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It's not easy to be a teacher [Djawny & Rachel-Mary]

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() message posté Lun 25 Sep - 19:00 par Rachel-Mary Parker-Davis
It's not easy to be a teacher

Voilà six mois que Rachel avait atterri à Londres à cause des fantaisies de son mari. Officiellement, les origines de Maxwell lui manquaient et il voulait réimplanter sa boîte dans son pays natal. C’était l’excuse la plus vaseuse du monde quand on savait que Maxwell Davis concurrençait Steve Jobs en personne et que sa marque était l’une des plus demandées du marché de l’informatique. La pédiatre le savait, son mari cherchait uniquement à lui faire perdre ses repères en l’éloignant de sa famille. Tout ce qui restait à l’américaine originaire de San Francisco, c’était son travail, qu’elle aimait par-dessus tout. Par chance, le Dr Davis était elle aussi une célébrité dans son domaine, ce qui faisait que Maxwell ne pouvait l’empêcher d’aller travailler sans que ça ne paraisse louche. Aussi Rachel-Mary passait-elle le plus clair de son temps à l’hôpital, même sur ses jours de repos. Du moins, elle en avait pris l’habitude, puisqu’elle n’avait rien d’autre à quoi se raccrocher, étant donné que ses parents étaient à San Francisco, autant dire l’autre bout du monde, et qu’elle n’avait pour ainsi dire pas le droit de se faire d’amis. Durant des semaines, la chirurgienne à l’origine de la méthode (qui portait désormais son nom) de transplantation sur les nouveaux-nés s’était renfermée sur elle-même, limitant ses contacts avec ses collègues au stricte minimum. Il fallait dire que vu ce qu’elle subissait niveau remontrance par l’omniscient mari qui avait des yeux et des oreilles partout, poussé par une jalousie excessive et sans fondement, Rachel-Mary préférait ne pas manifester la moindre sympathie pour qui que ce soit. Ça, c’était avant que Frank Turner ne fasse son grand retour dans la vie de Rachel… et ce sans le faire exprès d’ailleurs. Ils s’étaient rencontrés alors qu’ils avaient quinze et dix-sept ans au début de l’été et ne s’étaient plus quittés jusqu’à la rentrée au lycée. Chacun avait le béguin pour l’autre sans oser se dévoiler. Une fois au lycée, Rachel était devenue la fille la plus populaire alors que Frank, lui, n’était que l’intello coincé qui se faisait railler et parfois tabasser par les autres gros bras. Leur vie avait pris un tournant différent et peu à peu, ils s’étaient éloignés pour finir par ne plus se parler. Jusqu’au mois dernier. Le hasard faisait de drôles de choses. Qui aurait cru qu’ils se retrouveraient à Londres ? Les sentiments de Rachel avaient refait surface, et visiblement c’était réciproque. Les collègues du Great Osmond Hospital avaient pu remarquer un changement chez la chef du service de pédiatrie. Elle était moins sèche, plus souriante avec les adultes (en général, seuls les enfants avaient droit à ses faveurs et gentillesses), plus encline à la patience avec les internes alors qu’à l’accoutumée, ils ne bénéficiaient d’aucun traitement de faveur.

Ce fut lors de cette petite semaine-là d’accalmie (retour de Frank + voyage de Maxwell en Chine) que la chirurgienne remarqua un interne particulièrement doué : Djawny Brixton. Enfin, par « particulièrement doué », comprenez que la belle brune pensait « un peu moins con que les autres ». En effet, il avait l’air de prendre la chirurgie pédiatrique au sérieux, il semblait s’investir dans son travail. D’ordinaire, les autres internes ne juraient que par la cardio, la neuro ou encore la traumato, considérant la pédiatrie comme le service « baby-sitting » sans aucun challenge. Comme ils apprenaient, il fallait qu’ils voient tous les services, et Rachel détestait ça.

Si les choses étaient redevenues chaotiques dans la vie de la pédiatre, elle n’en avait pourtant pas oublié cet interne qui sortait du lot. Lui, au moins, il manifestait une réelle envie d’apprendre. Il lui rappelait un peu l’interne qu’elle avait été, et si la pédiatrie lui plaisait, elle voulait le former. Aussi s’était-elle mis en tête de lui enseignait ce qu’elle savait. Et ce n’était pas une mince affaire. Au moins, ça lui permettrait d’éviter de trop penser à Frank. D’ici trois jours était programmée une transplantation d’un rein sur un nourrisson d’une dizaine de jour. Elle comptait pratiquer sa méthode, plus douce pour les bébés, et pour la première fois, elle avait autorisé un interne à l’assister directement. L’heureux élu était bien évidemment Djawny. Sans doute faisait-il des jaloux dans sa promotion, mais le Dr Davis était bien loin de ce genre de considération. Elle lui avait confié tous les documents de sa thèse concernant sa méthode, de précieux manuscrits d’une valeur inestimable pour un chirurgien, et elle espérait que le jeune homme potassait comme il se devait pour être au point.

Alors qu’elle était arrivée de bonne heure ce matin-là, comme quasiment tous les jours, elle était en salle de garde, un gobelet de café-noisette fumant à la main, les traits quelque peu tirés, et relisait le dossier du, enfin des, jeunes patients. En effet, le frère jumeau du bébé était donneur de l’un de ses deux reins, étant donné que ceux de son frère ne fonctionnaient pas du tout. Cet intervention lui éviterait d’être sous dialyse toute sa vie et lui permettrait d’avoir une vie normale. Les parents attendaient beaucoup d’elle, mais comme elle faisait partie des meilleur, les inquiétudes étaient quelque peu diminuées. La porte s’ouvrit, et sans même lever le nez de son dossier, Rachel savait qu’il s’agissait de son poulain.

-Entre, Brixton. Viens t’asseoir. Est-ce que tu as des questions sur ce que tu as lu ?

Elle ne s’embarrassait jamais de poser l’éternelle question du « comment ça va ? », s’évitant ainsi l’embarras de devoir y répondre à son tour.



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() message posté Mer 27 Sep - 14:16 par Djawny S. Brixton
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Dernièrement ma vie m'avait apporté bien des nouveautés. Une jeune patiente croisée dans le service de pédiatrie ou je travaillais. Elle était là suite à un accident et comme moi, elle venait passer quelques heures pour jouer avec les enfants. Moi durant ma pause je prenais sur moi pour aller les visiter, joué avec eux. Dans le fond je suis encore un grand enfant, alors forcément passer du temps avec eux et comme une chose presque inscrit dans le script. Mais forcément le retour d'une Meluzine sans même prétendre le vouloir n'avait pas aidé dans ma vie. J'avais fait mon job pour sa nièce, lançant sans doute quelques punchline volontaire à la jeune femme l'air de rien. Je ne m'étais pas remis de cette annonce qui avait totalement tout changé. Quand je dis tout, c'est tout. Je m'étais retrouvé célibataire d'une seconde à une autre ou j'étais en couple, prêt à proposer le mariage à la jeune femme. Puis plus rien. Comment pardonner ? Comment passer outre l'avortement non prévu de la jeune femme ?Je ne connaissais pas la grossesse, j'en avais aucun doute et Melu' avait décidé qu'elle disposait de son corps, alors je suis d'accord sur ce point, mais beaucoup moins sur le fait de ne pas m'en parler. J'aurais pu comprendre, du moins m'essayer de comprendre son geste, si elle ne l'avait pas commit avant même de me l'annoncer. Elle n’était pas joyeuse de me le dire, mais sereine et moi j'étais détruit en quelques mots, quelques phrases. Pour moi elle est la cause de notre rupture et elle n'oserait pas dire le contraire.  Du moins je l'espère.  Les filles se sont des chieuses de toutes façons, même si ma rencontre au bar avec Lily m'avait aidé après la perte de ce gosse.
Cet enfant était juste tombé dans la mauvaise famille, comme moi. Enfin moi c'était après le fameux meurtre de mes parents. Il avait été battu, roué de coup pour une raison sans aucun doute futile, une raison que je ne connaissais pas. J’aurais pu interroger Maon pour qu'il m'en dise plus, mais j'aurais juste envie de donner la même réponse à ces parents qui n'auraient pas dû être parent ! Même un animal de compagnie ne devrait pas pouvoir être adopté par ces monstres. Je ne savais pas où en était cette affaire, mais sans doute que ce soir en rentrant du boulot je ferais un détour par chez Maon, voir ce qu'il veut bien m'en dire, je peux toujours passer pour dire que je viens surveiller les blessures de ce guignol pire qu'un gosse quand on veut le soigner, ce qui fait que j'apprécie fortement ce gars.
J'irais ce soir, car ma journée de travail ne fait que commencer, la fatigue est présente dans mon être, mais ça me va clairement. J'apprécie cette fatigue que je juge d’épanouissante et bonne. Elles sont toutes deux présent dans mon corps, car je me donne à fond pour ce job. Dire que de base j'étais présumé pour être un joueur de hockey professionnel, autant dire que j'étais loin de cette destinée Merci ou pas ? Merci. Je ne peux pas dire que mes études de médecine et que cette voie de chirurgien pédiatrique me tendant les bras ne fasse pas mon bonheur.  Mon futur boulot, ma vie d'interne en chirurgie faisait mon bonheur, mais clairement il manquait d'autre chose, mais je pouvais me contenter de cela pour le moment, sans aucuns soucis. Mais ma soeur me manque, je l'ai abandonné à des bras et des mains malsaine, je me demandais souvent ce qu'elle était devenue et si je devais chercher à la revoir ? J'avais eu peur qu'il ne gâche ma vie et la sienne par la même occasion. Enfin, le café en main et le croissant dans l'autre que je viens glisser dans ma bouche pour ouvrir la porte de la salle de pause de l'hôpital. J'entends directement cette vois venir happer mon esprit. J'offre un sourire à cette dernière plongée dans ses dossiers.   «  Aucune, tout était très clair !   » Que je lui dis, en même temps, les dossiers, les notes de la femme se tenant face à moi ayant pris place sur une chaise face à elle. Je ne m’inquiète pas de comment elle va, c’est sans doute avec l’une des seules personnes à qui je ne demande pas. Je suis un humain, sans doute qu’elle aussi, mais parfois j’en ai des doutes sur ce point. Elle est distante de tout le monde, sans doute pour ça aussi qu’elle a réussi une carrière formidable. J’admire cette carrière, mais sans doute beaucoup moins la personne qu’elle est.   «  Comment va les patients du jour ?   » Que je lui demandais en souriant à la jeune femme tout en venant croquer dans mon croissant et boire une gorgée de mon café encore un peu brûlant, mais je l’aime chaud.
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() message posté Mer 4 Oct - 11:41 par Rachel-Mary Parker-Davis
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Le Dr Davis était ravie de constater que son interne était toujours aussi ponctuel. Il n’arrivait pas autant en avance qu’elle, mais bien plus tôt que ses autres congénères, et c’était bien. Tout ce qu’elle exigeait de lui, c’était qu’il soit prêt dans les temps pour commencer le tour, qu’il soit au fait des pré et post-op, qu’il soit physiquement et moralement prêt pour recevoir les informations et enseignements qu’elle lui dispenserait. Et Brixton semblait l’avoir compris. Il entra, lui aussi avec un café en main. Il leur faudrait au moins ça pour cette longue matinée qui les attendait. Rachel s’imprégnait une nouvelle fois du dossier des petits jumeaux, même si elle le connaissait par cœur, et leva enfin le nez de la page qu’elle lisait lorsque son interne vint s’asseoir à côté d’elle. Le sourire qu’il lui tendait lui parut un peu trop assuré. Il disait n’avoir aucune question. Cela lui semblait étrange puisque cette méthode de transplantations sur les nourrissons, elle l’avait créée, personne d’autre ne la pratiquait, du moins pas encore. L’américaine referma le dossier et s’adossa à sa chaise, prenant son gobelet de café en mains.

-Ah oui ? Tant mieux si c’était clair pour toi. Tu penseras à me rendre mes notes. L’intervention est dans trois jours. Comment tu te sens ?

Attendant sa réponse, Rachel prit une gorgée de son café à la noisette, fermant les yeux pour mieux en savourer le goût. Un petit instant de calme avant la tempête. C’est alors qu’il demanda comment allaient les patients du jour. Elle rouvrit les yeux, le regardant d’un air dubitatif, se demandant s’il plaisantait. Et ce sourire qu’il accrochait sans cesse à son visage, ça commençait à l’agacer. Bon, elle n’était sans doute pas très objective, parce qu’elle-même ne souriait qu’aux enfants (et à un certain flic qui faisait battre son cœur), mais elle ne voulait pas qu’il prenne un air trop assuré. La chirurgie était quelque chose de sérieux.

-Eh bien, jusqu’à preuve du contraire, c’est toi l’interne, c’est à toi de me le dire. Ne me dis pas qu’aller te prendre un petit déjeuner t’a empêché de consulter les dossiers ? Bon alors je vais te dire ce qui nous attend pour ce matin. Deux appendicites, que je vais te laisser pratiquer seul, ils ont respectivement cinq et huit ans. Une atrésie de l’œsophage, je t’attendrai pour celle-ci, je crois que tu n’en as jamais vu encore. Et une sténose hypertrophique du pylore.

La chirurgienne avala d’une traite ce qui lui restait de café avant d’envoyer son gobelet dans la poubelle.

-J’espère que tu es en forme. Tu vas aller parler aux parents évidemment, avant et après. Comment tu vas les rassurer, ainsi que tes petits patients ?

Il ne fallait pas négliger cet aspect. Rachel le savait, en général, les internes étaient très pressés de pratiquer les interventions, mais savaient beaucoup moins bien s’y prendre lorsqu’il fallait parler avec les familles des patients. Il fallait donc, en tant qu’enseignant, leur rappeler qu’ils n’étaient pas des bouchers et qu’une partie importante de leur travail consistait aussi à établir un dialogue. Le Dr Davis était la première à détester ça, préférant de loin s’occuper des enfants que de parler avec leurs ignares de parents, mais c’était le métier qui voulait cela. Avoir un interne sous la main était bien pratique pour lui refourguer ce genre de tâches, d’ailleurs. Elle attendait donc de voir quel genre de paroles il allait leur dire. Evidemment, elle serait là au cas où il aurait du mal à se dépatouiller, si les questions devenaient trop compliquées, mais elle voulait avant tout qu’il apprenne à se débrouiller seul.



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() message posté Ven 6 Oct - 17:48 par Djawny S. Brixton
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Paraître sûr de moi ? C’est ce que mon visage donne comme impression. Je réponds à ses questions, je sais qu’en rentrant chez moi, je bosse mais intervention, faut dire que j’ai quand même trois années d’interne derrière moi et que je suis quand même doué. Pas à aller me balader et danser toutes les nuits comme si la vie de mes patients ne me happait pas. Ce n’est pas le cas, j’ai toujours peur d’une erreur et tout. Quand j’ai une question je la pose, je n’hésite pas, je préfère même décliner une opération quand je me sens pas prêt. Mais, là, je me sens prêt, pas forcément sûr de moi, mais qui le serait, même le Dr Davis n’a jamais dû être tout le temps sûre d’elle, impossible. Ou alors c’est supergirl et donc ce n’est pas très logique. Je prenais mon sac qui pendant encore sur mon épaule, le dossier était dedans. « Je l’ai le dossier, mais je veux bien le relire jusqu’à l’opération, être sûr de chaque mouvement, geste que vous allez devoir effectuer et être prêt à tous ceux que vous laisserez le droit d’avoir à faire ! » Je suis tout sauf un hypocrite ou un lécheur, je suis juste une bouffée de fraicheur et de franchise cela c’est depuis toujours. Ce ne changera sans doute jamais. « Prêt, mais très stressé, après tout le corps humain et encore de petit bout peut clairement décider de nous prévoir des choses en plus, donc j’étudie pour être bon durant cette opération ! » Que je lui annonce. Oui, y a des réserves en toi, tu le sais qu’une fois les mains dans le petit être de ses jumeaux, la vie sera sur tes mains et celle de tous les autres aussi, alors forcément tu ne vas pas te dire : prêt en finissant par abandonner le fait de bosser. Ça serait clairement un manque de professionnalisme. Je suis sûr que les docteurs du rang de Madame Davis bossent encore maintenant, même en étant des pseudos stars en médecine ! Je lève les yeux au ciel, c’est un réflexe, certes encore enfantin, mais ce dernier ne s’estompera jamais, j’en doute même pas. Parfois j’admire cette fois et d’autre fois, j’ai horreur de l’avoir en chef, mais elle n’arrivera pas à me dégouter de la chirurgie pédiatrique. Il en est hors de question. Peut-être que parfois elle tente de m’agacer pour que je prenne mes jambes à mon cou pour partir ? Je le sais que d’autres sont partis. Je me demande quand même comment elle fait pour bosser avec les enfants, quoi qu’avec elle eux, elle paraît plus aimable et aimante que jamais. Enfin j’affiche une moue assez contrite, tout en plongeant mon regard sur le mur au-dessus d’elle, tout en la regardant, mais pas dans les yeux, qu’elle n’imagine pas que je tente de lui tenir tête. « Non, je suis là depuis une dizaine de minute, et je suis passé par les chambres pour dire bonjour à nos patients … mais autant dire que je pensais en savoir plus de vous, même si j’ai regardé les dossiers. » Lui répondis –je tout en souriant. C’est rare que mon sourire ne quitte mon visage. Je préfère sourire que bougonner toute une journée, inutilement. Puis le sourire apporte plus de bien être aux personnes qu’on croise qu’n visage fermé. « En tout cas, je ne vais pas vous décevoir pour les opérations ! » Une appendicite c’est rien de trop grave de base, mais tout peut basculer si quelque chose dérape, comme l’explosion de cette dernière qui pourrait provoquer des dégâts voir la mort du patient. C’est une opération courante, mais importante tout de même, même si peu court après cette dernière, mais moi ça me va, ça me permet de confirmer mon doigté, de m’entraîner encore et encore pour avoir de bel cicatrice. « Non je ne l’ai pas vu de mes yeux, mais j’ai déjà beaucoup lu dessus ! » L’atrésie de l’œsophage c’est plus compliqué, je repense au dossier que j’ai vu, je ne sais plus exactement le poids de l’enfant, mais ce dernier aidera ou non à la survie du nourrisson ! Enfin, j’ai une pro devant moi, j’y crois. Elle sait ce qu’elle fait. Je souris au fait de devoir parler aux parents, au tout début j’étais récitant, beaucoup trop même, mais je commence à m’habituer à ne pas craquer, à ne pas promettre. « En leur disant qu’on va faire de notre mieux et surtout en ne promettant jamais rien ! et les enfants, je vais parler avec eux, voir ce qu’ils aiment pour leur en parler avec leur mot, par notre jargon médicale, ne va pas les rassurer, tout comme les parents à vrai dire ! » Je la regarde finissant mon gobelet et me levant pour le jeter déposant mes affaires, enfin. Prêt à bosser.


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() message posté Lun 9 Oct - 18:43 par Rachel-Mary Parker-Davis
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Le jeune Djawny marquait des points auprès de son mentor. Rachel apprécia le fait qu’il réclame de garder ses notes jusqu’au jour de l’intervention pour potasser jusqu’au dernier moment. Elle se garda bien de lui adresser un sourire pour lui faire comprendre qu’elle était contente de cette réaction, non, il ne faudrait pas qu’il prenne les choses pour acquises. Il avait d’ores et déjà compris qu’il n’était pas sûr de pouvoir faire réellement quelque chose. C’était la première fois que le Dr Davis laissait un interne la seconder. D’habitude, c’était d’autres chirurgiens pédiatriques qui venaient l’assister, leur permettant ainsi d’apprendre la méthode pour la reproduire à leur tour un jour. Le Dr Brixton était donc le tout premier depuis maintenant six ans que cette méthode de transplantation avait fait de Rachel-Mary une « star » de la chirurgie pédiatrique. L’américaine ne l’avait pas fait pour la gloire, elle s’en fichait royalement, surtout à l’époque, à seulement trente ans, tout ce qu’elle voulait c’était le respect de ses pairs et pouvoir exercer où bon lui semblait. A cette époque-là, jamais elle ne se serait doutée que cette notoriété dans le milieu de la médecine était clairement ce qui lui sauverait la vie un jour. Ce jour, c’était maintenant, cette période horrible qu’elle vivait depuis plusieurs mois. Son travail était ce qui lui permettait de tenir face à ce mari qu’elle ne supportait plus, qu’elle ne pouvait plus voir en peinture, qu’elle détestait, et qui refusait de la laisser partir. Et cette notoriété, c’était ce qui empêchait son puissant mari de la soustraire à ce travail qui était toute sa vie. Rien n’arrive jamais par hasard, dirons-nous.
Les paroles de Brixton étaient pleines de bon sens. Malgré ce sourire qui ne quittait jamais son visage, il savait se montrer d’une grande sagesse et cela rassurait sa supérieure.

-Tu as raison d’être stressé. Nous serions des fous si nous ne l’étions pas avant chacune des interventions. Mais il faut que ce soit un bon stress, celui qui booste et qui permet de se dépasser. Ne sois jamais paralysé par le stress, Brixton. Fais de tes faiblesses une force.

Elle ne le lui dirait certainement pas avant sa titularisation, mais il était probablement l’un des meilleurs élèves qu’elle ait eu jusqu’à présent. A San Francisco, elle en avait croisé un qui pouvait tenir la distance, mais il avait été renvoyé à cause d’un problème de comportement. Une sombre histoire de bagarre. Rachel avait été très déçue d’apprendre cela et avait eu bien du mal à accorder à nouveau sa confiance aux internes qu’on lui confiait, même si, évidemment, elle leur apprenait, bien que cette tâche soit rébarbative pour elle.
Djawny apprit à son mentor qu’il était passé par les chambres des petits patients pour les saluer. Là, elle ne put retenir un petit sourire en imaginant la frimousse de ces petits anges, ravis de voir que l’on venait prendre de leurs nouvelles.

-Nous irons de toute façon faire le tour ensemble. Tu parleras de A à Z pour les opérations que tu effectueras en solo.

L’atrésie était une malformation mine de rien assez fréquente, mais très angoissante pour les parents puisque leur nouveau-né ne peut être nourri normalement puisque l’œsophage n’est pas relié à l’estomac. On diagnostique la malformation suite aux premiers repas qui sont régurgités et le nourrisson doit être nourri par sonde jusqu’au jour de son opération. La pédiatre avait déjà prévu de laisser pratiquer quelques gestes à son interne pour le familiariser avec cette intervention qu’il aurait sans doute à pratiquer de nombreuses fois au cours de sa carrière de chirurgien pédiatrique. Mais elle ne voulait pas le lui annoncer tout de suite. Elle voulait qu’il soit brillant sur ses deux appendocs avant. L’atrésie serait sa récompense.

-Je suis ravie d’apprendre que tu es renseigné. Tu pourras enfin mettre de vraies images sur ce que tu as lu.

Elle lui avait ensuite demandé la manière dont il s’y prendrait pour parler avec les parents et avec ses petits patients, et force était de constater que le jeune homme avait appris des cas précédents et qu’il semblait apte à gérer. Rassurer, ne rien promettre, faire de son mieux. La belle brune hochait la tête aux dires de son élève visiblement très appliqué.

-C’est très bien, oui, tu dois te mettre au niveau des personnes qui sont en face de toi, sans pour autant les prendre pour des ignares. Certes, notre jargon médical ne leur est pas forcément familier, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut les gagatiser. Un enfant de cinq ans est capable d’expliquer qu’il est diabétique, il est donc apte à comprendre ce que tu leur expliqueras, d’autant que c’est leur cas qu’il s’agit. Il en va de même pour les parents.

Elle se leva, prenant appui sur la table, avant de ranger le dossier qu’elle avait ouvert devant elle.

-C’est parfait, allons-y. Nous commençons par la petite Amy de cinq ans, ta première appendicite.


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() message posté Ven 20 Oct - 18:58 par Djawny S. Brixton
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J’aime ce métier. Il est sûr qu’ado je ne me serais jamais risqué à imaginer une telle place dans le monde du travail. Non, j’étais à fond dans le hockey pensant à éviter les coups de mon oncle et à me terrer là où était ma chambre : dans la cave. Puis mon accident m’a mené ici dans un hôpital. Autant dire que j’adorais ce que je devenais, même si mon passé faisait que refaire surface dans mes songes. Me laissant songeant à la vie de ma petite sœur, que j’avais comme abandonné, du moins c’était surement ce qu’on lui avait dit. Mais c’était pour lui éviter une vie misérable ou notre oncle aurait été capable de dire que je la touchais sexuellement et que j’aurais fini en prison et elle enfermée dans un hôpital psychiatrique. Un jour je la retrouverais. Je parle avec mon mentor, parfois j’ai du mal à la cernée, mais sans doute que mon job ici n’est pas de la cerner et tout. Les sourires sont rares, mais je l’ai remarqué, elle sait être apaisante et souriante auprès des enfants, des parents, elle est rassurante et juste très dur avec ses collègues ou encore avec moi son seul et unique interne. Un chanceux. J’ai conscience de ma chance, je ne veux rien foutre en l’air et ça aurait pu être une autre personne mon mentor, une personne moins connu dans le domaine, je me serais comporté de la même façon. Capable de lui dire avec sincérité tout. Lui dire quand je ne me sens pas prêt, quand je suis stressé et tout. Je suis un mec transparent dans mon travail, mais pas forcément dans ma vie quotidienne, tout au contraire surtout depuis que Luzine avait fait de mon cœur un terrain de rugby. Je regarde Madame Davis gardant mon sourire, comme toujours, même si parfois il s’estompait, car je suis humain. Sa réponse me convient, elle est juste pour le coup. Elle est exactement ce que je ressens. Je ne veux pas être trop sûr de moi et me casser les dents. J’oserais toujours poser une question, avouer un doute. Car c’est la vie d’un enfant, d’un patient, d’un humain que j’aurais entre mes mains et ce n’est donc pas un jouet. « C’est un bon stresse, il me pousse à me booster un peu plus, à bosser encore un peu, historie d’être sûr d’avoir tous les éléments en ma possession pour pouvoir aider et peut être même sauvé nos patients ! J’ai un bon mentor ! » Elle m’exaspère souvent, me donne envie parfois de l’étriper, mais ça reste un bon professeur. Elle est sans doute comme ça pour me pousser au meilleur de moi-même et j’ai la sensation que cela fonctionne plutôt bien. Les patients sont les plus importants pour moi, tout comme les infirmières avec qui je m’entends parfaitement, j’en ai vu des docteurs, des chirurgiens parfois super désagréables avec elles. C’est grâce à elles pourtant que moi j’ai pu parfois impressionner, du moins je l’espère, mon mentor. Toujours là pour m’aider à avoir des résultats plus rapidement et tout ! Ça aide d’avoir une petite gueule d’ange je ne pourrais pas mentir, mais quand même. Je l’ai vu son sourire, me demandant même à quoi il était du. Mes visites aux patients ? Peut-être. C’est récurrent chez moi de les voir en priorité, passant même mes pauses quand je le peux à parler, jouer avec eux. Certains passent leur vie dans ces lieux, alors ils ont besoin d’ami, même plus vieux et complétement dingue : comme moi. « Très bien, je suis prêt à parler aux parents, mais aussi aux enfants ! » Oui, forcément expliquer la situation aux parents est la chose importante, mais la plus primordiale à mes yeux c’est d’expliquer comment cela va se passer à l’enfant qui se fait opérer, bien sûr quand l’enfant est en âge de comprendre, de parler et tout. Cela reste logique. Je n’irais pas expliquer avec des mots compréhensibles une opération à un enfant de un an, mais je le rassurerais, ça c’est sûr, comme pour tous. « Oui, ça sera différent de voir des schémas, des mots expliquant la situation et tout ! Je le verrais de mes propres yeux ! » Je l’observe tout en trifouillant encore mon dossier que j’ai entre les mains. Tout en faisant cela, j’expliquais ce que je voulais et allait sans doute dire pour expliquer et rassurer les enfants comme les parents. « Oui, je ferais mon possible pour ne pas les rendre ignares ou les laisser penser que je les prends pour des abrutis. Je vais leur expliquer juste éviter des mots très médical qui ferait peur, surtout aux enfants, utilisé les justes mots disant la même chose et tout ! » Que j’avouais à madame David. Je la regardais se lever et finissais par lui emboîter le pas. « Allons-y alors ! » Nous marchons dans les couloirs jusqu’à la chambre de cette petite Amy. Une fois dans la chambre, j’explique son cas, lui expliquant les soins jusqu’à présent subit et ce qu’il l’attendait pour l’opération tout en finissant par lui expliquer comment allez se passer cette dernière.

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() message posté Lun 23 Oct - 19:16 par Rachel-Mary Parker-Davis
It's not easy to be a teacher

Rachel ignorait si Brixton la brossait dans le sens du poil, comme tous ces petits lèches-culs d’internes, en acquiesçant à tout ce qu’elle disait, ou si vraiment il était sur la même longueur d’ondes qu’elle. Toujours était-il qu’il se débrouillait bien, les enfants l’aimaient bien, et ça, c’était un bon point. Il était loin d’être un élève aussi insupportable que les autres. Lui, il était rigoureux. Il acceptait les remarques pas toujours dites avec tact parce que clairement, le Dr Davis n’avait pas le temps. Il savait faire en sorte de ne pas être une gêne, d’observer sans parler et sans rien faire quand elle avait besoin de se concentrer, et pour cette greffe, ce serait le cas, sans doute le savait-il. Des nouveau-nés étaient toujours délicats à opérer. Mais Djawny comprenait vite, il apprenait vite et c’était une qualité essentielle pour un interne en chirurgie. Elle hocha la tête quand il reprit ses termes pour parler du stress qu’il éprouvait et esquissa un sourire ironique lorsqu’il vanta ses mérites de mentor.

-La flatterie pourra te mener loin, même si j’ose espérer que ce sera davantage ton talent qui le fera. Mais avec moi, la flatterie ne prend pas.

Bien, maintenant que tout avait été dit, le topo du programme de la journée, ils allaient pouvoir commencer leur tour officiel des petits patients. C’était ainsi que cela se passait le matin pour les interventions programmées. Les patients étaient à jeun depuis la veille au soir, le matin on leur rendait une dernière petite visite pour rassurer parents et enfants, et on allait se préparer pour attaquer. Rachel avait expliqué à son interne qu’il parlerait lui-même aux familles des deux cas qu’il aurait à traiter seul pendant qu’elle s’occuperait d’une autre intervention. La pédiatre avait redonné les dernières recommandations au jeune homme et enfin ils s’étaient levés pour y aller.

Dans la chambre de la première patiente, le Dr Davis expliqua aux parents d’Amy que c’était le Dr Brixton qui se chargerait d’elle. Elle avait pu lire une certaine inquiétude dans leur regard, mais Djawny s’en était sorti à merveille pour les rassurer, expliquant que c’était une intervention de routine qu’il avait déjà pratiquée plusieurs fois sous l’assistance d’un chirurgien titulaire et qu’il maîtrisait la situation. L’américaine était en retrait et l’observait, l’écoutait, et elle était fière de lui comme l’attestait le petit sourire sur son visage ainsi que son hochement de tête. Mais évidemment, Brixton ne pouvait pas la voir puisqu’il s’adressait aux parents et à la petite et que son mentor était derrière lui. Ils sortirent de la chambre de la petite patiente qu’une infirmière était venue préparer et après quelques pas, Rachel s’arrêta.

-C’était très bien. Je veux que ce soit comme ça tout le temps, c’est tout à fait ce genre de discours que tu dois tenir. Continue.

Elle l’escorta jusqu’à la chambre de la seconde appendicite à opérer, un petit garçon âgé de huit ans. La belle brune espérait qu’il s’en sortirait tout aussi bien, mais les parents du garçonnet étaient très inquiets de nature et la chirurgienne savait que ce serait probablement une difficulté. Mais l’interne devait s’habituer au peu de confiance des parents ou des patients. A San Francisco, alors qu’elle était déjà titulaire, un père de famille l’avait jugée inapte à opérer son fils sous prétexte qu’elle était une femme. Pendant son internat, on lui avait dit la même chose sous prétexte qu’elle n’était qu’une interne. Il fallait alors savoir se montrer convaincant lorsqu’on savait que l’on pouvait le faire. Et le Dr Brixton était à la hauteur, Rachel le savait. Ils entrèrent donc sans la chambre où le petit garçon était en train de râler auprès de sa mère parce qu’il avait soif.

-Bonjour tout le monde. Non, Diego, tu ne dois pas boire avant l’intervention, tu te souviens ? Mais après, tu pourras, et si tu te montres courageux, tu auras aussi droit à de la glace.

La pédiatre regarda ensuite les parents.

-Mr et Mme Rodriguez, vous connaissez le Dr Brixton qui m’accompagne sur le cas de votre fils. Ce sera lui qui pratiquera l’intervention.

Là, le père et la mère échangèrent un regard, ce qui n’indiquait rien de bon quant à leur réaction. Le père se leva et secoua la tête.

« -Non, je suis désolé, nous voulons que ce soit vous. »

Rachel tâcha de se montrer ferme et compréhensive à la fois.

-Le Dr Brixton connait tout aussi bien sinon mieux le dossier de Diego.

Elle se tourna vers lui pour qu’il puisse à son tour s’exprimer. Il devait apprendre aussi à s’imposer quand la situation le demandait. Et elle serait là pour l’y aider.



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() message posté Ven 1 Déc - 21:43 par Djawny S. Brixton
IT'S NOT EASY TO BE A TEACHER.
Rachel-Mary & Djawny.
LUCKYRED
Avais-je l’intention de flatter le Dr Davis. Ce n’est pas sûr. C’est juste ma façon d’être. Sincère de a à z même si cela peut paraître parfois assez étrange. Je suis humble, mais aussi du style à tout dire le bon, le mauvais .Et malgré un caractère parfois agaçant à sa façon d’agir au boulot, je ne peux pas rechigner sur le fait qu’elle est douée, qu’elle bonne dans son domaine. Et je ne peux donc ne pas dire que je n’aime pas le fait que ce soit elle mon mentor aide beaucoup. Je me doute même que parfois ce n’est pas simple d’être elle dans ce monde. Les hommes continus à régner en maitre dans les hôpitaux, les femmes courant plus souvent les rangs des infirmières ou des aides-soignantes. Alors, des bâtons dans les roues elle a dû en avoir, du moins c’est ce que tu aimes imaginer. Ce qui fait qu’elle aime être sans le vouloir assez froide et calé sur le fait d’être un bon chirurgien pédiatrique. J’ai du respect pour elle, même si parfois dans ma tête, je me fais tout un plan à lui dire des choses, car elle m’a gonflé. Oui, parfois elle me gonfle, mais par respect, j’accepte. Elle a plus de recul, de connaissance et de vécu que moi à mon petit âge. Je suis un interne et je connais la place que je dois tenir. « Aucune flatterie ! Juste de la vérité ! Puis surtout du talent, du moins je l’espère, mais le talent ça s’aiguise et s’étoffe ! Pas vrai ? » Lui demandais-je finalement. Le petit moment détente du début de garde était à présent terminé. Les patients, les opérations, les pré-op et compagnie passé en revue, il ne fallait plus que se bouger et rendre visite à nouveau aux patients. Mais surtout à ces patients qui doivent passer sur la d’opération. Des opérations plus ou moins importante et lourde. J’ai le stress, mais pour moi c’est bon, c’est bien de ressentir cela. Je ne veux pas être trop sûr de moi. Et encore moins me tromper. Je ne ferais pas l’homme durant les opérations, j’oserais demander si je me sens perdu, si j’ai peur de me louper. Mais je ne veux pas non plus être larmoyant ou encore qu’elle pense que j’ai besoin qu’on me tienne la main. Première chambre. Première patiente. Lire l’inquiétude dans le regard des parents, j’avais un peu balisé sur le moment, faisant pour le coup l’effort de prendre sur moi, tout en souriant. Je commençais à expliquer les procédures avec des mots simples, sans non plus qu’ils soient à un niveau bas. Le juste milieu du complexe et du simple. Je ne vais les prendre pour des enfants. Les parents rassurés, j’avais pris le temps de parler avec la petite patiente. Connaissant déjà un peu la petite, je lui expliquais les choses, ne faisant ni de promesse ou autre. Jamais de promesse, même si là l’opération est une chose habituelle, mais qui n’est pas sans risque. C’est un peu comme une routine de conduite. Toujours conduire un petit trajet en voiture, de façon habituelle fait que parfois on se trompe, qu’on dérape. Alors, non. En dehors de la chambre, je ne sais pas si la doctoresse Davis avait appréciait ma façon de faire. Peut-être allais-je le savoir. « Très bien ! » Que je répondais, sans trop m’attarder non plus sur cela. À quoi bon. Je n’ai rien à ajouter de plus, elle n’a pas posé de question ou autre qui font que je dois réellement répondre plus en détail à ses mots. Seconde chambre. Diego. J’ai déjà parlé avec lui hier, les parents je les ai croisés ! Je sais qu’ils sont plutôt protecteur, un peu trop sans aucun doute. Mais c’est leur enfant, donc c’est compréhensif. Je n’avais donc pas tort. Ils ne veulent pas de moi pour l’opération du petit, mais je sais que j’en suis capable sans aucuns soucis. À moi la parole et la possibilité de les convaincre. « Je peux comprendre votre peur que ce soit moi qui ait l’occasion d’opérer votre fils. Je ne vais pas vous expliquer à nouveau cette opération qu’on vous a expliquée peu avant ! Elle est simple, comme beaucoup d’autre. Mais je n’y vais pas dans l’optique que elle le sera. Car croyez-moi, pour moi chaque opération est importante et donc doit être prendre comme telle et jamais comme acquise ! » Le petit Diego me fait le signe de superman, je fais discrètement la même chose, je ne sais pas pourquoi, mais le père me fout presque la pétoche avec son regard. L’ai-je convaincue ? Je n’en suis pas sûr, leurs regards m’ont perturbé. « Je suis bon dans ce travail et je ferais tout pour que tout se passe bien et au moindre problème, qu’on aura pas … Docteur Davis sera là ! » Affirmais-je avec un petit sourire. Sans les laisser vraiment réfléchir je finissais par ajouter. « Vous avez des questions Monsieur et Madame Rodriguez ? » Mon regard venant croiser le leur sans même le quitter, pour ne pas montrer qu’ils me rendaient presque mal à l’aise.
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