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I just wish I could make everything okay for you - Rachel-Mary ♥︎

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MEMBRE

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# I just wish I could make everything okay for you - Rachel-Mary ♥︎
message posté Sam 30 Sep - 9:30 par Callie M. Dos Santos
 I just wish I could make everything okay for you
Rachel-Mary & Callie
Dans son grand salon, Callie était plongée dans son travail. Autant dire que depuis qu’elle avait remis ses parts de la société, elle avait au moins un peu plus de temps pour elle, mais aussi pour sa fille. Depuis l’accident, Callie essayait d’être attentive et présente pour Lilly. Certes, cette dernière était âgée de vingt ans, mais à ses yeux, elle restait sa petite princesse, son petit joyau, son bébé. Heureusement, sa jeunesse lui permettait de se remettre plus ou moins rapidement de cette nuit dont elle risquait de se souvenir. Cependant, l’espagnole ne cessait de se dire que si Samuel ne s’était pas occupé de leur fille ce soir-là, peut-être qu’aujourd’hui encore, elle pleurerait la disparition de son enfant. Si elle lui avait souvent reprocher sa piètre façon d’agir en père dans le passé, ô grand jamais elle n’avait eu l’audace de critiquer son savoir-être ni même son savoir-faire en tant que médecin. Ce soir-là, Callie avait été soulagée de savoir que Lilly se trouvait entre les mains de son ex-compagnon. Vraiment. Alors que son stylo se lançai dans une danse enflammée, glissant sur le papier fin du carnet qu’elle avait sur ses genoux, Lilly se trouvait à l’étage. Sans doute elle dessinait, ou passait son temps comme elle aimait le faire. Callie savait que sa fille ne vivait pas leur nouvelle vie à Londres comme une nouvelle chance, mais plutôt comme un supplice. Pourtant, elle avait des amis ; elle semblait assez sociable pour aller à la rencontre de l’un ou l’autre, mais visiblement, l’envie de sortir, voir du monde et passer le temps en leur compagnie ne lui disait rien.

Finalement, c’est en relevant enfin la tête vers l’horloge murale, que l’espagnole se rendit compte de l’heure. Il était plus que temps pour elle de mettre tout ce qu’elle faisait de côté et de grimper à l’étage pour s’apprêter. Aujourd’hui, Rachel et elle s’étaient organisées une petite soirée sympa entre femmes. Ce genre de soirée, Callie ne s’y prêtait pas souvent et pourtant c’était un des rares moments où elle se sentait plus femme que maman. Des moments qui lui manquaient et qui se faisaient rares et ce, depuis un peu plus de vingt-ans maintenant. Pourtant, l’espagnole ne regrettait en rien la naissance de Lilly et si, effectivement, ni elle ni Samuel n’avaient parlé de fonder une famille et d’élever un enfant dans leur petit appartement minuscule en Australie, Callie avait voulu poursuivre sa grossesse et aujourd’hui, il n’y avait pas un jour où elle se demandait comment elle aurait fait sans Lilly. Quelle vie auraient-ils eu ? Peut-être qu’à l’heure d’aujourd’hui elle et Samuel seraient mariés, auraient eu d’autres enfants et une belle vie devant eux, ou bien peut-être qu’au contraire chacun ferait sa vie sans se soucier de l’autre. Non vraiment, elle n’avait jamais voulu un autre enfant que sa Lilly, et si cette dernière n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer.

L’espagnole s’empressa de se rendre dans la salle de bain pour s’y doucher et s’apprêter. Elle avait opté pour une jolie robe aussi classe que le restaurant où elle devait se rendre avec son amie. Les escarpins étaient eux aussi de sortie, et alors qu’elle tentait un tour d’équilibriste pour les chausser, elle s’empressa par la même occasion de se rendre dans la chambre de sa fille afin de s’apprêter qu’elle aussi, elle était prête. Non pas qu’elle ne voulait garder sa fille chez elle, loin de là, mais à leur arrivée à Londres, il était convenu que Lilly vive chez son père et pour le coup, Callie avait décidé qu’en partant pour son rendez-vous, elle déposerait en même temps sa vie chez son ex compagnon, refusant que Lilly fasse le chemin à pied et toute seule qui plus est alors que la nuit avait pointé le bout de son nez. « - Querida, tu te dépêches à préparer tes affaires s’il te plait. » demanda-t-elle à sa fille, alors qu’elle venait de chausser son deuxième escarpin. Callie faisait les allers et retour entre la salle-de-bain et la chambre de Lilly. En y voyait le bordel qui régnait dans cette pièce, c’est le désespoir qui se lisait sur son visage. Elle n’avait aucune idée de qui sa fille tenait ça ; elle n’avait pas souvenir que Samuel était un éternel bordélique comme leur fille, et Callie ne l’était pas non plus d’ailleurs. Elle laissa couler pour cette-fois, et pressa tout autant Lilly qu’elle se pressait elle. Au moins jusqu’à ce qu’elles se retrouvent dans la voiture de l’espagnole.

Lorsqu’elle eut déposé sa fille en bas de l’immeuble de Samuel, Callie prit la route jusqu’au restaurant où devait l’attendre Rachel-Mary. Elle avait quelques minutes de retard, et pour cette raison elle s’empressa d’entrer dans le restaurant, et de chercher son amie du regard, pour finalement la rejoindre. « - Je suis sincèrement désolée pour le retard. Mais parfois j’ai l’impression que quand Lilly sait que je suis à la bourre, elle fait exprès de me mettre en retard. » s’excusa-t-elle avant d’étreindre son amie pour la saluer « - Tu m’attends depuis longtemps ? » Callie s’installa à la table et reprit ses esprits dans la perspective de passer une bonne soirée où pour une fois, elle pouvait faire passer son rôle de maman au second plan « - Alors dis-moi,  comment tu vas ? »



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MEMBRE

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# Re: I just wish I could make everything okay for you - Rachel-Mary ♥︎
message posté Mar 3 Oct - 20:07 par Rachel-Mary Parker-Davis
 I just wish I could make everything okay for you
Rachel-Mary & Callie
Depuis son mariage avec le célèbre Maxwell Davis, Rachel-Mary avait beaucoup changé. Enfin, pas durant les trois premières années. Ce furent les trois dernières qui opérèrent un changement lent sur sa personne. Tant que tout allait bien dans son mariage, l’américaine, qui vivait alors à San Francisco là où elle avait toujours vécu, s’épanouissait. Mais en apprenant qui était réellement son mari, la personne fourbe et manipulatrice qu’il pouvait être, la chirurgienne s’était peu à peu renfermée. Les crises de jalousie de l’entrepreneur n’aidaient pas. Et enfin, il avait décidé qu’il fallait venir en Europe, histoire de l’isoler encore davantage.

Depuis six mois qu’elle était à Londres, Rachel ne s’était pas fait réellement d’amis, et pour cause, elle n’en avait pas vraiment le droit. Maxwell se débrouillait toujours pour savoir ce qu’elle faisait, à qui elle parlait, et si ça ne lui convenait pas, elle avait droit à une scène en rentrant à la maison. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle la pédiatre passait le plus clair de son temps à l’hôpital, même sur ses jours de repos si elle le pouvait.

On dit qu’il y a toujours une exception qui confirme la règle. En effet, lorsque le Dr Davis rencontra Callie Dos Santos, quelque chose en elle la toucha, lui rappelant sa propre détresse. La jeune femme était morte d’inquiétude pour sa fille qui avait eu un accident et Rachel s’était alors empressée d’essayer de la rassurer. Elle n’avait pu s’occuper du cas de la jeune Lilly elle-même puisqu’en Angleterre, à vingt ans, on était majeur contrairement aux Etats-Unis d’Amérique, mais elle avait pu expliquer chaque pas de la procédure à l’espagnole et aller voir ce qui se passait au bloc pour l’en informer. Et de fil en aiguille, les deux jeunes femmes avaient sympathisé. Rachel n’avait pas le cœur de s’éloigner de cette personne qui était si gentille, qui pourrait être une amie, celle dont elle avait désespérément besoin dans ce pays où elle ne se sentait pas chez elle. Callie aussi venait d’ailleurs, elle pouvait comprendre.

Les deux jeunes femmes avaient convenu de se faire un petit restaurant une fois par mois. Rachel pouvait difficilement échapper à son mari et en général elle calait ces petits rendez-vous avec son ami lorsque Maxwell était à l’étranger, ce qui arrivait fréquemment avec le métier qu’il faisait.
Avec tout ce qui s’était passé dans sa vie ces derniers temps, la chirurgienne avait complètement oublié le rendez-vous. Elle était au trente-sixième dessous lorsque l’alarme de son téléphone se mit à sonner, la prévenant que d’ici deux heures, elle avait ce fameux diner avec Callie. Rachel sécha ses larmes, hésitant encore à y aller ou non. Mais une annulation de dernière minute aurait pu attirer l’attention, alors elle se décida à faire ce qu’elle faisait toujours : faire comme si tout allait bien. Faire comme si sa vie en apparence si réussie l’était vraiment, faire comme si elle n’avait pas le cœur brisé, faire comme si son mari n’avait pas expédié l’homme qu’elle aimait à l’autre bout du monde, faire comme si.

La belle brune était fatiguée de tout ça, mais avait-elle le choix ? La seule personne à savoir le calvaire qu’elle vivait était Frank, son grand amour, et à présent, à cause de Maxwell, il avait été expulsé, il était reparti aux Etats-Unis, loin d’elle, laissant au mari de Rachel toute emprise sur elle. La seule chose qui faisait encore tenir la pédiatre était l’espoir que le flic reviendrait, ou qu’un jour Maxwell fasse un faux pas pour pouvoir se défaire de lui. Mais ce jour-là n’était pas encore arrivé.

Rachel avait ressorti une des robes qui lui avait servi à une soirée de bienfaisance comme elle avait pour habitude d’aller avec Maxwell. Une tenue couleur anthracite en soie sauvage, accompagnée d’escarpins de grande marque. Elle avait pris un taxi pour se rendre au restaurant. Comme à son habitude, elle était en avance et en profita pour se commander un martini histoire de se détendre un peu. L’alcool commençait à être une habitude, elle n’avait rien trouvé d’autre. Elle en était à son second verre lorsque la belle Callie fit son entrée, s’excusant pour le léger retard. La pédiatre secoua la tête en souriant et se leva pour saluer son amie.

-Je t’en prie, ce n’est rien.

Elle se rassit.

-Je suis ravie d’apprendre que Lilly va assez bien pour te rendre chèvre. Ne t’inquiète pas, je ne suis là que depuis cinq minutes, mentit-elle.

Le serveur revint pour prendre la commande de l’apéritif pour Callie. Rachel commanda un autre martini, et enfin elles se retrouvèrent seules.

-Oh, la routine. Et toi alors ? s’enquit-elle, espérant détourner la conversation. Tu es superbe, il fallait que je te le dise.




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