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Boomerang effects, at the perfect time (lola)

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() message posté Jeu 28 Sep - 1:23 par Solal D. B. Fitzgerald
Solal D. B. Fitzgerald & Lola Barnett
⚜️ BOOMERANG EFFECTS, AT THE PERFECT TIME ⚜️

J'étais allongé, telle une étoile de mer, sur le sol du salon. Triste mais calme, j'observais le plafond tout en rêvant à de nombreuses choses. Tout en repensant aux moments révolus, à ce que nous étions Vince, Romy, Camille et moi avant l'overdose. Lorsque tout allait mieux. Je fermais les yeux. Je refusais de sortir, je craignais d'autres appels. Je craignais d'autres mauvaises nouvelles. L'enterrement avait eut lieu, j'y étais allé. Mais je n'étais pas resté longtemps après. Je m'étais contenté de saluer sa famille, et après avoir accordé un dernier regard à sa tombe, je m'étais détourné. Détourné du passé, détourné de ce que nous étions. De celui qui m'avait abandonné. J'étais allé retrouver Alba. Je ne prenais plus le temps de me demander si je commetais une erreur ou non. Je n'avais plus le temps. J'étais sur le point de m'endormir, lourdement affecté par les doses de calmants qu'on m'avait prescrit depuis, lorsque mon téléphone sonna. Je tendais la main et l'apportais à mon oreille, effrayé à l'idée de ce qu'on pouvait m'annoncer, cette fois. Une voix au bout du fil. Une voix que j'avais entendue une fois, une nuit. Lola. Elle proposait de se voir, après tout ce temps. Alors, je lui donnais mon adresse, lui expliquant que j'étais coincé chez moi pendant encore quelques temps. Ma mère, inquiète, avait appelé de nombreux médecins après la nouvelle du décès de Vince. Elle avait peur que je craque, moi aussi. J'étais contraint de rester chez moi et de me reposer jusqu'à ce que mon état s'améliore. En soupirant, je pris toutes mes forces pour me lever et me traînais jusqu'à la salle de bain pour me rafraîchir, et me faire redescendre. Je laissais l'eau couler longuement, pour me permettre de reprendre mes esprits. Puis je sortis et allais m'habiller. Je fis un tour de l'appartement, jetant les bouteilles vides et les emballages plastiques traînant par ci par là. Je pris même la peine d'ouvrir les fenêtres pour aérer. Puis, exténué de tant d'efforts, je me laissais tomber sur le canapé. Quelques minutes plus tard, Lola sonnait à la porte. Je me levais et lui ouvrais. Avec un léger sourire, je me poussais pour la laisser entrer. « Salut. Je suis content de te voir, ça fait longtemps. » Je la guidais jusqu'au salon et l'invitais à s'asseoir. Je m'asseyais en face d'elle et la regardais, silencieux. Je n'avais rien à voir avec le garçon espiègle et joyeux qu'elle avait rencontré, cette nuit là, sur le toît. Mes traits étaient tirés, j'avais maigris, j'étais las. Las de perdre temps et d'avoir si peu. Je passais les mains dans mes cheveux et mal à l'aise, ajoutais : « J'suis désolé, je suis pas présentable... Tu veux... Euh tu veux boire un truc? » Je me levais, regardant autour de moi d'un air incertain. Je ne savais même pas ce qui se trouvait dans mon frigo. Je traînais les pieds jusqu'à la cuisine et lui lançais avant de disparaître : « Qu'est-ce qui t'amène? Enfin comment tu vas? » Je revins avec deux verres, du coca et du jus de fruit. Je m'asseyais en face d'elle et la regardais, avec un sourire en coin. « J'étais convaincu que tu aurais fini par jeter ce bout de papier. » Je faisais évidemment allusion au papier sur lequel j'avais noté mon numéro. J'avais beaucoup apprécié Lola la seule fois où nous nous étions vus. J'étais heureux et touché qu'elle ai pensé à me rappeler après tout ce temps. Je lui souris, doucement.
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() message posté Mar 3 Oct - 3:13 par Lola Barnett
you are a hurricane of a boy; remember to breathe every once and a while, do not drown within your own storm. ✻✻✻ Cinq minutes plus tard, Lola ignorait la réelle raison qu’elle avait composé le numéro de Solal. Qu’une fois. Ils s’étaient vus qu’une seule fois après une soirée sur un toit d’un immeuble inconnu, chez des gens inconnus. Une rencontre qui avait suffi à marquer Lola parce que même s’ils avaient été à deux doigts de coucher ensemble, Solal l’avait marqué d’une manière dont les gens ne marquaient plus Lola. Il y avait quelque chose de différent chez Solal qui intriguait Lola. Sa fragilité, son envie de se faire passer pour le dur à cuire étaient deux choses dont Lola se rappelait de lui. Le reste était encore un peu flou dans sa tête, mais au moins, elle se rappelait de son prénom. C’était le plus important. Et c’était sans le vouloir que son pouce avait appuyé sur l’émoticône du téléphone qui composait le numéro de Solal. Sa voix au bout du fil lui avait semblé faible, fatiguée, épuisée. Une voix qui en avait marre, qui voulait simplement prendre du repos. Ou peut-être que c’était Solal qui avait besoin de prendre du recul, de se reposer. Sans savoir ce qui c’était passé dans sa tête, elle lui avait demandé s’il acceptait bien qu’ils se revoient. Après tous ces mois sans un mot ou même un message. Le numéro de Solal avait été pendant des mois dans son téléphone sans qu’elle ne le compose ou qu’elle envoie un sms. Pendant des mois, elle avait passé son prénom lorsqu’elle cherchait le prénom d’une personne débutant par la lettre « S ». Jusqu’à aujourd’hui. Jusqu’à ce qu’elle rentre du boulot un peu trop tôt et qu’elle se retrouve seule à l’appartement. L’ennui terrifiait Lola maintenant. Lola n’en avait plus l’habitude de se retrouver seule avec ces pensées et ça lui faisait peur. Depuis un bon moment, Lola avait toujours été en compagnie d’une personne. Il y avait toujours eu quelqu’un près d’elle pour la distraire et aujourd’hui, il n’y avait personne. Même sans le vouloir, Solal était le baume sur une cicatrice qui ne s’était toujours pas refermé. Dès que la dernière lettre de son adresse avait été griffonnée sur un bout de papier, Lola avait pris le chemin vers un quartier qu’elle ne connaissait pas réellement malgré toutes les années passées à Londres. Avec son manque d’orientation, Lola avait emprunté le chemin à deux reprises avant de finalement trouver la bonne adresse. « Salut. Je suis content de te voir, ça fait longtemps. » Lola se permettait d’entrer chez lui et de le laisser la guider jusqu’au salon où elle s’asseyait au premier endroit que son regard circulaire avait trouvé. « Ouais. Ça fait un bail. » Elle n’avait pas su quoi répondre autre que confirmer ses propres mots. « J’suis désolé, je suis pas présentable… Tu veux… Euh tu veux boire un truc? » La seconde d’après, Solal était debout, se dirigeant vers la cuisine alors qu’elle n’était même pas assoiffée. « Qu’est-ce qui t’amène? Enfin comment tu vas? » Puis, il se retrouvait de nouveau dans son champ de vision, souriant faiblement. Quelque chose en lui s’était éteint. « Honnêtement, je ne sais pas. Toi ça va ? » Ces problèmes semblaient minces comparés à ceux de Solal. « J’étais convaincu que tu aurais fini par jeter ce bout de papier. » Lola rigolait légèrement en hochant la tête. « J’ai été à deux doigts, mais je me suis dit que ce serait une mauvaise idée et très gênant pour toi si tu me contactais et que j’ignorais qui m’appellerait. » En mode, new phone, who dis ? « Non, tu méritais que je conserve ce bout de papier. J’ai été lente, je sais, mais je suis une véritable tortue. » Ajoutait-elle très vite en contemplant le jus dans son verre. « Tu as l’air différent, Solal. » Le problème était que ce n’était pas en mieux. Elle avait l’impression qu’il était brisé en mille morceaux.

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() message posté Dim 8 Oct - 15:19 par Solal D. B. Fitzgerald
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Le soir de notre rencontre paraissait si loin. Il semblait appartenir à une autre époque de ma vie. L'évoque avant que l'épée de damoclès ne s'abatte sur mon entourage. Un passé révolu, mais encore présent dans mes souvenirs. Mais ces derniers temps, j'évitais de repenser à l'avant. J'évitais de comparer le dégât de mes pertes. Je les ressentais déjà bien assez trop. Mais c'était un soulagement de revoir Lola aujourd'hui. Tout n'était pas révolu. Il y avait encore certaines choses de mon passé qui pouvait refaire surface. Mais malgré mon soulagement intérieur, cela faisait quelques temps déjà que je ne savais plus cacher mon désespir. J'étais si las, si las de tout supporter et de ne jamais avoir l'occasion de me relever. Il y avait toujours quelque chose pour venir compliquer les choses. Je fis entrer Lola, et sans même attendre d'être sûre qu'elle ai soif, je lui avais ramené du jus. Je voulais que les retrouvailles soient joyeuses, qu'elle reconnaisse le Solal de ce soir là, mais rapidement, elle vit, elle aussi, que des choses s'étaient passées depuis notre dernière rencontre. Sans la regarder, je répondis tout en cherchant mes clopes dans le salon : « Ca va. » Je roulais des yeux, et revins auprès d'elle, le paquet de clope à la main. Je lui adressais un léger sourire et m'asseyais à ses côtés. Elle était surprenante. Elle était une des seuls à qui j'avais laissé mon numéro, elle était la seule à avoir rappelé. Je ris à sa réponse et balayais l'air de la main : « Je suis habitué aux vents, je t'en aurai pas voulu. » Je ris doucement et baissais les yeux vers mon verre. Je l'attrapais et regardais le liquide à l'intérieur. Je levais les yeux vers elle et ajoutais : « C'est encore plus fatteur, ça veut dire que tu ne m'as pas oublié. » Je lui souriais doucement. Je n'essayais pas de la draguer mais de faire preuve d'optimisme. Les choses rentraient peu à peu en ordre avec Alba, je ne tenais pas à foirer une chose encore. Je reportais mon attention sur mon jus de fruit, dont j'avais bu une gorgée. Puis Lola parla, et je me figeais. Je levais doucement les yeux vers elle et machinalement, commençais à faire tourner le jus de fruit contre les parois du verre. « Je le suis probablement. J'ai perdu mon meilleur ami cet été. Et mon ex copine il y a six mois. » Je relevais la tête et lui souriais doucement. Son expression changea et je posais mon verre avec précipitation sur la table avant de poser ma main sur son genou pour la rassurer. Je l'enlevais bien assez vite, je prenais trop mes aises. Je tirais sur ma cigarette et répondis : « Disons que j'ai perdu mon insouscience. » Je haussais les épaules avec désinvolture et détournais le regard, quelques instants, pour reprendre mes esprits. Je cherchais quelque chose à ajouter pour changer de conversation. Mais rien ne venait. L'avoir dit à voix haute, avait rendu les choses plus réelles. Je restais là, quelques longues secondes, à digérer la nouvelle. A reprendre mon souffle.
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() message posté Sam 14 Oct - 3:34 par Lola Barnett
you are a hurricane of a boy; remember to breathe every once and a while, do not drown within your own storm. ✻✻✻ « Ça va. » Sa réponse laissait présager que ce n’était pas complètement la vérité puisqu’il roulait des yeux en lui répondant parce que Lola avait constaté. Comme elle constatait à peu près tout chez les gens. Comme elle avait constaté la différence entre le Solal de cette soirée et le Solal d’aujourd’hui. « Je suis habitué aux vents, je t’en aurais pas voulu. » Elle riait en même temps que lui et s’arrêtait au même moment que Solal. Rire davantage aurait paru bizarre pour Lola. « C’est encore plus flatteur, ça veut dire que tu ne m’as pas oublié. » Sourire en coin, elle hochait la tête. « Je n’oublie rien, c’est ça mon problème. Même si je le voudrais rien, c’est tout bonnement impossible. » Répondait-elle en haussant les épaules. Sa mémoire, c’était sa force. L’unique force qu’elle possédait Lola parce que ça lui servait toujours. C’était toujours utile, mais le truc était que parfois, elle aurait préféré oublier des choses, des visages sauf que ça lui était impossible. Serrant son verre dans les mains, Lola ne savait pas quoi dire. Elle ignorait quel sujet abordé alors Lola abordait la différence de Solal. S’il était la lumière auparavant, Lola avait l’impression que la noirceur s’était emparé de lui. Ce qui était une grosse différence puisqu’ils s’étaient rencontrés qu’une seule fois lors qu’une soirée organisée par un inconnu. Cette soirée où sa demi-sœur l’avait ramené de force. « Je le suis probablement. J’ai perdu mon meilleur ami cet été. Et mon ex copine il y a six mois. » Maintenant Lola le regardait, surprise comme si on venait de retirer la terre sous ses pieds et pourtant, ce n’était même pas son malheur. C’était celui de Solal. Son regard allait se déposer sur sa cuisse où la main de Solal était, il y a quelques secondes. Elle n’avait pas remarqué qu’il l’avait mise là. Elle s’en était seulement rendu au moment où elle se retirait. « Disons que j’ai perdu mon insouscience. » Ses lèvres se pincèrent tandis qu’elle cherchait les bons mots à lui dire. Lola ne savait pas ce que c’était de perdre quelqu’un d’aussi proche de soi. Le dernier décès en date était celui de son père et étrangement, elle n’en était pas très affectée. Lola détestait juste en parler ou même y penser pour des raisons personnelles, mais la mort de son père n’attristait pas Lola. « Je peux te prendre dans mes bras ? Ou c’est trop bizarre ? » Demandait-elle en essayant de lui sourire. Dans ses souvenirs, les gens essayaient de réconforter les gens en leur donnant une accolade. C’était ce qui semblait le plus approprié aux yeux de Lola et sans réellement attendre sa réponse, ses bras l’entouraient pendant un quart d’une minute. « Je suis désolée. Je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas ce que c’est de perdre quelqu’un d’aussi important. Mais je suis désolée de ta perte. » Disait-elle en lui souriant légèrement. Aux oreilles de Lola, ça sonnait comme des mots réconfortants même si tout le monde devait lui dire les mêmes exacts mots. Elle aurait dû dire autre chose, mais le problème était que Lola ignorait quoi lui dire alors elle lui présentait des condoléances banales. « Tu sais ce qui te ferait du bien ? Sortir. Aller prendre une marche. Profiter des derniers rayons du soleil avant que le froid s’installe. » Lâchait-elle en se levant du canapé, déposant son verre sur la table basse la plus près. « Tu as le droit de sortir ou tu as besoin de la permission de ta maman ? » Lola essayait de la taquiner en ignorant tout au sujet de ses parents.

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() message posté Dim 29 Oct - 19:24 par Solal D. B. Fitzgerald
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Toute ma vie j'avais fait attention à donner aux gens ce qu'il désirait. Mais aujourd'hui, c'était fini. J'avais passé trop de temps à vouloir faire plaisir. Ma vie me passait à côté. Je restai bien trop préoccupé par la manière dont je faisais les choses pour pouvoir en profiter pleinement. Sans cesse, je pensais au après, aux conséquences. Sans cesse je cherchais à éviter les dégâts et j'en oubliais qu'il fallait que le risque en vaille la peine. Constamment, je me remettais en question afin d'atténuer la douleur des autres. Mais la mienne grandissait. Et peu importe ce que je tentais ou entreprenais, mes proches mourraient quand même. Revoir Lola avait l'effet d'un boomerang. Cette nuit là, nous l'avions passé à parler, à rire, à manger. Nous avions refusé de devenir des bêtes avides de sexes, et étions restés nous-mêmes. Cette nuit là, bien que je ne la connaisse pas, je m'étais ouvert à elle. Je l'avais fait entrer dans mon univers fait de contradictions, et encore aujourd'hui, alors que pourtant nous ne savions rien d'autre l'un sur l'autre que ce que nous nous étions dit, je lui parlais encore avec franchise et sans filtre. Je l'avais compris dès l'instant où elle avait rit à mes blagues de merde, ce soir là, sur ce toît. Je n'avais pas besoin de faire semblant. Lola m'avait accepté dans mon entièreté. Elle avait accepté la vie, le fait qu'elle ne soit pas toujours rose et que parfois, même une âme triste pouvait lui accorder un instant de bonheur. La plupart des gens n'en étaient pas conscients. La plupart des gens préféraient parler futilement plutôt que de se dévoiler, de parler, sans réfléchir. On préférait toujours faire l'autruche, ne pas avoir dire qu'on est désolé, qu'on aimerait pouvoir faire quelque chose mais qu'on y peut rien. Sauf que la vie, c'était ça aussi. C'était des souffrances, des remords, des mains sur des épaules baissées. Elle avait été une épaule sur laquelle me reposer, mais elle ne m'avait pas considéré comme un fardeau. Elle s'était ouvert à moi elle aussi. J'eus un sourire et riais doucement à ses mots. « Arrêtes de te justifier, je suis juste inoubliable Lola. » Je la regardais, d'un air espiègle. Elle l'avait compris ça aussi, que sous cette carapace de mec égocentrique et vantard, se cachait une âme plus sombre, plus brisée. D'un air détaché, je passais une main dans mes cheveux et me laissais tomber contre le dossier du fauteuil. J'avait eut du mal à accepter le décès de mes amis, mais comme toute chose, je m'y étais fait. Je lançais la bombe avec indifférence, comme si je parlais de la météo. Il n'y avait pas à dramatiser. Alexandra était malade, Vince suicidaire. Les choses nous pendaient au nez, comme tout, nous avions détourné le regard. Aucune de ces deux morts n'avait été une surprise. Ce n'était pas mon drame, c'était leur drame. Je n'avais plus à en pleurer, ou à m'en plaindre. Je n'aurai jamais voulu d'eux qu'ils le fassent si c'était moi qui était parti le premier. Lola parla et je souris doucement à ses mots. Bientôt, elle vint me prendre dans ses bras et je la serrai fort contre moi. Ma gorge était noué, je n'arrivais pas à parler. Mais j'étais reconnaissant qu'elle essaye, surtout avec cette maladresse touchante et sincère. Je m'éloignais doucement d'elle et la regardais : « Merci. » Je lui souris, mais soudainement elle se leva et se mit à tourner furieusement dans la pièce pour récupérer son sac, son manteau, et ma vie en lambeau. Je me levais à mon tour et m'étirais, las. Je n'avais pas envie, mais elle avait raison. Elle me taquina alors sur l'autorisation parentale et je la regardais, un grand sourire aux lèvres. Je pouffais alors de rire et lançais : « Justement, elle veut que je sorte. Mais évitons d'aller lui demander, elle voudra nous marier après. » J'attrapais une veste, mis des chaussures et attrapais mon longboard et un bonnet. Je pris mes clefs et ouvrais la porte. Je me retournais alors vivement vers Lola et ajoutais : « D'ailleurs on va faire un détour, elle habite à quelques pas, si elle nous voit... . » Je soupirais et levais les yeux au ciel, en riant néanmoins. Je laissais sortir Lola et fermais la porte derrière nous. Elle appela l'ascenseur, et lorsqu'il nous mena en bas de l'immeuble, je tournais dans la direction opposée de la rue de Juliette. Je laissais mon skate tomber au sol et montais dessus en une impulsion. Je tournais la tête vers Lola et lui demandais : « Tu veux monter ? De toute façon c'est toi qui me guide, on va où tu veux. » Je lui souris et arrêtais le longboard en posant le pied au sol. Je lui tendis la main, pour l'aider à monter devant moi.
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() message posté Mer 29 Nov - 3:50 par Lola Barnett
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Solal D. B. Fitzgerald & Lola Barnett
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Il n'y a pas si longtemps,mon amitié avec Vince, Romy et Camille, je la pensais indestructible. Je pensais être le premier à la remettre en cause, je pensais être le premier à partir mais Vince m'avait volé cet honneur. Et désormais, je devais me faire à cette solitude comme si c'était normal de perdre sa copine, son meilleur pote et toute sa vie en l'espace de quelques mois. Alba n'était pas le remède, le skate, la batterie, les joints n'étaient pas le remède. Il n'y en avait pas. J'avais juste à accepter ma vie pourrie et à fermer ma gueule. Ce qu'au fond, j'avais toujours fait. Enfait, rien n'avait changé. J'étais toujours malade, mais mes amis n'étaient plus là pour me convaincre que non, la vie ne s'arrêterait jamais. Je n'avais plus le droit d'être insouscient, de prendre Wilson à la rigolade et de partir me défoncer mon skate à la main. La mort n'était pas juste une idée, elle était un fait. Elle n'avait cessé de graviter autour de moi tout ce temps, et désormais, elle m'avait touché, personnellement. La situation était difficile, mais je pouvais en parler. Car au fond, elle ne m'avait pas surpris. J'avais toujours su que mon existence serait une succession d'échecs. Je n'avais pas réussi à sauver mon meilleur ami, et alors? La vie continuait, visiblement... La faucheuse avait eut l'occasion de m'emporter plusieurs fois, et pourtant, elle n'avait pas saisi sa chance. Peut-être étais-je destiné à faire quelque chose de mes dix doigts. Lola ne savait répondre à mes paroles, et je ne lui en voulais pas. Car elle était là. Car comme toutes les personnes qui en valaient la peine, elle était revenue vers moi sans attendre quoique ce soit en retour. C'était grâce à des gens comme elle que je parvenais à rester debout, depuis toujours. Rapidement, nous avions prit la décision de sortir, et c'était mieux ainsi. Je devais réapprendre à vivre, et rester cloîtré dans mon 25m² n'était pas la solution. Je ris à sa réponse. Elle avait de la répartie, c'est ce qui m'avait plu tout d'abord, ce soir là, sur le toît. « Je dirai les deux alors. Au bout de deux mois elle aura abandonné l'idée.. » Je lui adressais un sourire et ris dans ma barbe en quittant l'appartement. Arrivé en bas, je lui proposais de monter sur le longboard avec moi. A sa tête, je vis qu'elle n'était pas rassurée alors je ne me gênais pas pour afficher un regard moqueur. « Tu peux essayer, je plaiderai la démence et je gagnerai le procès.. » Wilson était de mon côté. Pour une fois. Néanmoins, elle se montra moins réticente que la dernière fois et attrapa la main que je lui tendais pour monter derrière moi. Alors que nous roulions, je l'entendis parler à mon oreille et je souris doucement. Je ne m'étais jamais imaginé qu'elle puisse se rendre dans un parc pour hurler, mais j'aimais l'idée. C'était libérateur. Alors, je tournais au prochain croisement, et me dirigeais vers le parc le plus proche. Hyde Park aurait été parfait, mais c'était trop loin et je n'avais aucune envie de m'enfermer dans les transports. « Je n'ai jamais essayé. Il paraît que casser des trucs aussi ça soulage. Comme des assiettes.. » Je m'arrêtais au feu et tournais la tête vers Lola pour lui soumettre l'idée par un haussement de sourcil exagéré. Avec elle, je pouvais me permettre d'être fou et de ne pas réfléchir. Elle me le permettait et ne me jugeait jamais. En cours de littérature, Shiraz m'avait de nombreuses fois parlé de sa meilleure amie, mais j'avais mis un certain temps à comprendre que nous connaissions la même Lola. Aujourd'hui, je comprenais. C'était évident. Et c'est justement cette évidence dont j'avais besoin. Je repris une impulsion sur le sol et repris notre route. J'étais désormais pressé de hurler. De hurler à ses côtés, et de pouvoir en rire sans en avoir honte.
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() message posté Ven 8 Déc - 4:59 par Lola Barnett
you are a hurricane of a boy; remember to breathe every once and a while, do not drown within your own storm. ✻✻✻ Lola savait comment les mères pouvaient être, parfois. Combien de fois est-ce qu’elle avait entendu sa mère lui demander si ce partenaire de biologie était le bon? Trop de fois. Assez pour être immuniser contre toutes les questions possibles concernant ce sujet. Maintenant, Lola ne présentait plus les copains à sa mère pour éviter un interrogatoire. Puis, depuis le début de ses années d’études universitaires, Lola traînait seulement avec deux garçons : son jumeau, Levi et Alexander. Le concernant, Lola avait toujours été très clair à son sujet : ce n’était qu’un ami. Ils étaient amis. Du moins, ils essayaient de l’être à nouveau. « Je dirai les deux alors. Au bout de deux mois elle aura abandonné l’idée.. » Tout en prononçant ces quelques mots, Solal lui adressait un sourire. Un sourire sincère, pas forcé. Elle n’avait pas l’impression qu’il se forçait pour plaisanter ou sourire. Alors, elle répondit à son sourire avant d’afficher une expression d’incertitude. Comme à leur première rencontre, il lui proposait de monter sur son engin de la mort. Longboard. Lola savait que plusieurs accidents avaient été causés par cette planche à roulettes. « Tu peux essayer, je plaiderai la démence et je gagnerai le procès.. » Un sourcil s’arquait avant de disparaître la seconde d’après tandis qu’elle montait derrière lui. Dans un automatisme de se protéger, ses bras entourèrent la silhouette svelte de Solal et se serrait contre lui. S’ils tombaient, Solal allait amortir sa chute. Et elle le laissait faire. Elle le laissait les guider à travers les rues de Londres. C’était différent que d’emprunter le métro ou même de marcher. Lola manquait des détails auxquelles, elle avait l’habitude de prêter attention. Pour l’instant, son attention était centrée sur ce qui se passait devant elle. Ne pas mourir, c’était sa première préoccupation. « Je n’ai jamais essayé. Il paraît que casser des trucs aussi ça soulage. Comme des assiettes. » Il paraissait, oui. Sauf que Lola désirait ne pas penser au nettoyage par la suite. Alors, crier dans un parc, seule était plus facile que de lancer une assiette contre un mur ou au sol. « Tu imagines tout le nettoyage par la suite ? Non, merci. » Lâchait-elle au prochain arrêt avant qu’ils reprennent leur route pour finalement arriver au parc le plus. Descendue du longboard, Lola replaçait sa chevelure. À plusieurs reprises, ses doigts restèrent coincés contre un nœud et au quatrième, elle abandonna l’idée que sa chevelure soit parfaitement coiffés. Elle aurait l’air d’Hermione Granger et Lola l’acceptait. « J’ignorais qu’il y aurait autant de gens un après-midi… Ce n’est pas grave. Ils penseront qu’on est fous. » Lola n’avait pas peur du ridicule. Du moins, la plupart du temps. Ce n’était pas comme si elle avait une chance de recroiser ses gens, un jour. « Je te montre ? Et ne t’inquiète pas, si on pose des questions, je promets de dire que tu n’es pas mon agresseur. » Parce que les gens avaient tendances à imaginer des choses qui n’arrivaient pas réellement. Lola lâchait son sac à main au sol et avançait de quelques pas. Un regard autour d’elle, Lola se doutait bien qu’ils allaient tous sursauter au premier cri. Inspirant profondément, elle lâchait un long cri. Puissant. Un cri qui défoulait. « Rien de plus simple. À ton tour. » Un sourire aux lèvres, elle pivotait la tête pour le regarder.

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