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The most wasted of all days is one without laughter. ┊Tiger Lilly.

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Guyliner.

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() message posté Sam 5 Aoû 2017 - 2:29 par Ethan I. Hemsworth

The most wasted of
all days
is one without
laughter

Un sacré bordel. Je ne vois pas d'autres mots pour qualifier l'état de mon appartement ce jour-là. Non, je n'ai pas retrouvé mes habitudes d'homme célibataire. Pas de pyramide de cartons de pizza, pas de stand de chamboule-tout en canettes de bières ou autre truc que je serai sûrement censé faire depuis que ma femme ne vit plus avec moi. Mais non, rien de tout ça. C'était plutôt de Lego et autres trucs petits, étalés, traitres quand on fout le pied dessus dont se composait ma nouvelle décoration d'intérieur. Une nouvelle tendance dans l'air du temps ces dernières semaines, précisément depuis que ma fille s'était prise de passion pour ces trucs et transformait mon salon en véritable chantier naval tous les mercredis. Ouais, parce qu'il n'était pas question que papa ramasse tout s'il ne pouvait pas s'amuser aussi. Y’avait des tours de partout, immenses, de toute les couleurs. Des châteaux forts d’après Ava qui voulait que leurs donjons touchent le plafond. Les terres étaient délimitées par le tapis, après, c’était l’océan et la flopée de bateaux pirates qui allaient tout faire voler en éclats à coup de canons. Ce fut ainsi qu’une pluie de lego inonda mon salon. Rien de grave puisqu’une seule règle comptait : que les pirates gagnent. Ca n’avait pas l’air de déranger la capitaine aux cheveux blonds qui détruisait sans pitié, quant à moi, elle pouvait bien retourner tout l’appartement, je n’en avais pas grand chose à faire. Comme je n’ai pas grand chose à faire de cet appartement. En pleine attaque, le son strident de la sonnette nous prit par surprise. Silence. Echange de regards. Capitaine Ava n’avait pas encore foncé droit sur la porte pour satisfaire sa curiosité. Peut-être parce qu’elle me vit hésiter. Je ne reçois pas grand monde ici à part Indianna, mais Ava et moi savions bien qu’on ne les attendait pas aujourd’hui, et… Lilly. Un truc avait dû passer dans mon regard pour que celui de ma fille s’illumine aussitôt, ou alors elle avait acquis le don de télépathie. Je la vis bondir bien trop rapidement pour moi, mais parvins je ne sais trop comment à l’attraper en plein bond sans m’étaler sur les cadavres de Lego au sol. Le privilège des jambes de taille adulte je suppose. Je la soulevai, tournoyant sur moi-même, elle cria, puis la fis redescendre pour ouvrir la porte le premier. Avant même que je m'exécute, je sus que si Lilly se trouvait de l'autre côté, elle-même savait déjà que je n'étais pas seul. Impossible qu’elle ne l’ait pas entendue rire et crier, et j’espérai que ça ne la ferait pas fuir. Je tenais à ce que mon semblant de chez moi reste un refuge pour ma nièce. Enfin… celle que je considère encore comme telle malgré tout un tas de faits qui devraient me faire penser autrement. Que la dernière fois qu’on se soit vus avant Londres remonte à ses huit ans, que ma femme ne soit plus vraiment ma femme, donc son frère plus vraiment mon beau-frère de même que sa fille plus vraiment ma nièce j’imagine. Au diable tout ça, c’était à ma porte qu’elle sonnait.

« Salut. Entre si tu l'oses ! » J'écartai un peu plus la porte pour la laisser passer et lui laisser le temps de comprendre mes paroles. « Le monstre est là. » Au moins le décor était planté, elle savait dans quoi elle mettait les pieds.

Dans des jouets pour enfant si elle ne faisait pas attention. Je balayai ceux à ma portée d'un geste du pied et refermai la porte derrière elle, un sourire amusé sur ma tronche de gamin en la regardant contempler les dégâts. Elle ne savait sûrement pas à quel point ça aurait pu être pire. Ouais, aujourd'hui aurait pu être un jour pyjama, moi et Ava collés au canapé devant des disney en mangeant un savoureux assortiment de céréales, ou planqués sous un tipi de fortune construit avec des draps. Les jeux de construction... plutôt soft en fin de compte et, détail important, j'étais à peu près présentable.

« Bizarre. Elle a dû aller dans sa chambre te chercher un dessin, à tous les coups. » Pariai-je, constatant la disparition de ma fille pourtant toujours excitée de voir la grande fille brune avec laquelle elle voulait tant jouer. « Est-ce que ça va ? J'peux lui demander de patienter un moment dans sa chambre si tu veux parler tranquillement. »

Est-ce qu'elle m'en croyait seulement capable ? Une tentative de sourire assuré typique d'un père tout à fait sérieux naquit au coin de mes lèvres pour la convaincre. Ce n'était pas la première fois que Lilly venait ici, mais il n'y avait pas toujours Ava et Lilly n'allait pas toujours bien non plus. Je craignais qu'elle soit venue se réfugier là après une dispute avec son père, ou son petit-ami peut-être, et se retrouve désapointée. À ce propos...

« Est-ce que je dois envoyer un sms à Samuel pour lui dire que sa fille est chez moi ou c'est pas la peine ? »

C'était devenu une sorte de blague. J'avais pris l'habitude de prévenir Samuel pour ne pas qu'il s'inquiète, au début. Avec le temps, ce n'était plus vraiment nécessaire, juste un moyen détourné de savoir s'il s'était passé quelque chose entre eux.

EXORDIUM.
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() message posté Mar 31 Oct 2017 - 11:23 par Lilly R. Adams

Souviens-toi du soleil qui réchauffe ta peau. Souviens-toi du vent qui fait danser les arbres, de la pluie qui ruisselle le long de tes joues, se mêlant à tes larmes. Souviens-toi de la terre qui te soutient, qui t'ancre dans le présent, ici, avec nous. Souviens-toi de lui, souviens-toi de moi, de nous. Souviens-toi de nos yeux qui brillent, de nos sourires, de mon rire, de ma voix. Ancre-toi ici, avec nous. Tu n'oublieras rien, je le sais, mais s'il te plaît, vis. Recommence à espérer, a croire, a rire, sourire, t'énerver. Demain est un autre jour. Demain est une autre chance, un nouvel espoir. Crois en l'avenir, crois en cette nouvelle année, en ce nouveau départ. 366 chances, 8 760 rencontres, 525 600 fous rires. Je ne te promets pas que cette année sera meilleure, mais je te promets qu'elle ne pourra être pire. Ethan & Lilly

The most wasted of all days is one without laughter


Depuis maintenant plusieurs semaines, j’étais sortie de l’hôpital. Mon père avait reçu l’autorisation pour que je termine ma convalescence chez lui tout en veillant à ce que je prenne mon traitement, mais aussi et surtout, que j’arrive à trouver le sommeil pour récupérer plus vite encore. Si certaines personnes avaient la chance d’avoir des infirmières à domicile, moi j’avais carrément le chirurgien, donc autant dire que je ne risquais pas d’empirer mon cas et puis très honnêtement, je n’étais pas non plus en état d’aller gambader dans les rues de Londres. Aujourd’hui je marchais à nouveau et reprenais mes habitudes d’antan en essayant de laisser ce mauvais chapitre derrière moi. Bizarrement, c’était beaucoup plus facile pour cet accident que pour oublier Pierre. Encore jamais auparavant je n’avais ressenti cette sensation, jamais je n’avais eu le cœur brisé. C’est douloureux, et pire encore ça perdure un peu trop à mon goût. Pourtant je rencontre des gens, je passe du temps avec des visages connus et le reste du temps, j’essaie de m’investir dans ma nouvelle école. Mais le reste du temps, j’aimais autant le passer à dessiner les traits de son visage sur mon calepin. Comme si, de manière contradictoire, j’avais peur de l’oublier. Et pourtant il le fallait, c’était obligé. Mes parents sont au courant de ce petit… gros détails. Et puis il m’est difficile de leur cacher. Je sais que mon père est soulagé que cette relation soit terminée, mais sans doute ne se réjouissait-il pas de l’état dans lequel ça me mettait.

Depuis peu, ma vie changeait petit à petit. Dans un premier temps, j’avais laissé tomber l’architecture pour l’art, ou plus exactement pour l’illustration puisque telle était ce que j’aimais faire la plupart de mon temps libre. Dessiner, dessiner et encore dessiner. C’est une discipline qui prend beaucoup de place dans ma vie et qui, à mes yeux, avait une certaine symbolique. L’annoncer à mes parents m’avait valu beaucoup de courage et pourtant, aussi bien l’un que l’autre avait été relativement compréhensif. Evidemment, j’avais eu droit au discours de ma mère sur l’importance d’aller au bout des choses, mais cette fois-ci j’étais certaine de mon choix. Et puis mieux encore, j’avais réussi à dégotter un stage de quelques heures au sein d’une galerie d’art. Un stage qui me tenait à cœur étant donné mon choix d’avenir. Et puis, autant dire que ça m’occupe l’esprit et que ça m’évite de penser que si moi j’essaie de me remettre un peu comme je peux de mon accident, mais aussi d’oublier le premier garçon dont j’étais vraiment amoureuse, lui il vit la belle vie dans sa boulangerie et semble vivre comme si je n’étais jamais passé dans sa vie, ou comme si jamais je n’avais eu une quelconque importance. Un tableau amer mais qui est une réalité et à laquelle j’évite de songer.

En sortant de mes cours, je savais à l’avance qu’une fois rentrée, je me retrouverais toute seule. Certes, je voyais les efforts de mon père quant à sa présence et son attention plutôt que d’en venir à jalouser toutes ces personnes malades et hospitalisées avec qui il passait tout son temps, mais il restait un homme avec un boulot prenant et même si je lui demandais le strict minimum, je sais qu’à un moment je dois faire avec sans lui en demander plus. Mes pas me menèrent jusque chez Ethan, où j’aimais passer même en coup de vent, pour dire de discuter un peu parfois, ou encore se prêter aux jeux d’Ava, débordant d’imagination et toujours pleine d’enthousiasme à l’idée de faire partager ses envies, ses désirs, mais surtout les mondes dans lesquels elle aimait nous entrainer. Avec elle on en oublie le temps qui passe, ou simplement le monde si imparfait dans lequel on se trouve et parfois, ça fait un bien fou.  

Devant la porte d’entrée, je passe une main dans mes cheveux après avoir presser le bouton de la sonnette. Je pouvais d’ores et déjà en conclure que ma petite cousine se trouvait actuellement chez son père aux cris entendus derrière la porte malgré moi ce qui me tira un sourire. La complicité qu’avait Ava avec son père m’avait toujours fascinée alors que je n’avais jamais – ou presque – jamais eu la même avec le mien. Les vagues souvenirs que j’avais avec mon paternel était des petits moments passés au zoo, en Australie, ou des petits jeux entre nous qui ne duraient jamais longtemps. Mais jamais je n’aurais autant de souvenirs qu’elle. Au fond, je lui en souhaite plein d’autres, comme je lui souhaite de toujours garder son papa dans sa vie. Vraiment.

Lorsque la porte s’ouvrit sur Ethan, je lui adressai un sourire et me faufilai à l’intérieur le temps qu’il puisse refermer la porte « Salut. Figure-toi, que je l’avais deviné avant même que tu n’ouvres la porte. J’suis trop forte » Ou pas, j’avais surtout une bonne audition. Encore qu’il ne fallait pas avoir l’oreille absolue pour le deviner. Et malgré les pseudos mises en garde d’Ethan, je ne fis pas marche arrière. J’aimais beaucoup passer du temps ne serait-ce qu’avec Ava, même si au fond je ne prenais peut-être pas assez de temps pour la famille du côté de mon père. J’essayai déjà d’arriver à vivre avec ce dernier et à ne plus voir cette nouvelle vie comme une punition avec l’espoir qu’un jour, je pourrais retourner chez ma mère. « Dis donc, elle ne fait pas les choses à moitié » ajoutais-je amusée par le spectacle que j’avais sous les yeux. Des jouets, il y en avait partout. A l’âge d’Ava, moi j’éparpillais surtout les poupées et les Barbie, mais peut-être qu’au jour d’aujourd’hui, tout ça était révolus. Ou peut-être simplement qu’Ava préférait avoir le rôle d’une Jack Sparrow plutôt que d’une princesse quelconque. « Ahhh, chouette ! Un dessin. J’adore les dessins.» et c’était vrai. Je ne faisais pas partie de ces artistes voulant donner des leçons de dessins sous prétexte que la personne en face d’eux n’avaient pas un coup de crayon aussi aisé qu’eux. Ava avait autant d’imagination sur le papier que dans la vie réelle, et à tous les coups j’allais encore me retrouver face à une énigme, cherchant à comprendre le message qu’elle a voulu faire passer à travers le dessin « J’en ai un aussi pour elle, mais je ne l’ai pas ici. Je sors seulement des cours, je ne suis pas encore repassé chez mon père » chez mon père. Oui, à mes yeux je ne vivais pas chez moi, mais plutôt chez lui. Toujours parce que j’avais cette impression qu’un jour on me dirait que désormais, je pouvais retourner chez ma mère… ou chez moi. « Ça va. J’ai repris le chemin des cours, mais plus dans la même option… et je marche à nouveau » continuais-je en désignant ma jambe qui, il y a quelques semaines encore, était plâtrée suite à l’accident que j’avais subi. Quant à Ava, elle ne me dérangeait pas et puis je m’en voudrais de demander à Ethan de couper court à cet enthousiasme « Oh non, t’en fais pas. Je veux la voir en pleine action de piraterie » ajoutais-je amusée par la situation, ou plutôt le décor dans lequel je me trouvais.

Je souris face à la réflexion d’Ethan concernant mon père. Si déjà avant il s’inquiétait facilement alors que moi je prenais un vilain plaisir à filtrer ses appels et SMS, depuis cet accident, j’ai parfois l’impression que c’est pire que tout. Pourtant, il était hors de question que je reste enfermée, que je ne vois pas des gens, ou que ma vie s’arrête à cause de cet accident… Ou cette rupture amoureuse « C’est pire que tout maintenant, mais j’peux pas lui en vouloir je l’ai un peu cherché… » Certes, c’est pas moi qui avais pris le volant ce soir-là, mais je savais que Julian n’était pas sobre, tout comme moi et j’avais accepté de monter dans cette voiture. « Je suppose qu’il lui faut le temps de se remettre, et de se dire que quoi qu’il arrive la vie continue, et que je ne peux pas rester éternellement chez lui de peur qu’il m’arrive encore quelque chose… » un sourire plus crispé et moins sincère se dessinait sur ma bouille « Et toi, comment tu vas ? »



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() message posté Mer 21 Fév 2018 - 1:03 par Ethan I. Hemsworth

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J’essayais d’agir comme si tout était normal. Comme si Lilly était passée chez moi quelques jours plus tôt, comme elle le faisait assez souvent. Sauf que la voir à ma porte ce jour-là me faisait quelque chose de particulier. Parce qu’elle revenait de loin. Pourtant, à la voir là, souriante, à son aise, n’importe qui aurait pu croire le contraire. J’aurais pu le croire. Mais je savais bien que mon sentiment n'avait rien d'anodin, gardant en mémoire son récent accident. Je ne travaillais pas à l’hôpital le jour où il s’était produit. Une petite partie de moi se sentait coupable de n’avoir pu poser une main sur l’épaule de Samuel. Rien que ça, un tout petit geste, une présence pour l’aider à se sentir moins seul. Je l’avais appris plus tard et le choc n’en avait été que plus grand. J’avais du batailler pour ouvrir la porte avant qu’Ava ne se jette dessus, parce que, un coup de sonnette à cette heure-ci, quand nous n’attendions personne, ça ne pouvait être que sa cousine. Lilly qui était vraiment trop belle, et qui dessinait vraiment trop bien. Ah. Et qui était vraiment trop gentille aussi. Autant dire que les boites de lego étalées sur le sol allaient se sentir seules maintenant, complètement délaissées au profit de la jeune femme qui venait d’entrer. Elle se doutait peut-être que le chantier dans lequel elle mettait les pieds n’était pas habituel. Pas en dehors de ces murs. Je lui passais tout. Je la voyais peu. Je ne l’avais pas vue pendant des mois, même. Alors quelle importance ?

« On est si bruyant que ça ? » Question posée pour la touche d’humour. Absolument pas par crainte d’embêter qui que ce soit ou par gêne. Bien sûr qu’elle nous avait entendus de derrière la porte. Peut-être même dans l’ascenseur. Non pas que je m'en formalisais. Pas mon genre. Au moins, si les voisins étaient chez eux, eux-aussi se prendraient d'affection pour Lilly, son arrivée ayant amené une trêve dans la grande bataille navale, les vaisseaux gisant sur le tapis que je m’appliquais à enjamber pour m’approcher de comptoir de la cuisine. « Dis donc, elle ne fait pas les choses à moitié » Non. Clairement pas. « Moi non plus. » Le sourire jusqu’aux oreilles, je reconnaissais être pareil -Amanda dirait pire- que ma fille. Si l’on ne trouvait aucune poupée ou quelque chose estampillé jouet de fille dans tout ce bazar, je n’y étais certainement pas pour rien. Non pas qu’Ava n’aimait pas regarder de bons vieux disney, la reine des neiges avait bien eu raison d’elle, mais ça, c’était notre truc. Ou ce n’était peut-être que mon côté obscur de papa qui lui avait retourné le cerveau sans le moindre scrupule, pour m’assurer qu’elle ne rêve pas d'un idiot de prince charmant en collants blancs la nuit et ne passe pas sa vie à attendre un homme. Si elle pouvait ne jamais en rencontrer d’ailleurs… Mais là je rêvais éveillé. « Ahhh, chouette ! Un dessin. J’adore les dessins. » Apparemment, mon sourire ne comptait pas quitter mon visage. Il valait mieux les aimer quand on connaissait ma fille. « Je parie sur un portrait de toi. Je te le dis, histoire que tu puisses te reconnaître dessus. » En toute objectivité, Ava était plutôt douée pour son âge, ce n’était qu’une taquinerie. Les dessins d’enfants… Plein d’imagination dit-on. « J’en ai un aussi pour elle, mais je ne l’ai pas ici. Je sors seulement des cours, je ne suis pas encore repassé chez mon père » J’acquiesçai d'un signe de tête, ne relevant pas la manière dont elle s’exprimait. Chez mon père. Déformation professionnelle. Nul besoin de faire une remarque, je comprenais qu’elle ne se sentait toujours pas chez elle. Et bien, au moins nous étions deux à ne pas appeler l’endroit où nous vivions ‘’chez nous’’. « Tu as repris alors, ça doit te faire du bien. » Lançai-je en m’approchant du frigo à la recherche de quelque chose à boire qui ne soit ni alcoolisé ni estampillé dessert d’enfant. J’imaginais que rester des journées entière à se reposer sous la surveillance paternelle n’avait pas été facile, et puis, c’était signe qu’elle se remettait bien. La bouteille de soda rescapée du fond du frigo posée sur le comptoir, je levais un sourcil, demandant silencieusement si ça lui convenait. Je suivais son regard, tombant ainsi sur sa jambe, pensant qu'elle allait s’arrêter à ‘’ça va’’, et non, elle continua à me parler un peu d’elle et quand elle m'informa de son changement de parcours ma bouche dut se muer en un ‘O’ hébétée, mes sourcils dressés comme si la mémoire venait brusquement de me revenir. « Mais oui ! T’es une future artiste maintenant ! » Samuel m’en avait un peu parlé, quand j’étais venu lui demander des nouvelles, mais sur le moment, je devais être trop… ailleurs… pour intégrer ce qu’il me racontait. « Euh ouais, j’espère, parce que si tu te casses la gueule sur un de ces trucs -Pas besoin de désigner les jouets auquel je faisais allusion, je tournais juste brièvement la tête en direction du salon- ton père me tuera. ...Et puis je me sentirai un peu coupable. » Un peu, de l’humour de psychologue, ou de vieux tonton.

J’étais souvent de bonne humeur le mercredi, en revanche, rare étaient les jours où je souriais en compagnie d’adultes. Hormis de vieilles connaissances retrouvées à Londres, je ne me montrais pas très loquace. Avec Lilly, c’était différent, plus facile aussi, sûrement parce que je n’avais pas besoin de faire semblant, de prétendre vivre une vie épanouissante, de n’avoir aucun problème, d’adorer Londres -pourquoi le monde entier s'extasiait sur cette ville ?- et ce genre de conneries. Sûrement aussi, parce que c’était agréable de voir qu’elle appréciait ma compagnie autant que celle de ma fille. À son âge pourtant, la compagnie d’une enfant de huit ans pouvait s’avérer plus agaçante qu’autre chose. Et puis tout le monde n’appréciait pas les humains modèle réduit. Alors je proposais de faire patienter ‘’le monstre’’ dans sa chambre si Lilly ressentait le besoin de me parler, ou d’un peu de calme -quoi qu’elle ne serait sûrement pas entrée si elle recherchait du calme- en toute bienveillance. « Oh non, t’en fais pas. Je veux la voir en pleine action de piraterie » Ça, elle allait être servie ! En tous cas, mon air amusé le laissait entendre. Portant deux verres de soda en balayant du pieds ce qui ce trouvait sur mon chemin, je l’invitais à me suivre sur le canapé, trouvant ce choix plus confortable, si bien sûr elle ne se re-cassait pas la jambe avant de l’atteindre. Fidèle à mon habitude, je lui demandais si je devais prévenir Samuel ou pas. Il devait être habitué maintenant, et ne pas appeler le FBI s’il rentrait chez lui et n’y trouvait pas sa fille, mais dans le doute… « C’est pire que tout maintenant, mais j’peux pas lui en vouloir je l’ai un peu cherché… » Ma tête parla pour moi avant ma bouche, vrillant de droite à gauche dans un mouvement d’objection. « Je ne crois pas que tu aies cherché à avoir un accident. » Ce qui sonnait plus absurde encore dit ainsi. Ou alors ma nièce était complètement masochiste et moi un très mauvais oncle et psychologue. Non, je ne croyais pas qu’on puisse vouloir se jeter hors de la route, sauf en imaginant tenir le volant tout en luttant contre des pensées suicidaires. Ce qui n’était pas le cas. « Ah ça, tu vas devoir apprendre l’art de la patience. Il a dû avoir la trouille de sa vie. » Je réagissais sur un ton léger, ne voulant pas rendre la situation plus dramatique qu’elle ne l’était réellement. Parce que, ouais, bien sûr que Samuel avait eu la trouille de sa vie. Il avait failli perdre sa fille. Pire, il s'était retrouvé avec la vie de sa fille entre ses mains. Littéralement. « Passer de chez papa à chez tonton, c'est déjà une étape. Et ça ne causera pas une attaque à Samuel. » C'était plus fort que moi, je ne pouvais pas m'empêcher de la chercher. En douce, je tentais de faire passer un message : j'aimais bien sa présence ici. « Je suppose qu’il lui faut le temps de se remettre, et de se dire que quoi qu’il arrive la vie continue, et que je ne peux pas rester éternellement chez lui de peur qu’il m’arrive encore quelque chose… » Que la vie continue, je ne savais dire si c'était une bonne chose, ou pas. L'impression que la vie continuait sans moi m'avait longtemps habité. Je craignais qu'elle ne pense pas un mot qu'elle venait de prononcer, qu'elle ne cherche qu'à se rassurer. Je craignais plus encore qu'elle cherche une réponse en moi, parce que je ne voyais pas le temps comme un remède à tout mal... Pas pour moi. Certaines choses m'étaient passées avec le temps, oui, d'autres... « Il parait que ça aide, le temps qui passe. » Je ne pouvais pas lui donner mieux sans être un menteur ou un hypocrite.

« Et toi, comment tu vas ? » Ce fut le moment choisi par ma fille pour revenir -quoi que le terme le plus approprié serait sûrement débarquer-, feuille de dessin dans la main, chapeau de corsaire trop grand pour elle sur la tête. Je mentirais si je ne reconnaissais pas avoir remercié le ciel qu'elle débarque à ce moment-là. Je respirais, soulagé de ne pas avoir eu le temps de répondre à sa question. La culpabilité me piquait. J’aurais voulu lui parler comme elle me parlait, mais qu’est-ce que je pouvais dire ? Je n’avais pas beaucoup avancé. La pirate grimpa rapidement sur mes genoux sans s’encombrer de ma permission pour atteindre sa cousine. « C’est pour toi ! » Et trois secondes plus tard : « Tu le trouves beau ? » De là où j’étais, à moitié caché par le chapeau et ses cheveux blonds, je pouvais apercevoir ce qui ressemblait à une queue de sirène. « Tu le sais toi que Lilly va dans une école où on fait que du dessin ? » Je savais d’avance que la nouvelle allait mettre plein d’étoiles dans ses yeux. « Quoi ? Tout l'temps ? » Ça ne loupa pas. « hm hm, elle fait du coloriage toute la journée. » Et pourquoi pas de la pâte à modeler aussi, j'allais finir par me faire taper. Par l'une ou l'autre. « Si ça ce trouve j’aurais deux artistes célèbres dans ma famille. La classe. » Je faisais référence à mon frère, mon idiot de frère qui ignorait toujours ma séparation. Et faisais mousser un peu la dessinatrice au passage. « Si t’as besoin d’un piston, j’ai des connaissances. » Ok, là c’était moi que je faisais mousser.

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() message posté Ven 3 Aoû 2018 - 14:32 par Lilly R. Adams

Souviens-toi du soleil qui réchauffe ta peau. Souviens-toi du vent qui fait danser les arbres, de la pluie qui ruisselle le long de tes joues, se mêlant à tes larmes. Souviens-toi de la terre qui te soutient, qui t'ancre dans le présent, ici, avec nous. Souviens-toi de lui, souviens-toi de moi, de nous. Souviens-toi de nos yeux qui brillent, de nos sourires, de mon rire, de ma voix. Ancre-toi ici, avec nous. Tu n'oublieras rien, je le sais, mais s'il te plaît, vis. Recommence à espérer, a croire, a rire, sourire, t'énerver. Demain est un autre jour. Demain est une autre chance, un nouvel espoir. Crois en l'avenir, crois en cette nouvelle année, en ce nouveau départ. 366 chances, 8 760 rencontres, 525 600 fous rires. Je ne te promets pas que cette année sera meilleure, mais je te promets qu'elle ne pourra être pire. Ethan & Lilly

The most wasted of all days is one without laughter


Voir l’appartement d’Ethan sans avec des légos un peu partout ne me faisait pas vraiment peur. Le désordre, ça me connait. Peut-être pas avec des légos, mais les feuilles de dessins, les crayons, les livres y vont bon train. Deux ou trois légos n’allaient donc pas me faire peur, d’autant plus qu’Ava est une enfant pleine de vie, et je suis d’avis de laisser sa créativité s’exprimer et ce, même si ça semble être au travers du désordre. Moi, j’ai tendance à dire que le bazar favorise la créativité. C’est peut-être une excuse toute trouvée aux yeux de mes parents, mais n’empêche que ça fonctionne. J’imagine qu’Ethan doit en connaitre un rayon sur le développement de l’enfance, certainement plus que moi, peut-être est-ce aussi la raison pour laquelle il laisse l’anarchie s’installer au beau milieu de son salon. Ou bien tout simplement est-ce un papa qui s’occupe de son enfant, qui joue avec et qui prend du temps pour voir sa joie de vivre sur son visage. Oui, c’est surement ça. Un papa qui aurait pu servir de modèle à d’autres.
 
« Oh non, pas tant que ça. Si tu avais des escaliers chez toi, je me serais dit que t’étais surement gamelé en venant ouvrir, mais à part ça, ça va » rétorquais-je en surfant moi aussi sur la vague de l’humour. Lorsque j’étais petite, moi j’étais plutôt axée sur les dessins et les poupées. Et les éléphants. Je me baladais partout avec mon doudou en forme d’éléphant, le tirant par la trompe et le laissant trainer par terre. Une peluche que ma mère a dû mettre dans la machine à laver des dizaines de fois, une peluche que j’ai toujours quelque part dans mes affaires. « Je comprends mieux d’où vient cette passion pour les pirates. » je souris en voyant le chantier naval d’Ava, un peu partout. Avec un peu d’imagination on pourrait se croire dans la lagune aux sirènes ou encore le rocher du Crâne, au Pays Imaginaire. N’étant pas une adepte de piraterie, ce doit être la seule histoire de pirate que je connaisse, à part peut-être Pirate des caraïbes, mais est-ce vraiment le même combat ? « Moi quand j’étais petite, c’était une passion pour les éléphants. Quand j’allais voir mon père en Australie, on allait au Zoo pour voir les éléphants. » C’était sans doute un des rares souvenirs que j’ai de l’Australie d’ailleurs. J’esquisse un sourire face aux sous-entendus d’Ethan concernant le portrait qu’Ava aurait fait de moi. Les dessins, c’était un peu notre truc avec Ava. Chacune fait des dessins à l’autre et puis si je peux lui donner des astuces qui m’ont aidée à avoir un meilleur coup de crayon, c’est avec beaucoup de plaisir que je lui donne. « Au moins, elle ne manque pas d’imagination. Et puis chapeau, les portraits c’est super dur, moi à son âge je ne faisais pas ça. » Bon, sans avoir un niveau de dessinatrice experte évidemment, Ava avait quand même l’envie de faire des portraits. C’est ce que j’aime le moins faire dans le dessin et à son âge, j’avais plutôt en tête de dessiner des souvenirs, des paysages ou des éléphants pour les donner au premier venu, ou aller jusqu’à cette boite aux lettres rouges avec ma Nana, et envoyer le dessin en Australie, à mon père « Oui heureusement. J’allais finir chez les dingues si je restais encore enfermée. » Moi qui, ordinairement, passe sa vie dehors, avec des copines ou encore parfois chez ma mère, rester chez mon père était une tâche assez compliquée. Aujourd’hui, je connais tous les téléfilms de l’été par coeur, je pourrais même raconter qui couche avec qui, qui trompe qui etc, dans les séries télévisées américaine qui passe à la télé sur le temps de midi. Je me suis aussi surement améliorée en vocabulaire anglais en regardant, après les séries, les jeux télévisés. Bref, une convalescence très enrichissante. Ou pas. « Héhé, future Picassote. Non mais ça fait du bien d’avoir des vrais artistes autour de soi et pas des futurs architectes acharnée à l’idée de vouloir faire de leur ville natale le nouveau Dubaï » Mes yeux se posent sur les jouets dispersés un peu partout non sans étirer un sourire. Heureusement, je connais les astuces pour enjamber toutes ces choses. « T’inquiètes pas, étant bordélique dans l’âme, ma chambre est à peu près égale à ton salon. Bon pas avec des légos, mais moi ce sont surtout les feuilles de cours, les dessins qui trainent. D’ailleurs je sais pas si c’est un truc de père, mais le mien est beaucoup moins chiant que ma mère en ce qui concerne le désordre. » Peut-être est-ce aussi parce qu’il a décidé de capituler, mais en tout cas, c’est un garde fou puisque ça semble le freiner à vouloir y mettre un pied, contrairement à ma mère qui elle pete les plombs à la moindre paire de chaussures qui traine. Néanmoins, je rigole face à l’exagération d’Ethan concernant mon père, j’ose quand même espérer ne pas être aussi fragile au point de retourner par la case hôpital en mettant un pied sur un jouet d’Ava.

J’accompagne Ethan jusqu’au Canapé en prenant soin de ne pas me prendre le pied dans les jouets de ma cousine et puis grimace en reparlant de cet accident. Un sujet tabou pour moi, peut-être que si mon père était moins impliqué, c’aurait été plus facile d’en parler. Aujourd’hui j’ai l’impression de lui devoir quelque chose en retour, alors que malgré tout, je lui en veux encore. Sans doute parce que j’ai passé la plus grande partie de ma vie avec ma mère alors que lui vivait sa vie d’étudiant en médecine, tranquillement, sans enfant dans les pattes tout simplement parce qu’il ne le souhaitait pas. Et puis aujourd’hui, voila que c’est tout l’inverse, et qu’il faudrait que ce soit « simple ». Pour lui, peut-être, pour moi ça ne l’est pas. Pire encore depuis cet accident. « Oui mais j’aurais dû rester chez ma mère comme c’était prévu, plutôt que de sortir. Puis j’aurais dû aussi appeler pour qu’on vienne me chercher, ou j’aurais dû rentrer à pied, ou aller chez Pierre comme il ne vivait pas loin. » Sauf que Pierrot, en bon pâtissier, se levait aux petites heures du matin pour aller travailler, je n’avais pas envie de ne penser qu’à mon bien être personnel en allant le tirer de son sommeil. Et puis aujourd’hui, ça n’a plus vraiment d’importance ce qui est fait est fait. Je laisse un rire s’échapper lorsque Ethan me parle de patience. Chose très compliquée pour moi, voir totalement impossible « Ma mère m’a dit la même chose. Elle ne veut plus que je filtre » Oui parce que recevoir des textos et appels de mes parents tout le temps, c’est lourdingue. Alors je filtre. Ou je lis, et puis j’oublie de répondre. Aujourd’hui, elle veut que je pense un peu moins à moi et un peu plus à eux durant les semaines à venir. J’ai promis de faire un effort, mais que ça aille dans les deux sens. « Entre l’accident et Pierre, je suis presque sûre qu’il regrette que je ne sois pas un mec. Il aurait eu probablement moins de problèmes » dis-je en rigolant à nouveau. Ou peut-être qu’il regrette tout simplement que je sois venue vivre chez lui à Londres, mais dans ce cas j’y suis pour rien, moi je ne voulais pas venir, de toute façon « T’as pas l’air convaincu par Monsieur « le temps qui passe ». Je me trompe ? » Sans connaitre toute la vie d’Ethan, ni de sa relation d’Amanda - étant nouvelle venue dans la famille Adams - Je ne savais pas trop pourquoi il semblait si sceptique ou perplexe. J’avais pourtant l’espoir que oui, le temps aiderait mon père à voir les choses autrement que « sa fille, la rescapée de justesse lors d’un accident »

On fut interrompu par la petite tête blonde, armée de son dessin avec un chapeau de pirates sur la tête. Je pris le dessin qu’elle me tendait et jetai un oeil dessus. Les sirènes, les pirates, c’était toujours un peu le même monde et je trouvais ça génial d’avoir une passion pour tout ça. « Il est très beau, merci Ava » lui dis-je. Je gardai mes yeux posés sur le dessin, quand je repris « Il a une histoire ton dessin ? » En général, on dessine rarement pour dessiner, ou du moins, pas sans avoir son cerveau qui travaille un petit peu. Moi par exemple, mes dessins représentaient souvent ce que j’avais fait de la journée, ou encore à l’école afin de pouvoir les donner à mon père la prochaine fois que j’irai et lui expliquer tout ce que j’avais fait entre la dernière fois qu’on s’était vus, et la suivante. Aujourd’hui, mes dessins passent plutôt par des états d’âmes. « Tu sais déjà ce que tu veux faire plus tard ? » Pour ce qui est des artistes célèbres, j’étais pas certaine de vouloir devenir célèbre pour mes dessins. Moi j’avais plutôt envie de pouvoir ouvrir une galerie d’art et en vivre. « Tiens d’ailleurs j’ai besoin d’un modèle pour l’école, ça ne te tente pas ? » demandais-je à Ethan avec un grand sourire jusqu’aux oreilles. En parlant d’oreilles, sa remarque ne manquait pas de faire son chemin jusqu’aux miennes lorsqu’il parlait de connaissances dans le milieu « Ah ouais ? Tu connais des artistes célèbres ? Si tu connais l’artiste INO, je te voue un culte jusqu’à la fin des temps » J’ai un doute qu’il connaisse, mais sait-on jamais. « J’aimerais vivre à New-York rien que pour les galeries d’art. Tu crois que je devrais en toucher un mot à mon père ? Ma mère pourrait être partante, parce qu’elle y va souvent, mais lui j’ai un léger doute. » dis-je en plaisantant.


(c) black pumpkin



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