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I’m waking up to ash and dust ... feat Nate

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() message posté Sam 15 Juil 2017 - 20:36 par Marlon D. Wallenstein
Je traînais encore au Lust ce soir-là. Ça devenait mon QG, plus sérieusement si Aeris me redemandait quel était mon endroit préféré dans Londres je répondrais le Lust aujourd'hui. Je ne chantais pas tous les soirs, juste une ou deux fois par semaine. Je ne pouvais pas faire plus de toute manière, je n'avais pas le temps. C'était l'été et je courais partout. Je jonglais entre le travail au restaurant et les cours de guitare que je donnais, j'avais de nouveaux élèves depuis que je chantais ici. C'était agréable de sentir que les gens avaient envie d'apprendre à jouer de la musique. Je ne me suis jamais senti aussi bien. Je savais pourtant que ça ne serait que temporaire. Quand les cours reprendraient, j'étais sur que mon calvaire recommencerais. Je préférais ne pas y penser et je préférais surtout profiter de ces moments où j'allais bien. J'avais chanté ce soir. J'avais prévenu mon frère parce que c'était un peu grâce à lui si j'étais là et comme on s'était disputé l'autre jour et je voulais me faire pardonner. Je lui avais donc demandé de venir. Depuis le début de la soirée un type me faisait de l’œil. J'étais à une table avec mon frère et un serveur est venu me déposer un verre. Je n'avais rien commandé d'autre. Le serveur m'indiqua que le type qui était assis derrière me l'offrait. Je n'ai pas refusé. Un verre ça ne se refuse pas et c'est rare qu'on me drague, surtout un gars, alors j'ai accepté, même si je voyais que mon frère me faisait non de la tête. « C'est juste un verre, je fais rien de mal et il est pas mal entre nous … euh ouai je devrais éviter de te dire ça désolé. » Il a haussé les épaules et m'a répondu « Je te parle bien de mes préférences, tu peux le faire aussi … ça ne m'a jamais dérangé tu sais. Mais fait attention, tu sais pas qui s'est, je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose. » J'ai levé les yeux au ciel. Il s'inquiétait toujours pour moi. Je le comprenais. C'était pratiquement lui qui m'avait élevé, il avait eu le rôle du frère et parfois du père. J'ai tout de même accepter ce verre. Je l'ai siroté et j'ai continué de discuter avec mon frère en attendant mon tour de monter sur scène. J'avais toujours envie que le temps s'arrête quand j'étais là et que je commençais à jouer de la guitare. J'étais juste bien. Le temps du morceau, j'ai tout oublié et puis le vie à repris son cours. Je suis descendu de scène. J'ai regardé mon frère et je voyais de la fierté dans ses yeux. Il applaudissait aussi. J'ai vu le type qui m'avait offert un verre m’applaudir aussi. Je suis allé lui parler. Je ne sais pas pourquoi j'ai été vers lui, mais je voulais juste le remercier pour le verre. Finalement je suis resté un peu plus longtemps à ses côtés. Le courant passait bien et mon frère n'était plus seuls, des amis à lui l'avait rejoins. Il m'a proposé un autre verre j'ai accepté. Il était plus âgé que moi,trente cinq ans, mais ça ne me dérangeait pas. Il avait l'air gentil et il m'a proposé de sortir d'aller ailleurs. J'ai accepté. J'ai envoyé un sms à mon frère pour lui dire que je partais. Je n'ai pas vu que le type mettait quelque chose dans ce qui me restait de mon cocktail. Je suis retourné vers lui et j'ai bu la fin de mon verre. Je lui ai pris la main et je nous ai emmené hors du bar. Je lui ai demandé où il voulait aller. Il m'a dit qu'il connaissait un bar dans un autre quartier, plus chic selon lui. J'ai acquiescé. Il m'a emmené vers sa voiture garée un peu au dessus du Lust. Une fois à sa voiture il a sorti ses clés et a ouvert la porte, mais il a embrassé. Il me prenait par surprise. Je me suis laissé faire. Il savait embrasser, il avait du s'entraîner beaucoup de fois avant ce soir. En tout cas c'était agréable. J'étais contre sa voiture et notre baiser n’éternisais. J'ai repris mon souffle et je l'ai embrassé de nouveau. Il y avait tellement longtemps que ça n'était pas arrivé. Il a glissé ses mains sur mon torse et il a commencé à ouvrir ma chemise. J'ai arrêté de l'embrasser. Je n'avais pas envie de faire ça maintenant. Je l'embrassais pas pour ça. C'était trop tôt et il semblait pas décidé à s'arrêter. Je lui ai demandé d'arrêter mais il n'écoutait pas et je me sentais bizarre. Je l'ai repoussé mais il m'a fait entré dans sa voiture sur la plage arrière. Il a fermé la porte. J'ai discrètement attrapé mon téléphone pendant qu'il entrait dans la voiture et j'ai envoyé un message à mon frère « S.O.S , voiture noir, au secours. » J'ai laissé tombé mon téléphone à terre et je me suis relevé. Je n'avais pas l'intention de le laisser faire. Je savais me battre, mais pour une raison que j'ignorais j'avais du mal à concentrer sur ce que je devais faire et j'avais le tournis. Et il était déjà de nouveau sur moi. Je lui ai crié dessus et j'ai réussis à lui envoyé mon genou dans ses partis génitale. J'ai voulu ouvrir l'autre portière mais il m'en a empêcher. J'ai crié comme des gens passaient dans la rue peut-être qu'ils se rendraient compte de quelque chose mais il faisait noir. J'avais l'impression que j'étais tout seul cette fois. Il m'a empêché de crié à nouveau et il m'a forcé à m'allonger. Je n'avais pas la force de continuer à me débattre. J'étais fatigué. Il avait toujours sa main sur ma bouche pour m'empêcher de crier et son autre main était sur moi et descendait bien trop bas à mon goût. Je lui ai donné un dernier coup de genou entre les jambes pour qu'il arrête et j'ai entendu des voix dehors. La porte s'est ouverte. Le type s'est retrouvé dehors. J'étais tétanisé et j'essayais de reprendre mon souffle. J'ai vu deux visage, d'abord celui de Nate, la propriétaire du lust. Je ne comprenais pas ce qui me disais, ni ce qui me demandait. Il m'a aidé à sortir de la voiture. Puis j'ai vu mon frère qui tenais l'autre type. Il appelait quelqu'un sur son téléphone. Le mien était resté dans la voiture mais je m'en souciais peux. J'étais encore sous le choc. Je me sentais mal. J'ai refermé ma chemise et j'ai reboutonné mon jean. J'avais du mal à me tenir debout et à comprendre ce qu'on me disait, tout était un peu flou. J'avais l'impression de tanguer et je n'ai pas pu prévenir Nate, mais je me suis penché pour vomir. J'ai réussis à dire :

« Je ne me sens pas très bien. Je crois qu'il a mis quelque chose dans mon verre. Faut que je …»

J'ai cherché un endroit où je pouvais m’asseoir en titubant. Je me suis assis finalement sur le trottoir. Je me sentais nul, tellement idiot d'avoir cru qu'un type comme ça pouvait s'intéresser à moi. J'avais parfois l'impression d'être encore un ado qui faisait des erreurs. Je n'arrivais pas à me comporter comme un adulte. Je me suis pris la tête dans les mains. Je réalisais pas encore très bien ce qui m'était arrivé. J'ai entendu les sirènes des policiers j'ai compris que c'était eux que mon frère avait appelé. Ils m'ont posé quelques questions mais je n'étais pas vraiment en état de leur répondre. C'est plus mon frère qui leur a parlé. J'avais de la chance qu'il soit là. J'avais aussi de la chance qu'ils soient tous les deux arrivés à temps et c'est pour ça que j'ai dis à Nate :

«Merci. Je ne sais pas pourquoi tu es là aussi, mais merci et désolé pour tes chaussures ... »

Je lui avais vomis dessus, ce n'était pas vraiment gentil de ma part, mais je ne l'avais pas fait exprès. J'étais sur qu'il m'en voudrait pas pour ça.

«Je me sens tellement nul ...»

J'ai baissé la tête. Je ne me serais pas fait avoir si facilement si j'avais écouté mon frère.
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() message posté Lun 17 Juil 2017 - 16:26 par Nathanael E. Keynes
Vendredi 7 juillet 2017 ?

Je viens pas tous les jours au bar, je fais confiance à mes employés - et ça me fait assez bizarre de dire ça comme ça - et jusque-là j'ai pas eu tort de le faire. Mais ça n'empêche que je suis quand même là régulièrement, ne serait-ce que parce qu'on joue avec Kaspar et Rika. Lors de la succession, j'ai mis un point d'honneur à ce que les mecs et les nanas qui bossent là gardent leur poste, malgré ce que le cabinet comptable que j'ai embauché préconisait, je m'y tiens toujours, et je crois que tous sont conscients de ça. C'est sans doute en partie au moins ce qui crée ce climat de confiance, et quand je passe les portes, j'ai franchement le sentiment d'être à la maison.

Manifestement, c'est le cas aussi de certains clients, devenus de vrais habitués, et de certains musiciens qui viennent jouer régulièrement. Marlon fait partie de ceux là, à l'évidence, et ça n'était, pourtant, pas gagné d'avance. Quand son frangin a débarqué pour me demander si son frère pourrait monter sur scène, j'étais sceptique, au départ. Mais j'ai pas regretté une seconde de lui avoir donné sa chance, même si je me serais passé de sa réaction d'adolescent rebelle de prime abord. Il n'est pas resté campé sur cette position, fort heureusement, il ne serait pas là aujourd'hui, sinon, sans le moindre doute. Pas en tant qu'artiste, en tout cas.

Miles m'a salué en entrant, sans doute prévenu par le blondinet, et venu l'écouter. Je lui ai serré la main avant de vaquer à mes occupations, tout comme pour Marlon. Je n'avais pas prévu de rester toute la soirée au bar, ce soir, mais je m'étais dit que je resterai écouter le guitariste, et je partirai ensuite. J'aurais bien été jusqu'à lui, d'ailleurs, une fois qu'il est descendu de scène, mais un type que je ne connaissais pas avait manifestement toute son attention, et je lui ai fichu la paix. Je ne pouvais pas savoir, alors, que j'aurais mieux fait de poursuivre sur ma lancée première. J'étais en train de prendre congé d'un peu tout le monde, prêt à envoyer un message à Tyler pour lui dire que j'allais pas tarder à rentrer quand le nom de Marlon s'est affiché sur mon téléphone. J'ai froncé les sourcils, cherché le blond des yeux sans le trouver, demandé à Kass et aux autres... Tout ce qu'on a pu me dire, c'est qu'on l'avait vu partir accompagné, mais ceux qui connaissaient son frère m'ont confirmé qu'il ne s'agissait pas de lui, et quand j'ai aperçu Miles a une table, je n'ai pas hésité une seconde à me diriger vers lui.

Au pas de course. Le coeur battant, et les nerfs à vif.

« S.O.S, voiture noire, au secours. »

Miles est devenu blême, et on a laissé en plan sa tablée pour sortir aussitôt du bar, à la recherche de cette voiture noire. Evidemment pas garée juste devant le bar, ça aurait été trop simple. Des cris un peu plus haut dans la rue ont attiré mon attention, et j'ai fait signe au grand frère du zicos. Pas besoin de mot, on était tellement dans l'urgence qu'il n'en fallait pas plus pour qu'on réagisse, et quand on a vu cette voiture noire, je n'ai pas hésité une seconde, bien que je sois parfaitement incapable de me battre et que la situation le requiert sans doute... L'adrénaline, sans doute : j'ai attrapé les fringues du type pour le tirer hors de là. C'était bien Marlon, allongé sur le siège arrière, et Miles a pris le relai pour maîtriser son agresseur, tandis que je passais la tête par la portière ouverte pour m'adresser au blond.

« Est-ce que ça va Marlon ? »

Cette question est complètement débile, non ça ne risque pas d'aller. Je lui ai tendu la main, ai tenté de l'aider à sortir de là.

« C'est fini, viens... »

Il a eu toutes les peines du monde à attraper ma main, je ne parle même pas de ses difficultés à s'extirper de la voiture. Miles avait maîtrisé le type dans mon dos, et appelait les flics.

« Ton frère a appelé les flics, ils vont arriver, ça va aller. Tu m'entends ? »

Je ne sais pas s'il a entendu ce que je disais, tout ce dont je pouvais être sûr, c'est que son corps rejetait soit l'alcool soit autre chose... Et que mes Converse l'appréciaient moyen.

« Je ne me sens pas très bien. Je crois qu'il a mis quelque chose dans mon verre. Faut que je …»

Il a cherché à s'éloigner, a fini par s'asseoir sur le trottoir un peu plus loin. Un coup d'oeil à Miles me confirme qu'il maîtrise toujours le type, et vu son regard, il se fait manifestement violence pour pas davantage lui défoncer la tronche. Fort heureusement, les sirènes qui retentissent au loin déchirant le silence relatif de la nuit londonienne confirment l'arrivée imminente des forces de l'ordre, et je reporte mon attention sur Marlon, qui se tient la tête entre les mains. J'ai retiré comme j'ai pu mes grolles - rien à foutre de finir pieds nus en pleine rue - et je me suis assis près de lui, ai passé un bras autour de ses épaules... mais qu'est-ce qu'on peut dire dans ces cas-là ?

Les flics nous ont posé quelques questions, Marlon n'a pas trop réussi à répondre et c'est sans le moindre doute compréhensible. Le type a été embarqué, j'ai pris la carte d'un représentant de la police, et Miles a pris le relais pour répondre à leurs questions.

« Merci. Je ne sais pas pourquoi tu es là aussi, mais merci et désolé pour tes chaussures...
- Tu as envoyé un message sur mon téléphone, par erreur je suppose, mais ça n'a pas d'importance... »


Ni ça, ni mes chaussures, même si j'y tiens à ma collec' de Converse et que ça me désole un peu. Il n'y est pour rien, je vais pas lui en vouloir pour ça alors que ça n'avait rien de volontaire et qu'il est, clairement, assez mal comme ça.

« Je me sens tellement nul...
- T'as aucune raison pour. Ce type est une ordure, et j'espère bien qu'il va finir derrière les barreaux et pour longtemps. »


Et j'ai un pote avocat qui y veillera sûrement, si je lui demande gentiment.
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() message posté Lun 17 Juil 2017 - 21:48 par Marlon D. Wallenstein
Tout a été un peu trop vite à mon goût. Je passais une bonne soirée, je pensais que tout irait bien. Je ne voyais pas pourquoi ça aurait été le contraire. Il avait suffit de pas grand chose pour que cette soirée dérape. Un verre et un sale type. Je m'étais retrouvé dans sa voiture à me débattre, à essayer tout du moins. Je ne pensais pas que ça m'arriverait un jour. Il avait l'air tellement gentil et je m'étais fait avoir comme un débutant. J'essayais de me calmer mais j'avais du mal à avoir les idées clairs. Je ne savais pas exactement ce qu'il avait mis dans mon verre. Je me sentais mal, je me sentais sale aussi. J'avais juste envie qu'on m'oublie. J'ai vomis sur les chaussures de Nate. Je me suis assis à terre, j'avais besoin de respirer de nouveau. J'avais mal dans la mâchoire, là où il m'avait frappé. Il n'y avait pas été de main morte. Il ne s'attendait sûrement pas à ce que j'essaie de me défendre. Je me demandais à combien de personnes il avait fait ce coup-là. Nate m'a expliqué que je lui avais envoyé un message par erreur. Il avait bien fait de prévenir mon frère. Il discutait toujours avec les policiers. Il avait toujours su agir dans les moments critique. Je ne savais pas comment il faisait. Je me suis passé une main sur le visage et je me suis frotté les yeux. J'avais froid pourtant on était en juillet et les nuits étaient douces. J'ai croisé les bras sur moi et j'ai remarqué que dans la précipitation j'avais reboutonné ma chemise de travers. J'étais fatigué et j'avais une sorte de vertige qui ne me quittait pas depuis quelques minutes.

« Si … j'aurais jamais du croire qu'il s’intéressait à moi … Il voulait juste ...»

Tirer son coup … je n'ai pas fini ma phrase, c'était inutile de le préciser. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine et je me sentais de plus en plus mal. Je voyais trouble. Je ne m'y connaissais pas beaucoup en drogue ou en substance illicite mais il avait forcément mis quelque chose dans ce genre là pour que j'ai ce genre de réaction. Je n'avais pas bu autant de verre que ça mais le mélange des deux n'étaient sûrement pas recommandés. J'étais entrain de faire un malaise et je ne savais pas comment prévenir Nate que j'allais sûrement m'évanouir. Je me sentais partir en arrière et j'ai juste eu le temps de m'accrocher à lui pour me retenir un peu et ne pas m'éclater la tête contre le sol. Je n'arrivais même plus à parler correctement. C'était comme si tout mes sens s'étaient coupés de mon cerveau. Je me sentais lourd et j'avais juste envie de dormir, mais je ne voulais surtout pas qu'ils appellent les secours. Je n'avais pas envie de me retrouver à l’hôpital, pas encore une fois. Ils allaient croire que j'avais encore essayer de me suicider alors que pour une fois je n'y étais pour rien, mais je savais que si ce n'était pas Nate qui les appelais ça serait mon frère qui s'en chargerait. Il ne me laisserait jamais sur le bord de la route dans cet état là. J'ai entendu quelqu'un crier et je me suis évanoui.
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() message posté Mar 1 Aoû 2017 - 15:47 par Nathanael E. Keynes
Sur le coup, on ne pense pas vraiment. On agit sur l'impulsion, avec l'adrénaline, la peur au ventre. Mais une fois que tout est terminé - ou presque - c'est comme si les neurones jusque-là anesthésiés se mettaient soudain à tout compulser à vitesse grand V. Et dans ma petite tête, ça part dans tous les sens. L'essentiel étant que ce type est un gros connard, et que je sais pas comment mon pote va s'en sortir. Qu'investir dans des caméras de sécurité et un système de surveillance, ça serait pas du luxe, aussi. Mais le plus important, pour l'heure, ça reste Marlon, et ce qu'il ressent. Tenter de le rassurer n'est cependant pas chose facile, et à vrai dire, je ne sais pas trop ce que je peux dire pour atténuer l'horreur de ce qu'il vient de vivre. Manifestement, mes mots ne l'aident absolument pas.

« Si… j'aurais jamais dû croire qu'il s’intéressait à moi… Il voulait juste...
- Je sais... »


Et s'il ne finit pas sa phrase à haute voix, on sait tous ce qui se trouve avant le point final. Et je voudrais le rassurer, mais je ne sais pas comment. Je sais, surtout, que pour ce soir, il n'est pas prêt à m'entendre dire ce qu'il considérera assurément comme des banalités. Pourtant ce serait la pure vérité : il n'a pas de raison de croire que personne ne peut s'intéresser à lui autrement que comme l'ordure derrière nous. Ce type est beau, bourré de talent, et de ce que j'ai pu en voir, plutôt sympa. Il n'y a pas de raison pour qu'il ne finisse pas par trouver quelqu'un qui le mérite...

C'est pas pour ce soir, ce genre de discours, j'en suis conscient, et de toute façon, je n'aurais pas eu le temps de commencer mon laïus : il est parti en arrière, perdant connaissance malgré nos cris, à son frère et moi. J'ai senti sa main agripper ma chemise avant de le voir partir, et j'ai ralenti sa chute comme j'ai pu - il n'avait clairement pas besoin d'un trauma crânien en prime - et les forces de l'ordre avaient déjà dû appeler une ambulance au vu de la situation précédente parce qu'elle est arrivée très peu de temps après. Cela étant, j'avais déjà perdu toute notion de temps, comme s'il s'était arrêté au moment où il est parti à la renverse.


C'est Miles qui est montée dans l'ambulance avec lui, les flics ont pris ma déposition entre temps, et je leur ai laissé mes coordonnées, leur affirmant que mes employés seraient à leur disposition s'ils avaient besoin d'autres témoignages - même si je doute que l'un d'entre eux ait vu l'ordure verser quoi que ce soit dans le verre du blondinet sans réagir. Et j'ai attendu un message du frangin pour savoir si je pouvais les rejoindre, et où. Un temps interminable, même s'il n'a, en réalité, pas dû s'écouler plus de quelques dizaines de minutes. Temps que j'ai mis à profit pour prévenir mon homme - ne lui dîtes pas que je le qualifie ainsi - que je ne rentrerai pas tout de suite ce soir, en lui exposant brièvement la situation. Et je me promets de me rattraper auprès de lui dans les prochains jours - mais à vrai dire, on approche de l'anniversaire de notre rencontre et je ne compte pas qu'il en soit autrement.

Je suis arrivé à l'hôpital toujours aussi nerveux, peu après le message de Miles, et j'ai rejoint le frère de Marlon, visiblement aussi inquiet de moi.

« Qu'est-ce qu'ils en disent ? Comment va-t-il ?... »

L'inquiétude se lit clairement sur mon visage, mais on le serait à moins...
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() message posté Mer 2 Aoû 2017 - 18:12 par Marlon D. Wallenstein
Je ne comprenais pas comment j'avais pu être aussi stupide, comment j'avais pu me laisser avoir comme un débutant. Comme s'il pouvait s'intéresser à moi, j'aurais du me douter qu'il y avait anguille sous roche et qu'il voulait plus que me bécoter. Il ne m'avait même pas tellement parlé. Je m'en voulais tellement, j'étais stupide et naïf. Je tombais dans des pièges idiots et j'avais été tellement stupide que je m'étais laissé drogué. Je me sentais d'ailleurs toujours mal et je n'arrivais pas à chasser cette sensation de malaise, jusqu'à ce que je finisse par me sentir tomber. J'ai vu trouble et je suis tombé. Je me suis évanoui. Je n'ai pas compris ce qui m'arrivait. J'ai juste entendu leur voix et leur surprise et puis plus rien. Quand j'ai rouvert les yeux j'étais dans un lit d’hôpital. Étrange sensation de déjà vu. Il y a une chose qui est différente cela dit. Miles est là avec Nate, je les entends discuter. Je suis à moitié éveillé. Nate demande comme je vais. Miles lui réponds « Il va s'en sortir. » J'ai ouvert vraiment les yeux et je n'ai pas pu m'empêcher de dire :

« Ils arriveront pas à se débarrasser de moi si facilement ... »

J'ai eu un petit sourire, je préférais autant qu'ils voient que j'allais bien, du moins que j'étais bien là et que j'étais réveillé. Je ne voulais pas les inquiéter plus. J'étais fatigué mais je me sentais bien mieux. Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais là, ça ne faisait peut être que quelque heures. J'avais une perfusions dans le bras, sans doute qu'ils nettoyaient mon corps de la drogue. Miles avait l'air rassuré, il est parti cherché les médecins me laissant seul avec Nate.

« Salut, je ne pensais pas que tu serais encore là, merci. Il n'était pas tout seul pour une fois. »

Je parlais de mon frangin évidement. A chaque fois je m'étais retrouvé ici il était venu à mon chevet seul et avait veillé sur moi. Je savais qu'il serait toujours là pour moi quoi qu'il fasse et je ne lui en serait toujours reconnaissant. Je m'en veux énormément de lui avoir fait des frayeurs par le passé, je comprends aujourd'hui que ce n'était pas la solution.

« Il ne m'a jamais laissé tombé, même après tout ce que je lui ai fait voir … Je n'en suis pas très fier … je ne veux pas que les médecins pensent que j'ai retenter de ... »

Je me suis arrêté avant de dire le mot Nate n’était pas au courant. J'ai fermé les yeux et je me suis passé une main sur le visage, mince. Il allait me prendre pour un taré.

« Enfin je … »

Je ne savais plus quoi dire pour me justifier et je ne savais même pas s'il y avait besoin au fond, mais je ne voulais pas qu'il me prenne pour un cinglé mais je ne savais pas quoi dire, il n'y avait pas grand chose de plus à ajouter de toute manière.
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() message posté Jeu 10 Aoû 2017 - 22:37 par Nathanael E. Keynes
Je ne suis pas resté longtemps à discuter avec Miles, au final. Il a juste eu le temps de me répondre : « Il va s'en sortir. » que la voix de Marlon s'est élevée, faiblarde, mais ça n'avait pas d'importance : il était réveillé, c'était tout ce qui comptait.

« Ils arriveront pas à se débarrasser de moi si facilement ... »

J'ai souri, répondant à la pâle lumière qui a éclairé son visage à cet instant. S'il arrivait même à faire un peu d'humour, c'était plutôt positif. Le frère du blondinet s'est éclipsé, certainement parti chercher quelque membre du corps médical et je suis resté avec le jeune chanteur.

« Salut, je ne pensais pas que tu serais encore là, merci. Il n'était pas tout seul pour une fois. »

J'ai froncé les sourcils à la mention de ce "pour une fois", mais j'ai fait taire ma nature de fouine.

« C'est rien, je voulais être sûr que tu ailles mieux... Et pas seulement parce que ça la foutrait mal pour le bar, hein... »

Un ton humoristique pour dissimuler tant bien que mal que je n'en mène, en réalité, pas très large. Et si quelque part, c'est vrai que ça la fout mal pour mon bar, c'est pas vraiment ma priorité à cet instant. Même si je connais pas Marlon depuis très longtemps, je l'apprécie ce mec, et ça me fait mal au coeur de savoir qu'il doit traverser ce genre d'épreuve, d'autant plus que je me sens fautif puisque c'est arrivé chez moi.

« Il ne m'a jamais laissé tombé, même après tout ce que je lui ai fait voir… Je n'en suis pas très fier… je ne veux pas que les médecins pensent que j'ai retenté de... »

Ok si j'avais encore un doute au sujet de ce que signifiais le "pour une fois" précédent, il vient clairement d'être levé. Il n'a pas besoin d'aller plus loin, et vu qu'il n'ose même pas le dire, ça ne fait que le confirmer, je crois.

« Enfin je… »

C'est moi où il a l'air paniqué que je comprenne qu'il a tenté de mettre fin à ses jours ? Je me suis assis à ses côtés, et ai posé une main sur son bras en signe de compassion.

« Hey... C'est bon. T'as pas à te justifier devant moi, et je vais clairement pas te juger pour ce que t'as pu faire... »

Je veux dire, je sais pas ce qu'il a vécu, ce qui l'a poussé à commettre cet acte qui aurait pu être irréparable. Je cautionne pas forcément, parce que je pense pas que ça soit une solution, mais je suis assez bien placé pour savoir qu'on peut vivre de belles merdes, par moments. Ca reste assez humain, quand ça prend trop d'ampleur, de plus savoir comment s'en sortir. C'est juste dommage qu'il ait pas réussi à se tourner vers son frère, qui a l'air d'être pourtant là pour lui quoi qu'il arrive.

« Je suis juste... un peu surpris que t'aies pas pu te raccrocher à Miles... J'aurais adoré avoir un frère aussi attentionné... mais c'est pas le sujet, et je connais rien de vos vies donc... »

Je hausse les épaules, comme pour rejeter un peu ce que je viens de dire à l'instant, mais j'en ai pas vraiment fini pour autant.

« Juste... »

C'est sans doute pas ma place, mais tant pis.

« Si jamais tu te retrouves à nouveau dans cette situation... et que t'arrives pas à te tourner vers ton frère, appelle-moi, ok ?... »

Je me souviens un peu trop bien de la tentative avortée de Prim', et même si j'ai plus de nouvelles depuis un moment maintenant, je crois que je me serais jamais pardonné si elle avait sauté de ce foutu pont après m'avoir laissé ce message... Evidemment, y penser me laisse toujours cette amertume au fond de la gorge, comme il y a longtemps qu'elle a arrêté de répondre à mes messages sans que je sache pourquoi, mais je chasse ces pensées-là : ça n'est pas l'important à cet instant. Ce qui importe, c'est Marlon, pour l'heure, et globalement, j'ai trop d'estime pour lui pour faire comme si j'avais pas compris, même si c'est sans doute pas mes oignons.
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() message posté Sam 12 Aoû 2017 - 20:21 par Marlon D. Wallenstein
J'étais surpris que Nathanael soit encore là. Je ne pensais pas qu'il serait resté avec moi aussi longtemps. J'étais surpris, sans doute parce que je n'avais pas l'habitude d'avoir des amis et ça me faisait du bien de constater que je n'étais pas tout seul. J'ai baissé la tête quand il m'a dit qu'il voulait être sur que j'allais mieux. J'ai bien vu qu'il était embêté que ça se soit passé alors que j'étais dans son bar, même si techniquement j'étais dehors, mais c'était un de ces clients … je me suis pincé la lèvre et je lui ai dis :

« Je suis désolé que ça soit arrivé au Lust … je ne veux pas te causer d'ennuis. »

Je savais que ce n'était pas de ma faute, mais je ne pouvais pas m'empêcher de lui dire que j'étais désolé. Je ne voulais pas qu'il ait des problèmes à cause de cette histoire, même si je savais que ça n'avait jamais fermé un bar. Je me suis redressé dans mon lit. J'avais des souvenirs qui remontaient à la surface, je me revoyais dis ans plutôt, et il y a quelques mois. Il a comprit de quoi je voulais parler et je n'en ai pas mené large. J'étais soulagé qu'il ne me juge pas, je le faisais déjà tout seul. Je m'en voulais, sans compter que c'était la deuxième fois que j'avais essayé de mettre fin à mes jours et je comprenais aujourd'hui que ce n'était pas la solution, même si la vie était parfois une garce et qu'elle ne m'avait pas fait de cadeau, merci à celui qui écrit mon destin si pourri, si toutefois le destin existe. Je ne sais plus si je crois en tout ça. Je me doutais qu'il ne pouvait pas comprendre pourquoi j'avais agis, même s'il ne le disait pas vraiment. Je savais que j'avais de la chance d'avoir un frère comme Miles. Il était toujours là pour moi. Il m'avait toujours sauvé et je lui en était reconnaissant, mais je me voyais mal lui dire que j'avais des problèmes. J'ai donc répondu à Nate :

« Je ne lui ai jamais rien dit, je ne voulais pas l'ennuyer avec mes problèmes. Je ne voulais pas qu'il ai … honte de moi … j'avais déjà assez honte pour moi tout seul. Je n'ai pas réussis à en parler et puis si j'en avais parlé ça aurait sûrement été pire … ce n'était pas la première fois que ça m'arrivait, j'en avais juste … assez. J'étais retombé en dépression ... »

Il allait comprendre avec tout ça que ce n'était pas la seule fois que j'avais essayé de me suicider. Je me sentais nul et à la fois très mal de reparler de tout ça. Je n'évoquais pas facilement ces épisodes de ma vie sans me sentir coupable, sans me dire que si j'avais été un peu plus courageux j'aurais agis différemment. J'ai acquiescé quand il m'a dit que si je me retrouvais dans cette situation je ne devais pas hésité à l'appeler. J'espérais que je n'aurais pas à le faire et je savais que j'avais fait une erreur, enfin deux et je lui ai donc répondu :

« Ça ne devrait pas se reproduire. J'ai compris que ce n'était pas la solution, même s'il m'arrive des trucs moche je sais que ce n'est pas à moi de décider si je dois vivre ou mourir. »

C'était la première fois que je me rendais vraiment compte de ça et que je le disais à quelqu'un. Je n'avais pas vu que Miles était revenu. Je ne savais pas quand il était arrivé, ni ce qu'il avait entendu mais je savais que ça le touchait. « Hum... je ne voulais pas vous déranger. Je vous laisse encore un peu de temps, le médecin va arriver, je lui ai dis que tu étais réveillé. ». Il est sorti nous laissant de nous tous les deux. Miles avait toujours été comme ça et un jour il faudrait que je le remercie. En attendant je commençais à croire que j'avais vraiment beaucoup de chance finalement. Tout n'était pas si noir.
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() message posté Lun 14 Aoû 2017 - 10:26 par Nathanael E. Keynes
S'il savait à quel point le fait que ça soit arrivé au Lucky Star passe au second plan. Certes, ça peut avoir des conséquences pour moi, mais ce qui m'importe surtout, là, c'est lui. Le reste, on gérera plus tard, et surtout, il n'en est en rien responsable. C'est ce connard qui devrait s'inquiéter des ennuis causés, et je suis presque sûr qu'il en a rien à battre. Mais j'espère bien qu'il finira derrière les barreaux et pour un bon bout de temps encore.

« Je suis désolé que ça soit arrivé au LuSt … je ne veux pas te causer d'ennuis.
- Je suis surtout désolé que ça soit arrivé tout court. Et à la réflexion, c'est peut-être pas si mal que ça soit arrivé chez moi, au final... »


On a pu intervenir à temps, avec ton frère, ça aurait peut-être pas été le cas ailleurs. Ca n'enlève en rien l'agression, mais je suppose que ça serait pire encore si on avait pas pu l'arrêter... Et comme il avoue à moitié avoir déjà tenté de se donner la mort, je suis légèrement inquiet que cet événement le fasse plonger à nouveau. Alors je tente de lui apporter un minimum de soutien, même si, au fond, il a déjà quelqu'un tout indiqué pour ça : son frère, Miles. Je sais pas ce que c'est qu'avoir réellement un frangin, et je visualise mal ce qu'on peut réussir ou non à confier. Mais si je fais le parallèle avec ma relation avec Spencer, qui est sans doute ce qui s'en rapproche le plus pour moi, ou avec Nikolaï qui a toujours eu le rôle de grand frère en quelque sorte, j'imagine que malgré toute l'affection qu'on peut avoir, il y a des choses qu'on n'arrive pas à dévoiler.

« Je ne lui ai jamais rien dit, je ne voulais pas l'ennuyer avec mes problèmes. Je ne voulais pas qu'il ait… honte de moi… j'avais déjà assez honte pour moi tout seul. Je n'ai pas réussi à en parler et puis si j'en avais parlé ça aurait sûrement été pire… ce n'était pas la première fois que ça m'arrivait, j'en avais juste… assez. J'étais retombé en dépression... »

Je l'ai écouté attentivement, comprenant sans peine que c'était une récidive, en prime. Ma main a serré un peu plus la sienne, comme pour lui indiquer que je comprenais - au moins un peu - son ressenti, et surtout et en tout état de cause, que je compatissais.

« Ça ne devrait pas se reproduire. J'ai compris que ce n'était pas la solution, même s'il m'arrive des trucs moches je sais que ce n'est pas à moi de décider si je dois vivre ou mourir. »

J'ai esquissé un sourire à ces mots.

« La vie, c'est moche parfois. Ca je te l'accorde. Mais il y a de belles choses aussi. C'est pas facile, mais faut réussir à s'accrocher à celles-là, et à effacer les autres... »

Genre, oublier que mon père est un connard fini, que mon best est à l'autre bout du monde et que mon mec vient de se taper un foutu cancer. Songer, plutôt, que j'ai une demi-soeur adorable en France que je pourrai visiter quand je veux, un pied-à-terre à l'autre bout du monde aussi pour la peine, et que Tyler est en rémission, que son état est même très encourageant d'après les médecins. Que je fais le job que je voulais, et que j'ai un super bar en gestion où je peux jouer quand je veux avec mon groupe, plutôt que de penser à celui qui en était gérant à la base, et qui nous a quittés trop tôt.

Je sais pas si je dois lui donner ces exemples, plus que personnels, et qui ramèneraient sans doute un peu trop la couverture à moi, alors que le but, c'est pas vraiment de parler de moi, seulement le rassurer lui, et le temps que j'y réfléchisse, son frangin nous a rejoint.

« Hum... je ne voulais pas vous déranger. Je vous laisse encore un peu de temps, le médecin va arriver, je lui ai dit que tu étais réveillé. »

J'ai été un peu surpris de le voir ressortir aussitôt, et je me suis tourné à nouveau vers Marlon.

« Est-ce que tu veux que je te laisse un peu de temps avec lui avant que le médecin arrive ? Ou tu préfères que je reste ? Comme tu le sens, comme ça t'arrange... »

Il y a des cas où on préfère s'isoler, d'autres où on ne veut pas rester seul, parfois c'est nos proches dont on a le plus besoin, d'autres, la présence de personnes plus neutres est plus bénéfique... Chaque situation est différente, chaque personne réagit différemment. Je le connais pas assez pour savoir ce qui lui fera le plus de bien à cet instant, mais quoi que ce soit, je suis prêt à me plier à sa volonté. L'essentiel, c'est qu'il aille mieux.
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() message posté Sam 19 Aoû 2017 - 18:36 par Marlon D. Wallenstein
Il avait raison quelque part, si ça n’avait pas été dans son bar, j’aurais été seul et ça aurait été sans doute pire. Je n’imagine même pas ce qu’il me serait arrivé. J’étais tout de même désolé de le mettre dans l’embarras, je détestais être montré du doigt où être à l’origine de soucis pour les autres. C’était sans doute pour ça aussi que j’avais tant de mal à m’accepter. Je n’avais pas tellement envie de revenir sur les raisons qui m’avaient poussées à me suicider, je revenais trop la -dessus en ce moment et je commençais à avoir besoin de parler d’autre chose, mais il me faisait comprendre que je devais m’accrocher, mais c’était difficile quand la moitié des gens me discriminait. Je ne voyais pas comment je pouvais réussir à remonter de la pente glissante sur laquelle j’étais. J’avais essayé une fois et ça avait plutôt bien marché et depuis quelques temps je recommençais à être déprimé. C’était un cercle vicieux. J’avais l’impression que je ne pourrais jamais en sortir. J’avais pourtant des amis et de la famille sur qui compter, comme mon frère qui était toujours là pour moi, cependant il semblerait que ça n’était pas suffisant, que toutes mes mauvaises années venaient me hanter sans arrêt. Je ne savais pas tellement quoi lui répondre. Il avait l’air si sûr de lui et il avait surtout l’air de savoir de quoi il parlait. Je me demandais par quoi il était passé pour avoir autant d’assurance à ce propos mais ça ne me regardait pas et je n’étais pas assez intrusif pour lui poser la question même si elle était au bord de mes lèvres. Je me suis contenté de hocher la tête pour toute réponse. Ce n’était pas bien brillant mais j’avais une circonstance atténuante, je n’étais pas encore tout à fait remis alors je me disais que ça me donnait le droit de ne pas répondre à tous.

J’ai vu mon frère arriver et il n’a pas osé rester. Il est reparti aussi vite qu’il était venu nous laissant finir notre conversation. Je lui étais reconnaissant d’avoir été là. Il me sauvait toujours et j’avais de la chance de l’avoir. Je le savais. Nate m’a demandé si je voulais qu’il nous laisse tous les deux, mais je ne savais pas si j’étais capable de me retrouver dans la même pièce seul à seul avec mon frère, même si je l’adorais et que lui aussi, j’avais assez peur qu’il ne me regarde plus de la même façon, c’était ridicule mais vu les circonstances je me disais qu’il était peut-être plus gêné que moi. J’ai donc répondu :

« Non ça va aller je crois qu’il en a trop vu pour le moment. Je ne sais même pas ce que je peux lui dire … Je lui en ai fait tellement voir. »

C’était assez étrange comme réaction je le sais bien, mais Nate ignore encore beaucoup de choses alors je préférais ne pas remuer le couteau dans la plaie. C’était trop délicat.

« Merci en tout cas d’être intervenu. »

Je ne les remercierais jamais assez tous les deux d’avoir été là au bon endroit au bon moment.
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() message posté Sam 26 Aoû 2017 - 11:31 par Nathanael E. Keynes
Je voulais pas remuer le couteau dans la plaie, mais ça restait la vérité : c'était... disons un moindre mal, que ça ait eu lieu "chez moi". J'aurais préféré que ça n'arrive pas du tout, évidemment, et lui davantage encore, assurément, mais on a pu intervenir, et c'est sans doute le plus important. Les répercussions pour le bar, c'est pas primordial pour l'instant, et je pense pas - j'espère en tout cas - que ça posera réellement de problème. Investir dans un système de sécurité performant va pas être du luxe, cela dit, et j'y réfléchis déjà un peu. Mais là aussi : chaque chose en son temps. Pour ce soir, ce qui compte, c'est qu'il se remette, même si ça ne se fera pas en une nuit, je le conçois parfaitement. Surtout s'il avait déjà une tendance dépressive avant de subir ça... J'ai pas cette tendance, pour ma part, mais je conçois parfaitement que par moments, on ne voie plus comment sortir du bourbier dans lequel on s'enfonce. La vie nous joue des tours, souvent, c'est comme ça que ça marche, même si c'est pas toujours drôle, clairement. Et puis d'autres fois, on a de belles surprises.

Bref... Je suis étonné que son frère s'éclipse, je me serais davantage attendu à ce qu'ils me demandent de les laisser en famille, mais ça n'a pas été le cas. J'ai tendu la perche, pourtant, mais non, Miles s'est éloigné, et Marlon a confirmé qu'il préférait que je reste pour le moment.

« Non ça va aller je crois qu’il en a trop vu pour le moment. Je ne sais même pas ce que je peux lui dire… Je lui en ai fait tellement voir.
- Parfois, on n'a juste pas besoin de parler... Juste de sa présence. »


C'est celle de Spencer, qui me manque, pour ma part, par moments. Mais il a sa vie là-bas, maintenant, et ça a l'air de bien se passer, en tout cas à chaque fois qu'on a l'occasion de se parler via Skype. Mais je trouve définitivement que ça aussi, ça se raréfie... Comme les lettres de Jo.

« Merci en tout cas d’être intervenu.
- Vraiment, c'est rien. Je suis content qu'on ait pu arriver... »


A temps n'est pas tout à fait le mot, avant qu'il ne soit trop tard non plus, parce qu'à mon sens, c'était déjà un peu tard. Mais on est arrivés, le type a été arrêté, et à cet instant, c'est ce qui compte. Le médecin dont parlait son frère est entré, et je me suis levé.

« Je vais patienter dehors, je vous laisse tranquille... Vous pourrez venir nous chercher, son frère ou moi, si vous voulez... »

Ca s'adresse autant au corps médical qu'à Marlon, pour la peine, et j'ai refermé la porte derrière moi en sortant, soudain très las. Je me suis dirigé vers une des machines distribuant des boissons chaudes, et me suis fait couler un café - plus que nécessaire - et comme je vois Miles passer - faire les cent pas ? - je lui en ai proposé un aussi. On n'a pas beaucoup parlé cependant, je sais pas s'il y a encore grand chose à dire, en réalité. Je crois qu'on a tous les deux hâte que tout ça soit derrière nous, tout en sachant qu'il va falloir du temps pour ça. Beaucoup de temps. Si bien qu'on est tous les deux assis dans le couloir quand le médecin ressort de la chambre de Marlon, et je crois qu'on relève la tête dans le même mouvement, visiblement inquiets tous les deux.
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