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dusk till dawn + hal

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() message posté Jeu 21 Sep 2017 - 18:04 par Lyanna Belshaw-McAlister

light it up, on the run. babe i’m already there.   Et je saignais encore. Depuis des années. Depuis une éternité. C’était peut-être une douleur permanente, une façon d’être déracinée du monde. Les espaces se confondaient sous l’horizon. J’avais l’impression d’être prisonnière de mon corps. De n’être qu’un mensonge - une mascarade. Mon reflet se noyait entre les buissons des arbres. Je n’avais plus de voix. Je ne contrôlais pas mes sentiments. Tout s’imposait dans mon esprit. Ana. Anorexia. Son regard me brûlait. Il me tuait lentement. Je n’étais qu’une ombre au milieu des passants. Une fleur parfumée, dont la beauté n’avait de valeur que dans sa disparition. Je fanais sans inspirer de tendresse, ne laissant qu’un saveur délicieuse dans une fiole. Toutes les odeurs étaient des âmes mourantes. Des pétales défraichies et sans vie. Je soupirais en courant dans les allées entourés de petits cailloux. Mes pieds rasaient le sol dans un bruissement mélodieux. Plus vite. Plus fort. Les feuilles glissaient sur mes joues. J’effleurais le vent avec les yeux. Les souvenirs se succédaient entre mes cils. Je ne mangeais pas parce que je n’avais jamais eu ma place. Enfant délaissée. Petite fille sans ambition. J’étais trop sage. Trop parfaite. Puis en grandissant,  mon image s’était cassée. J’étais seule jusqu’à en vomir. Jusqu’à en faire jaillir mes os. Je me privais pour protéger mon innocence. Je n’acceptais pas mes formes - mes manières d’être femme. Je fis rouler mon alliance avant de la mettre dans mon sac. Je ne voulais plus être mariée. A Liam. En général. Je ne l’aimais pas. Je ne m’aimais plus. Je soupirais en me faufilant près du lac. La lune éclairait les lisières. Je souris en m’installant près de l’eau. J’attendais l’arrivée de Hal. Tel que je l’avais intimé - tel que je le réclamais depuis des mois. Nous étions amis. Rien de plus. On se regardait comme deux blessés qui n'osaient pas se toucher de peur de se faire  du mal. L’alcoolique et celle qui n’existait pas. Celle qui se dissipait sous les rayons du soleil. Je hochais la tête en guettant les alentours. J’étais la première arrivée. Ce soir, j’avais quelque chose à annoncer. Ce soir, je décidais de tout lui avouer : mes perditions, mes évasions, les fantasmes sur lui. J’en avais assez de prétendre au bonheur. D’être la mère d’un fils qui ne s’émerveillait plus de mes défauts. Le froid enlaçait ma poitrine. Je m’enfermais dans mon écharpe en balançant les mains. Et lorsque je le vis, mon coeur esquissait des mouvements oscillatoires pour le rejoindre sur la jetée. L’azur se dessinait sur ses yeux. Hal était mon paysage, une icône qui ressemblait au ciel craquelé. Je ne voulais pas tomber amoureuse. Mais parfois, j’avais l’impression de l’être déjà. Je me hissais sur mes talons afin de le retrouver. « Bonsoir. » Je murmurais en frôlant son bras. Mes lèvres tremblaient, suspendues sous son menton aigu. Il m’était interdit. Je ne le méritais pas aussi. « Je ne voulais pas être seule avec mes démons, alors j’ai pensé qu’on pourrait marcher ensemble. » Je m’avançais lentement. Je tendis le poignet devant lui. « Tu me tiens la main ? » Je plissais les yeux en agitant les épaules. Cette émotion était étrange. Je ne respirais plus à ses côtés. Je m’élevais - je devenais quelqu’un d’autre. Être frêle, chétive, impuissante et fantomatique. Être belle, fragile, délicate et cristalline. Un jour, il m’avait promis un tour de magie. Mais il avait tout pris. Hal avait dérobé un fragment de mon âme dans son chapeau. Je vacillais dangereusement, les yeux aveuglés par son profil saillant. « Je veux tout arrêter. » Je serrais la mâchoire. Ma décision semblait si légère. Je ne savais plus me prononcer ni faire le tri dans mes émotions. Je l’attirais dans mon étreinte. Mes ongles s’enfonçaient dans son col alors que je m’imposais sous sa veste; « Je veux être avec toi. » Je n’attendais plus. Je réfléchissais pas.
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() message posté Ven 6 Oct 2017 - 18:53 par Hal Manning
Les journées étaient redevenues moroses, l'été avait disparu et avec lui la bonne humeur ambiante. Le poste de police était déprimant, tous les policiers semblaient tous au bout du rouleau, même les habituels bout en train. Hal faisait son travail, comme toujours, il s'y dévouait corps et âme, parce qu'il n'avait rien d'autre auquel se raccrocher à part son petit-frère, mais même lui semblait anéanti après une nouvelle rupture amoureuse. Cette fois, Hal n'avait pas le courage et la force d'être l'épaule sur laquelle il pleurait en permanence, pas quand ce qu'il traversait était encore pire. Il n'avait pas perdu la femme qu'il désirait, il ne l'avait jamais eu, elle avait juré fidélité à un autre. Alors, il faisait son possible pour ne pas penser à elle, mais cela était impossible, Lyanna était partout. Il avait essayé de sortir avec des amis ou des collègues, mais il se retrouvait sans cesse dans des endroits où l'alcool était omniprésent. Quand ce n'était pas une belle brune qui lui faisait penser à Lyanna dans un bar, c'était une effluve de vodka qui lui retournait le cœur. Alors, il vivait comme un Hermite enchaînant le métro-boulot-dodo, en s'assurant qu'il passait plus de temps à son travail que dans son appartement. Il pensait avoir avancé depuis qu'il avait arrêté de boire, mais l'ombre de Lyanna l'avait fait régresser. Sauf qu'il ne pouvait résister à ses appels, pour elle, il aimait se faire du mal, même si c'était plus dur à chaque fois de se séparer et de la regarder partir. Elle lui avait demandé de la rejoindre, il s'exécutait, ne prenant même pas la peine de rentrer chez lui en sortant du commissariat. Comme à chaque fois, il avait une boule au ventre, un mélange d'excitation et d'appréhension à l'idée de la revoir. Les cigarettes s'enchaînaient entre ses doigts et le trajet lui paraissait interminable. Il ne vivait que pour la rejoindre, pour leur entrevue fugace et platonique. Quand enfin elle apparaît, il éprouve un soulagement immense, celui de ne pas l'avoir loupé, de ne pas avoir manqué sa chance de passer un moment avec elle. Une fois à sa hauteur, il hésite sur la manière de la saluer. Jamais il ne s'était autant pris la tête pour des gestes aussi anodins, sûrement parce que rien n'était jamais innocent entre eux, bien qu'ils prétendaient le contraire. « Bonsoir. ». Il murmurait les mêmes mots avec le sourire aux lèvres, en sa présence, il oubliait tous ses soucis. Elle était son échappatoire, sa plus belle distraction. « Je ne voulais pas être seule avec mes démons, alors j'ai pensé qu'on pourrait marcher ensemble. ». Il hoche la tête, marcher était sans risque, il pouvait se concentrer à mettre un pied devant l'autre et regarder autour de lui, sans être obligé de la regarder dans le blanc des yeux. S'il se perdait dans sa contemplation, il se perdait toujours à espérer plus que de simplement l'admirer des yeux. « Tu me tiens la main ? ». Il observait sa main d'un air sceptique, pas du tout convaincu que ce soit judicieux de la saisir. Elle ne lui appartenait pas. « Je crois pas que ce soit raisonnable... ». Londres était une grande ville certes, mais ils étaient quand même dans un lieux public. Tout son être lui criait de faire ce qu'elle lui demandait, mais pourtant les bras d'Hal restait contre son corps. « Je veux tout arrêter. ». Son cœur s'affole. Ses yeux cherchent des indices sur son visage. Ils ne s'étaient rien promis, il savait qu'elle pouvait arrêter de le voir à tout moment. Cette possibilité l'avait toujours effrayé, il avait l'impression de tomber dans le vide et qu'on était en train de lui enlever la seule chose qui l'aidait à respirer. Elle se collait à lui et Hal l'accueillait dans ce qu'il pensait être une étreinte d'adieu. Un dernier souvenir auquel se raccrochait. « Je veux être avec toi. ». Son cœur loupe un battement, puis un deuxième. Plus rien n'avait de sens. Il n'avait jamais voulu espérer, qu'elle puisse abandonner son mariage pour lui, il y avait pensé, mais il avait toujours gardé ce rêve pour lui. « T'es sûr ? ». Sa révélation était tellement soudaine. Hal avait un peu de mal à réaliser tout ce que cela pouvait bien représenter. Ce n'était pas juste un mariage, elle avait un fils aussi. C'était une famille qu'Hal était en train de détruire et il commençait à sentir poindre la culpabilité. « On peut arrêter de se voir quelques temps, que tu puisses régler ce que t'as à régler... ». Hal n'en avait aucune envie évidemment, mais il avait traversé un mariage douloureux et savait à quel point cela pouvait être compliqué. Puis, il ne voulait pas qu'on puisse se servir de leur liaison pour mettre tous les tords sur le dos de Lyanna, surtout quand la garde de son fils pourrait être en jeu. « Y s'est passé quelque chose avec ton mari ? ». Son côté protecteur reprenait le dessus et il se saisit des mains de Lyanna pour venir les entourer des siennes, elles étaient froides et il les porte automatiquement à sa bouche pour souffler dessus et les réchauffer.
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() message posté Mer 25 Oct 2017 - 14:48 par Lyanna Belshaw-McAlister

light it up, on the run. babe i’m already there.   Je revoyais son visage. Mon coeur était anxieux. Toutes ces plaies me faisaient vaciller. Toutes les pensées de mon mariage, et lui - comme un poids sur ma poitrine. La plus belle émotion et la pire. Il m’était impossible d’imaginer l’ampleur de ces sentiments ou l’envergure de cette douleur. Hal n’était plus une échappatoire. Avec le temps, il s’était transformé aussi. Il prenait la forme de mes démons. Parce que je le désirais sans l’avoir. Je me languissais de son souffle, d’un baiser qu’il refusait de poser sur ma bouche. Je ne savais pas trouver l’équilibre dans mes pas. Je mangeais un peu, le strict minimum afin de maintenir la balance entre mon esprit et ma chair. Mais au fond, j’étais vide. Je n’existais pas. Je suivais les mêmes avenues, les mêmes trajectoires. Je regardais le monde derrière un voile opaque. Il me trompait, je l’avais vu - je l’avais compris. Mais je ne disais rien. Je restais immobile, la morale brisée, la conscience prise entre les flammes de la vanité. Je ne pouvais pas divorcer et être l’une de ces femmes martyres. Je ne pouvais pas abandonner mon fils, le laisser entre les griffes d’une autre. Son image me hantait toujours. Qui était-elle ? Pourquoi l’avait-il choisi alors qu’elle était aussi fade et maigre ? Je fixais mes arcades osseuses. Je soupirais en retenant les larmes et les déceptions. Hal ne pouvait pas deviner. Il ne pouvait même pas me tenir la main. La convenance l’empêchait de me sauver, de me chérir. Mais Liam s’en fichait. Liam ne voulait plus de moi. Il lui offrait ses yeux plein d’étoiles. Il la contemplait comme il m’avait contemplé. Mais aujourd’hui, je n’étais pas précieuse. Je n’étais plus rien. Ma gorge se serrait lors que je m’avançais dans le sentier. Un sourire, peut-être deux - et le monde devenait meilleur. Je respirais les senteurs des arbustes. J’effleurais les branches des arbres. Ma silhouette s’envolait, flottant entre les contours du parc. Je touchais les bancs. Mes ongles s’accrochaient aux rebords comme s’ils allaient se mettre à danser. Comme si le vent était une musique merveilleuse. Je fermais les yeux un instant. Mes paupières s’étaient excusées. Mes paupières murmuraient pour Liam. La quête du bonheur semblait interminable. On passait devant la fontaine. Les bruissements de l’eau se déchiraient dans mes oreilles. Les souvenirs de nos fiançailles me narguaient, du haut de ces marches et de nos vingt ans. Je pinçais les lèvres en enlaçant Hal. Il ne pouvait pas plonger dans mes incertitudes. Mes envies étaient sincères, je les refoulais par culpabilité. « T'es sûr ? » Je hochais la tête dans un geste automatique. Mais sa réserve me transperçait le coeur. Hal était un bon gars, il s’inclinait - il allait me laisser. « On peut arrêter de se voir quelques temps, que tu puisses régler ce que t'as à régler... » Je crispais la mâchoire si fort. Je m’interdisais de le supplier, de lui faire entendre raison. Il ne pouvait pas me priver de nos rencontres. Sans lui, je devenais folle. Je perdais la raison. « Y s'est passé quelque chose avec ton mari ? » Je déglutis sans esquisser le moindre mouvement. J’étais paralysée, incapable de répondre. Je regardais ses cheveux, m’extasiait devant l’éclat ambré de sa frange. Je levais lentement le bras afin de caresser sa tempe. « Tu es complètement décoiffé. » M’enquis-je d’une voix fluette. J’étais épuisée. Je gardais précieusement mes secrets et mes mensonges. Les infidélités de Liam ne concernaient pas notre relation. Je l’avais trahi aussi. J’étais une imposteur, luttant contre mes fantasmes. « Peu importe mon mari. Si j’ai envie d’être avec toi, pourquoi tu essaies de m’en empêcher? » J’esquissais une moue contrariée. Mes sourcils se fronçaient alors que je lui adressais un regard moralisateur. « Tu me fatigues avec ta bonne conscience. » Je haussais les épaules dans un geste nerveux. Les promesses, les liens sacrés, les codes moraux, rien n’avait empêché Liam. Ce n’était pas une simple historie d’adultère. Il l’aimait - il était amoureux. Et ça me tuait de le savoir.
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() message posté Sam 28 Oct 2017 - 11:29 par Hal Manning
La confession de Lyanna était inattendue, mais elle levait encore plus de questions du côté de Hal. Sa crainte la plus dévorante avait toujours été d'être une distraction passagère pendant une crise dans son mariage, mais elle avait bien dit vouloir être avec lui. Elle ne souhaitait pas seulement divorcer et se séparer de son mari, elle voulait être avec lui. Il ne réalisait pas, même en se répétant plusieurs fois les mots. Une part de lui avait peur de se réveiller et que ce ne soit qu'un mauvais rêve. Il ne comprenait pas comment son mari avait pu la laisser filer de la sorte, mais il n'allait certainement pas s'en plaindre. Ses collègues se moquaient de son célibat prolongé et il avait hâte de pouvoir leur fermer leur bouche, car ils n'avaient probablement jamais vu de femmes aussi belles que Lyanna. Comment une femme de son standing pouvait vouloir être avec lui, c'était une énigme pour le policier. Elle était trop bien pour lui et depuis leur rencontre, il attendait la chute, le moment où elle s'en rendrait compte. Le silence à la question sur son mari ne rassurait pas vraiment Hal, car il avait peur qu'elle prenne une décision précipitée en réponse à un agissement de son mari et qu'elle le regrette ou face marche arrière. Il pouvait le supporter quand la possibilité qu'ils se mettent ensemble n'était qu'un rêve, mais si cela se concrétisait et qu'elle faisait volte face soudainement, il ne le supporterait pas. Retomber dans la vodka serait si facile, pour tout oublier. « Tu es complètement décoiffé. ». Comme un automatisme, son visage s'avançait à son contact. Elle pouvait bien le décoiffer davantage si cela lui chantait, à ses côtés, il n'avait pas peur du ridicule. Même si la peur le dévorait, il se sentait capable de tout affronter pour elle, de braver toutes les épreuves. « Peu importe mon mari. Si j'ai envie d'être avec toi, pourquoi tu essaies de m'en empêcher ? ». Il baissait la tête, un peu honteux, se sentait soudainement sous les feux des projecteurs. Il essayait de se protéger, mais il ne s'était pas rendu compte de la façon où cela aurait pu être interprétée par Lyanna et il ne voulait pas qu'elle se méprenne sur ses intentions. « Tu me fatigues avec ta bonne conscience. ». Hal rigole pour évacuer la tension qu'il avait accumulée depuis quelques minutes. Il se saisi sans attendre de la main de la jeune femme comme elle l'avait demandé initialement et entremêle leurs doigts. Ses yeux bleus se posent sur Lyanna avec sérieux, prenant une grande inspiration. « Pardon, efface tout ce que je viens de dire. On recommence. ». Il s'excuse du regard, souriant timidement. « Moi aussi, j'ai envie d'être avec toi. ». C'était une envie dévorante, un sentiment qu'il n'avait jamais vraiment connu. Même lorsqu'il pensait aimer Hanna et vouloir être avec elle, cela n'était pas la même chose, la rousse était une habitude. Il se surprenait à penser à Lyanna tout le temps, dès qu'il faisait quelque chose en s'imaginant ce que cela pourrait donner de le partager à deux. Ils marchaient main dans la main et pour la première fois, Hal avait la sensation qu'ils n'étaient pas que deux âmes solitaires qui recherchaient un peu de réconfort l'un avec l'autre, il entrevoyait la possibilité d'être une véritable équipe. « Si c'est ce que tu veux, j'en suis. Mais si je suis juste ton homme rebond pour traverser ta séparation, va falloir que tu me laisses partir, parce que t'es beaucoup plus pour moi... ». Jamais il n'avait évoqué clairement ce qu'il ressentait pour elle, car elle était mariée, il n'avait pas le droit, mais elle avait complètement changé la donne. C'était déjà un pas énorme pour lui que de révéler l'étendue de ses sentiments, Lyanna ne serait jamais juste une passade pour lui. Pas quand il avait envie de grimper sur le rebord de la fontaine pour hurler son amour à des inconnus, son cœur était trop rempli, après des mois à se taire. Ses yeux bleus devaient être remplis d'étoiles, tant il couvait la brune des yeux. « Sinon, je serai là pour tout affronter avec toi, quoi qu'il arrive ! ». Il se doutait bien que leur relation risquait de ne pas être un long fleuve tranquille, mais il n'aurait laissé sa place à personne d'autre. Il avait trop espéré pour se défiler maintenant, il voulait tout expérimenter avec elle. Un peu nerveusement, il jouait avec le bout de ses doigts pour se retenir d'allumer une nouvelle cigarette. Peut-être qu'il avait enfin trouvé une raison de prendre soin de sa santé.
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() message posté Dim 5 Nov 2017 - 12:44 par Lyanna Belshaw-McAlister

light it up, on the run. babe i’m already there.   Je plissais les yeux en m’approchant. Mon coeur se brisait encore. Parce que le regard de Hal me transperçait, il s’infiltrait dans mes pensées. Le voulait-il assez fort ? Quel était l’étendue de ses envies ? Toutes les images se confondaient dans mon esprit. Le passé, les souvenirs, Liam, puis cet instant. Mes confessions étaient biaisées. Je refusais de me raccrocher à quelqu’un d’autre. Mon souffle se consumait au fond de ma gorge. Je ne me fichais pas des regards de la société. J’accordais trop d’importance à mes habits, aux bruits de couloir. Mon mari me trompait. Mon fils n’était plus avec moi. J’agitais les épaules en essayant de retrouver l’équilibre. Mes doigts glissaient entre ses mèches brunes. Je voulais m’occuper de lui. Panser mes blessures sur les siennes. Je pouvais tout comprendre de ses addictions. J’avais les miennes aussi. Je connaissais ces démons de l’âme. Et je renonçais à les écouter quand j’étais avec lui. Sa main effleurait ma peau. J’étais trop égoïste pour reculer. J’étais tellement égoïste. Ma bouche se courbait dans sa direction. Je découvrais le goût de la passion amoureuse. Une émotion violente, éprouvée, que je ne supportais plus d’ignorer. Sa voix roulait sur mes joues. Je souris doucement. J’étais prête à tout croire. Il n’y avait pas de différence entre le mensonge et ma crédulité. Liam m’avait rendu aveugle - stupide. Je lui avais accordé ma confiance. Je m’étais empêché de tomber dans les bras de Hal. Alors que j’en avais besoin - alors que son odeur imprégnait mes pensées. « Pardon, efface tout ce que je viens de dire. On recommence.» Les larmes étaient brûlantes mais je ne pleurais pas. Le vent pouvait tout effacer. Et cette mélancolie était passagère. Cette étreinte n’existait pas. « Moi aussi, j'ai envie d'être avec toi. Si c'est ce que tu veux, j'en suis. Mais si je suis juste ton homme rebond pour traverser ta séparation, va falloir que tu me laisses partir, parce que t'es beaucoup plus pour moi... » Ma tête se posait sur son cou. Je le respirais dans le silence du parc. Tout s’embrouillait. Je n’osais pas formuler mes promesses. Il n’était pas mon échappatoire. Au début, peut-être. Je me confortais dans nos rencontres pour échapper à la solitude d’un appartement vide. Je riais - j’oubliais les tensions de mon mariage. Puis il était devenu important. Il était mon oxygène. Mais je n’étais plus sûre de mes choix. Je n’étais plus sûre de pouvoir lui accorder ma confiance. «  Sinon, je serai là pour tout affronter avec toi, quoi qu'il arrive !  » Je me redressais afin de frôler ses lèvres. Ce baiser était comme une première charge qu’on mettait dans une pièce d’artillerie avant de tirer. Je courrais à ma perte dans ses bras. Je flottais entre les plis de ses vêtements. Si je lui avouais que Liam m’avait trompé, il risquait de me prendre pour acquise, de penser que j’étais ce genre de femme fades et ennuyeuses qu’on posait comme un trophée sur une table. Si je lui racontais mon histoire, je devenais une créature faible et désabusé. Je déglutis en le fixant avec étrangeté. « Hal… » J’étouffais. Je suffoquais. Mon visage se détachait de la lumière.  « C’est possible que tu sois une phase. Ce que je ressens pour toi est tellement ambigu. Parce qu’il y a un autre - je ne suis pas libre. » Ma poitrine se soulevait dans un spasme douloureux. Comme si mon corps rejetait mes propos. Comme si la contradiction était physique. J’enroulais mes bras autour de sa silhouette. « C’est mal? Je peux pas m’éloigner. Et je peux pas te demander de rester. » Alors oblige moi. Emmène moi ailleurs. Mes paupières étaient rouges. Je grimaçais tristement. Et pour la première fois, les larmes coulaient. Aimer m’épuisait. Les aimer tous, ça me tuait.   
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() message posté Ven 17 Nov 2017 - 21:51 par Hal Manning
Pendant longtemps, Hal avait cru que le mariage était éternel et qu'il n'aurait plus jamais à chercher l'amour après ça ou tout du moins une partenaire, sauf qu'il savait aujourd'hui que le mariage n'était pas une fin en soit. Les relations étaient un éternel recommencement, une histoire s'achevait pour laisser la possibilité à une nouvelle de commencer. Il s'était interdit d'aimer, pour ne pas souffrir à nouveau et pourtant il était tombé amoureux d'une femme interdite, mariée. Hal n'avait jamais voulu du rôle de briseur de ménage, il ne voulait pas devenir l'homme que son fils détesterait pendant toute sa vie pour avoir provoqué le divorce de ses parents. Hal venait d'un foyer briser, son père s'était fait la malle quand il était petit. Même si sa mère ne lui avait jamais rien dit, mais il voyait bien qu'elle souffrait des similitudes de ses fils avec leur père. La famille était trop importante pour s'y attaquer. Lyanna était la seule à pouvoir prendre cette décision, Hal ne lui aurait jamais demandé, il préférait souffrir en silence plutôt que de lui demander de quitter sa famille pour lui. Se montrer aussi égoïste était au-dessus de ses forces. Si elle faisait le premier pas vers lui, il ne la repousserait pas. Son problème était qu'il n'était jamais tombé amoureux d'une femme qui était amoureux de lui en retour. Il n'avait jamais été amoureux de sa femme, alors qu'elle lui avait toujours démontré un attachement certain. Son cœur avait toujours appartenu à Hanna sans qu'elle ne l'aime en retour. Avec Lyanna, il se retrouvait dans une zone de flou agonisante. « C'est possible que tu sois une phase. Ce que je ressens pour toi est tellement ambigu. Parce qu'il y a un autre - je ne suis pas libre. ». Il accusait le coup, ce n'était pas les mots qu'il aurait voulus entendre et il n'était pas certain d'en comprendre la portée. Elle n'était peut-être pas libre sur le papier, mais elle pouvait le devenir, cela n'était qu'une question de volonté au fond. S'il le fallait, il attendrait que ce soit clair dans sa tête, il savait attendre, pour elle, il le ferait sans hésiter. « C'est mal ? Je peux pas m'éloigner. Et je peux pas te demander de rester. ». Ses mots étaient suffisants pour comprendre l'étendue de la bataille interne qui devait se jouer derrière ses mèches brunes. Il aurait aimé être capable d'effacer ses doutes d'un baiser et d'éliminer ses craintes d'une révérence. « T'as pas besoin de me le demander. ». Il collait son front aux siens, sans se soucier de ce qui pouvait exister autour d'eux. Ils étaient seuls au monde. Le parc était leur univers et il n'appartenait qu'à eux. Ils ne pouvaient se promettre quoi que ce soit, Hal l'avait bien compris, elle n'avait aucune garantie à lui offrir, mais le jeu en valait la chandelle. Il continuerait de graviter autour d'elle, tant qu'elle ne lui demanderait pas de s'en aller. Il était l'esclave de ses sentiments, incapable de lui tourner le dos. Il réalisait soudain qu'elle n'avait pas prononcé le mot divorce ou même évoquer clairement une séparation avec son mari. Pour Hal, il était tellement inconcevable d'être avec deux personnes en même temps, qu'en l'entendant dire qu'elle voulait être avec lui, il avait tout de suite supposer qu'elle envisageait de quitter son mari. « Je vais nulle part, puis j'ai envie d'être avec personne d'autre de toute façon ! ». Des collègues avaient bien essayé de lui présenter des femmes, mais elles étaient toutes insipides à ses yeux. Elles n'étaient pas Lyanna. Il avait même enduré quelques rendez-vous interminables pour se donner bonne conscience. « J'attendrai s'il le faut, mais me demande pas d'être ton amant... ». Il ne voulait pas endosser ce rôle, puis Lyanna valait mieux que ça. Elle était belle à ses yeux, aussi pour ça, parce qu'elle combattait la tentation, alors qu'il pouvait voir le désir dans le fond de ses yeux. L'adultère était moche et il salissait tout. Commencer une relation sur une tromperie était indigne d'elle. « Je suis incapable de partager ! ». Sa main caressait son visage, elle était si proche, mais pourtant elle ne lui appartenait pas. Son cœur pouvait crier que son nom, cela ne changeait pas le fait qu'elle était mariée à un autre.
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() message posté Sam 2 Déc 2017 - 0:06 par Lyanna Belshaw-McAlister

light it up, on the run. babe i’m already there.   Je me raccrochais à sa voix, mais il faisait toujours sombre dans mon coeur. Les réverbères filaient entre mes doigts. Les souvenirs d’un mariage volés, happés par l’espace étrange. Je retenais les larmes. Je les ravalais pour brûler dans les regrets. Mon ventre se tordait. Je ressentais son aigreur dans ma gorge et toutes les nuits sur le carrelage, la silhouette courbée, affaiblie par les tremblements. Je voulais vomir les mots. Je voulais vomir ces sentiments qui étouffaient. Les tromperies de Liam s’oubliaient. Il ne restait plus que mes blessures. Mes fautes, à moi. Toujours - moi. Je tombais sans cesse. Je perdais ma liberté. Ma main effleurait la joue de Hal. Sa magie ne pouvait plus me sauver. Pourtant, je voulais me transformer entre ses bras. Devenir la colombe qui sortait du chapeau. Je n’osais pas lui demander de rester. Mais j’étreignais ses épaules. Je pressais ma silhouette sur son profil saillant. Contre le vent, je respirais son odeur. Je fermais les yeux pour m’évader un instant. Ne plus être cette femme mariée. Cette créature bafouée. Je voulais lui faire confiance. Je voulais tout lui donner. Mais la douleur était cuisante. Je ne tenais pas en équilibre. Mes jambes tremblaient en m’éloignant. Je relevais les manches de mon manteau en reniflant. Le froid se faufilait sur ma peau. L’amour me semblait interdit. Tous mes sentiments étaient un amalgame d’images. Je me souvenais de sa première apparition sur la paillasson de Maura. J’effleurais son sourire du bout des cils. Je n’étais qu’une chimère, ce soir. Mais je survivais grâce à lui. Il était chaleureux et réconfortant. « T'as pas besoin de me le demander. » Il était si difficile de résister à la tentation. Le vide s’installait entre nous. Je ne voyais plus rien autour. Les bourdonnements du parc recouvrait mes pensées. Je lui adressais un hochement de tête indistinct. « Je vais nulle part, puis j'ai envie d'être avec personne d'autre de toute façon !» Son front me brûlait. Chaque mouvement de son corps était un supplice pour le mien. Parce que nous étions séparés par un milliers de conventions. Un millier de mauvaises raisons. «  J'attendrai s'il le faut, mais me demande pas d'être ton amant...» Se pouvait-il qu’il se doute de quelque chose ? Je voyais des allusions partout. Je pressais ma joue sur sa main. Mes promesses étaient silencieuses, accablées par mon mépris de la vie et des relations. Ils mentaient tous. Pourquoi Hal serait-il différent ? Pourquoi le serais-je moi-même ? « Je suis incapable de partager !» Je fixais mon reflet sur ses prunelles. Mes expressions étaient ternes et sales. Je me demandais s’il était sincère. Si ces émotions pouvaient durer plus longtemps, après l’achèvement de nos rencontres. Je n’étais pas réelle. Je soupirais en me tournant vers la grille du parc. « Tu penses que … je suis grosse ? » Je frissonnais en lâchant mon sac. Je n’avais plus la force de le porter. L’univers devenait trop lourd. Il prenait le contrôle de mon esprit. « Non. Bien sûr que non. Mais regarde-moi Hal, je vis dans le mal. Je suis obsédée par les apparences. » Je me tenais la tête. Mes paroles étaient inconstantes. « Mon divorce sera terrible. Je suis fatiguée de me battre. Je suis tellement fatiguée de lutter. La garde de Louis. Toutes nos propriétés. Et toi. Lutter contre toi, c’est le plus fatiguant. » Mon visage était inondé. Liam m’avait cassé. Il m’avait arraché des petits fragments de mon âme. Des choses qu’on ne remarquait pas. Je m’étais plié à ses volontés, j’avais quitté le confort de mon pays pour sa carrière. Certains jours, je n’étais que Madame Mc Alister. Je n’étais plus Lyanna. Et ça me manquait d’être une personne. Une simple personne. Pas son épouse. Pas une mère. Ou une soeur. Je déglutis en essuyant mes yeux. « Mon mari a une liaison. Et tu veux savoir ce qui me fait peur ? Toi. Te perdre. Réaliser que je puisse t’aimer encore plus fort que je l’ai aimé. Et c’est con. L’amour nous rend heureux. Mais je t’en veux. Je suis en colère. » Je ne le regardais pas. Mon visage n’était qu’un masque. Je déversais ma haine contre lui. Parce qu’il était là. Il était le seul à m’écouter parfois.  
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() message posté Sam 9 Déc 2017 - 10:53 par Hal Manning
Parfois, lorsqu'il se retrouvait seul le soir dans son appartement, sans réussir à dormir, ce qui arrivait plus souvent qu'il ne l'aurait voulu, il se surprenait à penser à Lyanna et ce à quoi aurait pu ressembler leur vie ensemble, s'ils s'étaient rencontrés plus tôt. S'ils s'étaient rencontrés avant leurs mariages respectifs, Hal doutait qu'il aurait réussi à attirer l'attention de Lyanna et se faire remarquer. Elle était d'une beauté unique, elle attirait tous les regards quand elle rentrait quelque part, alors qu'Hal était un homme banal, qui ne sortait pas du lot, c'était comme ça qu'il se voyait en tout cas. Les circonstances y étaient pour beaucoup dans leur rencontre et qu'ils aient trouvé du réconfort auprès de l'autre, une parenthèse enchantée rien de plus. « Tu penses que … je suis grosse ? ». Il fronce les sourcils, sans comprendre l'origine de sa question. Il essayait de se rappeler les mots exacts qu'il avait employés, s'il avait pu sous-entendre à un moment qu'elle puisse être en surpoids, mais ce n'était pas le cas, il ne le pensait pas. Il se rappelait sa confession sur ses habitudes alimentaires, il ne l'avait pas questionné sur le sujet ce soir-là et il se demandait maintenant s'il n'aurait pas mieux fait de le faire. Pour comprendre ce qu'elle vivait, car Hal ne connaissait que trop bien à quel point cela pouvait être insupportable quand les gens pensaient tout savoir sur sa maladie, sans même lui avoir posé la moindre question. Chacun avait sa propre façon de lutter ou de succomber. Néanmoins, il secoue la tête énergiquement pour répondre à sa question, mais il se faisait la promesse silencieuse de faire des recherches sur le mal qui pouvait ronger Lyanna. Son combat était un peu le sien désormais. Son sac tombait au sol et il se baissait en un rien de temps plus pour le ramasser et le porter du bout des doigts, il la porterait elle aussi si elle en avait besoin. « Non. Bien sûr que non. Mais regarde-moi Hal, je vis dans le mal. Je suis obsédée par les apparences. ». Il aurait voulu calmer ses tourments et se saisir de ses mains qui agitaient sa tête, mais elle avait besoin d'extérioriser et il devait écouter. Peut-être qu'il comprendrait. « Mon divorce sera terrible. Je suis fatiguée de me battre. Je suis tellement fatiguée de lutter. La garde de Louis. Toutes nos propriétés. Et toi. Lutter contre toi, c'est le plus fatiguant. ». Automatiquement, la culpabilité s'infiltrait partout. Sa vie était simple et la présence de Lyanna dans celle-ci ne lui demandait aucun sacrifice. Alors, que c'était une tout autre histoire pour la jeune femme, elle avait un mari, une vie de famille. Des choses que Hal ne pourrait peut-être jamais lui donner. La voir pleurer lui déchirait le cœur, il aurait aimé pouvoir absorber sa peine, mais il ne pouvait rien faire. Il n'osait même plus l'approcher, de peur de la faire pleurer davantage. « Mon mari a une liaison. Et tu veux savoir ce qui me fait peur ? Toi. Te perdre. Réaliser que je puisse t'aimer encore plus fort que je l'ai aimé. Et c'est con. L'amour nous rend heureux. Mais je t'en veux. Je suis en colère. ». Aimer Lyanna était de véritables montagnes russes. Au fur et à mesure qu'elle parlait, la main d'Hal se serrait sur la lanière de son sac, au point d'en avoir mal. Il était content de ne pas connaître son mari, sinon il ne sait pas ce qu'il aurait pu lui faire. Elle luttait depuis des mois pour ne pas succomber et son mari ne s'était pas privé pour le faire. Il pouvait comprendre son désarroi. Cependant, cela posait d'autres questions à Hal. Est-ce qu'elle l'aurait remarqué si son mari n'avait pas commencé à s'éloigner ? Hal ne supporterait pas de n'être qu'un second choix, d'être une roue de secours pour traverser son divorce. Elle était trop émotionnelle pour pouvoir parler de façon claire et facile à interpréter pour Hal, elle disait tout et son contraire. « C'est normal d'avoir peur, mais ça doit pas t'empêcher d'avancer. En général, plus la peur est grande, plus ce qui y'a au bout est beau. ». Une cigarette s'imposait. Sa main libre en glisse une entre ses lèvres avant de l'allumer. Il ne savait pas ce qu'elle attendait de lui, pour la première fois, il était complètement perdu par la tournure des choses. « Tu veux que je demande à mes collègues de surveiller ton mari pour lui mettre des PV dès qu'il est mal stationné ou qu'il bouge une oreille ? ». Il essayait de la faire sourire d'une manière ou d'une autre, puis il ne savait pas ce qu'il était censé répondre. Il avait tenté de lui répéter plusieurs fois qu'il n'allait nulle part et qu'il n'avait envie que d'elle, sauf qu'après sa confession sur son mari, Hal comprenait mieux qu'elle puisse douter de lui, des hommes en général. Soudain, il écarte les bras, tenant son sac du bout de sa main droite, sa cigarette tanguant au bout de ses lèvres sans qu'il ne la tienne. « T'es en colère ? Défoule-toi ! Je fais un super punching-ball. Ou crie un bon coup, c'est un parc, puis on connaît personne. ». Il se mettait de côté, Lyanna souffrait, ce n'était pas vraiment à propos de lui ou de leur relation. Elle traversait un mauvais moment avec son mariage qui s'effritait, ce n'était pas le moment de lui mettre la pression pour obtenir des réponses. Il devait simplement être présent pour la soutenir, dans les bons comme les mauvais moments.
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() message posté Dim 10 Déc 2017 - 15:18 par Lyanna Belshaw-McAlister

light it up, on the run. babe i’m already there.   Le vide entourait mes yeux. Je ne voyais rien. Je ne comprenais plus. Pendant un instant, l’harmonie du parc étouffait mes pensées. Je restais immobile sous le vent. La silhouette de Hal s’écrasait comme une météorite sur mon coeur. Je voulais l’enlacer une dernière fois. Être une femme qu’il pouvait aimer et non une créature blessée. Une créature chétive et malade. Mes mains tremblaient sur son coude. J’essayais de le retenir dans mon désarroi. Je n’avais jamais aimé aussi fort. Je n’étais jamais tombée aussi bas. La confusion troublait mon équilibre. Je frissonnais en posant mon front sur son épaule. Liam avait brisé mon âme. Et je l’avais laissé avoir l’avantage. Je l’avais laissé choisir sa carrière et ses rêves. Je m’étais enfermée dans mon anorexie pour fuir la solitude. Mon corps reflétait mes pensées : froides, pâles, accablantes. Je n’étais plus une mère pour mon fils. J’en avais honte, mais parfois, je voulais échapper aux rôles qu’on m’imposait. Je voulais seulement exister. Parfois, je marchais délibérément dans le piège. Mon souffle s’amenuisait contre sa peau. Je ne respirais plus.  Son odeur suffisait à me garder en vie. Je ne voulais pas retourner à la maison. Je ne voulais croiser mon mari ou le confronter sur ses trahisons. Je l’avais vu mais je n’avais pas osé. Je n’avais pas posé les mots. Tout n’était que mensonges et analogies. Les confessions étaient humiliantes. J’avais trop de fierté pour le supplier de m’embrasser. « C'est normal d'avoir peur, mais ça doit pas t'empêcher d'avancer. En général, plus la peur est grande, plus ce qui y'a au bout est beau. » Je chancelais dans sa direction, la bouche crispée, si près de sa joue. Je me fichais des apparences, de la foule gémissante autour des roseraies et des grilles. J’étais seule au monde. Mon mariage s’effritait au bout de l’horizon. J’avais besoin de Hal, de sa présence à mes côtés. «  Tu veux que je demande à mes collègues de surveiller ton mari pour lui mettre des PV dès qu'il est mal stationné ou qu'il bouge une oreille ? » Sa voix roulait sur mon cou. J’ignorais ses murmures. Il avait le pouvoir d’apaiser mes doutes. Etait-ce le désir qui semait la confusion entre nous, ou la magie d’une belle histoire d’amour ? L’interdit m’appelait, mais je ne cédais jamais; Je refusais de l’entraîner dans ma chute. De l’étreinte par dépit. Il méritait toute mon affection. Il méritait mes émotions réelles. Un sourire triste se dessinait sur mon visage. Je ne voulais pas qu’il le suive. Qu’il le voit dans les bras d’une autre. Qu’il la trouve plus jolie, plus douce que moi. Je ne voulais pas qu’il soit inspiré par l’adultère des autres. Je le regardais s’écarter. La fumée de sa cigarette cheminait autour de son expression. Je haussais un sourcil. « T'es en colère ? Défoule-toi ! Je fais un super punching-ball. Ou crie un bon coup, c'est un parc, puis on connaît personne. » Je ne pouvais pas le frapper. Je n’arrivais pas à esquisser de grands mouvements. Ma colère me bouffait de l’intérieur. Elle me rongeait comme une fièvre virulente. Je détachais mes cheveux en m’avançant vers lui. Mes doigts glissaient sous son col afin d’effleurer sa peau. J’inhalais les vestiges de sa cigarette du bout des lèvres. Sa nicotine était la mienne. « Je n’attaque pas comme un policier. » J’apercevais les réminiscences d’une véritable beauté entre ses paupières. Hal ne jugeait pas lorsque son regard allait plus loin que la perception première de cette beauté que j’aimais tant. Il acceptait mes ratures sans que je ne parle. Sans que je n’en exprime le moindre besoin. « Tu auras toujours envie de moi quand je serais accessible ? » Je m’étais habituée aux jeux de séduction. Crédulement, on suivait les règles. On se refusait l’attachement. Le vrai pécher. Nos actes de tendresse étaient des effleurement anodins. Des marques d’innocence, si proches de la limite. Mais jamais au-delà. Je soufflais à son oreille. Il pouvait me quittait, maintenant que je me jetais dans ses filets. C’était si facile pour lui. Apparement, j’étais remplaçable. Je souris en prenant sa main. Je l’emmenais entre les années, la démarche orgueilleuse malgré le chagrin. Ma conscience vacillait. Je perdais mes inhibitions et ma logique.
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