Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Changement chez les scénarios !
Des changements ont été effectués dans la partie des scénarios, merci d'en prendre connaissance par ici.
Version #24 & nouveautés.
LC vient d'enfiler sa 24ième version, dont vous pouvez découvrir les nouveautés par ici.
Changement !
Du changement a été mit en place au niveau des règles. Rendez-vous par ici pour en prendre connaissance.
The Thames Bridges Trek !
Enfilez vos chaussures, vous êtes attendus pour The Thames Bridges Trek, qui se déroule par .
Trouver des amis.
Rendez-vous par ici pour trouver vos liens manquants.
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.



Partagez|

Remember this day as if it were the last + Sloan.

avatar
I'm only human, I make mistakes Don't put your blame on me.

» Date d'inscription : 29/08/2016
» Messages : 310
» Pseudo : Mom's
» Avatar : Jake Gyllenhaal.
» Âge : 38 yo. (2/12/78)
» Schizophrénie : Lucian T. (j.momoa) & Indianna M. (n.dormer)
# Remember this day as if it were the last + Sloan.
message posté Lun 9 Oct - 14:55 par Samuel A. Adams

Alors c’est ma théorie, que ces moments où il y a impact définissent qui nous sommes. Mais il y a une chose que je n’avais jamais envisagé ; et si un jour on arrivait plus à se souvenir d’aucun de ces instants ? The Vow.

Sloan & Samuel


Il avait renfiler sa blouse avec un peu de lassitude, il fallait bien l'avouer. Après l'accident de Lilly, Samuel avait quelque peu délaissé son rôle de chef, voir même de chirurgien. Il avait même consentit à prendre tous les congés qu'il avait refusé jusque là. Et il devait reconnaître que cela lui avait fait du bien, finalement. Presque toute sa vie avait tourné autour de l'hôpital, des nuits de gardes, des révisions, des supervisions, si bien qu'il avait presque oublié avoir une vie au dehors. Avec amertume, il prenait conscience de tout ce qu'il avait manqué quand il était au chevet de ses patients. Finalement, sa carrière avait prit le pas sur beaucoup de choses, y comprit sa vie de famille, bien décousue aujourd'hui. Mais il fallait y retourner, se confronter de nouveau à tout ce qu'il avait refoulé depuis qu'il avait dû opérer sa propre fille, lui sauvant la vie. Ce matin là, il avait prit le temps de déjeuner avec Lilly, chose qu'il faisait rarement autrefois même s'il mettait un point d'honneur à la voir plus d'une demi-heure dans la journée. Celle-ci avait entamé une nouvelle année dans un nouveau cursus scolaire et Samuel espérait sincèrement qu'elle y trouverait son bonheur. Il était toujours un brin inquiet quand elle quittait la maison, dans l'inquiétude qu'il lui arrive quoi que ce soit et surtout, qu'il ne puisse pas lui venir en aide. Avant qu'elle et sa mère ne s'installent à Londres, Samuel était bien loin de ces préoccupations, parce que séparé par des centaines de kilomètres. Il n'avait jamais été là quand elle était malade, quand il fallait rester à son chevet quand elle était clouée au lit. Avant tout ça, il n'avait pas vraiment la notion d'enfant malade. Mais Lilly n'en n'était plus une mais bien une femme, à son grand désarrois. En quelques mois, il l'avait vu passé du stade d'adolescente rebelle à jeune femme en quête de liberté et de reconnaissance. Il ne pouvait pas rattraper toutes ces années d'absence, mais il pouvait être là aujourd'hui, quand bien même elle lui affirmait de pas avoir besoin de lui.

« Bonjour chef ! », claironna une infirmière en passant à sa hauteur. Il la salua poliment avant de poursuivre sa route. Il aimait toujours son travail, mais ces dernières semaines, il s'était moins impliqué dans son rôle de chef de la chirurgie, un poste qui, pourtant, il avait ardemment convoité. Il savait que les administrateurs parlaient dans son dos, que tout le service jasait depuis qu'il avait prit en charge sa fille entre la vie et la mort. Encore aujourd'hui, Samuel ne s'excuserait pas d'être intervenut sur son propre enfant, même si cela était formellement interdit par le protocole. Il savait qu'il n'était pas dans son bon droit, surtout lui qui était sensé appliquer à la lettre ce genre de procédés. Ses collègues le trouvaient changé et il était conscient qu'une partie de lui était toujours dans ce bloc lors de cette nuit. Il avait déjà traversé cela avec Sloan à l'époque, mais là, il ne s'en remettait pas. Il avait eut la vie de sa fille entre ses mains et encore aujourd'hui, il se refaisait le film de cette opération, de son angoisse de la perdre, de sa peur de la faire passer de l'autre côté. Et Samuel gardait tout cela pour lui, préférant ne pas revivre ce moment en étant obligé d'en parler à un thérapeute. Et là encore, c'était le protocole, normalement. Ce qu'il le sauvait, paradoxalement, c'était son statut de chef. Personne ne forçait le chef, du moins pas encore. Au départ, il s'était borné à continuer de travailler quelques heures, refusant d'être arrêté. L'idée de devoir affronter chaque jour le visage tuméfié de sa fille le rendait fou et il était encore meilleur pour eux d'eux qu'il continu de travailler un minimum. Puis il avait prit quelques congés pour être auprès d'elle, une fois qu'elle ait eu l'autorisation de terminer sa rééducation à la maison.

Finalement, il termina son tour des chambres et rejoignit son bureau. Il prit place derrière l'imposant bureau qui débordait de papiers en tout genre. C'était vraiment l'aspect de son poste qu'il détestait le plus. Avec un gros soupire, il ouvrit le premier dossier à son niveau et tenta de s'y afférer. Mais il fut sortit de sa pseudo concentration quand quelqu'un frappa à la porte. « Entrez », dit-il d'une voix forte.


(c) black pumpkin

Revenir en haut Aller en bas
avatar
You’re never too broken to recover.
You’re never too broken to recover.

» Date d'inscription : 18/05/2014
» Messages : 11041
» Pseudo : stardust. (Margaux).
» Avatar : Gal Gadot.
» Âge : 34yo.
» Schizophrénie : Charlotte, Jamie & Rachel.
# Re: Remember this day as if it were the last + Sloan.
message posté Mar 10 Oct - 14:40 par Sloan A. Cassidy
Share yourself with me. I will never judge you. I am here and I will stay here only to love you. ✻✻✻ Je ne compte plus le nombre de fois que je suis venue ici depuis mon accident. Cela ne tiendrait qu’à moi, je ne viendrais plus, mais je suis obligée. Je ne vois pas vraiment ce que l’on va pouvoir me dire de plus que d’habitude. Ma mémoire n’est toujours pas revenue, et je doute qu’ils aient trouvé un remède miracle pour y remédier depuis la dernière fois. Je suis pourtant là, à attendre mon tour, n’ayant qu’une envie, rentrer chez moi. Loin de m’aider, ces rendez-vous ne font que me rappel ce que j’ai perdu, et que je ne retrouverais probablement jamais. Alors à quoi bon me forcer encore à venir ici. Je pousse un soupir tout en regardant l’heure, déjà dix minutes de retard, ce qui ne m’étonne pas. Je suis toujours de mauvaise humeur quand je suis ici. Je ne supporte plus de devoir venir constamment pour ne pas obtenir de résultat. Je recommence tout juste à reprendre le contrôle de ma vie, et je n’ai pas besoin que l’on me rappel sans arrêt qu’il en manque encore une partie. Je le sais. Malgré ce que je peux dire, malgré mes efforts, malgré tout, je ne parviens encore pas à me faire totalement à cette idée. Est-ce que je ne pourrais jamais accepter réellement mon amnésie de toute façon ? Sans doute pas. Je n’ai pourtant pas d’autre choix que de faire avec, et essayer d’avancer. J’ai déjà donné de vivre dans le passé, et de vouloir tout savoir à tout prix, et ça n’a pas été une bonne idée. Il y a grand nombre de chose que j’aurais préféré ne pas savoir. Des choses que je n’explique, et ne comprends toujours pas. Comme si ces morceaux-là appartenait à quelque d’autre, ou bien à une autre vie. C’est un peu le cas de toute façon, je ne suis plus la même. Comment le pourrais-je de toute façon ? Comment reprendre sa vie comme si de rien n’était ? Ce n’est tout simplement pas possible. Aujourd’hui c’est une nouvelle vie, mais l’ancienne ne cesse d‘interférer dedans, et je ne sais encore pas comment réussir à concilier les deux. Je ne peux pas être que j’étais avant, puisque je n’ai aucune idée de qui était cette personne, mais visiblement je ne peux pas non plus être totalement différente. C’est un dilemme sans fin, et après plus d’un an, je n’ai toujours pas de réponses à toutes ses questions. La porte s’ouvre pour finalement laisser entrevoir le médecin. Je ne m’attends à rien de plus que d’habitude, et une fois sorti il se trouve que j’avais raison. Rien de nouveau, aucun signe de mémoire portée disparu. Je vais bien, mais visiblement ma mémoire ne veut pas faire d’effort. Après tout ce temps, ça me semble évident que ça ne reviendra jamais, même si on ne cesse de me dire que cela peut encore revenir. Les enfants sont encore à l’école, ce qui me laisse encore du temps pour moi tout seule. Je n’ai pas vraiment envie de rentrer, pas après un rendez-vous ici, je ne vais cesser de repenser encore aux même choses, ce qui n’est pas bon. Je ne serais jamais réellement en paix avec tout cela. À la place, je décide plutôt d’aller rendre une visite à Samuel. Le connaissant il doit forcément être ici, et puisque j’y suis aussi, autant en profiter. Je connais l’hôpital presque par cœur désormais, à cause de tout le temps que j’ai pu passer ici. Beaucoup trop de temps à mon goût. Sa secrétaire m’informe qu’il est bien ici, dans son bureau, et je suppose que c’est parce qu’elle me connaît, pour m’avoir déjà vu plusieurs fois, qu’elle me laisse aller le voir. Je frappe délicatement, espérant ne pas le déranger. « Entrez. » Un sourire vient automatiquement se placer sur mon visage, tandis que j’ouvre la porte pour pénétrer à l’intérieur. « Salut. » Il a l’air fatigué, ce qui est souvent le cas, mais j’ai l’impression qu’il y a plus que cela, ce qui me fait froncer les sourcils. « Je te dérange ? » Contrairement à moi, il est ici pour travailler, et je ne voudrais pas l’interrompre dans quelque-chose d’important. J’espère néanmoins qu’il aura quelques minutes à m’accorder, n’ayant pas envie de me retrouver seule avec mes pensées pour le moment. «  J’étais dans le coin, encore, et je me suis dit que j’allais en profiter pour t’empêcher de travailler un instant. » Je lui adresse sourire, pour accompagner ma tentative d’humour pas réellement amusante.

✻✻✻
CODES ©️ WHICH WITCH.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
I'm only human, I make mistakes Don't put your blame on me.

» Date d'inscription : 29/08/2016
» Messages : 310
» Pseudo : Mom's
» Avatar : Jake Gyllenhaal.
» Âge : 38 yo. (2/12/78)
» Schizophrénie : Lucian T. (j.momoa) & Indianna M. (n.dormer)
# Re: Remember this day as if it were the last + Sloan.
message posté Jeu 19 Oct - 17:30 par Samuel A. Adams

Alors c’est ma théorie, que ces moments où il y a impact définissent qui nous sommes. Mais il y a une chose que je n’avais jamais envisagé ; et si un jour on arrivait plus à se souvenir d’aucun de ces instants ? The Vow.

Sloan & Samuel


Autrefois, il aurait tout donné pour se retrouver derrière ce bureau. Pourtant, quand il avait débuté sa carrière, il n'envisageait pas vraiment de devenir chef. Disons qu'il espérait surtout trouver un bon poste et pouvoir faire avancer la science, travailler sur des recherches importantes, voire même mettre au point une opération innovante pour ses patients. Après la mort de Danny, son meilleur ami d'enfance, son frère de cœur, il avait voulu changer le monde. Il avait canalisé toute sa peine et sa colère dans ses études, voulant lui prouver mais surtout à lui même, qu'il était capable de faire autre chose que le con sur un scooter. Sûrement une raison de plus d'être furieux à l'idée que sa fille ait pu monter dans cette voiture ce soir-là. Samuel ne l'avait jamais épargné sur les dangers de la route, trop conscient des risques que cela pouvaient entraîner. Lilly avait entendu ce discours dés qu'elle avait eut l'âge de comprendre. Samuel avait toujours refusé qu'elle puisse conduire un scooter et encore plus qu'elle monte derrière quelqu'un. Il était le seul à pouvoir la conduire sur sa moto et il se montrait intransigeant la-dessus, même maintenant qu'elle était adulte. Bien sur, il n'était pas dupe, il savait très bien que quand elle vivait en Espagne, elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait. Samuel ne cessait de le répéter à Callie à l'époque, trop inquiet à l'idée que sa gamine monte sur un de ces engins avec un type qui se prenait pour un invincible. Parce que Samuel ne l'était pas, il l'avait bien comprit le jour où il avait heurté le poids lourd avec Danny dans son dos. Sauf que Danny n'avait pas survécu, lui. Et Lilly avait eu cet accident, à seulement quelques bornes de lui, alors qu'elle était sous sa responsabilité. Malgré tous ses avertissements, toutes ses histoires sur les accidentés de la route, elle était quand même monté en voiture avec un type bourré. Julian s'était prit pour un mec intouchable, Samuel lui avait rapidement montré le contraire. Il fit craquer ses phalanges en signe de sa dernière confrontation avec lui. Il espérait qu'il souffrait, sincèrement.

Et finalement, Samuel se trouvait à la tête du service de chirurgie de Londres. Il n'avait pas vraiment envisagé ce poste avant que celui-ci ne lui soit suggéré. A partir de là, le challenger en lui l'avait ardemment désiré. Comme toujours, il devait se prouver à lui-même qu'il en était capable, qu'il était le meilleur pour ça. Il devait l'obtenir absolument. Mais il devait reconnaître que cela n'avait plus la même saveur aujourd'hui. Peut être s'était-il lassé... Mais dans le fond, il savait que ce n'était pas ça. Simplement, sa fureur de l'emporter s'était évanouie et avec elle son envie farouche de réussir. Il avait tellement sacrifié pour tout ça et pour quoi finalement ? Pour retrouver sa fille entre la vie et la mort ? Pour l'avoir sacrifié ce soir là, pour son boulot, au risque de la laisser rentrer avec n'importe qui. Plus le temps passait, plus il venait à s'en convaincre en tout cas. « Salut. Je te dérange ? ». Samuel lève le regard vers la voix qu'il connaît bien. Lui qui pensait avoir affaire à un confrère ou à son assistante, est soulagé. Il n'était pas forcément d'humeur à devoir gérer des plannings ou superviser des opérations. Mais là, il s'agissait de Sloan et il avait toujours du temps pour elle. Enfin, il savait que ce n'était pas toujours vrai mais il faisait son maximum. Et puis Sloan ne lui avait jamais vraiment reproché, pas comme Lilly ou Callie. Elle semblait comprendre. Il recula sa chaise et lui fit un léger sourire avant de se lever pour aller à sa rencontre. « Non, bien sur que non, en faite tu me permet de faire une pause », dit-il d'une voix lasse en l'embrassant sur la joue pour la saluer. En vérité, il savait qu'il avait un tas de choses à faire mais il n'avait pas vraiment la tête à ça. Comme souvent ces temps-ci, son esprit était ailleurs. Il devait paraître négligé. Il ne se souvenait pas de la dernière vraie nuit qu'il avait passé. Samuel dormait peu en général, il avait trouvé son rythme depuis des années, mais là, il sentait que cela ne suffisait plus. Pourtant, il dormait plus régulièrement chez lui, veillant à ce que Lilly passe le minimum de temps seule au loft. Mais à croire que retrouver son lit n'avait pas arrangé son sommeil. «  J’étais dans le coin, encore, et je me suis dit que j’allais en profiter pour t’empêcher de travailler un instant. » Il lui souria, plus franchement cette fois-ci. Il aimait toujours ses visites improvisées. En général, il savait toujours quand elle avait consultation, pour suivre son dossier. Bon, il n'était pas vraiment sensé le faire, mais Samuel était bien le premier à déroger à la règle quand il s'agissait de ses proches. Il avait été son chirurgien la nuit de l'accident, c'était donc lui qui avait assuré les premiers soins et ensuite accompagné son suivi post-opération. Et même si Sloan ne nécessitait plus de chirurgie aujourd'hui, il aimait garder un œil sur son suivi. Malheureusement, il savait qu'il y avait de faibles améliorations mais ne désespérait pas qu'elle retrouve, au moins, une partie de ses souvenirs. Mais aujourd'hui, il avait oublié qu'elle serait dans les locaux. Sloan ne semblait pas lui en tenir rigueur cependant puisqu'elle avait prit le chemin de son bureau après son rendez-vous, une sorte de petit rituel entre eux. « Tu fais bien », dit-il simplement. Il était content de la voir. Il avait l’impression d'avoir mis pas mal de personnes à l'écart depuis l'accident de Lilly et sans doute Sloan, d'une certaine façon. « Je t'en pris assied toi. Je t'offre un café ». Son bureau bénéficiait d'une petite banquette, pas vraiment confortable, mais toujours mieux qu'un simple siège. Samuel y avait pas mal de micro sieste depuis qu'il était en poste. Cela lui permettait aussi d'échanger avec ses collègues dans un cadre plus agréable qu'un couloir ou qu'une salle de garde. Il se servit un café, plutôt corsé, et donna sa tasse à Sloan. C'était l'un des privilèges d'être chef, il avait le droit à sa machine à café personnelle. « Alors, cette consultation ? ».



(c) black pumpkin

Revenir en haut Aller en bas
avatar
You’re never too broken to recover.
You’re never too broken to recover.

» Date d'inscription : 18/05/2014
» Messages : 11041
» Pseudo : stardust. (Margaux).
» Avatar : Gal Gadot.
» Âge : 34yo.
» Schizophrénie : Charlotte, Jamie & Rachel.
# Re: Remember this day as if it were the last + Sloan.
message posté Ven 20 Oct - 15:37 par Sloan A. Cassidy
Share yourself with me. I will never judge you. I am here and I will stay here only to love you. ✻✻✻ L’hôpital, encore une fois. J’aimerais vraiment ne plus être obligée de venir. Il n’y a pas de progrès, aucun retour de ma mémoire, alors je e comprends pas l’utilité de m’obliger à venir régulièrement. Ils espèrent sans doute encore un miracle, qui ne viendra probablement pas. Pour ma part, j’ai arrêté d’espérer depuis longtemps maintenant. J’essaie de me concentrer sur ma vie actuelle, et ce qui pourrait arriver plutôt que sur ce qui s’est passé. Enfin, bien évidemment ce n’est pas tous les jours vrais. Il m’arrive encore d’essayer de comprendre certaines choses, ou de me rappeler la naissance de Jackson par exemple. Et bien sûr cela ne revient pas, ce qui me met de mauvaise humeur, et je recommence à en vouloir à la Terre entière. J’essaie vraiment de ne plus le faire, et de positiver un peu plus, mais c’est tout de même agaçant d’avoir ce stupide trou de quatre ans dans la tête. Et aujourd’hui je suis à moitié énervée. Énervée d’être ici, énervée qu’il n’y ait pas plus de résultat. Mais surtout, surtout, je m’en veux d’avoir encore eu une lueur d’espoir. À chaque fois que je me dis que c’est terminé, je fini toujours par vouloir que cela revienne. Après plus d’un an et demi, je devrais réellement arrêter d’y croire, mais avec le discours des médecins il est encore possible que cela revienne un jour. Seulement, un jour c’est très vague, et cela ne fait que rajouter à ma frustration actuelle. Je me suis encore fait avoir. Au lieu de rentrer, et de ruminer tout cela toute seule à la maison, je préfère passer voir Samuel. Cela me fera plus de bien, et un changement d’idées est plus que le bienvenu. De plus, il est souvent plus évident de le voir ici qu’en dehors, alors en général j’en profite pour tout faire. J’espère simplement ne pas trop le déranger, mais pour cela il n’y a qu’un moyen de le savoir. Son sourire me laisse penser que non, ce qui me soulage, je n’ai pas envie de rentrer chez moi pour le moment. Cependant, je ne peux m’empêcher de froncer les sourcils en le voyant. Il a l’air fatigué, et peu en forme, ce qui ne lui ressemble pas. Avec mes propres soucis je n’ai pas forcément été l’amie idéal, et je m’en veux. « Non, bien sur que non, en faite tu me permet de faire une pause. » J’ai l’impression qu’il en aurait effectivement bien besoin. Je peux toujours l’aider à se changer les idées quelques minutes. Ce n’est pas énorme, et il faudrait sûrement que j’essaie de faire plus d’efforts pour ne pas laisser mes amis à l’écart. Malheureusement, il m’arrive encore d’avoir du mal avec ma propre vie, et je n’ai pas forcément le temps, ni le courage de pour les autres. C’est sans aucun doute mal, d’autant que beaucoup essaie de m’aider. « Tu fais bien. » Je suis contente qu’il ait un instant pour moi. Maintenant que je suis ici, je dois avouer que cela m’aurait ennuyé de ne pas pouvoir passer un moment avec lui. « Je t'en pris assied toi. Je t'offre un café. » Le bureau fait très professionnel, et parfois j’ai l’impression que l’on va m’annoncer quelque-chose de grave. Sentiment qui est dû à mes trop nombreuses heures passées à l’intérieur de cet hôpital. « Merci. » Je prends la tasse en même temps, avant de m’assoir sur le petit canapé installé dans son bureau. Cela donne tout de suite un côté moins professionnel, plus appréciable, surtout pour rendre visite à un ami. « Alors, cette consultation ? » Je pousse un soupir qui en dit long. Rien de nouveau, toujours le même discours. « Oh, comme d’habitude. Aucun retour de ma mémoire, mais il ne faut pas désespérer. Peut-être qu’avec le temps ça peut s’arranger… Enfin, rien de nouveau. » Je hausse les épaules comme si ce n’était rien, alors qu’en réalité cela me démoralise un peu. Encore une raison qui fait que je n’aime pas venir pour ses rendez-vous. « À les entendre, ils ont encore espoir que ça puisse s’arranger. » J’approche la tasse pour boire une gorgée, avant de finalement attendre un instant. « Et s’il te plaît ne me dit pas qu’ils ont raison. » Je n’aurais pas la force de l’entendre me dire pareil. Pas maintenant. Je finis par boire une gorgée, me brûlant la gorge au passage. « Ne le prend pas mal, mais t’as vraiment une mine affreuse. » J’essaie de paraître détachée, mais en réalité je trouve quand même cela un peu inquiétant. À force de ne me préoccuper de moi, j’ai fini par trop mettre de côté mon ami.

✻✻✻
CODES ©️ WHICH WITCH.
Revenir en haut Aller en bas
Remember this day as if it were the last + Sloan.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

London Calling. :: Zone 1-2-3 :: Central London :: Bloomsbury :: Great Ormond Street Hospital
Page 1 sur 1
» Le 20 juin... Remember Cosmos 1999...
» I remember when, I remember, I remember when I lost my mind. ₪ 27 mars, 20h21
» .:' A love to remember... ':. ~ {PV R'hapsody}
» FINLEY JUDAS LEVY-EYNSFORD ⊱ ❝ you jump I jump, remember ? ❞
» 03. Boy, one day you'll remember me !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-