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() message posté Mer 2 Aoû - 14:08 par Meluzine S. Coolidge
Pour elle, il ne s'agissait que d'un « essai manqué » douloureux, la preuve qu'être aimée à la folie ne suffisait pas à éveiller des sentiments réciproques. Il lui était pénible d'être tombée dans un piège aussi évident. Lui, en revanche, avait à faire face au rejet de la femme qu'il avait placée au centre de l'univers, dans le collimateur de ses désirs. (@Daniel Glattauer // beerus)


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☆ Djawny & Meluzine ☆
   

   
Si depuis peu de temps Meluzine avait accepté de faire des efforts avec sa sœur, elle ne s’était pas attendue à en arriver à garder Poppy, la fille de cette dernière. La brunette avait prévu autre chose que faire du babysitting, mais sa conscience et le passé qu’elle avait autrefois partagé avec Joleen lui revenant en mémoire, elle avait accepté de rendre ce service et avait annulé tout ce qu’elle avait prévu. Assise par terre dans le salon, Meluzine et Poppy jouaient à la poupée. Cette petite fille avait beaucoup de créativité et s’imaginait un monde tellement beau, tellement naïf que c’en donnerait presque des frissons à la jeune adulte. Elle ne se voyait pas mère. C’était ce qu’elle ne cessait de se dire depuis cet avortement. De l’eau avait coulé sous les ponts depuis et pourtant, elle avait toujours cette sensation bizarre au fond d’elle. Comme si une partie d’elle avait été aspiré avec ce fœtus. Elle n’en parlait pas, elle gardait ça pour elle et allait de l’avant. Elle avait fait le bon choix, c’était du moins ce qu’elle voulait se persuader.

Face au désordre qu’elles avaient foutu toutes les deux en l’espace d’une matinée, la brunette grimaça. Elles devraient tout ranger avant le retour de Joleen, c’était un fait. Sa sœur n’avait surement pas envie de passer le reste de sa soirée à ranger après une journée déjà bien remplie. Meluzine ne faisait pas vraiment ça pour lui faire plaisir, mais plutôt pour sa satisfaction personnelle. Elle avait beau avoir grandi sans mère, on lui avait au moins inculqué l’ordre et ce, même lorsqu’on sort du domicile de quelqu’un. Finalement, la voix de Poppy perça sa bulle lorsqu’elle lui proposa d’aller jouer dehors. A Londres c’était l’été et si ce pays était connu pour ses jours de pluie, aujourd’hui il faisait particulièrement bon. Meluzine accepta, et fut relativement étonnée de voir que l’enfant veuille jouer avec une balle de foot, certes rose Barbie, mais pourquoi pas. A son âge, elle, elle rêvait plutôt de devenir une belle princesse et non pas d’épouser le premier footballeur venu. Jamais elle n’avait apprécié le foot et les quelques fois où la prof de sport du lycée avait mis cette activité au programme, Meluzine s’était faite porter pâle. Etonnement, ça marchait à chaque fois « Tu ne préfères pas jouer à la poupée ? » Sa nièce insista pour faire des petites passes l’une à l’autre, et ce jeu, si monotone soit-il, avait l’air de l’amuser. Au fond, n’était-ce pas le plus important ?

A force de s’amuser, Poppy semblait vouloir repousser un peu ses limites en envoyant le ballon un peu plus fort à chaque passe qu’elle faisait à Meluzine. Celle-ci en fit autant, veillant à ne pas envoyer le ballon trop fort, et en ne mettant pas sa nièce dans la ligne de mire. Plus elle devait courir pour récupérer la balle dans le fond du jardin qu’offrait la résidence où se trouvait l’appartement de Joleen, et plus l’enfant semblait trouver ça amusant. Au moins, il y en avait une des deux qui s’amusait. Les passes se firent pendant une bonne dizaine de minutes jusqu’à ce que Poppy doive à nouveau courir au fond du jardin. Meluzine quant à elle fut interpellée par un signal provenant de son portable et finit par rejoindre la petite terrasse où elle avait posé ses affaires, le temps d’aller chercher son téléphone. Sur place, elle leva à nouveau les yeux vers sa nièce qui s’amusait toute seule en faisant des pirouettes qu’elle semblait gérer haut la main. Meluzine s’installa sur le béton et plongea à nouveau le nez dans son téléphone portable, oubliant de relever les yeux vers l’enfant. Elle n’avait pas l’instinct maternel de sa sœur qui veillait toujours sur sa princesse quel que soit le moment où l’endroit. Finalement, ce sont les cris et pleurs qui la sortirent de ses occupations. En effet, Meluzine avait totalement oublié qu’elle devait garder sa nièce, bien trop absorbée par les photos postées sur les réseaux sociaux présentant les soirées auxquelles Sevan avait participé durant le week-end. Ces soirées c’était nouveau pour la brunette et pourtant, pour le peu qu’elle y avait participé, elle avait aimé ce nouveau monde. Un monde qui n’était pas le sien, mais que son petit-ami tentait de l’intégrer petit à petit. Meluzine releva les yeux vers l’enfant allongé dans l’herbe le visage inondé de larmes « Meeeerde » se dit-elle à elle-même. Paniquée, elle se leva pour rejoindre Poppy. La jeune femme n’avait aucune idée de quoi faire ni comment réagir. Elle tenta dans un premier temps de calmer l’enfant, puis chercha à savoir la douleur quand finalement, l’angoisse la poussa à appeler sa sœur qui ne répondit pas à son portable. La petite fille qui ne cessait de pleurer en montrant son bras n’aidait en rien Meluzine à ne pas paniquer. Finalement, elle prit l’enfant dans ses bras et remonta à l’appartement où elle chercha son foulard « Ca va faire un peu mal ma puce, mais après ça te soulagera un peu. D’accord ? » Meluzine lui adressa un sourire, puis tenta de mettre le bras de l’enfant en écharpe grâce à son foulard. Elle ne savait pas si c’était le geste à faire, mais sa logique lui disait que c’était une façon d’immobiliser et reposer le bras douloureux. Elle prit sa veste et celle de Poppy, ainsi que la poupée préférée de l’enfant et l’emmena près de sa voiture. Lorsqu’elle porta ses yeux sur les sièges arrière, elle se rendit compte qu’elle n’était pas équipée pour emmener un enfant. Elle se rappelait que sa sœur, elle, avait un rehausseur pour enfant, ce qu’elle n’avait pas. Pouvait-elle prendre le risque de prendre sa voiture ? C’était un problème en plus qui n’aidait en rien Meluzine à rester calme. Finalement, elle s’accroupi à hauteur de la petite fille « On va devoir aller à l’hôpital, princesse. Là-bas ils vont faire une photo de ton bras pour voir pourquoi t’as mal et puis ils feront en sorte de calmer ta douleur, tu veux bien ? » elle passa sa main sur le visage toujours inondé de larme de l’enfant, quand elle se rendit compte qu’elle était toujours autant dans la merde. Elle ne voulait pas prendre le risque d’avoir un accident alors que sa voiture manquait cruellement de sécurité pour enfant. Finalement, elle prit la petite fille par la main et se mis en route pour l’hôpital. Visiblement, Poppy savait marcher sans problème et au moins, Joleen ne pourrait pas lui reprocher d’avoir été inconsciente avec sa fille. Enfin, si, mais pas totalement.

Aux urgences, une infirmière constitua un dossier au nom de l’enfant. Les infos qu’elle demanda à Meluzine, elle ne les avait pas. Ou pas toutes. Elle conclut l’interview en précisant qu’il ne s’agissait pas de sa fille et qu’elle essayait bien de joindre la mère de Poppy depuis une heure, mais que celle-ci ne répondait pas. Finalement, Meluzine fut envoyée au service pédiatrique avec l’enfant. Elles s’installèrent toutes les deux dans la salle d’attente alors que la petite fille ne cessait de réclamer sa maman. Meluzine la rassura comme elle put, essayant à nouveau de joindre sa sœur, mais sans succès.
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() message posté Jeu 3 Aoû - 17:29 par Djawny S. Brixton
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J’offre un léger sourire à ce petit gars que je ne vais pas tarder à aller opérer avec mon référent. «   Tu vas voir tout va bien se passer ! » Je rigole à sa petite réplique comme quoi je devais le jurer sur le truc le plus cher à mes yeux. Je faisais mine de réfléchir, mais ma réponse était tout bonnement trouvé. Ce n’était pas compliqué de  deviner ce que ce petit gars apprécier niveau jouet et tout, au vu de ses chaussures qu’il avait quand il a été emmené en urgence pour une appendicite. Normalement on ne promet pas aux patients, mais il n’y a pas de risque, du moins pas de gros risque sur l’ablation de cette appendicite. Elle est à peine énervée, on avait le temps de l’enlever, mais on préféré le faire dans l’immédiat pour qu’on soit tous tranquille. Après ça arrive même sur ses opérations simples les choses imprévues, le corps et comme la nature : imprévisible. «   Je le jure sur les Pokémon ! » Je lui lance un clin d’œil et sa mère me sourit et semble tout aussi rassuré que l’enfant, alors c’était parfait.   «   Allez en route ! » Je l’emmenais avec les infirmières jusqu’à la salle d’opération, je le laissais rentrer tout seul, devant me préparer pour rentrer dans cette zone stérile. Lavant mes mains je parle avec mon référent, le chef des internes plus exactement. Il veut que j’opère seul, ça me gêne pas, je l’ai déjà fait, mais il voit en moi une pointe de stresse et doute, sa question me fait sourire.   «   Oui, normal.. Personne n’est un surhomme, c’est vous qui me l’avait appris ! » Il rigole en me disant que c’était ce qu’il voulait entendre comme réponse. Personne n’est sûr de rien, même pas les meilleures chirurgiens du monde, alors malgré les greys anatomy et tout la vie est clairement différente des séries. Oui, on ne meurt pas toutes les secondes et encore moins on a d’accident à répétition comme si on était hulk car on en sortait finalement toujours vivant … Enfin, c’était le genre de série qui m’avait donné envie de faire ce travail autre que de continuer le hockey vu que ce monde-là m’avait maladroitement fermé la porte en pleine face après mon accident durant une partie. Bref place à l’opération.

L’opération terminée, j’avais eu une petite pause, pour parler avec un pote qui était dans le coin après avoir emmené un de ses clients. Mon pote c’est un flic, que j’ai rencontré durant un nettoyage de scène de crime. Du sang, la mort... Ce n’est pas le genre de chose qui m’effraie puis dans cette partie du taff, je ne trouve pas forcément que des scènes de crime morbide, parfois c’était juste des suicides, c’était un choix, même si je ne comprenais pas forcément qu’on puisse prendre la décision de vouloir mourir de soi-même. Je trouve ça même assez lâche, mais nous n’avons pas les mêmes résistances aux épreuves que peut mettre la vie face à nous. Alors ce sont des choix à respecter. Enfin, parlant avec lui, je profitais pour me renseigner sur l’enquête sur laquelle il était, pas trop de réponse, ça ne m’étonnait pas vraiment si je devais être honnête. Mon bipper finissait par sonner, alors je délaissais mon ami, pour aller en salle d’attendre de la pédiatrie. Ils avaient besoin de renfort, parfois on faisait les choses ingrates, mais on faisait avec. Enfin, je glissais rapidement ma main dans ma nuque tout en me dirigeant vers l’étage où je pris les escaliers. L’ascenseur, je n’aimais pas forcément ça. Ouai, ne faut pas trop poser de question avec mes manies et moi. J’étais complétement chiant.

Arrivant à la salle je prenais le premier dossier sur le dessus de la pile, finissant par sourire à la jeune infirmière avec qui je me rapprochais depuis un moment, enfin on avait surtout couché ensemble, on s’éclatait, mais jamais dans les parages, car ce n’était pas le lieu pour le faire. Il faut dire que depuis mon ex, il y a de ça un an, je n’avais  jamais reposé mes valises dans une relation forte en émotion et en sentiment. Impossible. J’étais encore abattu par son souvenir. Mélusine. J’en perds mes mots, j’allais donner le nom d’un enfant, mais je venais de poser mon regard sur la jeune femme, mon ex, fallait penser à elle pour la voir ici ? La merde. Je l’évitais surtout depuis qu’on était plus ensemble, un soir où j’avais juste décidé de partir, sans rien dire, ne pouvant pas supporter son choix, alors qu’elle avait détruit notre vie … notre couple  en ne pensant qu’à sa personne. Une égoïste. Coolidge. Un nom que je connaissais. «   Poppy Coolidge ? » J’eus une boule au ventre en lisant ce nom malgré tout, imaginant l’enfant qu’on aurait pu avoir … mais cet enfant n’avait eu aucune chance en tombant sur cette personne qui était Mel’ ! «   Suivez-moi ! » Que je lâchais assez froidement. Je le fais uniquement pour la petite qui a l’air paniqué et pas forcément au top. «   Alors Poppy c’est ça que s’est-il passé ? »  Demandais-je en laissant la petite s’installer sur la table d’auscultation laissant finalement laissant la petite réfléchir à sa réponse je regardais Mélusine. «   Vous êtes ? » Je ne demande pas son prénom, mais bel et bien qui elle est pour cette petite fille. Déjà, elle ne peut pas être sa mère, sauf si elle m’a caché des choses, quoi que ça ne m’étonnerait pas finalement venant d’elle.

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() message posté Lun 7 Aoû - 18:00 par Meluzine S. Coolidge
Pour elle, il ne s'agissait que d'un « essai manqué » douloureux, la preuve qu'être aimée à la folie ne suffisait pas à éveiller des sentiments réciproques. Il lui était pénible d'être tombée dans un piège aussi évident. Lui, en revanche, avait à faire face au rejet de la femme qu'il avait placée au centre de l'univers, dans le collimateur de ses désirs. (@Daniel Glattauer // beerus)


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☆ Djawny & Meluzine ☆
   

   
Dans cet hôpital, Meluzine ne savait pas trop comment réagir. Les infos qu’on lui demandait sur Poppy, elle ne les avait pas. Elle ne les connaissait pas non plus. En plus de ne pas savoir faire attention à sa nièce, elle ne la connaissait pas vraiment. En même temps, ça ne faisait pas si longtemps que ça qu’elle avait repris contact avec sa sœur et donc, qu’elle avait appris à connaitre cet enfant. Si certaines personnes savaient murmurer à l’oreille des enfants, ce n’était pas le cas de la jeune femme. Elle faisait de son mieux pour apaiser les pleurs de sa nièce, tout comme elle faisait de son mieux pour la rassurer. Dans la salle d’attente, Meluzine en était même venue à s’accroupir devant la table d’enfant sur lequel se trouvaient plein de jouets, afin de faire oublier les maux et les peurs de Poppy. Elle n’aurait jamais fait ça s’il ne s’agissait pas de la fille de sa sœur, qu’elle essayait toujours de joindre d’ailleurs. De temps en temps, Melu jeta un œil sur son portable, répondit à un ou deux messages reçus, mais essaya à nouveau de joindre Joleen. Elle savait que sa sœur pouvait avoir des journées remplies et qu’en pleine opération d’animal quelconque, elle ne pouvait sortir et répondre au téléphone. Mais sans doute qu’essayer de l’appeler la rassurait, ou l’aidait à déstresser.

Lorsque la voix d’un médecin annonça le nom de Poppy, et donc celui de Meluzine, cette dernière se tourna en même temps que sa nièce qui la regardait avec des yeux sceptiques. Pour le coup, Meluzine aussi fut sceptique : il devait y avoir une vingtaine de médecins dans ce service et par chance, c’est sur lui qu’elles sont tombées. En voyant la tête de Djawny, sans doute que lui non plus ne s’attendait pas à tomber sur elle, probablement même qu’il mourrait d’envie de prendre ses jambes à son coup, ou pire encore : lui déverser toute sa colère. Meluzine lui lança un regard aussi froid que le ton qu’il avait employé en leur demandant de les suivre. Autant elle pouvait faire avec le fait qu’il lui parle comme un chien à elle, mais elle aurait au moins préféré qu’il se montre moins méchant face à une gamine de six ans terrorisée. Meluzine aida sa nièce à enlever sa veste et à grimper sur la table puis s’écarta contre le mur en tenant toujours la veste de l’enfant. Elle évita un moment le regard de son ex jusqu’à ce qu’il vienne lui poser une question à elle aussi. Meluzine plongea son regard dans celui de Djawny. Elle mit plusieurs secondes avant de répondre « Poppy est la fille de ma sœur » finit-elle par dire alors que son regard lâcha celui de son ex pour le poser sur sa nièce qui explicita enfin le pourquoi du comment elle se retrouvait là « Je jouais au football avec Meluzine, puis on a appelé sur son téléphone alors j’ai continué à jouer un peu toute seule et mon pied a tapé dans une grosse pierre et je suis tombée et j’ai pleuré. » Meluzine soupira silencieusement. Les enfants avaient cette manie de toujours devoir en dire trop « tu vois, c’est pas moi qui l’aie poussée, au cas où tu te poserais la question » au diable le vouvoiement qu’il avait utilisé, elle était certes en stage dans ce même hôpital, mais dans le service se trouvant à l’autre bout de celui de Djawny, et aujourd’hui elle ne travaillait pas alors elle s’en fichait pas mal du protocole quelconque ou règlement de cet hôpital. Elle savait pertinemment ce qu’il pensait la concernant. Elle devait être une sorte de diable ou de cruella avec les enfants et pourtant elle avait passé une journée entière à jouer à la poupée et au football avec sa nièce. L’appartement de sa sœur était un vrai capharnaüm et encore une fois arrivée ici, elle avait encore joué avec elle pour lui faire passer le temps « J’suis pas un monstre Djawny »

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Pour le coup, je me serais bien passé de ce dossier. Clairement. Meluzine. Heureux de la revoir ? Pas sûr. J’ai surtout très envie de rebrousser chemin quand je la vois là, attendre dans la salle d’attente. La boule est déjà en train de se former dans mon estomac. Je n’ai pas revu Meluzine depuis que j’i apprit son geste et c’est relativement compliqué de ne pas penser à ce moment désastreux où elle m’avait appris son avortement, la mort de mon futur enfant, du notre. Alors que je pensais à la demander en mariage. On était clairement tous les deux sur des idées de vie complétement différente. Elle voulait juste s’amuser. J’ai beaucoup entendu parler d’elle suite à notre rupture. Melu par-là, ou par ici. Généralement on entend souvent parler de son ex après la rupture, c’est frustrant, surtout quand dans un sens, on n’avait pas voulu de cette dernière. Mais, je ne pouvais pas pardonner son choix, même la laisser l‘expliquer, j’étai peut être bête, mais j’assumais mon choix, même s’il m’avait détruit le cœur. Enfin, pas de retour en arrière possible. J’étais coincé, je devais faire mon job, ce travail que j’adorais, que je chérissais maintenant qu’il ne me restait plus que lui. Je n’étais pas vraiment tenté par une relation, ça voudrait dire que je n’aurais pas tant tenu que ça à Meluzine, me fallait du temps pour me remettre en selle, mais chacun réagissait à sa façon. Allez. Go. On respire, on inspire. Je la regarde après avoir appelé une petite qui est avec elle. On va dans une salle et je m’adresse très vite à la petite Poppy est malheureusement je dois parler avec la personne l’accompagnant. L’ex. La joie n’est pas trop présente pour le coup dans ma tête, tout au contraire. Je ne suis clairement pas heureux de devoir supporter sa présence, cette dernière m’irrite, sans nul doute à cause de son choix qu’elle a fait sans moi et que je ne suis pas sûr d’un jour pouvoir passer outre, même si un jour écouter ses explications seraient une bonne chose, comme tente de me le faire faire Keith, son meilleur ami avec qui je suis encore assez proche, sans trop l’être après tout, je dois être l’ennemi. « D’accord ! Je suis l’interne qui va s’occuper d’elle, alors ! » Je la traite vraiment comme une inconnue et autant dire je n’aurais pas pu y croire. J’écoute la petite et puis quand j’allais répliquer sa tante me parle directement, Meluzine. « Ouai, mais c’est tout comme … le téléphone est moins important qu’une vie, enfin avec toi … c’est vrai faut s’attendre à tout ! Maintenant, laisse-moi faire mon boulot ! » Que je finis par lui rétorquer en posant me regard dans le sien. « Alors Poppy, on va te faire passer une radio, je pense ! » Je jette un regard à Meluzine et hausse les épaules quand elle me dit qu’elle n’est pas un monstre, j’ai retenu un petit rire, autant dire qu’on est devant sa nièce, mais qu’elle veut quand même parler de ça, sérieux ? « Laisse-moi en douter ! » Je souffle. « La preuve on est ici pour Poppy, mais tu ramènes tout à toi.. Monstre et narcissique ! » Je souffle. « Si jamais tu veux quelqu’un d’autre pour la soigner, hésite pas, à moins que tu es capable de ne pas que penser à toi ! » Un clin d’œil accompagna mes mots. « On peut aller à la radio mademoiselle ? » Demandais-je à la petite après avoir fait venir une chaise roulante avec une infirmière.
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() message posté Ven 3 Nov - 15:51 par Meluzine S. Coolidge
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Si Meluzine avait su qu’elle tomberait sur Djawny, probablement qu’elle aurait pris le chemin d’un autre hôpital. Ou simplement aurait-elle fait plus attention à sa nièce. Mais non, elle assumait le fait qu’elle avait osé la laisser vagabonder sans surveillance, ou avec une surveillance en carton. De toute façon, elle savait que l’instinct maternelle, elle ne l’avait pas et pourtant, s’occuper de sa petite nièce, elle y prenait beaucoup de plaisir. Certes, elle avait accepté de rendre service à sa sœur malgré toute la rancœur qu’elle éprouvait pour cette dernière, mais elle avait quand même accepté. Après tout, Poppy n’a rien à avoir avec ces querelles et elle était bien trop jeune pour les comprendre. Et puis malgré tout ce qu’on pouvait reprocher à Meluzine, elle refusait que cette petite princesse puisse potentiellement penser autre chose de sa mère, que le fait qu’elle était sans doute la personne la plus importante à ses petits yeux d’enfant. Oui, autrefois aussi Meluzine pensait que Joleen était la personne la plus importante à ses yeux, jusqu’à ce qu’elle parte et l’abandonne toute seule dans cette famille chez elle, elle se trouvait désormais totalement étrangère. Elle n’avait jamais eu d’atome crochu avec ses frères, et elle avait la vague impression d’avoir perdu le peu d’affection qu’elle éprouvait pour son père. Aujourd’hui, elle vivait avec la rancœur et l’absence de leur maman dans un appartement qu’elle partageait avec sa colocataire. Elle passait un peu de temps avec Sevan, quand ce dernier lui trouvait un peu de temps libre et le reste du temps, elle le passait à faire des photos, à rencontrer l’une ou l’autre personne, ou simplement à se concentrer sur son stage. Djawny, par la force des choses, elle avait dû le rayer de sa vie. C’était douloureux, mais elle allait de l’avant malgré tout. Il le fallait, et puis désormais, chacun devait faire sa vie. Elle avait fait le choix d’avorter qui lui avait couté son couple, aujourd’hui Meluzine en assumait les conséquences. Mais l’avoir là devant elle, lui donnait envie de lui balancer tout ce qu’elle avait sur le cœur en pleine figure. Mais était-ce le lieu ? Absolument pas, et puis elle ne voulait pas non plus que les oreilles innocente de sa nièce puisse entendre des choses lui faisant comprendre que le monde dans lequel elle grandissait était loin d’être aussi rose qu’elle pouvait le penser « Tu ne sais absolument rien Djawny. T’as rien voulu savoir, alors t’es gentil, mais là tout de suite évite de tout mélanger. Avant de faire le procès des gens, pense à les écouter, ça t’aiderait vachement » A nouveau, elle fronça les sourcils. Il pouvait bien lui reprocher de penser qu’à elle, c’était lui qui l’avait lancé sur ce sujet. Peut-être pas de façon explicite, mais c’était tout comme « Oooh ça va, joue pas au gars parfait. Tu savais très bien à quoi tu pensais en me disant que la vie d’un enfant est moins importante que mon téléphone. Et c’est bon, elle a chuté dans le jardin, elle n’a pas dévalisé les escaliers. » Meluzine força un sourire à l’adresse de sa nièce avant de lui passer une main dans les cheveux, voulant la rassurer.

Meluzine s’écarta et s’adossa contre le mur, laissant malgré tout la place pour que Djawny puisse faire ce qu’il avait à faire. Si elle était du genre très casse pied, oui elle pourrait demander un autre médecin. Et si vraiment elle avait envie d’être une pure connasse, elle irait même se plaindre du médecin s’occupant actuellement de sa nièce. Et pourtant, elle se contenta de lui adresser un regard noir « Tout ce que je veux, c’est qu’on s’occupe de Poppy. Toi ou un autre, ça m’est égale. » ou pas. Mais elle faisait avec « C’est fou, c’est moi l’égoïste et c’est toi qui ne cesse de me lancer des piques. Par contre quand il faut parler, là y’a plus personne. Y’a jamais eu personne de toute façon » Elle ne lui reprochait pas leur couple, parce que malgré tout il avait été sa plus belle histoire, mais comme tous les médecins, il avait le nez plongé dans ses bouquins, dans ses études et elle… Ben elle était là. Au fond, peut-être que s’il avait été un peu plus disponible, qu’il aurait remarqué avant qu’il y avait un truc qui clochait « Ca prend combien de temps ta radio, là ? » et avant qu’il lui balance une autre vacherie à la figure, elle reprit aussitôt « Et non, je ne suis pas pressée. Mais j’dois prévenir ma sœur » ponctua-t-elle avec un sourire bourré de sarcasme.

 
©️ nightgaunt
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