refuses d'ouvrir la porte, je serai bien obligée. » il inclina la tête sur le côté avant de jeter instinctivement un regard vers le balcon. Elle allait devoir faire preuve de beaucoup d'adresse pour grimper jusqu'à chez lui si elle souhaitait y parvenir. Il haussa finalement les épaules, comme pour se résigner. « Très bien. Mais j'espère que tu parviendras rapidement à faire taire l'alarme, parce qu'une flic derrière les barreaux c'est une honte. » il s'avança dans la pièce comme pour rejoindre le balcon « j'ai toujours su que t'étais une flic ripoux. » il lui tournait dorénavant le dos pour cacher le très faible sourire qui s'était finalement glissé sur ses lèvres. Il n'avait écouté ses récits policiers que d'une oreille distraite, il n'aimait pas se battre alors ce n'était pas le métier de ses rêves, parfois il s'était même demandé comment il avait réussi à se mettre en couple avec une policière, mais il avait finalement craqué. Il se retourna vers elle. La détaillant de son regard noir. Elle était d'une beauté à lui couper le souffle, il ressentait l'envie de glisser sa main dans sa chevelure blonde, de déposer délicatement ses lèvres sur son front pour lui faire la promesse que tout allait bien se passer, parce qu'ils étaient tous les deux. Au lieu de cela il se contenta de se mordiller bêtement la lèvre inférieure. « Tu veux que je retire mes chaussures ? » il fronça les sourcils avant de baisser les yeux sur les baskets de la jeune femme, qu'est-ce que ça faisait qu'elle ait ses chaussures dans son appartement ? Sans doute avait-elle prit l'habitude après avoir rencontré les parents De Bury qui souhaitaient toujours que leurs invités se déchaussent lorsqu'ils pénétraient dans leur demeure. Il balaya la remarque de la jolie blonde d'un geste désinvolte de la main. « Si tu te sens plus à l'aise sans chaussures, fais-le. Je m'en moque, ce n'est pas moi qui nettoie. » il ferma quelques secondes les yeux, se sentant soudainement débile de sa dernière remarque, Maura ne vivait pas dans le luxe comme lui et il se permettait de sortir une telle phrase, comme si il se trouvait toujours au temps de l'esclavage. Mais les vieilles habitudes ne se perdaient pas, même si il n'étalait plus sa richesse aux yeux de tous, il avait grandi au travers d'une vie de château, entouré de domestiques, il ne pouvait pas lutter contre toute son éducation. « Un peu d'eau. Merci. » il se dirigea vers la cuisine, sentant la présence de la jeune femme non loin derrière lui comme si elle le suivait. « Tu donnes toujours des cours de danse ?» il poussa un soupir alors qu'il attrapait une bouteille d'eau pour en mettre dans un verre  « je donne des cours à des éléphanteaux sans le moindre talent. » il avait parlé entre ses dents pour montrer sa déception et sa rage quant aux cours qu'il donnait, comment pouvait-il se détendre lorsqu'il avait devant lui des incapables ? certains sortaient du lot, se débrouillaient mais la plupart n'avait pas le niveau qu'il attendait alors il était forcé de les pousser dans leurs propres retranchements pour obtenir quelque chose d'eux « Tu n'es pas obligé de me mentir, tu sais. Je te connais par cœur, je sais encore lorsque tu ne vas pas bien. » il manqua de lâche le verre à l'entente de ses paroles, Brahms se dirigea vers la jeune femme et glissa sa main libre sous son menton pour l'obliger à relever la tête et plonger son regard dans le sien « ne joue pas au psychologue avec moi, Maura. Ca ne prend pas. » il avait l'habitude de tout garder pour lui, même sa colère, beaucoup avaient dit que c'était sa rage qui l'avait mené au sommet de sa carrière, peut-être que c'était vrai. Il lui tendit son verre d'eau avant de se diriger vers son immense balcon « et toi, la police ? »
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# Re: keep your head up, keep your heart strong. (brahms)
message posté Ven 14 Juil - 16:02 par Maura Belshaw
C'était douloureux de le voir. Mais c'était une douleur à laquelle Maura s'était peu à peu habituée, le signe que tout ça avait été réel. Leur relation, sa grossesse, leur séparation. Elle souffrait toujours en retrouvant leur lit vide, ou lorsqu'elle passait devant la deuxième chambre entièrement vide aussi ou en tombant par hasard sur une photo qui aurait été oubliée dans le fond de son téléphone. Elle nageait dans une sorte de chagrin constant, que personne ne remarquait mais qui lui appuyait sur sa poitrine, qui la noyait lentement. Elle aimait toujours cet homme. Son seul remède pour échapper à ses sentiments était de se plonger corps et âme dans son métier, dans n'importe quel danger, n'importe quelle enquête tant que cela lui permettait d'oublier Brahms et le bébé. Venir ici était une mauvaise idée, Maura le réalisait maintenant en pensant à ce qu'elle ressentirait une fois seule, à Camden Town, sans Brahms, sans personne. Elle passa une main tremblante sur son ventre quand Brahms lui tournait le dos pour regarder ailleurs. « Si tu te sens plus à l'aise sans chaussures, fais-le. Je m'en moque, ce n'est pas moi qui nettoie. » Elle fronça les sourcils, reculant d'un pas. Elle connaissait ce côté de sa personnalité, celui de l'aristocrate, de l'homme fortuné habitué à être servi plutôt que de servir. Ils n'appartenaient pas au même monde et sans doute que la mère de Brahms était heureuse que son fils ne soit plus en couple avec une roturière. « Pas la peine. Je ne vais pas rester longtemps de toute façon. Je venais seulement déposer le carton et voir comment tu allais. » souffla-t-elle, soudainement plus distante. Elle regrettait un peu ses questions, mais pas totalement non plus. Elle glissa une main sur sa nuque, un air gêné inscrit sur les traits de son visage. « je donne des cours à des éléphanteaux sans le moindre talent. » Il ronchonnait, comme à chaque fois qu'ils parlaient de la danse. Comme si elle ne pouvait pas le comprendre. Elle le laissa s'approcher, sans vraiment deviner ce qu'il comptait faire. Avant, elle aurait espéré une étreinte au creux de ses bras, un baiser, mais aujourd'hui, elle n'en avait plus le droit. « ne joue pas au psychologue avec moi, Maura. Ca ne prend pas. » Elle le fixait de son regard vert, un sourire narquois au coin des lèvres. « Vraiment ? » Le simple contact de ses mains sur son visage suffisait à la rendre fébrile, son regard plongé dans le noir du sien. Elle se sentait comme au début de leur relation, maladroite dans la séduction, ses joues constamment rougissantes et elle tenta tant bien que mal de contrôler cette chaleur qui l'envahissait au contact de Brahms. Il savait encore la déstabiliser. Elle en voulait plus, plus de lui, encore guidée par des habitudes prises lorsqu'elle était sa petite-amie. Les doigts tremblants autour du verre qu'il lui offrit dont elle bu une gorgée, Maura hésita quelques secondes avant de le suivre jusqu'au balcon. « et toi, la police ? » Elle l'observa un instant, en silence, esquissant un sourire. Son regard trahissant sans doute le combat intérieur entre ses sentiments qu'elle tentait de dissimuler derrière un sourire timide et ses épaules bien droites. « Menteur, depuis quand est-ce que ça t'intéresse ? » Un court silence s'installa alors qu'elle s'avançait sur l'immense balcon, pour s'éloigner de lui et observer la rue sous leurs pieds. Il n'avait jamais été friand de ses histoires de flic, Maura le savait. Elle les racontait parce qu'elle aimait son travail, ses enquêtes, la ride qui se formait sur le front de Brahms lorsqu'il sortait de ses rêveries sans avoir écouté le moindre mot de ses récits sur le commissariat. Elle vrilla son regard émeraude dans sa direction, parce qu'elle n'avait pas fini de jouer à la psychologue, comme il disait. « Puisque tes élèves sont tous des incapables, pourquoi est-ce que tu ne retournes pas danser, toi ? Il serait peut-être temps que quelqu'un leur montre ce que c'est d'avoir du talent. » Elle croisa ses bras, amusée, tapotant son verre contre son coude. « Ça fait encore trop psychologue comme question, peut-être. »
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# Re: keep your head up, keep your heart strong. (brahms)
message posté Ven 14 Juil - 19:12 par Brahms L. De Bury
Le cœur de Brahms n'avait qu'une fonction vitale, il semblait vide de tout sentiment depuis le départ de Maura et la perte de leur enfant. Il s'était très vite rendu compte qu'il ne semblait plus éprouver de l'empathie, qu'au contraire il était devenu doué pour une forme de sadisme mesquine, il avait développé ce besoin malsain de rabaisser les autres, à commencer par ses élèves, pour se valoriser lui-même. Voir Maura dans le centre de son vaste appartement faisait naître en lui des sentiments qu'il avait cru suffisamment enfoui pour que tout cela ne se reproduise pas, pour que la voir ne lui donne pas envie de la serrer dans ses bras et de poser ses lèvres sur les siennes. Il s'était trompé. Une lueur nostalgique brillait au fond de ses yeux alors qu'il détaillait le visage de Maura. Ses lèvres s'entrouvrirent quelques secondes comme si il s'apprêtait à dire quelque chose mais aucun son se semblait vouloir s'échapper de sa gorge. Il ressentait cette désagréable impression de faux, ils se partageaient des mensonges en connaissant la vérité, si il n'allait pas bien c'était aussi son cas à elle, maura. Et il le savait, qu'il ne suffisait que de lui tendre la main pour aller mieux. Mais il n'en fit rien. Ses pieds ancrés au sol, l'empêchant de bouger, d'avancer vers elle. « Pas la peine. Je ne vais pas rester longtemps de toute façon. Je venais seulement déposer le carton et voir comment tu allais. » il l'avait gêné avec sa remarque. Pourtant il n'avait jamais regardé son compte en banque lorsqu'il avait décidé d'emménager avec elle, il s'était engueulé de nombreuses fois avec ses parents à ce sujet, comme il leur avait souvent rappelé que le temps des rois était disparu depuis des années et qu'il pouvait fréquenter la femme qu'il le souhaitait, que leur titre de noblesse avait disparu depuis des années, des millénaires, alors il ne voulait pas entendre leurs remontrances. Mais ils avaient fini par accepter Maura, sans faire de commentaires à leur séparation. Un soupir s'échappa de ses lèvres, il se sentait idiot parfois. Quand il prononçait ce genre de phrases, la plupart du temps. Il ne connaissait rien d'une vie « normale », il ne savait pas faire le ménage, il avait l'habitude de voir son petit-déjeuner préparé sur la table au levé, jamais il n'avait remercié les domestiques des De Bury parce que tout cela lui avait semblé normal jusqu'alors. Il s'accouda contre son balcon. « Menteur, depuis quand est-ce que ça t'intéresse ? » elle marquait un point, il n'aimait pas son boulot de flic et il ne lui avait jamais prétendu le contraire. Ils étaient nécessaire dans le bon fonctionnement de la société mais jamais il n'avait comprit comment l'on pouvait avoir la vocation d'embrassé cette carrière, mais sans doute la plupart des personnes pensaient-elles la même chose de sa propre carrière, surtout parce qu'il était un homme. « Ton métier est beaucoup trop violent, et dangereux. » il roula des yeux avant de poser son regard sur la silhouette de son interlocutrice  « tu sais que je n'aime pas la violence. » pas plus qu'il ne la comprenait. Et il y avait toutes ces histoires sur les flics qui usaient de leur rangs pour frapper les manifestants - et même si Brahms n'aimait pas les manifestations il ne cautionnait jamais la violence, sous aucune de ses formes. Un criminel traîné violemment devant le tribunal le faisait aussi grimacer. Et même si il ne voulait pas l'avouer, il avait toujours éprouvé une forme de peur à l'idée de perdre Maura dans l'une de ses missions. « Puisque tes élèves sont tous des incapables, pourquoi est-ce que tu ne retournes pas danser, toi ? Il serait peut-être temps que quelqu'un leur montre ce que c'est d'avoir du talent. » elle appuyait là où ça faisait mal,  un point sensible. Il ferma les yeux, laissant à nouveau la légère brise caresser son visage. Si elle savait à quel point cette question était douloureuse pour lui, à nouveau la sensation d'un coup de poignard au creux de son ventre. « Ça fait encore trop psychologue comme question, peut-être. » oui, mille fois oui. Il rouvrit les yeux, laissant son regard divaguer sur le soleil qui se couchait au loin. Il laissait planer le silence au dessus de leur tête. Avant de reposer son regard sur le visage de Maura, luttant contre l'envie dévorante de la soulever dans ses bras « plus personne n'a envie de me voir danser, Maura. » d'un geste las de la main il plaqua sa chevelure ébène en arrière, l'air désespéré « j'ai chuté sur le lac des cygnes, c'est une erreur impardonnable. »
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# Re: keep your head up, keep your heart strong. (brahms)
message posté Ven 14 Juil - 22:19 par Maura Belshaw
Elle n'avait aucune envie de parler de son métier avec Brahms, ils n'étaient jamais d'accord et lui ne comprenait pas. Il n'avait jamais vraiment fait l'effort de voir à travers son regard pour capter ce qui lui plaisait tant dans cette vocation. Glacial, il ne l'écoutait pas, il grognait toujours, évoquant la violence du métier sans s'apercevoir que ce n'était pas que ça. Il ignorait à quel point la dépendance de Maura à son métier s'était renforcée depuis sa fausse couche, depuis leur séparation. Il ignorait aussi toutes les situations à risque et dangereuses dans lesquelles la policière se jetait, tête la première, pour ressentir un peu d'adrénaline ou simplement pour se punir d'être en vie quand son enfant ne l'était plus. Par sa faute. Elle s'en voulait, aussi, d'avoir encore autant besoin de Brahms mais d'être incapable de le lui dire. Elle serra les paupières, luttant contre les sentiments qu'elle éprouvait encore pour cet homme mais qu'elle s'évertuait à chasser. « Justement, je travaille pour stopper la violence. Tu refuses de comprendre. » souffla-t-elle, piquer à vif. C'était un combat stérile qu'ils avaient souvent eu. Elle savait que Brahms ne changeraient jamais d'avis sur ce sujet mais elle tentait, à chaque fois, de lui ouvrir les yeux. Il était pacifique, plus doux qu'il ne le laissait voir, mais elle le connaissait. « Donc tu penses que je suis violente ? » Il pouvait bien penser ce qu'il voulait, elle finirait quand même la soirée toute seule et retournerait au commissariat le lendemain avec le même désir pour sa plaque de flic. Ses prunelles se posèrent un instant sur le fond de son verre, la clarté de l'eau à l'intérieur, laissant la brise rouler sur la peau de ses bras nus et soulever ses mèches blondes détachées. Son sourire ne s'effaça pas complètement, évoquant le travail de Brahms, comme dans une partie de ping-pong dans laquelle elle lui aurait renvoyé directement la balle. Elle était persuadée qu'il crevait d'envie de retourner danser, d'être à nouveau le premier, l'étoile que tout le monde regarderait, mais il restait là, dans son école, à traumatiser tout un tas d'élèves. Elle était amusée, parfois, elle les plaignait le reste du temps. « plus personne n'a envie de me voir danser, Maura. » Elle releva les yeux vers les siens, y trouvant une lueur de chagrin qu'elle aurait voulu lui retirer par magie. Elle détestait le voir dans cet état, Maura, être impuissante, démunie face à l'homme qu'elle aimait et pour lequel elle ne pouvait rien. Elle s'approcha avec douceur, pour venir prendre appuie contre le balcon, à peine à quelques centimètres de Brahms avant de porter son verre à ses lèvres. « j'ai chuté sur le lac des cygnes, c'est une erreur impardonnable. » Elle aurait voulu remonter le temps, retourner à ces instants où elle avait encore le ventre arrondi, ou plus loin encore, ramener Brahms là où il était vraiment heureux. « Tu te trompes. Moi, j'en ai envie. » Son cœur se serra au fond de sa poitrine, perdre un enfant, ça, c'était l'erreur impardonnable. Ça lui brisait le cœur. Lui, il pouvait toujours remonter sur la scène, retrouver sa gloire et rencontrer une autre femme qui lui donnerait un enfant. Elle resta là, plantée comme ça devant lui, s'éloignant une seconde pour déposer son verre et revenir les mains libres. « Toi tu en as envie, peut-être que tes élèves aussi. Et puis, je suis certaine que ça leur fera des vacances, tu dois les terroriser, avoue. » Elle enfonça ses dents dans sa lèvre, pour contenir un sourire amusé, jusqu'à poser sa main sur le poignet de Brahms et accaparer son attention. « Tu préfères donner des cours toute ta vie ? Continue comme ça et un jour tu me verras débarquer dans tes cours. Tu sais comment je danse mal, tu seras désespéré. »
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message posté Sam 15 Juil - 13:23 par Brahms L. De Bury
Être sur son balcon lui apportait une forme d'apaisement, il pouvait observer à loisir le paysage qui s'étendait devant ses yeux sans donner l'impression de fuir le regard de Maura. La brise légère venait caresser son visage comme pour l'inciter à garder son calme, même si il n'était pas le genre de personne sanguine, à s'énerver facilement, il était plutôt pacifique dans un sens. Ils n'avaient jamais été sur la même longueur d'onde au sujet du métier de la jolie blonde, l'opinion de Brahms était inébranlable. Il n'avait même jamais fait l'effort de comprendre ce qui animait sa passion pour sa vocation, mais Brahms n'avait jamais eu le courage de la jeune femme, il n'avait pas honte de l'avouer. Il prenait toujours soin de lui, pour paraître avec l'apparence la plus parfaite possible, il frôlait toujours la perfection dans ses tenues ou par sa peau de porcelaine, jamais il ne prendrait le risque de s'abîmer le visage, ou les mains ou n'importe quelle partie de son corps à cause d'un métier tel que celui de flic. « Justement, je travaille pour stopper la violence. Tu refuses de comprendre. » il fit claquer sa langue, ce débat ne les avaient jamais mené quelque part, chacun bornés dans ses propres idées, refusant d'écouter la version de l'autre, mais parfois Brahms avait fait plus ou moins l'effort de porter une oreille attentive aux paroles de son ex, pas très longtemps, juste le temps d'en entendre quelques bribes par-ci par-là pour comprendre de quoi il en retournait « tu combats le feu par le feu. » il était épuisé par tant de violence qu'il voyait dans les journaux télévisés ou papiers, heureusement il n'en voyait que très peu dans la rue, en remerciait soudainement ses parents pour lui avoir trouvé un appartement dans ce quartier particulièrement riche où il ne côtoyait donc pas de violence, simplement des gens huppés qui aimaient à parler avec un accent particulièrement prononcé. « Donc tu penses que je suis violente ? » il arqua un sourcil avant de tourner son regard vers elle « j'ai encore la marque de tes coups. » De nouveau il jouait la carte de l'humour pour éviter d'apporter une réponse concrète à sa question, de toute manière sa vision des choses n'avait rien changé lorsqu'ils étaient ensemble alors elle ne la ferait pas plus changer d'avis maintenant qu'ils étaient séparés. Il était peut-être égoïste de sa part de formulaire de telles pensées mais il avait toujours ressenti cette peur à l'intérieur de son ventre à l'idée d'élever leur enfant seul si Maura en était venue à perdre la vie lors d'une de ses missions, alors oui il détestait le métier de la jeune femme et ne s'en cachait pas. Est-ce qu'en contrepartie elle détestait le sien ? Il avait toujours fait passer la danse avant tout le reste. Même si il ne montait plus sur les planches, cette habitude restait bien ancré en lui. Sa sévérité ne l'empêchait pas de faire passer ses élèves avant tout le reste. Ils le savaient. Qu'à chaque fois qu'ils doutaient, il était là pour leur remonter le moral. Mais toujours à sa manière, parce qu'il ne voulait pas montrer ses sentiments. Il râlait beaucoup Brahms, mais au fond il appréciait un petit peu son travail de professeur. « Tu te trompes. Moi, j'en ai envie. » il serra sa main autour de la rambarde de son balcon, désemparé par les mots de la jeune femme « Toi tu en as envie, peut-être que tes élèves aussi. Et puis, je suis certaine que ça leur fera des vacances, tu dois les terroriser, avoue. » elle avait raison ; il avait envie de remonter sur scène, une envie dévorante d'avoir de nouveau un public devant les yeux mais dès qu'il y repensait il revoyait sa chute, lamentable, les moqueries des spectateurs, elle avait également raison au sujet de ses élèves, ils rêvaient de le voir remonter sur scène - également parce qu'en effet il les terrorisait. « Tu préfères donner des cours toute ta vie ? Continue comme ça et un jour tu me verras débarquer dans tes cours. Tu sais comment je danse mal, tu seras désespéré.  » il se détacha de la rambarde pour pivoter vers son ex, un semblant de sourire semblait venir étirer ses lèvres. Il écarta un bras pour venir glisser ses doigts entre ceux de la jeune femme et déposer sa main gauche dans le creux de son dos « si tu as envie de me voir danser, dansons. » sans attendre son accord il commençait déjà à faire quelques pas de danse, l'entraînant avec lui, toujours sur le grand balcon de son immense appartement, comme si le monde autour n'existait plus, comme si personne ne pouvait les voir « tu te débrouilles mieux que certains de mes élèves. »
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