Bienvenue sur le forum.
Nous vous souhaitons une agréable visite sur London Calling.
Changement chez les scénarios !
Des changements ont été effectués dans la partie des scénarios, merci d'en prendre connaissance par ici.
Version #24 & nouveautés.
LC vient d'enfiler sa 24ième version, dont vous pouvez découvrir les nouveautés par ici.
Changement !
Du changement a été mit en place au niveau des règles. Rendez-vous par ici pour en prendre connaissance.
The Thames Bridges Trek !
Enfilez vos chaussures, vous êtes attendus pour The Thames Bridges Trek, qui se déroule par .
Trouver des amis.
Rendez-vous par ici pour trouver vos liens manquants.
Encourager le forum en votant.
Aidez-nous à faire connaître London Calling en votant sur le top-site, merci. Plus d'infos.



Partagez|

lonely together + babi

avatar
fade me away, i won't ever be the same

» Date d'inscription : 08/05/2017
» Messages : 149
» Pseudo : like animals ; noha
» Avatar : bbarnes
» Âge : 32.
» Schizophrénie : julian (stan); theodore (dornan); lyanna (vikander); vince (fernandez)
# lonely together + babi
message posté Ven 13 Oct - 22:45 par Gale Wheeler

will the day tell its secret before it disappears, becomes timeless night. Le diabète ne se manifestait pas. Une maladie silencieuse, m’obligeant presque à espérer une vie normale. Je ne ressentais rien. Mais mon corps se détériorait. Mes yeux. Mes veines. Mes nerfs. Je marchais en titubant dans le couloir, un plateau dans la main, le coeur entre deux chaises. Babi le savait. Mais elle ne remarquait pas mes faiblesses. Ma posture était fébrile. Ma langue avouait le secret, sans articuler les mots. Elle ne pouvait pas me voir tomber. Mon visage effleurait la noirceur du mur. La bar était vide. Les irlandais se laissaient parfois de l’alcool. Et il ne restait plus que nous, seuls contre le comptoir, immobiles dans l’obscurité. Elle me fixait, détaillant ma démarche de son regard étrange. Comme son père, elle voulait me tuer. Je n’étais qu’un imposteur au milieu de son clan. La vérité, elle la connaissait. Ils mentaient tous. Moi, le premier. Elle, en dernier. J’esquissais un sourire en posant les verres sur la table. Les néons de lumière transperçaient ma peau. Je chancelais, ravalant ma bile dans une inspiration profonde. Il faisait froid à Londres. Les vapeurs de la ville troublaient ma concentration. J’étais confus, embrouillé dans mes pensées. Pouvait-elle prendre la fuite ? M’emmener loin des images et du sang. J’en avais assez vu. Je me souvenais de tout. L’anxiété se distillait dans ma bouche. Un étourdissement de mon esprit. Une demie mesure de folie. Ma mère ne comprenait pas. Je me donnais à la mafia qui lui avait tout pris. Je me cachais au milieu de ces assassins pour trouver une justice qui n’existait pas. Mais Babi était mon épiphanie. Une symphonie de chansons. L’histoire ne commençait jamais. Et lorsque je la touchais, sa main me brûlait. Mon âme se déchirait. Il y avait un million d’Hommes en moi. Des soldats, des médecins, des prêtres. Et peut-être que j’avais la rage aussi. Celle de porter son arme et d’appuyer sur la détente. Mon univers tourbillonnait dans le vide. J’oscillais entre l’enfance et l’âge adulte. La douleur était là, aussi obsolète qu’elle puisse être. Je n’avais pas de répit. Je frissonnais en m’accrochant au bord de la caisse. Je succombais lentement. Un monde sans bruits. Sans elle. Je ne voulais pas fermer les paupières. Ma gorge se serrait alors que je basculais vers le sol. La crise n’était pas passagère. Elle était plus forte que tout. « M’achève pas. Je suis trop lâche pour lutter. » Sifflai-je en me tortillant. Je connaissais toutes les causes. J’étais capable de toutes les énumérer. Le stress, le surplus d’activité, mon retard alimentaire… Et la pire de toutes : Babi Costigan. Je la respirais pour que les silhouettes disparaissent. Je voulais le silence. Je voulais la plénitude d’une rue déserte. Mais elle ne venait pas. Les rêves filaient sous les plis des rideaux adossés à la fenêtre. Mon visage était engourdi. L’obscurité se dressait comme un voile sur mes prunelles. L’espace m’enfermait dans les façades grises de l’établissement. Son souffle se consumait sur mes lèvres. Je voulais crier et laisser la douleur. Mais le bruit me rappelait l’échec - le renoncement à tout ce que j’avais accompli. L’ordre des chirurgiens refusait de revenir sur la décision. On me retirait le droit d’exercer. Et avec lui, celui de vivre. Mes cils tremblaient. Et mes yeux n’étaient rien. Des abysses du passé, imprimés sur le cadavre de mon père. Je pouvais l’entendre. Rafael, sauve-moi. Mes mains s’élançaient dans le vide. Mais c’était la pommette de Babi que je trouvais. Je ne pouvais pas le ramener. Je n’avais pas la force de pomper l’air dans ses poumons pour lui rendre la vie. Putain, il avait crevé comme un chien. Pendant des années, il n’avait fait que mourir sur la chaussée.« Papa… » Je délirais. Je le revoyais. Son uniforme brillait sous le clair de lune. Il était si fort - avec sa moustache et son badge d’officier. Il était mon idole. Mon plus grand rêve. J’étouffais en me redressant. La sueur perlait sur mon front. Je ne savais plus me tenir. Elle devait m’emmener à l’hôpital. Vite.
Revenir en haut Aller en bas
lonely together + babi
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

London Calling. :: Zone 1-2-3 :: North London :: Camden Town
Page 1 sur 1
» Such a lonely day ...
» such a lonely day • ROKSANNA
» Where you a lonely boy? (libre)
» Every Lonely Monsters
» Bali Balo dans son berceau...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-