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Sometimes I hate every single stupid word you say ϟ chamy

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a pretty face doesn't mean a pretty heart

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# Sometimes I hate every single stupid word you say ϟ chamy
message posté Sam 7 Oct - 1:43 par Amy Greengrass
chuck & amy

       

L'odeur de l'hypocrisie était omniprésente , imprégnant les lieux sans gêne. L'un souriait à l'autre, l'autre murmurait à son voisin que la tenu de l'un jurait avec le canapé de son grand-père. Tout dans cette cérémonie criait au désastre, pourtant tout le monde feignait le bonheur sous ces éclairages semblables à des étoiles dans un ciel noir. Certes, on ne pouvait rien reprocher à cette salle de réception luxueuse de l'hôtel Hilton. Mais quelle était l'utilité d'une coquille en or, si l'intérieur n'était qu’excréments ? Aucune. Tout comme ces plats gastronomiques posés sur la table depuis une bonne heure sans que personne n'ait pu leur faire correctement honneur. Amy Greengrass ne comptait plus le nombre de fois qu'elle avait louché sur les succulents apéritifs dans son assiette. Si proches, mais si loin en même temps. Cette fichue étiquette qui l'empêchait de se jeter sur la nourriture aurait raison d'elle un de ces jours. En attendant, elle se tata à tendre sa main pour en prendre une petite bouchée.  Le visage de son amie apparut soudainement dans son champ de vision, jetant par la même occasion sa mission à l'eau.

« Amy ? Tu m'écoutes ? »

Amie était un bien grand mot, c'était même tout le contraire de la réalité. La brunette n'appréciait pas Katherine et c'était réciproque. Mais cette dernière n'avait pas prévu que l'une de ses réelles amies puisse être malade le jour de l'annonce officielle de ses fiançailles, alors Amy devint le pneu de secours. Elle aurait pu refuser cette supplication – après tout, cela lui aurait évité de courir en urgence chez Muriel pour récupérer son unique robe de grandes occasions, que Muriel avait évidemment perdu ou prise pour un chiffon. Au final, elle c'était retrouvée avec une robe de soirée des temps anciens, qui lui donnait un charme particulier - pour ne pas dire décalé - parmi toutes ces femmes serrées dans la dernière collection des plus grandes marques.  Malgré cet accoutrement, Amy ne déclina pas l'invitation.  Non, comment pouvait-on rater une telle occasion ? Katherine s'avérait être la fille d'un des avocats dans sa longue liste noire, alors attraper un petit poisson n'était pas si négligeable en temps de guerre et de famine. La dramatisation, c'était son domaine.

« –  Te rends-tu compte de la chance que tu as de poser ton fessier sur une chaise de cet hôtel ? Tu devrais au moins me remercier en m'écouta...  

– Oh tu sais, je peux poser mon humble fessier sur une chaise sans ton aide. Bon, ça sera une chaise dans le hall d'entrée, près de l’accueil sûrement, mais c'est qu'un détail.

– Arrête de faire l'idiote ! Tu as bien de la chance que je suis de bonne humeur. Et tu sais pourquoi ?

– Non. Et je ne veux pas savoir. On ne peut pas arrêter de faire semblant ? Je viens juste pour faire un petit discours et je m'en vais. »


C'était comme si elle n'avait pas parlé. Katherine se mit à lui conter tous les détails croustillants de sa récente conquête et la marchande leva les yeux au ciel, au bout de sa vie.  Alors la voilà, la raison de sa bonne humeur. Katherine ne voulait absolument pas que sa première fois puisse être avec un milliardaire beaucoup plus âgé qu'elle, alors le temps d'une nuit, elle s'était donnée corps et âme à un étranger ravissant, mettant de côté cette promesse de chasteté si importante aux yeux de sa famille. Amy ressentait presque de la compassion envers elle. Compassion et comprehension qui disparèrent aussi vite qu'elles étaient apparues lorsque sa pseudo-amie désigna sa conquête d'un geste de la tête.
Amy tomba des nues.

« Chuck Lewis ... »  Murmura-t-elle en même temps Katherine. Cette dernière semblait être dans un petit nuage plein d'illusions ,d'après son sourire rêveur, et Amy voulait le lui faire ravaler. Ce sourire et ces regards indiscrétement charmeurs vers l'avocat. Comment avait-elle fait pour ne pas remarquer sa présence plus tôt, alors qu'il se trouvait assis à la table juste derrière elle ?

Si son programme ne tenait qu'à de la pure observation ce soir, après cette révélation, elle risquait bien de passer à l'action plus tôt que prévu. Cet étau qui empressait son coeur depuis que l'identité de la fameuse conquête fut dévoilée ne voulait pas disparaitre, même après une bonne gorgée de liqueur. Jamais elle n'aurait imaginé le revoir dans de telles circonstances : Lui, à son apogée. Elle, toujours à la case départ. Sept années devraient être suffisantes pour réaliser ces rêves et pourtant …  D'abord honteuse, elle préféra se détourner et se faire la plus petite possible, en priant qu'il ne l'ait pas remarqué lui aussi de toute la soirée. Si son souhait était de le reconquérir, ce n'était assurément pas cette soirée qui y serait propice.

Il brillait.
Il brillait fichtrement fort.

Tandis qu'elle et sa robe faisaient tellement tâche. Sa fausse bourgeoisie était digne d'une comédie maladroite. Alors à moins d'un miracle, il y avait peu de chance que la marchande puisse atteindre la lune en une nuit. Une idée traversa brièvement son espit : Et si c'était la lune qui chutait ? Ce serait déjà nettement plus accessible.  C'était une idée de pure folie, mais elle l'aimait plutôt bien.

« Tu penses qu'il voudra ... Enfin, tu sais ... Qu'on reste amants ? »

Katherine, grande pipelette aux formes généreuses, finit de convaincre Amy Greengrass en posant cette question. Désolée salope, mais c'est mon homme, pensa-t-elle tout en se redressant. Finir la soirée cachée des yeux de son ex-époux ne faisait plus partie de ses plans. Comme un signe du destin, l'animateur de la soirée s'empara du microphone et ouvrit le défilé de discours de félicitations. Que la vraie fête commence !

Amy s'offrit un second verre qu'elle but cul-sec pour se donner du courage puis se jeta dans la fosse aux lions.  Le tapis rouge menant à la scène surélevé semblait interminable et les regards indiscrets des invités étaient de plus en plus pesants. Enfin, Amy effleura la victoire du bout des doigts, alors qu'elle renfermait sa prise sur le microphone.

« Si certains fêtent leur sortie de prison...D'autres fêtent leur arrivée en prison.» Le public mit un peu de temps avant de comprendre qu'il fallait relâcher la pression et des rires plus faux et forcés les uns que les autres résonnèrent. Après cette petite introduction, la jeune femme se mit plus à son aise et joua la femme insouciante pleine d'innocence et de maladresse. « Félicitation à vous. Surtout à toi ma chère et tendre Katherine. » La concernée fit semblant d'essuyer une larme, en ignorant que la véritable larme ne tardera pas à venir. « Tu as toujours été la plus admirable d'entre nous et celle qui sait le plus profiter des bonnes choses ... S'offrir un enterrement de jeune fille digne de ce nom avec Chuck Lewis, il n'y a que notre Katherine qui peut le faire  n'est-ce pas ? Sacré Kate ! » Elle riait innocemment,  tandis que le public demeura silencieux pendant une poignée de secondes le temps de se remettre de cette information, puis s'en suivit un brouhaha d'indignations.

« Enlevez-lui ce foutu micro tout de suite ! » Cria Katherine, complètement hors d'elle. Mais avant qu'elle ne puisse atteindre Amy, son père lui barra la route. « Il faut qu'on parle, petite sotte. »

A l'entente de cette phrase, Amy jubilait. Voir cet avocat de pacotille rouge de honte et cette fille qu'elle ne pouvait voir en peinture recevoir le prix à payer pour toutes les humiliations qu'elle lui faisait subir était jouissif. La brunette s'empressa de se perdre parmi la masse d'invités, sans s'empêcher jeter un coup d'oeil au vieux fiancé  et de constater avec une certaine satisfaction qu'il fixait d'un mauvais oeil Chuck. En y repensant, cette technique n'était nulle part dans le livre intitulé Comment récupérer son ex en 7 étapes ?,  mais se venger de son père passa en priorité lors de cette soirée. L'étau enserrant son coeur se fit moins étouffant; car il ne brillerait pas autant cette nuit et elle avait l'impression d'être à deux doigts de lui.

(c) REDBONE

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# Re: Sometimes I hate every single stupid word you say ϟ chamy
message posté Dim 15 Oct - 22:09 par Chuck Lewis

« Les vierges ne sont plus ce qu’elles étaient » pensais-je avec un certain dédain mêlé à un malaise en observant la star de la soirée. Je repensais à ma conquête de la veille. Par ses gestes, par son regard et par ses paroles, tout laissait à croire que la demoiselle n’était pas à son premier homme. La surprise fut totale lorsque j’avais rencontré une résistance inattendue au niveau de son intimité et que mes draps ont eu droit à des tâches écarlates. Certains hommes aimaient être les premiers à offrir une expérience à des pucelles, or je n’en faisais pas partie. A mes yeux, cette première fois devait être offerte à une personne de confiance, pas à un homme de passage. Je suis un homme pragmatique et avare, je le savais, mais j’avais encore un semblant sens de la morale. Ou était-ce les réminiscences de ma naïve jeunesse, où je croyais encore à ces choses comme l’amour ? Ma première femme était ma seule et unique épouse, aussi étonnant que cela puisse paraître pour certains. A cette époque, je ne voyais qu’elle et ne trouvais nul intérêt à d’autre.

Autant dire, la soirée avait été un calvaire pour moi, déchiré entre l’envie pressante d’en finir au plus vite, et ce code qui disait d’être un minimum « ok » pour la première expérience de la demoiselle. Ne me demandais quelle décision j’ai prise, je ne souhaite pas m’en rappeler davantage. Après « l’affaire », j’étais persuadé que nos chemins se séparaient pour de bon, et que nous n’allions pas nous rencontrer « à nouveau ». La surprise fut totale quand je la revois au bras d’un vieux client – qui paye extrêmement bien –, et que ce dernier me la présente comme sa future fiancée. La surprise devint une horreur quand mon associé-partenaire – celui qui m’a remis sur pied, et m’a aidé à ouvrir ce cabinet – me bouscule du coude pour que je regarde la demoiselle qui accompagne l’infidèle ex-vierge.

« Oh putain ». Fiancée d’un client, et maintenant une connaissance de mon ex-épouse… J’étais tenté de fuir cette soirée au plus vite. Malheureusement, je ne pouvais pas. Mon associé m’avait prévenu que trop tard, et bien du monde était déjà installé ou tourné vers l’estrade, les oreilles grands ouverts,
à l'affut du moindre mouvement, du moindre son ou de la moindre parole. Cependant, la première à parler fut Amy. Une chose était sûre : elle manquait toujours autant de tacts. Ou peut-être en avait-elle trop. Je sentais les regards se tourner vers moi, tantôt familiers, tantôt étrangers. Mon partenaire me regardait longuement, avec un air ahuri et perdu.

« Putain. Amy. Putain ! Après ma vie, tu viens détruire mon boulot ? Tu vas me le payer… Je te jure. Tu vas me payer tout » pensais-je fort en m’avançant vers l’estrade, la cravate soudainement trop serrée à mon goût. Dans ce genre de situations, deux possibilités s’offraient à vous pour sortir aussi indemnes que possibles : soit accepter, soit tromper. Le silence ou la fuite ne feraient que d'aggraver la situation.

- Bonsoir très chers invités. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je suis ce Chuck Lewis et pour ceux qui ne le savent pas, la demoiselle qui vient de parler est mon ex-épouse. Pour couper court à toutes mauvaises rumeurs qui pourraient nuire au couple dont il est question aujourd’hui, je ne dirais qu’une chose : mon ex-épouse supporte très, très mal deux choses en ce bas-monde. L’alcool, et moi. Très bonne soirée.


Je descends l’estrade pour me diriger droit vers Amy, l’arracher à Katherine et l’attirer vers un endroit aussi isolé ou vide que possible. Un hall, ou un balcon, tout ceci m’importait oey tant qu’on pouvait s’hurler dessus sans aucune retenue. Car clairement, c’était ce qui nous attendait au vu des déclarations de la demoiselle ce soir.  

Je finis par dénicher une salle de réunion vide, avoisinant la salle de réception du futur couple. Une fois à l’intérieur, je fais face à Amy, le regard sûrement en feu.

- Amy. Tu as « peut-être » oublié mais nous sommes divorcés. D-I-V-O-R-C-E-S ! Je couche avec qui je veux, tu couches avec qui tu veux, et on s’en fout mutuellement ! C’était quoi « ça » ?! m’insurgeais-je, cherchant à comprendre pourquoi elle réagit ainsi. N’était-ce pas elle qui m’a trahi avec un autre ? N’étais-je pas la « putain » de victime dans cette affaire ? Alors, pourquoi, par Dieu, est-ce qu’elle s’en prenait à moi ? N’est-ce pas l’inverse qui devrait arriver, soit moi qui cherche à me venger à tout prix en la trainant dans la boue sans cesse et à toute occasion ? Et je ne sais même pas pourquoi je dois te rappeler ça ! C’est toi qui a instauré le régime « couche-partout » pendant notre mariage !
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