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Try a little tenderness (Rioja)

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# Try a little tenderness (Rioja)
message posté Dim 1 Oct - 20:46 par Bodevan H. Andrews
Bodevan H. Andrews & Rioja Ibanez
⚜️ TRY A LITTLE TENDERNESS⚜️

Paris. Comme toutes les grandes villes, les gens se bousculaient pour arriver le premier. Sans trop savoir comment j'en avais eut l'idée, je m'étais offert un petit week-end dans la capitale française. Cela faisait quelques temps que je ne m'étais pas promené aux bords des quais de Seine ou dans le Jardin des tuileries. La clope au bec, les lunettes sur le nez, je marchais tranquillement dans les rues de Chatêlet. Le centre commercial des Halles avait bien changé. Il s'agissait désormais d'un énorme bloc transparent et à plusieurs étages encrés dans le sol. Mais les rues alentours étaient toujours aussi calmes, aussi paisibles. Je m'asseyais sur le rebord de la fontaine, porte Lescot, et observais les gens autour de moi. Je jetais un instant à coup d'oeil à ma veste de costard et tirais une nouvelle bouffée sur ma cigarette. J'avais un sentiment amer à regarder les couples se promener main dans la main, à Paris, la ville de l'amour. Je détournais le regard et fixais mes belles chaussures italiennes. Il n'y avait aucune ville pour aimer, aucun endroit où se cacher. Les évènements étaient soudains, inattendus, incontrôlables. Je soupirais et passais une main sur ma barbe, d'un air songeur. Puis, me relevant, je pris la direction de la rue de Rivoli. Plus jeune, j'avais passé des heures dans les friperies du quartier, mais aujourd'hui, je pouvais me permettre mieux. Alors je pris le métro, empruntais la ligne une pour me rendre sur les Champs-Elysées, où se trouvait les grandes boutiques de luxe. Lorsque j'arrivais enfin sur le quai de la station Champs-Elysées Clémenceau, je passais les mains sur ma veste et mon pantalon de costume, comme pour ôter toute la saleté que les autres usagers collants et pressés du métro avaient laissés sur moi. Puis, relevant la tête fièrement, je me dirigeais en direction de la sortie. Dehors, l'air était frais. Quelques rayons de soleil tentaient de percer à travers les nuages. Je me dirigeais vers la rue principale, et lentement, commençais à regarder autour de moi. J'apportais une nouvelle cigarette à mes lèvres et l'allumais. Puis, lentement, je sortais mon téléphone de ma poche et consultais les réseaux sociaux. Je m'arrêtai net. Rioja se trouvait à Paris. Je le savais, du moins je l'avais su. Je soupirais, agacé de mon propre inconscient et pressais le pas lourdement, en bougonnant. Je passais les boutiques sans même y prêter attention. Lorsque j'entendis une voix s'élever parmi tant d'autre. Une voix chaleureuse, avec un léger accent espagnol, une voix qui jurait parmi toutes les voix françaises nous entourant. Je relevais la tête. Rioja venait de passer devant moi et marchait d'un pas précipité en claquant sur le sol de ses talons aiguilles. Elle avait cet éternel pas pressé, et sa silhouette se dessinait merveilleusement dans le décor. Sans réfléchir, je me mis à courir légèrement, pour la rattraper. Elle s'arrêta devant un passage piéton et je vins prêt d'elle. Mais à peine m'étais-je approché que je l'avais senti se raidir. Mon parfum. Je passais ma main dans ses cheveux et de mon autre main, vins attraper la sienne pour qu'elle me fasse face. Lentement, elle avait abaissé son téléphone dans lequel elle parlait auparavant et me regardait, surprise et horrifiée à la fois. Je lui souris doucement, et haussais les épaules, comme pour m'excuser d'être toujours partout où elle se rendait. Les gens se mirent à nous pousser pour traverser eux aussi, alors j'attrapais le bras de ma femme et la ramenais sur le côté.   « ¿ Donde vas? » Elle fronça les sourcils et j'embrassais doucement son front pour la saluer. Puis, tournant les yeux vers le monde autour de nous, je fuyais son regard. Je fuyais les reproches et les rejets à venir. Je fuyais mais j'en revenais toujours au même point. « De toutes les Espagnoles à talons aiguilles dans cette ville, il fallait que je tombe sur toi... » Je levais les yeux au ciel, agacé. Je pinçais les lèvres et la regardais. Elle était belle, comme toujours. Et j'avais l'air d'un con, comme toujours.
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# Re: Try a little tenderness (Rioja)
message posté Dim 1 Oct - 23:04 par Rioja Ibanez
what a curse it is to love something you can never touch. a curse, indeed to stretch out a hand to empty air and feel no grasping warmth- no kind return of affection. i think even in my grave my arm will be outstretched- reaching, always, for you. ✻✻✻ Malgré toutes les fois où elle était venue à Paris, Rioja s’y perdait toujours. Comme maintenant, alors qu’elle aurait dû prendre à droite, elle avait pris à gauche avant de réaliser son erreur et de tourner les talons pour aller vers la droite faisant claquer ses talons sur le sol. C’était un son qui pouvait en agacer certain, mais qui ne dérangeait plus Rioja. Avec le temps, elle s’était habituée à ce son. Suivant la foule se dirigeant vers le prochain défilé de mode, le téléphone de la demoiselle commençait à sonner dans ses oreilles, faisant arrêter la musique aux saveurs latinos de ses écouteurs. D’une voix professionnelle, Rioja répondit à la personne au bout du téléphone, un collègue. Son regard rivé droit devant elle, Rioja marchait d’un pas rapide lorsque son regard remarquait une silhouette trop familière alors elle s’empressait d’augmenter la vitesse de ses pas pour justement éviter de devoir croiser son regard ou même lui laisser la chance de la voir certaine qu’elle aurait la chance de traverser le passage piéton. Évidemment, le destin en avait décidé autrement puisque la lumière affichait rouge. Un rouge qui indiquait qu’il lui était impossible de traverser sans qu’une voiture la heurte de plein fouet et Rioja se souvenait encore trop bien de son dernier accident pour recommencer. Le goût était toujours présent et elle ne comptait pas faire cette erreur encore une fois. Portable toujours en main, elle se raidissait dès que les premiers effluves du parfum de Bodevan lui parvinrent au nez. Ses yeux se fermèrent quelques secondes lorsque sa main vint dans ses cheveux et l’autre attraper sa main disponible. Rioja aurait aimé prétendre pouvoir poursuivre son appel, mais c’était trop tard. Il était là. Elle était là. Face à face. Juste eux. Pourtant, le monde tournait toujours et des gens traversaient toujours, les poussant d’un côté à l’autre. Ils dérangeaient. Silencieuse, elle laissait Bodevan lui prendre le bras pour la pousser vers le côté afin de laisser passer les gens et éviter de se faire pousser dans tous les sens. « ¿ Donde vas? » La voix de Bodevan sonnait pareil aux oreilles de Rioja. Les quelques mots espagnols qu’il semblait se souvenir. Comme dans ses souvenirs ou ce temps où tout allait bien encore. Pourtant, Rioja l’entendait encore quelque fois juste moins souvent qu’auparavant. Depuis un an, ce n’était pas tous les jours, peu importe l’heure de la journée. Désormais, c’était des murmures par-ci et par là. Rien de plus parce qu’ils ne savaient plus quoi se dire depuis un an. Et pourtant, lorsqu’il l’embrassait sur le front, Rioja avait l’impression que tout allait bien entre eux. Comme il y a un an, lorsqu’ils étaient encore heureux. Innocents, mais heureux. « De toutes les Espagnoles à talons aiguilles dans cette ville, il fallait que je tombe sur toi. » Les yeux de Rioja se lèverent au ciel en sachant pertinemment qu’il était la raison pour laquelle ils étaient tous les deux-là, sur le côté de ce trottoir alors que des continuaient leurs chemins, ignorant Bodevan et Rioja. « C’est toi qui a décidé de me courir après, Bodevan. » Rioja rejetait la faute sur Bodevan alors qu’elle-même, elle l’avait aperçu juste avant de passer devant lui. Comment ne pourrait-elle pas de toute manière ? Sa silhouette n’avait aucun secret pour elle, sa nonchalance aussi n’en avait aucun. Rioja, elle pouvait reconnaître Bodevan parmi une foule de gens sans la moindre difficulté. Trop doucement, elle le regardait puis elle se ressaissait en se râclant la gorge. « Qu’est-ce que tu fais ici, Bo ? » Parfois, il arrivait à Rio de l’appeler par son surnom. « Et où je vais ne te regarde pas. Je n’ai pas de compte à te rendre désormais. » Dans une autre vie, elle lui aurait tout dit. Dans une autre vie, elle n’aurait pas été aussi froide à son égard même si très profondément, une lueur existait toujours à l’égard de Bodevan.

✻✻✻
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# Re: Try a little tenderness (Rioja)
message posté Lun 2 Oct - 0:12 par Bodevan H. Andrews
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La Louisiane était bien loin. J'y avais laissé les premières années de ma vie, mais j'étais partie avec mon âme. Avec cette sensation que le paradis n'était pas perdu, que je pouvais le retrouver. Quelque part sur cette vaste Terre. A travers le monde, je m'étais éblouie devant les richesses des uns et la culture des autres. Mais rien n'avait été assez fort pour me donner l'envie de rester. Jusqu'à ce que je rencontre Rioja. Jusqu'à ce que je découvre quel était le plus beau paradis sur cette Terre. Et même dix ans après notre rencontre, même après une succession d'accidents, même après un mariage raté, je la retrouvais là. Autre part dans le monde. Parmi une foule d'inconnus. Elle se trouvait là. Face à moi. Je n'essayais pas de la retenir. Je ne l'avais jamais fait. Elle devait m'aimer pleinement, ou me quitter à jamais. Pourtant, nos alliances, nous les portions encore sur nous. Pourtant, nous étions encore capables de nous retrouver sans même se contacter. Le monde semblait être identiques aux vastes couloirs d'Oxford. Partout où je me trouvais, je la retrouvais, elle. En m'approchant d'elle, j'oubliais les quelques dernières années. J'oubliais la mort de notre fille, la séparation, les bouteilles d'alcool vides et l'accident qui avait bien failli lui coûter la vie. J'oubliais tout, ne retrouvant l'espace de quelques secondes, ce fameux paradis perdu. J'approchais ma femme avec douceur, et la tirais de côté pour la protéger du monde, pour la protéger des autres. Les quelques secondes ne durèrent pas. Rioja n'était plus ma femme. Elle ne m'appartenait plus comme avant. Elle avait certes, l'alliance autour de son cou, mais ça ne voulait plus rien dire. Ce n'était qu'un contrat. Une promesse qu'elle ne voulait pas briser. Quelque chose qu'elle ne voulait pas laisser s'effondrer, au fond d'elle. Je baissais le regard, ravalant ma salive et ma fierté. « S'il s'était agit de Brad Pitt, tu n'aurais pas pressé le pas. Au contraire, tu te serais arrêté pour le saluer. En société, lorsque les gens se connaissent, ils se saluent. Bonjour Rioja, comment se passe cette nouvelle vie de femme libre? » Je lui souris, hypocritement. Une distance nous séparait désormais. Un vent glacial se dressait entre nous. On aurait pu y placer le fantôme d'une enfant. Je glissais mes mains dans mes poches de pantalons et regardais autour de moi en faisant la moue tout en lui répondant, d'un air faussement détaché : « Je suis riche, Rioja. Les riches, prennent des vacances de temps à autre. Et toi? Tu travailles, je suppose? » Je tournais la tête, d'un air désinteressé. Je m'étais montré agréable et poli, et avant même de me dire bonjour, elle s'était braqué. Agacé, je m'appuyais contre un poteau et allumais une cigarette. Relevant la tête vers elle, je la toisais durement : « Un grand pourcentage de femmes se plaignent d'être battues par leur mari, toi, tu te plains qu'il te salue. » Je claquais de la langue, et en soupirant me redressais pour arranger mes manches de veste. Puis, je passais une main dans mes cheveux et me détournais d'elle, faisant mine de partir. Je la saluais de la main et lançais : « Et... Tu me dois un divorce correct, pourtant je ne m'en plains pas. Je crois qu'en fait, si, tu me dois des comptes. Mais comme je n'ai pas envie de parler et que je suis ici pour profiter de ces quelques jours de congés que la richesse et la solitude m'ont apporté, j'estime, en fait, que tu me dois bien quelques secondes de conversation... » Je m'arrêtai brusquement, me touchant la barbe. Je fis demi-tour et attrapais le bras de Rioja avant de traverser le passage piéton comme le feu était passé au vert. « Puis merde, t'es encore ma femme. » Je la lâchais, fourrant mes mains dans mes poches d'un air bouguon. Je la suivais, elle et son pas pressé, sa démarche fière et son déhanché infatiguable. Elle m'énervait à être si parfaite, si jolie, si douce. Elle était si terrible. Un calvaire pour un coeur si petit comme le mien. Il me fallait toujours la suivre, toujours prétexter le mariage pour avoir une raison de passer cinq minutes à ses côtés. J'étais ridicule, mais je ne l'avouais jamais. Je ne voulais pas la perdre, mais je n'avais plus les mots pour la guider. Elle avait bâti une muraille entre nous deux, m'interdisant d'accéder à son corps comme à son coeur. Kala était morte, certes. Et cette peine était incomparable. Mais nous, nous existions encore. Nous avions le pouvoir de ne pas refermer ces pages, de ne pas laisser notre enfant morte et oubliée. J'avais le pouvoir de lui donner d'autres bébés à aimer, d'autres rêves à réaliser. Jusqu'à ce que la mort nous sépare. Ces mots, nous les avions prononcés, tous deux. La mort nous avait séparé métaphoriquement, mais nous nous trouvions encore l'un et l'autre sur la même terre. En chair, en vie. Elle ne tentait même pas d'honorer sa promesse. Elle me traîtait comme un moins que rien. Un mois que rien lui avait donné enfant, et bonheur. Je n'aimais pas me plier à ses caprices, mais par honneur, et par fierté, je me devais de m'accrocher. De tenter de garder Rioja proche de moi. De me battre tant que l'amour n'était pas la cause de notre séparation. C'était ça le mariage. Le deuil, les compromis, la solitude, l'incompréhension. C'était ça aussi. Et pour rien au monde je ne souhaitais ôter cette bague de mon doigt, ni toutes les promesses que ce simple objet représentait.
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# Re: Try a little tenderness (Rioja)
message posté Lun 2 Oct - 12:35 par Rioja Ibanez
what a curse it is to love something you can never touch. a curse, indeed to stretch out a hand to empty air and feel no grasping warmth- no kind return of affection. i think even in my grave my arm will be outstretched- reaching, always, for you. ✻✻✻ Rioja, elle n’avait pas essayé de faire des efforts après la mort de sa fille, Kala. Dès qu’on lui avait confirmé que son unique enfant était décédé, elle avait fermé la porte à Bodevan en jetant la clé dans le vide. Sans lui demander la permission, Rioja lui avait tourné le dos en se réconfortant avec l’alcool parce qu’elle se disait que Bodevan ne pouvait pas la réconforter même s’il comprenait sa peine. Après tout, ils avaient perdu la même personne, ils avaient perdu leur enfant. Celui qu’ils avaient fait ensemble. Kala avait été leur princesse, leur rayon de soleil. Lorsque Kala était toujours vivante, ils étaient heureux et maintenant, Rioja prétendait la plupart du temps d’être heureuse. Et pourtant, Rioja aurait aimé que les choses s’arrangent entre Bodevan et elle. Qu’ils surmontent l’épreuve ensemble sauf que ça n’avait pas été possible. « S’il s’était agit de Brad Pitt, tu n’aurais pas pressé le pas. Au contraire, tu te serais arrêté pour le saluer. En société, lorsque les gens se connaissent, ils se saluent. Bonjour Rioja, comment se passe cette nouvelle vie de femme libre? » Bodevan avait beau lui confirmer qu’elle était une ‘’femme libre’’, Rioja ne se sentait pas ainsi. Elle n’était pas complètement libre parce qu’un contrat liait toujours Bodevan et Rioja. Ils étaient toujours mariés. Elle n’avait pas demandé le divorce et Bo ne le lui avait posé la question. Peut-être qu’ils se l’était posé mentalement, mais jamais à voix haute et Rioja se disait que c’était parce qu’ils étaient trop lâches pour se séparer officiellement. Alors, ils restaient mari et femme sur le papier, mais dans la réalité, c’était une toute autre histoire. Pourtant, Bodevan restait l’homme de sa vie, malgré tout. « Je ne sais pas pour Brad Pitt, mais Leonardo DiCaprio, c’est certain que oui. Et si tu veux vraiment savoir, ma vie de femme libre va bien… Comment va ta vie d’homme libre ? » Répondait-elle avec une légère pointe de sarcasme dans le ton de sa voix parce que si elle était une femme libre, ça faisait de lui un homme libre. Pourtant, Rioja essayait de ne pas être aussi distante avec son mari. Elle essayait d’avoir la même attitude qu’elle empruntait pour les autres, mais sans le vouloir, chaque fois qu’elle le voyait, Rioja se braquait et devenait froide à son égard. Comme si elle le tenait responsable pour la mort de leur enfant alors qu’ils étaient tous les deux responsables. « Je suis riche, Rioja. Les riches, prennent des vacances de temps à autre. Et toi? Tu travailles, je suppose? » Est-ce qu’elle avait envie de lui répondre ? Non, mais elle allait le faire de toute manière même s’il prétendait ne pas s’intéresser à sa vie. « Tu supposes bien. C’est la fashion week alors bien sûr que je travaille. » Depuis les trois dernières années, Rioja se rendait à Paris pour cette semaine. Pour des articles du magazine où elle bossait ou juste pour prendre des photos. « Un grand pourcentage de femmes se plaignent d’être battues par leur mari, toi, tu te plains qu’il te salue. » Et son regard suivit le moindre mouvement : de l’arrangement des manches jusqu’à la main dans les cheveux jusqu’au détournement pour faire mine de s’en aller, de son geste de la main et Rioja, elle restait là. Sur le côté du trottoir. « Et… Tu me dois un divorce correct, pourtant je ne m’en plains pas. Je crois qu’en fait, si, tu me dois des comptes. Mais comme je n’ai pas envie de parler et que je suis ici pour profiter de ces quelques jours de congés que la richesse et la solitude m’ont apporté, j’estime, en fait, que tu me dois bien quelques secondes de conversation. » À plusieurs reprises, elle clignait des yeux, sachant qu’il avait raison. Mais elle n’allait pas lui donner raison. La minute d’après, elle sentait son bras se faire attraper et Bodevan qui la tirait pour qu’ils traversent de l’autre côté. Rioja, elle essayait de suivre la cadence de Bodevan. « Puis merde, t’es encore ma femme. » Et elle déglutissait difficilement. Oui, elle était toujours sa femme. Il était toujours son mari. Ils étaient toujours unis par les liens sacrés du mariage. N’importe qui aurait demandé la divorce, Rioja ne l’avait pas fait. Et comme toujours, lorsqu’elle se sentait à nue, Rioja s’enfuyait. Alors, elle reprenait son chemin d’un pas légèrement trop rapide. Un pas qui allait l’épuiser et lui faire mal aux pieds. Et malgré cette fuite, Rioja savait toujours Bodevan près d’elle. Il la suivait et elle essayait de son mieux de l’ignorer. De ne pas lui donner l’attention qu’il recherchait. Mais comment est-ce qu’on faisait lorsque la personne qu’on aimait était si près de vous ? Sans l’annoncer, Rioja se stoppait et attrapait le bras de Bodevan pour s’approcher de lui, imposant une légère distance entre eux. Ils étaient trop près pour la première fois depuis des mois. « Je suis toujours ta femme sur les papiers, je ne sais plus l’être en dehors de ces papiers. Si tu veux quelques secondes de conversation, tu les as maintenant. Si tu veux absolument un divorce, tu n’as qu’à dire les mots. Mais je t’en supplie, arrête de me torturer à voulant t’imposer dans ma vie. » Jusque-là, son regard avait été planté dans celui de Bodevan, mais il descendit très vite au dernier mot prononcé. Ses yeux allèrent regarder la chemise blanche que son mari portait tout en se pinçant les lèvres. Prononcer le mot divorce donnait l’impression à Rioja de poignarder quelqu’un. Dire à Bodevan qu’il s’imposait dans sa vie était une stupidité puisqu’il y avait toujours été depuis une décennie environ. « Arrête de me suivre, Bo, s’il-te-plaît. » Elle le suppliait et lâchait son bras doucement tout en se reculant pour, maintenant, imposer une distance entre eux.

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# Re: Try a little tenderness (Rioja)
message posté Dim 8 Oct - 13:03 par Bodevan H. Andrews
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On dit toujours que l'amour est la plus belle chose qui puisse nous arriver. Mais c'est aussi la chose la plus difficile à vivre. L'amour est fait de combats, de hauts, de bas. Rioja avait été mon premier et unique amour. Lorsque nous avions dépassé les six mois, j'avais eut cette peur au fond de mon être. Cette peur de ne plus l'aimer correctement, cette peur de ne plus l'aimer comme il faudrait. Dès l'instant où nos lèvres s'étaient touchées pour la première fois, tout avait été parfait. Rien n'avait été en mesure de détruire ou de fragiliser notre couple. Lorsque je m'étais posé la question de la nature de mes sentiments, j'avais eut cette peur qu'il n'y ai personne d'autre. Qu'à jamais, nous demeurions ensembles, comme ça, pour toujours. Mais avec le temps, les doutes s'étaient envolés, avec le temps, j'avais bravé cette étape haut la main, et la suite n'en avait été que plus heureuse. J'avais accueillit à bras ouvert l'idée qu'on puisse passer notre vie ensembles, et désormais je ne me voyais plus sans elle. Pourtant, nous étions séparés. Pourtant, après mariage, vie à deux et enfant, les choses avaient fini par se briser. Et je n'avais pas cherché à arranger les choses. Je l'avais laissé partir, avec le pressentiment, néanmoins, que tout n'était pas terminé. Parfois, les histoires d'amour se devaient d'être compliqué. Souvent, même, lorsqu'elles commençaient tellement bien, il nous fallait braver les étapes pour mériter ce bonheur constant. J'avais accepté la situation, mais Rioja restait ma femme. Tant qu'elle n'avait pas demandé le divorce, il y avait de l'espoir. Je ne pouvais accepter, après dix ans à s'aimer sans penser au rester, qu'on s'ignore. Qu'on passe chacun notre chemin sans tenter de retrouver ne serait-ce qu'un peu de ce que nous avions perdu. Mais sans trop savoir pourquoi, ma femme ne parvenait plus à me regarder dans les yeux. Elle ne parvenait plus à me dire qu'elle m'aimait parce qu'elle ne savait plus ce qu'elle désirait. Elle ne s'était jamais imaginée devoir vivre avec le deuil de son enfant sur le coeur. Elle ne s'était pas imaginée devoir tout recommencer, à zéro. Elle ne s'était pas imaginée vivre ça, avec moi. Elle n'avait plus d'espoir, plus confiance en nous, en moi. Mais j'avais tellement plus à lui offrir. Je pouvais la faire sourire à nouveau, mais elle devait le vouloir. Elle me répondit et je levais les yeux au ciel. J'étais habitué, depuis un an, à ce comportement. Et je ne le supportais plus. Je détournais le regard, fixant au loin et répondis, d'un ton détaché : « Homme libre? Libre de quoi? » J'eus un sourire moqueur au coin des lèvres et reportais mon regard vers elle, soupirant bruyemment. Je glissais mes mains dans mes poches et la regardais longuement. La femme qui se trouvait devant moi, je l'avais épousé, pourtant je le reconnaissais plus. Je me mordis doucement la lèvre et hochais la tête lorsqu'elle me répondit qu'elle travaillait. Je voulais l'inviter à boire un café, mais elle avait une excuse pour refuser. Je ne voulais pas lui laisser le choix, alors je l'entraînais avec moi, sans rien dire. J'en avais assez de la laisser faire tout ce qu'elle désirait. Elle n'en avait pas le droit. Nous étions deux à avoir perdu notre enfant, nous étions tous deux engagés dans notre mariage. Ce n'était pas à elle seule de décider pour deux. Je pressais le pas, peut-être un peu trop vite. Elle s'arrêta brusquement et s'approcha dangereusement de moi. Je fixais ses yeux, ses lèvres, son nez. Je voulais y déposer des baisers. Elle me manquait, atrocement, et mon ventre se tordit. Mais ses mots, aussi simples étaient-ils, me retournèrent le coeur. Je la fixais, décontenancé, et fronçais les sourcils : « Moi aussi j'ai perdu ma fille, Rioja. Pourtant je ne crois pas déverser ma haine sur toi... » Je m'éloignais d'elle, et détournais le regard en serrant la mâchoire. Je la sentis me regarder puis elle me lança de ne plus la suivre. Mais c'était impossible, j'avais fait la promesse de toujours rester à ses côtés. La bague autour de mon doigt m'empêchait de me retourner et de partir dans la direction opposée. Je la regardais, longuement et déglutis. « Non. J'aime te regarder marcher. » J'aurai pu lui dire que je l'aimais, ou lui demander le divorce. J'avais tout un tas de possibilité, mais je choisissais d'aller à l'encontre de ses désirs. Je m'approchais d'elle et la pris dans mes bras, sans lui laisser la possibilité de me repousser. J'en profitais pour attraper son téléphone dans sa poche discrètement et l'éteignais. Puis je lui glissais à l'oreille : « Peu importe l'endroit où tu iras, je serai derrière toi. Tu m'as épousé Rioja, tu m'as donné un enfant. Tu m'appartiens, et tant que tu seras ma femme, tu feras ce que je te demande, quand je te le demande. » Je glissais discrètement son téléphone dans ma poche de veste et la lâchais. J'attrapais son bras et me dirigeais vers le prochain café. Je m'arrêtais devant une table et lui fis signe de s'asseoir. Malgré son regard noir, je ne faiblirais pas. Je lâchais un gros soupir et posais mes mains sur ses épaules pour la faire s'asseoir. « Appelles à l'aide si tu veux, appelles la police. On te riera au nez lorsque tu expliqueras que ton mari t'a kidnappé pour boire un café dans la capitale Française. » Je m'asseyais à côté d'elle et fis signe au serveur de venir. Je fis mine de réfléchir en posant ma main sur le menton et demandais en français : « Je vais vous prendre un allongé. Et mettez un verre de whisky pour la dame, je crois qu'elle appréciera. » Je jetais un regard noir à Rioja et arrangeais ma veste et mes manches tout en m'appuyant sur le dossier alors que le serveur s'en allait chercher nos commandes. J'attrapais une cigarette dans mon étui et l'apportais à mes lèvres, puis regardant les gens passer, je lançais : « T'es belle, comme toujours. » Je plantais mes yeux dans les siens, avec défi. Elle voulait la guerre, je lui donnais.
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# Re: Try a little tenderness (Rioja)
message posté Mar 10 Oct - 3:48 par Rioja Ibanez
what a curse it is to love something you can never touch. a curse, indeed to stretch out a hand to empty air and feel no grasping warmth- no kind return of affection. i think even in my grave my arm will be outstretched- reaching, always, for you. ✻✻✻ Dans cette capitale de l’amour, Rioja ne s’était jamais senti au mal à l’aise que maintenant. Pas parce qu’elle ne ressentait plus de l’amour pour Bodevan, mais après un an, elle ignorait comment l’aimer à nouveau. Elle ignorait comment être sa femme, comment agir lorsqu’elle se trouvait en sa compagnie ou lorsqu’il tournait autour d’elle comme la Terre autour du Soleil. Parce que Bodevan était toujours là. Près ou loin, il était toujours présent quelque part. « Homme libre? Libre de quoi? » Rioja aimerait lui dire de tout. Qu’il était libre de faire ce qu’il désirait alors qu’au fond, elle ne l’aurait pas pensé. Rioja ne supportait pas l’idée qu’une autre femme se trouve dans ses bras ou même dans son lit. Elle ne supportait pas qu’il puisse la remplacer un jour parce que c’était une idée qui terrifiait Rioja. Égoïstement, elle voulait être la seule. La seule qui comptait à ses yeux. La seule qui marquerait ses souvenirs, son souvenir. La seule qui laisserait son empreinte. « Moi aussi j’ai perdu ma fille, Rioja. Pourtant, je ne crois pas déverser ma haine sur toi… » Même s’il ne mentionnait pas son prénom, Rioja ne supportait pas l’idée qu’il puisse mentionner leur fille. « Fais-le Bodevan. Qu’est-ce que tu attends ? » Elle voulait l’entendre déverser sa haine sur elle. Comme elle le faisait avec lui. « Non. J’aime te regarder marcher. » Rioja le voyait s’approcher et d’une main, elle tentait de l’arrêter, mais comme d’habitude, Bodevan en faisait à sa tête. Il la prenait dans ses bras, elle tentait de le repousser alors qu’une autre partie d’elle aurait aimé y rester pour toujours. « Peu importe l’endroit où tu iras, je serai derrière toi. Tu m’as épousé Rioja, tu m’as donné un enfant. Tu m’appartiens, et tant que tu seras ma femme, tu feras ce que je te demande, quand je te le demande. » Même après un an, Bodevan portait toujours son alliance autour du doigt tandis qu’elle, elle avait les deux autour du cou qui pendaient au bout d’une chaîne. À un moment, Rioja avait été à deux doigts de lui remettre puis elle s’était ravisée en lui tournant le dos à maintes reprises. Constamment, en fait, depuis la dernière année. Puis les jours défilaient, plus ils s’éloignaient malgré tous les efforts. Pourtant, ils restaient mariés. Ils ne signaient pas les papiers de divorce. Il portait toujours cette bague autour de l’annulaire parce qu’ils s’étaient fait une promesse : à la vie, à la mort. La mort les avait séparés. « Appelles à l’aide si tu veux, appelles la police. On te riera au nez lorsque tu expliqueras que ton mari t’a kidnappé pour boire un café dans la capitale Française. » Un soupir s’était échappé d’entre ses lèvres lorsqu’il l’avait forcé à s’asseoir et lorsqu’il prenait la place près d’elle. Bodevan faisait comme si la proximité n’était pas étrange alors que c’était bien le cas. « Tu sous-estimes mon pouvoir de comédienne, Bodevan. » Est-ce qu’il la mettait au défi ? Probablement pas. De toute manière, Rioja savait que son téléphone portable se trouvait dans l’une de ses poches. Il pensait avoir subtil et il ne l’avait pas été. « Je vais vous prendre un allongé. Et mettez de whisky pour la dame, je crois qu’elle appréciera. » Sa mâchoire se contractait alors que ses yeux lançaient des éclairs. Tous les deux avaient un regard noir et peu importe qui regardait dans leur direction, ils devaient se poser des questions. « T’es belle, comme toujours. » Ses yeux dans les siens, ils se défient du regard tandis que dans sa tête, des millions de questions se bousculaient. Comment est-ce que Bodevan faisait pour la complimenter alors qu’elle le repoussait sans cesse ? Pourquoi est-ce qu’il lui disait toujours qu’elle était belle tandis qu’il devrait la détester pour toutes les fois où sa colère s’était déversé sur lui. Pourtant, Bodevan était toujours là. Peu importe les mots prononcés, les actions faites, il était là. « Pourquoi tu fais toujours ça ? » Demandait-elle en lui retirant la cigarette d’entre les lèvres pour la briser en deux pour ensuite jeter les rebuts au sol. C’était un détail qu’elle n’avait jamais aimé chez Bodevan et avec le temps, Rioja s’était fait à l’idée que l’homme de sa vie fume. Mais aujourd’hui, même s’il restait l’homme de sa vie, Rioja avait davantage de difficulté avec sa mauvaise habitude de s’allumer une cigarette. « Je te laisse le verre de whisky, t’en as plus besoin que moi. » Lâchait-elle en tirant le café vers elle pour le prendre dans ses mains et en boire une gorgée non sans faire un clin d’œil à Bodevan. « Je peux avoir mon téléphone? Si je manque des appels importants, je te massacre. » Le couple près d'eux lui jetaient un regard surpris comme si elle était la psychopathe. « Chéri. » Ajoutait-elle d'un ton sarcastique.

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# Re: Try a little tenderness (Rioja)
message posté Mar 10 Oct - 18:49 par Bodevan H. Andrews
Bodevan H. Andrews & Rioja Ibanez
⚜️ TRY A LITTLE TENDERNESS⚜️

Après avoir lu de nombreux ouvrages de psychologies au lycée, j'avais compris que l'être humain avait pour capacité de déchaîner sa tristesse sur autrui pour ne pas avoir à se confronter à son propre reflet. Il y a quelques années, je n'aurai pas compris. Je ne serai pas resté impassibles face aux rejets de Rioja. Elle souffrait, mais refusait qu'on l'aide. Elle refusait que je l'aide, que l'on traverse cette épreuve ensembles parce que ce n'était pas ce à quoi elle s'était attendue. Elle me repoussait, à chaque fois. Mais je revenais toujours, malgré ses mots blessants et cette distance qu'elle imposait peu à peu entre nous. Je n'avais jamais considéré le mariage comme un emprisonnement, et encore aujourd'hui, cet anneau n'avait rien d'une chaîne pour moi. Pourtant, je me sentais coincé. Entre un passé révolu et un futur inatteignable. J'avais beau essayer à chaque fois de me rapprocher de Rioja, je revenais toujours à la case départ. Elle me lançait de m'énerver contre elle, mais je riais en levant les yeux au ciel : « Non. Je n'ai aucune raison d'être méchant avec les gens que j'aime. » Je lui lançais un regard noir, l'entraînant avec moi. Mais les choses ne se passaient jamais comme prévu, je devais toujours redoubler d'efforts, faire vingt pas pour qu'elle n'en fasse qu'un. Je n'avais pas le choix, alors après l'avoir doucement prévenu, je l'enlevais jusqu'à la terrasse la plus proche. Je faisais preuve de fierté et de patience, mais à l'intérieur, c'était l'effusion. J'étais là de jouer ce jeu d'homme séparé. On s'aimait non? Alors il suffisait tout simplement d'aller droit au but. De ne pas prendre les petits chemins pour se morfondre sur soi-même. Rioja avait prit la mort de Kala comme sa tragédie. Mais ce n'était pas la sienne, ni même la mienne, c'était celle de notre enfant, laissée sans surveillance, noyée par l'amour lui-même. « Au contraire, tu es pleine de surprises. J'aurai bien aimé tenu être informé de ta tendance à la schizophrénie sur le contrat de mariage. » Je soupirais et m'adossais correctement à ma chaise, toujours avec fierté et indifférence. J'envoyais pics et amour, mais elle ne réagissait pas. Se contentait de soupirer d'un air boudeur. Elle agissait comme une enfant, avec peu de subtilité et d'intelligence. Mais je ne lui en voulais pas. La perte nous ôte tous nos moyens. A la seconde où elle avait su que notre fille n'était plus, elle s'était construite une carapace que personne n'aurait le pouvoir de briser. Mais à force de la fissurer, j'espérai un jour, pouvoir y créer une brèche. « Je dis ce que je pense, c'est tout. » Je détourne le regard, agacé par ses questions stupides. Si je l'avais épousé, c'est bien qu'un jour, et pas qu'une fois, je l'avais trouvé à mon goût. « Les femmes aiment ça, d'habitude. » Je haussais les épaules d'un air innocent, avec l'espoir que cette provocation la pique en plein coeur. Je lui étais resté fidèle, pourtant, parfois j'y songeais. A rompre notre promesse et à reprendre ma vie, comme si elle n'en avait jamais fait parti. Mais à chaque fois, sur le pas de la porte, je me ravisais. Je n'en avais ni l'envie, ni la force. Comme je m'en étais douté, elle repoussa le verre de whisky. Elle avait arrêté de boire, et c'était une bonne chose. Je la regardais, haussais les sourcils avec lassitude et commençais à boire le verre de whisky. J'étais plus un adepte de vin, mais bon, c'était tout de même agréable. Elle réclama alors son téléphone et je soupirais, embêté. Je sortis une nouvelle cigarette de mon étui - puisqu'elle avait réduite la première à néant - et l'allumais lentement, en faisant attention à ce que cette fois, elle ne s'en empare pas. Je soufflais lentement la fumée dans sa direction, puis m'approchais, tout aussi doucement, avant de répondre : « Mon amour... Non. » Je m'éloignais alors, croisant les bras, et fixais l'horizon tout en fumant lentement. J'attrapais mon verre de whisky, l'apportais à mes lèvres et ajoutais : « D'ailleurs, tu ne devrais même pas travailler. Tu devrais consulter. » Et j'y croyais fermement. Rioja était restée traumatisée de cette évènement. L'alcoolisme, et l'accident n'étaient pas dues à un coup de tête. Elle avait besoin d'aide. D'une aide médicale, pour l'aider à se sortir de cette pseudo dépression post mort enfantile. Je m'en étais sorti, elle pouvait, elle aussi.
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# Re: Try a little tenderness (Rioja)
message posté Jeu 12 Oct - 1:48 par Rioja Ibanez
what a curse it is to love something you can never touch. a curse, indeed to stretch out a hand to empty air and feel no grasping warmth- no kind return of affection. i think even in my grave my arm will be outstretched- reaching, always, for you. ✻✻✻ Son regard suivait les gens défilés devant elle, s’arrêtait parfois sur deux personnes qui s’aimaient et Rioja avait un pincement au cœur. Il y a une époque, c’était Bodevant et elle. « Non. Je n’ai aucune raison d’être méchant avec les gens que j’aime. » Tout le contraire d’elle parce que Rioja était méchante envers Bodevan et seulement lui. Des mots méchants sortaient de sa bouche et allait se fracasser contre lui. Bodevan encaissait depuis un an des mots qu’elle ne pensait pas. Des mots qui auraient fait éloigné n’importe qui, mais qui n’avait pas éloigné son mari. Puisqu’il était toujours là. Partout où elle allait, Bodevan était quelque part comme il lui avait fait remarqué. Malgré tout ça, Rioja aurait aimé que Bodevan se fâche contre elle. Sans réellement savoir pourquoi, Rioja aimerait qu’il déverse sa haine sur elle comme elle faisait avec lui. Rien qu’une fois, ça suffirait. « Au contraire, tu es pleine de surprises. J’aurai bien aimé tenu être informé de ta tendance à la schizophrénie sur le contrat de mariage. » De sa bouche, un rire sarcastique sortait de sa bouche tandis qu’elle roulait des yeux alors que ses oreilles l’entendaient soupirer. Pas son rire régulier de vieille sorcière qui. « Si tu avais su dès le premier rencard, tu ne m’aurais pas épousé. Et si je me rappelle bien, tu m’aimes pleine de surprise. » Rioja employait volontairement le mot aimer au présent dans le simple but de se réconforter qu’il l’aimait toujours comme elle l’aimait toujours. À sa manière, elle l’aimait. C’était juste plus difficile maintenant de lui montrer l’amour qu’elle lui portait. « Je dis ce que je pense, c’est tout. » Et ça, Rioja en était déjà au courant. Bodevan disait toujours ce qui lui passait par la tête. C’était mignon auparavant, mais maintenant elle trouvait ça moins mignon peut-être parce qu’elle avait de la difficulté à le croire. À croire qu’il pouvait toujours la trouver belle alors que son propre reflet l’effrayait. « Les femmes aiment ça, d’habitude. » Sa bouche s’entrouvrait tandis que ses yeux le scrutaient. Une manière pour elle de savoir s’il était sérieux ou pas. Est-ce qu’il l’avait remplacé avec une autre ? Est-ce qu’une autre femme s’endormait dans ses bras ? Rioja l’ignorait et même si elle tentait de son mieux pour ne pas paraître jalouse, elle l’était. La simple idée qu’il y ait une autre femme dans sa vie était une idée insupportable pour Rioja. « Elles sont simplement en manque d’attention. On m’en donne tellement que je suis bonne pour une décennie. » En fait, l’attention n’était pas là du tout. Rioja continuait son chemin sans jeter un regard aux autres hommes. Elle refermait juste l’idée qu’on puisse la trouver intéressante alors qu’elle-même, elle ne se trouvait même pas intéressante parce que Rioja était invisible à ses yeux ou même aux yeux des autres. « Mon amour… Non. » Elle détestait qu’il la traite comme une enfant. Qu’il se prenne pour son père alors qu’elle était une adulte. Une adulte responsable, capable de prendre ses propres décisions. Il l’agaçait avec sa lassitude, avec son arrogance masquée dans ses mouvements. « D’ailleurs, tu ne devrais même pas travailler. Tu devrais consulter. » Elle le savait sérieux quant à cette idée qu’elle devrait consulter. Pourtant, elle n’y croyait pas, elle. Rioja ne croyait pas en le pouvoir de la psychologie, elle ne croyait pas que parler du malheur allait lui faire du bien, que ça allait l’aider à passer à travers la mort de son enfant. Elle aimerait y croire, mais Rioja en était juste incapable. De toute manière, tout le monde guérissait différemment. Un jour, elle irait bien, mais ce n’était pas pour maintenant même après un an. « Je vais bien, Bo. Je n’ai pas besoin de consulter. » Répondait Rioja en remettant en place sa jupe. « De toute façon, mon boulot est tout ce qu’il me reste. Si je ne travaille pas, je reste à la maison à me morfondre en me tournant les pouces. C'est-ce que tu veux ? » Admettait-elle en le regardant et ce n’était pas ce qu’elle désirait ni même l’idéal.

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