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Who would have thought we would see an Indian state day [feat Jean]

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MEMBRE

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() message posté Jeu 19 Oct - 21:40 par Lorena S. Gennarino
Who would have thought we would see an Indian state day
EXORDIUM.
Avoir un jour de congé en plus que les deux jours de week end était toujours le bienvenu. Cela, en tout cas pour ma part, me permettait de récupérer de ma semaine. Me lever tôt ne me posait aucun problème! J’en avais l’habitude depuis ma plus tendre enfance. Mon père n’aimait qu’on traine trop souvent au lit. Pour lui, le monde appartenait à ceux qui se levaient tôt ! Voilà ce qu’il nous disait très souvent ! Puis il aimait nous rappeler qu’il n’était pas arrivé ou il en était en restant dans son lit jusqu’à midi ! Jusqu’à ce jour je continuais à appliquer son adage favori sans aucun problème. Mais je devais reconnaitre que faire de temps à autre une grasse matinée me plaisait assez bien !

D’ailleurs ce jour-là, je m’étais levée aux alentours de 10h00. Cela m’avait fait du bien de dormir si tard ! J’avais pu récupérer de ma semaine car l’air de rien elle avait assez chargée ! Une fois levée, habillée, et petit déjeuner pris, je décidais d’aller faire un tour en ville ! Et pourquoi ne pas en profiter pour aller rendre visite à ma mère. Je lui avais passé un petit coup de téléphone pour m’assurer qu’elle serait là. Ce qui était le cas, mais elle préférait que je passe en soirée comme cela je pourrais manger un morceau avec elle.

Cela ne m’empêcha pas de sortir quand même. Pour la mi-octobre il faisait encore magnifique. Le soleil brillait, la température tournait autour des 20 degrés. Rien de mieux que pour flirter en ville et faire du lèche vitrine. Oh je n’avais pas besoin de quelque chose. Mais j’aimais passer du temps à regarder les vitrines et il m’arrivait de faire de temps à autre de bonnes affaires. Et ce fut le cas ce jour-là.

Je marchais déjà depuis un bon quart d’heure lorsque je passais devant la vitrine d’une petite vitrine ou je vis un joli petit chemisier de couleur bleu turquoise. Je n’avais pas pu m’empêcher de me l’acheter. J’errais comme cela encore une bonne heure et demie lorsque la faim se fit sentir. Je cherchais un endroit où je pourrais manger un morceau. Je trouvais une brasserie dans un endroit calme et m’installais à la terrasse.

Il y avait du monde mais pas de trop quand même. Une fois installée, je pris la carte et regardais ce que j’allais bien prendre pour manger. Je n’eus le temps de choisir avant qu’un serveur vienne prendre ma commande. J’optais pour une salade italienne et une bouteille de Perrier. Cette dernière me fut apportée assez rapidement. En attendant ma salade, je regardais ce qu’il se passait autours de moi. Mon regard fini par se poser sur une table non loin de moi ! Enfin plutôt sur la personne qui s’y trouvait ! Une drôle de sensation se fit sentir ! J’avais l’impression de l’avoir déjà vu, mais je ne me souvenais plus d’où ! Je dus faire fonctionner ma mémoire un bon moment pour me rappeler qui était cette personne.

Non ce n’est pas possible, cela ne peut pas être cet homme, me dis-je tout en buvant à mon verre.
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Dona Nobis Pacem

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() message posté Dim 22 Oct - 17:03 par Jean Marceau
Je me réveille courbaturé des libations de la veille. Lorsque j’ouvre les yeux, le rai de lumière qui passe au niveau de mon volet mal fermé m’éblouit et me meurtrit les yeux. Je gémis en me retournant dans le lit, mais le chat qui me saute sur le dos achève de me réveiller. Je grogne en me relevant tout à fait, en étirant les muscles de mon dos et mes épaules nouées. Je titube péniblement jusqu’à la salle de bain, où je contemple ma sale gueule pendant quelques secondes. Poches sous les yeux, cernés de teintes jaunâtres et au creux des orbites avec une nuance violacée. Les picots de ma barbe de trois jours ne me grattent pas encore, mais on ne peut plus croire de loin que je suis rasé, la teinte poivre et sel de ma barbe est déjà largement visible. Je ne prends pas le temps de me raser, mais doit prendre le temps de bien me brosser les dents plusieurs fois alors que mon environnement immédiat tangue autour de moi ; je me rends compte que je suis encore ivre malgré les quelques heures de sommeil grappillées en fin de nuit. Peu importe. J’insiste sur mes dents jusqu’à ce que le goût de menthe me donne la nausée, alors que j’ai le ventre vide depuis trop longtemps, mais je ne vais pourtant pas avaler un bout, d’abord je rentre sous la douche pour m’y débarbouiller. L’eau que je fais couler est bouillante et bien vite, mes muscles me font moins souffrir malgré la déshydratation dûe à mon ivresse, et la peau rougit sous l’effet de la vapeur brûlante. Quand je ressors, j’ai presque l’impression d’être un homme neuf. Presque.


Je m’habille à la va-vite avec des fringues que je trouve sur l’étendoir, chemise, cravate nouée à la va-vite et un de mes costumes de boulot les plus confortables ; je sortais pour m’aérer la tête alors que la migraine battait toujours la cadence au niveau de mes tempes, avec une régularité de métronome contre laquelle je ne pouvais pas grand-chose, si ce n’était prendre un cachet et attendre que ça passe. Je prenais deux médicaments que je croquais sans eau pour les faire passer, prit une sacoche avec mes papiers dedans et quittais mon appart’ après avoir laissé à boire et à manger au chat qui semblait frustré que je ne sois pas resté couché plus longtemps.


Je me perds volontairement dans Londres, marchant pour réfléchir. A l’occasion, je m’asseyais un moment, perdu dans la vague. Réfléchissant à la nouvelle affaire qui m’était tombée dessus. Commandant une bière pour chasser le mal de tête, je commençais à relire mes notes et les comptes-rendus d’un enquêteur canadien sur ce mystérieux tueur en série et les sévices qu’il avait infligé quelques semaines plus tôt à une jeune femme de Toronto. Savourant la mousse tout en grignotant des bouts de fromage ou de charcuterie commandés pour me remplir un rien l’estomac, je me perdais dans ces notes funestes et largement écoeurantes… Jusqu’à ce que je sente un regard peser sur moi. Relevant un regard fatigué bien qu’alerte, je regardais alentours. Et vis une jeune femme me dévisager. Elle me disait quelque chose. Oh, mais ouais… Un peu gêné, j’abandonnais mes papiers et les remis en vrac dans la sacoche, posée sur la chaise abandonnée à côté de moi. Je la laissais là, confiant dans le fait qu’il y avait du monde autour.



| Oh, Lorena, salut. Désolé, je t’ai pas vue arriver et pour être honnête je t’ai pas reconnue tout de suite. |


Je me savais de la pire compagnie possible, mais je savais rester poli. La dernière fois que je l’avais vue, ça remontait à une affaire quelques années plus tôt. Elle m’avait filé un sacré coup de main pour arrêter des trafiquants d’ivoire… Je ne lui avais pas demandé comment ça allait, pour éviter qu’elle me le demande à son tour.


| C’est marrant qu’on se croise, tiens. Y’avait une chance sur combien ? Comment vont tes « protégés » ? |
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MEMBRE

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() message posté Jeu 26 Oct - 13:26 par Lorena S. Gennarino
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La plupart du temps quand j’étais en congé, j’en profitais pour ranger mon appartement, aller faire des courses. Bref tout ce que je n’arrivais pas à faire lorsque je travaillais. Et c’était seulement lorsque tout cela était fini que je m’octroyais du temps libre. Mais aujourd’hui, j’avais envie de souffler, de prendre du temps pour moi, de profiter des quelques derniers rayons de soleil qui brillaient sur la ville de Londres. En plus de faire beau, il faisait bon et on ne pouvait pas passer à côté de cela.

Comme je n’étais pas quelqu’un qui aimait aller se poser dans un endroit et lire, même si c’était un passe-temps que j’appréciais. Je préférais marcher, faire du lèche vitrine, bref voir du monde ! Pourtant j’en voyais tous les jours au zoo, mais ce n’était pas la même chose. En effet quand je travaillais, les gens avaient le temps de flâner dans le parc, d’admirer nos animaux, ce qui pour moi n’était pas le cas, puisque je devais veiller à leur bien-être, à ce qu’ils ne manquaient de rien. Puis en plus de cela, je devais également préparer les spectacles avec les otaries, donc pas beaucoup le temps de trainer. Mais par contre en ville, là c’est moi qui avais du temps ! Je flânais dans les rues de Londres et je regardais les vitrines à mon aise. Par contre les gens qui se trouvaient en rue, n’avaient pas contre pas le temps de trainer puisque pour la plupart s’était une journée de travail. Mais cela ne me dérangeait pas le moindre du monde. Je parvenais à circuler sans me faire bousculer.

Mais après avoir erré un bon moment, je devais reconnaître que me poser un peu me faisait du bien. Puis je commençais à avoir faim. Même si il y avait du monde, l’endroit que je venais de choisir me convenait. J’avais dû faire un choix rapide pour mon repas, mais cela m’avait laissé du temps pour jeter un regard autour de moi. C’était comme cela que j’avais aperçu l’homme qui se trouvait non loin de moi. Cet homme qui me disait quelque chose, que je finissais par reconnaître et pourtant j’avais l’impression que ce n’était pas lui ! Ce fut au moment où il se levait pour venir vers moi que je le reconnu.

« Jean ! Bonjour. Pas de problème, je n’étais pas certaine que c’était bien toi. »

Pourtant j’avais une bonne mémoire des visages ! Même si cela remontait à quelques années, lorsque je l’avais aidé lors d’une affaire de trafic d’ivoire. Ce qui n’était pas ma spécialité.

« Oui en effet, c’est marrant surtout après autant d’année. Je pense qu’il y avait une toute petite chance pour qu’on se rencontre. Mes petits protégés se portent à merveille, comme tous les autres animaux du zoo d’ailleurs ! Et toi toujours chez Interpol ? »

Je ne savais pas trop quoi dire, il avait peut-être changé d’emploi depuis tout ce temps. Le voyant ainsi debout devant moi, je décidais de lui proposer de joindre à moi ! Cela serait plus sympathique.

« Si tu as le temps, tu peux te joindre à moi si tu veux. »

D’un signe de tête je lui montrais le siège libre devant moi.
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Dona Nobis Pacem

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() message posté Mer 1 Nov - 22:23 par Jean Marceau
Depuis combien de temps ne l’avais-je pas vue ? Des années. A l’époque, tout allait bien. Ma carrière suivait son cours et j’allais probablement finir à la tête d’une des directions de département de ma structure. Ma femme était chef de tout son service. Tom grandissait à vue d’œil, on parlait d’en avoir un deuxième. Revoir Lorena me remettait devant tout ce que j’avais perdu, en finalement si peu de temps. Ce n’était pas quelque chose sur lequel je pouvais revenir, tout ce que j’avais vécu ces dernières années. Mais revoir quelqu’un de « neutre » par rapport à toute cette histoire, ça me foutait les boules ; j’avais de nouveau l’impression de pouvoir contempler ma vie de l’extérieur, de son point de vue à elle, au travers de son regard noisette. Et les ruines que j’y voyais ne me plaisaient guère. Qu’importe. Je suis destabilisé par ces retrouvailles. Nous n’étions pas amis avec Lorena, pas au sens strict du terme, et il n’y avait jamais rien eu entre nous. Mais entrer en relation comme nous l’avions fait, dans le cadre le plus strict d’une enquête d’Interpol avec son lot de dangers, d’incertitudes et de pression, ça ne pouvait que créer une sorte de lien un peu indéchiffrable car il n’était ni de l’affection ni de l’attirance –je voyais toujours les témoins dans mes enquêtes comme des personnes aséxuées, des compagnons éphémères-, mais il se basait malgré tout sur une certaine forme de compréhension mutuelle et de confiance. J’ai un vague sourire gêné quand elle dit avoir peiné à me reconnaître.


| Tu m’étonnes. Si toi tu n’as pas changé et que tu es toujours radieuse, le temps a eu plus d’effets sur moi. |


Plus de blanc qu’auparavant dans les cheveux et dans la barbe, qui elle, restait bien plus souvent apparente et mal rasée qu’autrefois, où j’étais le plus souvent tiré à quatre épingles dans mes costumes et rasé de frai. Ce temps-là était révolu. Si je m’habillais toujours de costumes de boulot assez classieux au regard de mon rang hiérarchique et de ma profession, je me baisais aujourd’hui moins sur la perfection professionnelle de mon apparence que sur la praticité, et me raser m’emmerdait plus qu’autre chose aujourd’hui. La jeune femme semble amusée de me revoir. Son amusement sincère et désintéressé me fait sourire ; elle est gentille. Ca m’avait marqué jadis, quand j’avais déjà bossé avec elle. Mon sourire se fane quand elle me demande si je suis toujours à Interpol.


| Ravi de le savoir. J’ai toujours pris un plaisir un peu sauvage à arrêter les méchants, quand ils s’en prenaient physiquement à des gens. Mais à de pauvres bêtes qui n’ont rien demandé à personne ça m’avait rendu furieux, à l’époque. Et oui, toujours à Interpol. Il paraît que je suis bon à ça. | dis-je, un peu sarcastique


Ce n’était bien évidemment pas contre Lorena que je dirigeais mon sarcasme, mais contre tout le monde ; supérieurs, médias, mon ex-femme aussi. Je n’avais jamais été bon qu’à ça ; traquer des gens qui avaient fait quelque chose de mal. Et elle m’invite. Interdit l’espace d’un instant, je pose ma sacoche entre mes jambes et me cale sur le siège qu’elle me désigne.


| Oh ben oui, avec plaisir si ça te dérange pas. Ca me fera du bien de manger avec quelqu’un. |


Ok Jean, tu t’aventures sur un terrain glissant, sois pas flippant.


| Tu allais commander quoi ? |


Autant essayer de paraître normal alors que mon regard cherche déjà, naturellement, la carte des boissons.
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() message posté Sam 4 Nov - 15:58 par Lorena S. Gennarino
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Je ne savais pas encore pourquoi, mais quelque chose en moi me disait que j’avais bien fait d’opter pour cette balade et surtout de m’arrêter pour manger un morceau. En tout cas, en me levant ce matin, j’ignorais encore que je reverrais une personne rencontrée il y a quelques années. Lorsque j’aperçus cette personne, il m’avait fallu du temps pour le reconnaitre ! Bon d’accord, il avait pris de l’âge depuis que je l’avais rencontré pour la première fois, mais ce n’était pas que cela, il y avait autre chose qui faisait que je ne l’avais pas reconnu de suite ! Par contre, je n’avais pas oublié les circonstances de notre rencontre ! En effet, j’avais dû l’aider dans une enquêté pour Interpol ! Moi qui ne connaissais rien dans ce domaine, j’avais eu de la chance de tomber, sur un enquêteur bien sympathique. Un lien étrange s’était lié entre nous, mais je ne savais pas lui donner de nom ! C’était peut-être juste un simple lien entre un enquêteur d’Interpol et une personne qui les aide ! Mais je n’en étais pas certaine !

« Oh c’est gentil merci pour ce compliment ! Oh mais à part quelques cheveux blancs et peut être quelques rides, je trouve que tu n’as pas trop vieilli. C’est peut – être à cause des années qui ont passées depuis la dernière fois que l’on s’était vu. »

Son compliment m’avait bien fait plaisir ! Maintenant que je le voyais de plus près, je trouvais que oui, il avait pris quelques rides à causes des années qui passent ! Mais il n’y avait pas que cela ! Autre chose l’avait rendu différent ! Son regard n’était plus le même, il avait l’air comme éteint, même sa manière d’être habillé avait quelque chose de différent ! J’ignorais ce que cela pouvait bien être mais cela ne me dérangeait puisque j’allais un peu plus tard, lui proposer de partager ma table.

« Je suis comme toi, je ne supporte pas qu’on fasse du mal à des êtres sans défenses ! Que cela soit des humains ou des animaux ! Encore que, les humains peuvent encore arriver à se défendre, ce qui n’est pas le cas des animaux ! C’est à cause ou grâce à cela que je n’ai pas hésité à t’aider à cette époque pour ton enquête. Et que je n’hésiterais pas si cela devrait se reproduire ! Contente d’entendre que tu sois toujours à Interpol. Tu dois être toujours un aussi bon élément pour qu’ils aient décidé de toujours t’avoir avec eux. »

Je me souvenais bien que ce qu’on faisait aux animaux et surtout à ces pauvres éléphants, l’avait rendu furieux ! Par moment, j’avais peur qu’il ne commette un impair pouvant faire rater l’enquête mais non il avait su se contenir ! Dans mes souvenirs, Jean était un excellent enquêteur et je n’étais pas étonnée de le savoir toujours au service de la Justice… Je n’avais pas fait attention à son air sarcastique lorsqu’il termina sa remarque ! Pourquoi ? Ben tout simplement parce que je lui avait proposé de prendre place à ma table.

« Bien sûr que non cela ne me dérange pas du tout, sinon je ne te le proposerais pas. Ah bon ? Ce n’est plus le cas ? »

Euh je crois que cela ne me regarde pas du tout ! Mais cette phrase me perturbait un peu car si je ne me trompais pas, il avait une femme et un petit garçon à l’époque où l’on s’était rencontré ? Cela avait-il changé ?

« Euh oublie ma question, cela ne me regarde pas, j’ai été indiscrète sur ce point. »

Heureusement pour moi, la conversation dévia sur le repas.

« Je viens juste de commander une salade italienne et un Perrier ! Tu sais déjà ce que tu vas prendre ? Je peux appeler le serveur ? »

J’avais pris quelque chose de léger car le soir même j’allais manger chez ma maman et il valait mieux avoir l’estomac vide si on voulait avaler tout ce qu’elle avait préparé.
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Dona Nobis Pacem

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() message posté Dim 5 Nov - 11:10 par Jean Marceau
J’avais l’impression de ne pas être naturel, en cet instant précis, avec Lorena. D’ordinaire, j’étais plutôt un gars revêche. Peu patient avec les gens. Utilisant le sarcasme et l’ironie à tour de bras, toujours à coller une certaine distance avec les gens. Ce n’était pas tant que je n’aimais pas les gens, que simplement je ne savais plus leur parler. Depuis la mort de Tom, les choses avaient largement dégénéré et avaient fini par échapper à tout contrôle. Je parlais mieux avec mes poings qu’avec ma bouche, et si j’étais plus efficace que jamais dans mon boulot, on ne pouvait pas vraiment dire que j’avais beaucoup d’amis qui gravitaient autour de moi, c’était même plutôt tout le contraire. Mais j’imaginais que c’était comme ça ; je ne pouvais pas faire grand-chose contre cet état de fait, c’était clair à mes yeux que les épreuves traversées m’avaient changé à tout jamais. J’ai un mince sourire lorsque la jeune femme me complimente en me disant simplement que j’avais un peu vieilli mais pas trop.


| Merci, tu es gentille. |


Bien qu’un peu complaisante. J’avais conscience d’avoir une sale gueule, et ça durait depuis deux ans. Depuis cette soirée de novembre, où mon fils était mort après des heures d’agonie dans un hopital londonien, son petit corps brisé par l’accident de voiture qui avait fini par avoir raison de lui. Quoiqu’il en soit, mon air sans doute peu avenant ne retient pas la jeune femme, qui m’invite à prendre place auprès d’elle. Je note rapidement qu’elle est toujours autant passionnée par la cause animale, par la défense de ses protégés. J'opinais du chef. Quelque part les humains pouvaient se défendre, encore que travailler sur du rapt ou la mort d’enfants par exemple, restait particulièrement éprouvant pour moi mais je n’avais pas le choix. J’ai un sourire un peu énigmatique quand elle me dit que je dois être un bon élément.


| Oui, je n’ai jamais aimé les profiteurs de créatures plus faibles. Ces trafiquants d’ivoire ont pris cher pour leurs actes, et c’est une bonne chose. Ce n’était pas une affaire commune, pour nous, mais heureusement les receleurs sont les mêmes peu importe le type de marchandises. Mais oui, je bosse bien. J’en ai mis, de sales types derrière les barreaux. Mais je pense que ma hiérarchie ne voit pas toujours cette efficacité d’un bon œil. Enfin, c’est la vie. |concluais-je en haussant les épaules.


Je ne voulais pas rentrer dans les détails de mes rapports compliqués avec ma hiérarchie. Ca ne regardait pas Lorena et ça pourrait très bien se retourner contre moi. Je comprends sa question. J’arbore un sourire un peu forcé, un peu poli. Je ne voulais pas remuer tous mes souvenirs et mes sentiments que je préférais étouffer à grand renfort de bourbon, mais si je clarifiais tout de suite ma situation, ça irait mieux après.


| Pas de souci, tu ne pouvais pas savoir. Je suis divorcé, maintenant. Ma femme et moi n’avons pas trop su surmonter un év… Nous avons perdu notre petit garçon. Il y a deux ans. |


Je détourne le regard, fuyant le sien, pour me concentrer ostensiblement sur la carte et ce qu’elle proposait. Je fais un signe de tête à la jeune femme lorsqu’elle me demande si elle peut appeler le serveur. Lorsqu’il se présente, je le salue et lui commande un plat de pâtes en sauce et une pinte de bière pour l’accompagner. J’essayais de faire diversion maintenant, regardant à nous ma vis-à-vis pour parler d’elle plutôt que de moi ; ce serait infiniment moins dur.


| Et toi, tu as trouvé quelqu’un ? Il doit bien y avoir des soigneurs animaliers ou que sais-je, pas mal d’hommes en tout cas dans ta branche ? Des aventuriers, des mecs empathiques aussi, pour être bien avec les animaux. |
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() message posté Lun 20 Nov - 21:22 par Lorena S. Gennarino
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J’avais été sincère en lui disant qu’il n’avait pas trop vieilli! C’était pour moi ce que je pensais. S’il y avait quelque chose qui avait changé ce n’était pas à cause de son âge ! La raison devait être tout autre. Mais je ne parvenais pas à savoir quoi ! Peut-être une surcharge de boulot ! Une enquête trop longue et difficile, allez savoir !

« Non je suis sincère. »

Je lui avais souri en lui répondant. N’empêche cela me faisait bizarre de le voir ! Cela remontait à tellement longtemps notre partenariat pour cette enquête que je n’avais jamais pensé que je le croiserais un jour à Londres !

On avait parlé par la suite de cette enquête où je l’avais aidé. Je ne supportais pas qu’on puisse faire du mal à un animal et encore plus qu’en s’était pour un trafic ! C’était donc sans hésiter que j’avais accepté de l’aider à coincer les trafiquants ! Bien entendu en restant à ma place ! Je ne voulais pas jouer les justicières. Je lui donnais les informations qui pouvait l’aider et lui se chargeait de l’enquête et des arrestations.

« C’est une très bonne chose si ces horribles trafiquants ont pris cher pour leurs actes ! Ils n’ont eu que ce qu’ils méritaient. Je suis bien contente que vous avez pu démonter ce trafic ! Mais je ne suis pas certaine que cela va s’arrêter un jour ! Ces sales types, comme tu dis, doivent maintenant regretter d’être tombé sur toi ! »

Par contre, je ne comprenais pas trop ce qu’il voulait dire avec que sa hiérarchie ne voyait pas toujours cette efficacité d’un bon œil !? Enfin, tout le monde n’avait pas une hiérarchie comme la mienne ! Puis on ne pouvait pas toujours s’entendre avec tout le monde, mais avec ses supérieurs ! Le principal était de faire du bon boulot !

« Ah je suis vraiment désolée pour toi et ta femme, un divorce n’est jamais facile ! »

Il était donc divorcé ! En effet, je ne pouvais pas le savoir ! Je ne la connaissais pas mais je me souvenais que Jean était quelqu’un d’heureux, d’épanoui quand je l’avais rencontré. Mais cela ne pouvait pas être son divorce qui le rendait si fermé ! Mais je compris bien vite la raison de ce changement chez lui !


« Oh Jean, je suis vraiment désolée pour toi ! Je… »

Je ne savais quoi dire ! La perte d’un enfant était quelque d’insupportable, quelque chose dont on ne se remet jamais ! Je comprenais mieux maintenant ce changement radical chez cet homme. J’avais pu par contre retenir les larmes qui me montaient aux yeux. Jean n’avait pas besoin de cela ! D’ailleurs, je le vis détourner son regard du mien et je le comprenais. Je ne revis son regard que lorsqu’il eut commandé son repas.

« Euh moi ??? Non je n’ai hélas trouvé personne ! Cupidon a dû m’oublier. Pourtant ce n’est pas le nombre de soigneurs hommes qu’on peut trouver dans le zoo, mais pas un qui a attiré mon attention. »

J’avais bien eu quelqu’un dans ma vie, mais cela n’avait duré longtemps ! Et le seul soigneur que j’appréciais était Samaël, mais c’était un ami. Comme j’avais déjà eu mon verre d’eau, j’en avais profité pour boire une gorgée…
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