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I found peace in your violence (theobi)

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I'm not destroying lives. I'm righting wrongs

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# I found peace in your violence (theobi)
message posté Sam 30 Sep - 10:07 par Babi J. Costigan
All this time, I've been hiding and I never had someone to call my own, I'm so used to sharing
EXORDIUM.
La lune avait supplanté la lumière et la chaleur du soleil. Les ombres taciturnes dansaient sur les vagues de la tamise, sur les pavés des ruelles étroites de la capitale. D’un regard bestial, je regardais la foule s’évader au grès de la musique, s’enlacer sous la brise du vent. Les rires m’éclataient les tympans. J’enfonçais mes mains dans les plies de mon manteau pour y trouver un peu de chaleur. Gale était parti quelques jours, sans donner signes de vie, sans prévenir. Son absence m’avait irrité. Les clients défilaient au bar avec les festivités de la Tamise et Becca était une incapables. Joe aussi. Sans parler des mafieux qui passaient derrière le bar, la bouche accrochée au goulot de Whisky. Gale était le seul à faire l’affaire. Et ses railleries me manquaient sans que je ne puisse poser de mot dessus. Sans que je ne le veuille. Je n’avais pas le temps pour m’accrocher. Pour ressentir. Peu à peu, l’air devint plus chaud. Les flammes embrassaient les figures de pailles à Battersea Power. J’observais avec fascination l’éclat du feu. Je voulais sentir sa chaleur vagabonder contre ma peau. Sa lumière briller dans le ciel. Le feu m’avait toujours attiré. Pyromane m’avaient-ils dit. J’avais simplement hoché la tête avec un sourire. Et depuis j’étais celle qui explosée les bâtisses d’un clignement de cil. Je n’éprouvais aucun remords à consumer les ennemis dans les flammes de l’enfer. Nous étions tous des damnés. Lorsqu’un vendeur ambulant passa près de ma silhouette, je lui pris deux bières dans l’attente de sa venue. Les bouteilles dans les poches, je jouais avec la roulette de mon briquet attendant le moment propice, le calme parfait pour allumer la paille et admirer le foyer grossir au passage de la braise. Son odeur se démarquait de toutes les autres. Elle n’avait pas changé, mais elle n’avait plus la même saveur au creux de mes narines. La brume irlandaise venait couvrir l’aura anglais. Le trèfle semblait avoir repris vigueur contre son derme. Je pouvais sentir la chaleur du fer calciner sa peau. Un sourire se dessina au coin de mes lèvres et avant même qu’il n’ouvre la bouche, avant même que ses doigts ne viennent s’emmêler dans mes cheveux pour me signifier de sa présence, je tournais la tête, la bière au bout des doigts. «  Je vais finir par croire que je suis devenue indispensable  » soufflais-je en enfonçant la maltée entre ses doigts. Notre relation avait changé. Nos gestes étaient chastes et innocents pour ne pas dire inexistants. Prendre de la distance était devenue nécessaire, au tant pour moi que pour lui. Souffrir sous l’éclat de ses prunelles m’était devenue insupportable. La distance nous avait éloigné, mais la mafia nous rapprochait toujours. Si nous étions amenés à espacer les visites personnelles, les besoins de la famille nous imposaient de passer nos soirées ensemble. Notre complicité n’avait pas disparu, elle était enfouie sous les cheveux roux de sa petite amie, sous l’encre des tatouages du barmaid. «  On a un peu de temps avant que les colombiens n’arrivent… je me suis occupé de les envoyer faire un tour chez Cole. Je me suis dit qu’ils seraient plus enclins aux négociations après un peu de chaleur humaine » soufflais-je en en haussant les épaules tout en contemplant les flammes.



@Theodore A. Rottenford
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# Re: I found peace in your violence (theobi)
message posté Ven 13 Oct - 23:22 par Theodore A. Rottenford

you have power over your mind - not outside events. realize this, and you will find strength. Sa voix résonnait encore dans ma tête. La petite fille nasillarde. L’enfant, assise au bord de la chaussée humide. Les souvenirs de Babi s’imprégnaient sur mes yeux. J’étais un Homme parce qu’elle était la seule à exister dans un univers de solitude. Je redressais les épaules. La brume enlaçait les pavés de la ville avant de rouler sur ma peau. Un poison d’Automne. Un poison, comme tous les autres. J’observais la foule d’un oeil aguerri, furetant au milieu des stands et des marchands pour retrouver sa silhouette. Elle était singulière. Un profil aigu et lumineux. Des cheveux en cascades, surmontés par une couronne de noirceur. Celle du clan et de ses malédictions. Elle était de ces divinités qu'on embrassait sur les yeux, dont on tombait sous le charme comme on tombait dans le feu. Son dernier baiser avait laissé une marque sur ma bouche. Un tatouage de douleur, différent du trèfle et des exigences de l’église. L’amour n’était pas fait pour nous. Babi était au dessus de la convention. Et j’étais las, mort avant l’heure. Je grommelais en effleurant le coin d’une table sale. La poussière ne me dégoutait plus. J’étais engourdi, les doigts serrés sur un mouchoir qui n’effaçait aucune rature. La saleté était en moi. Et lorsqu’elle saignait, je saignais plus fort. Je fronçais les sourcils en approchant. Son parfum embaumait mon esprit. Un souffle désiré qui détruisait toute ma logique. Mon corps se languissait de ses étreintes nocturnes. De ses promesses, même si elle mentait toujours. Même si elle osait l’impensable. Sa trahison m’avait tué. Puis, tel un oiseau légendaire je naissais de mes cendres. Encore plus forte. Plus rancunier que le premier jour. J’attrapais la bière sans un sourire. La mousse irritait ma gorge. Elle était trop légère, trop édulcorée pour mes habitudes irlandaises. « Tu es indispensable, » Les faits étaient là. Belfast la réclamait sans cesse. Je hochais la tête en m’approchant de sa joue. La cicatrice était devenue invisible. Mon empreinte se détériorait - s’oubliait tout à coup. Elle ne gardait plus mes vestiges sur sa peau. Libérée, évasive et intrépide. La reine des enfers s’en allait trop vite. «Ne t’inquiète pas. Les négociations sont finies. Cole s’en occupera. C’est toi que je voulais. » Je tendis la main vers son poignet, et bien avant qu’elle ne se rétracte, je l’attirais violemment dans les sentiers Totally Thames. Je n’avais plus rien à confesser. Mais la distance était une torture. Il fallait que je la retrouve, quitte à ignorer les cris de ma conscience. « Tu vas bien?» Je lui avais offert un bar et elle m’avait donné l’absolution. Mais ça ne suffisait à combler le vide. Rien ne suffisait à me rendre mon évidence.
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I found peace in your violence (theobi)
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