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Je ne cherche aucun ennui. Généralement ce sont les ennuis qui me trouvent (Avner)

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() message posté Sam 22 Juil - 0:10 par Eulalie F. Montandon
« Je ne cherche aucun ennui. Généralement ce sont les ennuis qui me trouvent »
EXORDIUM.
Encore une journée semblable à toutes les autres. On se lève puis on suit la routine quotidienne et soudain on se rend compte que c’est le week end et qu’on ne doit pas se dépêcher. Si la voix mignonne d’une petite fille de six ans ne m’avait pas rappelé à la réalité je l’aurais sans doute pressée pour la conduire à l’école alors que nous pouvons enfin passer la journée ensemble. Suis-je une mauvaise mère ? Parfois je me pose la question. Pourtant la journée ne fait que commencer. Histoire de me faire pardonner sur cette erreur, certes sans conséquences, je laissai à Madeline, le loisir de décider de nos occupations de la journée. Elle voulait aller à la piscine. Après une petite séance de ménage et surtout ses devoirs terminés, la piscine fut le meilleur moment de la journée.

Un peu de détente fait le plus grand bien, surtout après une semaine de travail acharné. Rien ne pouvait me faire plus plaisir que de voir le sourire de ma fille, contente de pouvoir s’amuser. Quel enfant n’aimerait, s’il sait nager bien sûr, jouer dans l’eau et faire des descentes sur un toboggan. Comme je m’y attendais, la petite se lassa très rapidement de barboter dans l’eau et il fut déjà temps de quitter la piscine. Une fois habillées, je décidai d’aller faire un tour dans le centre-ville. J’avais faim et je ne pense pas être la seule dont le ventre rappelait sans cesse, par de petits bruits désagréable, qu’il avait lui aussi envie de manger. Tenant la petite par la main nous tournons au coin d’une rue et de drôles de cris se faisaient entendre. Une manifestation. Je ne suis pas vraiment une adepte de ce genre de phénomène et pourtant ma curiosité en fut éveillé. Les gens criaient fort, ce qui stressa un peu la petite. Je lui expliquai que nous ne ferons que passer car un détour serait un peu trop long et je savais qu’elle avait déjà marre de marcher.

Lui serrant fort la main, je continuai mon chemin. Même en essayant d’éviter la foule, c’était assez difficile de se créer un passage. D’autres personnes arrivaient de partout. A se demander si ce n’était pas la fin du monde et que tout le monde voulait s’en plaindre. Dans le « brouhaha », j’avais cru déceler des paroles de défense contre les animaux. Mais je n’étais même pas sûre qu’il s’agisse bien de ça. Je tentai de me dépêcher quand une femme m’accosta. Je n’avais pas le temps pour ça, ce que je m’empressai de lui faire comprendre. Quand je voulus me tourner vers la petite que j’avais lâché la main deux petites secondes, elle avait disparu. L’angoisse. Mes yeux balayaient les alentours mais tout le monde bougeait trop vite et dans tous les sens. Je commençai alors à crier. « Madeline où es-tu ? » Mes cris étaient étouffés par ceux des manifestants. A plusieurs reprises je manquai de me faire assommer par leurs pancartes qui semblaient avoir été faites à la hâte. « Ma chérie, réponds-moi ! » Je suis décidément une mauvaise mère. Les larmes me montent aux yeux. Tout peut arriver dans des cas pareils, même le pire. Je refuse d’y penser. En plus les gens vous poussent de partout et semble tous se diriger vers le même endroit. Dans un mouvement de foule, elle a très bien pu suivre le mouvement. « Oh vous lâcher moi ! » m’emportais-je sur un jeune homme, imbibé d’alcool qui essayait de me tenir par le bras pour avancer. Il semblait choquer de ma réaction et me laissa tranquille. « Madeline ? » J’ignorais si quelqu’un pouvait m’entendre et surtout j’avançais sans savoir dans quelle direction chercher.
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() message posté Dim 23 Juil - 15:24 par Avner P. Cocker
Cette année, la température était particulièrement chaude, mais ça n’était pas pour s’en plaindre. Avner supportait bien la canicule, il adorait la chaleur et n’était pas proie aux étourdissements et autre effets négatifs de cette dernière. Mais en compensation, il s’hydratait beaucoup. Sa mère insistait à chaque fois pour qu’il boive, et ce, depuis sa plus petite enfance. Elle lui avait fait peur en lui disant qu’un petit garçon qui ne buvait pas beaucoup pouvait mourir de déshydratation très rapidement et si cela avait aussitôt fait effet sur lui.

Cet après midi là, il avait accepté l’invitation d’une amie afin de pouvoir manifester avec elle contre la maltraitance animale. Bien qu’il n’était pas végétarien, il tendait de plus en plus à l’être et la seule viande qu’il acceptait de manger pour l’instant était le poisson et les crustacés qu’il ne commandait pas à n’importe qui. Il tâchait de veiller à son alimentation afin de pouvoir manger dans le respect, au possible. Il était entré une fois dans un débat qui, bien entendu, n’avait abouti à rien de concret. Tant pis !
Il avait envoyé un message à sa mère pour lui annoncer la nouvelle avant de prendre la route. Il avait laissé de côté l’esquisse de sa prochaine peinture. On lui avait passé une commande pour réaliser une toile de Van Gogh, son peintre préféré, dans la chambre d’une petite fille qui venait tout juste de naître. Il n’aurait aucun problème à le faire et il comptait prendre deux journées maximum pour le faire. Peut-être même qu’une seule lui suffirait s’il avait de la chance.

Bien qu’il ait rejoint son amie, il la perdit rapidement de vue lorsque le cortège se mit en marche. Tant pis, ça ne l’empêcha pas d’être dans l’ambiance. Même s’il ne criait pas, il savait qu’au fond, il partageait les mêmes idées que les gens autour de lui. Cette simple pensée l’emplissait de joie. Le fait de ne pas se sentir seul, de se battre ensemble pour quelque chose… toutes ces choses qui rendait une manifestation, à ses yeux, très agréable.
Il s’arrêta net lorsqu’une petite fille se cogna contre lui. Il baissa les yeux afin de l’apercevoir et haussa les sourcils de surprise. Qu’est ce qu’elle faisait là cette gamine ? Il redressa la tête pour y apercevoir ses éventuels parents, mais personne ne semblait être à ses côtés. La petite semblait perdue et voilà qu’elle s’était mise à pleurer. Avner l’entraina alors sur le côté afin d’éviter le mouvement de foule et posa un genou à terre afin de se mettre à son niveau.

« Qu’est ce qui se passe princesse, tu t’es perdue ? »

Toujours en larme, la fillette secoua la tête pour répondre à la positive. Avner ouvrit alors ses bras afin de pouvoir la réconforter, mais il était difficile de le faire dans ces conditions.

« Pas de panique crevette, on va retrouver tes parents, okay ? Comment t’appelle tu ? »

Elle marmonna une réponse qu’il finit par comprendre : ‘Madeline’. Un prénom qu’il n’avait jamais croisé auparavant et alors qu’il se demandait d’où cela pouvait bien tenir ses origines, il entendit le prénom en écho dans sa tête. Sauf que ça n’était pas uniquement dans sa tête que cela se passait, ses oreilles entendaient bel et bien crier le prénom de Madeline. Il prit la petite fille dans ses bras afin de l’aider à regarder la foule dans le cas où elle reconnaitrait ses parents. Elle avait également entendu la voix de sa mère la cherchant et finalement, quelqu’un finit par faire son apparition. Une femme blonde avait surgi de la foule et aussitôt, Madeline était animée. Avner s’approcha d’elle avec la petite toujours dans ses bras et s’annonça dès lors :

« Salut ! J’ai une lilipucienne dans les bras, j’imagine qu’elle vous appartient ?! »

De toute façon, cela ne faisait aucun doute vu qu’elle tendait les bras vers sa mère pour pouvoir la rejoindre.
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() message posté Dim 23 Juil - 16:37 par Eulalie F. Montandon
« Je ne cherche aucun ennui. Généralement ce sont les ennuis qui me trouvent »
EXORDIUM.
Il fait chaud. Et le petit tour à la piscine n’avait pas réussi à me rafraichir pour autant. Une fois que j’avais franchi la porte qui me projetait dans la rue, j’avais l’impression que la chaleur me tombait dessus et m’assommait. J’aime beaucoup l’été, je préfère cette saison à l’hiver. Mais la canicule qui avait pris possession de la ville de Londres ne me faisait pas plaisir. J’aime bien le soleil. D’ailleurs m’allonger quelques heures pour bronzer ne me pose aucun problème. Je suis peut-être blonde mais ma peau prend facilement un beau teint brun sans que j’ai besoin de mettre de la crème solaire. C’est très agréable mais ça l’est moins quand l’air est absent. En quelques sortes, j’aime mieux profiter du soleil quand je me trouve en vacance au bord de la mer. C’est bien plus respirable qu’en cet instant dans le centre-ville. Mais je n’ai pas le choix que d’affronter le beau temps. Je n’ai aucune envie de rester enfermée dans mon appartement juste parce que c’est difficile pour moi de subir l’air chaud.

Tout en marchant pour nous rendre dans une pâtisserie, j’avais juste envie d’aller m’asseoir à une terrasse, légèrement à l’ombre, et de siroter un bon cocktail. Non pas un de ceux où toutes sortes d’alcool se mélangent mais simplement des jus de fruits feraient l’affaire. Je ne suis pas très difficile puis je refuse de boire de l’alcool en présence de ma fille. Ça m’était inconcevable. Je voulais lui inculquer de bonnes valeurs et l’alcool n’en faisait pas partie. Le seule ingrédient que je voulais absolument y retrouver était de la glace pillée. Je tenais absolument à boire quelque chose de frais. Je regrettais même de ne pas avoir pris une simple bouteille d’eau.

Je pensais avoir pris le chemin le plus court et au final c’était la pire décision de ma vie. Foncer au milieu de la foule pour forcer un passage était sans nul doute l’idée la plus absurde que j’avais eu, surtout que je n’étais pas seule. Une enfant de six ans n’a pas sa place dans une manifestation de la sorte et les conséquences de mes actes ne mirent pas longtemps à se faire connaître. Ma fille avait disparu. Mais pourquoi lui avais-je lâché la main ? Je la cherchai partout en criant son nom de plus en plus fort. Je me devais de parler tellement fort pour espérer qu’elle puisse m’entendre ! « Madeline ! » Je me répétais mais c’était la seule solution de la retrouver. Elle finirait bien par m’entendre. Je commençais à avoir les larmes aux yeux, ne pouvant échapper à l’angoisse qui m’envahissait. Et si quelqu’un en profitait pour l’enlever ? Il faudrait absolument que je trouve le moyen qu’elle ait toujours mon numéro de portable sur elle si un malheur pareil devait se reproduire.

Je quittai alors la foule qui commençait à me bousculer dans tous les sens. Dans ces conditions, j’étais incapable de mener mes recherches à bien. Souvent je reconnus le visage de mon bébé dans les bras d’un inconnu. Ce dernier venant rapidement vers moi, j’en déduis qu’il n’était pas un pédophile, voleur d’enfant. Soulagement. « Oh ma chérie ! » Oui la lilliputienne m’appartient bien. Je tendis les bras pour récupérer la chair de ma chair. « Tu vas bien ? » Dis-je en la regardant. Je le serrais très fort tout en m’excusant de lui avoir lâché la main. J’en oubliais même le jeune homme qui venait de la ramener près de moi. « Veuillez m’excuser. J’ai oublié de vous remercier. » C’est la moindre des choses après tout. Je tentai un sourire, espérant qu’il n’allait pas mal me juger. Quelle bonne mère amènerait sa fille dans un endroit pareil ? Celle qui ont la flemme de faire des détours. « Qu'est-ce que je peux faire pour vous montrer toute ma gratitude? »  A l’heure actuelle je doute que beaucoup de personnes auraient pris le temps d’aider une enfant perdue et la moindre des choses étaient de proposer quelque chose à ce jeune homme, même de l’argent si ça lui ferait plaisir.

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() message posté Jeu 3 Aoû - 22:27 par Avner P. Cocker
Avner adorait les enfants. Ils étaient comme lui, naïfs, joyeux et faciles à contenter. Certes, parfois insupportables. Oui, Avner était comme un enfant, à piquer des crises et à s’enthousiasmer pour pas grand-chose. La gamine dans les bras, il ne savait cependant pas la réconforter. Pas avec tout ce monde autour d’eux, en colère. Le stress montait, la panique aussi. Où pouvait bien être les parents ?
C’était les désavantages d’une manifestations. Si on se perdait de vue, c’était la galère pour se retrouver. En principe, un rapide coup de téléphone ou un SMS permettait de se donner rendez-vous quelque part, mais là, il s’agissait d’une petite fille. Elle n’avait ni téléphone, ni papier, ni rien du tout. Juste ses larmes et la crainte de ne pas retrouver les siens. Il pouvait le comprendre, lorsque l’on était si petit et qu’on ne retrouvait pas ses proches, c’était l’inquiétude assurée.

Il avait décidé de se retirer de la foule pour laisser passer les gens et essayer de repérer du regard quelqu’un qui serait à la recherche de la petite. Mais il y avait qu’une multitude de personnes qui défilaient sous leurs yeux.
- Sssht, ne t’en fais pas, on va retrouver ta maman, promit Avner du mieux qu’il le pouvait. Elle s’était arrêter de pleurer l’espace d’un instant avant de recommencer. Avner pensait à toutes les solutions possibles pour l’aider. Au pire, il irait vers un commissariat de police au cas où quelqu’un serait venu pour la chercher.  Et après quoi ? Que se passerait-il ? Il n’avait jamais été confronté à la situation. L’espace d’un instant, il l’imagina l’emmener chez lui, comme dans les films, mais c’était plutôt une mauvaise idée.

Heureusement, quelqu’un finit par faire son apparition. Une blonde était sortie de la foule et criait le nom de la fillette. Tous les deux l’avaient entendus et ils avaient tournés en même temps la tête en direction de la voix. Avner l’avait rejointe, en lui présentant sa puce et la mère fut aussitôt rassurée. La petite était ravie de la retrouver, ce qui fit sourire le garçon. Il adorait ces moments là, c’était très touchant et le fait d’avoir pu contribuer à la chose, même si c’était trois fois rien, le rendait fier.

- Veuillez m’excuser. J’ai oublié de vous remercier, lui dit-elle une fois que ses retrouvailles furent faites.
- Oh pas de soucis, le plus important c’est que vous vous soyez retrouvés ! A-t-il répondu en toute modestie.
Il adressa un grand sourire à la petite qui le lui rendit en échappant un rire. Elle allait beaucoup mieux à présent !
- Qu'est-ce que je peux faire pour vous montrer toute ma gratitude? Demanda-t-elle par la suite.
La question le prit de court. Il ne s’était pas attendu du tout à ce genre de requête. Et il ne savait pas quoi répondre non plus. Il connaissait des tas de types qui auraient eu des idées salaces, ou bien de quoi profiter pour flirter. Après tout, elle était jolie cette fille.
« Eum… honnêtement, je sais pas vraiment quoi répondre ! Je ne demande rien, du moment que vous soyez contente, c’est ce qui importe ! Et… je prendrais bien une glace, en fait. »

C'était l'été et il faisait chaud. On était en période de canicule et il sentait la chaleur peser sur lui. Il n’était pas vraiment sérieux en demandant une chose pareille, mais il était vrai qu’il ne serait pas contre cela.
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() message posté Jeu 17 Aoû - 14:52 par Eulalie F. Montandon
« Je ne cherche aucun ennui. Généralement ce sont les ennuis qui me trouvent »
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Plus le temps passait et plus je perdais foi en l’humanité. Surtout avec tout ce qu’il se passe autour de nous mais également avec ce que j’avais pu voir dans mon passé. Je commençais à ne plus avoir confiance en personne. Pourtant je ne voulais pas finir recluse dans mon monde avec pour seule compagnie ma petite fille. Mais dans le fond je ne voulais pas d’un pareil avenir pour elle. Mais le comportement de ce jeune homme me redonnait un peu d’espoir. Beaucoup de personne aurait fait comme si de rien n’était. Un nombre minime aurait pu l’enlever et le reste l’aurait totalement nié. Par miracle, Madeline était tombée sur une bonne personne. Cette dernière nous avait permis de nous réunir et je crois que je ne lui serais jamais assez reconnaissante. Je m’en voulais de lui avoir lâché la main, même quelques secondes. Jamais je n’aurais dû passer par là et la mettre en danger. Heureusement pour moi, la fin était plutôt heureuse.

Je n’ose même pas imaginer ce qu’avait pu vivre la petite. L’angoisse qui avait pu l’envahir quand elle ne me voyait plus. Quand j’y repense, je me rends compte que je ne l’ai pas assez préparé à ce genre d’incident. Je la couve tellement que je ne l’aide pas vraiment à pouvoir se débrouiller quand elle va devoir faire face à des situations plus compliquées que celles de tous les jours. Heureusement pour moi, il n’est pas trop tard et je vais pouvoir faire en sorte que les choses changent et petit à petit je ferai en sorte qu’elle devienne une petite fille autonome mais qui aura tout de même besoin de moi.

J’étais tellement préoccupé par les retrouvailles que j’oubliai de remercier ce jeune homme comme il se doit. Je n’étais vraiment pas l’exemple de mère que je voulais montrer à ma petite fille. Je m’en voulais mais par chance le jeune homme ne semblait pas vexer par mon manque de politesse. Il semblait comprendre ce qu’il se passait dans ma tête en cet instant et je le remerciais. J’étais aussi étonnée de la façon dont la petite lui avait fait confiance. Après tout il n’avait pas une tête à faire peur et ça aidait à lui faire confiance.
« Si chacun pouvait avoir votre comportement, le monde s’en porterait mieux. » Aider sans rien n’attendre en retour. J’avais l’impression que je n’avais plus côtoyé de telles personnes depuis longtemps et ça fait un bien fou. « On allait justement en manger une. Vous nous accompagner ? » Je ne voulais pas le forcer à quitter cette manifestation. Dans ce cas, nous aurions trouvé un marchand ambulant. Mais ce serait un peu bête de se quitter comme ça. Mais je ne peux pas lui imposer ce dont j’ai envie. « Mais je comprendrais que vous ayez mieux à faire. » dis-je en faisant un signe vers la foule qui s’éloignait vers une autre rue.
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() message posté Dim 10 Sep - 15:25 par Avner P. Cocker
Avner n’avait pas prévu de rester. A la base, il aurait dû continuer à manifester avec les autres puis à rentrer chez lui afin de s’occuper de sa mère. Enfin, elle pouvait facilement se passer de sa présence, même pour la soirée, et il aimait ça, les nouvelles rencontres. D’autant plus que sa relation avec sa mère commençait doucement à évoluer depuis ce fameux jour où il l’avait surprise en roulage de patin avec une stricte inconnue. Il ne savait toujours pas quoi penser de tout ça, si bien qu’il était amené à rester de moins en moins avec sa mère pour éviter la gêne. Et puis… toute discussion à ce sujet. Avner était tiraillé entre plusieurs émotions qui n’arrivaient pas à se mettre d’accord entre elles. C’était plus fort que lui et ça avait tendance à l’agacer de se comporter ainsi vis à vis d’elle. Lui qui devait se montrer content pour elle, il l’était, mais il était également furieux comme s’il avait la légitimité d’être en colère ou d’avoir son avis sur la chose. La manifestation avait été une excuse parfaite pour s’extraire de l’appartement en toute discrétion. Mais il voyait bien la tristesse dans les yeux de sa mère à chaque fois qu’il l’évitait et ça lui pinçait d’autant plus le cœur d’agir en parfait fils indigne.

- Si chacun pouvait avoir votre comportement, le monde s’en porterait mieux, s’était enthousiasmé la maman de la courgette perdue qu’il avait ramassé à son passage.

Il haussa les épaules. Oui, c’était vrai. Il avait pourtant envie de croire que n’importe qui à sa place aurait fait pareil, mais au fond, il savait que ça n’était pas vrai. Il espérait quand même qu’un grand nombre de personne normalement constituée aurait adopté le même procédé. S’ils ne s’étaient pas retrouvés, Avner aurait probablement amener la fillette au commissariat afin de signaler sa disparition, et surtout, avant de croire qu’il était un dangereux fou à lier qui se branlait devant des photos de gamins. C’était le risque à prendre lorsqu’on était de sexe masculin et qu’on se retrouvait aux côtés d’une gamine qui n’était pas la nôtre.

- Oui, j’ose le croire ! Je suis content pour vous en tout cas, ça a dû être… terrifiant.

Il n’était pas papa et pourtant, il imaginait sans peine la peur qui pouvait s’installer dans le cœur des parents qui perdaient de vue leurs mômes. Il se souvint avoir échappé un jour à la vigilance de sa mère lors d’une sortie à la plage et qu’ils l’avaient retrouvé en train de défiler sur le sable, parmi les vacanciers. Il avait eu le droit à une punition à l’époque et c’était rare qu’il en recevait une.
En tout cas, il avait proposé d’aller manger une glace, la chaleur l’incitait à aller se rafraîchir. Et si ça n’était pas une glace, ce sera probablement un milkshake.

- On allait justement en manger une. Vous nous accompagner ? Proposa sa nouvelle connaissance qui voulait lui redevoir son service. Si on pouvait appeler son geste ainsi. « Mais je comprendrais que vous ayez mieux à faire. »

Avner esquissa un sourire.

- Non, non, j’accepte ! Après tout, j’ai proposé alors ce serait bête de me défiler ! Et puis, cette manifestation commence à m’ennuyer alors pourquoi refuser une si bonne compagnie ?

Il ignorait dans quoi il était en train de s’embarquer, mais ça ne serait pas la première fois.
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() message posté Dim 17 Sep - 15:10 par Eulalie F. Montandon
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EXORDIUM.
- Oui, j’ose le croire ! Je suis content pour vous en tout cas, ça a dû être… terrifiant. Ce mot ne me semblait pas encore assez fort que pour exprimer ce que j’avais ressenti. Parfois dans les moments de stress, on a l’impression que son cœur va cesser de battre, que tout le monde autour de soi est en train de s’écrouler. C’est vraiment ce que j’avais ressenti quelques instants auparavant quand j’avais perdu de vue ma petite chérie. Heureusement pour elle, son sauveur avait croisé sa route. « Je vous souhaite de ne jamais ressentir pareille chose. » dis-je un sourire aux lèvres. Je pense que même à mon pire ennemi je ne souhaiterais jamais de vivre une situation identique à celle-là. Mais heureusement pour moi, cela faisait partie du passé désormais et comme toujours j’allais penser à l’avenir et tenter de ne plus jamais revivre cela.

C’était tout naturellement que je lui avais demandé ce qui lui ferait plaisir pour le remercier du geste qu’il venait d’effectuer. Il m’avait affirmé ne pas être contre une glace. Ce qui tombait bien car nous étions sur le point d’aller en manger une entre mère et fille. Une compagnie supplémentaire ne serait pas de refus. Je ne voulais pas le forcer à nous accompagner et s’il le souhaitait j’étais prête à lui offrir une sucrerie venue d’un marchand ambulant. Je préférais tout de même aller m’asseoir quelque part car le stress infligé m’avait légèrement fatigué. - Non, non, j’accepte ! Après tout, j’ai proposé alors ce serait bête de me défiler ! Et puis, cette manifestation commence à m’ennuyer alors pourquoi refuser une si bonne compagnie ? Je ne pus m’empêcher de sourire à cette réaction un peu flatteuse, je devais l’admettre. Mais comme souvent dans ces cas-là, je ne sais jamais ce que je peux y répondre. « Alors allons-y. » dis-je simplement. Pourtant mon sourire et mes yeux disaient le contraire. Mes joues légèrement rosées aussi. Pour éviter de perdre ma fille une seconde fois, je la pris dans mes bras. Elle commençait à peser son poids. Mais une fois que nous aurions quitté pour de bon l’amas de personne autour de nous, je pourrai marcher tranquillement avec elle à mes côtés.

Nous ne mirent pas longtemps pour nous rendre chez le marchand de glace. Je ne supporte pas les situations où le silence s’installe et un mal aise qui suit. « Au fait pourrais-je savoir votre nom ? »Ca me semblait normal de poser cette question. Je n’allais pas passer le reste de l’après-midi à l’appeler monsieur. « On peut peut-être aussi se tutoyer ? »

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