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10 years ago feat frank ( flashback)

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MEMBRE

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() message posté Lun 21 Aoû - 17:55 par Marlon D. Wallenstein
Je n'avais pas pensé à tout ce qui se passerait si je ratais mon coup et visiblement j'aurais du. Je me serais éviter de ne pas savoir comment réagir. Sérieusement c'était compliqué de devoir donner des noms. Je m'imaginais mal avouer que c'était mon petit ami qui était à l'origine de tout ça. Je ne voulais pas qu'il ai des ennuis, sans doute parce qu'au fond je l'aimais encore. Oui malgré tout ce qu'il avait pu faire j'avais encore des sentiments pour lui et je commençais à me dire que ce n'était peut-être pas pour rien qu'il m'avait laissé tombé, peut-être qu'il avait eu des menaces où je ne sais quoi d'autre et je pouvais comprendre que ça n'était pas facile à accepter, mais il aurait du m'aider lui aussi. Il voulait m'aider, mais si jamais je retournais au lycée … si jamais je remettais les pieds là-bas et qu'ils étaient encore là, qu'est-ce qu'ils me feraient d'autre ? C'était un cercle vicieux comme il disait. Je ne voulais pas en faire parti, pourtant j'y étais déjà dans ce cercle. Ça avait commencé tout simplement et je n'avais rien fait. Je n'avais rien dit, jusqu'à ce que je finisse par subir tout ça et pourtant je voulais encore leur sauver la peau. J'étais incroyable et totalement illogique, mais j'avais peur. Je ne voyais pas comment ça pourrait être pire. Je n'ai rien ajouté. Je ne savais de toute manière pas quoi lui dire de plus. Je devais réfléchir à tout ça. Je lui ai tout de même demandé ce qui leur arriverait si je donnais leur noms. Ça ne me rassurait pas qu'ils soient virés. Ils me détesteraient encore plus. J'avais peur qu'ils me retrouvent et qu'ils ne me lâchent pas. J'ai laissé Frank partir. Je ne savais pas ce que je devais dire de plus. J'ai gardé sa carte. Les médecins sont venus me voir quelques minutes après. Ils voulaient me garder pour le moment et évidement ils m'ont imposé de voir un psychologue. Je n'étais pas tellement fan de l'idée mais puisqu'il le fallait.

Quelques jours plus tard.

J'avais longuement réfléchis à tout ça et j'avais décidé de demander aux médecins qu'ils contacte Frank. J'avais besoin de lui dire finalement les noms de ceux qui m'avaient fait ça. Je ne pouvais pas faire autrement. Je n'avais pas envie que ça arrive à d'autres personnes et puis j'avais demandé à changer de lycée. Logiquement je ne devrais pas retomber sur eux. Ils ont appelé Frank et ils m'ont dit qu'il passerait dans la journée. Je n'avais pu la perfusion et je pouvais sortir de ma chambre si j'en avais envie mais j'y restais la plupart du temps. Je regardais la télé, mes frères étaient venus me voir chacun leur tour et ma mère aussi. Je ne m'attendais juste pas à recevoir la visite de Gabriel. Il n'avait pas été là le jour où on m'avait enfermé dans les toilettes et je ne savais pas comment il avait su que j'étais là. J'étais assez fâché et surpris qu'il soit là. « Qu'est-ce que fais là ? Qui t'as dis que j'étais là ? » J'étais assez sec pourtant quelque part j'étais content qu'il ait l'air inquiet et qu'il ait pensé à moi. « C'est ta mère, je suis passé chez toi pour te rapporter des devoirs pour les cours. Elle m'a dit que tu étais là. » Il a déposé les devoir sur le lit et il est resté debout. Je ne savais pas tellement ce qu'il voulait. Il a continué à parler « Je suis désolé. Je ne pensais pas qu'ils iraient aussi loin. Je n'étais pas d'accord pour ça … Je leur ai dit que je voulais qu'ils arrêtent, mais ils ne m'ont pas écouté. » C'était étonnant, d'habitude ils l'écoutaient tout le temps. C'était un peu le chef de la bande. J'étais rassuré qu'il ne soit pas vraiment mêlé à cette histoire, même s'il était un peu. La porte était à moitié ouverte et j'ai vu la tête de l'inspecteur Turner. J'ai dis à Gabriel « Tu devrais peut-être y aller. » Il avait posé sa main sur la mienne mais je l'ai retiré en voyant l'inspecteur et Gabriel est sorti pour laisser entrer l'inspecteur. Une fois qu'il fut sorti j'ai dis à ce dernier :

« Bonjour Monsieur Turner. Je ne savais pas si j'allais vous joindre où pas, mais j'ai réfléchis et j'ai des noms à vous donner ... »
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() message posté Lun 21 Aoû - 19:24 par Frank Turner
En sortant de la chambre, Frank n'était sûr de rien. Ce gosse avait vraiment l'air paumé et n'avait sûrement pas besoin d'être davantage soumis au stress. Le flic entreprit donc de remettre à plus tard l'interrogatoire du proviseur, cependant, il ne pouvait remettre à plus tard sa demande au médecin. « -Je peux vous parler ? » dit-il en le soustrayant à une discussion avec deux internes. Le praticien accepta de suivre le flic à part prêt à attendre ce qu'il avait à lui dire. Mains sur les hanches et l'air désolé Frank prit enfin la parole après quelques secondes de flottement. « -Ecoutez, je sais que c'est la procédure, mais je pense que c'est inutile de faire appel aux services sociaux. »

« -Inspecteur Turner …. »

« -Je sais ce que vous allez me dire doc ! Ecoutez, d'après ce que j'ai compris sa mère se démène pour que lui et son frère puisse vivre dignement. Évidemment, elle n'est pas parfaite. »

« -Vous pensez que si les services sociaux interviennent, ils pourraient trouver des choses compromettantes ? »

« -Pour eux oui. Marlon a vraiment peur de perdre sa famille. Vous ne pouvez pas fermer les yeux juste pour cette fois. Je vous promets que je garde un œil là-dessus. » Le médecin hésita, il faut dire qu'il n'était pas coutumier de ce genre de procédés. Après quelques secondes d'hésitation, il consentit cependant à répondre par l'affirmatif à demande du flic en lui faisant promettre de surveiller cette affaire de près. Et c'est l'esprit un peu plus apaisé que Frank quitta l'hôpital. « -C'est déjà ça de fait ! » lança-t-il en pénétrant sa voiture de service.

Plusieurs jours s'écoulèrent. Frank n'avait pas chômé sur le dossier Wallenstein. Ainsi, il avait compilé plusieurs cas similaires de TS après des jours, des semaines, voire des mois de harcèlement. L'établissement de Marlon en dénombrait deux, plus anciennes, donc sans lien si ce n'est auprès de la direction restée inchangée malgré les évènements. D'ailleurs l'un de ses collègues en charge de l'une des précédentes enquêtes s'approcha de la jeune recrue.

« -Toujours sur ton affaire de TS ? »

« -Ouais, je me suis permis quelques recherches et j'ai découvert que l'établissement dénombre plusieurs cas similaire »

« -Oui, je sais, j'en ai traité une. La direction a tout fait pour étouffer cette histoire. C'est dommage. »

« -Ça l'est encore plus quand tu sais que le personnel éducatif est resté inchangé depuis ! »

« -Sérieux ?! »

« -Ouais. Je n'ai pas encore interrogé le proviseur, je préfère attendre que le gamin s'en remette et qu'il me parle de lui-même. De plus, il n'était pas chaud à l'idée que je l'affiche. »

« -Ah qu'il ne s'inquiète pas ! Je suis prêt à parier qu'ils vont encore tout mettre en œuvre pour faire taire cette histoire. »

« -C'est débile ! Pourquoi, ils ne choisissent pas de faire de la prévention au lieu de se fermer comme ça. Ils sont idiots ou quoi ? » Il attrapa son gobelet de café, sûrement froid à l'heure qu'il est et le porta à ses lèvres pour l'en délester d'une gorgée. C'est à ce moment très précis que son portable se mit à vibrer, le délestant de ses recherches. « -Inspecteur Turner, j'écoute ! » lança-t-il avec la maturité d'un vieux briscard. Quelle ne fut pas sa surprise en prenant connaissance de l'identité de son interlocuteur. « -Ah oui doc ! Je suis content de vous entendre. Comment va Marlon ? Ah super ! Ok et quand veut-il me voir ? Aujourd'hui ?! Ok, j'en prends note. Je serais là sous peu dans ce cas. Je vous remercie de m'avoir appelé » Il raccrocha aussitôt récupéra sa veste qu'il enfila sur le chemin le menant à l'ascenseur. Il sortit à nouveau son calepin et prit le temps de relire ses quelques notes avant d'atteindre le rez-de-chaussée et de prendre la direction du parking souterrain pour y récupérer son véhicule de fonction. Et en moins de temps qu'il faut pour le dire, il se retrouva près de l'hôpital. Il réajusta sa veste, consciencieux jusqu'au bout et prit la direction de l'accueil en redemandant la chambre de Mr Marlon Wallenstein qu'on lui indiqua avec le sourire. Il s'en alla donc rejoindre l'ascenseur, avant de traverser un long couloir qui le mena jusqu'à la chambre de Marlon. La porte semblait entrouverte.Frank y passa la tête et découvrit la jeune victime en pleine conversation. Une conservation qui s'acheva lorsque Marlon vit l'inspecteur, aussitôt, il congédia son interlocuteur qui ne manqua pas de lui prendre une dernière fois la main avant d'être rejeté. Le jeune garçon passa près de Frank qui le salua d'un hochement de tête, avant d'entrer de pleins pieds dans la chambre.

« -Salut Marlon ! J'espère que je ne suis pas tombé en plein dans une conversation importante ! » Il fit quelques pas vers le lit du jeune homme qui avait bien meilleure mine. « -Tu as l'air d'aller mieux ! Ça fait plaisir. Je ne sais pas si le médecin te l'as dit, mais on s'est arrangé pour ne rien transmettre aux services sociaux. En échange, je lui ai promis de garder un œil sur toi. » Il récupéra le siège près du lit et s'y assit conscient de l'effort que cela demandait à Marlon de faire ce qu'il s'apprêtait à faire dès lors. « -Avant toute chose, es-tu vraiment sûr de ce que tu veux ? Je ne veux rien t'imposer Marlon, mais si c'est vraiment ce que tu veux, je t'écoute » Il sorti donc son fameux calepin près à transcrire ce que le jeune homme avait à lui dire.
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() message posté Mar 22 Aoû - 10:04 par Marlon D. Wallenstein
Gabriel avait l'air déçu que je lui dise de s'en aller, mais je ne pouvais pas faire autrement, je n'avais plus confiance en lui, même si je l'aimais toujours, c'était terminé et ça l'était déjà depuis un moment de toute manière. Je ne voyais pas pourquoi il avait l'air si abattu. Il le savait c'était lui après tout qui m'avait largué comme une vieille chaussette. Frank est donc entré et espérait qu'il n'avait pas interrompu quelque chose. Je lui ai répondu :

« Non rien d'important. Il venait juste me rapporter mes devoirs. »

J'ai attrapé les feuilles qu'il m'avait laissé dans une pochette transparente et j'ai vu une lettre. Je l'ai sortie du paquet et je l'ai lu rapidement.

Marlon

Je suis désolé pour tout ce qui s'est passé. Je n'étais pas sur que tu veuille m'écouter alors je me suis dis que je devais t'écrire. Je n'ai jamais voulu qu'ils te fassent du mal. Je leur ai dis de te laisser tranquille mais ils n'en font qu'à leur tête. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils nous surprenne au début de l'année. Je n'avais pas envie qu'ils se moquent de moi et je leur ai dis que c'était toi qui m'avait embrassé. Je le regrette. Je ne pensais pas que ça irait aussi loin. J'aurais du faire quelque chose, intervenir, mais je n'ai rien fait. J'avais peur qu'ils s'en prennent à moi aussi alors j'ai laissé faire, ce qui me rend aussi coupable. Je suis désolé parce que tout ça aurait peut-être été différent si j'avais accepté tout de suite que j'étais amoureux de toi. Je t'ai dis que ce n'était pas le cas, mais c'était faux. Je voulais juste que tu sache que je t'aimais toujours. J'espère que tu me pardonnera

Je ne savais pas quoi penser de tout ça, mais instinctivement j'ai froissé la feuille en boule et je l'ai balancé dans la poubelle à côté de Frank. Évidement elle n'a pas atterrit dans la poubelle, ça se saurait si j'avais été basketteur. Il y avait une photo que je n'avais pas vu dans la pochette. C'était nous deux quelques jours avant qu'on nous surprenne dans les couloirs. Je me rendais compte que j'aurais peut-être du faire pareil que lui et nier que j'étais gay … Ça n'empêchais pas que pour moi c'était terminé et je n'avais plus envie de le revoir. Frank me demandait si j'étais sur de vouloir donner ces noms. J'ai fait oui de la tête et j'ai répondu :

« Oui, je n'ai pas envie que ça se reproduise. Je n'ai pas envie que ça arrive à d'autre. Ils ont agit et il est temps qu'ils assument. »

J'étais décidé et même si ça me faisait un peu peur, je ne voulais pas qu'ils s'en sortent aussi facilement, que personne ne soit inquiété. Ce n'était pas facile d'être un adolescent et ça l'était encore moins quand une bande de con s'amusait à maltraiter les autres. J'en avais marre et puis je pensais faire des études de droit alors autant faire confiance à la loi.
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() message posté Mer 23 Aoû - 23:40 par Frank Turner
Incertain, il est entré, tandis que l'autre garçon, Gabriel s'en est allé le cœur lourd de toute évidence. Maladroit comme il était, Frank craignait d'avoir mis un terme à quelque chose d'important, bien que Marlon ne lui rétorque le contraire. Frank se contenta de cette réponse pour prendre place tandis que le jeune homme achevait la lecture fastidieuse d'un écrit qui ne semblait ne pas trouver grave à ses yeux et pour cause. Froissé, il atterrit près de la poubelle, aux pieds de l'inspecteur qui fit mine de ne rien voir tout en s'enquérant de l'état du jeune patient. Il avait remarqué au passage, le plus furtivement possible, la photo dans la pochette transparente. À l'école de police où vous apprend à être discret lors des entrevues, mais également des collectes d'indices. Rien, absolument rien ne doit être laissé au hasard. Tout fait sens lorsque l'on sait où regarder. Et nul doute que cette photo de Marlon avec un autre jeune garçon, certainement celui qui venait de quitter la chambre à l'arrivée du flic, était un élément à prendre en compte dans cette spirale infernale ayant conduit Marlon à de telles extrémités.

Ainsi, il voulait donner des noms, ceux de ses harceleurs. Frank se devait d'être clair avant de prendre la moindre note et s'assurait des certitudes du jeune Marlon avant qu'il ne s'apprête à donner le moindre nom. « - Écoute avant toute chose, il faut que tu saches que ça n'est pas la première fois que ton établissement est confronté à un tel évènement. J'ai mené mes petites recherches et avant toi, deux autres cas de harcèlements ont été dénombrés. Les deux affaires ont été couvertes par l'établissement. Ce que je veux dire, c'est qu'il va falloir qu'on leur assène un bon coup de pression si tu vois ce que je veux dire. Mais je suis prêt à aller au charbon crois-moi ! » Ah ça oui, il était prêt à leur coller aux basques, jusqu'à ce qu'ils consentent à faire correctement leur travail, à savoir protéger les élèves de cet établissement. Mais avant de commencer, Frank se baissa pour ramasser la boulette de papier et la déposa sur la commode qui se trouvait près du lit de Marlon. « -Les démonstrations d'affection sont rares, tu sais ! Écoute, j'ai une question à te poser, c'est délicat vois-tu, tellement que tu n'es pas obligé de me répondre. Je dois quand même poser la question. Est-ce que ton harcèlement est dû à ton orientation sexuelle ? Une fois encore, tu n'es pas obligé de me répondre si tu ne veux pas, qu'on soit d'accord ! »
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() message posté Jeu 24 Aoû - 22:40 par Marlon D. Wallenstein
J'ai haussé un sourcil. Je ne comprenais pas où l'inspecteur voulait en venir. J'avais hésité avant de vouloir donner ces noms et il avait au départ voulu que je lui donne et je ne comprenais pas pourquoi maintenant il semblait me dire que je devais y réfléchir. C'était assez étrange. Il m'expliqua que mon lycée n'était pas à sa première affaire, ça m'étonnait parce qu'on n'avait jamais entendu parler de ça. Ils se cachaient bien de nous dire qu'ils avaient eu des problèmes judiciaire et des problèmes de harcèlement. C'était pourtant le rôle des professeurs et des conseillers de s'occuper du bien être des élèves, mais il semblerait que ça leur échappait à chaque fois.

« Je suis sur de moi de monsieur, je n'ai pas envie que ça arrive à d'autre, surtout si vous me dites que c'est déjà arrivé. Ce n'est pas normal. On devrait se sentir en sécurité dans un lycée, se sentir bien pas être rejeté pour je ne sais quelle raison. Je n'ai pas envie que d'autres personnes vivent ce que j'ai vécu. Je n'envisage pas de toute manière de remettre les pieds dans ce lycée, mais je me dois de le faire pour ceux qui y seront après moi. »

J'avais toujours eu un sens de la justice assez poussé, c'était peut-être pour ça que j'avais envie de devenir avocat. Je n'aimais les injustices et ça ne collerait pas avec ma personnalité si je ne portais pas plainte. Je devais le faire pour des tas de raisons. Il a prit la lettre que j'avais jeté et la remise sur le meuble à côté de moi. Je n'étais pas certain qu'il comprenne vraiment et j'ai été pris de cours par sa deuxième question. J'ai baissé les yeux et ma gorge s'est serré. Il avait du deviner et on ne peut pas dire que j'étais le plus à l'aise avec ça, même ma famille ne le savait pas encore. J'ai fini par relever la tête et par le regarder avant de dire :

« Ca changerait quelque chose si c'était le cas ? »

Ce n'était pas un vrai aveu mais j'étais sur qu'il comprendrait que ça voulait dire oui. Et puis J'ai pris la lettre et je lui ai tendu et j'ai dis :

« Lisez vous verrez que ce n'est pas forcément une marque d'affection. Je ne le citerais pas avec les autres mais ça ne change rien.C'est arrivé et personne n'a rien fait pour m'aider, même pas lui. »

Je ne voyais pas comment je pourrais oublier qu'il n'était pas venu me chercher, même s'il disait qu'il s'était inquiété, il n'avait rien fait pour m'aider et je me voyais mal le laisser revenir.
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() message posté Sam 26 Aoû - 23:29 par Frank Turner
Marlon était prêt à donner ces noms, autant que Frank à régler cette affaire. Mais avant tout, histoire que tout soit clair au possible, le flic se devait d’acquérir la certitude que le jeune homme ne ferait pas volte-face d’où sa mise en garde qui pouvait laisser croire qu’il n’était plus très enclin à coucher sur son calepin les noms des harceleurs. « -Ne prends pas ça pour un retournement de veste Marlon, je dois m’assurer que tout est clair avant de prendre le moindre nom. Toutefois je vois que tu sembles bien décidé et j’en suis ravi. » Il pressa la bille de son crayon, tourna une nouvelle page prête à être noircis du nom des coupables. « -Je suis bien d’accord avec toi au passage, sur le fait qu’un élève doit se sentir en sécurité au lycée. Et je trouve ton attitude altruiste et très respectable. Les injustices sont trop nombreuses pour être toutes ignorées. » Une phrase destinée à suivre le jeune flic pendant encore longtemps.
Avant que les choses ne deviennent sérieuses et après une petite morale dont il avait le secret, Frank se baissa pour ramasser le mot chiffonné par le jeune homme, avant de la placer bien en évidence sur sa commode. Frank n’était pas encore un cador et ne pouvait se targuer d’avoir une quelconque expérience sur le terrain, cependant il était pourvu d’une faculté dont il ignorait encore l’existence. L’empathie, mais plus encore, sa faculté à analyser autrui, à la comprendre et à voir des détails insignifiants pour le commun des mortels, mais au combien révélateur pour lui. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il venait une fois encore de faire mouche au vu de l’attitude de la jeune victime.

« -Et bien ça changerait que l’homophobie est un délit au moins aussi grave que le harcèlement. Et que les sanctions se doivent d’être logiquement plus importantes. Mais au vu de ce que ton ancien lycée est capable de faire, je doute qu’ils, j’entends par là l’équipe pédagogique, soit en mesure de gérer la situation comme il se doit. » La boulette de papier retrouva alors les mains de son propriétaire qui trouva le courage de déplié la feuille pour que l’inspecteur puisse s’enquérir sans mal de l’écrit. Frank prit une grande inspiration et accepta de lire cette lettre pourtant adressée à Marlon. Quelques secondes s’écoulèrent, vide de paroles, mais intenses de par le silence qui s’en dégageait. Frank prit le temps de tout lire, sans laisser passer le moindre détail et comprit alors à quel point le garçon qui venait de quitter la chambre, était important dans cette triste histoire. Lorsqu’il eut enfin terminé, il plia soigneusement l’écrit et le tendit à nouveau à son destinataire. « -Ce garçon a l’air bien, certes il s’est planté sur toute la ligne, mais au moins il reconnaît ses torts. Tu sais, la popularité peut nous conduire à faire de la merde. Je pense qu’il est sincère et je pense aussi que c’est une bonne idée de ne pas l’incriminer. Enfin bref, maintenant que j’y vois un peu plus clair, je me tiens prêt à écrire sur mon calepin les noms de ces petits connards qui t’ont fait du tords. Avec un peu chance, peut-être que je pourrais le botter le cul moi-même qui sait ?! »

Le regard océan du flic se posa néanmoins sur le jeune homme, dehors le soleil rayonnait et annonçait une après-midi très agréable. « -Le médecin dit que tu peux bouger ?! Et si on allait faire un tour à la mer par exemple ? Je t’offre une glace si tu veux ou un cocktail ? C’est presque l’été, on devrait en profiter non ? Et puis ça te fera du bien de mettre un peu le nez dehors. » Et sans attendre plus longtemps, Frank quitta sa chaise pour aller prévenir le médecin. Laissait-il le choix à Marlon ? Non, probablement pas, mais il ne doutait pas du fait que le jeune homme ait besoin de prendre l’air et quoi de mieux qu’une sortie à la plage ? Quelques minutes s’écoulèrent, avant que tout sourire, Frank ne revienne. « -Le toubib est ok ! Il pense que les embruns de la mer te feront du bien ou quelque chose du genre. Il m’a parlé de vagues, d’algues de mouettes aussi. Je n’ai pas trop compris je crois que c’était un vers de poésie. Il s’y ait mal pris en tout cas. Je vais te laisse t’habiller. Si tu as de la crème solaire, un maillot de bain et des tongs prends les, sait-on jamais ! Aller motive toi gamin ! Je prendrais les noms plus tard, ça peut attendre. » Et sans plus attendre il quitta la chambre, prit soin de prévenir l’infirmière et rejoignit l’ascenseur.
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() message posté Mer 30 Aoû - 13:11 par Marlon D. Wallenstein
J'avais pris ma décision. Je ne reculerais pas, je devais le faire, parce que c'était la meilleure des choses et puis ça ne me ressemblait pas de ne rien dire. Si j'avais été observateur plutôt que victime je ne sais pas ce que j'aurais fait, mais je pense que j'en aurais parlé à quelqu'un. Je ne pouvais pas ne rien dire. Il avait l'air content que je me sois décidé et me rassura en me disant qu'il voulait juste que je sois sur, je l'étais. J'étais aussi d'accord avec lui. Les injustices étaient trop nombreuses. J'ai répondu :

« Oui. C'est peut-être pour ça que j'avais envisagé de faire des études de droit. »

J'avais … je ne savais pas si j'allais réellement le faire mais j'y avais pensé quand on nous demandais ce que l'on voulait faire plus tard. J'avais toujours détesté les injustices et il y en avait trop dans ce monde. L'inspecteur avait fini par comprendre que c'était peut-être pour d'autres raisons que je m'étais fait harcelé et je lui ai donc demandé ce que ça changerait si c'était le cas. Je n'ai pas répondu tout de suite quand il m'a dit ce qu'ils risqueraient et que c'était plus grave que si ça n'avait été qu'un harcèlement, je trouvais ça un peu bête, pour moi ça revenait au même. Je lui ai finalement tendu la lettre qu'il avait récupéré et je l'ai laissé lire. C'était la première fois que j'évoquais Gabriel avec quelqu'un. Je n'en avais pas parlé à ma famille. Je n'en avais parlé à personne. J'ai levé la tête quand il m'a dit qu'il comprenait mieux et j'étais aussi d'accord avec lui pour ne pas mettre Gabriel dans le même sac que les autres. Je lui ai donc dis :

« Je n'ai pas envie de donner son nom, c'est comme s'il s'était excusé et ça me suffit, mais je préfère autant ne plus revoir. Ça ne change rien ... »

J'étais peut-être dur avec lui, mais c'était sans doute mieux pour moi. J'ai été surpris qu'il me propose d'aller à la mer. Elle était loin d'ici et je n'y avais jamais été. Je l'ai regardé et je lui ai souris :

« Vous êtes sérieux ? Vous pensez qu'on peut ? »

Il s'est levé et il est parti pour revenir quelques minutes plus tard. Il était revenu pour me dire qu'il pouvait m'emmener. J'étais surpris mais excité parce qu'on avait jamais pu aller aussi loin avec mère. Elle n'avait jamais le temps comme elle travaillait tout le temps et j'avais beau avoir dix-sept ans je n'avais jamais vu la mer. Ça avait quelque chose de triste. Il me demanda si j'avais mon maillot de bain. Je lui ai répondu :

« Euh ben non … je n'ai pas de maillot bain il est chez moi mais ce n'est pas grave, je suppose que l'eau n'est pas assez chaude. »

Je voulais quand même y aller. Je me suis changé et j'ai remis des vêtements que mon frère m'avait rapporté et j'ai suivi l'inspecteur dans le couloir.

« Vous êtes sur que je peux sortir ? Ce n'est pas que je veux pas au contraire … je ne suis jamais allé à la mer ... »
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() message posté Jeu 31 Aoû - 1:52 par Frank Turner
Parfois, ça n'est pas plus mal de ne pas réfléchir. Vive l'immédiateté du moment, le hinc et nunc. Certains parlent de pulsions, d'actes inconsidérés. Pourquoi faut-il toujours s'emmerder à penser, à prévoir, à anticiper. Oui, dans une autre vie, le flic était poète, une vie dans laquelle lui aussi avait subi les moqueries, les insultes, les brimas, la violence et la solitude. Ça vous perd la solitude, ça vous éloigne du rivage, ça vous noie et quand enfin quelqu'un s'autorise à jouer les bons samaritains et ose balancer une bouée à la mer, c'est trop tard. Frank avait souffert de solitude à cet âge et pour passer outre ses blessures d'adolescent, il avait opté pour la violence et l'art de faire des conneries. Il le savait mieux que quiconque, la solitude n'engrange rien de bon, si ce n'est la tristesse et le malheur, la perte de repère et le désaveu-désamour de soi.

« Ce n'est pas de la pitié ! C'est juste que ce gosse me rappelle ce que j'étais, et ce, dont j'avais besoin. À savoir une oreille attentive et une épaule solide »

« -Ok ne donne pas son nom ! Laisse tout ça décanter. Out Gabriel et tous ces petits connards ! » Puis il proposa l'air de rien une sortie, sachant pertinemment que c'était ce qu'il fallait au jeune garçon. Bien sûr, Frank n'était pas médecin, son jugement se baisait sur un ressentit plutôt que sur un diagnostic, mais il s'en fichait, ce lui suffisait amplement pour prescrire cette sortie. « - Ah ça oui Marlon, je suis tout à fait sérieux lorsque je parle de soleil, de vagues, de mer, de plage, de tout le champ lexical nautique. Pour ce qui est de la procédure, je vais aller me renseigner histoire de ne pas engendrer le moindre souci. » Sans attendre, il quitta la chambre de son protégé pour s'en aller à la pêche au toubib qui par chance nageait à proximité de la marre aux infirmières (encore)

« -Inspecteur Turner encore ! »
« -Merci pour l’accueil Toubib ! Dites-moi comme Marlon va bien, c’est possible de l’amener en sortie ? »
« -En sortie ? »
« -A la mer ! »
« -Ce n’est pas tout prêt ! »
« -Je me porte garant de sa sécurité. Au pire il peut essayer de s’étranger avec des algues ou avaler du sable, beaucoup de sable. »
« -Vous avez fait l’école du cirque en plus ! »
« -Non, mais j’essaie de dédramatiser la situation. Marlon a besoin de prendre l’air, il est oppressé ici. Quatre heures grand maximum. » Le médecin qui n’appréciait que trop peu les initiatives du flic, accepta malgré tout sa demande, plaçant le bien être de son patient au-dessus de son manque de considération pour le jeune flic. Victorieux l’Américain tourna les talons et s’en alla retrouver son protégé. « - J’ai un peu ramer, je crois que le toubib ne m’aime pas, mais il est d’accord. J’ai réussi à négocier quatre heures ! » Frank laissa donc le soin à Marlon de se changer avant de l’inviter à le suivre dans l’ascenseur pour regagner l’extérieur. « -Pour le maillot de bain j’ai un peu exagéré. Même moi je ne me risquerais pas à aller faire trempette. » Sourire aux lèvres, les deux hommes quittèrent la clinique pour rejoindre la voiture de fonction du flic. « -Donc c’est ta première sortie à la plage ! Ça se fête ça. » Il démarra invita le jeune homme à mettre sa ceinture, puis cheveux au vent, ils prirent la direction de la plage la plus proches.

Frank se gara à l’ombre, car il faisait plein soleil (et oui même à Londres la notion de plein soleil existe) Cette plage n’était pas la plus belle du littorale, néanmoins elle ne subissait pas l’invasion constante des algues, bien que les galets règnent ici en maître rendant la progression des quelques bambins difficile. « -C’est apaisant hein ? Si tu ne tiens pas compte des bouées, des cris des gosses, des paréos mal ajustés et des nanas qui portent très mal leur maillot de bain. Tu veux qu’on aille prendre un verre ou une glace sur la terrasse juste là ? »
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() message posté Mer 6 Sep - 12:37 par Marlon D. Wallenstein
J'avais du mal à comprendre comment l'inspecteur fonctionnait. Il avait une drôle de façon de faire les choses. J'étais sensé lui donner les noms des autres gars de ma classe et à présent il voulait m’emmener à la mer. Je n'étais pas contre, loin de là. J'aimais l'idée d'y aller parce que je n'avais jamais mis les pieds là-bas et j'en avais toujours rêver. Je l'ai laissé aller voir le médecin et lorsqu'il est revenu j'ai souris quand il m'a dit qu'il ne l'aimait pas beaucoup mais qu'il avait dit oui. J'étais ravi.

« Merci, je ne sais pas pourquoi vous faites tout ça, mais j'apprécie. »

Autant lui avouer. C'était bien la première fois qu'on s'occupait de moi comme ça. On ne m'avait jamais vraiment prêter attention alors forcément ça me touchait. Je me demandais s'il faisait ça avec tout le monde où si c'était parce que mon histoire comme il l'avait dit était proche de la sienne. Je lui avais dis que je n'avais pas mon maillot, de toute manière il faisait trop froid pour le mettre. Il a été d'accord avec moi. J'ai acquiescé quand il m'a demandé si c'était ma première sortie à la mer et j'ai fait oui de la tête. On était monté dans sa voiture et il avait démarré. Je me suis endormi dans sa voiture. J'ai toujours eu tendance à roupiller lors de trajets plus long et la plage était loin d'être proche alors j'ai dormi et quand j'ai senti que la voiture s'arrêtait j'ai ouvert les yeux. Du parking on voyait la mer. L'eau qui remuait sur le sable. Le bruit des vagues, c'était un bruit agréable. Le cri des mouettes qui ont mangés trop de fish and chips, je ne pensais pas venir ici aujourd'hui. Il me demanda si je voulais prendre un verre ou une glace. J'ai hésité puis j'ai répondu :

«Une glace. … mais … vous faites ça avec tout vos … je ne sais pas comment vous nous appelez d’ailleurs, mais donc vous faites ça avec tout le monde où juste moi ? »

J'avais fini par lui demander parce que ça m'intriguait beaucoup. C'était la première fois que je voyais un policier agir comme ça. Ça changeait des méthodes habituelles où e n'était qu'un constant interrogatoire et je crois que je n'aurais pas supporter qu'on me pose les même questions. Je préférais autant être tombé sur ce monsieur Turner. Il avait d'ailleurs le nom de famille d'un de mes personnes préféré dans pirates des caraïbes. Will Turner, et je trouvais que son caractère lui ressemblait un peu même si je savais très bien que ce n'était qu'un personnage mais on s'inspirait où on pouvait et pour ma part je n'avais que les films pour rêver.
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() message posté Mer 13 Sep - 14:25 par Frank Turner


Le trajet ne fut pas excessivement long, mais assez pour que Marlon s'octroie quelques minutes pour roupiller. Frank qui l'observa du coin de l'œil, de temps à autre, n'avait pas le cœur à le réveiller et le laissa donc converser avec Morphée jusqu'à ce que la voiture se gare sur le parking prévu à cet effet. Par chance, aujourd'hui malgré le soleil, il n'y avait pas trop de monde. Il faut dire que l'été déserteur et la canicule absente, n'insistaient pas les touristes à sortir les maillots de bain et les tongs pour prendre du bon temps face à la mer. Toutefois, il y avait quelques résistants qui profitaient encore des joies de la plage. Certains courraient tout simplement, d'autres assit face à l'immensité de la Belle Bleue se contentaient de savourer le spectacle. Et enfin, certains profitaient de la brise pour tenter de faire voler quelques cerfs-volants, sans succès pour la plupart, mais toujours avec le sourire. Quant à lui, le soleil ne ménageait pas sa peine pour donner l'illusion de vacances, alors que la réalité était toute autre.

Frank quitta donc son véhicule de fonction se maudissant au passage d'avoir oublié ses lunettes de soleil. Il attendit ensuite que Marlon quitte à son tour la voiture pour reprendre le fil de leur conversation se targuant de mettre en exergue son humour (bien à lui) pour détendre la situation avant de s'enquérir des envies de son jeune protégé qui opta non pas pour un cocktail comme aurait pu l'imaginer le jeune flic, mais bel et bien pour une glace après hésitation cependant. « -Ok va pour une glace alors ! » lança-t-il avec conviction avant d'entendre la suite de la réplique de Marlon qui se demandait, à juste titre, si le flic agissait de la sorte avec tout le monde. Une interrogation qui laissa place à un silence, lui-même précédait d'une certaine hésitation. Il est vrai que l'attitude de Frank, étrange pour le commun des mortels ou du moins pour ceux et celles habitués à l'imagerie du policier froid désireux de classer son affaire au plus, se trouverait fortement dépourvu en faisant face au jeune inspecteur Turner qui optait pour d'autres méthodes. D'ailleurs les personnes qui avaient côtoyé le jeune homme, lors de son instruction, se trouveraient elles-mêmes étonnées de le voir agir de la sorte, lui que l'on assimilait sans mal à un gros connard jusqu'alors.

« -Pour ne rien te cacher, tu es ma première affaire. Je suis un tout jeune inspecteur, tu sais ! Mais de toi à moi, je n'ai pas envie de mettre en pratique ce que l'on m'a enseigné à l'école de police. Ce n'est pas comme ça que je conçois le truc ! » Les deux hommes continuèrent à avancer jusqu'à se rendre devant l'échoppe du glacier qui pour maintenir l'illusion d'une grande chaleur, avait opté pour le placement de petits ventilateurs près de ses bacs. Frank dégaina aussitôt son portefeuille, observant au préalable ce qui était proposé en termes de parfum et lorsqu'enfin, il trouva sa préférence, il n'hésita point à le faire savoir. « -Deux boules choco menthe s'il vous plaît » avant de se retourner vers Marlon « -Et toi, qu'est-ce qui te ferais plaisir ? » Il le laissa choisir puis régla la note, avant d'entraîner le jeune homme vers la mer et de continuer là où il s'était arrêté. « -Tu as vécu quelque chose de difficile et tu n'as pas besoin que l'on t'assaille de questions ou que l'on fasse jouer la procédure. Tu sais, j'aurais aimé avoir quelqu'un, en l'occurrence un adulte à qui parler, quand j'avais ton âge et que je subissais les brimas de certains de mes camarades. C'est peut-être aussi le cas pour toi non ? »
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