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When your dreams all fail and the ones we hail are the worst of all [Frachel]

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MEMBRE

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() message posté Dim 5 Nov - 14:27 par Rachel-Mary Parker-Davis
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Frank &
Rachel

A présent revenue à elle, Rachel saisissait l’ampleur des dégâts dans la vie de Frank. Des ravages dont elle se sentait responsable. Si elle n’avait pas accepté, dès le début, de continuer à le voir, jamais Maxwell n’aurait soupçonné l’existence de cet homme. Elle aurait continué sa vie misérable, et Frank, lui, aurait pu continuer d’exercer son métier qu’il aimait tant et voir son fils comme il avait l’habitude de le faire. Mais à la place de ça, la pédiatre s’était accrochée à un vain espoir, à ses sentiments, ne sachant elle-même qu’espérer ou qu’attendre de cette relation ambiguë. Et tout ça pour quoi ? Pour que Frank se retrouve, outre blessé, viré du pays et perdant toute garde sur son fils. L’américaine avait tout simplement conscience qu’elle avait ruiné la vie de l’homme qu’elle aimait. Parce qu’elle avait été imprudente et égoïste, parce qu’elle pensait bêtement pouvoir être heureuse en partageant quelques moments volés avec celui qu’elle aimait.

A quoi je pensais ? Ça se saurait si c’était aussi simple ! Je ne suis qu’une idiote, c’est Maxwell qui a raison…

Elle se sentait tellement coupable aussi du simple fait d’être rassurée dans ses bras, alors qu’elle ne servait à rien pour lui, à part lui attirer des ennuis. Elle n’avait qu’une envie, disparaître de la surface de la Terre pour que les choses aient une chance de s’arranger pour cet homme qui méritait tout ce qu’il y avait de meilleur. Il était si bon avec elle, et là encore, il essayait de la rassurer, de la couver. Il lui avait pris le visage, alors elle osa enfin le regarder dans les yeux, écoutant ses paroles. Le son de sa voix qu’elle n’entendrait bientôt plus. Plus jamais peut-être. Et comme toujours, Frank voulait prendre la responsabilité de tout, mais comment pouvait-il croire une seule seconde à ce qu’il disait ? Il était innocent dans cette histoire, rien n’était de sa faute à lui. Comment pouvait-il ne pas le voir ? La brunette secouait la tête de gauche à droite, ne parvenant plus à parler tant elle avait cette sensation de gorge serrée. Il lui demanda alors de le regarder et de l’écouter. Elle releva timidement les prunelles vers lui. Ses paroles furent d’un tel réconfort, il avait une telle force, c’était admirable. Frank était vraiment la personne la plus incroyable du monde. Elle l’entendit lui dire qu’il l’aimait, et c’était sûrement la plus belle chose qu’elle ait entendue de sa vie. Ces simples mots remplirent son coeur d’une chaleur indescriptible et même s’il était toujours alourdi par la tristesse et la culpabilité, tout lui sembla soudain un peu plus supportable.

-Moi aussi je t’aime, Frank.

Si tu savais, je t’aime plus que tout, plus que n’importe qui au monde.

Elle le laissa continuer, ses paroles étaient empreintes d’espoir, un espoir qui avait déserté le coeur et l’esprit de la pédiatre mais qui soudain se sentait l’obligation d’y croire, puisque lui y croyait. Elle devait elle aussi tenir le coup pour lui, parce que lui promettait de le faire pour elle. Cet homme était réellement sa bouffée d’oxygène, et il lui fallait dès à présent prendre une grande inspiration parce qu’elle ne savait pas quand elle pourrait respirer librement à nouveau. Il promettait se se battre, elle savait qu’il tiendrait parole, elle avait confiance en lui. Il disait qu’il trouverait un moyen de revenir, elle voulait y croire. Non, elle y croyait. Elle ne savait pas quand mais s’il le disait, alors il le ferait, dès que possible. Elle avait confiance. Elle hocha lentement la tête pour lui faire comprendre qu’elle comprenait.

-Bien sûr Frank, je t’attendrai. Je vais rêver de ton retour chaque nuit, je vais m’accrocher à cette pensée, je te le promets.


Elle sentit la chaleur de ses doigts se poser sous son menton pour alors lui déposer un chaste baiser sur les lèvres. Comme elle aurait voulu que ce doux contact se prolonge à l’infini, pour passer ainsi sa vie entière tout près de lui. Mais c’était impossible. Elle l’entendit lui déclarer une nouvelle fois son amour, l’appelant par son nom de jeune fille. Parker. A quand remontait la dernière fois qu’on l’avait appelée par ce nom ? Des années, six au total, bien trop longtemps. Rachel esquissa un léger sourire, c’était le maximum dont elle était capable ce soir.

-Ça me fait du bien de l’entendre, surtout au son de ta voix.

La pédiatre le sentit la serrer doucement contre lui. Elle n’avait pas l’impression de mériter pareille étreinte, et puis elle se sentait sale à cause de Maxwell. Elle fut prise d’un léger tremblement lorsque le deuxième bras de Frank l’entoura. Pourtant, elle savait qu’elle était en sécurité avec lui.

-Est-ce que je peux prendre une douche s’il te plaît ? Demanda-t-elle timidement.


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() message posté Jeu 9 Nov - 23:54 par Frank Turner
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Frank &
Rachel

Ca fait mal d'aimer, surtout lorsque tout semble s'opposer à vous, à ce bonheur auquel vous aspirez. Et si l'amour à sens unique est douloureux, celui qui se veut interdit démultiplie la douleur. Mais peut-on lutter ? Doit-on le faire et se priver malgré tout de vivre le grand frisson d'une vie ? Je suis convaincu que l'on peut aimer plusieurs fois, mais ce grand frisson est unique et nous n'avons de toute façon pas assez d'une vie, pour connaître pareille sensation.

Il ne savait le décrire tant ses sentiments à l'encontre de Rachel étaient forts. Eux deux, c'était une évidence depuis leur première rencontre. Cupidon ne les avait pas manqués, à l'inverse des deux adolescents qui n'imaginaient pas, la réciprocité de leurs sentiments. Une réciprocité à présent mise en lumière par des années de séparation. Frank aimait Rachel comme jamais il n'avait aimé. Son cœur ne semblait enclin qu'à battre pour elle, ses pensées lui étaient presque toutes dédiées et voilà qu'à présent ce qui semblait être sa plus grande faiblesse se muait en une force incommensurable. Malgré la détresse dans le regard de la pédiatre, le flic délesté de tout ce qui lui tenait à cœur, savait, du moins il tentait de mobiliser ses dernières forces pour s'en convaincre, qu'il n'était pas encore totalement fini, que malgré le genou à terre, il pouvait encore se relever avec la grandeur d'un phénix renaissant de ses cendres. « Plus jamais, non plus jamais je ne serais ce petit garçon qui reste impuissant face aux autres, face au père, face aux coups. » Ca résonnait dans un coin de sa tête, cela deviendrait son leitmotiv, sa promesse contre la détresse et les abysses qui menaçaient encore de l'emporter il y a peu.

« - You know it's true Everything I do I do it for you ! » laisse-t-il entendre en fredonnant les paroles de cette chanson de Bryan Adams qui en plus d'être magnifique, se prêtait totalement à la scène dont nos deux protagonistes étaient les héros maudits. Puis le romantisme qui pour certains virent vite à l'écœurement, se mut en un quelque chose de si puissant et inspirant à écouter dans la bouche de Frank qui n'avait même pas à réfléchir. Les mots sortaient avec une facilité déconcertante, sans filtres, ni gêne. L'Américain parlait avec son cœur, ce qui ne le rendait que plus émouvant encore. Et dire qu'avant ces retrouvailles, il n'était rien de plus qu'un être amer, fermé aux autres, aux contacts si ce n'est avec les petites victimes qui tels un miroir, lui renvoyait en pleine face sa souffrance. À présent, il était certes un père débordant d'amour, mais aussi un guerrier prêt à tous les combats pour être avec celle qui aimait et ce depuis le tout premier jour.

« - Si l'amour est dur avec toi, sois dur avec lui ; perce l'amour qui te perce et possède-le.Quoi de mieux que l'auteur de « Roméo & Juliette » pour parler d'amour ? Ces mots, j'aurais dû te les déclamer plus tôt, mais faute d'audace, le temps répare ça aujourd'hui. Avant toi, je n'avais jamais dit ça, tu sais ces trois mots empreint d'amour et d'éternité et un peu de cul-cul pour les plus rustres. Et c'est à toi que je l'ai dit et à Bowie aussi. Je vais me battre pour toi, pour lui, pour nous. Et même si l'avenir est plus qu'incertain, je me raccrocherai à toi qui m'attends, à mon fils à qui je manque. » Il l'embrassa à nouveau avant de s'abreuver de son petit sourire qu'elle laissait paraître pour tenter d'éclipser la détresse qui empourprait son cœur. Frank n'était pas dupe, mais tâchait de s'en convaincre pour ne pas polluer cette douce quiétude éphémère. « - Je te dirais tout ce que tu veux, pourvu que ça me permette de te voir encore sourire. » lui murmura-t-il à l'oreille après avoir ramené la demoiselle contre lui pour mieux la serrer. « - Tu n'as rien à craindre ! » Il avait senti le léger tremblement raidir son corps au contact de son bras autour d'elle et savait d'elle lors, qu'il devait redoubler d'attention et de douceur pour la ramener vers lui et la délester peu à peu du jonc de Maxwell.

« -Je vais aller te préparer des serviettes propres avant, c'est mieux pour la douche. Tu as prévu des vêtements de rechange ? Au pire, je peux te prêter une chemise pour la nuit si tu veux. Tu vas rester cette fois ? » demanda-t-il presque innocemment


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() message posté Dim 12 Nov - 21:41 par Rachel-Mary Parker-Davis
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Frank &
Rachel

Deux questions simples tournaient sans cesse dans l’esprit embrumé de Rachel : « comment ? » et « pourquoi ? ». Ces questions ne voyaient pour elle qu’une seule réponse : des mauvais choix. SES mauvais choix. SON mauvais choix en la personne de Maxwell. La pédiatre se demandait souvent ce qui avait pu se passer, comment elle avait fait pour ne pas remarquer que l’homme qu’elle fréquentait avait d’aussi gros problèmes psychologiques. Des années après, récemment, elle avait enfin découvert de quoi il retournait réellement, l’entrepreneur en informatique était bipolaire, ce qui expliquait ses sautes d’humeurs et crises de violences. Dire qu’elle l’avait détesté pendant trois ans, à présent elle avait pitié de lui. Il était malade, tout n’était pas entièrement de sa faute. Néanmoins, cet homme faisait de la vie de son épouse un enfer sur Terre, et pire encore pour Frank dont il avait carrément tout ôté : son travail, sa vie de famille, son pays d’adoption. A présent, le flic serait contraint de quitter le territoire dans les plus brefs délais. Malgré cela, il parvenait à trouver de l’espoir et à l’insuffler à Rachel. Comment faisait-il ? La pédiatre était admirative de cet homme qu’elle aimait tant, au-delà des mots, qui parvenait à trouver les mots justes pour la rassurer alors que lui-même était dans une situation désespérée. Rachel écouta Frank lui fredonner les paroles de Bryan Adams ce qui l’émut aux larmes, bien que ces dernières n’étaient jamais bien loin au vu de la situation.

L’inspecteur paraissait reprendre du poil de la bête, il continuait à tenir des propos encourageants et plein de positivité et surtout d’amour. Il était si attentionné, si doux, il était aimant et chaleureux, tout ce que son mari n’était à son égard. C’était rassurant de se sentir ainsi aimée, mais à force d’entendre et subir Maxwell, Rachel avait perdu peu à peu toute estime d’elle-même et avait l’impression de ne pas mériter Frank. Encore et toujours cette culpabilité. Comme elle l’aimait, comme elle voulait pouvoir partir avec lui ! Elle était à présent contre lui, luttant contre ses craintes qu’elle savait injustifiées avec Frank qui essayait de la rassurer.

-Merci, Frank.

La pédiatre demanda alors à prendre une douche. La pression commençait à retomber et il lui fallait au moins ça, elle se sentait répugnante. Le flic lui demanda si elle avait pris des vêtements de rechange. Elle secoua la tête timidement en regardant le sol. S’il savait dans quelles conditions elle était partie… Rachel priait intérieurement que Frank ne pose pas de questions. Mais elle-même s’en posait. Elle commençait à se demander si elle n’avait pas tué Maxwell en lui administrant une telle dose de somnifère dans un verre de whisky. Elle tressaillit en repensant à cette soirée. La question du flic la ramena à la réalité lorsqu’il lui demanda si elle comptait rester. Elle leva son regard embrumé vers lui et hocha la tête.

-Oui, c’est promis, répondit-elle d'une petite voix.

De toute façon, elle n’aurait pas la force de ressortir, et puis elle voulait profiter de chaque instant qui lui était donné de passer avec Frank, étant donné qu’après son départ, elle ne savait pas ni quand ni si elle le reverrait.



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() message posté Dim 19 Nov - 1:22 par Frank Turner
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Frank &
Rachel

L'abandonner pour la laisser prendre une douche, fut difficile pour l'ancien flic, qui ne laissa rien paraître. Rachel se sentait assez mal comme ça, nul besoin de l'appesantir davantage de malheurs. Il se dévoua toutefois pour aller lui chercher une ou deux serviettes de bain, ainsi qu'une chemise. Elle n'avait pas répondu à sa question concernant les vêtements de rechange, mieux valait être prévoyant. Il retrouva donc sa chambre, ouvrit son dressing et l'en délesta d'une chemise, le genre « canadienne » à carreaux. Elle était confortable et il l'appréciait beaucoup, de ce fait, il ne s'offusquait pas de la voir sur Rachel (qu'il aimait tout autant) Il récupéra ensuite un peignoir et une serviette propre qu'il déposa sur son épaule avant de prendre la direction de la salle de bains où Rachel avait déjà élue domicile. Sous la cabine de douche, à l'Italienne, la demoiselle totalement nue, laissait l'eau chaude se déversait sur son corps. La buée avait déjà commencé à envahir les lieux. Quelque peu gêné, Frank détourna aussitôt le regard et déposa la serviette propre et sa chemise sur la vasque du lavabo avant de mettre les voiles.

Il retrouva le salon encore un peu troublé par ce qu'il venait de voir dans la salle de bains « - Ce n'est vraiment pas le moment » se corrigea-t-il avant de commencer à ramasser les débris à terre. Tout devait retrouver sa place et ce même si ce n'était qu'éphémère. Rachel avait de toute évidence traversé une nouvelle épreuve, Frank ne pouvait de ce fait, se résoudre à la laisser s'enfoncer, quitte à s'oublier lui-même. Elle avait besoin de lui, de son soutien, de sa force pour rebondir, autant que lui avait besoin d'elle pour ne pas définitivement sombrer. L'ex flic continua donc son rangement, remit son tourne-disque à sa place et les quelque quarante-cinq tours qui l'entouraient. Peu à peu la pièce à vivre se délestait des affres de la tempête rendant au lieu sa quiétude d'autan. Frank, pelle en main, prit la direction de la poubelle et y versa toute la porcelaine et le verre collectait. Puis il vogua vers la cuisine ouverte sur la pièce à vivre, délesta le tiroir de deux mugs qu'il plaça sur le plan de travail, tout en sortant une casserole dans laquelle il avait prévu de faire bouillir de l'eau pour préparer du thé. Bien sûr, il préférait très largement le café à cette boisson érigeait au rang fierté nationale pour les Britanniques, mais en de telles circonstance, la caféine ne leur ferait aucun bien à l'un comme à l'autre. Consciencieux, l'Américain sortit la boite contenant le thé, deux cuillères, du lait et de quoi sucrer. Il déposa le tout sur un plateau qu'il apporta jusque dans le salon, sur la table basse faisant face à l'imposant canapé. Il alluma ensuite la lampe allogène qu'il régla sur une petite intensité afin de créer une ambiance tamisée.

À sa montre, il était 21 h 30, une heure raisonnable pour commander, car nul doute que le ventre de Rachel était aussi vide que le sien. Mais avant toute chose, il fallait terminer de préparer le thé. Il retourna donc dans la cuisine, retira la casserole des plaques à inductions qu'il éteignit aussitôt. Casserole en main, il retourna auprès de la table basse et y versa l'eau bouillante dans les deux mugs à disposition avant de retourner une fois encore dans la cuisine pour se débarrasser du récipient qu'il déposa dans l'évier. Il attendit ensuite le retour de Rachel afin de s'enquérir de ce dont elle avait envie, si elle avait faim.



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() message posté Dim 19 Nov - 18:03 par Rachel-Mary Parker-Davis
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Frank &
Rachel

A présent rassurée sur l’état de santé de Frank, Rachel mourait d’envie de prendre un bain ou au moins une douche. Le flic lui avait demandé si elle avait prévu des affaires de rechange et elle s’était contentée de baisser la tête sans répondre. Elle était partie aussi vite que possible dans la panique de découvrir qu’il était mort ou peut-être grièvement blessé. S’il savait ce qu’elle avait dû faire pour pouvoir s’échapper. Elle avait délibérément endormi Maxwell avec une bonne dose de somnifères, qui lui était initialement destinée, mélangé à de l’alcool. La pédiatre ne se reconnaissait plus. Après avoir assommé son mari avec une lampe, voilà qu’elle le droguait. L’américaine se demandait jusqu’où il la pousserait la prochaine fois ? Elle frémit en repensant à cette odieuse soirée passée avant d’arriver chez Frank.

Avec la permission du propriétaire des lieux, elle se rendit donc dans la salle de bain, omettant délibérément de se regarder dans le miroir. Rachel s’appuya quelques secondes à la vasque, comme s’il lui était devenu trop difficile de tenir droite sur ses pieds. Elle commença par retirer ses chaussures sans avoir à se baisser, se tenant toujours au lavabo. Puis elle décrocha ses mains de la vasque sculptée pour retirer sa veste de tailleur avant de les faire aller dans son dos dans le but de faire glisser la fermeture éclair de sa petite robe noire. Cet exercice lui fit sentir les courbature et les bleus qu’avaient subi ses muscles en essayant de se dégager de l’emprise de Max. Il n’y était pas allé de main morte cette fois. Il ne fallait pas que Frank voie ça, elle ne voulait pas l’accabler davantage. Si elle avait eu le choix, elle aurait brûlé ses vêtements, mais elle n’avait rien d’autre pour le lendemain alors… Elle replia soigneusement cette robe chic et hors de prix de chez Chanel dont le bas avait été un peu déchiré sur une dizaine de centimètres en hauteur. Rachel ne traîna pas, elle retira son soutien-gorge qu’elle posa sur la robe et entra dans la cabine de douche qu’elle referma soigneusement. Sa culotte avait été arrachée, lui laissant une marque sur le bas-ventre qu’elle espérait bien faire disparaître à l’eau chaude. La buée prit rapidement place sur les parois de la cabine de douche tandis que l’eau à la douche chaleurs dégoulinait sur la pédiatre qui n’entendit alors pas entrer le flic qui rapportait les serviettes promises. Rachel, les mains et le front appuyés contre le carrelage du mur, laissait ses larmes dégringoler le long de ses joues, mélangées à l’eau de la douche. Elle essaya néanmoins de se ressaisir. Elle ne voulait pas perdre la moindre seconde du temps qui lui restait avec Frank avant qu’il ne doivent partir, tant pis si elle n’était pas au meilleur de sa forme, si elle n’était pas présentable, si elle n’était pas aussi avenante que d’ordinaire. Au moins, ils seraient tous les deux. Ils s’aimaient, c’était la chose à plus importante à retenir. La chirurgienne se lava au moins trois fois, se retrouvant recouverte de mousse le temps que l’eau ne la rince. Puis elle se décida à sortir de la cabine de douche.

Elle sourit intérieurement, ayant du mal physiquement à la faire, en voyant la chemise que Frank avait mise à sa disposition. Elle attrapa la plus grande serviette pour s’enrouler dedans avant d’utiliser la petite pour essorer ses cheveux. Puis, une fois sèche, Rachel attrapa la chemise mise à sa disposition par Frank et l’enfila. Dommage, il n’y avait pas son odeur dessus puisqu’elle était propre. Elle enfila par-dessus le peignoir histoire d’avoir un peu plus chaud et consentit à sortir de la salle de bain après avoir pris une grande inspiration. Il fallait prétendre que ça allait, après tout, elle le faisait tous les jours. Elle voulait préserver Frank au maximum. La pédiatre débarqua donc d’un pas tranquille pour rejoindre l’élu de son coeur au salon où elle découvrit avec plaisir qu’il avait préparé du thé.

-Merci pour le thé. Et pour la douche, ça va beaucoup mieux.

Les tremblements dans ses mains étaient désormais maîtrisés, c’était déjà une bonne chose. Elle s’installa sur le canapé à côté de lui et se saisit de l’un des mugs. L’odeur qui en émanait était délicieuse et rassurante.


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() message posté Dim 19 Nov - 22:07 par Frank Turner
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Frank &
Rachel

Ça allait mal pour Rachel, Frank le savait, mais était loin de se douter du fin mot de l'histoire. D'autant plus que sa fausse pudeur, dans la salle de bains, qu'il avait quitté en un éclair quelque peu gêné, l'avait empêché de prendre connaissance de tous un tas de détails qui lui aurait permis de comprendre, de refaire le déroulé de la soirée de cette femme, pour laquelle il s'était promis d'être fort. Et encore heureux que le flic n'ait point poussé son investigation jusqu'au bout, le cas échéant, Maxwel Davis ne serait peut-être plus là pour témoigner. Oui ce cher Maxwell jouissant de sa toute-puissance et de sa victoire, n'en demeurait pas moins dépositaire d'une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Mais pour l'heure, loin de se douter de ce que le businessman avait infligé à son épouse, Frank continuait à œuvrer pour que Rachel se sente bien. Cela commençait par le ménage, puis par la prépa d'une tasse de thé qu'il prit soin de préparer lui l'adepte du café. Assit sur le canapé, observant les lieux, l'ex flic se félicita d'être parvenu à tout remettre en ordre en aussi peu de temps. Et parce qu'il était un poil maniaque, il se leva et retrouva son tourne-disque qu'il alluma pour laisser entendre quelques notes de musique histoire de rendre l'atmosphère un peu plus légère. Bien sûr, il n'était pas naïf au point de se dire que tout allait s'arranger, le temps jouait contre lui et il ne pouvait rien y faire malheureusement. Alors autant profiter du temps qu'il lui restait avec la seule personne avec laquelle il voulait être, quitte à s'oublier. Rachel avait besoin de lui, de ce fait, il n'avait pas le droit de se montrer faible, d'être un geignard pleurant sur son sort. Pour elle, il devait être fort malgré le désespoir qui animait sa vie à présent et son absence de perspectives.

Toujours 21h30. Dans un dernier élan de désespoir, l'ancien flic fixa l'écran de son tactile, espérant encore un sms de Megane, voir un appel lui faisant savoir qu'elle revenait sur sa décision concernant la garde de Samuel, que Frank n'avait même plus la force d'appeler Bowie. Mais rien ne se passa, l'écran resta inerte, délesté du moindre nouveau message, ou d'un appel entrant. Le pauvre Frank souffla longuement « A quoi tu t'attendais pauvre con ! » Il faillit d'ailleurs se frapper le front, mais l'arrivée de Rachel l'en dissuada. « - J'ai fait du thé ! » lança-t-il avec douceur. Mon dieu qu'elle était belle, encore plus au naturel et il le put que constater à quel point sa chemise préférée lui allait à merveille. « - Je suis content, si ça va un peu mieux. » Il la laissa s'approcher et prendre place sur le canapé à ses côtés. Avec précaution, il posa ensuite une main bienveillante sur sa joue qu'il caressa à l'aide de son pouce. « - Ecoute je n'ai pas mangé et comme je ne suis pas un grand cordon bleu, je me disais que l'on pouvait commander japonais, qu'est-ce que tu en dis ? Notre…Enfin, je veux dire le restaurant où j'ai mes petites habitudes, livre. » Avant même qu'elle ne lui donne sa réponse, Frank quitta Rachel et rejoignit l'îlot central pour attraper le menu qui traînait sur le plan de travail. Il revint ensuite sur le canapé et le tendit à Rachel.

« - Prends ce qui te fais plaisir. Je vais aller chercher des plaids et des oreillers pour qu'on s'installe ici. On va se mater des films, un vrai marathon comme avant. Tu te souviens ? » Il lui sourit à nouveau « - Je veux que tu sois bien Rachel. Je sais que ce n'est pas avec de la bouffe japonaise et des films que je vais changer les choses… Toutefois, je ne veux pas me dire qu'il nous reste peu de temps. Je veux profiter un maximum, faire des trucs banales, boire du thé, du chocolat, te regarder sourire, de dire des conneries, te prendre dans mes bras, te regarder dormir, n'être qu'avec toi. Si tu savais comme je t'aime Rachel… » Sa voix était tiraillée par l'émotion tout comme son regard « - Bon aller j'arrête ! Pas de larmes, c'est pour les fillettes. On va se faire un super repas quitte à se faire exploser le bide tout en regardant un tas de conneries à la télé. Qu'est-ce que tu en dis ? »


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() message posté Hier à 13:19 par Rachel-Mary Parker-Davis
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Frank &
Rachel

Elle l’avait rejoint au salon et pris le mug de thé bien chaud dans ses mains, un contact Ô combien agréable. Rachel n’avait aucune idée de l’heure qu’il était et peu lui importait. Tout ce qu’elle voulait, c’était rester le plus longtemps possible au côté de l’homme qu’elle aimait, cet homme qui allait lui être arraché puisqu’il serait dans l’obligation de retourner sur leur continent natal. La pédiatre but une gorgée de thé et reposa la tasse sur la table basse pour refermer les pans du peignoir autour d’elle. L’inspecteur Turner proposa de se faire livrer japonais. A la vérité, Rachel n’avait pas faim, pas du tout, bien au contraire, mais elle se contenta d’un hochement de tête. Elle sentait que ça lui faisait plaisir et elle était prête à tout pour que cette soirée au commencement chaotique, qui serait sûrement leur dernière avant bien longtemps, soit parfaite. Ou du moins, la moins imparfaite possible. Frank semblait déjà avoir tout planifié, des sushis, des films, des plaids et des oreillers pour se faire un petit cocon au salon. Un marathon films comme au bon vieux temps, ça oui, elle s’en rappelait. Tout l’été de leur rencontre, elle lui avait fait regarder en boucle des films « de fille », ses préférés de l’époque, et lui, si gentil, n’avait pas rechigné. Avec le recul, elle se rendit compte qu’il avait dû souffrir de devoir supporter ça.

-Comment pourrais-je oublier nos marathons.

Ce sourire qu’il arborait lui réchauffa le coeur et parvint enfin à devenir contagieux. Le simple fait de le voir sourire lui faisait l’effet d’un rayon de soleil en pleine tempête. Et le plus beau de tout était de l’entendre lui dire qu’il l’aimait. Elle se sentait mieux de seconde en seconde et ce grâce à lui. Il était le seul à avoir ce pouvoir.

-Je t’aime aussi, Frank, bien plus que les mots ne peuvent l’exprimer.

Le flyer du restaurant japonais fétiche du flic en main, la chirurgienne hocha la tête.

-Cette soirée me semble parfaite. Mais je te laisse choisir, je ne suis pas très inspirée.

Elle lui tendit alors la carte miniature pour qu’il fasse sa sélection et se leva du canapé.

-Je m’occupe de la mission plaids et oreillers, tu n’as qu’à me dire et je m’en charge.

Se faire exploser le bide à coup de makis ? Elle espérait ne pas être malade avec une simple soupe miso. Il fallait qu’elle se sente mieux avant l’arrivée de la livraison sans quoi elle serait plus verte encore que les algues de leurs salades. La brunette se dirigea alors vers un placard pour en sortir un grand plaid et récupéra également quelques coussins qu’elle rapporta au salon. Elle disposa le tout sur le canapé avant d’inviter Frank du regard. Elle voulait passer chaque seconde du temps qui leur restait lovée dans ses bras, à sentir son odeur, la tête sur son torse à écouter son coeur, être bercée par le son de sa voix inimitable et si douce à son oreille.

-Viens, lui demanda-t-elle doucement.

La pédiatre se réinstalla et attendit qu’il fasse de même pour disposer le plaid sur eux pour qu’ils soient emmitouflés à l’intérieur.

-Tu es bien installé là ? Demanda-t-elle avec bienveillance.

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