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Try a little tenderness (Rioja)

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() message posté Dim 29 Oct - 20:00 par Bodevan H. Andrews
Bodevan H. Andrews & Rioja Ibanez
⚜️ TRY A LITTLE TENDERNESS⚜️

Je n'avais jamais imaginé que notre histoire puisse prendre un tel tournant. Nous n'étions pas si loin de ces années de bonheur, et pourtant, actuellement, je parlais à une femme que je ne reconnaissais plus. Que j'aimais, certes, mais que je ne reconnaissais plus comme celle dont j'étais tombé amoureux. Elle était dure, glaciale, aigrie. Je lui avais donné cette distance tant désirée, j'avais accepté son alcoolisme et son départ. Je n'avais pas tenté de le brider ou de la forcer à garder la tête haute. Je l'avais laissé libre de ses choix et de ses actions. Et malgré tous mes efforts, je payais pour sa douleur. J'avais la même, elle s'était répandue differemment dans mes veines, mais je la ressentais tous les jours. Chaque matin, je sortais de mes rêves et me retrouvais seul dans mon appartement. Sans fille, sans femme. Sans toutes ces choses dont j'avais rêvé et que j'avais cru vrai. Chaque matin était plus difficile que le précédent, mais je n'en haissais pas Rioja. Je ne la détestais pas d'exister, je ne la détestais pas de ne rien avoir pu faire, elle non plus. Nous avions fait confiance trop vite. Notre erreur était de ne pas avoir été là. Mais ce n'était pas une faute pour un couple de se retrouver en mettant son enfant en garde. Elle culpabilisait, se disait que les choses auraient pu être évitées. Je n'étais pas du même avis. La fille avait été jugée pour néglicence d'un enfant à charge, les choses étaient rentrées dans l'ordre. Nous n'avions pas à nous en vouloir. Et pourtant, il était de notre devoir de prendre soin de Kala. Je détournais le regard, attristé. Je me souvenais encore du jour de sa naissance, je me souvenais encore avoir tenu mon enfant dans mes bras, sous le regard fatigué mais emerveillé de Rioja. Et désormais, je ne voyais que la haine dans son regard. Je soupirais. Mon monologue ne semblait pas l'avoir choqué; au contraire, il lui paraissait évident. Pensive, elle se mit à parler, et mon coeur se brisa. . « Rioja, c'est toi qui ne veut plus que je te touche. » Je baissais les yeux, silencieux. Je sentais les émotions envahir mon être, mais je me retins, serrant la machoire, déglutissant les larmes qui voulaient monter pour couler sur mes joues. Elle reprit la parole et je tapais violemment de la paume sur la table. . « Arrête de mentir ! Tu t'entends parler bordel?! » Hystérique, je passais une main dans mes cheveux frénétiquement. Je me mis à ajuster mes manches, mon col, je tentais de me remettre en place. De calmer cette perte de contrôle et de revenir au calme. Mais à l'intérieur, je bouillonnais. A l'intérieur j'aurai voulu embrasser ma femme et la faire taire. . « Parce que tu t'aimes toi?! T'es devenue tellement égoïste Rioja. C'est toujours ma faute, mais c'est toi qui est partie. C'est toi qui m'a laissé et abandonné. » Je jetais un regard agressif vers les clients de la terrasse qui nous regardaient. J'appelais alors le serveur. . « On commande à manger. » Je ne lui laissais pas le choix et demandais deux hamburgers avec frites et salades. Je ne voulais pas la laisser partir, je ne voulais pas la laisser choisir encore une fois. Mes mains tremblaient d'énervement, mais je sortis une autre cigarette pour me calmer. Tout en buvant de temps à autres, mon verre de whisky. Je tournais enfin les yeux vers Rioja et la détaillais sans gêne. Jusqu'ici, j'avais été bien patient et compréhensif, mais j'en avais assez. Si elle désirait une guerre, elle allait l'avoir. Mais jamais je ne lui ferai le plaisir de divorcer ou d'acquiecer sans broncher. Moi, je n'avais pas seulement perdu ma fille, j'avais aussi perdu ma femme.
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() message posté Lun 30 Oct - 16:25 par Rioja Ibanez
what a curse it is to love something you can never touch. a curse, indeed to stretch out a hand to empty air and feel no grasping warmth- no kind return of affection. i think even in my grave my arm will be outstretched- reaching, always, for you. ✻✻✻ « Rioja, c’est toi qui ne veut plus que je te touche. Au moins, Bodevan respectait ce choix que sa femme lui imposait parce qu’elle ne lui laissait pas le choix. Rioja évitait le moindre contact humain avec son mari. « Touche-moi maintenant, alors. » Depuis un an, c’était de cette manière. Un an qu’elle n’avait pas ressenti les mains de son mari sur son corps. Rioja constatait que la mâchoire de Bodevan se serrer sous ces mots prononcés. Bientôt, il allait élever la voix assez haute pour que tous les regards se posent sur eux. Lorsque sa main tapait violemment sur la table, Rioja sursauta, surprise, renversant pratiquement le café restant de sa tasse. « Arrête de mentir ! Tu t’entends parler bordel?! » Rioja n’aimait pas situations de ce genre-là, elle préférait les éviter à tout prix. Habituellement, Rioja prenait la fuite lorsqu’on la coinçait de cette manière. Parce qu’elle détestait qu’on lui mette la vérité en plein visage surtout lorsque cette vérité lui venait de son propre mari puisqu’il était la personne qui la connaissait le plus au monde. Rioja ne pouvait pas lui mentir sans qu’il s’en doute. Et ce qui dérangeait le plus Rioja, c’était l’arrière-goût de cette vérité. Ce goût amer qu’elle n’aimait pas, qu’elle méprisait et qui lui rappelait qu’un jour, elle devrait se confronter à sa propre vérité. « Parce que tu t’aimes toi?! T’es devenue tellement égoïste Rioja. C’est toujours ma faute, mais c’est toi qui est partie. C’est toi qui m’a laissé et abandonné. » Bien sûr, c’était de sa faute à elle. C’était elle qui avait bâti ce mur autour d’elle pour que plus personne n’ose lui faire du mal et Rioja, elle en avait conscience. Sauf qu’elle était trop orgueilleuse pour l’admettre. Pour l’admettre à Bodevan. Elle ne voulait pas lui donner raison en lui disant ces quelques mots. Honteuse, Rioja baissait la tête tandis que les regards se posaient sur elle. Ils faisaient une scène et dérangeait la terrasse entière puis elle l’entendit appeler le serveur. « On commande à manger. » Rioja voulait broncher, lui dire que non, il n’allait pas commander à manger. Mais Rioja connaissait suffisamment bien Bodevan pour savoir que si elle se plaignait, il s’énerverait encore plus. Lorsqu’il tournait les yeux vers elle, pour la détailler, Rioja le regardait seulement quelques secondes avant de tourner le regard afin de regarder ailleurs. N’importe quoi, n’importe qui. Le paysage. Les piétons. Les gens autour d’eux qui, il y a deux minutes, les regardaient comme s’ils dérangeaient la terre entière. Tout le monde sauf Bodevan. Sauf son mari. Sauf l’homme qu’elle aimait et qui l’aimait. L’homme dont elle rejetait l’amour. « Je n’ai pas faim et tu sembles oublier que je ne mange plus de viande. » Lâchait-elle en soupirant tout en se passant une main dans les cheveux. « Tu aurais dû m’arrêter, Bodevan. Je voulais que tu m’arrêtes de partir, de franchir la porte de notre maison. Je voulais que tu m’empêches de partir, t’as essayé puis t’as lâché l’affaire en acceptant que je te quitte, que je te tourne le dos. Tu aurais dû m’arrêter. » Son regard ne s’était toujours pas posé sur Bodevan, elle bougeait nerveusement sur sa chaise et désirait se retrouver n’importe où sauf ici. « Alors, oui, je t’ai abandonné et je t’ai laissé, mais tu m’as laissé faire donc ne mets pas tout sur mon dos. » Ajoutait-elle en empruntant le même ton qu’il empruntait lui-même. Ce ton accusateur. « Dis-moi ce que tu attends de moi véritablement ou offre-moi les papiers d’un divorce pour qu’on cesse de se faire mal. » Cette fois, Rioja prononçait les mots en le regardant droit dans les yeux parce qu’ils se blessaient. Souvent, tout le temps et un jour, ils allaient devoir arrêter de se faire du mal.

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() message posté Lun 6 Nov - 16:31 par Bodevan H. Andrews
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Rioja. Chaque jour qui passait, je m'interdisais de prononcer son prénom, de penser à elle. Pourtant, malgré mes efforts, il était la première chose qui me venait à l'esprit en me réveillant chaque matin, et il m'hantait jusque dans mes rêves. Je ne cessais de la désirer, de la vouloir à mes côtés, mais lorsque je la voyais, je ne parvenais pas à profiter de sa présence. Je me disputais avec elle, me montrais grossier et méchant parce que c'était plus facile d'agir comme un gros con. J'étais capable de me sortir de n'importe quelle situation, même de la fin du monde, mais ma femme, elle, je ne savais pas comment lui parler. Elle était un mystère. Je la connaissais par coeur, et pourtant je n'étais pas capable d'apprivoiser celle qu'elle était devenue. Je l'aimais, par dessus tout. Je détournais le regard à ses mots. Mon corps entier cessa de bouger. Figé, je regardais dans le vide, me rappelant ses courbes, le toucher de sa peau, ses caresses. Je serrais la mâchoire, destabilisé et baissais le regard. Gêné, je me grattais la gorge et me rassis bien droit sur ma chaise en regardant autour de nous. J'attirais ma cigarette à mes lèvres. « Pas ici. Tu es ma femme, pas une prostituée. » Je tournais la tête vers elle et la fixais du regard. Impassible. Puis mon regard descendit le long de ses lèvres, puis sa mâchoire, son cou et sa poitrine. Je fronçais les sourcils, et frustré, tournais brusquement le regard vers le vide. « Tu sais que ça me fait mal. » Je n'étais pas un grand séducteur, ni même un grand coureur de femmes. Mais faire l'amour à ma femme me manquait. Elle me manquait. Ne pouvoir la prendre dans mes bras chaque soir m'était douloureux. Je soupirais et bus une nouvelle gorgée de mon whisky coca. La tête commençait déjà à me tourner. Je n'étais pas un grand buveur, encore de whisky. J'étais plus amateur de vin. Paniqué et démuni, je commandais à manger pour nous deux. Mais bientôt, elle se mit à râler. Qu'elle était végétarienne, et qu'elle n'avait pas faim. Je soupirais et lui souriais en posant mon verre sur la table : « Bah t'enlèveras le steak. » J'aurai pu rappeler le serveur et changer la commande, mais je n'avais pas envie de lui faire plaisir. Parfois, ça devait être à son tour de s'adapter. Je soupirais mais elle prit la parole, et lentement je tournais les yeux vers elle, en ouvrant la bouche, estomaqué. Je sentis des larmes me monter aux yeux, J'écrasais ma cigarette et en allumais une seconde. Ma main tremblait. Mon coeur, lui, avait des ratés. « Je n'ai jamais voulu que tu partes... Je pensais que tu partirais quelques jours, quelques semaines tout au plus. Je pensais que tu avais besoin de te retrouver, de ne plus me voir quelques temps pour échapper à ma tristesse. Je ne pensais pas pouvoir t'aider. Mais c'est toi, Rioja, qui n'est jamais revenue. » Mon visage crispé par la colère, la rancoeur et la tristesse, s'éloigna du sien et je laissais cette larme coincée au bord de mon cil s'échouer sur ma joue. Je détournais le regard et reniflais. Reprenant mes esprits. . « Je veux que tu arrêtes de me regarder comme si j'avais tué notre fille. Je veux que tu arrêtes de me repousser, que tu rentres avec moi ce soir et que tu ne me quittes plus jamais. Mais tu ne le feras pas, tu es trop lâche pour ça. » Je ne pouvais m'empêcher d'être méchant, ça m'empêchait de pleurer comme un gros bébé. C'était ça, ma carapace. La méchanceté. Je ne la regardais plus. A vrai dire, je n'avais plus envie de la regarder. Cette femme, à côté de moi, ce n'était pas ma femme. Elle n'était pas celle que j'avais épousé, dont j'étais tombé amoureux. Je ne la reconnaissais plus.
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() message posté Mar 14 Nov - 23:58 par Rioja Ibanez
what a curse it is to love something you can never touch. a curse, indeed to stretch out a hand to empty air and feel no grasping warmth- no kind return of affection. i think even in my grave my arm will be outstretched- reaching, always, for you. ✻✻✻ Pour une raison inconnue, le simple de l’avoir déstabilisé plaisait à Rioja même si ce n’était aucunement une invitation. Même si le touché de son mari lui manquait certaines nuits, ses bras autour d’elle pour la protéger, Rioja ne supportait pas qu’on la regarde avec désir ou même qu’on l’a touche. « Pas ici. Tu es ma femme, pas une prostituée. » Son regard suivait celui de son mari ce qui lui arrachait un sourire en coin très discret. Pourtant, elle savait qu’elle ne devrait pas avoir ce sourire. Ce n’était pas très gentil de sa part de faire cela à son propre mari. Cet homme qui lui avait donné un enfant. « Tu sais que ça me fait mal. » Cette fois, elle arqua un sourcil. Même si elle ne désirait pas l’admettre à elle ou même à lui, Rioja savait que ça lui faisait mal comme ça lui faisait mal à elle aussi. Le seul regard qui comptait à ses yeux était celui de Bodevan. Il était le seul qui pouvait la regarder avec désir. Parce qu’à sa manière, Rioja l’aimait toujours. Bodevan était son passé, présent et futur. Ils étaient séparés, mais elle ne lui avait jamais demandé les papiers du divorce et elle redoutait le jour où il viendrait lui demander parce que Rioja était convaincu qu’il serait celui qui mettrait un terme à leur mariage. Et chaque soir, avant de fermer les yeux, elle se demandait ce que faisait Bodevan, pétrifiée à l’idée qu’il puisse être avec une autre femme, qu’il puisse une inconnue endormie dans ses bras pour la simple et bonne raison que Rioja voulait être la seule. Bodevan lui avait apporté tellement de choses dont elle lui était reconnaissance, mais lorsqu’elle le regardait maintenant, tout ce qu’elle voyait était les malheurs qu’ils connaissaient. La perte de leur fille ? Elle lui mettait sur le dos même s’ils étaient tous les deux coupables. « Bah t’enlèveras le steak. » Soupirant, ennuyé, elle levait les yeux au ciel pour une millième fois. Tout comme elle, Bo était trop fier pour admettre une erreur ou même de plier en quatre aux exigences de Rioja. Tout comme elle, Bodevan était têtu. Ils étaient tous les deux têtus maintenant. Les mois les avaient rendus têtus l’un envers l’autre qu’il était difficile pour les gens de croire qu’ils étaient mariés et qu’ils avaient passés une dizaine d’années ensemble. Puis, elle se râclait la gorge en essayant de trouver une position confortable sur cette chaise. Au final, Rioja abandonnait l’idée d’être confortable et elle croisait les jambes dévoilant un peu plus la peau de sa cuisse. Elle ignorait comment Bodevan allait prendre ses révélations et elle le regardait toujours, le défiant presque du regard, impassible et adoptant une expression froide. « Je n’ai jamais voulu que tu partes… Je pensais que tu partirais quelques jours, quelques semaines tout au plus. Je pensais que tu avais besoin de te retrouver, de ne plus me voir quelques temps pour échapper à ma tristesse. Je ne pensais pas pouvoir t’aider. Mais c’est toi, Rioja, qui n’est jamais revenue. » Sur toute la ligne, Bodevan avait raison. Elle n’était jamais revenue pleinement. Juste pour reprendre ses affaires puis elle lui avait tourné le dos, incapable de lui donner une bonne raison de leur séparation. « Je veux que tu arrêtes de me regarder comme si j’avais tué notre fille. Je veux que tu arrêtes de me repousser, que tu rentres avec moi ce soir et que tu ne me quittes plus jamais. Mais tu ne le feras pas, tu es trop lâche pour ça. » Une boule s’était formé au bas de sa gorge, l’empêchant de prononcer le moindre mot. Voyant qu’il ne comptait plus la regarder, Rioja cessait de le regarder et commençait à regarder le sol. Bougeant sur sa chaise, Rioja était toujours à la recherche d’une position qui allait la rendre moins inconfortable ce qui était mission impossible. « Tu as raison. Je suis lâche. Je suis désolée que tu sois marié à une femme aussi lâche. À une femme qui est incapable de te regarder comme tu le veux sans qui aperçoit le fantôme de son enfant, à une femme qui ne te laisse plus la toucher et à une femme qui ne veut pas rentrer avec toi. Tu mérites bien mieux. » Sa main s’était déposé sur sa joue, l’obligeant à la regarder tandis qu’elle lui disait à voix basse tous ses mots. Elle voulait qu’il soit le seul à l’entendre. Au dernier mot, elle fit glisser ses doigts le long de sa mâchoire avant de la laisser tomber dans le vide. Ses yeux captèrent le serveur s’approcher d’eux avec deux assiettes dans les mains. La simple odeur du steak donnait mal au cœur à Rioja. Elle ne pouvait pas rester ici alors Rioja se levait rapidement de sa chaise en faisant reculer celle-ci de quelques mètres. La mâchoire serrée, elle espérait qu’il ne constate pas son envie pressante de pleurer et Rioja s’empressa de tourner les talons afin de s’éloigner de son propre mari. C’était ce qu’elle faisait mieux : fuir.

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() message posté Dim 19 Nov - 16:39 par Bodevan H. Andrews
Bodevan H. Andrews & Rioja Ibanez
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Rioja refusait de voir la vérité en face. Elle me détestait car elle n’avait personne d’autre qu’elle-même à blâmer. J’étais son remède ainsi que son fardeau. Du jour au lendemain, l’équilibre s’était brisé. Le soleil ne se levait plus à l’est, et ne se couchait plus à l’ouest. Il ne se levait plus, tout simplement. Depuis quelques temps, nous vivions dans l’obscurité, caché derrière une ombre qui ne nous lâchait plus. A travers les nuages, il nous était impossible de voir l’éclat lumineux d’un rayon de soleil pour nous guider. Nous avions perdu tout repères. Pendant une dizaine d’années, aucun événement n’avait été en mesure de nous séparer. Nos instants ensembles étaient calmes, sans encombres. Sans soupirs ni tristesse. Nous étions heureux, comblés. Comblé par cette vie que nous nous étions construites. Désormais que tout s’était écroulé, aucun de nous deux ne trouvait la force de se relever. Ce week-end à Paris, je l’avais réservé pour me vider l’esprit, pour penser à autre chose. Sans me rendre compte que je fonçais tout droit vers cet instant. La présence de Rioja dans la capitale française, je l’avais su. Inconsciemment, j’avais organisé cette rencontre. Partout où elle allait, je la retrouvais. Elle avait beau avoir quitté la maison, nos destins restaient étroitement liés. Car malgré les doutes et les certitudes, nous finissions toujours par nous retrouver. Elle se plaisait à torturer mon cœur, à faire un pas vers moi avant de me tourner dos sans raison. Elle voulait que mes mains parcourent son corps mais le simple fait de l’imaginer la dégoûtait. Elle voulait tout, et rien à la fois. Et je ne savais comment agir, je ne savais comment faire pour la contenter sans la brusquer. Tout en la gardant auprès de moi. J’avais été préparé à bien des soucis, j’avais épluché bien des bouquins, et pourtant aucun d’eux ne m’avaient préparé à cette incompréhension. Je voulais pleurer mes malheurs et garder la tête haute. Je voulais me voiler la face et la suivre sans conditions comme lui jeter ma haine à la figure. Comme elle, je voulais tout et à la fois rien. Mais dans tous les cas, mon cœur me ramenait toujours à elle. Je détournais le regard, afin de cacher ma tristesse. Entre deux engueulades, nous parvenions tout de même à parler. A dire le fond de nos pensées. Je ne pris pas la peine de me montrer doux et de faire preuve de tact. Elle n’en avait aucun. Après un lourd silence, elle se mit enfin à parler. Doucement, je relevais les yeux vers elle. Sa main vint attraper mon visage pour la forcer à la regarder. Je me concentrais non pas sur ses mots, mais sur la chaleur de sa paume sur ma joue. Elle avait beau être lâche, je l’aimais. Ces sentiments n’étaient pas contrôlables, même si je regrettais depuis des mois qu’il ne le soit pas. Tout aurait pu être plus simple si j’étais capable de ne plus penser à elle, ne plus me souvenir de ce que nous étions auparavant, si je ne retombais pas amoureux à chaque nouvelle rencontre. Les choses ne rentraient jamais dans l’ordre, elles s’enchaînaient inlassablement, formant une boucle interminable. Un cercle vicieux. Un abysse infernal. Sa main quitta bien trop tôt mon visage. Je méritais mieux. Comment était-ce possible d’avoir mieux ? J’avais fait le choix d’épouser Rioja, d’élever notre fille à ses côtés. Rien ne m’était tombé dessus, je m’y étais engagé pleinement. Avec conscience qu’il n’existait rien de mieux au monde que d’être dans ses bras. Ce n’était pas une question de mérite, c’était une question de pardon. Elle devait oublier, accepter, pardonner. Comme je m’étais forcé à le faire pour ne pas sombrer comme elle. Le serveur arrivait avec les steaks, et une fois de plus Rioja s’enfuyait. Je ne réagis pas tout de suite. Puis je finis mon verre d’une traite et déposais un billet de cinquante euros sur la table dans l’espoir de payer l’ensemble de la commande. Je me précipitais à l’extérieur pour la rejoindre, et une fois de plus, je tentais de la retenir. Ce que j’aurai dû faire il y a un an, sans en avoir le courage. . « Attends… Puisque tu es lâche, laisse moi être fort pour deux. » J’attrapais fermement sa main dans la mienne et la laissais me guider. Je n’allais pas la harceler, ni la forcer à revenir auprès de moi. Mais j’étais là. Je continuerai de la guider, envers et contre tout.

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() message posté Hier à 3:59 par Rioja Ibanez
what a curse it is to love something you can never touch. a curse, indeed to stretch out a hand to empty air and feel no grasping warmth- no kind return of affection. i think even in my grave my arm will be outstretched- reaching, always, for you. ✻✻✻Rioja, elle rêvait d'être heureuse aux côtés de Bodevan. Elle désirait retrouver les beaux jours, ceux où elle était heureuse. Où ils étaient heureux. Heureux avec leur fille Kala auprès d'eux. Rioja en rêvait tous les matins, tous les soirs. Elle rêvait du matin où son regard se déposerait sur le corps de son mari et non, le vide constant. Sauf que Rioja était réaliste à sa manière; ce n'était pas pour arrivé maintenant ou même bientôt. Parce qu'à sa manière, Rioja se convainquait qu'elle était heureuse. Loin de son propre mari. Loin de leur vie. Loin de sa maison. Si autrefois, elle avait quelqu'un pour affronter tout et n'importe quoi, Rioja était seule et encore une fois, elle se convainquait d'être en mesure de tout affronter. Elle contre le monde entier. Alors, Rioja déversait sa colère sur Bodevan puisqu'il était la seule personne sur cette Terre en mesure de comprendre ce qu'elle traversait. Kala était aussi sa fille. Son propre sang. Ils l'avaient conçus ensemble. Le problème persistant était que depuis ce drame, Rioja préférait affronter cet enfer, seule, convaincu que Bodevan ne pouvait pas comprendre la douleur. Convaincu que Bodevan n'avait pas la même tristesse qu'elle. Qu'ils vivaient deux deuils différents alors que ce n'était pas du tout le cas. À ce jour, Bodevan était son punchingball personnel. Il encaissait tous les coups, sans dire le moindre mot et à chaque fois, il revenait. Comme aujourd'hui. Quelles étaient les chances qu'ils se croisent ? Très minime. Pourtant, Bodevan était sur son chemin. L'embêtait pour quelques minutes puisque c'était les seules minutes que Rioja daignait lui accorder. Sa méchanceté envers son mari était gratuite, elle ne possédait aucune raison valable. Et encore une fois, Rioja prenait la fuite. C'était toujours le même chemin avec elle. Lorsqu'on lui demandait de penser à cet événement, à sa douleur, Rioja prenait la fuite. Elle préférait s'enfuir que d'en parler et lorsqu'elle n'était pas en mesure de s'enfuir, Rioja changeait le sujet très vite. La plupart du temps, elle préférait se concentrer sur son boulot, certaine qu'un jour, elle allait retrouver le réconfort qu'elle avait besoin. Un an plus tard, ce n'était toujours pas arrivé parce qu'au fond, la seule personne à pouvoir la réconforter était l'homme qu'elle repoussait et rejetait sans cesse. Certaine d'avoir filé assez vite pour qu'il ne puisse pas la rattraper, Rioja constatait que ce n'était pas le cas. Bodevan était rapide. Du moins, toujours lorsque ça la concernait. Le fait qu'il lui prenne la main aussi fermement avait arrêté Rioja dans son élan. « Attends… Puisque tu es lâche, laisse moi être fort pour deux. » Cette boule au fond de sa gorge était toujours présente et elle continuait toujours d'avancer malgré le fait que son mari lui tenait la main fermement. Au bout d'une bonne minute de marche, elle s'arrêtait et lui faisait face. « Non, Bo. Non. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas être fort pour nous deux. Tu ne peux pas. » Elle répétait les mots en espérant qu'elle puisse se convaincre elle-même et convaincre Bodevan. « Arrête de vouloir me sauver mi amor. » Doucement, Rioja retirait sa main de la sienne même si, très profondément, une partie d'elle voulait qu'il la garde dans la sienne. Elle voulait qu'il la prenne dans ses bras et qu'il la protège du monde entier. « Tu ne vois pas ce que ça nous fait ? Ça nous brise. Ça nous fait du mal. On se blesse. » Elle avait du mal à le regarder dans les yeux sauf que Rioja essayait de préserver une façade un peu froide pour ne pas laisser transparaître des sentiments ou même la moindre émotion lorsqu'elle devrait retourner à la réalité. « Un jour, je te promets, je serais assez forte mi amor. » Même après tout ce temps, Rioja l'appelait toujours son amour puisqu'il l'était.

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