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Dona Nobis Pacem

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() message posté Mar 17 Oct - 15:52 par Jean Marceau
Je n’avais pas dormi, cette nuit. Le regard cave, les yeux pochés et cernés d’une peau légèrement gonflée et aux teintes violacées, j’achevais de lire ce rapport d’un flic canadien sur ma nouvelle cible. Le type ne manquait pas d’un certain talent pour l’écriture quand il s’agissait de raconter des trucs morbides. Je m’étais retenu de fumer, dans ce box. Autant j’appréciais de fumer en plein air, autant j’avais du mal avec les salles de réunion qui puaient la clope ; ça me donnait envie de travailler constamment avec une clope au bec et ça détournait bien souvent mon attention. En revanche, vers six heures du matin, je profitais d’être encore seul au bureau pour ne bosser qu’avec une lampe de bureau braquée sur les écrits mais laissant le reste de la salle dans une certaine obscurité, qui me reposait les yeux. En sus, il n’y avait pas la moindre file d’attente à la machine à café, alors quand je prenais quelques minutes pour digérer ces horreurs dignes de Frankenstein, j’allais remplir mon mug, et l’allongeais une fois revenu au bureau d’une légère rasade issue de la flasque en alu que je traînais dans ma veste depuis deux ans. L’alcool me donnait sommeil, mais j’étais incapable de rentrer me coucher. Les détails de ces affaires, les caractéristiques de ce nouveau monstre, me faisaient tourner en bourrique. Après le briefing de ma nouvelle « partenaire », qui se trouvait être « experte » sur ce sujet, j’avais acquis la même certitude qu’elle ; c’était bien le même détraqué qui était responsable de ces homicides. Et au bout de toutes ces heures, j’avais appris beaucoup de choses sur lui, mais rien a priori qui m’aide à le coincer.


Je termine mon café, savourant l’arrière-goût corsé du whisky écossais bien tourbeux que je buvais en ce moment pour me calmer les nerfs. Fermant les yeux une minute, je singeais une bonne nuit de sommeil que je touchais presque du bout des doigts. Mais sept heures du matin. Les premiers agents et administratifs se pointent au bureau pour gérer les urgences. C’est reparti. Je ne vois pas encore arriver l’américaine, avec le jet lag il y a des chances qu’elle n’arrive que plus tard dans la matinée ; Interpol ne fliquait aucunement pour les horaires et nous laissait maîtres à cent pour cent de notre organisation. Alors que les bureaux alentours se remplissaient, je refermais la porte de notre salle de conf’ reconvertie en bureau, et ouvrais le journal du matin, déjà alimenté par les premières news expresses. Il n’était pas huit heures. Et il n’y avait rien de très intéressant... Pannes à répétition dans le métro, Chelsea qui perd pour la troisième fois d’affilée, les voitures de tout un quartier parées de couronnes de fleur, la visite du président français... Des voitures ornées de couronnes de fleurs ? Je fronçais les sourcils. Je rouvrais l’espèce de mini-condensé d’article tout en farfouillant dans les dossiers épluchés la nuit entière. Pour ce magnat des médias, une centaine de copies d’oscars envoyées par colis volumineux dans son appartement. Pour cette sculpteuse, un bonhomme de neige gigantesque retrouvé tourné vers sa maison dans le square d’en face, l’hiver passé. A chaque fois, une ou deux « incongruités » relevées par les types en bleu. Pas de quoi faire une signature... Mais des couronnes de fleur sur des bagnoles de luxe. Des couronnes comme celles que l’on filait à la sortie de certains défilés de mode ; je me rappelais de ces images vues dans les magazines que lisait ma femme autrefois. Le journaliste y avait vu une « ode » d’un « inconnu » pour la beauté et la sensualité des mannequins des deux agences qui se trouvaient dans la rue.


Intrigué, le sentiment d’être sur quelque chose, je me renseignais sur ces deux boîtes. Quelques noms connus. Des mannequins, dont les atours me laissaient de marbre, pas que je ne m’intéressais plus aux femmes, mais elles étaient anonymisées par l’enquête ; elles n’étaient que des éléments, des cibles potentielles. Je faisais défiler les photos sur mon écran. Jusqu’à tomber sur une jeune femme, arborant un sourire malicieux, coiffée d’une de ces couronnes de gypsophiles rouges. Le même genre qui avait été déposé sur le capot de ces voitures. C’était la seule photo sur ce site où on la voyait, cette couronne. Sans perdre un instant, je me saisis de ma veste, prends mon arme et ma plaque et me mets en route.


Avec les bouchons, j’arrive trop tard au bureau. On m’indique qu’ « Abigail », la fille de la photo, est en shooting pour du make-up à une certaine adresse, que l’on veut bien me donner comme je suis flic. J’ai prétexté une sombre piste de harcèlement sur internet, sans dévoiler le fait que je sois chez Interpol. Ne réfléchissant pas encore à ce que j’allais dire à la jeune femme, je ressentais le besoin de vérifier mon intuition, de me lancer physiquement dans la chasse à ce meurtrier. Cela me submergeait l’esprit, de m’intéresser à ce genre de cas. Je ressentais l’urgence de la situation. Si j’avais raison, si ce n’était pas l’oeuvre d’un quelconque artiste ou fanboy à la dérive, je ne voulais pas louper cette opportunité. Me présentant à l’adresse indiquée, je croise quelqu’un de l’agence de mannequinat qui m’indique que le shooting est dans un appartement au troisième étage de cette résidence de luxe, et qu’elle prévient l’équipe de mon arrivée. Lorsque je suis en haut et que l’on me fait rentrer, rien n’est stoppé, toutefois. Les prises de vues sont en cours, les photographes guident la jeune femme qui se trouve plus loin pour ses postures, ses moues, ses attitudes. J’attends dans le fond, en silence, que tout ce cirque fasse une pause pour poser mes questions. La jeune femme s’avance, finalement. Je me présente, sans tendre la main ni la reluquer comme le font d’autres hommes dans la pièce ; mon boulot n’a rien d’amusant.



| Bonjour, madame. Commandant Marceau. Désolé de vous déranger. | Je suis obligé de lui présenter ma plaque d’Interpol, sur laquelle on observe sur la page d’a côté le liseret bleu/blanc/rouge de la police française. | J’ai quelques questions à vous poser sur une affaire en cours –rien de grave, rassurez-vous-, est-ce qu’il y aurait un endroit ici où je pourrais vous « emprunter » un moment ? |

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() message posté Jeu 26 Oct - 1:40 par Abigail E. Reynolds
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Tout était écrit pour qu’Abigail passe une mauvaise journée. D’abord, elle a renversé son café en prenant son petit-déjeuner, aux aurores. Il s’agit de quelque chose qui ne lui arrive jamais d’ordinaire. Elle n’est pas si maladroite qu’elle veut parfois le faire croire quand elle cherche une excuse pour aborder quelqu’un en soirée. Puis sa douche lui a fait une méchante blague en coupant soudainement l’eau chaude pour laisser le mannequin sous une eau qui l’a glacée jusqu’au sang. Elle n’avait même pas fini son shampooing… Heureusement, l’eau chaude est revenue sans soucis. Ca aurait pu s’arrêter là, mais l’une des bretelles de la robe qu’elle avait choisi de porter pour se rendre au boulot s’est cassée. L’ascenseur n’est pas descendu d’une traite, ce qui a mis Abigail encore plus en retard. Sa voiture a failli être percutée par un bus au chauffeur inattentif. Et d’ailleurs, son chauffeur lui a éternué dessus en lui ouvrant la porte lorsqu’ils sont arrivés au studio… Non, vraiment, un début de journée parfait pour le mannequin.

La malchance s’est calmée pendant qu’Abigail passait au maquillage. Aucune brosse à mascara dans son oeil. Aucune éponge lui chatouillant le nez. Aucune trace de rouge à lèvres sur ses dents. Sa mauvaise humeur a à peine pu passer qu’une rumeur s’est répandue dans l’appartement, les équipes passant le mot qu’un policier était arrivé et avait demandé à monter. Quelqu’un avait-il fait quelque chose de mal ? Abigail repère l’homme en question dont le visage est le seul lui étant inconnu dans la pièce lorsqu’il se pose non loin du photographe. Elle l’a vu malgré le fait qu’elle est aveuglée par la lumière continue des flashs. Quelques poses supplémentaires où son sourire est requis, et elle peut prendre une pause.

A peine Abigail est-elle descendue du tabouret sur lequel on l’avait installée que son assistante et amie s’avance vers elle pour l’informer que le policier est là pour elle. La brunette hausse un sourcil pendant qu’on l’aide à enfiler un peignoir. Elle jette un oeil intrigué au policier qui n’a pas bougé, et décide finalement de s’avancer vers lui après avoir intimé à son assistante de lui apporter un café bien serré. Quand elle arrive à sa hauteur, il se présente sans sommation, ce à quoi Abigail hoche à peine la tête. Elle espère seulement qu’il n’en a pas pour longtemps avec elle, y compris quand elle hoche une nouvelle fois la tête pour l’inviter à la suivre. En se mettant en marche vers l’une des pièces voisines au séjour, Abigail croise le regard de son assistante qui s’affaire à lui faire couler un café près du coin des rafraîchissements. Elle lui montre de la main la pièce où elle compte emmener le commandant Marceau et accélère le pas.

Elle entre en première dans un petit salon non loin de la pièce principale. Deux personnes avec des dossiers s’y trouvent, qui lèvent la tête quand ils voient Abigail s’avancer vers le grand canapé en cuir blanc. Elle leur fait un signe du menton et ils s’éloignent sans se faire prier. Abigail prend leur place sur le canapé et indique au commandant de l’imiter.

- Alors, que me voulez-vous ? demande-t-elle d’une voix un peu sèche.

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() message posté Mer 1 Nov - 21:42 par Jean Marceau
Je me demandais parfois à quoi cela ressemblait, une vie de ce genre. Avoir un travail prenant et exigeant, je savais que c’était. En revanche mon soin de l’apparence se limitait à avoir une gueule à peu près potable, l’air revêche si possible et avoir toujours un costume propre en réserve. Les gens qui vivaient comme ça, qui incarnaient les canons de beauté du monde contemporain devaient vraiment vivre sur une autre planète, sans que cette pensée ne soit péjorative de mon côté. Sur une autre planète parce que pour eux, tout était différent. Déjà, savoir que l’on était beau/belle ou charismatique au point où l’on serait un modèle pour toute une société, ça faisait sans aucun doute un sacré poids sur les épaules. Une responsabilité gigantesque, écrasante. Je me demandais si parmi les filles qui faisaient ce boulot, elles en avaient toutes conscience. Que des tonnes de jeunes gens allaient chercher à leur ressembler. Que d’autres allaient fantasmer sur elles. Je n’en savais trop rien ; je n’avais encore jamais été confronté ni au domaine de la mode, ni à celui des défilés et tout le bordel.


J’avais l’impression d’être aussi déplacé qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine, dans cet endroit où tout était beau et propre. J’eus un sourire sous ma barbe, en pensant à la tronche que ferait le photographe si on lui disait que son shoot de ce matin était annulé et qu’il devait se rendre chez moi. Ca ferait une chouette publicité pour Chivas, cela dit. Et voilà que la jeune femme tout juste recouverte d’un peignoir marche dans ma direction, hoche la tête quand je me présente. Je hausse les sourcils alors qu’elle me tourne déjà le dos. Et ben mon Jeannot, si là tu viens pas de te faire joliment mépriser. Tant pis. C’est le boulot qui veut ça. Pour la moitié de la planète de toute façon, ma plaque induirait toujours que j’étais un connard. Et je rassurerais bien vite l’autre moitié sur le fait que j’en étais effectivement un. J’emboîte donc le pas à la jeune starlette qui m’amène, visiblement au fait de la configuration de l’appartement, jusqu’à un petit salon dont elle chasse en silence les occupants. Bordel de merde, cette nana là doit pas être là pour rigoler vu comment elle s’impose en silence à tout le monde, elle doit être du genre à vous casser des noix entre le coude et l’avant-bras. La voilà qui s’installe et me fait signe de m’installer. Là, je me retrouve bête, j’ai le réflexe naturel de vouloir me faire tout petit, comme si j’étais une souris et elle un chat. Je fronce les sourcils et chasse la sensation. J’en ai cassé des durs, c’était pas le moment de flancher devant une minette.



| Moi ? Rien. En revanche je m’interroge sur ce qu’il s’est passé un peu plus tôt ce matin, vous l’avez vu, ou quelqu’un vous en a parlé ? |


Je montre depuis mon téléphone des photos des couronnes de fleurs qui ont été laissées partout dans la roue, comme s’il s’agissait d’indices pertinents. J’espère que mon intuition est la bonne, sinon j’ai pas fini d’en entendre parler au bureau.


| J’ai des raisons de penser que ce n’est pas un coup médiatique d’une boîte de pub, mais le début d’une arnaque qu’on a déjà vu en Amérique du Nord il y a quelques semaines ; des gens importants du showbiz et de la mode qui se retrouvent appâtés par ces manifestations un peu « énormes » d’admiration et qui finissent dépouillés par un prétendu « fan ». Est-ce que quelque chose vous a paru bizarre, récemment ? Le sentiment d’être suivie, des emails étranges ou des coups de fil sans qu’il n’y ai l’air d’y avoir qui que ce soit quand vous décrochez ? |

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() message posté Dim 12 Nov - 23:24 par Abigail E. Reynolds
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Le commandant ne dit pas grand chose, jusqu’à ce qu’Abigail lui demande ce qu’il lui veut. Cela ne l’offusque pas tant que ça, après tout c’est lui qui vient ici la déranger pendant sa journée de travail, et non l’inverse. Même s’il fait partie de la police, elle n’a pas à lui montrer plus de respect qu’à un tout autre être humain. Abigail s’en moque pas mal à vrai dire, elle n’a rien à se reprocher et n’a eu connaissance d’aucune conquête ou ex petit-ami qui se serait donné la mort ou quelque chose comme ça. Elle sait d’aventure que dans ce genre d’enquête, ce sont les ex qui sont interrogés en premier.

Le policier s’installe docilement à côté d’Abigail, et sort son téléphone de sa poche tout en lui demandant si elle a vu ce qu’il s’apprête à lui montrer. Elle se penche légèrement, et jette un oeil à l’écran qui lui brûle légèrement les yeux dans la pénombre de ce petit salon. Des fleurs, des centaines de fleurs. Abigail fronce un sourcil. Elle n’a jamais vu quelque chose ressemblant à ce qu’il s’est passé là. Elle reconnaît rapidement l’une des rues dans laquelle sa voiture est passée ce matin pour l’emmener à cet appartement. La pluie a abîmé les couronnes de fleurs, tout paraît tellement triste… Elle remonte ses sourcils en une position naturelle et relève son corps avant de secouer la tête. Le commandant a déjà repris la parole en lui annonçant qu’il s’agit du début d’une arnaque. Les sourcils d’Abigail se froncent à nouveau car cette fois elle se reconnaît dans les paroles de l’homme qui lui fait face. Elle hoche doucement la tête, le regard perdu dans le vide, quand le silence prend place.

- Oui… j’ai effectivement reçu des emails et coups de fil pour le moins étranges et inhabituels… répond-elle, presque dans un murmure.

L’agacement a laissé place à l’inquiétude. Celle qui, parfois, au milieu de la nuit, prend Abigail aux tripes sans qu’elle sache pourquoi. Elle la connaît bien, car la brunette rumine énormément et est habituée à ce sentiment. Là, c’est un peu différent, car des événements qui lui paraissaient anodins se transforment tout à coup en quelque chose de plus grave.

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() message posté Dim 19 Nov - 10:46 par Jean Marceau
De la difficulté d’enquêter quand on veut le faire discrètement, sans se presser et sans alerter un témoin ou une future cible potentielle. La jeune femme semblait intelligente, en tout cas. Sans doute le côté cassant ; les gens moins avertis étaient souvent plus ouverts, plus rieurs, du moins c’était ce que me dictait mon expérience. Là les choses étaient un peu différentes ; je ne la sentais pas du tout réceptive à notre petite entrevue, certes au pied levé et en plein milieu d’une de ses sessions de travail mais quand même ; en règle générale les gens étaient souvent inquiets de ma présence, voire simplement curieux au minimum. Ca ne semblait pas vraiment être son cas ; j’avais plutôt l’impression de seulement la déranger. Il en fallait toutefois plus pour me laisser démonter ; j’avais été militaire pendant huit ans sur des théâtres d’opérations dangereux, puis flic à la répression du grand banditisme, et enfin flic à Interpol sur des affaires au moins aussi glauques que l’actuelle. Je mens éhontément, quand je dois mettre le sujet de cette entrevue sur la table. La jeune femme semble réfléchir, sourcils froncés, pendant un petit moment. Et elle me confirme qu’elle a bien reçu quelque chose. Une étincelle d’avidité, de désir d’en savoir plus, s’allume dans mes yeux. Aurais-je vraiment flairé le début d’une piste valable ?


| Des emails et des coups de fil ? Vous en avez gardé une trace ? Si vous pouviez me montrer les contenus, adresses mails et numéros de téléphone… Je n’ai pas encore de mandat mais le voir maintenant, ça pourrait grandement nous aider à serrer le connard qui est derrière tout ça. Si c’est bien notre homme, il ne s’en prend qu’aux belles femmes qui ont de l’argent, c’est ce qui m’a fait vous rencontrer ce matin. Son arnaque… Disons qu’il a ses critères. |


Je note quand même qu’elle semble avoir perdu de sa superbe, en tout cas de son aplomb. D’un coup, elle paraît beaucoup plus jeune, et plus fragile aussi. Ce n’est peut être qu’une impression… Je ne veux pas qu’elle se ferme, mais je veux qu’elle prenne quand même une certaine mesure de la « gravité » de la situation, même si pour le moment je ne peux pas lui dire ce qui peut concrètement la menacer.


| Ne vous en faites pas. Si c’est pas simplement un fan contre qui vous pourrez déposer une main courante, si c’est bien le type que je recherche, je vous protégerais. Maintenant qu’on sait comment il opère, ce sera plus simple pour nous de l’appréhender. D’accord ? |
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