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Most of what you see my dear is worth letting go _ Indianna&James

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MEMBRE

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() message posté Jeu 1 Fév - 21:54 par James M. Wilde



« Most of what you see my dear
Is worth letting go
Because
Not everything that goes around
Comes back around, you know
Holding on too long is just
A fear of what's to show »

Indianna
& James




Le hasard. La coïncidence. Je les considère tels des fléaux car tous mes pouvoirs réunis ne sauraient les infléchir. Il y a dans les hasards qui me crachent à la gueule tant d’apprêté dans la douleur, tant de dureté dans les quelques douceurs se tissent par leur biais. Mais je ne saurais me cacher entièrement derrière eux, car à chaque fois que referme ma main sur mon verre pour le porter à mes lèvres, mes blessures me rappellent tous les choix qui les accompagnent, comme des entités funestes qui chercheraient à les endeuiller. Mes hasards ne sont jamais heureux, car je les blesse. Je les blesse. Elle ne fera sans doute pas exception, et je la regarde un long moment comme si elle n'existait déjà plus, car en sortant d'ici, c'est ainsi que je la considèrerai, évanouie, défaite par mon plaisir, déchue par mon mépris. Mon masque retombe désormais, impeccable sur mes traits qui s'éveillent d'un sourire joueur, se redessinent un bref instant des avenirs bientôt brisés. Toutes mes blessures sclérosent ma douleur pour bâillonner celle que j'aimerais oublier, et qui n'est guère entrée dans ma vie par le truchement du sort, mais bien par une kyrielle de choix qui l'a amenée jusqu'à moi, tissée à ma peau en déliquescence. Moira s'éteint, je la substitue à Indianna, et une seconde, c'est la haine qui palpite dans ma cage thoracique pour combattre les échos de mes méfaits. Le sang qui dégouline sur le parquet, son épiderme blême et bleu, le flash des souvenirs assombrit mes regards. Alors que la photographe me répond, j'ai l'impression d'entendre le gémissement de plaisir d'une autre et je frissonne... D'appréhension et d'effroi.

Je scrute ses lèvres sur le bord du verre, mais dans ma tête, je l'entends se briser. La véranda explose une nouvelle fois et je substitue à mes angoisses les discours qui m'ont rendu célèbre par mes façons sans préambule. Elle m'intéresse, elle me happe, j'ai besoin de tomber. J'ai besoin que ses jeux embrument mes sens, déjà érodés par l'alcool, viennent caresser mon corps pour croire qu'une seule nuit, une nuit de plus, verra mes chaînes distendues, prêtes à rompre, pour que je me sente de nouveau abruti de liberté. Tomber. Tomber. Toujours et encore. Mon verre, le sien, l'alcool, la coke, ses foutus yeux qui me rendent mes obligeances, sa véritable beauté qui l'empêche d'être farouche. Mes prunelles glissent sur elle, mes mains la déshabillent en pensée, mon sourire s'éteint quand le sien m'éblouit. Faut-il être paumée pour me vouloir ce soir ? Faut-il être dévoyée pour me désirer ? J'envoie les questions accompagner les hurlements de mes songes infernaux, de nouvelles victimes pour tenir la main à mes autres cadavres. Je me suis rapproché. Elle me frôle pour rejoindre le sofa et si ma posture demeure de marbre, mes iris s’aimantent à sa démarche chaloupée. Je suis la danse, j'ai envie de la prolonger. Les autres filles ne jouent d'habitude pas autant. Soit elles se tiennent confuses et trop exposées, manipulables à loisirs, déjà offertes sans le savoir vraiment. Soit elles s'avèrent diablesses inconséquentes que l'ont dérobe à l'ombre d'un mur, au rythme des vibrations. Indianna a un nom... C'est sans doute cela. C'est ce trop qui n'est pourtant pas assez. Car, comme à chaque fois, une partie de mon être réclame l'absolu qui me sera refusé et peint sur les longues jambes de ma compagne une autre carnation que j'aimerais déchirer. Mutique, pris entre mes fantasmes et mon délire de réalité, je remplis de nouveau son verre et le mien, que je vide d'un trait avant de prendre place à ses côtés. Je m'invite dans sa sphère, je l'envahis déjà, nos jambes se touchent, la chaleur de son corps ressuscite le mien. Mon sourire en coin est presque carnassier :
_ Peut-être que notre partenariat m'est égal, et que tout ce que je vois en toi désormais, c'est le substitut à une nuit morne, la chair qui manque à l'alcool, l'illusion d'une compagnie quand tout ce que tu trouveras ici, c'est la sensation d'être seule.
Je me penche vers elle, avant de glisser un geste qui frôle sa joue, mes doigts blessés dessinant l'évidence d'une convoitise qui grogne dans mon estomac. Bestialité sur les lèvres, tentation dans la voix :
_ Seule. Seule à consentir à me rejoindre, seule dans tes pas jusqu'à moi, seule à jouer quand les règles vont toutes se brouiller.
L'écho de ses paroles me donnent des airs canaille, mais l'abus que je fais de ma première compagne, ma bien-aimée cocaïne, donne à mes pupilles quelque chose de plus trouble. J'oscille entre un charme bon enfant, et une menace contenue, qui fait crisser les syllabes de mes mots, et hérisse ma peau en imaginant la sienne à ma merci :
_ Je préfèrerais que tu sois très consciente de cette solitude-là.
Je suis rapide, ma main se glisse dans ses cheveux et vient imprimer sur sa nuque mon envie, mes lèvres trouvent les siennes pour recueillir le goût du pur malt que j'ai par trop goûté. La brutalité de mon désir se mélange à tous mes délires de puissance, et j'espère tuer tous les hasards pour n'être plus que l'unique victime de mes choix. Et elle aussi...
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() message posté Mer 14 Fév - 18:28 par Indianna L. McCarthy

 
« Sticks and stones, they may break these bones. But then I'll be ready. Are you ready? It's the start of us waking up, come on. Are you ready? I'll be ready. I don't want control, I want to let go. Are you ready? I'll be ready cause now it's time to let them know you are ready »  What about us, Pink
 

 
James & Indianna

 
Elle aime cette ambiance, du moins elle l'aimait autrefois. Aujourd'hui, elle ne sait plus vraiment mais son corps semble rapidement retrouver trace de ce passé. Passé pas si lointain si on regarde bien. Avant, quand tout était plus facile, quand elle ne se posait pas autant de questions. Indianna n'est pas réputé pour son côté cérébrale, elle n'a jamais réfléchit de la sorte. C'est une instinctive. Elle ressent les choses avant de les analyser. Elle se laisse aller, elle se fait confiance, se dit que son instinct primaire se réveillera si quelque chose ne va pas ou si le danger est imminent. Elle le pense vraiment. Indianna refuse de trop penser en tant normal, elle ne veut pas être paralysé par une influence quelconque, elle veut juste ressentir. C'est sans doute cela qui la mena à la drogue autrefois, à cette douce torpeur qui avait lentement anesthésié son corps puis plus doucement, son âme. Un cerveau mit en stand bye, une impression de lâché prise quasi orgasmique, qui lui avait valu de s'abandonner totalement. Ce qui était paradoxale venant d'elle car elle aimait conserver le contrôle. Elle voulait bien ressentir, se faire confiance, mais elle aimait garder le contrôle de ses émotions et de ce qui l'entourait. Mais la drogue l'avait décousue, l'avait conduit à des états qu'elle n'avait su maîtriser. Mais à l'époque, n'était-ce pas cela qu'elle recherchait ? Elle voulait oublier, elle souhaitait fermer son esprit à toutes ces images d'horreur, ces flashs incontrôlables qui venaient la surprendre lors de ses nuits puis en pleine journée... Elle avait été diagnostiqué atteinte d'un syndrome de stress post traumatique. Un bien vilain mot derrière lequel elle mettait peu de sens. Indianna y avait surtout entendu son incapacité à garder le contrôle, son impossibilité à aller de l'avant. Alors elle avait passé ses nuits dans des lieux comme celui-là, dans un endroit où elle pouvait se perdre un peu plus, où elle serait à même de s'enfumer la tête afin de bloquer les visions qui l’empêchaient de vivre. Et si elle avait de la chance, elle croiserait la route de quelqu'un qui pourrait lui offrir un lit pour la nuit. Elle s'abandonnerait alors un peu plus dans les bras d'un inconnu ou elle regagnerait l’obscurité de la rue qui était devenue sa nouvelle amie.

Et des inconnus comme James, elle avait croisé beaucoup pendant cette période là. Mais lui ne l'était plus vraiment. Elle ignorait qui il était vraiment, mais dans le fond, elle s'en moquait pour le moment. Seul son regard l'attirait, ainsi que sa souffrance peut être. Sa souffrance... Qu'en savait-elle ? Indianna misait sur son instinct, sur ce qui l'avait questionné lors de leur première rencontre. James n'était pas un homme heureux et elle n'avait pas besoin d'être psychologue pour le deviner. La mort semblait roder près de lui comme un loup guettant sa proie. Une obscurité que n'importe qui pourrait voir... Et Indianna la voyait nettement ce soir, si bien qu'elle aurait déjà du faire demi-tour. Elle n'avait pas besoin de ça en ce moment. Ou plutôt si, elle avait besoin de sa fièvre, de sa cruauté, de sa violente non feinte pour la nuit, demain serait un autre jour. Demain... Si Indianna était une douce fervente du carpe diem, elle voyait cet adage sous un autre jour maintenant que la vie de son fils était compté. Elle commençait à avoir peur des lendemains, de ces levers de soleil qui un jour n'auraient plus de saveur pour elle. Mais ici, la nuit était tombée depuis un moment et il restait plusieurs heures avant que tout ne la rattrape. Le soleil se lèverait encore demain, Nolan serait encore endormi dans son lit et elle pourrait profiter encore un peu de son odeur poupon.

Là, c'était l'odeur du whisky qui venait chatouiller ses narines. Ça, et une odeur de tabac froid. Mais elle s'en moquait. Elle avait connu bien pire... James se retrouva presque collé à elle, son parfum venant s'ajouter au reste. « Peut-être que notre partenariat m'est égal, et que tout ce que je vois en toi désormais, c'est le substitut à une nuit morne, la chair qui manque à l'alcool, l'illusion d'une compagnie quand tout ce que tu trouveras ici, c'est la sensation d'être seule ». Elle ne sait pas ce qu'elle doit retenir. Si son discours ne laisse aucune place au romantisme, son expression du visage, elle, l'attire avec force. Son sourire semble vouloir la mordre tandis que ses yeux la déshabillent sans la moindre retenue. De toute façon, Indianna se fout du romantisme ce soir. Elle n'est qu'une romantique éphémère, elle ne sait que jouer un temps. James, lui, joue la carte de l’honnêteté et ne se lance dans aucune sorte de promesse. Et c'est sans doute ce dont elle a besoin ce soir : de transparence. « Je ne reste jamais seule bien longtemps...», susurre-t-elle alors. Vrai. Indianna demeure seule uniquement si elle le décide. Tout son corps est un appel à la luxure, à l'amour, au sexe, elle le sait bien. James l'a bien comprit car il fait disparaître les quelques centimètres qui les séparaient jusque là. « Seule. Seule à consentir à me rejoindre, seule dans tes pas jusqu'à moi, seule à jouer quand les règles vont toutes se brouiller. » Son langage lui parle. Indianna incline la tête dans sa direction, ses lèvres se rapprochant inexorablement ses siennes. Ce soir elle ne sera pas seule, l'évidence est là. Elle sait qu'elle le possède en cet instant, aussi sur qu'il fait de même avec elle. Pour le coup, elle comprend que ce n'est pas uniquement elle qui tient les rennes de la situation, mais ne vient-il pas de lui dire que les règles sont faites pour être contournées ? « Je préférerais que tu sois très consciente de cette solitude-là ». James insiste sur ce point alors qu'Indianna a parfaitement saisit. Peut être se sent-il obligé de lui expliquer quant il doit être abonné aux fans hystériques qui rêvent d'une nuit avec lui. Indianna n'est pas une groupie. James n'est que l'homme qu'elle veut pour ce soir. Il n'est qu'une attirance dans sa noirceur nouvelle. « La solitude ne me fait pas peur... Te concernant, je ne sais pas encore.», dit-elle avec humeur tandis qu'elle se mord la lèvre, impatiente. James glisse alors sa main dans sa nuque et l'attire avec lui. Indianna y répond avec rapidité tandis que ses lèvres embrassent celle du musicien. La baiser n'a rien de prude, rien d'innocent. Il ne tarde pas à devenir empressé. James n'est pas romantique et son baiser n'est pas destiné à lui plaire, mais bien à la faire fondre, la posséder toute entière. Indianna bascule alors sur lui, une jambe de part et d'autre de son corps. A califourchon, elle attrape le visage de James entre ses mains brûlantes, venant répondre à son appel avec fièvre. Dominante, elle lui mord doucement la lèvre inférieur. « Je n'ai pas besoin d'alcool pour savoir ce que je fais James Wilde. Je ne suis pas une de ces poules que tu t’envoie, j'espère au moins que tu sera faire la différence ». Pas qu'elle veuille qu'il lui doive quoi que ce soit. Mais Indianna n'est comparable à aucune autre. Elle n'est pas l'une de ses nanas qu'il peut s'envoyer pour faire gonfler son ego de musicien réputé. Elle, elle veut simplement qu'il la fasse se sentir vivante, une nuit de plus.
 
(c) black pumpkin

 


@James M. Wilde
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() message posté Lun 19 Fév - 18:43 par James M. Wilde



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Ambiance en désuétude de mes affects, elle se teinte de saveurs que je devrais reconnaître, tout en glissant des notes bien trop âcres sur ma peau pour que je ne me targue de les aimer. La vie en décomposition alors que je ne sais plus comment la subir, ma main sur cette nuque étrangère, à étreindre le vide des mes rêves brisés. Des échos sans pareille, parce que le néant y résonne à m'étouffer. Alors je bois, ses lèvres, sa langue, la pulsion de nos corps enlacés qui cherchent une autre chaleur pour savoir enfin ressusciter. L'illusion n'est pas placide, elle se fige dans mes veines, et je racle les quelques secondes d'absolu qu'elle me procure, tandis que j'oublie la peine, et les désespoirs trop nombreux pour les compter. Je me perds. Je me perds. Quelques secondes seulement, avant que la réalité ne viennent hurler à mes oreilles, la musique encore trop forte au-dessous de nous, les cris et les rires imparfaits. Je les hais, je les hais. Ma main s'enfonce dans sa peau, la frustration revêt une once de brutalité que je fais en sorte de calfeutrer pour qu'elle n'en soit pas la victime. Pourtant j'en ai envie, pourtant j'en ai besoin. Mais je ne suis sans doute pas encore assez ivre, ni suffisamment attaqué par la cocaïne ou ma rage. Mes articulations me font souffrir, je savoure cette douleur qui m'annonce que je suis vivant. Piètre victoire que celle qui déambule sous les oripeaux de l'imposture. Je soupire à l'orée de sa bouche, alors que sa morsure enflamme mes prunelles, mon visage encore encadré par ses mains. Elle a les mains douces, j'aime bien. Elles ont toutes des mains parfaites, quand elles se baladent sur mon corps, elles me rendent l'essence qui s'échappe de ma silhouette décharnée, entre leurs doigts j'ai l'impression d'exister. Ça et la scène. Pour un moment cesser d'être muet. Mon visage se recule légèrement pour écouter ses discours et je souris presque méchamment en l'entendant. Elles clament toutes la même chose, elles veulent toujours être celle que je n'oublierai pas, celle qui marquera son prénom au fer rouge dans mes pensées, et à laquelle je penserai quand viendra le moment de collectionner les souvenirs sulfureux que je me suis amusé à amasser. Mais ils sont trop nombreux, ils sont toute une armée, à rugir tous ensemble, des peaux viciées par la luxure, des cris qui s'éreintent dans la plus détestable délivrance, celle qui ne signifie pas grand chose, si ce ne sont les sursauts de l'animalité.

Mes mains glissent un instant sur ses jambes que je dénude plus que les bonnes moeurs ne l'admettent d'habitude et mes moeurs dévoyées ricanent de l'indécence que je connais par coeur, corrompue par mes violences qui drainent trop d'écho en mes pensées. Je déchiffre ses mots, mais je ne les crois pas, bien que mes orgueilleuses manières me fassent souffler, par cette mécanique bien ancrée qui me pousse toujours à défier qui me fait face, une amante ou un ennemi, du pareil au même :
_ Alors fais en sorte que je puisse la voir... Et que je ne puisse plus jamais l'oublier. Cette différence qui t'appartient, donne-la moi et je t'assure que tu sentiras à quel point je peux la savourer.
D'autres ont essayé... Avant toi. Et bien après sans doute. Mais je ne me souviens pas. Je ne me souviens jamais... Mes doigts glissent dans ses cheveux, tandis que mon autre main, moins abîmée, continue ses sacrilèges jusqu'au creux de ses reins que je cambre plus encore pour que nos corps se jaugent. Elle a intérêt à être à la hauteur de son arrogance, car à présent qu'elle m'a ainsi tancé, il est probable que je vienne à lui rappeler que les promesses s'honorent avant de la laisser s'échapper. Mes iris glissent dans les siennes, les plus grandes désespérances empreignent ses prunelles pour leur donner un drôle d'éclat, son jeu compose avec des souvenirs sans doute aussi hideux que les miens, je ne connais que peu de femmes qui seraient ici, prêtes à s'offrir, en ne se détestant pas. Ou en ne haïssant pas l'existence. Je la regarde encore, trop blonde, trop belle, trop parfaite, pour ne pas l'assassiner de mes prunelles impies qui s'assombrissent d'un désir que je ne retiens plus, et je ne laisse aucune place au débat, tandis que ma bouche scelle mon irrépressible envie dans la douceur de son cou que je la force à offrir en resserrant mon emprise sur ses cheveux. Le feu du combat gronde dans mon ventre, la virulence de mes sensations honnies, arrachée à une autre nuit de cauchemar se peint sous mes doigts, qui froissent, dénudent, délivrent son corps avec l'empressement qui ne saurait dorénavant plus se contenir. Le bruit, la foule. Un autre souffle dans mon oreille. Le même appel dans ma tête. Je ne sais plus où je suis, alors que je ferme mes paupières, m'aveuglant dans la frénésie brute qu'elle m'inspire, la prenant pour une autre, tout en ne reconnaissant guère le corps que j'ai appris par coeur. Trop blonde... Trop belle... Je n'aurais jamais dû la choisir. Ma productrice ressuscite, ma colère avec elle, j'ai envie de broyer ce que l'on m'offre pour reprendre le pouvoir. Indianna me domine, posture fatale qui déchaîne des souvenirs que je souhaiterais vomir pour tous les oublier. Mais je ne suis pas passif, pas comme cette nuit-là où je me suis tout interdit pour reconstruire celle qui m'a absolument tout arraché. Non... La jolie photographe se voit mordue, embrassée, effleurées de rares fois, caresses qui atermoient en d'autres appels plus indociles. Je lui laisse à peine le temps d'ôter mon t-shirt qui dévoile ma peau blême, constellée de ces bleus devenus presque noirs, les stigmates de mon combat avec Welsh, qui ne laissa que des vaincus.

Je refuse cependant de la regarder, malgré tous mes défis, je ne parviens pas à totalement l'affronter. Son corps comme tous les autres, marqué, enflammé par des gestes sus par coeur, et tant de fois répétés. Je ne sais si elle s'en rend compte, je renie ainsi même son droit à mieux m'impressionner, aveu d'inexistence, quand un murmure rauque s'abat contre la peau de sa clavicule, filtrant ma frustration, mes mains cherchant à lui arracher ces soupirs que je quémande toujours, qui me rappellent à cette vie éphémère, qui pulse dans mes veines, reconnaissant les prémices de cette euphorie qu'elle est la seule capable de m'apporter. Qu'elle pourrait encore me refuser. Son odeur est troublante, elle se mélange à mes pensées déjà trop habitées par d'autres fragrances... J'essaye d'inspirer plus fort, pour mieux la boire, remplacer Moira, remplacer Isolde, remplacer toutes les autres qui ne furent rien, avant de me surprendre à susurrer à son oreille après l'avoir embrassée de nouveau, tel un amant qui retrouverait une compagne abandonnée. Je la réintègre dans le jeu que je lui ai presque refusé jusqu'alors, l'ironie de cette situation me laisse une amertume profonde, parce que mon corps la cherche, plus intensément qu'au début, alors que mes doigts l'appellent, indiscrets, affamés. A vouloir cette soumission dont je saurais enfin jouer, mes propres déviances bien trop ancrées sous ma peau pour que je ne puisse même les vaincre. Toutes ici, au bout de mes doigts, moi dans sa chair, à chercher une once d'absolution dans son plaisir quand mon être se révulse de recouvrer toutes ses intensités. Celles que je ne peux que chercher chez quelqu'un. Que je ne peux que trouver. Encore. Toujours. Encore. Quand tout devrait s'arrêter :
_ Je ne veux pas faire la différence. Je ne veux pas. Je veux juste oublier. Je veux juste oublier.
Oublier. Une nuit de plus pour que tout s'affadisse dans le plaisir le plus débridé. S'il-te-plaît. S'il-te-plaît...
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