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Un jour il comprendra et il se dira « merde, elle m’aimait vraiment » ♥︎ Lilly

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() message posté Ven 15 Sep - 9:44 par Callie M. Dos Santos
Un jour il comprendra et il se dira « merde, elle m’aimait vraiment »
Lilly & Callie
Depuis son arrivée à Londres, Callie avait vécu une vie légèrement mouvementée. Dans un premier temps, s’habituer à cette ville lui avait demandé un peu de patience et d’adaptation. La mentalité était différente, mais heureusement l’espagnole n’avait pas trop de problème à s’habituer dans un nouveau pays, un nouvel endroit, ni à démarrer un autre tournant de sa vie. Elle l’avait déjà fait il y a une vingtaine d’années, tout comme lorsqu’elle s’était rendue à Madrid toute seule avec sa fille pour ses études. Callie n’était pas ce genre de femme à ressentir le besoin d’avoir toute sa famille et sa smala près d’elle pour être heureuse, tant qu’au fond elle avait sa fille c’était le seul moteur qu’elle avait besoin dans la vie. Néanmoins, si vivre dans une autre ville ne semblait pas trop compliqué, vivre sans sa fille l’était beaucoup plus. Jamais Callie n’avait été séparée de sa princesse plus de quinze jours, peut-être trois semaines tout au plus, mais Lilly avait toujours vécu avec elle, sous son toit. Aujourd’hui, la roue avait tourné et même si la savoir chez son père lui donnait la certitude de quelque chose de beau et de nouveau dans la vie de sa brunette, elle ne pouvait ressentir parfois cette envie de pouvoir la savoir près d’elle, pas bien loin. Plutôt que chez Samuel, mais c’était bénéfique pour elle. Callie le savait pertinemment, alors elle prenait sur elle et patientait de pouvoir passer quelques instants avec Lilly.

A Londres, Callie avait opté pour une jolie maison typiquement anglaise extérieurement parlant et décorée comme elle aimait le faire intérieurement. Une décoration moderne cherchant à avoir un logement cosy, éclairé et agréable. Evidemment, sa fille y était la bienvenue, elle y avait même sa chambre et une partie de ses affaires qu’elle n’avait pas eu envie d’emporter chez son père. Après quelques mois, Callie voyait enfin le bout de son emménagement. Si elle avait stocké les cartons dans le grenier pour ne pas avoir l’impression d’être submergée par l’entretien de sa maison, elle en descendant un peu tous les jours et continua de trier et vider ces maudits cartons. Au moins, elle retrouvait ses affaires petit à petit et sa maison donnait une meilleure impression d’habitation que le début. La jeune femme avait plus de temps désormais. Ayant vendue ses parts de la société avec Macsen lors de leur rupture, elle avait néanmoins continué une activité freelance, ce qui lui laissait beaucoup plus de temps pour elle, mais aussi pour sa fille. Hormis le weekend, Callie continuait de se lever vers six heures du matin afin de travailler sur les demandes de ses clients, et ainsi elle avait l’après-midi pour elle, mais aussi la soirée. Comme aujourd’hui en somme.

Lorsqu’elle eut terminé de trier un carton, Callie jeta un œil vers la fenêtre. La pluie ne cessait de tomber, un peu comme souvent dans cette ville. Sachant sa fille à l’étage, l’espagnole hésita avant de prendre les escaliers jusqu’à la chambre de cette dernière. Depuis l’accident, elle savait que Lilly avait parfois besoin de repos et le lui accordait bien volontiers. Elle avait fait son rangement de carton une partie de l’après-midi en veillant à ne pas trop faire de bruit et désormais, elle s’avança dans la chambre de Lilly et s’assied sur le bord du lit « - Ca va mon chat ? » Callie fixa un bracelet avec des perles en bois que Lilly tripotait. Un bracelet que l’espagnole ne connaissait pas, et qu’elle n’imaginait pas à sa fille ne serait-ce que par la taille beaucoup trop grande pour appartenir à cette dernière « - Il est beaucoup trop grand pour toi, tu l’as eu à qui ce bracelet ? » Elle se doutait un peu de la provenance à vrai dire, et savait aussi ce que ça signifiait. Il n’y avait qu’à voir la moue de sa fille pour comprendre que le bracelet appartenait à Pierre et qu’en ce moment précis, il lui manquait. Peut-être un peu trop.


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() message posté Sam 23 Sep - 11:20 par Lilly R. Adams

En fixant l'eau, je me suis rendu compte que je n'avais nulle part où aller, plus aucun endroit où fuir. Je n'avais plus qu'à rester ici et à affronter la terrible vérité. J'ai mesuré, alors que d'autres larmes coulaient, combien j'étais fatiguée d'esquiver, fatiguée de ne pas en parler tout court, fatiguée de prétendre que tout allait bien quand ça n'avait jamais été aussi mal. Callie & Lilly

Un jour il comprendra et il se dira « merde, elle m’aimait vraiment »


Dans ma chambre, chez ma mère je balayai l’endroit du regard. Je n’y viens pas souvent et quand j’y viens, l’envie de ranger mes affaires, ou simplement de les défaire ne me dit rien. A quoi bon de toute façon, puisque je n’y vis pas. J’y reste une nuit, parfois deux, et puis je dois retourner chez mon père. Comme si j’avais dix ans, comme si j’avais pas le droit de choisir où je voulais vivre. Certes, c’est moins compliqué de vivre chez lui qu’au début, mais n’empêche que vivre avec ma maman me manque. Comme l’Espagne me manque. Non, je n’aime toujours pas Londres, je fais avec c’est tout. Assise par terre, je vide un carton, je trie ou presque avant de finalement tout remettre dans le carton et de le pousser au fond de la pièce. Si ça ne tenait qu’à moi je balancerais tout à la poubelle, à quoi bon garder des souvenirs ? Après tout, même si les souvenirs nous réchauffent de l’intérieur, ils nous déchirent violemment le cœur en même temps. Parce qu’on finit toujours par tomber dans la nostalgie des beaux jours, ces jours qui ne viendront plus. Qui sont passés. On n’a plus qu’à les regarder s’éloigner, impuissants et se dire que le meilleur est peut-être à venir. En tout cas, me concernant, j’avais moins de problèmes en Espagne, alors oui j’ai envie d’y retourner et de croire que Londres est une ville maudite, qui ne me convient absolument pas. Que je ne suis pas faite pour ces gens, pour cette météo, pour ce mode de vie. Non, vraiment, je déteste Londres.

Physiquement, je me remets comme je peux de l’accident. Je crois que même si mes blessures, fractures et compagnies disparaissent avec le temps, ça laisse un traumatisme. Je n’aimais déjà pas l’idée de devoir apprendre à conduire un jour, mais là c’est bon. Je suis vaccinée. Je préfère aller d’un point A à un point B à pieds, plutôt qu’en voiture. Les priorités de droites sont si rapidement brulées que je suis à la limite de l’angoisse lorsque j’en vois une alors que je suis confortablement assise dans une voiture avec un conducteur qui a un permis. Mais Julian aussi avait son permis et pourtant ça l’a pas empêché d’être con, débile. Totalement irresponsable. Je lui en veux et je suis déçue. Terriblement déçue. Une raison de plus pour ne pas aimer Londres, ici les gens déçoivent terriblement. Ou peut-être est-ce moi qui attend trop des Londoniens. Assise sur mon lit, je vide mon sac et y retrouve un bracelet. Des perles en bois, un bracelet lambda que je ne peux m’empêcher de mettre autour de mon poignet. Il est beaucoup trop grand parce qu’il ne m’appartient pas et que Pierre avait des mains plus grandes, des doigts plus longs. Des mains dont je ne pouvais me passer et qui me manquent terriblement aujourd’hui. Instinctivement, je jette un œil à mon portable, comme si j’attendais un message. Quelque chose de lui. Je sens mon estomac qui se contracte et le manque qui me pèse. Je tourne les perles entre mes doigts alors que je ne le quitte pas des yeux. Je ne sais pas quoi faire, je devrais le balancer par la fenêtre, comme lui m’a balancée de sa vie, mais j’y parviens pas, je veux le garder encore un peu au moins. Je ne sais pas pourquoi, parce que ça ne me fait clairement pas de bien, mais je sais que je veux le garder.

Finalement je relève la tête en entendant la voix de ma mère. Je ne l’ai pas entendue arriver, probablement trop perdue dans mes pensées. Est-ce que ça va ? Non, pas vraiment. Je suis fatiguée par les suites de cet accident, je suis brisée et ça aussi, ça m’épuise. J’ai la gorge nouée, impossible de lui dire que oui, je vais bien tellement ça sonnerait faux. Alors je me contente de lui répondre un oui de la tête. Lorsqu’elle me pose la question concernant ce bracelet, je soupire à l’idée de lui répondre « A Pierre. Mais je ne sais pas ce que je dois en faire. » finis-je par dire d’une voix peinée. Je la regarde, avant de plonger mes yeux toujours sur ces petites boules en bois, me remémorant le jour où il me l’a donné. Je me rappelle que j’avais été contente, que c’était stupide, mais que je l’avais regardé une partie de la nuit, avant de finalement m’endormir le bracelet à mes côtés, comme une petite adolescente découvrant l’amour pour la première fois « Maman, comment t’as fait pour oublier papa et vivre d’autres histoires sans avoir mal ? »






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() message posté Dim 15 Oct - 10:53 par Callie M. Dos Santos
Un jour il comprendra et il se dira « merde, elle m’aimait vraiment »
Lilly & Callie

Lorsqu’elle avait quitté l’Australie, Callie savait pertinemment qu’elle mettait une croix sur son couple et si elle en voulait à Samuel de faire passer la médecine avant tout, y compris avant leur petite famille et sa propre fille, elle avait ressenti une sensation de vide en mettant le pied dans l’avion. Avant d’être une maman comblée par les yeux émerveillé de sa petite princesse, elle était aussi une femme amoureuse et blessée par les choix de l’homme qu’elle aimait, du père de sa fille. Callie avait toujours essayé de faire bonne figure pour Lilly. Elle était persuadée qu’il était vital que sa fille puisse voir une maman souriante, heureuse plutôt qu’une femme fermée et brisée. De plus, la présence de son enfant lui apportait un certain réconfort. Elle s’était ensuite consacrée à ses études, à l’éducation de sa fille jusqu’à faire d’autres rencontres, et vivre une histoire totalement différente avec Macsen. Aujourd’hui, elle avait appris à vivre sans le père de sa fille, sans pour autant l’oublier comme semblait le croire Lilly. Le temps faisait bien les choses, il n’effaçait pas les souvenirs, mais il aidait à passer la pommade et à vivre de nouvelles histoires, ou au moins, de vivre une vie moins insupportable. Oui, selon Callie le temps est probablement le bien le plus précieux de l’être humain, mais peu le savent, peu de personnes s’en rendent compte.

Dans la chambre de Lilly, elle observa la tristesse sur la moue de sa fille. Elle aurait aimé porter son chagrin, ou bien lui donner un truc pour l’aider à surmonter le cap de la première rupture amoureuse, mais d’un autre côté elle savait que Lilly avancerait, et forgerait déjà son caractère. Elle en tirerait des conclusions, elle verrait l’amour différemment et moins naïvement. Callie s’approcha de sa fille et s’installa sur son lit l’attention porté sur ce bracelet que Lilly tenait dans ses mains. A la réponse de cette dernière, Callie laissa un léger soupir s’échapper. Voir sa fille malheureuse lui brisait le cœur et pourtant, c’était dans l’ordre des choses. Rares étaient les personnes vivant un seul et unique amour dans leur vie alors que celui-ci est aussi le tout premier. Callie attira Lilly dans ses bras pour lui apporter une zone de confort, mais aussi et surtout pour la réconforter. Elle prit plusieurs secondes avant d’’aiguiller sa fille et lui donner des solutions comme une maman devait faire, cherchant celle qui pourrait convenir le mieux. Mais y en avait-il vraiment ? Existait-il un remède aux chagrins d’amour ? Elle en doutait, sinon ça se saurait. Si on pouvait soigner un mal de crâne avec une aspirine ou un mal de gorge avec une pastille à sucer, il n’existait aucun médicament qui réparaient les cœurs brisés. Pas même un chirurgien en cardiologie. « - Qu’est-ce que t’aimerais en faire, toi ? Si ça te fait du bien de le garder, rien ne t’en empêche. Par contre si t’as l’impression que ça ne fait que ressasser des souvenirs douloureux, alors il serait préférable que tu t’en débarrasses. » Le regard dans le vide, elle resserrait son étreinte sur sa fille. Un silence s’installa dans la pièce, jusqu’à ce que Lilly vienne lui poser une question qui méritait réflexion, mais pas seulement. Elle se rendit compte que leur fille avait une idée de la relation qu’entretenait Callie et Samuel légèrement faussée. Cependant, elle ne pouvait lui en vouloir. Après tout, Lilly avait presque toujours vu ses parents se disputer pour des broutilles. Les appels téléphoniques entre les deux adultes étaient souvent ponctués par une fin de conversation radicale lorsque l’un ou l’autre coupait son portable au milieu de la conversation. Leurs reproches étaient comme un vieu disque rouillé qui répétait toujours les mêmes histoires : l’un reprochait à l’autre son départ avec leur enfant, alors que l’autre lui reprochait de faire passer son travail avant tout le reste. A ça s’ajoutait les prises de tête concernant les vacances où Lilly irait chez son père. Autrement dit, pas de quoi montrer à leur fille qu’il y avait une once de sentiments encore vivants, ou simplement un peu de respect.

« - Je n'ai pas oublié Samuel, Lilly. Et puis tu ne devrais pas comparer ton histoire avec Pierre et mon histoire avec ton père. Pierre c’est ta première jolie histoire d’amour, mais t’en vivras d’autres bien plus belles encore. Tu dois avancer et te dire que c’était de bons moments, mais tu verras qu’un jour tu rencontreras un homme mieux encore que tu trouveras plus beau, plus gentil, plus attentionné. En attendant, tu dois laisser le temps faire les choses. Ca va encore prendre une semaine, peut-être deux, trois ou encore un mois, mais tu ne dois pas perdre de vue qu’il n’y a pas que ça dans ta vie. Il a tes amis, tes études, tes hobbys… » Elle opta pour une touche d’humour dans l’espoir de faire rire sa fille au moins un peu « - … Et puis maintenant t’as même ton père avec qui tu vas passer du temps, que tu vas apprendre à connaître et tu verras que rien que ça, ça va te faire oublier qu’un homme t’a brisé le cœur. » Callie enfuit son visage dans la chevelure parfumée de sa fille, se perdant elle-même dans ses propres pensées « - Et puis nous on peut se faire des sorties entre filles aussi. On peut faire du shopping, un weekend Thalasso, voyager. »

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() message posté Ven 3 Nov - 15:10 par Lilly R. Adams

En fixant l'eau, je me suis rendu compte que je n'avais nulle part où aller, plus aucun endroit où fuir. Je n'avais plus qu'à rester ici et à affronter la terrible vérité. J'ai mesuré, alors que d'autres larmes coulaient, combien j'étais fatiguée d'esquiver, fatiguée de ne pas en parler tout court, fatiguée de prétendre que tout allait bien quand ça n'avait jamais été aussi mal. Callie & Lilly

Un jour il comprendra et il se dira « merde, elle m’aimait vraiment »


Dans ma chambre, j’étais installée sur mon lit à attendre que le temps passe, ou à attendre que je daigne bouger et trouver quelque chose d’autre à faire que de dessiner le visage de Pierre un peu partout, ou de manipuler son bracelet. Je ne savais pas trop ce que je devais en faire et au fond, je crois que même ma tête ne le sait pas plus. Je lui en voulais, parce qu’il avait réduit à néant notre histoire avec une facilité déconcertante alors oui, pour le coup, je me sentais totalement débile ou naïve. J’avais été stupide de croire qu’il y avait quelque chose de sérieux et tout ça pour quoi ? Une histoire d’âge. Le pire dans tout ça, c’est qu’il le savait. Je le lui ai dit, mon âge… La première fois que l’on s’est rencontré à Paris. Il y a trois ans, sans doute l’a-t-il oublié, mais en attendant c’est pas de ma faute et partir sans assumer ses choix, c’est moche et lâche. Oui, voila. Pierre est un lâche. C’était du moins ce que j’essayais de me persuader au moins le temps d’une minute ou deux, mais en attendant il me manque cruellement. Laissant échapper un soupire toutes les cinq minutes, je n’ai aucune idée de ce que j’ai vraiment envie de faire. Retourner chez mon père pour me retrouver toute seule, ou enfermée dans ma chambre ne me dit rien. Pour la simple et bonne raison que de parler de mes histoires de cœur avec lui ne me tente pas. Non pas qu’il n’a pas à les connaitre puisqu’il est au courant de toute façon, mais parce que c’est comme ça : les filles elles ne parlent pas de leurs histoires d’amour à leur père, c’est la règle.  

Lorsque je vois ma mère à l’entrée de ma chambre, je feins un sourire en réponse au sien, jusqu’à finalement la voir s’approcher. Le bracelet que j’ai dans les mains semble l’intriguer autant qu’il est au centre de mon attention à moi. Peut-être est-ce justement la cause de son interrogation, même si au fond je suis certaine qu’elle sait exactement à qui il appartient. Il n’y a qu’à le regarder pour savoir qu’il ne m’appartient pas, alors à qui d’autres ? Alors qu’elle s’approche de mon lit et s’y installe, j’écoute ce qu’elle me dit, et réfléchis. Je ne sais pas vraiment si ça me fait du bien ou si ça me blesse plus encore. Ce qui me faisait du bien, c’était surtout l’étreinte de ma mère. J’avais beau avoir vingt ans, je n’avais pas envie de mettre de côté cette affection qu’elle m’offrait en suffisance depuis ma naissance « Je crois que je vais le garder dans un coin de ma chambre, ou je ne le vois pas jusqu’à ce qu’un jour je le retrouve et là, je me dirais que je peux le jeter, qu’il ne me sert à rien. » finis-je par lui dire. C’était une solution aussi, non ? Le garder sans l’avoir sous les yeux en permanence. Je trouvais que c’était un bon compromis oui.

La question que je posais à ma mère était presque inévitable. J’avais l’espoir qu’elle ait la solution à mon problème, puisqu’elle était passée par là avant moi. Sa vie sentimentale n’avait pas été épargnée, même si comme elle le soulignait si bien, nos deux histoires n’avaient pas vraiment de rapport. Je savais que mon père avait une place bien spécifique dans sa vie, néanmoins je ne savais pas si c’était une bonne ou une mauvaise chose la concernant. Les fois où je les avais vu discuter civilement étaient rares et puis eux, contrairement à moi ils étaient liés d’une façon comme d’une autre. Moi, rien ne me liait à Pierre alors contrairement à ma mère, ça devait être plus simple à l’avenir. Oui, soudainement, je me sentais bête et égoïste à penser à mon problème alors qu’elle, ça semblait dix fois plus compliqué « Non, j’ai plus envie de rencontrer qui que ce soit. Au moins je suis sûre de plus me faire de faux espoirs pour rien. De toute façon, les hommes ils sont tous égoïstes. Ils pensent qu’à eux et ce que l’autre peut en penser ils n’en ont que faire ! Et dis pas que c’est pas vrai, papa il est pareil ! » lui lançais-je pleine d’amertume. Quand justement, ma mère venait à m’en parler. Je levais les yeux au ciel « Non. J’suis pas débile, une fois qu’il se dira que c’est bon, je vais mieux à 100 % il reprendra sa vie d’avant et ce sera à nouveau un vrai courant d’air. Les seules personnes pour qui il a du temps ce sont ses patients ! » continuais-je à pester, à contre cœur malgré tout. Ce que je retiens réellement de ce qu’elle a dit, c’était cette idée de voyages. Partir de Londres ne serait-ce qu’une semaine me ferait un bien fou tellement j’en peux plus de cet endroit, non vraiment. Je me décolle de ma mère pour pouvoir la regarder face à face « Voyager où ? De toute façon, il ne voudra pas que je parte, depuis que j’ai mis les pieds dans cette ville à-la-con, je suis comme un oiseau en cage. C’est pénible » boudais-je à nouveau.




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