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soirée entre ami feat Frank

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MEMBRE

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() message posté Dim 17 Sep - 19:18 par Damian Ledovskoï
La journée avait été chaude et ensoleillée sans doute l'une des dernière journée. L'été touchait à sa fin.Ce n'était pas désagréable d'être rentré. Ma fille était encore chez les parents de ma femme. J'avais accepté de leur laisser un peu plus d'un mois. Je savais qu'elle était bien chez eux, mais j'avais hâte qu'elle revienne, la maison était bien trop vide sans elle. Ça faisait presque un mois que j'étais rentré et que j'attendais des nouvelles pour savoir si ma retraite était acceptée. J'espérais en tout cas qu'ils accepteraient, parce que j'étais épuisé. Ma dernière mission en avait été un exemple. Je l'avais mené à bien mais j'avais été blessé, un coup de feu perdu et je me remettais moins bien qu'avant. Il faut dire que je n'étais plus aussi jeune qu'il y a dix ans et que j'avais plus de mal à récupérer et puis je voulais être sur de pouvoir m'occuper de ma fille encore au moins une bonne dizaine d'années, je ne voulais plus partir en voyage aussi souvent. J'avais besoin d'arrêter.

Il était presque dix-huit heure lorsque j'ai commencé à préparer le repas. J'attendais Frank. Je l'avais invité, depuis le temps que je ne l'avais pas vu. N'ayant pas énormément d'amis et nos femmes étant toutes les deux … injoignables … on ne serait que deux, mais ça ne me dérangeait pas. Je n'aimais pas quand il y avait trop de monde où trop de bruit. Je lui préparais des fish and chips. J'avais beau être russe j'aimais la cuisine anglaise et ses spécialités. Je n'étais pas mauvais cuisiner et même j'étais plutôt doué. Ma mère m'avait appris et j'avais toujours aimé faire à manger alors je ne m'en privait jamais. Je préférais ça aux plats préparés. J'avais préparé une table toute simple, inutile de mettre les plats dans les grands, après tout c'était mon meilleur ami il ne m'en voudrait pas. J'ai sorti une bouteille de vin et je l'ai posé au milieu de la table lorsqu'on a sonné à la porte. J'ai souris. Il était ponctuel. Je suis allé lui ouvrir et je l'ai laissé entrer. Le chat de ma fille a été se cacher sous le canapé en voyant Frank. Il était craintif et n'aimait pas les invités. J'avais eu du mal avec ce chat, mais il 'avait fini par m’apprivoiser. C'était surtout ma femme qui s'en occupait avant, mais maintenant c'était moi puisque Joanne n'était plus là. J'ai salué Frank quand il est entré et je lui ai dit :

« Hey salut, ça me fait plaisir de te voir. Désolé de ne pas t'avoir invité avant, le travail … tu sais ce que s'est. »

Je restais assez évasif sur le sujet. Je savais qu'il ne m'en voudrait pas, on avait tous nos vies qui nous prenait du temps et puis avant de repartir en mission je n'avais pas tellement voulu voir de monde, ça faisait un moment en fait que je n'avais pas organisé quelque chose à la maison. J'avais encore du mal à me faire à l'idée que ma femme ne passerait plus jamais la porte de cette maison. Je n'avais d'ailleurs toujours pas retiré mon alliance qui ne risquait pas de bouger de mon doigt.
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() message posté Sam 30 Sep - 22:02 par Frank Turner
Samuel achevait de ressembler ses affaires. Megane ne pouvant s'en occuper, suite à un séminaire de deux jours, je m'étais généreusement porté garant pour jouer les nounous auprès de mon fils. C'était aussi et surtout, l'occasion pour moi, de continuer à passer du temps avec lui. Mais un temps trop court, d'où l'envie d'en profiter le plus possible. Nous nous étions donc livrés à notre habituellement visionnage de films, en mangeant quelques bonbons et autres cochonneries dont la mère ne raffolait que trop peu. Nous avions opté pour le basique, la pizza et le traiteur, n'étant pas un cordon-bleu, Sam ne comprenait (malgré son âge) que trop bien pourquoi je me livrais à de telles pratiques culinaires en sa présence et il semblait aimer cela, alors pourquoi ne pas en profiter ? Plus que tout, je chérissais ces petits moments avec mon fils, conscient sans trop savoir pourquoi, qu'ils pouvaient du jour au lendemain, m'être enlevés. Pour dire vrai, depuis cette fameuse nuit, où vêtu de mon armure de chevalier blanc, j'ai sauvé la femme que j'aime des griffes de son odieux mari, tout me semble incertain jusqu'à mon propre sort. L'homme était et demeure mauvais, en plus de bénéficier d'une fortune colossale. Et je sais, qu'en ayant écrasé mon poing sur sa gueule de connard finit et l'ayant ainsi rabaissé au sein de sa propre demeure, j'ai attisé son envie de revanche. Nul doute, que le vainqueur qu'il s'efforce à être en plus du connard cynique, me mettra des bâtons dans les roues.

Alors que faire ?! Écouter la voix de la raison ? J'ai essayé en vain. Être loin de Rachel ? Nouvel échec. Quand on aime, on est prêt à toutes les folies. Je nous revois encore quelques jours plus tôt. Sur la plage, avec des galets, des algues, des cocktails un peu trop chargés en alcool, la mer froide comme peut l'être l'atlantique. La musique un peu trop forte, les gens qui s'amusent, alors que nous, nous ouvrons définitivement notre cœur l'un à l'autre pour se dire ces trois mots jusqu'alors bannit de mon vocabulaire. Ces trois petits mots par la taille, mais puissant par le sens. Plus rien ne sera jamais plus pareil. Je l'aime, je l'ai aimé et je l'aimerais toujours. Et peut-être qu'un jour, avec un peu de chance, je pourrais le crier sans crainte la colère divine d'un mari infernal.

Pour l'heure, je dois raccompagner Sam, mon fiston jusqu'en bas où sa mère l'attend. Nous échangeons des banalités comme toujours. Dire que Megane et moi sommes restés en bons termes est une réalité, mais de là à nous imaginer amis, c'est une toute autre histoire. Le divorce a été rude, la bataille moins conséquente. Nous voulions à tout prix épargner notre fils, mais moi, plus que Meg, je voulais le préserver de ce que j'ai vécu par le passé et tant pis s'il me fallait renoncer à une vie commune avec mon fils. Je peux m'estimer heureux de le voir un week-end sur deux et pendant les vacances scolaires. Tout sourire, je le vois monter dans ce gros 4x4 qui m'est inconnu, tout comme son conducteur. « -C'est qui ? » La réponse de mon ex-femme est froide voir même distante. Bien sûr que ça ne me regarde pas, mais j'ai quand même le droit de savoir si une autre figure masculine est présente dans la vie de mon fils non ? « -On se fréquente ! » me dit-elle l'air pressé. Elle semble d'ailleurs gênée, pourquoi l'est-elle à ce point. « -Ok cool ! » dis-je alors sans animosité ce qui semble l'étonner tellement qu'elle ne put s'empêcher de me demander si moi-même, j'avais quelqu'un. « - C'est compliqué, mais oui, on peut dire ça comme ça ! » L'inconnu klaxonne, mon fils me sourit une dernière fois et voilà le gros 4x4 qui s'éloigne avec à son bord, mon trésor le plus précieux. Je l'ignorais encore à ce moment-là, mais c'était la dernière fois que je le voyais avant un long moment. Puis mon portable s'est mis à vibrer, me sortant aussi de mes pensées. De toute évidence, quelqu'un, là-haut, veillait sur moi et mettait tout en œuvre pour que la solitude déserte ma vie.

Damian venait de m'envoyer un sms, salutaire qui plus est. Damian ! Que dire de lui ? À part qu'il est comme un frère, un frère qui a fait de moi son témoin à son mariage et un frère qui est devenu le mien à mon mariage. Deux mariages qui aujourd'hui ne sont plus. Le mien étant un échec et le sien, une tragédie à laquelle je peine à penser tant c'est douloureux de se dire que Joanne n'est plus. Aller Frank, reprends-toi ! On ne va pas laisser le malheur entacher cette soirée entre potes. Par réflexe, je me suis mis à secouer la tête, comme pour me défaire de mes mauvaises pensées. Oui, geste inutile, je l'avoue, mais si ça marche n'est-ce pas l'essentiel ? Je me suis donc reprit, tâchant d'essayer d'oublier l'image de mon fils me faisant un dernier adieu dans ce gros 4x4 que les écolos devaient avoir en horreur. Je me suis ensuite préparé pour rejoindre Damian. Supportant très mal d'arriver les mains vides, j'ai quand même fait un petit détour par cette pâtisserie magique que j'avais fait découvrir à Rachel lors de nos retrouvailles. Ça et la petite épicerie du coin que j'ai entrepris dès lors de délester d'un pack de bières. Et nous y voilà. Le temps nous a manqué à Damian et moi, ce qui explique la longue absence. J'imagine que par respect pour lui, je n'ai pas insisté davantage pour le voir. À n'en pas douter son travail était devenu sa porte de sortie pour mieux gérer ses problèmes et la mort de Joanne. J'en ais fait de même lorsque le cancer a emporté ma mère. Je ne pouvais que comprendre, bien qu'à ce jour, son job demeure encore pour moi un mystère.

Toc, toc ! Le visage familier et souriant de Damian fit son apparition après que j'eus tapoté contre sa porte. « -Plaisir partagé ! Tu as bien fait de me dire de passer. Mégane vient tout juste de récupérer le petit. » Je fis donc mon entrée avec mon pack de bière et la boîte contenant quelques pâtisseries. « -Ne t'excuse pas ! Je sais ce que c'est… Enfin, c'est à conjuguer au passé maintenant. J'ai pris le dessert et une petite collation. Et ne me fais pas la morale, tu sais que je déteste arriver les mains vides. C'est un défaut de fabrication qu'il te faudra accepter ! » Connaissant les lieux, je me permis dès lors d'aller mettre les bières au frais et de poser le carton dans la cuisine. « -Bon alors qu'est-ce que tu nous a préparés ? » Mon sérieux revint cependant très vite au galop lorsque j'osais lui poser LA question bateau par excellence. « -Comment tu vas sinon ? Et la petite princesse ? »
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() message posté Dim 1 Oct - 17:32 par Damian Ledovskoï
J'ai accueilli Frank avec un sourire comme je savais si bien le faire. Il arrivait avec un pack de bière et un autre paquet, le connaissant je supposais qu'il s'agissait du dessert, ce qu'il me confirma peu après, mais il m'expliqua avant qu'il avait été déposer son fils chez son ex-femme. Je ne comprenais pas qu'elle ne lui laisse pas plus souvent. Frank était un bon père, il aimait son petit garçon comme j'aimais ma fille. Je ne comprenais pas que certaines femmes en viennent à ce point à vouloir blesser l'homme qu'elles avaient un jour aimé. J'ai haussé un sourcil après qu'il m'ait dit qu'il savait ce que c'était pour le travail et ça ne semblait plus être le cas maintenant. Je n'étais pas encore au courant des dernières nouvelles. Je suis resté sans voix me demandant ce qu'il s'était passé. Je l'ai regardé partir vers la cuisine pour y déposer le dessert et les bière et je l'ai suivi avant de lui demander :

« Pardon ? Comment ça à conjuguer au passé ? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Je ne suis parti qu'un mois. Qu'est-ce que j'ai loupé ? »

J'étais curieux et surpris à la fois. Je me demandais ce qui avait bien pu se passer pour qu'il me dise ça et ça m'inquiétait un peu. J'étais reparti en Inde pour une dernière mission, je n'avais pas eu l'occasion d'être en contact avec mes amis, ça aurait pu compromettre ma mission. Je n'avais pas vraiment eu du temps pour moi là-bas, j'étais parti, puis revenu et finalement j'avais été rapatrié après avoir été pris en embuscade dans un échange de tir durant lequel j'avais été blessé. Il m'a demandé ce que je lui avais préparé pour dîner, mais j'étais encore trop surpris de son annonce et j'attendais sa réponse, même si je lui ai répondu :

« Des fish and chips. »

Il me demandait comment j'allais. J'ai croisé les bras, pas prêt à parler de moi tant qu'il ne m'aurait pas parlé de lui, pourtant je lui ai dis :

« Je prend ma retraite, mais je te raconte si tu me raconte. »

Donnant, donnant, il me connaissait il savait que je ne le lâcherais pas et que je pouvais être chiant quand je voulais quelque chose. J'ai croisé les bras et les je me suis posé contre le meuble, je me suis servi dans le pack de bière et lui en ai tendu une. J'ai eu une douleur dans les côtes comme à chaque fois que je bougeais un peu et mon mouvement venait de raviver ma douleur, mais j'avais l'habitude d'être blesser et je m'en accommodais, ça faisait parti des risques du métier. C'était aussi pour ça que je voulais arrêter, ça devenait trop dangereux pour moi, j'avais eu mon lot de blessures en tout genre, il devait sûrement se poser des questions à mon sujet, à chaque fois qu'on se revoyait j'étais blessé, il y a un an lorsque ma femme était morte, j'avais eu un bleu à cause d'une bagarre et mes beaux-parents m'avaient fait une petite scène avant l'enterrement, de toute manière ils ne m'ont jamais beaucoup aimé, mais je me doutais que Frank comme les autres devaient s'imaginer des tas de choses à mon sujet, mais ils pouvaient penser ce qu'ils voulaient. Je m'inquiétais juste pour Frank pour le moment et je préférais m'occuper de lui plutôt que de moi-même.
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() message posté Mer 11 Oct - 20:32 par Frank Turner
« La peur mène à la colère, la colère mène à la haine... La haine mène à la souffrance ! » Inutile de chercher, la citation n'est pas issue d'un roman, d'un essai ou que sais-je encore. Star Wars, bande d'inculte ! Mais jamais encore, je ne m'étais rendu compte de la portée des mots de Yoda et n'étant point voyant, je ne pouvais dès lors, deviner que tout cela dépasserait sous peu la fiction. Mais pour l'heure, il n'était ni question de colère, de haine ou de souffrance. Bière, pâtisserie, pote, bouffe ! Aussi trivial soit-il, ce résumé collait parfaitement à la situation et lorsque le visage de Dam parut, toutes mes petites appréhensions s'envolèrent en un claquement de doigts. L'amitié a quelque chose de magique ! Ne me formalisant pas davantage des convenances et parce que je connaissais les lieux, je pris la direction de la cuisine pour y déposer mes petites courses. Mais déjà, la réalité que j'essayais de fuir me rattrapa en la personne de Damian qui s'était inquiété de mon changement de conjugaison concernant mon futur (ex) emploi. AH oui, j'oubliais, que nous avions été séparés aussi longtemps et qu'il s'était passé beaucoup de choses dans ma vie, trop pour un petit résumé. Toutefois, j'espérais encore naïvement passer à travers les mails du filet en m'intéressant à ce que nous étions supposés manger.

« - Des fishs and chips ? Wow là, on ne peut pas faire plus traditionnel. Tu ne cesseras jamais de ne pas me surprendre mon pote ! » Mais il savait que j'aimais ça, autant que les Américains aiment leur burger. Je pris soin de me prendre une petite bière et lui en tendit une histoire de bien commencer. Puis curieux de savoir s'il avait de nouvelles péripéties à me raconter ou pas et aussi parce que j'étais soucieux de savoir comment se déroulait sa vie, je lui lançais le fameux et tant banal « comment ça va ? » qui se retourna contre moi. Du donnant-donnant comme il disait. En attendant, pas sûr que mon donnant soit aussi réjouissant que le sien.

« - Bon ok ! D'accords, je vais vider les tréfonds de mon âme en échange de quelques informations sur ta vie. » Oui l'humour ! Encore et toujours l'humour pour conserver un tant soit peu de dignité avant d'annoncer les mauvaises nouvelles. « - Tu es prêt ?! Tu as loupé l'équivalent d'une saison entière là ! Je vais devoir te spoiler à mort ! » le sourire de rigueur et toujours ce même humour pourri qui me caractérise tant. « - J'ai retrouvé une amie de lycée durant l'été. Pour te la faire courte, c'était ma meilleure amie, le genre bombe atomique, reine du bal et ultra populaire. J'étais raide dingue d'elle et je pensais m'en tenir au « elle m'aime bien, c'est tout » Puis on s'est éloigné, elle est devenue populaire et je suis devenu le punching-ball des sportifs. Peu après j'ai quitté San Francisco avec mon petit frère et ma mère pour Londres. Et je l'ai retrouvé par le plus grand des hasards. J'étais sur une affaire, une petite qui a été prise en otage avec sa mère, par un père alcoolisé et armé de surcroît. Je me suis retrouvé à l'hosto et je suis tombé sur elle. Madame est devenue une pédiatre de renom fraîchement expatriée des US. On s'est un peu bouffé le nez, parce que je lui ai reproché tout un tas de trucs. Tu sais à quel point je peux être rancunier ! Puis on s'est retrouvé, on a passé du temps ensemble, j'ai joué les guides touristiques. Ah oui, j'ai oublié de préciser qu'elle était mariée. Enfin, je te la fais courte. J'ai toujours été raide dingue de cette nana et j'ai appris qu'elle l'était aussi au lycée. On s'est rapproché à nouveau, beaucoup rapproché et ce qui devait arriver est arrivé. Sauf que j'ignorais à quel point son mari, était dangereux, le must du must dans le genre pervers narcissique. Un soir, alors qu'on s'appelait, il est rentré plus tôt de voyage. »

Cette fois, l'humour avait déserté mon verbiage, ma mâchoire gauche se contractait autant que le point avec lequel j'avais frappé cet enfoiré ce fameux soir. « - Le téléphone n'était pas coupé. J'ai tout entendu et sans réfléchir, j'ai débarqué chez eux et j'ai cassé la gueule à ce trou du cul, le genre qui a des influences et qui n'hésite pas à les utiliser à mauvais escient. Je suis donc passé devant le conseil de discipline, qui a opté pour la mise à pied en attendant de prendre sa décision. Mais voilà ça traîne trop pour que je sois totalement serein. Je pense que ma tête va tomber. Il y a ça et l'attitude de Megane. Je ne sais pas, j'ai l'impression que quelque chose va me tomber sur la tronche. Voilà pour le résumé de la saison et toi alors ? Ca y est, tu te décides enfin à demander ta retraite ? »
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() message posté Lun 16 Oct - 15:29 par Damian Ledovskoï
Je souris face à son enthousiasme pour ma cuisine il est vrai que je fais traditionnel, mais j'adore cuisiner et je me dis que tant que mes invités mangent bien ils reviendront. C'est toujours comme ça qu'on fait avec ses amis. On se doit de bien les servir, c'est important, ça fait aussi parti de ma culture.

« Ouai, j'ai fait traditionnel, mais si tu veux la prochaine fois je nous concocterait un Goloubtzy tu m'en dira des nouvelles. »


Si j'ai abandonné mon pays, ou plutôt si on m'a exilé ce n'est pas pour autant que je renie mes origines, même s'il est vrai que je ne suis pas toujours fier de ce que j'ai été et de ce que j'ai fait là-bas, ni de ce que le gouvernement fait parfois, mais on ne peut pas être bon en tout, mais au moins en cuisine on se défend. J'ai toujours aimé cuisiné comme je le faisais avant et dès que j'en avais l'occasion je me faisais des bons petits plats, dommage que je n'avais à ce moment là pas de famille à qui le faire partager. En attendant j'ai pris les bière et j'ai incité Frank à me suivre dans le salon. On serait bien mieux dans le canapé avec l'apéritif que j'ai évidement fait maison. J'ai sorti un plat du frigo avec des mini tomate farcis au crabe et d'autres mini légumes farcis. Je préférerais ça au biscuit apéritif bien trop gras à mon goût. J'ai haussé un sourcil à sa remarque. Ce n'était pas sur que je lui raconte tout à mon tour, mais on ne sait jamais. Il m'a raconté ce qui lui était arrivé et j'en suis resté sans voix. Il n'avait pas chance. Je me demandais lequel de nous avait moins de chance. A croire qu'on faisait une compétition.

« Je suis désolé. Ils sont idiots de te faire tomber pour ça. Certes tu as agis sur un coup de tête, mais ce type le méritait, ça ne les effleurent pas une seule seconde. Et tu restes un très bon flics. Je suis persuadé que tu ferais un bon agent spécial … »

Je sais de quoi je parle. Je pourrais sans doute parler de lui à mes supérieurs. Je suis persuadé qu'ils ont besoin de quelqu'un comme lui, même peut-être qu'il n'est pas prêt pour ça.

« Oui j'arrête. J'en ai assez fait. Je veux voir ma fille grandir. Elle a déjà perdu sa mère. Je n'ai pas envie qu'elle me perde aussi. Ma dernière … mission … a été éprouvante. On m'a tiré dessus et rapatrié. Suite à quoi je leur ai demandé d'arrêter. Je crois qu'ils vont me rappeler peut-être pour une dernière, mais ensuite, j'espère qu'ils me laisseront tranquille. Je sais que je leur dois beaucoup, je ne peux pas leur dire non, mais j'espère qu'ils comprendront que j'ai besoin de m'arrêter maintenant.»

Je ne lui ai jamais vraiment dit que j'étais un espèce d'agent secret, ni même que j'ai été tireur d'élite. Je ne peux pas vraiment en parler. Je suis juste militaire à ses yeux enfin je sais qu'il se pose des questions à mon sujet. Il n'est pas le premier. Je ne parle pas souvent de mon travail, mais ce soir c'est différent.
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() message posté Ven 27 Oct - 23:22 par Frank Turner
Je ne suis pas un cordon-bleu, je ne l'ai jamais été d'ailleurs et d'aucune manière je n'aspire à le devenir. C'est pour ça que je sais bien m'entourer. À l'inverse de moi, Damian maniait le fouet (je vous arrête tout de suite, pas de sous-entendus, l'on parle bien de cet instrument de cuisine qui sert, entre autre à battre les œufs) et portait le tablier comme personne. En venant ici ce soir avec ma bibine et le dessert, je savais que culinairement parlant, je ne serais pas déçu. Il savait recevoir, c'était indéniable, tellement que c'était toujours un plaisir de lui rendre visite, même si je regrettais à présent le manque de régularité dans les échanges. « - On ne peut pas faire plus tradi mon pote ! Et il me tarde d'être à la prochaine fois pour goûter ce fameux… Golou… Comment tu dis déjà ? » Oui, j'en conviens, le nom était barbare, à peu près comme tout ce qui attrait à l'Europe de l'Est (je plaisante) Toujours est-il qu'en terme de gastronomie, nous sommes loin de la belle poésie d'Alexandre Pouchkine. Ne soyez pas surpris ! Il m'arrive de lire et de me cultiver. Les apparences sont encore trompeuses, j'en conviens. Et puis n'étais-je pas supposé être l'un des meilleurs élèves de ma classe en littérature, au lycée ? Passons, je digresse encore une fois. Voilà une mauvaise habitude qu'il me faudra perdre à l'avenir.

Passé la politesse, les compliments et tout ce qui attrait à la scène d'exposition, je me suis laissé aller à quelques confessions. Rien de transcendant, sauf quand on est du genre taiseux et que l'on compte ses vrais amis sur les doigts d'une seule main. Et puis ce n'est jamais facile de dire tout haut, une réalité que l'on préfère parfois fuir. Mais ça l'est un peu moins sur un canapé confortable, dans un salon qui l'est tout autant, avec un pote qui quoiqu'il arrive saura trouver les bons mots. Je ne peux dès lors m'empêcher de piocher dans les amuse-bouche mis à disposition tout en l'écoutant avec attention. « - Tu n'as pas à être désolé ! J'imagine que je me suis attaqué à la mauvaise personne. Et qu'importe que je sois ou non un bon flic, il aura toujours le dernier mot ce trou du cul. Le pouvoir, il n'y a que ça de vrai, même dans notre hiérarchie. À bien y réfléchir peut-être, devrais-je trouver autre chose. Agent spécial Turner ça sonne bien non ? » Oui, mais était-ce vraiment ce que je voulais ? J'avais beau être amer et cracher sur mes supérieurs hiérarchiques, je n'en demeurais pas moins attaché à ce boulot et à cette unité que j'avais vu naître. Je pouvais même me targuer d'avoir contribué, modestement aux quelques succès à l'origine de sa bonne notoriété parmi les autres services de la police britannique.

« - Tu as raison ! Ils sont idiots et encore, on reste poli ! » Mais cela n'empêche que l'idée de m'imaginer « agent spécial » commence à trotter dans ma tête. Et si par malchance, ce fumier de Maxwell parvenait à avoir ma tête, il me faudrait dès lors penser à une solution de repli pour m'éviter une retraite anticipée à laquelle je n'étais pas préparée. Mais la suite des dires de Dam engendrèrent en moi quelques doutes qui me permirent de revoir le sens de mes priorités. Ce boulot était chronophage, mais plus encore, il l'avait privé de précieuses années avec la petite princesse et cette retraite lui permettrait dès lors de voir grandir sa fille. De mon côté, je ne pouvais consentir à un tel sacrifice. Déjà, que je ne voyais que trop peu mon fils, en entamant une telle carrière, le « trop peu » deviendrait certainement un « pas assez » et je n'aurais que mes yeux pour pleurer en me rendant compte à quel point mon fils aura grandi en mon absence. Non, je n'étais tout bonnement pas prêt à m'éloigner de Bowie, c'était évident.

« - Oui je comprends. Elle a besoin de toi plus que jamais. Cette retraite te sera donc ô combien salutaire. Et bienvenue au club des blessés par balle. Je m'en suis pris une dans l'épaule. J'ai foncé tête baissée dans un lycée prit en tenaille par le désir de vengeance d'un gamin qui s'est enfermé dans sa salle de classe. Par chance, il n'y a pas eu de mort, juste quelques blessés. Nous n'avons pas des jobs faciles, c'est sûr. Ça fait réfléchir hein ? J'espère vraiment que tout se passera bien pour ta dernière mission et que ta hiérarchie, comparée à la mienne, sera plus compréhensive. Et puis moi, j'ai envie de t'appeler Papy et de venir t'enquiquiner tous les jours pour voir aussi la petite princesse. » Je souffle un long moment passé mon soliloque, il me faut de la boisson. J'ouvre donc sans attendre ma bière et la déleste de quelques gorgées. « - Megane vois quelqu'un ! » commençais-je « - Ca ne me gêne pas. Mais... je ne sais pas, j'ai comme l'impression qu'elle et son nouveau mec font des plans et qu'ils englobent Samuel là-dedans, sans que j'aie mon avis à donner. Ca me travaille pour ne rien te cacher. Je ne veux pas être privé de mon fils, il est l'une des dernières certitudes qu'il me reste encore pour le moment. » Je reprends une autre gorgée pour tenter d'amoindrir la gêne qui vient de m'assaillir. Je ne suis pas du genre à parler, mais ce soir, je sens que j'en ai besoin.

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