Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Version #25 & nouveautés.
LC vient d'enfiler sa 25ième version, dont vous pouvez découvrir les nouveautés par ici.
Avant-première : Freddy 4D !
Direction le cinéma. En ce soir d'Halloween, vous êtes attendus pour L'avant première de Freddy 4D, qui se déroule par ici.
Trouver des amis.
Rendez-vous par ici pour trouver vos liens manquants.
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.



Partagez|

When your past comes back to hunt you feat Lucian

avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 09/09/2017
» Messages : 163
» Pseudo : rose/ MillionEyes
» Avatar : jeremy renner
» Âge : 45 ans
» Schizophrénie : Marlon/ Tom/ Violet
() message posté Jeu 14 Sep 2017 - 13:21 par Damian Ledovskoï
La nuit était tombée. C'était mon cauchemar. Chaque nuit était un enfer. Je n'arrivais pas à fermer l’œil. Je n'arrivais pas à oublier leur visages. Il y avait beau avoir dix ans que j'étais là, que j'avais changé de camps, je ne me pardonnais pas ce que j'avais fait et comme à chaque fois que j'essayais de dormir mes cauchemars me réveillaient et je savais que je n'arriverais pas à fermer les yeux de nouveau. Il était rare que je dorme plus de quatre heures d'affilés. C'était déjà bien quand j'y parvenais. J'avais souvent peu dormi pendant mes missions et aujourd'hui que j'étais sur le point de tout arrêter j'avais pris le rythme de mon travail, parfois je le regrettais. J'aurais du leur dire non, mais je ne pouvais pas. Je leur devais ma vie. Je me voyais mal refuser d'agir pour eux étant donné les circonstances. Je serais mort s'ils ne m'avaient pas retrouvé et s'ils ne m'avaient pas pris sous leur aile. Je leur devais beaucoup et j'avais l'impression d'avoir une dette gravée au fer rouge mais aujourd'hui ils étaient conscient de ce que j'avais traversé et ma demande de retraite était en pour parler. Ils y avait d'autres jeunes qui seraient ravis de prendre ma place et d'être agent secret. J'espérais juste qu'ils me laisseraient reposer tranquillement. Je ne rêvais plus qu'à une chose, m'occuper de ma fille et la voir grandir. Elle n'était pas encore revenue de chez ses grands-parents. Je redoutais le moment où je les verrais. Ils ne m'aimaient pas beaucoup. C'était les parents de Joanne. Ils n'avaient pas confiance ne moi et je ne pouvais pas leur donner tort. J'avais peur qu'ils ne demandent la garde exclusive de ma fille. Je ne voulais pas que ça arrive.

Je me suis levé et je me suis habillé. J'avais besoin de prendre l'air. De sortir de cette maison où j'avais bien trop de souvenirs. J'aurais du déménager, mais j'adorais cette endroit même si à chaque fois je revoyais ma femme parcourir les couloirs, je la voyais partout. Ça ne faisait qu'un an qu'elle était morte et elle était partout. Je n'arrivais pas à me l'enlever de la tête. Je ne pouvais pas, parce que c'était à cause de moi qu'elle avait été tué. Elle n'aurait jamais du retourner là-bas. Je ne l'avais pourtant pas empêché. Je n'avais même pas été au courant comme j'étais déjà parti en mission au Brésil. On m'avait informé de la nouvelle quand j'étais revenu en Angleterre et j'avais été dévasté avant qu'ils ne me rappellent. Je n'ai pas pu dire non. J'étais donc repartis, mais c'était terminé maintenant. Je n'arriverais plus à partir. Je suis sorti de la maison et j'ai marché. J'avais toujours apprécié la nuit. C'était plus calme. J'avais souvent effectué des missions de nuits. Il y avait moins de visibilités et je pouvais me fondre dans la masse. J'avais appris les techniques de bases de dissimulations nocturne quand j'avais été entraîné, mais c'était il y a longtemps.

Mes pas m'ont mené vers la rue des bars, comme je l'appelais. Ce n'était pas dans mes habitudes de venir dans ce genre d'endroits mais ça m'arrivait ces derniers temps quand j'avais besoin de me vider la tête. Je me suis installé au bar et j'ai demandé une Vodka. J'étais russe après tout, même si j'étais en exil j'aimais toujours les spécialités de mon pays. J'ai remercié le barman dans un parfait Anglais. On ne décelait pas mon accent. J'ai bu mon verre rapidement et j'avais envie d'un autre verre. Je tenais bien l'alcool et puis j'étais à pied. Ce n'était pas un problème. Il y avait un type à côté de moi qui se disputait avec ce qui semblait être sa fiancé. Dispute conjugale. Je l'ai vu lever la main sur elle et j'ai eu un réflexe. Je l'ai arrêté danse son geste et je lui ai retourné le bras. Il m'a crié dessus et je lui ai conseillé de partir avant que je ne lui casse la figure. La demoiselle a eu l'air reconnaissante et j'ai demandé au barman qu'il lui offre un verre sur mon compte. Je voyais que le gars avait l'air intrigué. J'ai fini par lui dire :

« Désolé, je ne supporte pas les types comme lui.»


C'était étrange mais j'avais l'impression d'avoir déjà vu son visage quelque part. J'étais physionomiste je reconnaissais facilement le visage des gens mais pas quand il y avait plusieurs années que je ne les avais pas vu. Je ne me doutais donc pas que ce type me connaissais.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 22/02/2016
» Messages : 694
» Pseudo : Mom's
» Avatar : Jason Momoa
» Âge : 36 yo (3/4/81)
» Schizophrénie : Indianna M.(n.dormer) + Samuel A. (j.gyllenhaal)
() message posté Mer 20 Sep 2017 - 10:03 par Lucian M. Torres
L'escalade lui offrait un cadre de vue impressionnant. Suspendu dans le vide, accroché à cette paroi de pierre, Lucian fit une pause. Il aimait cette quiétude, ce silence seulement entrecoupé des cris des oiseaux et des échos sur la roche. De plus, il appréciait cette solitude. Il avait été seul pendant longtemps, seul dans sa cellule, seul avant que Lexie n'entre dans sa vie. Et elle était partit, elle lui avait tourné le dos si bien qu'il avait renoué avec de vieux démons. Mais aujourd'hui, elle était de retour, elle avait débarqué dans la boite de nuit où il bossait. La revoir l'avait secoué, l'avait ébranlé plus que ce qu'il n'avait imaginé. A cette pensée, il resserra sa prise sur la corde et continua son ascension. Il n'était pas venu là pour songer à elle, mais bien pour lui, pour se ressourcer. Bien sûr, l'escalade ici n'avait pas le charme du Brésil ou des massifs de l'ouest américain, de ses immenses montagnes. Lucian avait roulé plus de deux heures avant de trouver une paroi intéressante à monter. Le charme de son pays natal lui manquait ainsi que sa vie la-bas. Pourtant, il avait fait le choix de partir, de se construire une vie loin des problèmes de Rio. Se souvenir de ses terres lui rappelait sa mère et son cœur se serra. Elle aussi, il lui avait tourné le dos, il avait choisi de la quitter pour de meilleurs horizons et aujourd'hui, elle n'était plus là. La seule femme qui l'est soutenu, qui l'aimait plus que de raison. Enfin, il arriva au sommet. Il décrocha ses pics et remonta son attirail. Il s'assit à même le sol, plongeant son regard au loin. C'était la campagne londonienne qu'il observait et non pas les vastes plaines de son enfance ou de son adolescence aux États-Unis.

Il mit son matériel dans le coffre de son 4x4 et reprit la route. Il avait pas mal de chemin avant de regagner son appartement. Il avait besoin de dormir aussi, juste une heure ou deux, afin d’enchaîner sur son service. Lucian travaillait beaucoup la nuit, que ce soit en prenant son service au bar ou en faisant le videur au Ministry of Sound. Il n'avait pas vraiment choisi ce mode de vie, il avait plutôt accepté ce qu'on lui proposait. Peu de gens étaient enclin à engager un ancien détenu, aussi Lucian faisait tout ce que sa carrure lui permettait dans l'ordre du légal. Il travaillait ponctuellement comme agent de sécurité à la salle de concert de la ville, ce qui permettait d'arrondir les fins de mois. Lucian avait enchaîné son service comme videur avec son escalade de ce matin, il n'avait donc pas fermé l’œil depuis un moment, comme souvent. Aussi, il roula rapidement jusqu'à chez lui et ressortit une heure entière avec ses deux chiens. Ils avaient autant besoin que lui de se défouler, de prendre l'air et Lucian n'était pas un tortionnaire qui prenait des bêtes comme des jouets. En rentrant, tous les trois partirent se coucher à leurs places respectives.

Lucian prit le chemin du Lucky Star. Il prit son service à l'heure, se glissant derrière le bar avec aisance. Lucian n'avait jamais été serveur avant de prendre son poste ici, mais en véritable autodidacte, il apprenait tout plutôt rapidement. Et puis sa silhouette poussait aussi au calme, sans même qu'il est besoin d'intervenir, ce qui lui donnait un statut différent que simple barman. Mais ce cadre de vie lui convenait, il s'en était contenté. Il faisait de gros efforts pour ne pas déraper, pour rester dans les clous, surtout maintenant que Lexie avait de nouveau fit irruption dans sa vie. Un gars lui commanda une vodka et Lucian le lui servit. Près de lui, il entendit le bruit caractéristique d'une scène de ménage. En règle général, Lucian ne se mêle pas de ça. Il avait apprit à conserver ses problèmes et donc à ne pas prendre part dans ceux des autres. Mais il remarqua le geste de ce type, cet abrutis en polo grande marque, et avant qu'il est pu intervenir, son client le devança. Il vit le type crier de douleur sous la pression qu’exerçait son client, sans que celui-ci ne lui demande le moindre effort. C'est là qu'il tilta. Ce visage, il l'avait déjà vu. Il reconnaissait cet air assuré, cette nonchalance. Le gars torturé le regarda, comme s'il cherchait une intervention de sa part. Après tout, Lucian devait représenter le bar à ses yeux, donc celui qui devait prendre une décision. « Dégagez ou c'est moi qui m'en charge », dit-il calmement, mais en laissant voir qu'il ne plaisantait pas. Certes, il venait de perdre un client, mais il ne pouvait accepter qu'on lève la main sur une femme, aussi pénible soit-elle. Le type fit une dernière grimace avant de quitter les lieux. Dommage, Lucian aurait presque apprécié de l'y aider un peu. Finalement, le client à la vodka se tourna vers lui, après avoir intimé au sale type de prendre congé. Il lui commanda un verre pour la cliente. « Désolé, je ne supporte pas les types comme lui.», se sentit-il obligé de dire. Pour Lucian, cela relevait de la normalité que de s'interposer entre un homme violent et une femme. Lui même l'avait fait avec Sharona récemment, une jeune serveuse qui avait eut la malchance de croiser le mauvais gars. Lucian fouilla dans sa mémoire et il vit enfin, nettement, l'image de ce même type s'afficher. « Personne ne les supportes. Mais on en fait pas tous un métier », dit-il, certain maintenant de savoir où il avait déjà croisé ce type.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 09/09/2017
» Messages : 163
» Pseudo : rose/ MillionEyes
» Avatar : jeremy renner
» Âge : 45 ans
» Schizophrénie : Marlon/ Tom/ Violet
() message posté Ven 22 Sep 2017 - 17:49 par Damian Ledovskoï
J'avais eu besoin de sortir, de prendre l'air. Je n'arrivais pas à dormir alors marcher m'aidait parfois à mieux retrouver le sommeil en rentrant. Mes pas m'avaient menés au lucky star, ce n'était pas trop loin de la maison et ça m'arrivait ces derniers temps d'y venir pour chasser mes idées noirs dans un verre de vodka. Il n'y avait pas trop de monde ce soir mais le couple à côté de moi ne semblait pas en bon terme et lorsque l'homme à voulu frapper la demoiselle qui semblait être sa compagne je n'ai pas pu m'empêcher d'intervenir. J'avais réagis à l'instinct, comme je le faisais toujours en mission. Je lui avait attrapé le bras et retourné l'empêchant de finir son geste. Le barman qui avait vu la scène ne détachait pas son regard et semblait plutôt de mon côté, d'ailleurs quand j'ai relâché le bras du type il lui a confirmé de dégager. On serait deux à l'envoyer à coup de pied dans les fesses dehors et il l'avait bien compris. Il est parti. La jeune femme nous a remercié d'un signe de tête puis à son tour est partie. Je me suis senti obligé de lui dire que je n'aimais pas ce genre d'hommes et j'ai haussé un sourcil à sa remarque. « On en fait pas tous un métier.» Qu'est-ce qu'il voulait dire par là? Je l'ai regardé sans comprendre. Où voulait il en venir ? J'ai eu un moment de doute et je me suis demandé si il me connaissait. Je ne me souvenais pas de son visage, ce qui était étonnant, d'habitude je me souvenais plutôt bien des visages mais le sien m'était inconnu, à moins que … à moins qu'il n'ait été un enfant lorsque je l'avais vu. Ce qui expliquerait pourquoi je ne me souvenais pas de lui. J'ai fini par lui dire :

« Je ne vois pas de quoi vous parlez. Vous ne savez pas ce que je fais. »

Je ne savais pas ce qu'il s'imaginait. Je ne suis pas un sauveur. Je ne l'étais pas du tout d'ailleurs avant qu'on me retrouve et qu'on me sorte de la prison dans laquelle mes anciens patron m'avaient enfermés. J'avais beau essayer de ne plus y penser, je n'y arrivais pas. Je revois leur visage sans arrêt, toutes ces personnes que j'ai tués sans réellement de raisons, juste parce qu'on me le demandait. Je n'en étais pas fier et j'aurais voulu effacer cette partie là de ma vie. Je ne serais pas veuf si je n'avais pas été un tueur. Ils ne se seraient pas vengés et ma femme ne serait pas morte, mais avec des si on pourrait mettre Paris en bouteille. J'avais pourtant l'impression de l'avoir déjà vu quelque part, c'était absurde parce que j'étais sur du contraire mais quelque chose me disait que je me trompais peut-être et j'ai fini par lui demander :

« On s'est déjà croisé ? »

Je voulais en être sûr. Je n'aimais pas être dans le doute et je n'aimais pas avoir cette impression qu'il en savait plus que moi. Je devais m'assurer qu'il ne savait rien de mon identité et de mon travail.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 22/02/2016
» Messages : 694
» Pseudo : Mom's
» Avatar : Jason Momoa
» Âge : 36 yo (3/4/81)
» Schizophrénie : Indianna M.(n.dormer) + Samuel A. (j.gyllenhaal)
() message posté Mer 4 Oct 2017 - 14:02 par Lucian M. Torres
En vérité, Lucian était presque frustré de n'avoir pas pu intervenir à la place du client. Et puis, il n'y avait encore pas si longtemps, c'était son gagne pain que de régler leurs comptes à des gars comme lui. Aujourd'hui, derrière ce bar, il savait que ce n'était plus son rôle, même si cela pouvait le démanger à certains moments. Néanmoins, il savait qu'il pouvait avoir autorité en cas de bagarre et n'avait pas besoin de demander l'autorisation à son chef pour intervenir. Et en même temps, une autre partie de lui était contente d'en avoir fini avec tout ça. Après tout, autrefois, il était vu comme le gars qui venait casser des têtes, faire peur, semer la discorde partout où il passait. Un statut qui ne le dérangeait pas outre mesure du moment qu'il était payé pour ça et surtout, qu'il ne savait pas faire grand chose d'autre légalement. Lucian n'avait aucun diplôme, aucunes qualifications professionnelles officielles. Il avait toujours vécu de la violence et de la peur d’autrui. Il avait changé pour Lexie à l'époque, parce qu'il ne pouvait continuer cette « profession » sans prendre le risque de la perdre. Mais même là, il avait fini par tout foirer et avait terminé en prison. En y sortant, il avait cherché à se sortir de tout ça, histoire que cela lui serve de leçon et de ne surtout pas y retourner. Il avait plutôt tenu bon jusque là, preuve en est qu'il se tenait derrière un bar à servir des verres plutôt qu'à les lancer sur la tronche des gens. Mais il lui arrivait encore d'accepter quelques contrats, parce que la vérité, c'est qu'une partie de lui ne pourrait jamais laisser cela derrière lui. Ça faisait partie de lui, au même titre que son envie de rédemption. Il luttait en permanence contre ses démons, contre ses pulsions, mais cela n'était pas toujours suffisant.

En tout cas, ce client là, il n'avait pas eu le temps de lui en mettre une pour qu'il dégage. De toute façon, pas sûr que son bosse apprécie vraiment qu'il en arrive à de telles extrémités alors qu'une simple menace pouvait suffire. Surtout avec un type qui s'attaquait à une femme sans défense. Le genre de type qu'il aurait même pu tabasser gratuitement, mais enfin passons. Lucian s'était donc concentré sur le client à la vodka, qu'il avait fini par reconnaître. Alors certes, ses traits avaient changé au vu de l'âge, mais il restait reconnaissable. « Je ne vois pas de quoi vous parlez. Vous ne savez pas ce que je fais. » En effet, Lucian ne savait pas si cette profession était toujours d'actualité mais une chose était sûr, c'est bien lui qu'il avait vu abattre un gars, des années auparavant. Lucian n'était qu'un gosse à l'époque, un gamin qui n'aurait sans doute jamais dû voir ce qu'il avait vu ce jour là. Mais il était toujours là pour s'en souvenir. Mais le type ne semblait pas le remettre. Il faut dire que Lucian avait pas mal changé depuis. Il avait prit deux bonnes têtes et plusieurs kilos qu'il avait allègrement entretenu en muscles ces vingts dernières années. « On s'est déjà croisé ? » Apparemment, Lucian avait réussi à lui mettre le doute. Il fixa le client, posant le verre qu'il était entrain d'essuyer devant lui. « Ouais. Il y a 20 ans. Au Brésil. », dit-il simplement. Il se souvenait très bien de cette journée. C'était la première fois qu'il avait ressentit une telle peur, pourtant, il était déjà accoutumé des bagarres de rue à cette époque, et le danger, il connaissait. Mais c'était la première fois qu'il voyait un type en abattre un autre de la sorte. Gamin, Lucian avait connu les guerres de gang, plutôt courantes dans les quartiers brésiliens. Alors il avait rapidement prit conscience de la violence dans les rues, mais aussi des trafics en tout genre dont vivaient ces gangs. Seulement il n'avait jamais vu un gars mourir d'une balle, en tout cas pas avant ce jour là, pas avant que ce type ne presse la détente. Mais la peur avait surgit après. Il avait croisé son regard, celui de l'assassin, et il avait sentit tout son corps trembler. Il était persuadé qu'il serait le prochain, parce qu'encore une fois, il avait vu quelque chose qu'il n'aurait pas dû. « Ça vous revient ? », demanda-t-il, abrupte. Lucian n'était pas vraiment ravi qu'un exécuteur se retrouve ici, dans un bar bondé. Il jeta un regard au dessus du bar, cherchant à savoir s'il avait une arme sur lui, mais le comptoir lui faisait obstacle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 09/09/2017
» Messages : 163
» Pseudo : rose/ MillionEyes
» Avatar : jeremy renner
» Âge : 45 ans
» Schizophrénie : Marlon/ Tom/ Violet
() message posté Jeu 5 Oct 2017 - 10:07 par Damian Ledovskoï
Je ne savais pas qui était cet homme. Comment est-ce que j'aurais pu le reconnaître, mais une vague de souvenirs m'a traversé l'esprit, comme des flashbacks. Je revoyais la rue, je revoyais le type que j'avais du abattre et le gosse à côté de lui. Merde. Comment étais-ce possible qu'on se retrouve là après tout ce temps ? Je n'étais pas fier de ce que j'avais fait. Je l'avais fait par ce que je n'avais pas le choix. C'était ce qu'on attendait de moi. Je ne pouvais pas dire non. J'avais pourtant dit non ensuite et le prix que j'avais payé m'avait transformé. Ça n'avait pas été ma dernière mission, j'en avais eu d'autres ensuite jusqu'au jour où je me suis rendu compte qu'on me manipulait.

J'ai regardé l'homme en face de moi. Il avait bien grandi et changé. Je n'aurais jamais pu me douter que c'était lui. J'ai acquiescé quand il m'a demandé si ça me revenait. Évidement. Je n'ai jamais oublié un seul de leur visage. Ils me hantent chaque nuit.

« Oui mais je ne suis plus cet homme là.»

Je voulais que ça soit clair. On ne pouvait pas parlé de ça ici. Ce qu'il avait vu il ne l'oublierait jamais et moi non plus. Seulement je n'avais pas envie qu'on puisse me retrouver ici. Ils avaient déjà eu ma femme, je ne voulais pas que ma fille n'ait plus du tout de parents.

« Il vaut mieux ne pas parler de ça ici.»

Je ne savais pas s'il avait du temps, s'il pouvait laisser ses collègues gérer le bar. C'était la première fois que je me retrouvais dans cette situation avec quelqu'un qui savait ce que j'avais fait, du moins qui savait une partie infime de ce que j'avais fait. Il ne savait pas tout heureusement. Je revoyais ce jour là, il faisait chaud, le soleil était derrière moi et l'homme l'avait dans les yeux, je savais où il serait quand il le serait. J'avais étudié ses moindres gestes, ses habitudes, mais je n'avais pas prévu qu'il y aurait un témoin. J'aurais du l'abattre aussi, mais ce n'était pas les ordres et je n'avais jamais tuer un enfant. Je lui avais donc laissé la vie sauve. Je ne savais pas ce qu'il était devenu. Je ne m'étais même jamais posé la question. C'était étrange de me retrouver face à lui.

« Comment vous êtes vous retrouver ici ? »

J'étais un peu curieux de savoir comment il avait quitté le brésil, ce qu'il avait fait après ça. Ça ne me plaisait pourtant pas de revenir dans le passé. Je n'aimais pas me souvenir de tout le mal que j'avais pu faire.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 22/02/2016
» Messages : 694
» Pseudo : Mom's
» Avatar : Jason Momoa
» Âge : 36 yo (3/4/81)
» Schizophrénie : Indianna M.(n.dormer) + Samuel A. (j.gyllenhaal)
() message posté Jeu 12 Oct 2017 - 15:58 par Lucian M. Torres
Lucian n'était pas inquiet pour autant. Il aurait dû parce qu'il savait de quoi ce type était capable, du moins par le passé, mais il ne l'était pas. Peut être qu'il en avait trop vu depuis, que les drames avaient fini par le laisser de marbre. Lucian avait apprit à se défendre depuis, il avait même apprit à cogner avant, histoire de limiter la casse et de montrer de quoi il était capable. Le gamin d'autrefois avait laissé place à un homme sans peur. Le fait qu'il soit seul, sans attaches, ne faisait qu'accentuer ce sentiment. Lucian ne craignait rien, ni personne. Il savait que cela n'était pas rationnel, qu'il devait se raccrocher à quelque chose afin de conserver sa part d'humanité, mais rien n'y faisait. Il n'avait plus de famille, hormis des frères et sœurs qui ne lui parlaient plus et un père qui l'avait abandonné quand il n'était qu'un gosse. Donc personne, pas d'attache, rien. Il ne manquerait probablement à personne si ce gars décidait de l’exécuter. Après tout, pas mal de personnes avaient voulu sa mort autrefois et il était toujours là, à servir des verres, comme si tout cela n'avait jamais existé. Non, Lucian n'était pas inquiet pour lui mais plutôt pour tous les clients qui venaient juste décompresser après une journée de travail. Néanmoins, ce type ne semblait pas être là pour cela, sinon pourquoi s'attabler tranquillement au bar ? Seulement Lucian n'avait pas vraiment envie de le voir traîner dans le coin trop longtemps. Il essayait de mettre de la distance avec sa vie d'avant et il ne l'y aidait pas vraiment. « Oui mais je ne suis plus cet homme là.» Lucian fit un rictus de méprit. Il connaissait la chanson. Ils disaient tous ça. La plupart de ses contrats disaient avoir changé aussi, tout ça pour éviter que les poings de Lucian ne s'abattent sur eux. Et le brésilien n'était pas dupe, de toute façon, on ne lui demandait pas d'avoir des états d'âme mais juste d’exécuter le contrat. Il n'était pas payé pour réfléchir et cela lui allait bien. Aujourd'hui, il pouvait avoir quelques remords mais cela ne l’empêchait pas de dormir. « Si vous le dite », siffla-t-il, pas du tout convaincu mais il s'en foutait pas mal du moment qu'il restait tranquille. Lucian préférait tout de fois le garder à l'oeil. « Il vaut mieux ne pas parler de ça ici.» Oui, c'était pas vraiment le genre de conversation qu'on aimait entendre, surtout dans ces temps de crise que traversaient le monde depuis quelques années. Mais Lucian n'avait pas vraiment envie de parler de tout ça de toute façon. D'abord parce que ce n'était pas un grand bavard et ensuite parce qu'il avait laissé tout cela derrière lui. « Il n'y a rien à en dire », dit-il fermement.

« Comment vous êtes vous retrouver ici ? » Lucian le fixa quelques instants. Cela l’intéressait-il vraiment ? Parce que Lucian n'avait pas vraiment envie de savoir ce qu'un assassin faisait ici. La dernière image qu'il avait de lui remontait à des années quand leurs regards s'étaient croisé après la mort d'un inconnu. Quand Lucian avait bien crut qu'il prendrait la prochaine balle juste parce qu'il n'avait pas à être présent pour assister à la scène. De plus, ce type détonnait assez à l'époque, lui le blanc aux yeux clairs. Lucian aurait eu vite fait de parler et d'attirer tous les gangs du coin à sa poursuite. Mais une part de lui avait été reconnaissant d'être resté en vie. A l'époque, il ne s'était pas demandé pourquoi, trop heureux de pouvoir repartir. Etait-ce de la pitié ? Ou autre chose ? Ou alors il avait fait comme lui en refusant d’exécuter des enfants ? Lucian avait toujours refusé d'être violent envers les femmes et les gamins, par contre, il avait pas mal fracassé des hommes qui pouvaient s'en prendre à eux. « En répondant à une offre de Pole Emploi », dit-il, cynique. Il n'allait pas raconter sa vie à un homme qu'il ne connaissait pas et encore moins à un type qu'il avait eu dans son viseur. Et puis Lucian ne parlait pas de sa vie, même à son entourage. Il ne savait même pas comment résumer son parcours jusque là. Comment expliquer qu'il avait fini barman à Londres, lui le gamin des rues de Rio ? Néanmoins, Lucian trouvait le client beaucoup moins impressionnant aujourd'hui. Peut-être parce que Lucian était plus âgé ou parce qu'il était beaucoup plus imposant. En tout cas, il ne ressentait plus cette peur d'autrefois, mais seulement cette sensation de chute qu'il avait ressentit à l'époque. S'il devait se confronter à lui, il pouvait aisément se défendre, comme ce qu'il avait toujours fait jusque là. Lucian lui tourna le dos pour servir quelques clients qui venaient prendre commande. Après plusieurs minutes, il revint à sa hauteur. « Pourquoi vous n'avez pas tiré ce jour là ? ». Il s'étonnait lui même de poser la question, alors que plus tôt, il ne voulait pas en parler.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 09/09/2017
» Messages : 163
» Pseudo : rose/ MillionEyes
» Avatar : jeremy renner
» Âge : 45 ans
» Schizophrénie : Marlon/ Tom/ Violet
() message posté Lun 16 Oct 2017 - 12:30 par Damian Ledovskoï
C'était étrange je n'ai jamais songé qu'un jour je re verrais ce garçon. Il avait été là au mauvais endroit au mauvais moment. Il avait malheureusement vu des choses dont je n'étais pas fier et ça l'avait sans doute forgé. Je ne savais pas quel était son passé, mais je voyais dans son regard qu'il a vécu beaucoup de choses, peut-être trop pour que ça le laisse indifférent. A l'époque je n'ai jamais pensé à tout les gens que j'avais impacté en tuant un membre de leur famille où un proche, mais aujourd'hui je me posais de plus en plus de questions si bien et tant que ça me hantait la nuit et parfois même le jour. Je ne sais plus dormir sans somnifères où revoir leur visage les uns après les autres. Le retrouver ici à Londres, loin de tout ça, me faisait un drôle d'effet, une espèce de piqûre de rappel qui me disait que tout était de ma faute. Je l'ai regardé dans les yeux, il ne me croyait pas. Ce n'était pas étonnant. Pourtant j'étais on ne peut plus sérieux. Je n'étais plus tireur à gage. J'avais changé et à tel point que j'avais travaillé pour le gouvernement anglais quand ils m'avaient sorti de ma prison.

« Oui je vous le dit. J'ai déjà payé pour ce que je faisais avant même si vous avez du mal à le croire. Je ne suis plus cet homme-là. Les choses ont changé. J'ai changé. »

J'étais aussi déterminé que lui. Je n'avais pas envie qu'il s'en aille ne pensant que je n'étais qu'un sale type. C'était faux. A l'époque je pensais faire ce job pour la bonne cause, on m'avait trompé et menti. J'en ai payé le prix fort. Je me suis retrouvé enfermé dans des sous sols miteux pendant des mois, j'ai été torturé et des années après ils avaient fini par tuer ma femme, alors je jugeais que j'avais assez payé mais ce n'était évidement pas suffisant, ça ne vaudrait jamais les vies que j'avais ôté. J'ai haussé les sourcils à sa réponse. Il ne voulait pas parler. Soit, qu'à cela tienne. J'ai bu une gorgée de mon verre. J'ai reposé mon verre quand il m'a demandé pourquoi je n'avais pas tiré ce jour-là. J'aurais pu le descendre. Oui, sauf que ça n'avait jamais été dans ma nature de tuer des enfants. Je n'avait pas non plus tué un père de famille qui était accompagné par sa femme et ses enfants. Je ne pouvais pas et c'est ce qui a commencé à me faire comprendre ce que je faisais. J'ai fini par lui répondre sans le lâcher du regard :

« Ce n'était pas dans mon contrat. »

C'était vrai aussi. Je recevais les ordres, j'exécutais et j'étais payé. On ne me disait pas vraiment qui était les personnes. Tout ce que je savais était leur nom et leur visage. Je savais leur emploi du temps mais je ne demandais pas pourquoi je devais les tuer et c'est quand je me suis mis à me poser des questions à ce sujet que j'ai commencé à comprendre qu'on ne me disait pas tout.

« Je n'ai jamais tué d'enfants. Ce n'était pas dans mes habitudes. Je ne pouvais pas. »

Je sais que ça ne serait pas suffisant pour qu'il accepte ce qu'il a vu à l'époque. Je ne peux pourtant pas revenir en arrière et changer les choses. Ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en manque.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 22/02/2016
» Messages : 694
» Pseudo : Mom's
» Avatar : Jason Momoa
» Âge : 36 yo (3/4/81)
» Schizophrénie : Indianna M.(n.dormer) + Samuel A. (j.gyllenhaal)
() message posté Mar 24 Oct 2017 - 13:25 par Lucian M. Torres
Lucian n'était pas autant dans le ressentit que son client. Il n'avait jamais été très empathique et il ne voulait pas le devenir. Les gens partaient, les gens mourraient et il fallait s'en faire une raison. Gamin, Lucian avait vu son père partir et ne jamais revenir. Pas un appel, pas une lettre, ni même une explication. Des psychologues vous dirait que Lucian avait dont grandit avec la peur de l'abandon, avec une fêlure quant à la représentation de la figure paternelle. Mais Lucian n'était pas du genre à croire à toutes ces conneries. Il avait simplement grandit sans son père, comme pas mal de gosses dans le monde. Mais il avait apprit rapidement que les êtres que nous aimons finissent par partir, d'une manière ou d'une autre, et qu'il est préférable de l'accepter puis de passer à autre chose. C'était sans doute grâce à cela, à cette manière de penser, que Lucian n'avait jamais été empêché de dormir, malgré tous ses méfaits. Il ne ressentait pas grand chose, c'était un fait. Pourtant, la fuite de Lexie l'avait blessé, bien plus qu'il ne voulait bien l'admettre. Il lui avait confié une partie de lui et elle s'était tiré avec, piétinant sûrement le peu d'estime de lui qu'il pouvait encore avoir. « Oui je vous le dit. J'ai déjà payé pour ce que je faisais avant même si vous avez du mal à le croire. Je ne suis plus cet homme-là. Les choses ont changé. J'ai changé. » C'était quoi le changement ? Lucian pensait avoir changé aussi, pendant un temps, mais force était de constater qu'une partie de lui ne le pourrait jamais totalement. C'était comme s'il luttait contre sa vraie nature. La nature avait fait de lui un enfant des rues puis un homme violent, renfermé et cela ferait toujours partie de lui. Mais peut être que ce type disait vrai, peut être que pour lui, c'était différent. Lucian croyait peu en la rédemption mais il avait déjà vu des types sortir la tête de l'eau, devenir des hommes meilleurs. Pendant deux ans, il avait côtoyé les pires espèces en prison. Il avait vu le mal, la perversité, l'obscurité ronger les hommes, il avait donc une vision assez sombre de l’espérance.

Et c'est sans doute cela qui le pousse à lui demander. Pourquoi l'épargner ? Pour son innocence ? Lucian sourit presque à cette pensée. L'innocence, ça fait très longtemps qu'elle l'a quitté. « Ce n'était pas dans mon contrat. » Lucian hoche la tête. Simplement cela. Il pose le verre qu'il était entrain d'essuyer et met ses mains de chaque côté, à plat sur le bar. Il fait face au type. « Donc si le contrat l'avait demandé, vous m'auriez butté ». Le type ne le savait pas, mais Lucian connaissait bien ce type de deal. Après tout, il avait vécu de cela pendant très longtemps avant de se retrouver derrière un bar. Il ne savait pas trop comment entendre l'information. Après tout, c'était dans une autre vie tout ça, il avait même l’impression que c'était un autre qui l'avait vécu à sa place. Mais la réalité était là. Un simple contrat pouvait vous dicter votre conduite, vous dire quoi faire et comment le réaliser. Un ordre, un seul, et toute votre vie vous échappe. « Je n'ai jamais tué d'enfants. Ce n'était pas dans mes habitudes. Je ne pouvais pas. » Il semblait que ce gars ait un minimum de principes finalement. Lucian n'en n'avait pas beaucoup, mais il avait au moins celui-là. Il n'aurait jamais pu arracher un enfant à sa famille, mais pas par sentiment, plus par logique, par raison. Pourtant, il avait déjà enlevé des pères à leurs enfants, sans le moindre regrets. Pour certains, il était encore préférable qu'ils grandissent sans père plutôt qu'avec des types de leur espèce. Lucian n'était pas un vengeur masqué, non, mais il devait reconnaître qu'il avait rendu de fières services à ces familles là. Ce n'était sans doute pas son rôle, ce n'était même pas dans cet esprit là qu'il était engagé, mais le résultat était le même. « Une chance pour moi alors », dit-il avec ironie, affichant un rictus narquois. Il n'allait pas non plus le remercier. Finalement, Lucian ne devait sa vie qu'à un contrat entre ce type et un autre. De toute façon, Lucian avait bien grandit depuis. Ce jour là, il avait ressentit le plus grande peur de sa vie, mais aussi la dernière. Il s'était endurci, il avait apprit que la peur ne faisait pas l'homme, elle ne faisait que l'affaiblir. La peur empêchait d'avancer, elle devenait paralysante et il était hors de question que Lucian ressente à nouveau cela un jour. « J'imagine que vous n'êtes pas là pour un nouveau contrat dans ce cas. C'est comment la reconversion dans votre domaine ? ». Question purement critique. Parce que tueur à gage ça devait faire mauvaise impression sur un CV ou une recommandation professionnelle. Lui même n'avait pas de papiers dans ce genre là. Il avait presque une vie entière de méfaits derrière lui, donc pas de quoi épater de futurs employeurs. Il ne devait son poste qu'à sa carrure qui suffisait pour être engagé, ainsi qu'une chance incroyable d'avoir Nate comme patron pour lui donner sa chance.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 09/09/2017
» Messages : 163
» Pseudo : rose/ MillionEyes
» Avatar : jeremy renner
» Âge : 45 ans
» Schizophrénie : Marlon/ Tom/ Violet
() message posté Mer 1 Nov 2017 - 14:24 par Damian Ledovskoï
Je ne sais pas pourquoi je retombe sur lui. Il s'est passé tellement d'années depuis la dernière fois. Ce n'était qu'un gosse à cette époque. J'étais déjà un adulte, j'étais plus jeune et j'étais persuadé que j'agissais pour mon pays, que ce que je faisais rentrait dans l'ordre des choses, mais je m'étais trompé. J'estimais qu'aujourd'hui ma dette était payée, que j'avais un peu réparé ce que j'avais fait, mais pas totalement. J'ai tué des gens et ces gens ne reviendrons pas. Ils ont disparus pour toujours. J'ai soupiré à sa remarque et je lui ai répondu :

« Non. Je ne l'aurais pas fait. Je ne tuais pas d'enfants. »


Je n'ai jamais pu le faire. Je ne sais pas pourquoi, peut-être qu'au fond de moi je savais que c'était mal. C'est étrange la manière dont je suis passé à manifestant pour des nobles causes à tueur à gages, mais c'est eux qui m'ont transformé. J'ai accepté parce que je ne voulais pas que ma famille ai d'ennuis, même si c'était ma famille adoptive, je les aimais, je ne voulais pas qu'ils aient des problèmes à cause de moi. Je leur en avais pourtant causés, mais c'était différents, leur vies n'étaient pas en danger.

« Écoutez, je sais que c'est dur à comprendre et à accepter, mais vous étiez là au mauvais endroit au mauvais moment. Je suis désolé que vous ayez assister à ça. Il n'y aurait pas du avoir de témoins. Généralement il n'y avait pas. Vous n'avez pourtant jamais rien dit. Pourquoi ne pas m'avoir dénoncé ? »


Il aurait pu. J'aurais du partir et peut-être qu'on m'aurait recherché pour meurtre, mais ça n'était pas arrivé. Il avait décidé de se taire. Les autorités ne l'auraient peut-être pas cru, c'était un ado à l'époque. Il y avait peut-être de ça aussi. Quoi qu'il en soit aujourd'hui il me voit comme un monstre. Il n'a pas tout à fait tort, même si j'ai changé, ça a fait parti de moi. Je ne pourrais pas l'effacer. Je fais non de la tête, je ne suis pas là pour un autre contrat. Je ne sais pas si je peux lui dire, mais comme il est déjà au courant de mon passif autant tout lui dire.

« Non, je ne suis pas là pour un contrat. Je vous ai dis que c'était terminé tout ça. On m'a chassé de mon pays. Je pensais agir pour la bonne cause, qu'ils avaient leur raisons mais c'était faux. »

Je ne craignais pas qu'on nous surveille. Le bar était bruyant, ça serait difficile de capter quoi que se soit dans ce brouhaha. Les lieux publics étaient l’idéal pour parler d'affaires, en tout cas quand le lieux était bien choisi. Je prenais le risque de tout manière. Je n'ai plus grand chose à perdre.

« J'ai rencontré une journaliste anglaise à qui j'ai balancé toute l'affaire que j'avais découverte. Quand j'ai parlé à cette journaliste ils m'ont arrêté et enfermé. C'est elle qui a parlé de moi au service de renseignements extérieurs, elle connaissait des gens là-bas. Ils m'ont retrouvé et ont négocié ma sortie. Si je me taisais et s'ils étouffaient l'affaire ils me laissaient partir. »

Je me suis arrêté de parler. Je préférais ne pas lui parler de l'affaire que j'avais découverte, ça serait inutile et bien trop dangereux, s'il parlait je risquais d'avoir de gros ennuis, hors je viens de demander ma retraite et je n'a pas envie qu'on me la refuse. Je veux qu'on me laisse tranquille.

« Je suis devenu espion pour les anglais. »


C'est la première fois que je balance ça à quelqu'un de but en blanc, mais il a l'air d'en savoir plus qu'il n'en dit et d'être assez costaud pour croire à tout ça.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
MEMBRE

» Date d'inscription : 22/02/2016
» Messages : 694
» Pseudo : Mom's
» Avatar : Jason Momoa
» Âge : 36 yo (3/4/81)
» Schizophrénie : Indianna M.(n.dormer) + Samuel A. (j.gyllenhaal)
() message posté Lun 6 Nov 2017 - 15:46 par Lucian M. Torres
Il y avait peu de chance que leurs chemins se recroisent. Une dizaine d'année s'était écoulé et il existait des milliers de kilomètres entre le Brésil et ici. Pourtant, ils étaient de nouveau face à face, dans ce bar en plein Soho. Dans ce bar où Lucian ne se serait jamais vu travailler quelques temps plus tôt. Autrefois, il aurait sans doute méprisé ce genre d'emploi, en commençant par la paye. Lucian avait été habitué à gagner correctement sa vie et simplement pour user de sa force. Avant, il était taillé pour faire peur, pour impressionner son monde. Il n'avait nul besoin de converser avec des clients, de passer l'éponge dix fois par soirée afin de laver un comptoirs qui ne cessait d'être sali, ni d'écouter une musique qui lui déplaisait. D'une même manière, il n'était pas obligé de jouer les statues devant une boite de nuit, à guetter dans le froid la prochaine personne à sortir, la prochaine fille raide morte qu'il fallait raccompagner jusqu’à la sortie. Des emplois dont Lucian aurait pu se passer s'il n'avait pas décidé de reprendre sa vie en main. Et cela commençait par arrêter de gagner sa vie illégalement et surtout de reprendre ses mauvaises habitudes. « Non. Je ne l'aurais pas fait. Je ne tuais pas d'enfants. » Et Lucian était toujours là, face à ce type. Il avait encore du mal à se dire qu'ils s'étaient retrouvés après tout ce temps. Quelque part, c'était en partit grâce à ce type que Lucian avait comprit que la peur n'était pas envisageable. « Écoutez, je sais que c'est dur à comprendre et à accepter, mais vous étiez là au mauvais endroit au mauvais moment. Je suis désolé que vous ayez assister à ça. Il n'y aurait pas du avoir de témoins. Généralement il n'y avait pas. Vous n'avez pourtant jamais rien dit. Pourquoi ne pas m'avoir dénoncé ? » Lucian leva ses yeux sombre vers lui. Les choses étaient bien différentes autrefois. Lucian n'était qu'un adolescent effrayé et c'était une autre époque, un autre pays. Il avait vraiment l’impression que ce n'était pas lui l'enfant dont ils parlaient, mais d'un vague souvenir, comme un rêve dont quelques détails seulement émergeaient. « Et j'aurais dis quoi ? Qu'un type en avait flingué un autre ? C'était les favelas de Rio, ce genre de choses n'étaient pas vraiment inédites la-bas ». Lucian se souvenait bien de son enfance. Il avait pourtant eu une bonne éducation par sa mère, une femme brave et digne, mais Gloria n'avait jamais eu beaucoup d'argent. Alors Lucian s'était mit à traîner dehors, à accepter l'argent facile afin d'aider sa mère comme il pouvait. Et traîner dans la rue, à son âge, venait à se faire remarquer par les gangs, par la mafia locale et donc à voir tout un tas de choses qu'un enfant devrait ignorer. « Non, je ne suis pas là pour un contrat. Je vous ai dis que c'était terminé tout ça. On m'a chassé de mon pays. Je pensais agir pour la bonne cause, qu'ils avaient leur raisons mais c'était faux. » Ce coup-ci, Lucian ouvrit de grands yeux. Pour la bonne cause hein ? Il aurait presque rit s'il ne trouvait pas cela si lugubre. Mais quelque part, il trouva dans son discours un léger réconfort : il avait dû fuir son pays. Finalement, il avait payé en partie pour son sale boulot. Lucian lui même avait quitté le Brésil, mais il avait prit seul cette décision, comme celle de quitter les Etats-Unis pour s'installer à Londres.

Alors que Lucian pensait leur conversation sur le point de se terminer, il fut surprit d'entendre son client reprendre : « J'ai rencontré une journaliste anglaise à qui j'ai balancé toute l'affaire que j'avais découverte. Quand j'ai parlé à cette journaliste ils m'ont arrêté et enfermé. C'est elle qui a parlé de moi au service de renseignements extérieurs, elle connaissait des gens là-bas. Ils m'ont retrouvé et ont négocié ma sortie. Si je me taisais et s'ils étouffaient l'affaire ils me laissaient partir. » Lucian crut être projeté dans un vieux film de James Bond. Il n'était pas vraiment branché cinéma mais ce genre d'histoire faisait souvent rêver les petits garçons. Tous, à un moment, s'étaient imaginé devenir espion et pouvoir conduire un bolide de course, avoir une mallette pleine de gadgets. Seulement le type ne semblait pas mentir, mais plutôt délivrer une part de lui-même. Quelque chose disait à Lucian qu'il n'avait pas dû parler de tout ça très souvent, qu'il avait préférait taire son vilain secret. Et il y avait de quoi si jamais cette histoire était bien réelle et non le fruit d'une invention. Et Lucian savait bien qu'il l'avait vu abattre de sang froid un type des années plus tôt. « Je suis devenu espion pour les anglais. » Cela se confirmait. Lucian était rarement surprit, ce n'était pas un type qu'on épatait facilement. Il n'aimait pas être prit au dépourvu, seulement là, il devait bien reconnaître que cette situation n'avait rien d'anodine. Il avait en face de lui un espion, un vrai, de ceux qu'on voyait dans les films d'action. Puis il tiqua. « Pour un espion, je vous trouve drôlement bavard. Vous avez pas une sorte de secret professionnel ? Un truc qui vous dit que si vous parlez de ça à quelqu'un vous vous prendrez une balle en pleine tête ? ». Non, parce qu'il trouvait ça bizarre qu'il lui parle ouvertement de son statut. Certes, il ne s'étalait pas sur les détails, mais il était persuadé que ce genre de conversation était interdite. Bon, il avait de la chance cela dit, il était face à un ancien malfrat, de ceux qui savent se taire. Et puis il existait un certain code de conduite entre voyou. Lucian devrait haïr ce type, après tout, il lui avait filé les jetons pendant un moment. Mais il se souvenait également qu'il l'avait épargné et à priori, il était en voie de rédemption.
Revenir en haut Aller en bas
When your past comes back to hunt you feat Lucian
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

London Calling. :: Zone 1-2-3 :: Central London :: Soho :: The Lucky Star
Page 1 sur 1
» Why Haiti Can't Forget Its Past
» R.M.S TITANIC IS BACK!
» Flash-Back with Hitsu [PV: Zelles Hitsugaya]
» Gloglo is back avec un diplome en poche !!!!
» Made in Flash Back

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-