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Turn your magic on, we are diamonds {Joleen ♥︎}

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() message posté Dim 23 Juil - 10:37 par Lilly R. Adams

mais elle avait cette étincelle noire, une pulsion autodestructrice que certaines personnes portent en elles. Une sorte de bête intérieure que vous pouvez parfois domestiquer pendant des années jusqu'à croire que vous l'avez terrassée. Mais la bête ne meurt jamais et et l'étincelle n'attend que l'occasion de se rallumer. Joleen & Lilly

Turn your magic on, we are diamonds


Depuis l’accident, j’essaie de retrouver une vie à peu près normale. Ou presque. Je sais que cet accident a changé mon quotidien, mais aussi ma vie. Je ne sais pas si c’est en bien ou en mal, je crois qu’il y a un peu des deux. Déjà Pierre a décidé de faire sa vie et si pour mon père c’est une bonne chose, pour moi c’est plus compliqué. J’essaie de ne pas le montrer, mais j’ai du mal avec cette impression d’abandon. En fait, c’est toujours ce que j’ai redouté et lui, à cause de cette différence d’âge il a préféré partir. Je ne sais pas quel âge il aimait me donner, je ne fais pas une fille de 25 ans de toute façon. Enfin j’en sais rien, mais quoi qu’il en soit il ne s’est jamais inquiété de savoir réellement l’âge que j’avais et pour ça, je crois que je lui en veux tout comme lui m’en veut. Aujourd’hui je respecte son choix et j’avance à ma façon. J’y crois, j’espère que ça continuera. Une autre chose qui a changé dans ma vie depuis cet accident, je crois que c’est la relation que j’ai avec mon père. Je sais qu’elle ne sera pas au beau fixe aussi rapidement, qu’il faut du temps, mais je crois qu’il essaie d’avoir plus de temps pour moi. Ma convalescence a été longue et parfois douloureuse, aujourd’hui encore elle n’est pas finie, mais je peux enfin sortir de chez moi. Pour aller où ? Je ne sais pas trop, je sais juste que j’ai pas envie de rester enfermée. Je sais aussi que dire où je vais est important pour mes parents, une chose pour laquelle j’ai du mal alors que j’aimerais plus de liberté. De toute façon, je ne peux plus me mouvoir comme avant. J’ai toujours des heures de rééducation à faire d’ailleurs. Mais pas aujourd’hui.

Dans ma chambre chez mon père, une musique de fond tourne sur l’ordinateur. C’est calme, c’est apaisant, c’est un peu l’état dans lequel je suis. Si ordinairement j’aime ce qui bouge, pour le moment je cherche quelque chose de plus calme. Couchée sur mon lit, la pointe de mon crayon se balade sur ma feuille de dessin. C’est ce qui me tient au calme, et je peux durer des heures comme ça, me perdre littéralement dans une bulle où ma créativité opère, jusqu’à finalement n’en ressortir qu’une heure ou deux plus tard. Des planches de BD dessinée de mes propres mains, j’en ai un carton entier planqué sous mon bureau, un carton que personne – à part ma mère – ne connait vraiment l’existence et que je ne trouve pas le moment pour le dévoiler. Je ne le sens pas, je n’en veux pas, c’est mon petit jardin secret pour le moment. Juste le mien, alors que pourtant il comprend beaucoup trop de chose concernant mon père dedans. Aujourd’hui je vis avec, mais le présent ne comblera jamais ses dix-huit années passées sans lui. Et la rancœur accumulée ne partira pas comme ça, aussi rapidement, alors pour le moment, on essaie de vivre avec, jusqu’à ma prochaine crise.

Finalement, j’en viens à envoyer un texto à Joleen pour voir si je peux passer la voir. Elle est à la tête d’un cabinet de vétérinaire et avant mon accident, j’aimais y passer des après-midis ne serait-ce que pour l’aider avec certains de ses petits pensionnés alors qu’elle débordait de travail. J’aime les animaux, c’est pas nouveau. Je raffole des chiens et y passer quelques heures avait tendance à me redonner le sourire, à m’apaiser. Aujourd’hui, je suis calme, je crois que les antidouleurs et compagnie y sont pour quelque chose, mais j’avais envie de voir autre chose que les quatre murs de ce loft dans lequel je me trouvais toute seule alors que mon père avait repris le chemin du travail. J’avais composé le numéro de ma mère afin de lui demander si elle pouvait m’y déposer, enfilé une veste et une fois sur place, j’avais attendu que Joleen soit disponible pour me donner des petits trucs à faire. J’apprécie cette femme, elle a une douceur apaisante, qui donne l’impression que tout ira bien et je crois que pour le moment, j’ai besoin de ressentir ça, ne serait-ce que parce que depuis que Pierre a décidé de faire sa vie tout seul, j’essaie de trouver quelque chose à quoi me rattacher, au moins pour ne pas couler.  



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() message posté Dim 23 Juil - 13:40 par Joleen G. McCarthy
Lily & Joleen  


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Rien n’est comme avant. Depuis qu’il est libéré, j’ai peur. Je stresse au moindre bruit. Je ne sais trop comment me comporter ou comment faire pour ne pas finir par faire une dépression nerveuse. Ce n’est pas très sain la situation dans laquelle je me retrouve pour le moment, j’en ai conscience. C’est la peur au ventre que j’avance et j’ai horreur de ça. Qui aimerait avoir cette boule d’horreur, de peur dans son estomac, laissant parfois des maux de têtes atroces et un estomac complétement détraqué nous rendre au plus mal. Personne pourtant c’est bien ce que je subis depuis toute cette histoire. Maon est présent et forcément que je m’en veux de faire cela, je m’en veux de le savoir dans les parages, prêt à sacrifier sa propre santé pour nous. Je pourrais l’en remercier, c’est ce que je fais, mais ce n’est pas bon pour lui et ni pour moi dans le fond. Depuis qu’on a couché ensemble quand le Snoopy fut blessé, ce fût difficile de ne pas penser à lui différemment, mais avec toute l’histoire que je devais affronter autant dire que j’avais autre chose à penser. Bien trop. Bien que mon travail fût une part importante pour moi, je n’y étais pas à fond. J’avais du mal à me concentrer, bien trop de mal à être présente, à être là et ne pas penser à ma petite puce. C’était compliqué. Je tentais d’être un peu plus droite et plus tourné vers le boulot, mais c’était vraiment compliqué. Je regardais mes clients défiler avec leur petit amour à quatre pattes ou même sans patte. Les nouveaux animaux de compagnie à sang froid sont souvent présents à mon cabinet. Chose que je vois rarement sur mon lieu de travail : éléphant, Rhino. Je voyais pourtant ces derniers quand j’allais rendre ma visite au zoo pour aider le véto qui y travaillé tous les jours, il avait parfois besoin d’aider. J’avais déjà opéré des tigres, des liens ou même des singes à mon cabinet, ce n’était pas souvent, mais c’était possible ou parfois j’allais sur place pour prêter mains forte. Je faisais une petite pause, quand je reçu le message de Lily. Un petit sourire vint à se pointer sur mon visage, quand je lu sa demande. J’acceptais volontiers qu’elle vienne me prête mains forte à son tour, même si j’avais été quelque peu douteuse au début de lui dire oui .toujours la question du : et si il arrivait à cet instant et qu’elle se retrouvait blessée ? Je m’en voudrais, surtout que je savais que dernièrement elle avait eu un accident qui l’avait cloué durant un certain temps dans un lit d’hôpital. J’avais donc envoyé ma réponse, la laissant arriver quand elle le voudrait. Reprenant mes visites, Lily était arrivée attendant un peu de ma présence pour la guider dans les nouveaux pensionnaires présents actuellement à la clinique, dont un petit suricate qui était enfermé dans une pièce tout seul, malade et refusant de se nourrir, c’était l’occasion de lui faire faire ça. Enfin, pour le moment, je m’occupais de Kinny cette petite chienne attendant des petits dont ses maîtres étaient venus me voir pour voir l’état actuelle de leur chienne, qui s’était amaigrie malgré sa grossesse. Une petite pitbull français. Le verdict tombé mon second vétérinaire et les secrétaires médicales commençaient à préparer l’intervention, Kinny risquaient sa vie, elle n’arrivait plus à grossir car ses huit petits prenaient tout pour eux, son énergie, les vitamines, bref sa vie était en danger. Le temps qu’il préparait l’intervention, j’allais voir Lily. « Salut toi ! » Je venais la prendre dans mes bras. « Comment tu vas ? » avec tout ça, j’oubliais que moi j’étais tendue et stressée, tant mieux. « J’ai peut-être un truc plutôt cool à mon avis à te faire faire …autre que nettoyer les cages en cajolant ces petits loustik. » Je souris et la regarde. « Suis moi ! » Que je lui demandais tout en allant à la pièce où se tenait Anouk , cette petite suricate qui faisait grise mine. « Alors je te présente Anouk, elle a un an et elle vient du zoo, il lui faut des soins permanent et vu que mes assistante médicales sont occupés, ça te dit de la nourrir avec le biberon avec cette mixture pas très ragoutante, je l’avoue … en même temps c’est des insectes avec des vitamines, enfin tout ce qui est bon pour qu’elle reprenne du poil de la bête ! » Je sorti anouk de la cage après que Lily est enfilée une blouse protégeant ses bras. « Voilà je te confie le monstre, comme d’habitude y a le babyphone si besoin ! » Oui, on entend tout on ne va pas lui confier les animaux sans être réellement là, c’est stressant.

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() message posté Lun 7 Aoû - 17:58 par Lilly R. Adams

mais elle avait cette étincelle noire, une pulsion autodestructrice que certaines personnes portent en elles. Une sorte de bête intérieure que vous pouvez parfois domestiquer pendant des années jusqu'à croire que vous l'avez terrassée. Mais la bête ne meurt jamais et et l'étincelle n'attend que l'occasion de se rallumer. Joleen & Lilly

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Rendre visite à Joleen, ou plutôt l’aider dans son travail me faisait un bien fou. Du moins c’était ce à quoi j’imaginais. J’en étais même certaine. Après autant de temps, clouée dans un lit, ou encore enfermée dans le loft de mon père, prendre un bol d’air et voir d’autres personnes me faisait beaucoup de bien. Je lui avais envoyé un texto quelques heures plutôt afin de m’assurer de ne pas la déranger et c’est avec un grand sourire que j’avais lu sa réponse positive. Déjà petite, les seuls souvenirs que j’avais avec mon père était que durant mes visites en Australie, les rares fois où j’allais le voir il m’emmenait dans un zoo. Déjà petite je m’étais prise de curiosité pour ces animaux de toutes sortes. Aujourd’hui, j’y prendrais toujours autant plaisir je crois, mais encore fallait-il trouver quelqu’un de mon entourage pour m’y accompagner. J’aime les animaux, c’est un fait, même si je préfère encore plus l’art et le dessin. Comme Joleen, je ne pourrais pas en faire mon travail, mais venir l’aider de temps en temps ou bien simplement rendre visite à ses petits pensionnaires m’apportait beaucoup de satisfaction. Au moins, avec eux on ne risquait pas d’être déçue. On sait à quoi s’attendre, mais rarement ils en viennent à nous décevoir. Non, vraiment je prends beaucoup de plaisir à passer quelques heures dans la clinique de Joleen.

Ma mère semblait plutôt étonnée lorsque je lui avais dit mon intention de vouloir me rendre dans une clinique vétérinaire. C’est vrai que ces dernières années, mon intérêt pour les animaux n’avait pas été crié haut et fort contrairement à mon intérêt pour les soirées et boites de nuit. Je pense qu’au fond, elle préfère me savoir là-bas plutôt que dans un bar quelconque avec les personnes dont j’avais l’habitude de passer mon temps. On voit où ça m’a menée d’ailleurs : directement aux soins intensifs avec des fractures et un traitement assez lourds étant donné que des organes vitaux n’avaient pas été épargnés. Maintenant que j’arrivais plus ou moins à me débrouiller toute seule sans plus aucune aide, j’avais demandé à ma mère pour m’y conduire non sans oublier de prévenir mon père par texto. Je n’aime pas dire où je vais, ni ce que je fais. J’ai l’impression d’être une petite fille de seize ans qui doit rendre des comptes à ses parents, mais je sais qu’à l’heure actuelle mon père a aussi besoin d’être rassuré après ce qu’il m’est arrivé. Alors je fais un effort et je prends au moins cinq secondes de mon temps pour le faire. Mais qu’il n’en prenne pas l’habitude, oh ça non.

A la clinique, j’attends que Joleen ait cinq minutes pour me donner des petits trucs à faire. Rien de bien compliqué, ce qui est à la portée de tout le monde « Beaucoup moins handicapée, donc ça va ! Et toi ? » Il est vrai que souvent, je passe une partie du temps à nettoyer les cages pour finalement leur rendre une espèce d’habitation provisoire beaucoup plus propre et plus agréable. Ca ne me dérange pas, parce que j’ai la satisfaction de me dire que je leur offre quelque chose de mieux et que je contribue à leur bien-être. Vraiment. Mais je reste curieuse en l’entendant me soumettre l’idée de quelque chose de différent « Ah oui ? » Je finis par la suivre et enfile une blouse au moins pour protéger mes vêtements. Je me retourne ensuite vers la boule de poils et écoute tout ce que me dis Joleen « Berk. Tu crois vraiment qu’elle va manger ça ? » lui demandais-je curieuse. Après, c’est un animal. Si ça tombe, c’est même son met préféré. Cependant j’ai aucun problème avec le fait de la nourrir, au contraire « Qu’est-ce qui lui est arrivé ? » Je regarde ensuite Joleen sortir le suricate de sa cage et lorsqu’elle me fait comprendre qu’elle compte me laisser toute seule avec cette petite bête, je grimace légèrement « T’es sûre qu’elle ne va pas me griffer ou un truc du style ? Elle ne me connait pas, elle va peut-être prendre peur, non ? »



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() message posté Jeu 10 Aoû - 18:51 par Joleen G. McCarthy
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Je suis toujours contente quand Lily vient me voir au boulot, m’aider et tout. Puis, cette jeune femme, très jeune, même plus jeune que ma propre sœur Meluzine est très mature à mon humble avis. Bon, elle doit forcément avoir ses petits moments complétement tarés, mais ça c’est tant mieux, ça prouve qu’elle a encore un pas sur sa jeunesse. Du coup j’étais plutôt contente de savoir qu’elle était dans l’optique de venir me voir. Une petite pause sympathique, quoi qu’en ce moment j’appréciais vraiment d’avoir les idées occupés tout comme l’être. Ça m’évitait de penser à lui. Non, pas à Maon, mais à mon ex, le père de Poppy qui est violent. Ou devrais-je dire était violent ? Je n’en sais rien et réellement je n’ai aucune envie de le savoir. Pourquoi je ferais ça ? Pourquoi je m’embêterais à essayer de le voir, voir s’il est violent ou non ? L’idée serait complétement bête et dérangeante ! C’était comme lui tendre le bout de bois pour me frapper avec. Non, mauvaise idée, très mauvaise idée. Enfin, ma journée n’était pas fini, j’avais encore deux rendez-vous dont un qui allait sans que je le sache me prendre mon temps. Une femelle bouledogue français était enceinte et ne grossissais plus malgré que le fait de manger. Verdit tombé, tout le monde la préparé, fallait sortir ses petits de là et vite pour la sauver elle, car elle dépérissait, elle laissait ses petits lui pomper toute son énergie et la nourriture qu’elle prenait. Alors, elle n’avait plus rien pour elle au cours de la journée, la laissant patraque et mal. Comme avait dit sa maitresse. Lily était arrivée apparemment à ce que m’avait dit ma secrétaire, m’attendant ailleurs, mais avant de la rejoindre je devais parler à la maitresse de Nina la chienne. Alors, je lui expliquais le tout, lui assurant qu’elle pouvait partir, qu’on l’appellerait une fois l’opération fini, la chienne éveillé et tout ! Histoire qu’elle n’attende pas ici tout en stressant. Pour Lily je savais quoi lui confier. Enfin, je la rejoignais tout sourire aux lèvres. La preuve que j’en oubliais que mon mari était sortie de prison. « Moi ça va bien ! Alors comment se passe la rééducation ? » Je ne vais pas lui compter mes problèmes avec la sortie de mon mari, cela ne la regarde pas, puis l’effrayer ou autre n’est pas le but de sa visite dans l’endroit. Puis je lui parle rapidement de sa rééducation, je le sais pour avoir pris plus d’un coup, que les rééducations n’étaient pas toujours des choses simples parfois c’était même saoulant. « Ouai suis moi ! » Disais-je à Lily, alors que je me dirigeais vers la pièce ou le petit suricate était tout seul dans une grande cage en hauteur et en largeur, on lui avait installé un bon endroit pour lui laisser l’occasion de s’agripper comme il le souhaiter et dormir comme tout bon suricate. Je rigole amusée par la réflexion de Lily. « Oui, je t’assure qu’elle va manger ça elle va même en raffoler, même si pour nous c’est …comme tu dis beurk ! » Répondis –je amusée. « Elle s’est battu avec l’une de ses sœurs, mais elle a été traumatisé, car tous lui sont tombé dessus … enfin c’est la nature, mais si on peut aider, on le fait, hein ! » Je souris un peu en l’observant. « Elle ne va pas te griffer le tablier te protège … faut que tu restes méfiante, je te l’assure que tout devrai bien se passer ! » Je la regarde. « Puis tu n’as pas peur avec les chiens et les chats, pourtant parfois ça peut être agressifs aussi quand ça connait pas, tous les animaux sont potentiellement dangereux, mais si je te confie la tâche c’est que c’est presque sans danger … en tout cas tu ne peux pas y perdre un doit ! » Lançais-je amusée. Elle ne mange pas de viande Anouk, juste des insectes alors Lily ne sera pas à son goût. « Tu te sens de le faire, alors ? » Après si elle ne voulait vraiment pas, je ne peux pas forcer, je lui laisserais les cages des animaux à nettoyer et leur donner leurs portions de nourriture.

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() message posté Mer 11 Oct - 23:01 par Lilly R. Adams

mais elle avait cette étincelle noire, une pulsion autodestructrice que certaines personnes portent en elles. Une sorte de bête intérieure que vous pouvez parfois domestiquer pendant des années jusqu'à croire que vous l'avez terrassée. Mais la bête ne meurt jamais et et l'étincelle n'attend que l'occasion de se rallumer. Joleen & Lilly

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Lorsque Joleen me parle de ma rééducation, je grimace. Honnêtement, même si à un moment donné de ma rééduc’, j’ai fait de chouettes rencontres, je ne pouvais pas dire que c’était le moment le plus fun de ma vie. Heureusement pour moi, mon père avait fini par avoir une autorisation me permettant de terminer ma rééducation à domicile. Sans doute était-ce parce que je n’avais pas seulement droit à une infirmière, mais carrément au chef de chirurgie à domicile et même si c’était une chance dans les faits, je ne voyais pas toujours ça du même œil. J’ai toujours cette impression qu’une fois qu’il sera certain que je me suis totalement remise de cet accident, qu’il reprendra le cours de sa vie d’avant, c’est-à-dire celle où le loft dans lequel on vit n’est autre qu’un refuge pour courants-d’air. Lui passerait probablement la majeure partie de son temps dans les murs de son hôpital alors que moi je trouverai une occupation ailleurs que dans ma chambre dans laquelle je tournais en rond comme un lion en cage, et toute seule qui plus est. « Ca va, désormais j’ai la preuve dans le corps médical il n’y a pas que des moches ou des vieux. » répondis-je sur le ton de l’humour à Joleen en ayant une pensée particulière pour cet internet en pédiatrie, puis je reprends plus sérieusement « Non, mais ça va. Mon père a eu une perm’ pour que je quitte l’hopital plus tôt que prévu et que je récupère chez lui comme c’est en partie lui qui s’occupait de mon cas. Mais là ça va mieux, même si les médocs m’assomment toujours un peu. »

Et venir travailler un peu avec Joleen allait carrément me changer les idées. Rester enfermée chez mon père, c’est pour finir défenestré, chez ma mère aussi d’ailleurs. En réalité, j’ai un besoin bien présent de voir d’autres gens, de me changer les idées et de mettre de côté tous mes souvenirs douloureux que ce soit de l’accident, ou bien de ma rupture avec Pierre. Elle finit par me présenter un joli suricate. Elle me parle du menu de la jolie créature, un menu dégoutant d’ailleurs mais qui selon Joleen va carrément plaire à l’animal. Je porte mes yeux sur la jolie Anouk, puis vers le vétérinaire « Ca s’adopte un suricate ? » Une question certes un peu bizarre, même si je suis certaine que mon père refuserait probablement. Il était plus pour les chiens à mon humble avis. Et puis c’était pas avec un suricate qu’il arriverait à attirer ma mère chez lui. J’écoute l’histoire de cet animal et la raison pour laquelle il se retrouve là « Oh la pauvre.  C’est aussi pour une histoire de territoire qu’ils se battent ? » Joleen réussit à me convaincre de bien vouloir me charger de la petite suricate. Il est clair que j’adore les chiens, comme les chats. C’est juste que j’ai un peu moins l’habitude avec ce genre d’animal, mais la jeune adulte semble savoir ce qu’elle dit et sa conviction me met en confiance « Oh oui j’aimerais essayer. Puis même si elle me griffe, j’ai survécu à un accident, c’est bon je suis une warrior maintenant ! » affirmais-je avec le sourire. Au moins ça me changeait les idées. « Si un jour tu viens à t’occuper des éléphants dans ton zoo, tu crois que tu pourrais m’appeler pour que je t’accompagne ? J’aimerais trop pouvoir en approcher ! » repris-je. Déjà petite, les rares fois où j’allais rendre visite à mon père en Australie et qu’il m’emmenait au zoo, je voulais toujours aller voir les pachydermes et y rester un temps fou. Rester là à les regarder, je pourrais le faire pendant des heures.

Finalement, j’en viens à m’occuper du petit animal alors que Joleen avait repris le cours de son travail. Elle avait du pain sur la planche et si j’avais mis plusieurs longues minutes à prendre soin d’Anouk et de l’observer ou encore lui parler comme si elle pouvait me comprendre et me répondre, j’avais fini par la laisser se reposer et m’atteler à des tâches où j’avais un peu plus l’habitude les autres fois où je suis venue. Tout ça m’évitait de me dire qu’en rentrant j’allais probablement pas avoir la bonne surprise de recevoir un message de Pierre s’excusant, tout comme je ne me laisserais pas non plus interpelée par ce garçon que j’avais rencontré à l’hôpital et qui ne m’avait pas laissée indifférente. Pourtant, je culpabilisais à l’idée d’être justement sensible à de nouvelles rencontres. J’avais cette vague impression de prouver à qui le voulait bien que mon histoire avec Pierre n’avait pas compter et pourtant, je n’avais fait qu’échanger deux ou trois phrases avec Djawny et partager un moment relativement banal en soit accompagnés d’enfants. Pas de quoi en faire un plat. Lorsque Joleen fit à nouveau son apparition, je voulais surtout me rassurer à cette idée « Joleen, Imagine tu es restée 5 mois avec un gars, probablement ta relation la plus sérieuse de ce que t’as pu avoir aujourd’hui, puis l’histoire se termine. Tu ne le vis pas très bien et puis tu rencontres un autre garçon que tu ne connais absolument pas, et pourtant il ne te rend pas si indifférente que ça. J’veux dire, il t’interpelle malgré le fait que tu lui aies peut-être parlé qu’une seule fois dans ta vie. Tu ne te dirais pas que c’est mal par rapport à ta relation précédente ? Que c’est un manque de respect envers cette histoire à laquelle tu étais si attachée ? » enfin, avant même de lui laisser le temps de répondre, je reprends « Je me suis occupée d’Anouk comme tu me l’as dit, et j’ai nettoyé un peu des cages que j’ai déjà fait les autres fois, histoire d’avancer un peu » Et être proactive malgré mes pensées un peu trop déroutantes à garder rien que pour moi.



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() message posté Ven 20 Oct - 19:37 par Joleen G. McCarthy
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Je le remarque bien que Lily grimace à ma question. Je peux le comprendre, je sais que les rééducations ce n’est pas ce qu’il y a de plus drôle. Je n’ai pas subi de gros accident ou autre, j’ai juste subit quelques fracture à cause d’un mari violent. Que je protégeais jusqu’à découvrir ma grossesse qui avait fini par voir une fin plus précoce que voulu à cause de cette putain de violence qui régnait dans ma vie. Je l’écoute attentivement et elle m’arrache un petit sourire tout en piquant à vif ma curiosité. Je gigote un peu sur moi-même hésitant à poser la question, mais finalement, je ne vais pas reculer, je suis curieuse de nature, ça va trop me travailler après. « Ah oui, et qui est ou qui sont ces preuves ? » Demandais-je d’avance amusée par la question. L’hôpital ce n’est pas la joie, surtout quand on est éveillé et en plus bloqué dans un lit. Sérieusement, tu n’as qu’une envie prendre tes jambes à ton cou et filer directement, sauf que parfois filer ainsi n’est pas facile. « Je vois, donc tu devrais encore y être, mais ton père est parvenu à te sortir en avance, c’est bien pour toi ça ! » Je souris. « Tu gères la douleur ou tu ne la ressens presque plus ? » Curieuse jusqu’au bout de la langue, toujours. Même si moi je n’aime pas forcément qu’on soit très curieuse avec ma vie, enfin l’actuelle ça me gêne pas si je dois parler de Maon, bon pas avec Lily, elle est jeune pour que je lui conte mes exploits sexuelles avec cet homme, mais voilà. Par contre le passé, beaucoup moins, car je sais que je vais mentir, et les mensonges je n’ai jamais réellement aimé ça, même si j’ai toujours caché le désarroi de ma vie passé.
J’apprécie toujours l’aide de la jeune femme, elle se donne à fond, sans vraiment être rémunéré, même si quelques fois je lui glisse une petite enveloppe, même si elle est ici en tant que bénévole. Enfin, je lui présente l’animal plutôt rare qu’on peut avoir dans un cabinet vétérinaire, il faut dire que le nôtre est assemblé au zoo et que parfois nous aidons les soigneurs et le vétérinaire pour soigner les animaux. Aujourd’hui c’est Anouk qui avait besoin de la présence de la jolie blonde. « Euh … je m’attendais pas à cette question ! » Je rigolais un peu secouant la tête très jouissive de rire un peu. « Je ne pense pas, il est plus heureux en bande, à moins que tu veuilles en prendre quatre/cinq ? » Lançais-je en rigolant. Ça m’étonnerait. Les Suricates sont beau, mignons, super attractifs, mais autant dire qu’en appartement l’odeur ne doit pas être si jouissif, tout au contraire. « Une histoire de territoire, puis aussi de force. C’est comme pour nous, quand un groupe voit un plus faible dans leur rang, il sera la victime et tout, c’est pareil dans le monde animal, le plus faible prend ! Pourtant les suricates sont super protecteur, on a été étonné, mais cela arrive. Alors, nous on va l’aider ! » Que j’annonçais. J’aime les animaux qu’importe leur taille, leur tête, leur méchanceté, peu importe, même leur capacité à nous bouffer. « Je ne doute pas de tes capacités à survivre à ce petit démon ! » lançais –je amusée. Ça me fait plaisir de la voir sourire et rire de son accident, alors que c’était forcément un moment difficile. « J’y vais de temps à autre, même près des lionceaux ! Au zoo en ce moment y a Maé une jeune éléphante … mais pour le moment je n’ai pas trop le temps de m’y rendre, mais je te tiendrais au courant ! » Après tout, elle mérite bien ce genre de petite récompense pour tout le boulot qu’elle fait. « Peut-être quand je ramènerais Anouk, si jamais tu es libre ! » Ajoutais-je rapidement.
J’avais confiance en Lily alors je m’étais mise à opéré l’animal, laissant Lily se débrouiller sans aucun soucis. Je sais qu’elle est capable et que même si elle se faisait griffer, elle ne serait pas brutale avec le petit animal. On rigolait plutôt pas mal durant l’opération grâce à Lily qui parlait à Anouk, c’était mignon. Je l’avais pourtant prévenu du baby phone, sans doute que cela lui était sorti de la tête et tout, ou alors elle s’en fichait pas mal. En même temps, elle n’avait rien dit de méchant ou contraignant pour sa personne. L’opération finit je rejoins Lily en souriant. Je l’écoute m’interroger, je suis un peu perplexe par ses renseignements, mais aussi sur la question. Je suis restée avec un homme longtemps, mais ce dernier était violent. Rien que d’y penser j’avais une boule au ventre. Elle était jeune et elle avait la vie devant elle. Enfin, avant que je ne puisse répondre, elle me coupa parlant d’Anouk et des cages. Elle était enjouée et parfaite Lily quand elle se lançait dans quelques choses elle le faisait parfaitement. « C’est gentille de nous aider et pour Anouk, je crois savoir que vous avez bien discuté ! » Lançais-je amusé. Je la regarde avant d’ajouter. « Mais c’est à moi de discuter avec toi maintenant ! » Je souris et la regarde. « Cette histoire elle s’est fini comment dis-moi ? » Tout était dans la fin de cette dernière ou l’on pouvait trouver des réponses. « Sinon tu peux te demander si tu pourrais retourner avec l’autre personne avec qui s’est fini, ou alors si lui pourrait revenir vers toi ! » Je sors toutes les idées que j’ai en tête, pas très sûre de pouvoir l’aider moi la femme d’une trentaine d’année incapable d’avoir de relation sérieuse et peu confiante en la gente masculine. « Le nouveau garçon en question serait-il mieux que l’autre ? Ou alors tu n’en sais rien ? » Je souris et me dis que je dois être nulle. « Je ne dois tellement pas t’aider … les relations et moi … » Mon air exaspéré lui dit que ce n’est vraiment pas ça. « Dis, je vais prendre une pause, ça te dit d’aller parler de tout cela au starbuck, je t’invite pour te remercier, elle le mérite bien, pas vrai Anouk ! » disais-je amusée.


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