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10 years ago feat frank ( flashback)

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() message posté Dim 17 Sep - 13:23 par Marlon D. Wallenstein
J'étais content d'être sorti de l’hôpital. Content de pouvoir voir la mer pour le première fois. Je n'avais jamais eu l'occasion de la voir avant. On ne partait pas tellement en vacances avec ma mère. Elle travaillait et elle ne pouvait pas toujours nous offrir ce que l'on voulait, mais ça nous allait. On profitais quand même. Elle nous envoyait parfois chez nos grand-parents dans le nord de l'Angleterre, en pleine campagne, mais c'était chouette et au final on passait quand même de bonne vacances, même si parfois j'aurais aimé voir du pays. On était donc arrivé à la mer et après s'être garé l'inspecteur m'a demandé si je voulais boire ou manger une glace et mon choix à été assez rapide. Je ne pouvais pas dire non à de la glace. On s'est installé et on a entendu que le serveur vienne nous voir. J'ai fini par lui demander s'il agissait comme ça avec tout le monde. C'était bien la première fois que je voyais un inspecteur si près de son client. Ce n'était pas commun, mais ce n'était pas plus mal. J'ai haussé un sourcil quand il m'a dit que j'étais sa première « affaire ». J'étais surpris mais pas mécontent, peut-être qu'un ancien inspecteur ne m'aurait pas emmener à la mer. Je lui ai répondu :

« Oh, je vois. J'aime bien vos méthodes, si ça peut vous rassurer. »

Je lui ai souris et le serveur est venu nous demander ce que l'on commandait et il a choisit choco-menthe. Je n'avais pas hésité. C'était mes saveurs préféré et j'ai dis :

« Vanille-Fraise pour moi s'il vous plaît. »


Le serveur est reparti pour préparer nos glaces. Je savais bien qu'on finirait par reparler de ce qui m'était arrivé et c'était mieux de le faire ici qu'à l’hôpital. Je l'ai regardé et je me suis demandé comment lui avait gérer à l'époque, comment il avait fait pour passer à autre chose. Il m'avait dit qu'il avait subi la même chose que moi. Je ne savais pas si parler était utile du moins je ne savais pas si ça changerait quelque chose d'en parler à quelqu'un. Ça n'aurait peut-être rien changé. J'ai haussé les épaules et j'ai répondu :

« Je ne sais pas. J'aurais pu en parler à ma famille … ou avec le peu d'amis que j'ai … mais … je ne voulais pas les ennuyer. Ils avaient d'autres problèmes.»

Je ne lui disais pas réellement pourquoi je ne leur avait pas parlé. C'était surtout parce que j'avais honte et qu'il y avait une part en moi qui refusait d'admettre que tout ça était la réalité. Jusqu'à ce que ça finisse par aller trop loin. J'aurais peut-être du parler, mais je n'en avais pas eu le courage. C'était aussi simple que ça.
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() message posté Dim 17 Sep - 16:52 par Frank Turner
La mer, il n'y a rien de mieux pour apaiser une âme en proie au tourment. Frank se souvenait encore avec nostalgie, de la belle propriété, achetée par son père à San Francisco, en plus de l'appartement qu'il louait seul, près de la Silicon Valley lorsqu'il ne rentrait pas retrouver sa chère et tendre famille. La propriété, grande et vaste, trop pour trois, faisait montre d'une richesse nouvellement acquise, par un homme désireux de l'étaler à la face du monde. À cette époque, Frank se berçait encore d'illusion et espérait naïvement que les disputes qui ébranlaient le « si beau couple » que ses parents formaient, ne seraient que passagères et telles les grandes tempêtes, se mueraient en un quelque chose de doux et réconfortant témoignage d'un amour indéfectible. La réalité le rattrapa bien malgré lui et le jeune ado qu'il était alors, préféra fuir le tumulte d'un amour trop assourdissant. Il quittait donc la riche propriété et marchait une dizaine de minutes avant de voir la mer paraître. En ces lieux, bercés de lumière, la quiétude semblait presque déconcertante. Frank aimait ainsi se poser sur un rocher pour prendre le temps de voir le soleil mourir et baigner l'horizon d'une lumière oscillant entre le rose et l'orangée. C'était un spectacle magique, encore plus avec en guise de fond sonore, le bruit des vagues venant mourir sur le rivage. Le jeune ado quittait ensuite son rocher, relevait et son pantalon et s'approchait de la mer, toujours apaisé et défait de ses appréhensions. Plus que tout, il aimait sentir le sable humide s'enfonçait sous son poids. Une sensation d'une simplicité désarmante, mais qui parvenait à lui faire tant de bien. Et c'est cette même quiétude qu'il espérait apporter à Marlon, d'où le choix du lieu.

Marlon, curieux et à juste titre, osa demander à Frank s'il agissait de la sorte avec toutes les autres victimes qu'il était amené à côtoyer. Une question qui le fit sourire et qu'il ne manqua pas de commenter en avouant à Marlon qu'il était sa toute première enquête. « - Merci pour le compliment sur les méthodes ! Ça va m'inciter à recommencer si je suis sur la bonne voie. » Tout sourire, il paya ensuite une glace à son jeune protégé qui opta pour deux boules vanille-fraise. Une fois la commande prise, l'Américain régla la note, puis récupéra les glaces. Il tendit la sienne à Marlon, avant d'entreprendre de rejoindre la mer tout en continuant à se montrer bienveillant à son égard. Ils marchèrent encore un peu avant de rejoindre un banc et d'y prendre place. « -Tu vois, moi, j'avais une amie quand j'avais un peu près ton âge. Une amie dont j'étais raide dingue. Quand on est rentré au lycée, elle est devenue populaire très vite. Sa petite cour ne la quittait jamais, surtout pas les gorilles de footballeurs. Ah ceux-là, je peux te dire qu'ils m'ont foutu la misère. Moi, j'avais honte d'être incapable de me défendre et puis je ne voulais pas ennuyer la reine du bal avec mes petits problèmes.Mais peut-être que j'aurai dû lui en parler, peut-être que si j'avais trouvé le courage de le faire, les choses auraient été toutes autres. Peut-être que d'ici quelques années, tu regretteras de ne pas l'avoir fait, ou peut-être pas. » Il souffla et regarda l'horizon tout en dévorant sa glace. « -Tu veux que je te dise ?! Moi, je crois en toi. Tu vas passer outre tout ça et t'en sortir. Tu es quelqu'un de bien Marlon ne l'oublie pas. Je sais que pour le moment, c'est un peu flou, mais ça finira par s'arranger et puis au pire du pire, tu as un ami flic prêt à t'aider si tu as le moindre problème. Il sortit alors son calepin et un crayon. « -Tu dois achever de tourner cette page non ? Tu es prêt ? »
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() message posté Mer 20 Sep - 18:46 par Marlon D. Wallenstein
J'ai acquiescé lorsqu'il m'a remercié. Je ne disais pas ça pour fayotter, je le pensais vraiment. Il n'avait certes pas des méthodes conventionnelles, mais ce n'était pas plus mal. Je m'étais attendu à ce qu'il me pose des questions sans ménagement et sans vraiment se préoccuper de ce que je pensais. J'ai donc fini par lui dire :

« Il n'y a pas de quoi. Je le pense vraiment. Je préfère ça à un interrogatoire. C'est plus … plus facile de parler avec quelqu'un qui comprend et qui est plus empathique que les autres. »

Je lui ai souris signe que je commençais déjà à aller mieux. Je n'oublierais pas tout ce qui s'est passé bien sur, mais c'était mieux que de rester dans un lit et de voir les médecins défiler dans la chambre ou de parler à un psychologue. Il me parla alors de son amie du lycée, visiblement il était amoureux d'elle et quelque chose me disait qu'il l'était encore vu comment il en parlait. Elle avait l'air de compter beaucoup pour lui et je me demandais s'il n'était pas avec elle aujourd'hui. Je lui ai dit :

« Vous la voyez encore aujourd'hui cette fille ? Désolé si c'est indiscret … c'est juste je n'ai pas l'impression que je reverrais qui que se soit après le lycée. Il n'y avait que Gabriel qui me parlait enfin pas que, mais je n'ai pas tellement d'ami et je ne veux pas qu'ils sachent à quel point je suis … enfin que je ne sais même pas me défendre tout seul. »

J'ai baissé la tête. J'avais si peu d'estime de moi-même que ça en était dérisoire. Je ne savais pas comment faire autrement que de croire que j'étais plus nul que les autres et que je méritais peut-être ce qui m'était arrivé, si j'avais été ne serais-ce que plus débrouillard, que j'aurais plus répondu, que je ne me serais pas laissé faire peut-être que ça aurait été différent, mais on ne pouvait pas changer les choses comme ça. Ce serait trop facile et je ne pouvais qu'apprendre de mes erreurs. J'avais agis sur le coup de la colère et j'avais pensé que me suicider m'aiderait, mais je m'étais trompé. J'ai baissé la tête quand il m'a dit que j'étais quelqu'un de bien. Je ne savais pas pourquoi il me disait ça, ni comment il le voyait. J'ai acquiescé quand il m'a dit que je devais achever de tourner la page. Il avait sorti son calepin et me demandait de lui donner les noms de ceux qui m'avait harcelé. Ma gorge s'est serrée mais j'avais besoin de dire leur nom. Je l'ai regardé et après avoir pris une longue inspiration j'ai dit :

« Ils étaient quatre. Jason, Mark, Clay et Charles. Ils sont tous les quatre dans ma classe. Vous me promettez que vous ne parlerez pas de Gabriel ? »

Je voulais m'assurer qu'il ne risquait pas d'avoir des ennuis. J'avais du mal à oublier que je l'aimais et je me demandais pourquoi il n'avait rien fait quand il aurait pu m'aider. Je ne comprenais pas pourquoi il n'avait pas agis et j'ai dit :

« Pourquoi il ne m'a pas aidé quand il le pouvait ? Votre amie … Elle a fait la même chose ? Elle voyait ce qui se passait ? »

J'étais curieux maintenant de savoir comment ça s'était passé pour lui.
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() message posté Mer 27 Sep - 21:25 par Frank Turner
Parler du passé pour illustrer un exemple, voir même pour mettre en avant quelques points communs. Dans sa tête, l'idée était bonne, mais lorsque la réalité prit le pas sur l'initiative, Frank se sentit quelque peu désarmé. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait point évoquer « cette chère amie » qu'il prenait soin de ne pas nommer histoire de ne pas s'infliger davantage de tourments, mais aussi et surtout pour continuer à l'affubler de cette abstraction rendue vivace au vu des années. Il était même parvenu à l'oublier un temps, relativement court certes, mais c'était déjà ça de pris. Dorénavant, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même, si le souvenir se délestait progressivement de sa léthargie sentimentale faisant ainsi oublier les si gentils et encourageants compliments dont Marlon venait de parer l'inspecteur en herbe, qui se sentait à présent gêné d'être mis aussi facilement face à ce qui lui semblait être une faiblesse, que le temps n'avait atténué que facticement. « -Non ce n'est pas indiscret, j'ai lancé la perche sans m'en rendre compte, tu n'as fait que la saisir au passage ! » Le policier regarda l'horizon comme si la réponse s'y trouvait, puis il prit une légère inspiration avant de reprendre la parole, toujours dans la bienveillance pour ne pas braquer le jeune garçon qui semblait aller de mieux en mieux au vu du sourire qu'il laissait paraître.

« -Et pour répondre à ta question, non, je n'ai plus revu cette fille depuis que j'ai quitté le lycée. C'est mieux ainsi ! » La dernière réplique vint dès lors clore le sujet alors même que la conversation commençait à peine. Mais toujours soucieux d'être dans la bienveillance à l'égard de Marlon, Frank reprit la parole arborant un ton moins catégorique et détachée. « -Il ne faut pas être pessimiste Marlon. Tu tournes une page pour en écrire une nouvelle. Ne te focalise pas sur le passé, va de l'avant, tente de te faire des amis dans ton nouveau lycée. Et pour le reste et bien je te propose d'y remédier si ce problème t'accapare tant que ça. Peut-être que tu pourrais prendre des cours de combat ou d'auto-défense. Sinon quoi, tu n'es pas obligé de trop t'épancher si ça te met mal à l'aise. » Le jeune homme peut sûr de lui, baissa la tête comme pour atténuer, à son insu, le peu d'estime qu'il avait pour lui. C'était ainsi que les victimes de violences physiques ou verbales à répétition se comportaient. Frank l'avait découvert lors d'un des quelques séminaires proposés lors de sa formation, mais plus encore que de la théorie, il était bien malgré lui passé à la pratique des années auparavant.

« -Ne te victimise pas comme ça mon grand ! Je sais, plus facile à dire qu'à faire après ce qui vient de t'arriver. Mais il le faut, il va falloir que tu prennes sur toi pour aller de l'avant. Mais tu ne dois à aucun moment te dire que tu es le responsable de tes malheurs. Ce qui est arrivé est le fruit de l'incompréhension et de la bêtise des autres, tu n'as pas à te sentir coupable pour eux. » Et quoi de mieux, pour aller de l'avant, que de sortir les coupables de leur anonymat. Marlon en était capable, Frank n'en avait pas l'ombre d'un doute et le stylo en main, il laissa le temps à son interlocuteur qui consentit enfin à livrer les noms de ses geôliers que l'inspecteur nota sur son carnet avec concentration avant d'enfin tourner la page conscient qu'un cap venait d'être franchi. « -Jason, Mark, Clay et Charles, pas un nom de plus. Ne t'en fais pas pour Gabriel, j'ai bien vu que ce n'était pas un mauvais gars. Il n'aura aucun souci, je te le promets. » Mais pourquoi n'avait-il rien fait ? C'était demandé le blondinet à juste titre. « -La popularité nous fais faire des trucs débiles parfois. Tu es sur un piédestal, le mont Olympe. C'est un privilège qui éclipse tout le reste. Et puis j'imagine que personne ne se doute que Gabriel a des sentiments pour toi, ni même que tu en as pour lui. C'est une problématique supplémentaire. Je pense vraiment que tu ne devrais pas couper les ponts avec lui. Quant à moi, j'ai oublié mon amie, j'ai tourné la page, car contrairement à Gabriel, elle n'est pas venue, elle n'a rien fait pour me défaire de mes problèmes et de ma solitude. Je ne suis pas un exemple de ce côté-là, crois-moi !
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() message posté Sam 30 Sep - 12:05 par Marlon D. Wallenstein
Il avait beau me dire que ce n'était pas indiscret, je sentais que ça ne lui faisait pas tellement plaisir d'en parler. Il avait du l'aimer fort cette fille là pour que ça le touche encore maintenant. Je me demandais si dans quelques années je penserais encore à Gabriel comme il pensait à elle. Il ne l'avait pas revue. C'est dommage, je me dis qu'il aurait peut-être pu être avec elle, mais après tout ça ne me regardait pas. C'est sa vie, il en fait ce qu'il veut. Je n'ai de toute manière rien à ajouter de plus. Il est assez grand pour s'occuper de ça, et je lui colle encore mes problèmes. Je ne sais pas comment les flics font pour gérer à la fois leur problèmes et ceux des autres. Ça ne doit pas être évident. J'admire beaucoup leur travail.

Il a beau me dire de ne pas me focaliser sur mon passé, c'est dur à faire. Je ne vois pas comment je pourrais oublier tout ça et pardonner. Je ne sais pas ce que va être ma vie après ça. Je ne me vois nul part. Je ne sais même pas si j'arriverais à aller à l'université. Je ne crois pas assez en moi pour ça. Je voudrais changer le monde, mais je n'arrive pas à changer moi-même. Je me sens quand même coupable quoi qu'il en dise. Si j'avais été plus … ou moins … moi … peut-être que ça ne serait pas arrivé. J'ai laissé faire. Je ne pouvais pas deviner que ça tournerait aussi mal. Personne n'avait cherché à arrêter ça, pourtant ils voyaient tous ce qui se passait.

« Personne ne m'a aidé. Tout le monde voyait ce qu'il se passait. Pourquoi personne n'a rien fait ? »

C'est une question que je me pose sans arrêt. On vit dans un monde d'égoïstes, voilà pourquoi personne ne fait jamais rien. C'est triste et déprimant. J'avais juste voulu que ça s'arrête. Je n'ai pas réfléchis aux conséquences que ça pouvait avoir sur ma famille, où même sur moi. L'idée de cours de combat n'était pas une mauvaise idée. J'y avais déjà songé. J'ai fini par donner les noms qu'il voulait. Je ne savais pas si je retournerais dans ce lycée, en tout cas je n'en avais pas franchement envie. Je savais pas ce qui se passerait ensuite. Tout était encore un peu flou.

Je lui avais demandé pourquoi Gabriel n'avait rien fait et il avait sans doute raison, la popularité, c'était pour ça qu'il ne voulait pas qu'on sache pour nous deux et qu'il avait fait croire que c'était moi qui l'avait embrassé, alors qu'il y était aussi pour quelque chose. C'était dommage que même lui n'avait pas eu la chance d'être aidé par son amie. Ils étaient tous pareil au final. J'ai fini par dire :

« Je ne veux pas retourner là-bas. »

Je n'avais pas envie de revoir ces couloirs, ni les élèves qu'il y avait, personne n'avait rien fait. Je ne voyais pas pourquoi je devrait retourner là-bas, dans le lieux de mon cauchemar.
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() message posté Sam 30 Sep - 21:13 par Frank Turner
Là, face à la mer, Frank continuait à se montrer humain avant de jouer les flics. Bien sûr, il échappait à la procédure et à tout ce qu'on lui avait enseigné à l'école de police, mais il n'en avait que faire à présent. On lui avait confié l'affaire et c'est avec ses propres méthodes qu'il comptait bien la résoudre. Bien plus qu'une donnée, ou qu'un simple numéro venant grossir ses statistiques de réussite, Frank considérait le jeune Marlon comme un être à part entière, mais plus encore, une personne avec laquelle il partageait quelques points communs, ce qui rendait la conversation plus simple. Enfin, si l'on omet des sujets comme les amours de jeunesse. Et ce prénom, que le flic cherchait à effacer de sa mémoire (sans succès de toute évidence) Par chance, le jeune garçon l'avait compris et n'insista pas davantage sur le sujet, ce qui permit à l'inspecteur en devenir de mieux se concentrer sur son petit protégé, qu'il n'avait pas l'intention de lâcher comme ça.

« - Je ne vais pas te mentir. On vit dans un monde d'égoïstes. Tout n'est certainement pas comme dans ces conneries de téléfilms que l'on nous rabâche sans cesse. On pense que si une injustice nous fait face, on sera s'y opposera et nous jouerons les héros, mais non, rien ne se passe et chacun reste dans son coin, on se convainquant, je suppose, que de toute façon ça ne servirait à rien. » Oui la réplique n'était de prime abord pas très encourageante et dézingué l'humanité en un battement de sourcil, mais le jeune flic parlait en connaissance de cause et refusait de dépeindre une réalité de bisounours juste pour rassurer Marlon. Il lui devait la franchise et avait bien l'intention de continuer dans cette voie. Alors notre policier évoqua les cours de défense, il connaissait quelques bonnes adresses qu'il était prêt à donner à l'adolescent si ça le tentait. Puis ils revinrent aux choses sérieuses, une page devait être tournée et des noms tracés sur le vieux papier cartonné du petit carnet de Frank. Passé le listing et acceptant de ne pas y faire paraître Gabriel, il referma son carnet et y accrocha à nouveau son crayon sur la rainure avant de ranger le tout dans la poche de sa veste.

« -Ok ! » commença-t-il en regardant une fois encore le vaste horizon. « -Si tu ne veux pas y retourner n'y retourne pas ! Et si tu ne veux plus revoir ton ami, ne le revois pas. Prends juste les bonnes décisions à présent d'accord ? Mais pense aussi à ce que je t'ai dit par rapport à ton lycée. Ça n'est pas la première fois que cela arrive. Sauf que toi, à l'inverse des deux autres personnes qui ont attenté à leur vie, tu es encore là pour parler. Nietzsche a dit un jour « ce qui ne tue pas nous rend plus fort » Peut-être devrais-tu te servir de ça pour témoigner, pour apporter ton expérience à ceux et celles qui vivent la même chose. Peut-être qu'à ton tour, tu peux être ce héros qui t'as tant manqué ! Qu'en dis-tu ? Aider les autres ça ne te plairais pas ? »
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() message posté Dim 8 Oct - 21:25 par Marlon D. Wallenstein
Il avait raison. Le monde est égoïste. Je ne sais pas si un jour j'arriverais vraiment à me faire une place dans ce monde. Je ne suis pas comme ça. J'ai besoin qu'on m'aime, pas qu'on me déteste. Je crois que tout le monde à besoin de ça pour vivre un minimum bien et on ne peut pas dire que j'ai bien commencé ma vie. En dix-sept ans d’existence ça n'a pas été franchement très agréable de vivre. J'espère que ça s’arrangera avec le temps. Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça. Je suis las de devoir me battre pour exister. Je voudrais qu'on m'accepte plus facilement, mais peut-être que je devrais commencer par m'accepter moi-même et c'est loin d'être évident.

« Pourquoi est-ce qu'ils ont tellement peur de la différence ? Je veux dire … Je n'ai rien fait de mal. Je ne suis même pas si différent. Je ne comprends pas. »

Non, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à se détester autant. L'humain n'est pas fait pour vivre seul pourtant quand il est en groupe il trouve tout les prétexte pour se détester, pour se faire la guerre et ce pour n'importe quel raison. C'est triste.

Je lui fais comprendre que je ne veux pas retourner au lycée. Je n'ai pas le courage de les affronter de nouveau ni l'envie de les croiser. Je sais qu'il est un peu tard pour changer de lycée au beau milieu de l'année et je ne sais même pas si c'est possible de le faire, mais je refuse de remettre les pieds là-bas, même s'il y a Gabriel. Je n'ai pas le courage d'y retourner. L'inspecteur a beau essayer de me convaincre, je n'ai pas du tout envie de m'imaginer une seule seconde remettre les pieds dans mon établissement. Je fais non de la tête.

« Je n'ai pas envie de servir d'exemple. Je ne suis pas un héro. Je ne suis rien du tout, si j'étais un héro, je ne serais sûrement pas là. Il ne me serait jamais arrivé ça. J'aurais su me défendre et je n'aurais pas été obligé de subir tout ça. »

Je savais que c'était faux, surtout parce que j'avais vu des films comme Spiderman qui n'avait rien d'un élève populaire et la plupart des héros ne sont au départ que des gens ordinaires, mais ça reste de la fiction et je suis loin d'avoir l'étoffe d'un héro. Je le sais très bien. Je ne vais pas me voiler la face.

« Je n'ai rien à prouver en y retournant. Je veux juste oublier ça, passer à autre chose et je ne pourrais pas le faire si je retourne dans ce bahut. Je ne sais pas si j'arriverais à franchir les couloirs sans revoir tout ce qui s'est passé. J'en ai pas la force. »

Je préfère autant lui dire, peut-être qu'il pourra faire en sorte que je ne sois pas obligé d'y retourner, que je puisse changer d'établissement sans qu'on me pose trop de questions aussi, je l'espérais en tout cas.
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() message posté Sam 14 Oct - 17:14 par Frank Turner
« We can be Heroes. Just for one day » Les paroles de David Bowie trouvèrent instantanément échos dans les pensées du jeune flic, qui en était à présent convaincu, Bowie trouvait échos à n'importe quelle citation, preuve incontestée de son génie. Peut-être Frank aurait-il dû se pouvoir de son baladeur et faire écouter à Marlon, les paroles du génie pour lui donner la force d'avancer. Peut-être que dans le fond ça l'aiderait. La musique a de réelles vertus et de nombreuses études tentaient de le prouver à l'époque et continuent à le faire aujourd'hui. Oui, peut-être, fallait-il à Marlon une alternative plus artistique. Frank le pensait, mais n'osa le formuler et opta pour quelque chose que l'on pouvait qualifier de « plus viriles » Marlon n'y répondit point par la négative, ce qui délesta l'Américain de ses pensées artistiques pour se concentrer sur ses contacts dans le milieu du combat susceptible d'aider le jeune blondinet à s'extérioriser et prendre davantage de confiance, suffisamment pour ne plus devoir baisser le regard à la moindre accroche. Mais la problématique n'était-elle pas plus difficile à éluder ? Ne fallait pas creuser un peu plus ? Frank avait tenté de trouver les bons mots, mais à présent la parole était à la jeune victime qui osa évoquer à son tour une vaste problématique, celle de la différence.

« - Je pense que c'est une sorte de projection ! Ils ont peur de ce qu'ils ne peuvent pas comprendre. Et j'ai l'impression que l'on devient encore plus con en meute. On suit le mouvement, on ne réfléchit. Si quelqu'un est pointé du doigt, on le pointe du doigt sans réfléchir au mal que cela engendre. L'humain est parfois tellement con qu'il ne faut même plus chercher à comprendre crois-moi ! » A ça oui, l'humain si complexe était aussi le roi des cons. Invivable en groupe, mais incapable d'être seul. Un vrai paradoxe sur patte. « - C'est de la psychologie de bas étage ! » reconnu le flic en continuant à déguster sa douceur glacée avant de revenir sur un sujet plus terre-à-terre, à savoir l'hypothétique retour de Marlon dans son lycée. Une entreprise qui ne semblât trouver aucun écho chez le jeune homme qui refusait presque catégoriquement, de servir de modèle, voir même de héros au grand dam de Frank attristé de voir encore l'adolescent se rabaisser de la sorte. « - Tu crois que les héros sont badass à longueur de temps ? Qu'ils passent leur vie à casser la tronche d'un tel ou un tel pour rétablir la justice ? Je vais casser le mythe, mais sache que les héros n'en demeurent pas moins des êtres humains Marlon. Tu n'as pas à te déprécier comme ça juste parce que tu ne t'aies pas défendu. C'est en tombant, que l'on apprend à se relever. Oui, je sais, c'est con comme raisonnement, mais terriblement vrai. Crois-moi, les vrais héros, sont des gens ordinaires. »

Toutefois, la décision de Marlon semblait être prise. Il ne voulait pas retourner dans son lycée pour y affronter le regard des autres, mais surtout celui de ces potentiels détracteurs. Il lui fallait à présent tourner la page et recommencer une nouvelle histoire moins riche en mésaventures cette fois. Chose que Frank pouvait aisément comprendre au vu de son passif. « - Ok ! Je ne veux et ne vais pas te forcer la main. Je respecte ta décision et je t'aiderais à trouver un autre établissement. Le plus important, c'est ta reconstruction. Tu dois passer à autre chose et si pour se faire, il te faut oublier, je serais là pour t'aiderais. » Le flic regarda sa montre et se rendit compte que le délai laissé par le médecin, approchait de son terme, ce qui laissa paraître une once de déception dans son regard. « - Il va falloir que je te ramène à l'hôpital sinon quoi je risque d'avoir ton médecin sur le dos pendant un moment. Je te laisse finir ta glace et on s'en va ! »
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