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When your dreams all fail and the ones we hail are the worst of all [Frachel]

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() message posté Mar 19 Sep - 21:13 par Rachel-Mary Parker-Davis
When your dreams all fail
 
Frank &
Rachel

Les larmes étaient si abondantes qu’elles brouillaient sa vue. De toute façon, pour l’instant, il n’y avait rien à voir. Elle était assise à l’arrière de ce taxi auquel elle avait eu toutes les peines du monde à articuler l’adresse où elle voulait se rendre. Celle de Frank. Ce n’était pas si loin, elle aurait pu y aller à pieds, mais elle tremblait tellement que ses jambes avaient eu déjà bien du mal à la faire sortir de chez elle. Elle avait hésité entre le pont de Londres ou chez Frank, mais il semblait évident que se rendre chez l’homme qu’elle aimait était plus sage du moins pour sa sécurité immédiate. Rachel n’était pas vraiment apte à réfléchir à plus loin que tout de suite. Les odieuses paroles de Maxwell résonnaient dans sa tête. Si elle avait été croyante, elle aurait associé cet homme au diable personnifié. Il avait été trop loin cette fois encore, et sans doute pire que les autres fois puisqu’il avait appris pour le baiser échangé entre Frank et son épouse.

« Ca va aller, madame ? » demanda le chauffeur de taxi tout en roulant et tentant un regard par le rétroviseur central.

Aucune réponse de la pédiatre qui sanglotait tellement fort qu’elle ne l’avait pas entendu, la tête entre ses mains tremblantes. Elle avait mal aux poignets, il les avait serrés si fort pour l’empêcher de se débattre avant de la jeter littéralement comme un sac de pommes de terre sur le lit. D’où lui venait une telle force ? C’était impressionnant mais surtout effrayant. Les insultes avaient fusé, Rachel avait été rabaissée plus bas que terre comme jamais encore elle ne l’avait été, elle se sentait si mal à présent. Comment cet homme dont elle était tombée amoureuse six ans auparavant pouvait-il la traiter de la sorte ? Cela faisait plus d’un an que ça durait et à défaut de pouvoir le quitter, la chirurgienne espérait vainement qu’il finirait par se lasser et que pour elle, subir tout ça serait moins pénible. Mais il n’en était rien, c’était de pire en pire, surtout depuis qu’elle avait revu Frank, que son amour pour lui était revenu telle une claque en pleine figure. Elle ne pouvait plus supporter jusqu’à la simple idée de dormir dans le même lit que son mari qui n’en était un que sur le papier. Aucun homme ne méritait d’être un mari en faisant souffrir autant son épouse.

« Madame, on y est… »

Encore une fois, l’américaine n’avait pas entendu. La voix de Maxwell martelait encore son esprit de ses ignobles insultes d’une perversité innommable.  Ce fut le bruit de la portière qui s’ouvrit qui fit revenir Rachel à la réalité. Le chauffeur de taxi lui tendit la main pour l’aider à sortir du véhicule, mais toujours sur le coup du dernier traumatisme en date, la pédiatre sursauta en lui criant dessus.

-Ne me touchez pas !!!... S’il vous plait… ajouta-t-elle en se rendant compte de l’irrationalité de sa réaction.

En effet, cet homme-là ne lui avait rien fait, mieux, il lui avait permis de s’éloigner un peu de la cause de son malheur. S’appuyant sur la portière, le Dr Davis sortit de la voiture et tendit un billet de cent euros qu’elle donna au chauffeur, ce qui représentait au moins trois fois le montant de la course. Mais le temps qu’il réagisse, elle s’était déjà avancée vers l’entrée de la caserne d’une démarche incertaine. Elle qui détestait se montrer sous un mauvais jour et surtout devant Frank, là elle ne réfléchissait plus à rien et elle sonna à la porte. Intérieurement, elle espérait de toute son âme qu’il serait là, qu’il ne serait pas de sortie ou en mission pour son travail. Si Frank n’était pas là, Rachel ne savait que faire, quelle solution adopter. Il fallait qu’il soit là. Vu l’état dans lequel elle se trouvait, c’était lui ou la Tamise. Elle tremblait comme une feuille lorsqu’enfin la porte s’ouvrit, après un temps qui lui parut durer une éternité.



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() message posté Mer 20 Sep - 17:31 par Frank Turner
When your dreams all fail
 
Frank &
Rachel



Le destin ? La fatalité ? Mouais, un truc dans le genre, j'imagine. Peut-être était-ce le karma ? Pour dire vrai, je n'en sais rien et là maintenant, je n'ai pas envie de savoir. Je veux juste partir, me tirer d'ici, lever mon cul de ce siège inconfortable et boire. Oui, je veux boire encore et encore, me torcher la gueule jusqu'à ne plus savoir qui je suis. Je veux oublier, tout oublier surtout cette journée…Non-rectification ces dernières 24 h.

« -Monsieur Turner ! Vous êtes là ? » Frank sortit de ses pensées. Quelques heures auparavant, il était chez lui, dans cette sublime caserne de pompiers devenu un appartement tout aussi sublime. Il attendait, quoi me diriez-vous ? Un sms de Rachel, un appel de Samuel et peut-être la décision finale du conseil quant à son avenir au sein de la police. Il n'avait pas reçu de sms, ni de coup de fil, seul un mail lui était parvenu, lui faisant savoir qu'il devait impérativement se rendre là où avait eu lieu son premier entretien avec le conseil. Présent et endimanché comme il se doit, le flic faisait face à ses interlocuteurs qui venaient de lui faire part de leur décision qui s'apparentait plus à une sentence au vu du contenu. « -Oui, je suis là ! » rétorqua Frank, pale comme la mort, il tentait néanmoins de faire bonne figure. « -Comprenez mr Turner qu'au vu de la gravité des faits, nous ne pouvons faire autrement. De plus, vous étiez en civile et… »

« -Pas la peine de gaspiller votre salive ! Je connais le refrain. Je voudrais juste savoir combien l'autre fils de pute vous a donné pour avoir ma tête ? »

« -Pardon ? » demanda l'un des autres membres de l'assemblée, visiblement offusqué par l'impertinence de Frank qui osa le regarder droit dans les yeux avant de se lever de son siège. Cette fois, l'ancien flic délesta la bonne figure et les pincettes par la même occasion. « -Ah vous êtes devenu sourd en plus ! Ça ne m'étonne pas venant de vieux croulants nommés jusqu'à leur mort prochaine, pour prendre des décisions alors qu'ils ne sont plus sur le terrain ou dans le game comme disent les jeunes dont je m'occupe depuis la création de cette unité. J'ai eu un nombre incalculable de blâmes pour des choses plus grave et je n'ai jamais été inquiété. Et là, je frappe le grand, l'intouchable Maxwell Davis et me voilà viré. Mais dans le fond vous n'en avait rien à foutre n'est-ce pas ? Je veux dire, le pourquoi du comment ? Un type qui fait du mal à sa femme ce n'est pas grave. Un type qui la viole, c'est du même acabit »
« -Arrêtez ça je vous prie ! »

« -Quoi, c'est ce que vous vous dites non ? C'est le mari donc pas de viol. Et moi, je suis l'amant éconduit, le méchant flic en civil qui abuse de ses pouvoirs. »

« -Mr Turner ça suffit ! »

« -Ouais ça suffit justement ! » Il se mit dès lors à les applaudir de façon théâtrale « -Bravo pour votre incompétence, bravo ! » Et quitta la salle le cœur lourd, mais sans demander son reste. Si seulement l'histoire s'était ainsi arrêtée. Si seulement ! Les heures s'écoulèrent, cette fois ce n'est pas un mail qui ébranla Frank, mais un courrier qu'il trouva au fond de sa boîte, sous les diverses publicités qu'il ne prenait même pas la peine de lire. La lettre était officielle au vu du symbole qu'elle arborait. Le contenu l'était tout autant.

« Suite à une dénonciation anonyme, nous avons procédé à une enquête. N'étant plus marié à madame Megane Thompson, votre situation est considérée comme étant irrégulière. Vous auriez dû nous en faire part dans les plus brefs délais. Trois années s'étant écoulée, nous sommes dès lors dans l'obligeance de vous demander de quitter l'Angleterre d'ici une semaine au plus tard. Le cas échéant, nous nous verrons dans l'obligeance de vous arrêtez. »

Frank ne continua pas la lecture, tout était clair, tout était limpide. Cependant, l'Américain qu'il allait redevenir, se demandait encore si cela était un mauvais rêve et quand il prendrait fin. Malheureusement pour lui, le diable avait un nom Maxwell et sa fortune une bénédiction pour de nombreuses institutions qu'il avait acheté sans mal pour s'assurer d'enfoncer « l'amant » éconduit. En l'espace d'une journée, une seule, une putain d'hypothétique journée, Frank avait presque tout perdu et le pire restait à venir.

« -Meg s'il te plaît, tu peux me rappeler plus tard ? » Sans conviction, la bouteille de whisky face à lui, Frank venait de décrocher son portable, le regard dans le vide et le cœur lourd.

« -Je préfère t'appeler moi-même ! »

« -Qu'est-ce qui se passe ? C'est Bowie… Enfin, je veux dire Sam ? »

« -Ecoute Frank un homme m'a appelé et m'a raconté ce que tu avais fait à ce type… »

« -Pitié Meg pas toi ! »

« -Ce n'est pas la première fois que tu pars en live. Samuel a besoin d'équilibre »

« -Il en a avec moi qu'est-ce que tu racontes ? »

« -Non et tu le sais ! »

« -Arrête je suis un super père, tu ne peux pas dire ça »

« -Avec Luck on pense que… »

« -Attends, c'est qui Luck ? Ton nouveau mec ? Vous prenez les décisions ensemble maintenant ? »

« -Frank je t'en prie. Tu vas être expulsé »

« -Les nouvelles vont vite, c'est bien ! »

« -Tu vas devoir retourner en Amérique. Explique-moi comment on va faire ? »

« -Je trouverai une solution, je pourrais m'occuper de Samuel comme je le fais maintenant ! »

« -Non Frank, je suis désolé, mais je vais demander la garde exclusive de Samuel »

« -Non, non non tu ne peux pas me faire ça. Ne m'enlève pas mon fils, je t'en supplie. Si je n'ai plus Sam, je n'ai plus rien »

« -Il a besoin de stabilité et Luck peut le lui en apporter »

« -Non non, c'est hors de question ça. Tu vas me remplacer par ton trop du cul de petit ami. Samuel est MON FILS »

La conversation téléphonique n'alla pas plus loin. Megane savait qu'elle s'aventurait dans une voie sans issue, alors elle opta pour la facilité en raccrochant. Le cœur de Frank se brisa instantanément, car cette fois, il avait tout perdu, absolument tout. En colère, il quitta son fauteuil, attrapa la bouteille qu'il éclata contre le mur, il en fit de même avec son fauteuil et tout ce qu'il avait à portée de main avant de laisser éclater sa colère contre le mur en s'explosant le poing gauche. Les larmes firent alors leur apparition, ruisselant sans qu'il ne puisse se résoudre à les contrôler. Les phalanges en sang et le cœur en ruine, il glissa contre le sol n'ayant d'yeux que pour l'imposant bout de verre qui lui faisait face. « Et si c'était ça la solution ?! » pensa-t-il l'espace d'un court instant avant de se remettre à pleurer et de s'endormir vaincu par la tristesse. Ce n'est que deux heures plus tard, qu'il quitta Morphée pour rejoindre l'ascenseur puisque l'on venait de sonner à sa porte. Sans réfléchir et parce qu'il espérait encore un miracle, il s'en alla ouvrir et qu'elle ne fut pas sa surprise en découvrant son âme sœur, tout aussi brisée que lui, les larmes dévalant sur ses joues. « -Rachel ! » Il reprit contenance et s'approcha inquiet de la voir ainsi, elle qui d'ordinaire n'étalait pas ses faiblesses aussi aisément à la face du monde. « -Qu'est-ce qui se passe ? » Il s'approcha à nouveau, avec précaution et la prit dans ses bras
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() message posté Jeu 21 Sep - 16:41 par Rachel-Mary Parker-Davis
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Frank &
Rachel

Le temps est une notion très aléatoire. On dit que les chats ou les chiens n’ont pas la notion du temps. Mais qui peut savoir ce qui se passe dans leurs têtes ? Les humains eux-mêmes perdent la notion du temps parfois. Il n’y a qu’à voir comme le temps passe vite quand on s’amuse et comme chaque minute semble durer une éternité lorsque l’on s’ennuie ou que l’on souffre.

Cette soirée tout entière semblait interminable pour Rachel. En l’état actuel des choses, elle avait du mal à se projeter au-delà de l’instant présent, se demandant si elle serait capable de simplement respirer jusqu’au lendemain matin. Chaque inspiration lui semblait si difficile et lui demandait tant d’effort, ses sanglots ne l’aidaient guère d’ailleurs. La chirurgienne se demanda l’espace d’un instant s’il ne serait pas plus simple de tout arrêter, de simplement cesser de respirer. Enfin elle serait libérée de cette vie qui l’oppressait tant et dans laquelle elle ne pouvait pas être heureuse simplement avec l’homme qu’elle aimait.

Alors qu’elle avait sonné à la porte de la caserne aménagée en appartement, elle attendait, plongée dans l’obscurité de la nuit seulement atténuée par quelques lampadaires, que le propriétaire des lieux, s’il était là, daigne ouvrir la porte. Cela n’avait surement pris qu’une petite poignée de minutes, peut-être même moins, mais l’américaine avait l’impression d’avoir attendu une heure, se demandant à chaque seconde ce qu’elle allait faire, où elle allait bien pouvoir aller puisqu’il n’était visiblement pas chez lui. Le désespoir s’emparait un peu plus d’elle à chaque seconde qui défilait, alors que dans son esprit le retour de Maxwell ne cessait de tourner en boucle. Comme toujours, il avait commencé par la cuisiner avec sa voix faussement mielleuse pour avoir des aveux, et comme il connaissait déjà Frank, du moins surtout son poing, il était encore plus remonté. Par chance, Rachel, qui s’apprêtait à prendre un somnifère avant que l’indésirable mari ne regagne le domicile, parvint à le glisser dans le verre de whisky qu’elle lui servit pour essayer de l’amadouer et espérer avoir la paix. Malheureusement pour la pédiatre, le médicament mit un peu trop de temps à agir.
Les paroles insultantes de Maxwell tournaient si fort dans sa tête que Rachel n’entendit même pas la porte s’ouvrir. Ses yeux était perdus dans le vague alors qu’elle tremblait de tous ses membres, revivant les scènes atroces qui venaient d’avoir lieu avant que le britannique ne s’endorme, victime du médicament ingurgité à son insu. Ce qui l’avait surtout préoccupée, ce n’était pas le fait qu’il essaie de la rabaisser, mais surtout qu’il disait qu’il serait très vite débarrassé du flic. Rachel craignait pour la vie de l’homme qu’elle aimait. Maxwell était-il capable, sur un coup de folie, d’attenter à la vie de quelqu’un ? Bouleversée, ce fut la voix de Frank qui la sortit de son état second. Elle releva son regard embrumé de larmes vers lui. Il était là, bien en vie, en chair et en os.

-Frank ! souffla-t-elle d’une petite voix tremblotante.

Elle le vit approcher, lui, la personne en qui elle avait le plus confiance, le seul à qui elle confierait sa vie sans une once d’hésitation, et pourtant, lorsqu’il entreprit de la prendre dans ses bras, elle sursauta en fermant les yeux. C’était incontrôlable et surtout inapproprié, mais c’était devenu un réflexe. Elle le laissa faire et finalement, ça lui permit de se sentir un peu mieux. Malgré tout, elle tremblait toujours. Le bel inspecteur demanda ce qui se passait, mais Rachel voulait toujours savoir s’il allait bien, s’il n’avait pas reçu de menaces ou d’autres choses du genre. Elle était cependant incapable d’articuler une phrase aussi longue.

-Est-ce que… est-ce que ça va ? T... tu vas bien ? finit-elle par demander

Elle comprit qu’il s’inquiétait pour elle, et qu’elle à sa place en ferait autant. Comment pouvait-elle le rassurer alors qu’elle-même ne savait pas du tout où elle en était. Elle était totalement déboussolée, incapable de la moindre réflexion. Elle ne contrôlait même pas sa propre respiration.

-Je… crois que… je suis en état de choc. C’est rien… ça va.

Non, ça n’allait pas du tout, mais elle ne pouvait, ne voulait pas l’admettre. Tout ce qu’elle voulait, c’était que LUI aille bien. Qu’il ne soit pas, comme elle, une victime. Elle voulait le protéger, de toutes ses forces, même si elle n’en avait aucune. Elle l’aimait tant. Frank était (re)devenu son tout, son monde, son univers. Son évidence, comme il l’avait dit lui-même quelques jours plus tôt lors de leurs folles et inattendues retrouvailles à la plage, pendant cette soirée de fête estivale. C’est fou comme en quelques jours, tout avait changé. L’insouciance avait laissé place à la détresse. Rien n’était plus pareil. Comment avait-elle pu croire que ce serait sans conséquence ? Rachel s’en voulait tellement à présent. Elle se sentait si mal, à la fois honteuse et coupable. Maxwell avait peut-être raison, tout était de sa faute.

-Je t’en prie… Frank, pardonne-moi… souffla-t-elle entre deux sanglots.



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() message posté Sam 30 Sep - 21:27 par Frank Turner
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Frank &
Rachel



Morphée le délesta progressivement de son attrait, le ramenant à une réalité qu'il aurait préféré fuir, peut-être définitivement cette fois. La migraine, ainsi que le mauvais état de sa main gauche, qui laissait paraître plusieurs plaies sur les phalanges, le rappelèrent instantanément à l'ordre. Des bouts de verres jonchaient le sol, tout comme son fauteuil fétiche, quelques vinyles, des livres, une table... L'on aurait aisément pu croire qu'une tornade avait tout dévasté dans la pièce, or aux dernières nouvelles, aucune tornade n'avait ébranlé Londres ces dernières heures. Le flic qui venait d'entendre à nouveau l'interphone résonnait, se leva et quitta sans un regard la pièce dévastée pour rejoindre lourdement l'ascenseur. Il ne voulait pas ouvrir à l'invité mystère, ni même se montrer à la lumière déclinante du jour, mais une force invisible l'y poussa. Le genre qui échappe à la raison, mais que l'instinct vous somme de ne pas ignorer. Et quelle ne fut pas sa surprise en découvrant, sur le seuil de sa porte, Rachel. Elle était loin l'adolescente pleine d'audace, la femme courageuse à l'excès, l'aventurière sans peur. De tout cela, il ne restait rien juste cette femme tremblante en pleurs, cet être délesté de son apparat de protection, cet être totalement humain. Frank cessa alors de penser à tous ces maux qui le rongeaient de l'intérieur pour se concentrer sur la belle brune qu'il ne supportait pas de voir dans un tel état.

« -Rachel ? » réitéra-t-il la voix brisée. Dans sa tête mille et un scénario prenait vie. Il en était certain, Maxwell était l'origine de cet état, un constat qui attisa la fureur nouvellement acquise de Frank qui se voyait déjà en route pour achever cet enfoiré qui lui avait tout pris à lui, mais aussi et surtout à Rachel qui continuait à trembler et semblait, de prime abord, incapable d'accepter le moindre contact en témoigne son sursaut lorsque le flic l'entoura de ses bras. Quelques secondes s'écoulèrent alors avant que chacun ne reprenne sa place. Frank face à Rachel et la demoiselle dans les bras de son homme. Mais jamais les tremblements ne cessaient et le pauvre Frank, la boule au ventre craignait le pire quant à leur origine. Le silence ne perdura bien longtemps puisque la pédiatre reprit la parole pour elle aussi s'enquérir de l'état de Frank qui la préoccupait plus que le sien. À ce moment-là, l'ancien flic n'eut d'autre choix que de se délestait de l'étreinte pour faire face à la pédiatre. Il ne parlait pas, mais son regard en disait long. Désemparé, il avala bruyamment sa salive, incapable de mieux pour le moment. Pour dire vrai, il s'inquiétait tellement pour elle, qu'il s'était relégué au second voir au troisième plan. L'Américaine continuait à trembler et respirait avec difficulté avant de faire savoir qu'elle était peut-être en état de choc.

« -Arrête ! » lui intima-t-il avant de lui prendre la main pour la faire entrer à l'intérieur. Il remarqua son sac et comprit qu'elle était en fuite et qu'il serait son seul rempart. (pas pour longtemps malheureusement) Il verrouilla la porte derrière lui puis entraîna sa belle brune jusqu'à l'ascenseur. Une fois à l'intérieur, il pressa le bouton qui les mena à l'intérieur de l'appartement dans la pièce de vie, dévastée par le chagrin du flic. Il n'avait rien rangé et savait qu'il devrait des explications à Rachel. Cette dernière lui demanda pardon, il ferma les yeux, serra la mâchoire et se rapprocha à nouveau d'elle pour la serrer fort contre lui avant de lui faire face à nouveau et de lui prendre le visage avec douceur. « -Tu n'as pas à me demander pardon ! » Son regard n'en demeurait pas moins fuyant. Il avait tant à lui dire et ne savait comment s'y prendre, car le dire tout haut ne ferait que donner plus de réalisme à cette triste réalité qui était la sienne à présent. Mais pourrait-il garder ça pour lui ? Ne lui devait-il pas la vérité, aussi tragique soit-elle ?
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() message posté Mar 3 Oct - 13:05 par Rachel-Mary Parker-Davis
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Frank &
Rachel

C’était le chaos dans l’esprit de Rachel, plus rien n’était cohérent, tout se mélangeait, la réalité, ses craintes, le passé, le présent. Elle était complètement perdue, jusqu’au moment où la porte s’ouvrit et où le visage de Frank apparut à sa vision, telle une lumière de phare dans la nuit. En temps normal, elle n’aurait jamais accepté de se montrer ainsi et surtout pas à lui, mais elle avait tellement eu peur qu’il ne lui soit arrivé malheur. « J’espère que tu en as bien profité, espèce de trainée, parce que je me suis débarrassé de ce sale chien de flic de pacotille… ». Les paroles haineuses et insultantes de Maxwell la terrifiaient. Mais Frank était là, il était en un seul morceau et il la prenait dans ses bras.
Il se détacha ensuite d’elle pour la faire entrer et verrouiller la porte. Un sentiment de sécurité illusoire mais bel et bien important. Ce fut difficile pour la pédiatre de suivre le policier jusqu’à l’ascenseur, elle ignorait comment ses jambes pouvaient encore la porter tant elle tremblait, mais elle y parvint, sa main dans celle de l’homme qu’elle aimait. Le regard de ce dernier trahissait quelque chose, quelque chose qui n’allait pas, et l’américaine craignait d’apprendre de quoi il retournait. Elle était désolée, sincèrement navrée du tournant qu’avaient pris leurs vies. Elle avait juste l’impression d’avoir merdé de A à Z. Alors qu’ils sortaient de l’ascenseur et que la brune désemparée s’excusait auprès du propriétaire des lieux, celui-ci la serra à nouveau contre lui. Cette étreinte était salvatrice et permit à Rachel de se sentir un peu mieux. Frank était si gentil, il prétendait qu’elle n’avait pas à s’excuser, et pourtant, la chirurgienne pensait tout le contraire. C’est quand leurs corps se séparèrent une nouvelle fois que la jeune femme remarqua enfin le désordre dans la pièce principale. On aurait dit qu’une tempête avait dévasté le salon. Choquée par cette image, se demandant si Frank n’avait pas été attaqué chez lui, elle en laissa tomber son sac au sol en regardant le flic d’un air plus inquiet que jamais.

-Est-ce que... Quelqu’un s’en est pris à toi ?

Elle le regarda sommairement, il n’avait pas l’air d’avoir de plaies au visage. Les hommes, lorsqu’ils se battent, évitent rarement les traces visibles au visage. Là, rien de nouveau chez le beau flic, pas d’arcade ou de lèvre fendue, pas de pommette abimée, pas d’œil au beurre noir. C’était préoccupant de voir un tel carnage dans cette pièce que Rachel avait connue si chaleureuse quelque jours auparavant. La pédiatre lui prit alors les mains et remarqua la blessure sur sa main droite, le sang séché sur la base des phalanges.

-Qu’est-ce que… tu t’es fait ? demanda-t-elle timidement.

Elle redoutait la réponse, mais elle voulait savoir ce qui se passait. Le bleu des yeux du bel américains s’assombrissait et trahissait quelque chose qu’il voulait dire sans encore prendre le risque. Rachel pouvait le voir et le ressentir.

-Parle-moi, Frank, murmura-t-elle. S’il te plait.


Rachel retenait son souffle, attendant que son grand amour ne prenne la parole.


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() message posté Mer 11 Oct - 20:25 par Frank Turner
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Frank &
Rachel



On passe notre vie entière à s'inquiéter de l'avenir, à faire des projets pour l'avenir, à essayer de prédire l'avenir... Comme si savoir à l'avance pouvait amortir le choc. Mais l'avenir change constamment. L'avenir est le lieu de nos plus grandes peurs et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est sûre, quand finalement, il se dévoile, l'avenir, n'est jamais comme on l'avait imaginé. Ces mots trottaient dans la tête de ce pauvre Frank qui aurait toutefois préféré continuer à converser avec Morphée. Le monde est cruel, le monde est mal fait. La vie est longue, la vie est mal faite. Il lui était facile à présent de rédiger une liste sur tout ce qui allait mal dans sa vie, mais pour l'heure malgré l'inspiration, il en était incapable. « Chaque personne qu'on s'autorise à aimer, est quelqu'un qu'on prend le risque de perdre. » Une belle phrase pour un sujet dénué de beauté. Allait-il un jour avoir un peu de répit ? Pourrait-il prétendre, sans crainte au bonheur ? La fatalité qui l'avait à la botte, allait-elle un jour lui lâcher la grappe pour qu'il puisse enfin vivre sereinement, mais plus encore, aimer ? Oui, il voulait aimer, s'y prêter sans modération. L'aimer ELLE, sans avoir à se cacher. L'espace d'un instant, il eut été prêt à prendre ce risque sans la perte en guise d'alternative. Mais il était trop tard, il ne pouvait plus retourner en arrière. La perte était et demeurait sa seule alternative.

Le corps lourd, il quitta sa grotte dévastée par une furieuse tristesse, mais tout changea lorsque son regard croisa celui de Rachel. Un tout qui englobait son mal-être, sa souffrance, sa colère, sa tristesse. À présent, il n'existait plus, Rachel était redevenue le centre de son univers désarticulé. Elle allait mal, autant que lui. Son corps tremblait encore et l'incertitude qui planait sur l'origine de ce mal, rendait la souffrance de Frank plus accrue encore. Il commença par la prendre dans ses bras, avec mille et une précaution. Elle était en état de choc, une information qui émanait de sa bouche et qui rendait l'instant encore plus pénible. Bien sûr, le flic habitué à poser tout un tas de questions lors des interrogatoires, lutta contre cette seconde nature, pour laisser à Rachel le soin de reprendre ses esprits. Mais ça n'arriverait pas, elle était trop affectée pour laisser la raison reprendre sa place. « - Tout ira bien ! C'est ce que ma mère avait tendance à dire quand les choses allaient mal. » commença-t-il en quittant l'ascenseur. Mais il se mentait à lui-même, plus rien n'allait, la vie jusqu'alors agréable, était à présent aussi vide de sens que pouvait l'être son existence sans but. Mais le flic se garda de mettre des mots sur ses maux. Rachel devait et était pour l'heure sa seule préoccupation. Cependant, une triste rengaine accapara ses pensées.

« Je ne suis pas un savant et n'ai jamais prétendu l'être. Je ne suis pas un héros, même si certains ont tendance à le croire. Alors que suis-je ? Un personnage sur lequel on pourrait placarder « complexité » sur le front. Mon expérience de la vie y est sûrement pour quelque chose. J'ai tout vu, tout vécu et loin de moi l'idée de paraître prétentieux. On pourrait aussi me placarder tout un tas d'adjectif sur la tronche. Certains diront de moi que je suis étrange. Je crois qu'enfant, on me pointait du doigt parce que je n'étais pas du genre à m'enticher du moindre être humain qui osait me faire la causette. Mes parents… Ma mère devait me penser trop fragile, alors qu'en fait, je ne voulais pas me mêler à la foule tout simplement. Être introvertie n'est pas synonyme de fragilité. Puis le temps a passé et le petit garçon introverti a pris une autre voie. »

Puis ils arrivèrent au salon et Frank qui n'avait rien rangé, devait à présent faire face à l'inquiétude de Rachel, qui avait, pour un temps, délestée son état de choc, pour reporter toute son attention sur son policier, qui n'en était plus un à présent. Ce dernier se pencha et ramassa le sac que la demoiselle venait de laisser tomber pour le lui tendre. « - Non…personne ne s'en est pris à moi ! » commença-t-il conscient qu'il lui devrait la vérité sous peu. D'ailleurs, c'est en lui prenant les mains, que Rachel rendit l'entreprise de vérité encore plus omnisciente dans la tête de l'Américain qui n'osait plus la regarder pour le moment. Il se détacha histoire de garder encore un peu de contenance et s'approcha du carnage pour commencer à le ranger. « - C'est rien, juste un coup de vent qui a tout fait tomber. » Mais il était et demeurait encore un très mauvais menteur, surtout avec elle. Il se redressa alors, plongea son regard triste dans le sien et s'approcha d'elle. Elle lui suppliait de parler, de lui parler. Ses mains entourèrent sa taille fine et son visage se logea dans son cou. Il déposa les armes et laissa échapper un premier sanglot, puis un second avant de se redresser pour enfin trouver le courage de lui faire face, les yeux pleins de larmes. « - Parfois l'on croit préserver les gens qu'on aime en travestissant la vérité ou en déployant un nombre incalculable d'efforts pour que le sourire perdure alors qu'intérieurement nos entrailles sont noyés dans les larmes. » Poétique, il était, mais au vu du drame qu'il vivait, il ne put se résoudre à l'être plus longtemps. Il prit alors les deux mains de Rachel et les serra dans les siennes avant de se lancer, car il lui devait la vérité, aussi néfaste soit-elle.

« - C'est un cauchemar Rachel ! Ça a commencé par un entretien avec le conseil discipline. Ils ont décidé de me virer. Mais je ne suis pas naïf, on les a aidés à prendre leur décision. Ça aurait pu s'arrêter là, mais non. Cette putain de fatalité a décidé de me prendre en grippe pour me punir de je ne sais quel crime. Megane a eu connaissance de tout ça et a décidé pour le bien-être de Samuel, d'en demander la garde exclusive avec son nouveau mec, je suppose. Et enfin le meilleur pour la fin, suite à une dénonciation anonyme, les services d'immigrations ont procédé à une enquête. Et ils sont dans leur bon droit ces fils de… Après le divorce, je n'ai pas pensé à régulariser ma situation. Il me laisse une semaine pour quitter l'Angleterre. Le courrier est quelque part dans toute cette merde que j'ai moi-même causé. Je ne suis plus rien Rachel, plus rien du tout, Maxwell a gagné. »

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() message posté Jeu 12 Oct - 23:23 par Rachel-Mary Parker-Davis
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Frank &
Rachel

Pendant quelques instants, voir que Frank était vivant et qu’il se portait bien avait rassuré Rachel. Quand elle avait entendu Maxwell, fou de rage, hurler qu’il se débarrasserait du flic, la pédiatre avait imaginé le pire et tout ce qu’elle voulait, c’était s’assurer qu’il allait bien. Elle avait eu si peur d’arriver et de constater avec effroi qu’il avait été battu à mort ou quelque chose du genre. Cette idée lui donnait froid dans le dos et sans doute que si c’était arrivé, elle n’aurait pas eu la force de continuer à respirer. Mais quel soulagement d’avoir vu son visage apparaître lorsque la porte s’était ouverte. Il l’avait prise dans ses bras, et si dans un premier temps, l’espace d’une seconde, elle aurait voulu le repousser par réflexe, finalement elle réalisa bien vite que Frank était le seul qui avait la faculté de la rassurer, de la faire se sentir bien. Pourtant, rien n’allait bien, et quand elle l’entendit prononcer une phrase qui évoquait le contraire, elle ne put retenir un rire nerveux de quelques secondes qui firent couler encore davantage de larmes. Elle était incapable de parler davantage en cet instant, juste de constater que rien n’était moins vrai que cette phrase que lui disait sa mère, d’après lui.

Arrivés au salon, c’est avec effroi que la pédiatre constata l’ampleur des dégâts et immédiatement, elle repensa aux paroles de son mari. Elle s’imagina tout de suite que des types étaient venus s’en prendre à Frank pour lui faire du mal. C’était bien le genre de Maxwell de payer en espèces des malabars pour faire le sale boulot, elle en était sure. Elle devenait un peu paranoïaque tellement elle avait peur de lui et de ce qu’il pourrait faire sur un coup de folie. Elle demanda alors si son hypothèse était vraie, elle redoutait tellement la réponse, sans vraiment se rendre compte que Frank n’était pas blessé ni même abîmé. Inquiète, elle ne comprenait pas vraiment pourquoi il semblait si mal alors qu’il disait ne pas avoir été attaqué. Qu’avait-il pu se passer dans cet appartement à la fin ? La tristesse émanant du regard du flic ne rassurait pas Rachel qui avait déjà le trouillomètre à zéro. Il ne disait plus rien, c’était encore plus stressant. Incapable de bouger, elle était plantée là, le regardant s’éloigner un peu pour récupérer quelques bibelots cassés. Un frisson la parcourut en l’entendant lui mentir, prétendant que c’était l’œuvre du vent. Comment osait-il sortir un mensonge aussi énorme ? A elle ? Elle secoua la tête pour lui faire comprendre qu’elle n’était pas dupe, et la tristesse de son regard trouva son pendant dans les iris de Rachel. Frank s’approcha, se serra contre elle, son visage dans le cou de la brunette. Et là, elle l’entendit sangloter. C’était sans conteste la chose qu’elle voulait le moins au monde, le savoir malheureux au point de pleurer. Ses mains tremblantes vinrent se poser dans la nuque de Frank tandis que sa voix brisée par l’émotion tâchait de demander des explications.

-Frank… qu’est-ce qui se passe ?

Mais ce qu’il dit ensuite n’augurait rien de bon. Elle sentit les mains de l’homme qu’elle aimait saisir les siennes. Rachel avait les mains froides et sentir la chaleur de celles de Frank lui faisait du bien, mais cela ne suffirait certainement pas pour ce qui était annoncé par son préambule poétique.

Dès les premiers mots prononcés, la réalité lui revint en plein visage aussi fort qu’une gifle avec élan. Oui, un véritable cauchemar, c’était le mot juste. Mais elle était loin de s’imaginer que la situation de Frank était à ce point chaotique. Rien qu’en l’entendant dire qu’il était viré, elle en eut le souffle coupé. Elle savait combien son travail comptait pour lui, c’était quelque chose qu’elle comprenait très bien puisque pour elle, c’était la même chose. Elle compatissait tellement, son regard l’exprimait comme jamais. Mais ce n’était pas tout. L’ex-femme de l’américain avait décidé de demander une garde exclusive et Rachel savait combien Frank aimait son petit Samuel, qu’il se plaisait à appeler Bowie en l’honneur de son chanteur préféré. Elle savait que cet événement l’anéantirait. Elle comprenait maintenant pourquoi il était si mal. Mais alors qu’elle pensait que rien ne pourrait être pire que tout ça, le policier continuait de parler. Ce fut le coup de grâce. Frank devait quitter l’Angleterre sous sept jours. Sept jours ! C’était trop peu ! Bouche bée, elle n’en croyait pas ses oreilles. Il allait devoir partir, mais pour aller où ? Il serait loin d’elle, lui qui représentait son tout, son seul espoir d’une vie meilleure. Rachel crut mourir lorsque Frank déclara que Maxwell avait gagné. Elle aurait voulu crier, hurler que non, ce n’était pas possible, ce n’était pas juste, mais elle n’en eut pas la force, sa vision se brouilla tout comme son ouïe et chacun de ses sens avant qu’elle ne s’évanouisse dans les bras de Frank.


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() message posté Ven 27 Oct - 23:19 par Frank Turner
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Frank &
Rachel



Les fins heureuses ? Vous voulez mon avis sur la question ? À quoi bon s'exprimer sur un sujet que l'on ne maîtrise que peu, voire pas du tout. Qu'est-ce que je pourrais dire ? Peut-être commencé par une attache ? L'Amour ! Autant imprévisible que prévisible pour ceux et celle qui peuvent prétendre à l'extra-lucidité. Autant douloureux, que bénéfique pour ceux et celles qui malgré la souffrance, concèdent à ouvrir leur cœur. L'amour est parfois fugace quand le désir vient à manquer, ou quand la personne que nous aimons disparaît aussi brutalement qu'elle est apparue. Mais s'il est éphémère pour certains, pour d'autres, l'amour perdure jusqu'à la fin de nos jours et quand, par miracle, nos jours ne sont pas comptés, il est évident que l'on peut conjuguer le verbe aimer avec l'éternité. Mais n'allons pas trop vite en besogne, parler d'amour et d'éternité est une exagération qui pourrait avorter ce prémisse de relation naissante entre deux cœurs brisés. Oui, l'Amour peut aussi être une blessure dont on se remet avec difficulté, une blessure qui mal soignée peut être à l'origine de quelques maladresses. Mais l'Amour a bien des vertus n'est-ce pas ? Ah si seulement… Mon cœur est resté trop longtemps à l'arrêt et maintenant qu'il repart, la fatalité s'en mêle. Putain que je l'aime cette femme. Pour elle, je pourrais livrer n'importe laquelle des batailles, j'irais même jusqu'aux enfers s'il fallait aller l'a chercher. Je ferais tout ce qu'il est possible de faire pour que le sourire sur le visage de Rachel, jamais, ne cesse. Et toujours dans cette idée, je ferais tout ce qu'il est possible de faire, pour que plus jamais ses larmes n'entachent son si beau visage. Et tant pis si pour cela, je dois commettre l'irréparable. Ma vie n'ayant plus de sens, je m'en contrefous presque maintenant.

Les masques venaient de tomber avec la facilité d'un château de cartes soumis à la force du vent. Frank se délesta de son carcan de protection et le visage tiraillé par la détresse, tout en laissant le bleu de ses yeux perdre en intensité à cause des larmes, il enfouit ce même visage dans le cou de son aimée, avant de se mettre à sangloter. S'en était trop pour lui, trop pour s'en cœur, trop pour continuer à résister à l'appel de la détresse. Il était malheureux et ce même en sa présence. Mais il lui devait la vérité et ne pouvait se résoudre dès lors à inventer quelque chose pour justifier ce moment de faiblesse. Il prit donc sur lui, mobilisa les dernières forces qu'il lui restait encore et livra un vibrant monologue à Rachel tout en glissant ses mains dans les siennes, ne s'offusquant point de leur froideur. À aucun moment, il ne chercha à enjoliver la situation, il lui raconta tout, dans les moindres détails. Une entreprise tout aussi difficile qui ainsi présenté, sortait de plus en plus de son abstraction pour se muer en une implacable réalité. Il acheva donc son triste soliloque en appuyant son regard sur les iris chocolatés de la belle pédiatre qui se mit à défaillir. Par chance, et ce, malgré l'alcool ingéré, le flic parvint à rattraper sa belle avant qu'elle ne tombe au sol. « - Rachel ! » lança-t-il dans une supplique avant de la soulever. Le salon étant trop en désordre, il opta pour l'étage, qu'il monta méticuleusement avec Rachel dans ses bras. Il longea le couloir, puis retrouva sa chambre et déposa, dans son lit, la belle pédiatre, avant de foncer hors des murs de la pièce, pour dévaler l'escalier et rejoindre la cuisine. Arrivé à bon port, il ouvrit le placard qui se trouvait juste au-dessus de l'évier et l'en délesta d'un verre qu'il remplit d'eau avant de faire le chemin inverse. Quelques secondes plus tard, il se retrouva à nouveau dans sa chambre et posa avec précaution le verre d'eau sur sa table de chevet avant de s'asseoir sur le côté pour tenter de ramener Rachel à lui.

« - Rachel ? Tu m'entends ?! Rachel, je t'en prie, dis-moi quelque chose ! Rachel ? » Sa voix défaillait tout comme ses mains qui se mirent à trembler sous la pression. Son regard d'ordinaire si vif, était à présent noyé dans les larmes et son cœur, tiraillait par la tristesse, continuait à battre de façon irrégulière. « - Pardonne-moi ! » lui murmura-t-il avant de lui embrasser le front avec tendresse.

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() message posté Mer 1 Nov - 21:18 par Rachel-Mary Parker-Davis
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Frank &
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C’en était trop, trop qu’elle ne puisse en supporter. Rachel avait cette impression qu’elle était en train d’étouffer depuis si longtemps et que la seule source d’oxygène qu’elle avait trouvé lui était finalement retirée. Son oxygène, c’était Frank. Et Frank allait être expulsé de l’Angleterre où elle, elle était obligée de rester. Frank était malheureux, il allait perdre la garde de son fils et se retrouver à ds milliers de kilomètres de lui. Des milliers de kilomètres d’elle. La pédiatre avait finalement le sentiment d’avoir tout perdu en seulement quelques secondes. Son cerveau avait sûrement voulu la protéger d’un trop-plein d’émotions qui avait déjà commencé à la détruire. Evanouie, Frank l’emmena dans sa chambre pour la déposer sur le lit avant de la laisser quelques courts instants pour lui remonter un verre d’eau. Evidemment, la chirurgienne ne sut rien du temps écoulé ni de ce qui s’était passé lorsqu’elle rouvrit les yeux, sentant juste les lèvres de son compatriote américain sur son front après avoir entendu sa voix lointaine dans sa tête, signe qu’elle commençait à émerger.

-Frank ? Hasarda-t-elle d’une petite voix

Elle commença à se remémorer ce qui venait de se passer, leur conversation, tout ce qui était tombé sur le pauvre flic en si peu de temps.

-Oh Frank, je suis tellement désolée, si tu savais, je n’ai jamais voulu que tout cela arrive.

Des larmes se mirent à couler sur ses joues. Pourquoi fallait-il que le sort s’acharne sur lui aussi ? Frank Turner ne méritait pas tout ça, il ne méritait pas d’être expulsé d’un pas auquel il rendait tant service, il ne méritait pas d’être séparé de son fils qu’il aimait par-dessus tout, non, il n méritait que le meilleur, que le bonheur. Et à la place de cela, c’était tout le contraire qui lui tombait dessus. La brunette culpabilisait.

-Tout est de ma faute...Je voudrais tant arranger les choses. Mais je ne sais pas comment.

Et dire qu’au début elle avait cru qu’il était mort. Le voir en chair et en os l’avait rassurée, mais seulement temporairement. Comment était-il possible de se dire que la situation actuelle était presque aussi dramatique que si ce funeste dessein s’était réalisé ? Pourtant, c’était le cas. La pédiatre se redressa pour pouvoir regarder Frank, cet homme qu’elle aimait plus que tout et qu’elle n’avait pas été capable de protéger de son mari. Elle se sentait minable, elle avait l’impression d’être la pire personne du monde. Elle n’était même pas capable de se protéger elle-même de Maxwell alors comment avait-elle pu penser qu’elle pourrait préserver Frank des ravages que ce cinglé était capable de commettre par pure colère ou jalousie ? En plus d’avoir fait perdre à son épouse toute dignité et estime d’elle-même, sans parler de sa liberté, il avait réussi à ruiner la vie de Frank en le privant de la garde de son fils, du travail qu’il aimait et l’obligeant à s’éloigner à des milliers de kilomètres. La vie allait être infernale sans Frank dans les parages, mais la chirurgienne n’avait que faire désormais de sa propre vie, ce qui l’importait, c’était son cher Frank. Comment allait-il vivre le fait d’être éloigné de son fils ? Elle se mettait à sa place et se doutait bien, pour avoir vu par le biais de son travail des parents séparés de leurs enfants, sans compter ceux qui les perdaient définitivement, et la douleur était indescriptible. Et maintenant, à cause d’elle, il allait souffrir d’être loin de son fils, de ne pas pouvoir le voir quand il le voulait, peut-être même ne plus le voir du tout. Comment avait-elle pu infliger ça à la personne qu’elle aimait ? En cet instant, Rachel se sentait vraiment coupable de tout ce que son pauvre inspecteur Turner traversait.

-Tu as le droit et toutes les raisons de m’en vouloir.

Il sera mieux loin de moi, mais ça veut aussi dire loin de Bowie.

La tristesse se lisait dans son regard bien que celui-ci soit fuyant. Des pensées toutes plus folles les unes que les autres traversaient son esprit. Peut-être que si elle parvenait à faire déménager Maxwell et elle ailleurs, Frank aurait le droit de revenir en Angleterre ? Elle en venait même à se dire que si Maxwell en venait à mourir, alors tous leurs problèmes seraient finis. Puis elle se sentit vraiment le pire des monstres d’oser penser ça alors qu’elle était médecin. Non, il valait sans doute mieux que ce soit elle qui meure, Maxwell n’aurait plus aucune raison de forcer Frank à rester sur le sol américain. Ainsi, elle n’attirerait plus d’ennuis à l’homme qu’elle aimait,et elle-même aurait la paix. C’était peut-être ça la solution. Inconsciemment, elle commença à passer en revue les médicaments qu’elle pourrait avaler. Le mieux serait une injection. Ou alors sauter du pont… Il était si haut et le courant de la Tamise était si fort, ça pouvait fonctionner du premier coup. Ni vu ni connu en pleine nuit.

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() message posté Sam 4 Nov - 23:46 par Frank Turner
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Frank &
Rachel



On passe notre vie entière à s'inquiéter de l'avenir, à faire des projets pour l'avenir, à essayer de prédire l'avenir... Comme si savoir à l'avance pouvait amortir le choc. Mais l'avenir change constamment. L'avenir est le lieu de nos plus grandes peurs et de nos espoirs les plus fous. Mais une chose est sûre : quand finalement, il se dévoile, l'avenir, n'est jamais comme on l'avait imaginé.

La douleur bien que physique, était intense, tellement qu'il luttait âprement contre d'éventuels futurs tremblements qui redoublèrent en intensité lorsqu'après la révélation, Rachel perdit instantanément conscience. Frank le savait, il aurait dû appeler une ambulance, l'hôpital était plus à même de gérer cela, mais en agissant de la sorte, il exposait Rachel à d'éventuelles représailles de son mari. Car nul doute qu'elle avait quitté le domicile conjugal sans son accord et au vu de son état, les précédents échanges n'avaient à n'en pas douter étaient violents. L'avait-il à nouveau affublé des pires insultes ? Ou pire encore, avait-il osé lever la main sur elle ? Plusieurs scénarios prenaient vie dans la tête de Frank qui luttait à présent contre la colère. Une colère d'abord adressée à Maxwell Davis, mais aussi à lui-même pour son impuissance. Oui, Frank s'en voulait terriblement de n'avoir point su mieux protéger Rachel. Mais pour l'heure, il reporta son attention sur cette dernière toujours inconsciente. Le cœur de l'Américain tambourinait encore sa poitrine, tant il sombrait de la voir ainsi. Il s'en voulait tellement à présent.

Les minutes s'écoulèrent sans qu'il ne bouge d'un cil. S'il fallait attendre encore des heures et des heures, il le ferait. Il lui devait bien ça après tout. Par chance, les paupières de la pédiatre commencèrent à s'ouvrir à lentement. « - Rachel ! » articula le flic soulageait de la voir enfin émerger. « - Je suis là ! » Il glissa sa main dans la sienne pour accentuer sa présence avant qu'elle ne se décide à reprendre la parole pour s'excuser auprès du jeune homme qui l'arrêta tout de suite dans son argumentation. « - Non, non non ! Arrête, tu n'as pas à t'excuser » D'ailleurs, elle ne pouvait réprimer ses imposantes perles sucrées qui commençaient déjà à dévaler ses joues. L'inspecteur qu'il n'était plus, passa le revers de son pouce sur l'une de ses joues pour chasser quelques-unes de ses larmes. Il devait la rassurer à présent, être fort pour deux. Alors, il délaissa sa détresse l'espace d'un instant pour se concentrer sur le grand amour de sa vie. Appelons un chat, un chat. Il n'avait plus aucun doute à présent, Rachel était son seul et grand amour, il en était certain à présent. « - Rachel ! » lui dit-il en lui prenant le visage histoire d'être sûr qu'elle ne cherche point à fuir son regard. « - Ne culpabilise pas ! Je ne veux pas t'entendre dire ça. J'ai fait des choix, que j'assume. Je suis le seul responsable de ma situation. » Il marqua un temps d'arrêt pour bien choisir ses mots. Étrangement, malgré la détresse de sa situation, il se sentait envahir par une force jusqu'à là insoupçonnée. Une force qu'il devait lui transmettre.

« - Rachel regarde-moi ! Écoute-moi ! Je sais ce que tu ressens. Mais tu n'as pas à faire montre d'autant de culpabilité. Quoiqu'il arrive, je prendrais les mêmes décisions si l'on me donnait la possibilité de revenir en arrière. Rien n'est à changer ! Je t'aime si tu savais à quel point ! Tu es le grand amour de ma vie et je sais que pour toi, je gravirais des montages. Et c'est bien ce que je m'apprête à faire. Je ne vais pas abandonner ! On ne peut jamais tout prendre à un homme, il lui restera toujours quelque chose. C'est paradoxal ce que je dis là, parce que je n'y croyais plus il y a peu, j'étais totalement désespéré, j'ai même pensé au pire. Mais maintenant que tu es là et ce même si ma situation est dramatique, je me dis qu'il y a peut-être une chance de changer tout ça. Rachel, je serais fort pour moi, pour nous. Je sais, c'est peut-être un peu naïf et ça n'est pas dans mes habitudes d'aspirer à ce genre de sentiments en temps de crise, mais si j'ai appris une chose avec l'expérience, c'est que la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Je vais me battre. » Il lui prit à nouveau le visage « - Et je te promets que je reviendrais, que je changerais les choses. Attends-moi, c'est tout ce que je te demande. Ne perds pas espoir ! Et peu importe les obstacles, on y arrivera, j'en suis convaincu. Je ne veux pas laisser le désespoir envahir à nouveau ma vie. Je vais me battre promis ! Jamais je n'abandonnerai pas parce que j'aime Samuel, parce que je t'aime. Et quand on aime si fort, ça vaut le coup de se battre. »

À peine eut-il achevé son soliloque, que la pédiatre prit le relais dans la parole laissant entendre des mots qui touchèrent le flic qui commença par un nom de la tête « - Rachel ne dis pas ce genre de conneries. Je ne t'en veux pas, jamais ! Je te l'ai dit, tu n'as pas à te sentir coupable. J'ai pris mes propres décisions. » Le regard de Rachel se faisait à nouveau fuyant, preuve que la culpabilité s'était profondément enraciné dans son être. « - Hey ! » Il lui prit le menton du bout des doigts, l'obligeant ainsi à le regarder puis il s'approcha avec lenteur et déposa avec douceur ses lèvres contre les siennes juste pour lui faire savoir à quel point il l'aimait avant de se détacher pour à nouveau plonger l'azur de son regard dans ses yeux. « - Je t'aime Rachel Parker ! » murmura-t-il en lui souriant avant de la serrer contre lui pourvu d'une force intérieure dont il ignorait la provenance, mais qui avait le mérite d'être là malgré le désespoir inhérent à la situation actuelle. Il était en revanche loin d'appréhender les pensées obscures qui avaient envahi l'esprit de Rachel.


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