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I was broken from a young age feat sharona

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() message posté Dim 13 Aoû - 15:35 par Marlon D. Wallenstein
J'étais de retour chez le psy, encore … j'avais l'impression de passer ma vie là-bas. La dernière fois en sortant j'avais croisé mon patron et ça m'avait mis assez mal à l'aise, même si il savait que j'avais des problèmes. Je lui avais raconté ce qui m'était arrivé et il avait été compréhensif, en même temps je savais qu'il m'avait pris pour ce stage parce qu'il m'appréciait, je ne voulais pas le décevoir et je lui avais donc avoué ce qui s'était passé. Il savait presque tout de moi désormais. Je reprenais le travail dans quelques jours. J'avais besoin de sortir de l'appartement de mon frère. J'y avais passé deux semaines horribles à rester dans son canapé et ruminer, mais j'avais envie d'autre chose maintenant, même si je n'étais pas encore tout à fait près à faire des folies et à sortir, ni a retourner chanter. Je n'arrivais pas à reprendre ma guitare. Je suis arrivé dans la salle d'attente. J'étais à l'avance, peut-être trop à l'avance d'ailleurs … Je regardais ma montre et je me suis rendu compte que j'étais même une demi-heure en avance. Je me suis installé sans faire attention vraiment à la personne qui attendait déjà dans la pièce. Je l'ai juste salué par politesse et je me suis assis en face d'elle. Je n'aimais pas tellement ces séances, chaque fois je finissais par avoir des crises de larmes parce que je n'arrivais pas à accepter tout ce qui m'était arrivé. Le psy devait en avoir marre de moi. J'avais beau avoir vingt-six ans j'avais toujours l'impression d'être le gamin de dix-sept ans qui était venu là la première fois, sans compter que ma dépression n'arrangeait pas les choses. J'ai sorti mon téléphone, même ce téléphone me rappelait mon agression, ce n'était pas le même, j'avais du le changer parce que j'avais laissé l'autre dans la voiture du type. J'avais un message de mon frère qui m'avait accompagné jusqu'ici en voiture et qui m'attendait dehors. J'en avais un autre d'Aeris. Je n'en avais pas de mon patron. Dommage, en même temps pourquoi m’appellerait -il? Il m'avait peut-être trouvé un remplaçant ? J'espérais que non. J'ai été voir dans ma galerie de photo et j'ai vu celle que j'avais prise un peu avant que tout ça n'arrive. J'ai souris comme un idiot en voyant son visage. Je me suis rappelé la nuit qu'on avait pensé ensemble avant que je ne sache qu'il était avocat et que je ne sois son stagiaire. J'ai arrêté de sourire quand je me suis rappelé que je n'étais pas tout seul dans la salle d'attente. J'ai relevé la tête et je me suis rendu compte que je l'avais déjà vu quelque part et puis je me suis souvenu. L'été dernier, le dîner. J'étais resté les deux mois d'été et j'avais même travaillé un peu les week-end et parfois après mes cours, mais ça n'avait pas duré puisque je n'étais pas revenu travaillé après ma TS.

« Sharona ? »

Je ne savais pas si elle se rappelait de moi. On n'avait pas spécialement parlé beaucoup pendant le travail. Elle avait été assez distante et moi aussi. Je n'étais pas le plus sociale surtout à l'époque où j'avais travaillé au dîner. Je me doutais donc qu'elle se rappelle de moi. Ce n'était pas la meilleure époque de ma vie, j'avais l'impression que ça devenait une habitude, peut-être que quand j'aurais cinquante ans j'aurais enfin une vie calme, mais il semblerait que ça ne dépende pas de moi. J'ai préféré précisé :

« Je suis Marlon, je ne sais pas si tu me remets … »

Je me demandais pourquoi je n'avais pas fermé ma bouche. Si ça se trouvait elle n'avait pas forcément envie de me parler et dans cet endroit je comprenais tout à fait pourquoi. Ce n'était pas vraiment commun mais bon, je ne pouvais pas effacer ce que je venais de dire. Je devrais vraiment réfléchir parfois avant d'aborder les gens comme ça.
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() message posté Jeu 17 Aoû - 23:50 par Sharona K. García-Brown
Mercredi 16 août 2017 • Cabinet psychiatrique

Putain ce que je suis pas à l'aise. Je suis pas partie depuis belle lurette seulement parce que j'ai dit à Frank que j'avais rendez-vous aujourd'hui, et que je le tiendrai au courant de comment ça s'est passé, parce que sinon, j'aurais juste passé sous silence une tentative avortée de thérapie. Mais je lui ai dit. Sans doute un peu pour qu'il m'empêche de fuir, justement, sauf que là, assise dans la salle d'attente redoutée, je le regrette. Je veux être n'importe où sauf ici bordel ! Et ça fait à peu près quarante mille fois que je regarde mon téléphone pour y lire l'heure - et accessoirement, checker mes messages, mais non, Nathan m'en envoie pas quarante mille dans la journée non plus. J'ai un DVD à lui amener, cela dit, même si je suis pas tout à fait certaine de vouloir être vue pendant le défilé, mais passons...

Heureusement, la salle d'attente est vide. Je suppose que c'est une volonté du praticien, histoire que les patients ne se retrouvent pas trop obligés de sociabiliser un minimum avec des inconnus alors qu'ils souffrent tous de pathologies diverses. En tous les cas, ça m'arrange. Mais comme je pense ainsi, la porte de la salle s'ouvre et je me crispe un peu plus sur mon téléphone.

Bordel, Marlon. Pas mon collègue du diner, enfin si, mais l'autre. Marlon, celui qu'est tout le temps fourré avec Betty, il bosse toujours au Tinseltown, et on se voit donc tous les jours en ce moment. Mais lui, il y bosse plus depuis un moment. On n'a jamais trop eu l'occasion de discuter, mais ça se saurait si j'étais vraiment sociable. Et là encore, on est partis pour se côtoyer sans vraiment se parler : il m'a salué par politesse et machinalement plus qu'autre chose, et s'est assis en face de moi en jouant avec son mobile. Ca me va, j'ai pas vraiment envie d'expliquer ce que je fais là... Et je devrais sans doute arrêter de le fixer, mais c'est plus fort que moi. J'en reviens pas. C'est la première fois que je me décide à aller consulter ici, et faut que je tombe sur une connaissance...

Il a eu un sourire un peu niais en regardant je sais pas quoi sur son téléphone, et c'est con, mais vu l'état de nerf dans lequel je suis, je contrôle clairement pas ça, et je me retrouve à sourire à mon tour. Ce type, il a pas eu de bol de venir juste après le décès de Phil bosser au diner - dans ma tête, c'était comme s'il lui volait sa place, et je lui ai clairement laissé aucune chance. Sans doute qu'il se souvient pas de moi, d'ailleurs, mais je me fais la réflexion bizarre que j'aurais peut-être dû être plus sympa, quand même... surtout que maintenant, on se retrouve un peu dans la même situation - et j'ignore encore à quel point cette affirmation est vraie...

« Sharona ? »

Autant pour moi, il se souvient de moi.

« Euh... Salut...
- Je suis Marlon, je ne sais pas si tu me remets …
- Si si, je suis juste... surprise... Je m'attendais pas trouver quelqu'un que je connais ici... »


J'ai pas terminé ma phrase que je me mords la lèvre, gênée.

« Enfin c'est un bien grand mot mais... un visage connu quoi... »

Et un silence pesant s'installe ensuite comme je ne sais franchement pas ce que je peux ajouter d'autre - vu que j'ai pas vraiment très très envie d'expliquer ce qui m'amène ici...
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() message posté Dim 20 Aoû - 14:15 par Avner P. Cocker
Ce soir-là, Avner était rentré plus tôt que prévu. Premièrement, parce que le vernissage de son collègue avait été annulé et deuxièmement, parce qu’il n’avait pas trouvé comment occuper son temps autrement. Il était dans les alentours de dix-neuf heure lorsqu’il avait atteint son appartement, qu’il avait ouvert la porte et qu’il était tombé nez à nez avec une stricte inconnue mettant la langue dans la bouche de sa propre mère. La stupéfaction l’avait empêché de réagir immédiatement, et comme elles ne l’avaient pas entendu arriver, elles n’avaient pas cessé leur longs baisers langoureux.

- Maman ?!

Elles s’étaient aussitôt soudainement arrêtées et le visage de sa mère s’était soudainement transformé. Ils se dévisagèrent tous les uns les autres jusqu’à ce que finalement, Avner reprenne le contrôle de lui-même et décida de déguerpir sur le champs.

- Je… j’y retourne.
- Non chéri attends !

Mais il n’avait pas attendu. Il avait dévalé les escaliers avec une vitesse qu’il ne connaissait pas avant de se noyer dans la marée humaine qui l’attendait en bas de son petit immeuble. Sa respiration était rapide elle aussi et son cœur battait à tout rompre. Il avait beau y avoir tout un tas de gens autour de lui, il ne s’était jamais senti aussi seul qu’à l’instant présent. Il avait cette image en tête, de sa propre mère embrassant cette femme qui refusait de sortir de son esprit. Il en venait à se demander si cela n’avait pas été une hallucination, si ça s’était réellement passé. Mais non, Avner ne devenait pas fou. Il avait bien vu ce qu’il avait vu.
Une fois au bout de l’angle de la rue, certes pas très longue qui lui avait donné l’impression d’être interminable, il s’était arrêté pour pouvoir appeler Violet. Mais après plusieurs sonneries, il finit par tomber sur sa messagerie et raccrocha aussitôt. Il se demanda qui, dans son répertoire, allait pouvoir faire l’affaire afin de vider son sac, mais il ne trouva personne. C’était cela le comble, il avait une certaine notoriété sur internet, des soi disant amis, mais il ne trouvait personne, mis à part sa sœur, à qui se confier.
Alors il décida d’emprunter la première rue. Il se laissa guider jusqu’à un bar où il semblait y avoir une fête et y était entré. A l’intérieur, des gens buvaient et d’autres dançaient sous la musique. Il y aperçut une vieille connaissance, mais ils n’avaient pas plus d’affection l’un l’autre. Lorsque ce dernier l’aperçut, il lui avait fait un signe de la main, s’étaient salués et ça en était resté là. Il avait présenté sa nouvelle copine à toute l’assemblée, y comprit lui-même et… les événements d’après, il s’en rappela plus vraiment. Il se souvint avoir beaucoup bu  mais surtout beaucoup fumé, et pas vraiment du tabac. Assis dans un fauteuil, il s’était laissé abandonné dans les vapeurs de fumée qu’il inspirait et expirait tout en procurant un bien fou. L’espace de plusieurs heures, il avait totalement oublié ce qu’il s’était passé, comme pas mal d’autre chose, comme ce qu’il avait fait précédemment et pire encore, il était arrivé dans un état tel qu’il ne se souvenait même plus de son propre nom. Il était resté là, toute la nuit, à ‘faire la fête’ jusqu’à lendemain où quelqu’un l’avait secoué pour le réveiller. Il ne sut dire qui c’était, s’il s’agissait de son vieil ami, d’un de ses potes, de sa copine ou même du gérant. Il se souvint seulement de s’être levé et d’être rentré dieu seul sait comment jusqu’à chez lui. Il n’avait pas croisé sa mère en rentrant et n’avait pas cherché à savoir si elle était réellement là. Il s’était aussitôt dirigé dans sa chambre et s’était écroulé comme une masse. Et là, plus rien.

***


Quatre jours étaient passés et Avner avait entreprit d’aller consulter un psychologue. Il avait eu une longue conversation avec sa maman et même s’il avait laissé l’illusion qu’il acceptait cette nouvelle relation, entre sa mère et sa – nouvelle et première – copine, il en demeurait pas moins qu’en fait, il le vivait mal. Il se culpabilisait énormément d’avoir ce sentiment de jalousie permanent et puisqu’il avait la conviction que ça n’était pas normal, il avait décidé d’aller en parler à un professionnel. Une rencontre était bientôt prévue entre lui et la petite amie de sa mère et il ne savait pas dans quel état d’esprit il était. Excité, curieux et inquiet. La fait que sa mère ait tourné lesbienne ne lui faisait ni chaud ni froid, en fait, il se moquait complètement de la sexualité des gens, même de sa propre génitrice. Mais il avait la boule au ventre, une peur qui lui rongeait l’estomac, la peur d’être… délaissé. La première rupture entre sa maman et lui avait été particulièrement dure et il était très jeune à l’époque. Avner n’avait aucun doute sur le fait que sa terreur venait de là. Il n’avait pas besoin d’avoir fait des années de psychologie pour le comprendre, c’était cela son problème. Et puis, il y avait eut Violet. Là aussi, lorsqu’il avait dû changer de famille, il avait dû subir une nouvelle séparation violente. Et à présent que tout était rentré comme il le fallait, voilà que sa mère s’éprenait de quelqu’un.
‘C’est bien, c’est une chose formidable, le bonheur de maman est plus important que tout le reste.’
Il se l’était répété plusieurs fois pour se convaincre d’aller dans la bonne direction. Pour se dire que c’était vraiment ainsi que les choses fonctionnaient, et qu’il avait aucune raison d’être égoïste. Puis une autre voix s’installait dans sa tête : ‘rien ne sera plus jamais comme avant. Cette femme aura autant d’importance que toi tu en as pour ta mère.’
Cette idée, il ne s’était pas encore résous à le surmonter. Et c’était mal, il le savait.

Il avait obtenu une place assez rapide chez un psychologue. Un désistement de dernière minute, sans doute. Il avait le besoin de parler à quelqu’un très urgemment de toute manière, peu importe où ça pouvait se trouver. Il avait besoin d’un guide, refusant l’herbe de lui soulager la conscience et de laisser de côté ses soucis. C’était bien trop facile et son démon serait encore présent. Il fallait le vaincre.

Avner avait fait irruption dans la salle d’attente du cabinet en précipitation. En vérité, il était en avance d’une heure mais comme il avait oublié, il pensait arriver en retard. Sa nervosité n’arrangeait rien à la situation, et il s’était précipitamment assis à la première place de libre. Puis il avait dévisagé les deux personnes déjà présentes et s’était aussitôt calmé. Surtout lorsqu’une tête familière était apparu dans son champs de vision.

- Heeeeeeeey mais… SHARONA ? C’EST BIEN TOI ? SAAAAAAAALUUUUT !!

Un sourire était venu accompagner son accueil, puis il s’était levé pour prendre place sur un siège entre Sharona et Marlon. Il poussa une profonde inspiration, retrouvant sa bonne humeur et oubliant par la même occasion la raison de son arrivée précipitée.

- Qu’est ce que tu fais là ? Je m’attendais à te voir dans un endroit par…

Il s’était arrêté dans sa phrase et après réflexion, en fait, ça ne le surprenait pas tant que ça. Il était seulement surpris que cela fusse le même jour que lui et surtout, avec le même praticien.

- Oublie ce que je viens de dire, ok ? Tu vas bien ?

A la fin de sa question, il s’était tourné vers l’autre mâle occupant les lieux et s’était lancé dans sa curiosité habituelle.

- Hey salut mec ! Désolé, je coupe peut-être – encore – une conversation ? Vous vous connaissez au moins ? Vous êtes tous les deux patients ou l’un accompagne l’autre ?

(HJ : si quelque chose ne va pas, n’hésitez pas à m’en faire part )
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() message posté Mar 22 Aoû - 22:29 par Marlon D. Wallenstein
Elle me remettait. J'avais du mal à croire qu'elle se souvenait de moi. Elle ne m'avait pas beaucoup parlé quand je travaillais avec Elle. J'avais plus discuter avec les autres personne qui travaillaient là et c'était assez marrant parce qu'un des cuisto s’appelait comme moi. Ou plutôt c'était moi qui m'appelait comme lui vu qu'il était plus âgé. Elle était aussi surprise que moi et peut-être que j'aurais du feindre que je la connaissais, ça aurait évité ce malaise que je sentais entre nous. J'ai eu un petit sourire un peu maladroit quand elle m'a dit qu'elle ne pensait pas connaître quelqu'un qui venait ici. Elle n'avait pas tort quand elle disait que c'était un grand mot. On ne pouvait pas dire qu'on se connaissait vraiment. Je lui ai répondu :

« On n'a pas eu vraiment l'occasion de se connaître plus. Je ne suis pas resté assez longtemps pour ça. »

J'avais démissionné comme j'avais fini par le faire pour mon job au restaurant et ça ne me manquait pas. Je ne rêvais pas d'être serveur. Je voulais être avocat. Je voulais changer le monde. Elle n'avait pas non plus été très accueillante avec moi. Je ne savais pas pourquoi elle avait été si fermée quand on travaillait ensemble mais elle avait l'air plus agréable aujourd'hui. Elle n'a pas vraiment eut le temps de me répondre qu'un autre patient est entré. J'ai été surpris qu'il semble connaître lui aussi Sharona. C'était l'occasion pour moi de disparaître derrière mon téléphone et de les laisser parler tous les deux, mais il m'a aussi parlé et je ne pouvais pas échapper à la conversation. Je lui ai répondu :

« Non non, ne t'en fais pas. »

Je l'avais tutoyé naturellement. Il n'avait pas l'air d'être beaucoup plus âgé que moi et puis il 'avait une bonne tête et il avait l'air d'être joyeux, d'ailleurs son entrée le prouvait. Je me demandais du coup pourquoi il était là, mais après tout on avait tous des problèmes différents du moins je supposais. Si on était ensemble ? J'ai eu envie de rire mais je me suis retenu. S'il savait …

« Hum non … on ne s'accompagne pas. On est tous les deux patients. On a travaillé au même endroit c'est tout et je suis gay on ne risque pas de s'accompagner l'un l'autre. »

Je ne savais pas pourquoi j'avais dis ça, c'était sorti tout seul et si ça se trouvait il ne voulait pas dire ça dans ce sens. J'avais encore du mal avec ça. J'ai regardé Sharona et je ne savais plus trop où me mettre j'aurais voulu disparaître dans un trou de souris. Ce n'était vraiment pas l'idéal de se rencontrer dans la salle d'attente d'un psychologue.
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() message posté Mer 23 Aoû - 22:53 par Sharona K. García-Brown
Je me rappelle de lui, même si on n'a jamais vraiment discuté. Et je sais pas si ça m'arrange, vraiment, en fait, parce que j'avais pas vraiment besoin d'un témoin, là, et je crois que lui non plus... On est pas forcément là de gaieté de coeur, et en tout cas, si on est là, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Et c'est rarement des choses qu'on a envie de partager avec autrui, certainement pas de façon fortuite comme ça. Pour ma part, j'aurais bien voulu être déjà dans le cabinet du psy, ou avoir un rendez-vous un autre jour...

« On n'a pas eu vraiment l'occasion de se connaître plus. Je ne suis pas resté assez longtemps pour ça.
- Et je suis pas assez sociable aussi... »


Ce qui est la stricte vérité, je crois qu'il l'a compris. La preuve, c'est que lui comme moi, on sait plus quoi dire. Le malaise palpable était parti pour rester... Sauf que la porte de la salle d'attente s'est ouverte d'un coup sur... Avner...

« Heeeeeeeey mais… SHARONA ? C’EST BIEN TOI ? SAAAAAAAALUUUUT !! »

Oooookay. Il a mangé du lion ou bien ? Et puis qu'est-ce qu'il fait là aussi ? Je suis comme une nouille à le dévisager. Nan mais sérieux, c'est quoi le truc, y a une caméra cachée qui nous filme, juste pour voir ma tronche déconfite ?

« Qu’est ce que tu fais là ? Je m’attendais à te voir dans un endroit par… Oublie ce que je viens de dire, ok ? Tu vas bien ?
- Et bien... Comme on peut aller ici, je suppose... »


J'en mène franchement pas large, et si je pouvais me cacher derrière mon téléphone comme Marlon, je le ferais avec joie. J'ai mis dix ans à me décider à consulter un spécialiste, et voilà que le jour où je me décide, j'ai de la compagnie... Sauf que ça servirait manifestement à rien, parce qu'Avner s'est aussitôt tourné vers le blond.

« Hey salut mec ! Désolé, je coupe peut-être – encore – une conversation ? Vous vous connaissez au moins ? Vous êtes tous les deux patients ou l’un accompagne l’autre ?
- Non non, ne t'en fais pas. Hum non … on ne s'accompagne pas. On est tous les deux patients. On a travaillé au même endroit c'est tout et je suis gay on ne risque pas de s'accompagner l'un l'autre. »


J'ai ri. C'est un peu nerveux, et puis c'est la situation, surtout, qui veut ça. Mais ça pourrait être mal interprété, alors je m'empresse de m'expliquer.

« Marlon, Avner, Avner, Marlon... Comme Marlon vient de le dire, on a bossé ensemble, il y a quelques temps. Avner est le frangin de la fille qui a réussi l'exploit de me faire défiler. A vrai dire, Avner, je crois qu'on jouerait au roi du silence avec Marlon si t'étais pas arrivé... On s'était pas revus depuis... c'était quand, l'été dernier ? Je savais pas que t'aimais les garçons... A croire que tous les mecs que je rencontre sont gays... Enfin... presque tous... »

Je secoue la tête. Je sais pas ce qu'il en est d'Avner, et je sais que c'est pas le cas de Nathan, ni de l'autre Marlon du diner - je suis bien placée pour le savoir pour l'un comme pour l'autre, puisque le premier me plaît et c'est réciproque, et le second passe son temps à me raconter ses déboires amoureux. Et le silence traîne une seconde ou deux, avant que je me décide à le briser à nouveau parce que là, entouré de deux connaissances, il me dérange un peu beaucoup.

« Vous êtes déjà venus ici ? Je vous demande pas pourquoi vous êtes là parce qu'il faudrait que je réponde après et j'ai pas envie, mais... C'est ma première séance, alors je suis pas super sereine... »

Et je regarde tour à tour les deux mecs qui patientent comme moi avant d'être pris en charge par Mr Hemsworth.
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() message posté Lun 28 Aoû - 21:33 par Avner P. Cocker
L’arrivé d’Avner avait été comme une tempête soudaine au milieu d’un océan calme. Il ne s’en était pas rendu compte sur le moment et son apparition en déboulant avait fait tourné tous les yeux de la salle. Du moins, les deux paires qu’il y avait. Il était tellement chamboulé qu’il n’avait pas remarqué immédiatement la présence de quelqu’un d’autre et ce fut une fois un peu calmé qu’il s’était rendu compte qu’il n’était pas le seul. Mieux, Sharona Garcia-Brown était présente alors qu’il l’avait vue il y avait à peine une semaine de cela. Lorsqu’il l’avait reconnue, son état moral actuel avait été aussitôt mis de côté, comme si rien n’avait excité. Comme si tous ses problèmes n’existaient pas et qu’il était né ce matin même. Ce fut tout naturellement qu’il était venu à sa rencontre, ainsi qu’à celle de ce type qu’il n’avait jamais vu de sa vie. Il s’était mis entre les deux afin d’écourter l’espace entre eux.

- Et bien... Comme on peut aller ici, je suppose... , avait répondu Sharona à sa question, ce qui eut le don de provoquer un bug dans la tête d’Avner avant de secouer la tête, puis :
- Eh, oui, bien sûr ! J’espère que c’est pas trop grave !

Après quoi, il porté son intérêt sur l’autre individu qui occupait la pièce. Il devait être un peu plus âgé que lui, mais Avner ne saurait deviner son âge exact. Il était blond, les yeux clairs, assez grands et il semblait plutôt effacé. Sans se soucier de sa nature un peu trop extravertie, il était venu lui adresser la parole comme si cela avait été la chose la plus naturelle qu’il eut été. Il avait supposé bêtement que Sharona et lui se connaissaient ou que peut-être s’étaient ils accompagnés l’un l’autre. Après tout, pourquoi pas, même si à tout bien réfléchir, cette idée semblait un peu saugrenue.

- Non non, ne t'en fais pas. Hum non … on ne s'accompagne pas. On est tous les deux patients. On a travaillé au même endroit c'est tout et je suis gay on ne risque pas de s'accompagner l'un l'autre, avait répondu le mystérieux garçon blond.
Un silence lourd s’installa alors. Avner observa le garçon en se demandant pourquoi il obtenait une telle réponse, alors qu’il entendait Sharona rire doucement à côté. Il n’avait pas détaché son regard de son voisin parce qu’il essayait de comprendre le sens exact de la phrase. Pourquoi parler de sexualité ? Où était le rapport ?
- Hein ? Fit tout simplement Avner, complètement ahuri dû à son incompréhension.
- Marlon, Avner, Avner, Marlon…, intervint Sharona. « Comme Marlon vient de le dire, on a bossé ensemble, il y a quelques temps. Avner est le frangin de la fille qui a réussi l'exploit de me faire défiler. A vrai dire, Avner, je crois qu'on jouerait au roi du silence avec Marlon si t'étais pas arrivé... On s'était pas revus depuis... c'était quand, l'été dernier ? Je savais pas que t'aimais les garçons... A croire que tous les mecs que je rencontre sont gays... Enfin... presque tous...  »
Avner se tourna vivement vers elle.
- Tu voudrais savoir pour moi hein ? Dit-il sous un ton taquin. « La vérité,  messieurs dames, c’est que je ne suis ni gay, ni hétéro, ni quoique ce soit d'ailleurs. Je suis juste un type qui aime les gens, sans étiquette ou une autre connerie de ce genre. »

Mais au fait, pourquoi en parlait-il ? Ah, oui, c’était ça, il avait été entraîné dans la conversation comme il avait l’habitude de l’être. Le dénommé Marlon lui avait dit qu’il était homosexuel et Sharona y avait fait référence à son tour. Il fallait bien qu’il y mette sa patte lui aussi. Néanmoins, malgré ce qu’il venait de dire, sa sexualité avait une préférence pour le genre féminin, bien qu’on lui a souvent attribué des surnoms peu valorisant que reçoivent les homosexuels à longueurs de temps. ‘Pédé, tapette...’, tout y était passé et il n’avait pas vraiment défendu son cas en défilant en robe et maquillé comme un pot de peinture au dernier défilé de sa sœur. Mais ça n’avait été que de l’amusement. Au fond, il s’en moquait totalement. Sa sexualité ne le définissait pas après tout.

- Vous êtes déjà venus ici ? Je vous demande pas pourquoi vous êtes là parce qu'il faudrait que je réponde après et j'ai pas envie, mais... C'est ma première séance, alors je suis pas super sereine...

La voix de Sharona l’avait arraché à ses pensées. L’espace d’un instant, la pile électrique qu’il avait été s’était éteinte et s’il s’animait de nouveau, il n’avait plus la même puissance, loin de là.

- Non, c’est la première fois pour moi, répondit-il sans la moindre émotion dans la voix. C’était même plutôt tranchant, comme une lame qui venait de fendre l’air. Il laissa Marlon répondre tout seul. Il n’avait pas envie d’en parler. Si Sharona se sentait pas sereine, il ne se sentit soudainement pas à l’aise. Comme si ses démons le gagnaient de nouveau, petit à petit.
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() message posté Mar 29 Aoû - 18:05 par Marlon D. Wallenstein
Nous étions assez distant elle et moi, ce n'était pas commun de se retrouver dans une salle d'attente, surtout quand on sait que c'est pour voir un psy. J'aurais du arriver en retard plutôt qu'à l'avance, mais bon je ne suis pas mécontent de la recroiser. Elle m'avait l'air d'être quelqu'un de gentil, je n'avais seulement pas pu vraiment lui parler parce que je n'allais pas bien à ce moment là. J'avais l'impression que ma vie se résumait à ça depuis toujours. Je n'allais pas bien à dix-sept ans, et maintenant, rien n'avait beaucoup changé. C'était déprimant en y réfléchissant. L'arrivé de ce nouveau venu changea totalement l'ambiance. C'était comme si tout à coup il avait allumé une lumière quelque part et qui irradiait dans toute la pièce. Ils se connaissaient donc tous le deux. J'ai haussé un sourcil quand elle m'a dit qu'elle avait fait un défilé et j'ai dis :

« Oh, je ne savais pas que tu étais mannequin. »

Ca ne m'étonnait pas tellement elle était jolie. Je repensais à Cole qui m'avait dit que j'étais bien foutu et qu'il m'avait demandé de réfléchir à son offre pour être streap teaser, je ne savais pas pourquoi j'y pensais d'ailleurs, ça m'avait flatté qu'il me dise que j'étais bien fait de ma personne, mais je ne me voyais pas tellement me montrer devant tout le monde, ce n'était pas mon style, même si je ne pouvais pas cacher que ça me trottait dans la tête. Ce n'était pas vraiment le moment de penser à ça, je me suis reconcentré sur Sharona et Avner donc, Sharona qui me demandait quand depuis quand on ne s'était pas vu …

« Quelque chose dans ce genre là … »

J'avais travaillé l'été au dîner et j'avais repris mes cours et j'étais resté jusqu'au début de l'année mais je n'ai pas vraiment été là, on ne s'était en tout cas pas croisé et puis en mars j'avais définitivement démissionné. Je n'avais pas vraiment donné d'explication. Ce n'était même pas moi qui avait été les voir pour leur dire que je partais, de toute manière ça n'avait pas vraiment d'importance. J'ai machinalement baissé la tête, pas très fier et un peu mal à l'aise heureusement l'intervention de ce garçon m'a un peu déridé. Je n'étais même pas étonné. Ca faisait du bien de voir des personnes comme lui et j'aurais aimé avoir autant d'aise avec le sujet, mais c'était loin d'être le cas. Et puis la question de Sharona me mis de nouveau mal à l'aise. Je l'ai regardé et je me suis un peu ratatiné sur mon siège. Ahem … comment vous dire … Si je leur dis que ça fait des années que je viens ils vont me prendre pour un dingue ?. Je ne sais pas trop ce que je suis sensé répondre à ça. Je suis une thérapie depuis longtemps et même si ça m'a aidé un temps ça n'est pas forcément toujours efficace, la preuve c'est que je suis de retour, même si c'est pour d'autres raisons j'aurais préféré qu'elle NE pose pas cette question là .Et puis Avner avait lui répondu que c'était aussi sa première fois et j'ai fini par dire :

« Ouai … je suis déjà venu … pour d'autre raisons …Il paraît qu'on a toujours des effets post traumatiques quand on a été victime de quelque chose … »

Puisqu'on était dans les confidences autant leur avouer même si ça me mettait mal à l'aise et j'étais persuadé que ça se voyait. Je n'aimais pas venir ici, ça n'avait pas changé depuis la dernière fois et c'était au fond il n'y a pas si longtemps, quelque mois, presque un an. Le temps passe mais ne s'arrête pas … j'aimerais parfois qu'il s'arrête.

« Mais généralement tu as juste à parler si tu en as envie … si tu n'en as pas envie la séance passe moins vite mais ils ne te forcent pas.»

On ne m'avait jamais forcé à parler, c'était ça peut être que j'étais revenu au final, parce qu'au fond ça faisait quand même du bien.
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() message posté Jeu 31 Aoû - 1:30 par Sharona K. García-Brown
Je sais pas comment il fait. Il déboule ici, tout sourire, excité comme une puce... Je vais pas parler pour Marlon, mais pour ce qui me concerne, je suis loin d'être sereine, bien au contraire, et je vois pas comment je pourrais manifester autant de... je sais pas, euphorie, joie de vivre, dans ces circonstances. Même si son mode tornade a quand même quelque chose d'un peu communicatif.

- Eh, oui, bien sûr ! J’espère que c’est pas trop grave !

Sérieux, je réponds quoi à ça ? Bah rien, en fait, Avner est déjà tourné vers mon ex-collègue et à vrai dire... Ca m'arrange. Ca m'évite de répondre à une question silencieuse qui ne me met pas du tout à l'aise, mais ça reporte aussi l'attention sur Marlon, et je vois bien qu'il n'est pas plus à l'aise que moi. Je suis un peu surprise qu'il évoque sa sexualité comme ça, mais ça me fait un peu ni chaud ni froid en soi qu'il aime les mecs, je vois pas bien ce que ça change de qui il est - comme si ça changeait quelque chose que j'aime aussi les filles quoi.

- Hein ?

Ouais pas mieux. Je comble le moment de perplexité en faisant les présentations, et en renchérissant aussi sur les propos de mon collègue. J'ai même pas tilté que les circonstances de ma rencontre avec le brun pouvaient surprendre le blond, je le réalise seulement quand il reprend la parole.

- Oh, je ne savais pas que tu étais mannequin.
- Moi non plus. Sa soeur peut être très persuasive, on va dire...


La réalité, au fond, c'est que je me suis amusée avec Avner. Je l'aurais pas cru à l'avance, je le faisais un peu pour V., surtout pour Phil, mais ça n'empêche. C'était drôle de se mettre dans la peau de personnages différents, et je suis redevenue une petite fille pour le final, l'espace de quelques secondes - quelques dizaines tout au plus - mais c'était déjà énorme. En revanche, je m'attendais pas à la réaction du frangin de V. quant à la remarque de Marlon concernant sa sexualité.

- Tu voudrais savoir pour moi hein ?

Euh bah en fait je m'en fous tu fais bien ce que tu veux mais...

- La vérité, messieurs dames, c’est que je ne suis ni gay, ni hétéro, ni quoique ce soit d'ailleurs. Je suis juste un type qui aime les gens, sans étiquette ou une autre connerie de ce genre.
- C'est joliment dit.


Je souris. J'aime bien comment il vient de dire ça. Bon, j'aime pas forcément les gens en général, mais j'aime des gens, pour plein de raisons, leurs chromosomes X ou Y n'en faisant pas partie cependant. Et à vrai dire, quoi qu'aient voulu en faire mes parents, c'est pas vraiment le sujet qui me perturbe au point de venir ici aujourd'hui. Ma bisexualité, je veux dire, s'il faut y mettre un nom. Parce que ma sexualité - ou son absence en l'occurrence - est un facteur qui m'a fait accepter de venir par ici, en revanche, et le trauma qui a causé cette absence, tout particulièrement. Mais avant que j'en parle aux deux mecs auprès de moi, hum... Ouais, c'est pas pour tout de suite, peut-être même jamais.

Je pensais pas en revanche que ma question allait à ce point chambouler Avner. A peine l'ai-je posée que son visage change d'expression, et s'il était particulièrement euphorique jusque-là, on dirait que l'ouragan a cessé de souffler d'un coup.

- Non, c’est la première fois pour moi...
- Ouais... Je suis déjà venu... pour d'autres raisons... Il paraît qu'on a toujours des effets post traumatiques quand on a été victime de quelque chose...


C'est mon tour de baisser le nez sur mes doigts noués, d'avoir l'air embarrassé. Ca.... Ca fait plus de dix ans que j'aurais dû venir, je vois à peu près ce que ça veut dire, ouais...

- Mais généralement tu as juste à parler si tu en as envie… si tu n'en as pas envie la séance passe moins vite mais ils ne te forcent pas.
- Ca sert quand même à quelque chose si t'arrives à rien dire ?


Parce que je suis là, c'est bien... Mais c'est pas dit que j'arrive à ouvrir ma bouche tout à l'heure malgré tout... Et pour le coup, si ça a aucun intérêt, autant que je me barre de suite...
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() message posté Jeu 5 Oct - 13:25 par Avner P. Cocker
C’était la première fois qu’il allait consulter et il ne savait pas à quoi s’attendre. Il allait ‘plutôt bien’ pour l’instant mais au fur et à mesure, il se demandait s’il ne faisait pas une connerie. Et quand bien même il allait se présenter devant le praticien, qu’allait-il lui dire ? Et surtout, comment l’autre allait-il le conseiller ?
Il ne pouvait s’empêcher d’avoir toute ces craintes à mesures qu’ils discutaient. Son état de bonne humeur s’était évanouie pour laisser place à un silence palpable. Alors qu’il avouait que c’était sa première fois, Marlon expliqua qu’il était déjà venu pour d’autres raisons. Avner l’écouta parler sans rien dire. Il regardait le sol fixement à présent.

- Mais généralement tu as juste à parler si tu en as envie… si tu n'en as pas envie la séance passe moins vite mais ils ne te forcent pas, expliqua Marlon.
- Ça sert quand même à quelque chose si t'arrive à rien dire ? Demanda Sharona.

Une fois de plus, il les écoutais sans rien dire. Avner en avait des choses à dire, mais c’était le retour qu’il redoutait le plus. Il se mit à soupirer, se lever et à faire le tour de la salle, nerveusement. En réalité, il hésitait à partir. Peut-être qu’il en avait pas besoin. Peut-être que si. Il était perdu. Sans doute parce qu’il craignait qu’on lui diagnostique quelque chose de particulier, grave ou non. Peut-être parce qu’il avait peur qu’on lui dise qu’il était fou et qu’il fallait suivre un traitement.

- Ouais, j’en sais rien… pensa-t-il à voix haute.

Il finit par s’asseoir sur un nouveau fauteuil, à l’autre bout de la salle d’attente.

- J’sais pas si je vais rester en fait, déclara-t-il en se penchant vers l’avant, la tête presque entre les genoux. Il remuait la jambe droite nerveusement, sans même s’en rendre compte et il ne se sentait pas vraiment bien tout à coup. L’envie de fumer commençait à le prendre . Il pourrait très bien s’en aller et après ? Il allait probablement le regretter. Une fois sorti dehors, il se posera la question de savoir ce qu’il avait raté, une chance d’échapper à la solution qui allait résoudre ses problèmes. Il n’avait peut-être pas envie qu’on le prenne pour un fou et pourtant, il se comportait comme tel. Du moins, si le mot ‘folie’ pouvait s’appliquer à son cas.
Il finit par redresser la tête et interroger Marlon du regard.

- Ça t’a aidé, la première fois ?

Les paroles de Sharona demandant si ça servait à quelque chose si on ne parlait pas résonnaient dans sa tête. Il allait sans doute parler (s’il tenait le coup), mais si ça marchait quand même pas ? D’ailleurs, il craignait de devoir uniquement parler. Il en avait déjà vu des psychologues, étant enfant, à cause de… son passé. Et la plupart ne l’avait pas aidé, loin de là. Il fallait seulement qu’il parle et c’était tout, alors autant parler à un mur, ça n’avançait à rien. Il avait besoin d’un retour, c’était évident.
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I was broken from a young age feat sharona
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