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Who would have thought we would see an Indian state day [feat Jean]


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MEMBRE

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() message posté Mer 24 Jan - 19:09 par Lorena S. Gennarino
Who would have thought we would see an Indian state day
EXORDIUM.
Le serveur venait d’apporter la commande de Jean. Maintenant, on avait chacun nos boissons, je ne serais plus mal à l’aise de boire devant lui! En le voyant boire une bonne gorgée à son verre, on ne pouvait pas nier qu’il avait soif ! Sur le coup, en le regardant, on ne pouvait voir qu’il avait un problème avec la boisson, ni qu’il était abimé à l’intérieur. Il donnait l’impression d’être un homme fatigué plus par le boulot et que par la vie. Mais bon l’air de faisait pas la chanson !
On n’avait pas pu éviter de parler de l’affaire des trafiquants, cela pour laquelle on avait travaillé ensemble. Et le fait de savoir qu’ils passeraient une très très longue période derrière les barreaux ! Et c’était l’endroit où ils devaient se trouver.

« Hélas c’est vrai tu as raison ! Il y aura toujours des criminels, quoique l’on fasse, ils seront toujours là et agiront à chaque fois pour un but bien précis ! Heureusement qu’il existe des gens comme toi pour essayer de les empêcher d’agir ! »

Même si cela ne devait pas être facile pour lui et ses collègues, c’était quelque de bon d’avoir des agents pour veiller sur notre sécurité et empêcher ces gens pas très nets d’agir ! Mais il y en avait tellement que cela ne devait pas arranger les choses pour les forces de l’ordre

Son compliment m’avait fait plaisir et m’avait touché ! Puis cette confiance en moi, était étonnante car on ne connaissait pas vraiment ! Puis c’était chose rare autour de moi, car à part ma mère et mon frère, je ne connaissais pas beaucoup qui avait cette confiance. Mais au fond, il y avait sûrement le fait que je n’étais pas tombé sur la bonne personne.

« C’est le côté moins cool de ton travail je suppose ? Vous avez énormément de dossiers à traiter ? Il y a tant de grands criminels à arrêter ? En tout cas courage à toi avec tous tes papiers ! Tu n’es pas le seul à avoir faim ! Je déjà commandé mon repas, mais tu peux peut-être commander le tien et on pourrait manger ensemble, tu en penses quoi ? »

Cela me faisait bien plaisir de le revoir et pourquoi pas manger un morceau ensemble. Je regardais Jean, attendant sa réponse avant d'appeler le serveur.
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Dona Nobis Pacem

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() message posté Dim 4 Fév - 17:11 par Jean Marceau
J’essaie de m’empêcher de tout boire trop vite, ça me forcerait à commander plusieurs fois et je ne voudrais pas passer pour le dernier des alcooliques sans raison. Même si c’était la vérité, au final. J’essayais de me détendre en peu en bonne compagnie, auprès d’une jeune femme que j’estimais et qui visiblement, ne semblait pas forcément moins solitaire que moi alors qu’elle était toujours célibataire, et toujours en train de parler et d’échanger à propos de ses petits protégés. Je ne la jugeais pas ; on avait tous nos raisons d’être ce que nous étions. Moi, j’avais été fait comme ça, et je n’avais pas été aidé par la vie pour être un peu plus sain d’esprit. Alors forcément, quand on passe un cap… En tout cas, je notais que la jeune femme ne nourrissait pas beaucoup d’illusions sur l’utilité et la finalité de mon boulot, qui ne visait certainement pas à éradiquer le crime, mais simplement à le juguler, et quand c’était possible, à l’empêcher. Mais on ne pouvait pas toujours viser juste, dans ce type de métier… Je hoche la tête. « Heureusement qu’il y a des gens comme moi »… Je ne l’aurais sans doute pas dit comme ça, vous pouvez me croire. D’un autre côté, tous les flics n’étaient pas forcément comme moi, et ça, c’était tant mieux. Je hochais la tête en guise de remerciement à ses bonnes paroles.


| Tu es gentille. |


Ce n’était pas la première fois que je le lui disais, et ce n’était pas plus faux pour autant. C’était la plus stricte vérité ; rarement j’avais rencontré personne aussi dénuée de méchanceté que Lorena. Je pouvais me tromper, sur son compte. J’étais très loin d’être un exemple, mais connaître les gens, c’était un peu à la base de mon boulot et je ne pouvais pas nier que mon métier m’avait donné une certaine connaissance, souvent presque instinctive, de l’âme humaine. Je savais que la jeune femme était sincère, et c’était donc un beau compliment. Ca ne changeait rien au fait que je connaissais malgré tout la vérité, sur moi-même aussi bien que sur les autres. Rien n’était jamais aussi beau et parfait qu’on pouvait le dire. La jeune femme continue de me parler, du nombre de dossiers et du genre de criminels que je pouvais être amené à pourchassé. Et elle me demanda si je voulais commander un repas. J’acquiesçais, et interrompais un serveur, qu’il me ramène un plat de pâtes en même temps que le plat de ma vis-à-vis.


| Avec plaisir, je te remercie. Mais tu es sûre de vouloir parler de mon boulot ? C’est pas super ragoûtant, tu sais. En ce moment on est sur un tueur, qui vient d’Amérique. Un type assez mystérieux. Mais tu n’as pas idée du nombre de malades qui se baladent dans la nature… La plupart ne passe jamais à l’acte, mais il suffit parfois d’une pichenette du destin… |


On nous dépose déjà les plats, et je m’écarte pour que les assiettes puissent être posées.


| Changeons de sujet ; ce n’est pas très ragoûtant. Et toi, tu bosses sur quoi, plus spécifiquement, ces derniers temps ? |

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MEMBRE

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() message posté Mer 14 Fév - 21:36 par Lorena S. Gennarino
Who would have thought we would see an Indian state day
EXORDIUM.
Je ne pouvais pas me détacher de son air fatigué! Il donnait l’impression d’avoir travaillé jour et nuit sur une affaire délicate et qui demandait qu’on passe beaucoup de temps dessus. Bon il m’avait annoncé qu’il avait divorcé avec son épouse et que cela était suite à un évènement ! Cela pouvait aussi être la raison de la fatigue que je pouvais voir chez Jean ! Mais hormis cela, il me paraissait quand même en bonne santé, je ne devais donc peut-être pas trop me tracasser sur ce point !

Son compliment sur le fait qu’une fille comme moi devait trouver facilement chaussure à son pied et que cela devait être le fait que je n’avais pas eu de chance ! Oui mais surtout que je n’étais pas tombée et surtout croisée la bonne personne ! Même si comme la plupart des personnes, j’avais besoin d’avoir quelqu’un dans ma vie, une personne avec qui partager pleins de moments agréables, pleins de choses qu’un couple partage ! Oh rassurez-vous, je n’étais pas désespérée non plus. En attendant, et j’espérais que cela ne serait plus trop long, je passais mon temps et me concentrais sur mes petits protégés.

Ce qui était marrant c’est qu’en reparlant de l’affaire sur laquelle je l’avais aidé, j’avais eu l’impression que cela datait d’hier ! Je me souvenais encore très bien de cette période. Même si la raison qui m’avait amené à l’aider était quelque chose de très moche, j’étais bien contente d’apprendre que les coupables se trouvaient derrière les barreaux. J’en avais profiter de cette discussion pour lui signaler qu’avec des personnes comme lui d’autres criminels se trouveraient bien vite aussi en prison.

« Mais cela était sincère ; Même si je ne suis pas naïve et que je sais que certains d’entre eux arriverons à passer à travers les mailles du filet ! »

Enfin, c’était ainsi qu’était fait notre beau monde et on devait faire avec. Je lui avais par la suite proposé de manger avec moi ! C’était plus agréable de prendre un repas à deux que tout seul ! Il aurait refusé mon invitation, je ne lui en n’aurais pas voulu. Mais je fus bien contente de le voir commander un plat de pâtes qu’on devait apporter avec le mien.

« Ben oui pourquoi ne pas parler de ton travail ? C’est intéressant, non ? Je ne pense pas que tu souhaites me parler de toi ? Si ? »

Je ne voyais que son travail comme sujet de conversation ! Il avait été vague sur un élément de sa vie, j’en avais déduis qu’il ne souhaitait par aborder ce côté.

« Non c’est vrai qu’on n’a pas idée du nombre de malades qui se ballades dans nos rues ! Mais tu penses qu’on ne craint rien avec cet homme ? »

Même si peu d’entre eux passaient à l’acte, je voulais quand même être rassurée. Je venais à peine de terminer ma phrase qu’un serveur vient nous apporter nos plats respectifs ! Après remercier ce dernier, je reportais mon attention sur Jean pour lui souhaiter un bon repas.

« Je bosses sur quoi ? Ben nous avons reçus dernièrement de nouveaux petits pensionnaires. De jeunes pingouins, qui après une mise en quarantaine quelque peu mouvementée, ont pris leurs marques dans leur nouvel enclos. Tu devrais les voir quand on arrive avec les poissons. »

Il avait raison en disant que ce n’était pas très ragoutant et je n’avais pas prolongé la discussion sur son boulot ! On avait donc bifurqué sur le mien ! La dernière chose que j’avais fait d’important, était l’accueil de nos nouveaux petits pensionnaires. Commençant à avoir faim, je profitais du silence qui s’était installé pour commencer à manger.
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Dona Nobis Pacem

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() message posté Dim 4 Mar - 21:52 par Jean Marceau
Faire un vrai repas au restau, ça me fera du bien, sans nul doute. Je n’avais plus vraiment pris le temps de me « soigner » en deux ans, de me faire à manger correctement. Je n’avais jamais été un cordon bleu, de toute manière. A l’époque de notre mariage, Gia disait toujours bien aimer quand je cuisinais, mais je savais objectivement que je ne réussissais pas toujours les trucs un peu ambitieux que j’entreprenais et je savais aussi que mon gamin, lui, avait largement préféré le côté un peu exubérant de ma cuisine plutôt que la qualité concrète des aliments que je lui faisais avaler. Il était du genre à se poiler, le marmot, quand il soupoudrait de fromage un plat conceptuel qui n’existait que dans les contraintes propres à notre frigo. Et il répétait à qui voulait l’entendre que comme son père, ancien militaire, il était devenu un pro en « improvisation ». Pendant à Tom me fendit le cœur un peu plus, mais je me gardais une contenance en me foutant le nez dans ma bière, qui me permettait de masquer mon embarras, ma gêne.


On aborde des sujets très différents, avec Lorena. Le boulot. La vie. Ses amours. En évitant soigneusement les miens, puisque j’étais divorcé. Et je pouvais pas forcément parler en détails de mon boulot ; je n’avais pas le droit de commenter des affaires en cours, même dans la sphère privée d’un déjeuner comme celui-là. Quoiqu’il en soit, la jeune femme a le travail de la justice à cœur, et elle ne pouvait qu’être respectée pour cela. Je ne pouvais en tout cas qu’acquiescer à ses paroles ; quoiqu’on fasse, on tapait toujours dans l’eau à un moment où à un autre. La moyenne de taux de réussite, selon les types d’enquêtes, oscillait entre 20 et 60% seulement, alors imaginez le nombre de criminels en liberté…



| Oh oui, y’en a masse. Mais bon, on fera toujours ce qu’on peut… |


Rien ne sert de polémiquer sur le sujet. La civilisation humaine a des milliers d’années au compteur, depuis qu’on est sortis de la fange qui nous avait vus naître, mais ça nous empêchait pas de jamais avoir trouvé le remède au crime. La jeune femme me demande de parler de mon travail, et elle n’a pas tort non plus quand elle dit que je ne voudrais probablement pas parler de ma situation personnelle. Je haussais les épaules à sa question suivante.


| C’est que de mon boulot, j’ai pas super le droit d’en parler. Ou alors, en termes assez vagues. Mais non, je pense pas que tu risques grand-chose. Sois quand même prudente, on sait jamais. La prudence sera sûrement inutile dans ce cas-là, mais elle ne l’est jamais au quotidien, dans le monde dans lequel on vit. Et pour le reste, ma vie perso est un champ de ruines depuis deux ans. Y’a pas grand-chose à en dire, tu peux me croire. |


Surtout que Londres avait une très vieille histoire criminelle. Nos plats arrivent et on attaque directement, après s’être mutuellement souhaité bon appétit. Elle me parle de pingouins, de quarantaines et de poisson. Je pique dans mon plat, et commence à mâcher. L’habitude de manger un peu rapidement, je commençais à attaquer sérieusement mon assiette.


| Des pingouins ? Sérieusement ? Punaise, ça rigole pas. Je pensais que vous aviez un type d’animaux spécifique à vous occuper, et pas que tu pouvais passer du coq à l’âne comme ça. Ca doit être passionnant, en tout cas. Ca te permet de pas trop rentrer dans la routine, quoi. |

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() message posté Sam 24 Mar - 18:15 par Lorena S. Gennarino
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Je n’avais pas envie de manger à la maison, c’était pour cela que je m’étais arrêté ici. Puis je savais que leur salade italienne était à tomber par terre! N’étant pas fan de manger toute seule, je m’étais préparé à le faire cette fois ! Mais c’était sans compter sur la rencontrer avec Jean, une rencontre qui tombait bien ! Oh pas parce que je n’allais pas manger toute seule, mais parce que je pouvais revoir une personne dont j’avais eu la chance de faire la connaissance quelques mois plutôt. La raison de notre rencontre était due au boulot, mais depuis que l’enquête sur laquelle je l’avais était terminée je m’étais demandé ce qu’il devenait.

Je n’avais pas pensé que le jour où je le reverrais, je le trouverais si différent, si fatigué. Bon c’était peut-être dû à son travail, il devait avoir des enquêtes qui devaient lui prendre énormément d’énergie. Mais bon avec un employeur comme le sien, c’était un peu normal. On avait entamé une discussion très variée, elle était passée par notre travail respectif, nos vies, et nos amours ! Sujet que je n’aimais pas trop abordé ! Disons que comme c’était le calme plat je n’avais pas trop envie d’en parler. Et je pense bien que c’était le cas aussi pour Jean. Il évitait très habilement également d’aborder ce sujet !

Il avait raison, il y avait trop de criminels dans notre monde et beaucoup d’entre eux arriveront à passer entre les mailles du filet et ne seront pas ennuyer par les forces de l’ordre. On devait faire avec et rester attentif à ce qui nous entourait tout en continuant à vivre notre vie comme-ci de rien n’était !

C’était vrai qu’il n’avait pas le droit de parler d’une de ses affaires en cours ! Et je le comprenais parfaitement ! Cela pouvait lui poser des soucis que cela soit avec ses supérieurs et tout simplement au niveau de l’enquête. Le fait de l’entendre me dire que je ne devais pas trop me tracasser, me rassurait.

« Je serais prudente quand même, promis, et merci à toi de me rassurer. Je suis navré pour toi que ta vie perso ne soit pas toute rose. Et pour ton boulot, je comprends bien. »

Je comprenais mieux maintenant pourquoi il ne voulait pas trop parler de sa vie privée ! Et ayant senti que ce n’était pas de sujet de conversation de prédilection, je préférais ne pas continuer sur ce sujet. D’ailleurs je n’aurais pas eu l’occasion car on venait de nous apporter nos plats.

« Et oui sérieux des pingouins ! Hé non cela ne rigole au niveau de la direction du zoo ! Mais bon, nous avons l’habitude d’accueillir de nouveaux pensionnaires ! Le moment le plus dur c’est la mise en quarantaine, et surtout le temps d’adaptation ! Mais on s’en sort en général assez bien. En fait, je suis affectée au secteur aquatique et je dois m’occuper de tous les animaux de ce secteur ! Mais pour nous aider on a des soigneurs volants. Oui tu as raison, on n’a pas le temps de rentrer dans la routine ! Et c’est entre autre pour cela que j’aime ce métier. J’y pense tu devrais revenir une fois juste en visiteur et pas en tant qu’agent d’Interpol. Tu en dis quoi ? »

Ca et la compagnie des animaux. Je regardais mon assiette et ne regrettais pas mon choix ! Je savais que j’allais encore une fois me régaler.

« Ben bon appétit. »

Dis-je en regardant Jean avant de commencer à manger.



Spoiler:
 
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Dona Nobis Pacem

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() message posté Dim 25 Mar - 17:26 par Jean Marceau
La jeune femme me parle de son métier et j’avoue que même si je ne comprends pas forcément tout, d’un autre côté je trouve ça plutôt rafraîchissant de me retrouver ainsi confronté à un univers très différent de celui que je connais d’habitude. Un univers où il n’y a normalement aucune place pour la violence, quelle qu’elle soit, en dehors de l’inertie inévitable de la chaîne alimentaire qui doit bien suivre son cours, son cruel renouvellement également. J’essaie de mon côté de louvoyer entre les sujets de conversation et les sujets plus personnels qui ne pouvaient que me braquer ou me pousser à me confronter à mon passé, à mes cauchemars ou à mes souffrances de manière générale. Je ne pouvais en aucun cas me montrer cavalier avec la jeune femme, et c’était ce qui arriverait nécessairement si jamais on en arrivait à parler de ma vie personnelle. J’en avais assez de voir le regard compatissant et plein de pitié des gens qui découvraient ce que je vivais. En sus, je ne pouvais ni ne voulais parler de mon travail ; c’était quelque chose qui pouvait faire tomber une procédure et quand bien même, cela n’aidait pas toujours à y voir plus clair.


| Désolé, vraiment. Ce n’est pas le boulot le plus plaisant du monde, même en discussion. |


Des pingouins. Ok il caillait sa race en Angleterre et il faisait encore plus humide que dans ma région d’origine, mais ça ne voulait pas dire pour autant que les espèces qui vivaient si loin au Nord ne pouvaient pas s’acclimater, de toute évidence. C’était plutôt une bonne nouvelle, finalement, compte tenu de tout ce que nous entendions sans cesse aux informations sur le réchauffement climatique, la fin de la biodiversité et tout le bordel… Et mais j’écoute avec attention, du coup, parce qu’il est clair que je ne peux pas vraiment affirmer connaître ce genre d’environnement de travail. Ca semblait très technique finalement, l’acclimatation des animaux. Je notais mentalement qu’elle était affectée au milieu aquatique, on ne sait jamais, ça ferait mauvais genre de l’oublier à notre prochaine rencontre. Je souris à son invitation, entre deux bouchées de mon plat. Je m’essuie la bouche un peu précipitamment avant de lui répondre.


| Oh et bien, oui, avec plaisir. |


La dernière fois que j’étais allé dans un zoo, c’était avec mon fils. Dur souvenir.


| Il faudra que tu me fasses la visite guidée, je ne connais pas bien celui de Londres. Et pour être honnête, j’ai l’impression que c’était il y a une vie que je suis allé dans un zoo. |


Mais j’avais toujours bien aimé me promener. Avant. Je termine mon plat et la regarde un instant, avant de me pencher sur mon téléphone qui sonnait. Je lui jetais un regard d’excuse, en voyant le numéro s’afficher. Je sors des billets de mon porte-feuille et les cale sous mon assiette.


| Vraiment désolé, le boulot… J’arrive jamais à m’absenter trop longtemps. Essayons de ne pas laisser passer encore autant de temps pour nous voir, d’accord ? |


[HJ ; je te laisse conclure du coup si ça te va ?]
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