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10 years ago feat frank ( flashback)

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# Re: 10 years ago feat frank ( flashback)
message posté Dim 17 Sep - 13:23 par Marlon D. Wallenstein
J'étais content d'être sorti de l’hôpital. Content de pouvoir voir la mer pour le première fois. Je n'avais jamais eu l'occasion de la voir avant. On ne partait pas tellement en vacances avec ma mère. Elle travaillait et elle ne pouvait pas toujours nous offrir ce que l'on voulait, mais ça nous allait. On profitais quand même. Elle nous envoyait parfois chez nos grand-parents dans le nord de l'Angleterre, en pleine campagne, mais c'était chouette et au final on passait quand même de bonne vacances, même si parfois j'aurais aimé voir du pays. On était donc arrivé à la mer et après s'être garé l'inspecteur m'a demandé si je voulais boire ou manger une glace et mon choix à été assez rapide. Je ne pouvais pas dire non à de la glace. On s'est installé et on a entendu que le serveur vienne nous voir. J'ai fini par lui demander s'il agissait comme ça avec tout le monde. C'était bien la première fois que je voyais un inspecteur si près de son client. Ce n'était pas commun, mais ce n'était pas plus mal. J'ai haussé un sourcil quand il m'a dit que j'étais sa première « affaire ». J'étais surpris mais pas mécontent, peut-être qu'un ancien inspecteur ne m'aurait pas emmener à la mer. Je lui ai répondu :

« Oh, je vois. J'aime bien vos méthodes, si ça peut vous rassurer. »

Je lui ai souris et le serveur est venu nous demander ce que l'on commandait et il a choisit choco-menthe. Je n'avais pas hésité. C'était mes saveurs préféré et j'ai dis :

« Vanille-Fraise pour moi s'il vous plaît. »


Le serveur est reparti pour préparer nos glaces. Je savais bien qu'on finirait par reparler de ce qui m'était arrivé et c'était mieux de le faire ici qu'à l’hôpital. Je l'ai regardé et je me suis demandé comment lui avait gérer à l'époque, comment il avait fait pour passer à autre chose. Il m'avait dit qu'il avait subi la même chose que moi. Je ne savais pas si parler était utile du moins je ne savais pas si ça changerait quelque chose d'en parler à quelqu'un. Ça n'aurait peut-être rien changé. J'ai haussé les épaules et j'ai répondu :

« Je ne sais pas. J'aurais pu en parler à ma famille … ou avec le peu d'amis que j'ai … mais … je ne voulais pas les ennuyer. Ils avaient d'autres problèmes.»

Je ne lui disais pas réellement pourquoi je ne leur avait pas parlé. C'était surtout parce que j'avais honte et qu'il y avait une part en moi qui refusait d'admettre que tout ça était la réalité. Jusqu'à ce que ça finisse par aller trop loin. J'aurais peut-être du parler, mais je n'en avais pas eu le courage. C'était aussi simple que ça.
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# Re: 10 years ago feat frank ( flashback)
message posté Dim 17 Sep - 16:52 par Frank Turner
La mer, il n'y a rien de mieux pour apaiser une âme en proie au tourment. Frank se souvenait encore avec nostalgie, de la belle propriété, achetée par son père à San Francisco, en plus de l'appartement qu'il louait seul, près de la Silicon Valley lorsqu'il ne rentrait pas retrouver sa chère et tendre famille. La propriété, grande et vaste, trop pour trois, faisait montre d'une richesse nouvellement acquise, par un homme désireux de l'étaler à la face du monde. À cette époque, Frank se berçait encore d'illusion et espérait naïvement que les disputes qui ébranlaient le « si beau couple » que ses parents formaient, ne seraient que passagères et telles les grandes tempêtes, se mueraient en un quelque chose de doux et réconfortant témoignage d'un amour indéfectible. La réalité le rattrapa bien malgré lui et le jeune ado qu'il était alors, préféra fuir le tumulte d'un amour trop assourdissant. Il quittait donc la riche propriété et marchait une dizaine de minutes avant de voir la mer paraître. En ces lieux, bercés de lumière, la quiétude semblait presque déconcertante. Frank aimait ainsi se poser sur un rocher pour prendre le temps de voir le soleil mourir et baigner l'horizon d'une lumière oscillant entre le rose et l'orangée. C'était un spectacle magique, encore plus avec en guise de fond sonore, le bruit des vagues venant mourir sur le rivage. Le jeune ado quittait ensuite son rocher, relevait et son pantalon et s'approchait de la mer, toujours apaisé et défait de ses appréhensions. Plus que tout, il aimait sentir le sable humide s'enfonçait sous son poids. Une sensation d'une simplicité désarmante, mais qui parvenait à lui faire tant de bien. Et c'est cette même quiétude qu'il espérait apporter à Marlon, d'où le choix du lieu.

Marlon, curieux et à juste titre, osa demander à Frank s'il agissait de la sorte avec toutes les autres victimes qu'il était amené à côtoyer. Une question qui le fit sourire et qu'il ne manqua pas de commenter en avouant à Marlon qu'il était sa toute première enquête. « - Merci pour le compliment sur les méthodes ! Ça va m'inciter à recommencer si je suis sur la bonne voie. » Tout sourire, il paya ensuite une glace à son jeune protégé qui opta pour deux boules vanille-fraise. Une fois la commande prise, l'Américain régla la note, puis récupéra les glaces. Il tendit la sienne à Marlon, avant d'entreprendre de rejoindre la mer tout en continuant à se montrer bienveillant à son égard. Ils marchèrent encore un peu avant de rejoindre un banc et d'y prendre place. « -Tu vois, moi, j'avais une amie quand j'avais un peu près ton âge. Une amie dont j'étais raide dingue. Quand on est rentré au lycée, elle est devenue populaire très vite. Sa petite cour ne la quittait jamais, surtout pas les gorilles de footballeurs. Ah ceux-là, je peux te dire qu'ils m'ont foutu la misère. Moi, j'avais honte d'être incapable de me défendre et puis je ne voulais pas ennuyer la reine du bal avec mes petits problèmes.Mais peut-être que j'aurai dû lui en parler, peut-être que si j'avais trouvé le courage de le faire, les choses auraient été toutes autres. Peut-être que d'ici quelques années, tu regretteras de ne pas l'avoir fait, ou peut-être pas. » Il souffla et regarda l'horizon tout en dévorant sa glace. « -Tu veux que je te dise ?! Moi, je crois en toi. Tu vas passer outre tout ça et t'en sortir. Tu es quelqu'un de bien Marlon ne l'oublie pas. Je sais que pour le moment, c'est un peu flou, mais ça finira par s'arranger et puis au pire du pire, tu as un ami flic prêt à t'aider si tu as le moindre problème. Il sortit alors son calepin et un crayon. « -Tu dois achever de tourner cette page non ? Tu es prêt ? »
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# Re: 10 years ago feat frank ( flashback)
message posté Mer 20 Sep - 18:46 par Marlon D. Wallenstein
J'ai acquiescé lorsqu'il m'a remercié. Je ne disais pas ça pour fayotter, je le pensais vraiment. Il n'avait certes pas des méthodes conventionnelles, mais ce n'était pas plus mal. Je m'étais attendu à ce qu'il me pose des questions sans ménagement et sans vraiment se préoccuper de ce que je pensais. J'ai donc fini par lui dire :

« Il n'y a pas de quoi. Je le pense vraiment. Je préfère ça à un interrogatoire. C'est plus … plus facile de parler avec quelqu'un qui comprend et qui est plus empathique que les autres. »

Je lui ai souris signe que je commençais déjà à aller mieux. Je n'oublierais pas tout ce qui s'est passé bien sur, mais c'était mieux que de rester dans un lit et de voir les médecins défiler dans la chambre ou de parler à un psychologue. Il me parla alors de son amie du lycée, visiblement il était amoureux d'elle et quelque chose me disait qu'il l'était encore vu comment il en parlait. Elle avait l'air de compter beaucoup pour lui et je me demandais s'il n'était pas avec elle aujourd'hui. Je lui ai dit :

« Vous la voyez encore aujourd'hui cette fille ? Désolé si c'est indiscret … c'est juste je n'ai pas l'impression que je reverrais qui que se soit après le lycée. Il n'y avait que Gabriel qui me parlait enfin pas que, mais je n'ai pas tellement d'ami et je ne veux pas qu'ils sachent à quel point je suis … enfin que je ne sais même pas me défendre tout seul. »

J'ai baissé la tête. J'avais si peu d'estime de moi-même que ça en était dérisoire. Je ne savais pas comment faire autrement que de croire que j'étais plus nul que les autres et que je méritais peut-être ce qui m'était arrivé, si j'avais été ne serais-ce que plus débrouillard, que j'aurais plus répondu, que je ne me serais pas laissé faire peut-être que ça aurait été différent, mais on ne pouvait pas changer les choses comme ça. Ce serait trop facile et je ne pouvais qu'apprendre de mes erreurs. J'avais agis sur le coup de la colère et j'avais pensé que me suicider m'aiderait, mais je m'étais trompé. J'ai baissé la tête quand il m'a dit que j'étais quelqu'un de bien. Je ne savais pas pourquoi il me disait ça, ni comment il le voyait. J'ai acquiescé quand il m'a dit que je devais achever de tourner la page. Il avait sorti son calepin et me demandait de lui donner les noms de ceux qui m'avait harcelé. Ma gorge s'est serrée mais j'avais besoin de dire leur nom. Je l'ai regardé et après avoir pris une longue inspiration j'ai dit :

« Ils étaient quatre. Jason, Mark, Clay et Charles. Ils sont tous les quatre dans ma classe. Vous me promettez que vous ne parlerez pas de Gabriel ? »

Je voulais m'assurer qu'il ne risquait pas d'avoir des ennuis. J'avais du mal à oublier que je l'aimais et je me demandais pourquoi il n'avait rien fait quand il aurait pu m'aider. Je ne comprenais pas pourquoi il n'avait pas agis et j'ai dit :

« Pourquoi il ne m'a pas aidé quand il le pouvait ? Votre amie … Elle a fait la même chose ? Elle voyait ce qui se passait ? »

J'étais curieux maintenant de savoir comment ça s'était passé pour lui.
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