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But what happens when karma, turns right around and bites you? {{Djawny ♥︎}}

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() message posté Ven 4 Aoû - 0:06 par Lilly R. Adams

Voilà peut-être la question la plus difficile de toute l'aventure humaine : est-il réellement possible de toujours regarder en avant, comme on nous encourage sans cesse à le faire, ou bien devons-nous garder certains vestiges essentiels de notre passé, si douloureux soient-ils, comme un rappel que certains aspects de la vie nous transforment si profondément qu'ils nous habitent à jamais ? Pouvons-nous vraiment refermer la porte sur ce qui continue à nous hanter ? Djawny & Lilly

But what happens when karma, turns right around and bites you?


Depuis quelques semaines, je m’en sortais plutôt bien. Ou mieux. J’avais encore des douleurs à mon coude où encore à ma jambe, là où les médecins avaient découvert des fractures suites à l’accident dont j’avais été victime, mais globalement je pouvais me mouvoir correctement. Avec mon père, ça allait mieux aussi. Il semblait travailler un peu moins, et la communication se faisait autrement qu’avec des cris, des pleurs et des reproches à tout va. Peut-être avait-on trouvé un terrain d’entente sans le savoir ? Ou bien avons-nous passé un cap ? J’en savais trop rien, mais c’était pas plus mal. Au fond je commençais doucement à espérer trouver une relation digne de celle qu’avaient toutes les filles vivant dans une famille normale, avec leur père. Le mien ça ne faisait même pas un an que je vivais avec, alors comme me disait ma mère, il fallait me laisser du temps, et à lui aussi. Malgré tout, je ne perdais pas l’habitude d’aller voir celle avec qui j’avais grandi, celle qui était au centre de mon monde : ma maman. C’est pas toujours rose, c’est même souvent gris, mais malgré tout j’avais toujours ce besoin de la voir, ou de lui parler. Marcher pour m’y rendre ne peut que m’aider dans ma rééducation, même si les rendez-vous à l’hôpital avec un kiné étaient encore de mise. Physiquement, on pouvait donc dire que tout doucement, j’en voyais le bout, moralement c’était pas la même histoire. Il m’avait non seulement fallu un peu plus d’assurance avant d’accepter de remonter dans une voiture, mais en plus j’avais l’impression que la vie autour de moi s’était arrêtée. A chaque fois que mes yeux se portaient sur mon téléphone, j’espérais un texto, un appel peut-être de Pierre. C’était naïf, c’était même peut-être une mauvaise idée d’espérer une telle chose, mais cette impression de vide s’élargissait au fur et à mesure que le temps filait et je m’y sentais seule et abandonnée sans qu’on ne puisse vraiment m’en sortir. Une impression douloureuse alors qu’il avait pris de la place dans mon quotidien. Malgré tout, j’évitais d’en parler, je ne faisais qu’y penser à longueur de temps. Rester assise sur le rebord de la fenêtre à regarder la pluie tomber était devenu mon passe-temps favoris avec le dessin. C’était une façon comme une autre d’entendre sa propre douleur. Une douleur invisible et qui pourtant douloureuse.

Flâner dans les rues de Londres me permettait de m’aérer l’esprit. De penser à autre chose et de redécouvrir le monde extérieur après autant de temps, cloitrée entre quatre murs. J’avais prévenu mon père de mon intention de me rendre chez ma mère, bien que lui soit de garde, au moins il savait. Je n’aime pas dire ce que je fais, ni où je vais ou encore avec qui comme une enfant de dix ans. Mais je sais que pendant encore quelques semaines, ça rassurerait mes parents. Je pouvais au moins faire ça, ne serait-ce que pour me faire pardonner d’être montée dans cette voiture. Ou bien d’avoir bu ce soir-là. Un soir qui restera dans ma mémoire encore quelques temps, je pense. Un pied chez le disquaire, je jetais un œil sur ses nouvelles sorties. Ce magasin était une vraie caverne d’Ali Baba pour les amateurs de musique et personnellement, j’aime y rester un long moment. Jusqu’à ce que je décide de franchir la porte sans rien acheter et de continuer mon chemin. Une rue attire mon attention. Je sais que c’est dans cette rue que Pierre travail et dans ma poitrine je sens mon cœur qui s’emballe. J’hésite à faire demi-tour et emprunter un détour, quand finalement je pénètre dans la rue. Mon regard se pose instinctivement sur son lieu de travail, et par chance, il ne semble pas s’y trouver. Mon regard bifurque sur un bar voisin dans lequel la présence d’un jeune homme que je connais depuis quelques semaines seulement attire mon attention. Sans trop réfléchir, mes pas me guide jusqu’à l’intérieur de ce bar alors que je sais pertinemment que la nuit va bientôt pointer le bout de son nez. J’avais espéré rentrer avant, mais la curiosité étant plus forte, je me promets de ne pas rester plus de cinq minutes. Dans un premier temps, je le regarde accoudé au bar, le regard perdu dans son verre alors qu’il ne semble pas me voir, ni même faire attention à moi. Finalement je m’approche et vint m’installer à ses côtés « Ai-je le droit de percer la bulle dans laquelle t’es enfui ? » lui demandais-je avec une voix à peine audible pour ne pas le faire sursauter « est-ce que tout va bien ? » .




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() message posté Lun 7 Aoû - 23:46 par Djawny S. Brixton
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Lily & Djawny


Les journées sont parfois tendu, trop éprouvante. Sans le vouloir, on craque, on est des humains qui sont censé donner de leur personne pour sauver d’autres êtres humains. On voit des horreurs et on vit avec, avec le temps. On fait avec, mais on n’en sort jamais indemne ou alors comme je le dirais il faudrait directement arrêter le métier. Trouver la mort normal à un certain âge n’est pas normal. Mais, c’est la vie dans le fond, on avance, on vit avec et on a besoin d’effacer l’ardoise pour pouvoir se sentir mieux. Ce soir, j’ai fini ma garde et je me retrouve dans ce bar, besoin de me détendre, d’effacer l’addition avec mon métier, mon futur métier. Je l’aime ce métier, mais il est dur, il n’est pas toujours comparable à une caresse imposer par une main douce. Parfois on peut le comparer à l’enfer. La fatigue, les patients pas forcément coopérants. Mais on fait avec. Je fais avec tout, mais pas forcément avec ce que je viens de vivre, quelques heures auparavant. La mort. Normal dans mon boulot, mais pas quand il s’agit d’un bonhomme de six ans. Alors je feuillette les pages internet, lisant les témoignes, le cœur lourd, le verre forçant mon coude à se soulever pour rejoindre mon gossier. Je ne suis pas bien. Je suis seul dans ce bar, pourtant la foule présente est bel et bien présente, il faut dire qu’on est un soir où les étudiants sont convier pour avoir quelques consommations gratuite, alors le monde, l’effet de masse est totalement normal. Je suis là, pour noyer le chagrin avant d’aller dormir. Six ans c’est jeune pour tirer sa révérence de ce monde. Jordan. Ce nom restera gravé en toi, Jayson Jordan. Un nom et un prénom. Un petit gamin défiguré à son arrivé. On a rien pu faire. Il était trop tard pour lui. La violence tu l’as connais d’un oncle, de cousin, mais il est toujours dur pour toi de croire que des parents soient capable de faire le mal, surtout à leur enfant. Jayson a payé le fait d’avoir des parents minable, il est mort avec une tête qui n’était pas la sienne et des médecins retournés de cette situation. Les parents sont en garde à vue, mais j’en ai vu des mecs s’en sortir, alors eux. La violence tu n’aimes pas forcément ça, sauf pour sauver une fille en détresse ou autre truc du style. Mais taper sur un enfant, c’est tellement lâche, minable. Enfin, il est mort sur ma table d’opération, le poumon perforé par les coups en tout genre qu’il a reçu ce matin en se réveillant et réveillant toute la maison. J’aimerais connaître toute son histoire, mais je le sais, il faut avancer, mais pas oublier. Je sais que j’aurais pu en parler avec un autre confrère, mais je ne me sentais pas de m’ouvrir, je me sentais à boire et à cuver dans mon lit tranquillement. Les songes disposés à ne pas fonctionner pour une nuit, pour me laisser une douce nuit. Il faut que j’oublie, l’alcool, doit aider, mais le second verre pour le moment ne fait rien. Il est comme invisible à mon sens. Je ne le sens même pas couler dans mes veines, ça me chagrine. Je suis seul et je suis bien, mais ça c’était avant d’entendre cette voix sonnant complétement à mon oreille que je pouvais affirmer être seul. Me couper de ma bulle ? Pourquoi elle voudrait faire ça ? Je commence à l’observer et je vois la jeune femme, cette jeune femme blessée qui passait quelques fois jouer avec les enfants. Je lui offre un sourire pas vraiment très enthousiasme. « Pourquoi tu voudrais crever ma bulle ? » Je souris laissant la jeune femme s’asseoir, du moins elle en avait l’occasion, je lui montrais du regard le siège libre à mes côtés. L’humeur à parler, à échanger n’était pas présente mais qui sait elle pourrait savoir la faire naître en moi cette envie. Je vais bien ? Je réfléchis, peu sur à cet instant d la réponse. « Je pense que oui ! » Je souris rapidement avant de laisser un visage sans expression se dessiner ! « Et toi, tu as le droit d’être dans un bar ? » Que je demande, histoire de tenter d’apaiser mon envie de m’enfuir, le rire est toujours un bon moyen de décompresser. Je le sais qu’elle est jeune, mais pas tant que ça. Quoi qu’assez pour ne pas boire d’alcool dans certains pays. « Que fais-tu ici Lily ? » Demandais-je me demandant bien si elle allait me tenir compagnie ou bien si elle n’était ici que de passage ou même en attende d’un ami ou d’une amie.
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() message posté Sam 19 Aoû - 12:39 par Lilly R. Adams

Voilà peut-être la question la plus difficile de toute l'aventure humaine : est-il réellement possible de toujours regarder en avant, comme on nous encourage sans cesse à le faire, ou bien devons-nous garder certains vestiges essentiels de notre passé, si douloureux soient-ils, comme un rappel que certains aspects de la vie nous transforment si profondément qu'ils nous habitent à jamais ? Pouvons-nous vraiment refermer la porte sur ce qui continue à nous hanter ? Djawny & Lilly

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Je ne m’imaginais pas en arriver au point de m’arrêter dans un bar. Ce n’est pas tellement mon habitude. Ou plus tellement. Ca n’a jamais été des endroits très attirants, mais parfois en suivant les amis, ou les amis des amis on se retrouve plus vite dans un bar qu’on ne l’imaginait au départ. Non, moi à la base je comptais bien aller chez ma mère et prendre l’air me fait du bien. Rester cloitrée entre quatre murs dans ma chambre, c’est presque à se tirer une balle, pire encore quand je me retrouve toute seule. Depuis une ou deux semaines, j’ai repris une vie à peu près normale, si on peut dire. Physiquement, je vais mieux : mais certaines douleurs se font ressentir, alors que psychologiquement c’est une autre histoire. Cet accident a laissé ses traces, je le sais, et pourtant j’essaie de le cacher. Et puis moralement, j’avance comme je peux en oubliant peu à peu la routine que j’avais trouvée en étant avec Pierre. Une routine bien agréable, et avec encore plein de choses à vivre, mais une routine quand même.

Dans ce bar, une silhouette avait attiré mon attention. Je ne connais pas Djawny très bien, en fait pas du tout je pense. Je l’ai croisé à plusieurs reprises à l’hôpital, alors que je m’échappais de ma chambre pour passer quelques longues minutes, heures, avec des enfants. Ca leur faisait un peu de compagnie et moi, ça m’occupait. Tout le monde était satisfait. Les infirmières l’étaient peut-être moins, mais sans doute avaient-elles reçu l’autorisation de me laisser vagabonder vers ces petits patients par mon père qui étaient aussi leur chef. D’autant plus que j’avais toujours respecté les habitudes, les indications, les règles de sorte à ne pas leur porter préjudice. L’air pensif il ne semblait pas m’avoir remarquée, alors que j’avais pris plusieurs secondes à le fixer, hésitante, avant de finalement le rejoindre « pour pouvoir y entrer aussi ? » Il ne fallait pas faire des études en psychologie ou être un expert en synergologie pour comprendre qu’il avait déjà été beaucoup plus joyeux et enthousiaste qu’il ne l’est actuellement « Ton sourire trahit tes paroles, tu sais. Je t’ai déjà connu plus… souriant » Malgré tout, je ne voulais pas insister ; ca ne me regardait pas vraiment, même si je pouvais apporter son soutien, ou une oreille attentive

Surprise par sa question, j’entrouvris la bouche, puis fronçai les yeux, sceptique « Pourquoi pas ? J’suis majeure et vaccinée. » ajoutais-je avec un sourire. Je commande une grenadine à l’eau et puis enchaine « et j’suis pas obligée de prendre de l’alcool. » encore qu’à vingt ans, rien ne me l’interdisait vraiment, mais je n’en avais ni l’envie, ni l’intérêt. Encore moins alors que je sortais d’un accident. Je fis mine de réfléchir, remerciant ensuite le barman une fois qu’il eut déposé mon verre sur le comptoir « En réalité, j’avais dans l’idée d’aller jusque chez ma mère pour passer un peu de temps avec elle. Mais en passant devant le bar, je t’ai vu et je me suis permise de venir crever ta bulle. T’attends peut-être quelqu’un ? Promis je m’en vais dès que cette personne arrive » enchainais-je aussitôt. Je pris mon verre et le portai à mes lèvres, avant de reprendre sur un ton beaucoup plus délicat « En fait, je crois que t'as eu une mauvaise journée à ton travail. Mon père fait la même tête quand c'est le cas. Tu veux en parler ? »


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() message posté Jeu 14 Sep - 17:54 par Djawny S. Brixton
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Certains cas sont plus durs et effrayant d’autre. Pas par les maladies et compagnie. Mais parfois juste par l’environnement où vivent certains enfants ou même adolescent. Pourtant, je le sais que parfois ce n’est pas simple d’être un ado ou un enfant. J’en ai vécu des choses dans ma jeune vie. Le meurtre de mes parents, ma sœur que j’ai dû laisser derrière car la famille me faisait vivre l’enfer, mais menaçait d lui faire du mal. Je regrette beaucoup de l’avoir abandonner. Même si ce n’est pas vraiment le cas, je ne l’ai pas fait par plaisir. Non, je l’ai fait, car je n’avais pas le choix, tout simplement. Alors me retrouver dans un bar ce soir, n’est pas une chose que je pourrais dénoncé de malsain. J’ai besoin de me vider l’esprit d’oublier la tristesse des gestes de ces parents, ils ne méritent même pas ce nom, un nom censé montrer des personnes capables de tout pour protéger l’enfant et non de vouloir sa mort. Je vais penser à ce gosse, normal mon cœur fonctionne, il n’est pas non plus aux abonnés absent et c’est parfois dommage. Autant le dire, j’aurais peut-être adoré qu’il ne fonctionne pas, pour que je puisse faire en sorte de résister à la peine que je pouvais ressentir en voyant son visage tuméfié par les coups donnés par ses propres parents. Ces imagines rongent mon esprit et je ne parviens clairement pas à me vider la tête, mes songes sont malgré tout aux abonnés absents et c’est une bonne chose en soit. Même si c’est horrible de rester concentrer sur ce seul patient. Il n’est pas le seul mort aujourd’hui, mais il est celui qui m’a marqué, il restera clairement ancré en moi, pas quelques jours, ni quelques semaines ou même des mois. Sans doute toute ma vie. Des choses nous marquent à vie et on doit avancer avec. Mais je ne peux rien changer pour le coup et sans doute ça qui me tue le plus. Ne rien pouvoir faire sauf tenter de sauver ces enfants victimes de maltraitance. « Et pourquoi tu voudrais y rentrer … elle n’est pas rose, mais plutôt noir ce soir ! » annonçais-je à la jeune femme se tenant à mes côtés. Je ne l’avais pas vu arriver, mais la jeune femme était venue me tirer du silence dans lequel je m’étais implanté au contraire du reste du bar qui était ambiancé et tout. Sans doute même trop. Je dois aller bien, mais pas en être encore convaincu, sans nul doute. « Ah oui … désolé. » Ou pas. « Ça prouve que je ne suis pas la meilleure des compagnies pour le coup ! » Annonçais-je sans sourciller à la jeune femme. Alors que je venais prendre mon verre pour l’amener à mes lèvres, buvant quelques gorgées qui venait à m’irriter amèrement la gorge. « Je te voyais pas aussi vieille ! » Faut dire que je l’ai croisé chez les enfants, donc bon. Enfin, faut dire qu’à part avoir joué avec elle et les enfants, je ne parlais pas tant que ça avec la jeune femme, car elle restait une patiente, certes apparemment pas de mon étage, mais tout de même. « On est jamais obligé ! » Il est vrai l’alcool n’est pas obligatoire dans un bar, mais bon on vient généralement dans ce style d’endroit pour ça. « En tout cas pour moi ce soir, ça sera alcool ! » Faut que j’oublie, que je remette les pendules à zéro et apparemment dans ma tête d’abruti l’alcool allait m’aider ? Je ne suis pas con, mais j’en avais besoin, besoin d’un remontant et l’alcool en est un bon, très bon. « J’attends personne, tu peux rester si ça te plait … enfin tu ne comptes plus aller chez ta mère ? » Que je finis par demander amenant mon verre à mes lèvres à nouveau, le liquide a toujours le même effet sur moi et c’est plaisant, extrêmement plaisant. « Ton père ? » C’est qui ? Je n’en sais rien, mais bon qui sait, je le connais peut-être, mais pas sûr qu’elle veuille en parler. « Mais sinon tu as raison … mauvaise journée. » Que je soufflais. « En parler ? » Je grimace et interroge la jeune femme. « Alors et toi pourquoi tu allais chez ta mère ? » Autant poser moi aussi quelques questions pour en savoir plus sur la jolie Lily.
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() message posté Mer 11 Oct - 22:48 par Lilly R. Adams

Voilà peut-être la question la plus difficile de toute l'aventure humaine : est-il réellement possible de toujours regarder en avant, comme on nous encourage sans cesse à le faire, ou bien devons-nous garder certains vestiges essentiels de notre passé, si douloureux soient-ils, comme un rappel que certains aspects de la vie nous transforment si profondément qu'ils nous habitent à jamais ? Pouvons-nous vraiment refermer la porte sur ce qui continue à nous hanter ? Djawny & Lilly

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Il est vrai qu’en me regardant, on pourrait croire que je cherche à surfer sur une jolie vie bien rose. C’est du moins de cette façon que j’interprète la remarque de Djawny. Sa bulle ne semble pas plus rose que la mienne, et même si j’ai le sourire aux lèvres, ça ne fait pas de moi ce genre de princesse qui croit au prince charmant, ni qui aime sa vie au point de croire au bonheur éternel. Néanmoins, j’admets que j’ai une vie peut-être plus simple que certains. Que je n’ai pas à me soucier de l’argent, ni à savoir si je vais pouvoir manger à ma faim en rentrant chez moi alors que d’autres sont en train de mourir de faim en-dessous des ponts ou aux coins des rues. Mais comme une égoïste, je n’ai pas envie de m’excuser pour ça. Je ne suis pas née dans une famille de bourge à la base, c’est juste que mes parents se sont donnés les moyens de réussir leurs études, leur vie et que moi j’en suis encore à l’étape ‘je cherche encore le bon chemin pour mener à bien la mienne’. Je m’installe à ses côtés, cherchant quoi lui répondre sans paraitre pot de colle ni intrusive même si sa remarque me fait plus ou moins comprendre que sa compagnie ne serait sans doute pas des meilleures étant donné qu’il broyait du noir. Je ne compte pas tourner les talons pour autant, au contraire « Ca tombe bien, la mienne n’est pas la bulle la plus rose non plus. Donc je pense qu’à deux on peut former une bulle encore plus grande et encore plus noire… Ou essayer d’égayer un peu celle de l’autre ? » Je tente l’humour, ou du moins juste un peu afin de colorer un peu cette bulle, ou peut-être l’éclaircir au moins un tout petit peu.  

Les sourcils froncés face à cette façon de vouloir me démotiver à rester là – c’était du moins de cette façon que je le voyais – je comptais pourtant bien rester là. J’avais pas pour espoir de le faire sourire, je sais que je ne suis pas Mary Poppins et qu’en plus, on ne se connait pas, mais je ne comptais pas sauter sur la première occasion pour prendre mes jambes à mon cou. S’il voulait se débarrasser de moi, il devrait mettre les bouchées doubles « Pas grave, je ferais avec ! » Djawny ne sait pas grand-chose de moi, tout comme je ne sais rien de lui. Si, qu’il travaille à l’hôpital où mon père travaille. Que sa spécialité sont les enfants et que ce soir il plane amèrement dans un monde un peu trop sombre à mon goût « Tu me donnais quel âge ? » Tant qu’il n’avait pas en tête que je faisais partie de ses petits patients, ça me va je crois. Quand finalement sa remarque résonne à nouveau dans ma tête « Et puis je ne suis pas ‘aussi vieille’ ! » faussement choquée, je plonge mon nez dans le verre que j’ai commandé, manquant de m’étouffer en l’entendant sous-entendre une théorie concernant les obligations « Ouais enfin, si tu veux je te prête mes parents, tu verras que tu seras obligé à un moment donner ou à un autre » parce que j’ai beau avoir vingt ans, ils ont l’air d’avoir du mal à intégrer le fait que je suis majeure et que mes choix de vie, je dois encore les prendre toute seule, comme une grande.

A la base, j’avais en effet prévu d’aller chez ma mère et c’était toujours d’actualité, du moins logiquement. Je ne comptais pas non plus tenir la jambe à Djawny toute la soirée, surtout qu’il avait surtout l’air de vouloir rester dans sa bulle. J’étais douée pour le forcing, mais un moment j’en avais assez dans la tête pour me rendre compte qu’il était temps pour moi de laisser la personne tranquille « Ben… si mais j’ai pas donné d’heure précise.  Pourquoi tu préfères que je passe mon chemin ? » je marquais une pause en attendant sa réponse, mais avant même de lui donner l’occasion d’en placer une, je reprends « Tu peux le dire si tu préfères rester tout seul, je ne le prendrais pas mal ! Enfin… Mon égo en prendra un petit coup, mais c’est pas très grave, c’est qu’un égo et t’as de la chance, il est pas surdimensionné de ces temps ci » Non pas que je suis ce genre de fille qui se prend pour Paris Hilton, loin de là. Mais j’aime jouer ce jeu de fille facilement vexée une fois qu’on touche un peu trop à son égo. Je reste cependant étonnée de voir qu’il ricoche sur mon père pour le peu que j’en ai dit. J’hésite un instant avant d’en dire plus, pas sûre que ce soit vraiment une bonne idée, mais je me lance quand même finalement « Oui, il est chirurgien dans le même hôpital que toi. Samuel Adams » J’évite d’en dire plus même si je sais que son statut de chef de chirurgie pouvait parfois lui bouffer du temps qu’il n’avait pas pour moi. Encore que depuis mon accident, je dois admettre qu’il a au moins pris le temps d’être un peu plus présent, mais jusqu’à quand ? Et puis de toute façon, c’est pas comme si j’y connaissais quelque chose à la hiérarchie d’un hôpital. « Ben oui, des fois ca fait du bien d’en parler. Mais je t’oblige pas. » Sa question donne à réfléchir. Je dois lui sortir la version longue ou courte au juste ? Pas sûre d’avoir la bonne réponse « Parce que comme je ne peux pas vivre avec elle, j’y vais comme ça, de temps en temps. » Ma relation avec ma mère est plus que fusionnelle et vivre chez mon père depuis janvier me demande beaucoup de zénitude, de self contrôle et de patience. J’ai toujours l’impression qu’un jour je pourrais retourner chez elle. C’est certes un désir de gamine de six ans, mais j’assume le fait qu’elle est importante dans ma vie, probablement la plus importante. « Tu dois trouver ça stupide pour une fille de vingt ans en fait. Voir un peu puéril… » mais au fond, j’ai même pas envie de me soucier de ce que les gens peuvent penser. Ca changera rien au fait qu’elle est mon pilier dans la vie. « Et donc, tu comptes passer le reste de ta soirée là tout seul ? »



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() message posté Jeu 26 Oct - 16:07 par Djawny S. Brixton
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La solitude est un pur plaisir dans les moments difficile qui te ramène à des périodes de ta vie où tu n’as qu’une envie : pleurer, hurler. Mais tout sauf envie de rire et sourire. Ce soir, c’est l’un de ses moments. Cette vie est une petite pourriture. La vie maintenant elle t’ébranle et te tue. Je le sais depuis que j’ai vu de mes yeux ma mère se faire tuer et tout. Je sais tout ça, mais j’ose espérer que d’autre ont plus de chance, que ça fait moins de malheureux, mais ça doit être complétement idiot d’imaginer une vie ainsi. La preuve en est avec ce petit gars qui n’était maintenant qu’un petit cadavre de plus sur des violences infligés à des êtres qui ne comprennent rien, qui ne cherche que le réconfort et l’amour. J’écoute Lily, cette jeune femme jolie et douce qui n’a pas l’air plus heureuse que moi ce soir à en croire ses dires. Je souris juste à ses dires. Rendre l’autre plus joyeux, je ne suis pas sûr que ce soit une chose si possible et simple pour le coup. Non, je n’y crois même pas du tout. « Je n’aime pas le noir … je préfère le gris ! » Comme pour tout. Rien n’est noir, même si parfois ce n’est pas simple de croire que ce qui nous entoure n’est pas si sombre et moche. J’aime croire ne la couleur du gris, si la blanche ne pas vaincre. Enfin, c’est un tas de certitude que j’ai, des choses que personne ne comprendrait du moins pas, grâce à moi, car je n’en parlerais pas. « Mais si tu tiens t’en à rentrer dans ma bulle, Vas-y, je pense que tu l’as même déjà fait ! Même si je ne suis pas pour ! » Je lui offre un petit sourire avant d’ajouter. « Alors, qu’elles seraient les règles de notre bulle, si on finis par en partager une ? » Lui demandais-je. On entre dans les détails des maux de l’autre ou on les évite, des règles conne, mais bien pratique pour pas faire valser la bulle là où on ne le voudrait pas. À elle d’en imposer les règles. Je mentirais si je disais que ce n’était pas appréciable cette bouffée d’air frais que m’avait apporté la jeune femme juste en venant vers moi ce soir. C’est plaisant, mais pour combien de temps. Défaitiste ? Sans doute. Quel âge je lui donnais au juste ? Je n’en sais strictement rien. Trop de question. Je la connais pas et je me doute qu’elle aussi elle ne connait rien de moi, sauf que je bosse à l’hosto, ça ce n’est pas comme si ça coulé de source. « Je ne sais pas... L’âge d’être coincée en pédiatrie ! » Je souris un peu à sa réaction demi-mesure au sujet du : aussi vieille. Je ne dis rien. Pourquoi combler des vides, parler inutilement et sans doute perdre de la salive aussi bêtement. Des parents. J’aurais rêvé qu’on m’en propre plus jeune, qu’on me donne une éducation pleine de refus, mais d’amour, pas juste égoïstement comme avait pu le faire ma famille, celle de mon oncle. J’étais de trop et cela m’avait toujours rongé, j’étais parti. Lâchant ma sœur pour sa propre sécurité. « Les parents c’est utile dans une vie, crois-moi ! » Autant dire que peu de monde les perçoivent ainsi les parents sans doute l’intelligence d’une personne n’en ayant pas vu ? On veut toujours c que l’autre à de toute façon. Ceux ayant des parents voudraient plus de liberté et les autres rêveraient d’avoir des prises de tête endiablés avec leur parent. Ce soir ce n’est vraiment pas le moment. Je pars au quart de tour, ma bulle, elle est percée par cette jolie blonde et je ne suis pas sûr qu’elle veuille une prochaine fois la percer à nouveau pour m’approcher. J’avais prévenu que ce n’était pas le soir, non ? « Alors, tu vas te combler avec de l’alcool ou un soda ? » Elle n’a pas un traitement médicamenteux ? Sans doute. Mais je n’ai rien à dire. Pas son médecin, pas son père, pas son gars. En somme je ne suis rien pour elle, sauf l’inconnu d’un bar pas si miteux et le gars complétement morose. « Je te l’ai dit tu restes si ça te plait de broyer de noir … et tant que tu me parles pas de licorne ou autre délire du style ! » Elle est douée, elle vient de m’arracher un sourire, je n’avais pas envie de sourire, de virevolter à mon rire et au sien. Mais elle avait l’air d’estompé le mal, sans vraiment le vouloir sans doute. Je lève les yeux au ciel en soufflant. « Donc tu peux rester … mais j’en sais rien-moi si ma mère m’attendrait je rentrerais … c’est ton choix ! » Je lui offre un sourire en finissant par m’enfiler deux gorgées de ma boisson qui me faisait de l’œil sur le bar. « Ouah sérieux c’est ton père ! » Je le connais plutôt bien .Enfin pas plus que ça non plus, c’est mon patron, je m’entends bien avec lui, je n’ai juste pas creusé une amitié, car il est un mentor tout comme Rachel, l’est. Mauvaise journée, obligé de revenir dessus ? « Parfois c’est mieux d’écouter les autres et de combler la douleur dans l’alcool, crois-moi ! » Je pose mon regard dans le sien tout en souriant un peu plus, alors que mon regard flirt avec le reste des personnes présente dans le bar. Finissant par avoir une question crépitant à tout va dans ma tête. « Pourquoi tu es venu t’arrêter me parler à moi, y a d’autre type seul, après tout ! » Et parfois même de son âge, donc bon. Quoi qu’en vrai son âge je le connais pas, mais eux ont l’air souriant et parfois même carrément dans l’attente de voir quelqu’un débarquer ou d’une proie, aucune idée, je ne suis pas dans leur tête. « J’avoue tu m’as paumé ! » Je souris « Donc Lily, tu as 20 ans et tu vas voir ta mère, car tu ne peux pas vivre avec elle ? » Je fronce un peu les sourcils essayant de tout comprendre dans ma tête. « Pourquoi tu ne peux pas vivre avec elle, par choix ou pas du tout ? » Je lève les yeux au ciel en finissant par le glisser dans le sien. « Je crois que Lily tu as la réponse … » Après tout, je lui parle, donc je ne suis plus seul, mais ce n’est pas mon choix. « Pourquoi tu veux pas rester ici ? »
LUCKYRED
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