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this family is mad. (lina)

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() message posté Dim 29 Oct - 13:40 par Brahms De Bury
this family is mad. ✻✻✻ Il ne cessait de faire les cent pas dans son ancienne chambre, jetant de temps à autre des regards pressés vers son miroir pour s'assurer de ne pas avoir froissé son costume impeccablement taillé. Les mots de ses parents résonnaient encore à ses oreilles comme une punition à laquelle il ne pouvait s'échapper ; sans doute aurait-il donné cher pour avoir sa fiancée à ses côtés mais il n'avait pas plus souhaité lui imposer l'ambiance pesante qui allait régner sur le repas que le comportement de sa cadette. Un jour, peut-être, finiraient-ils par s'entendre tous les deux, comme avant. Mais il était parti beaucoup trop tôt pour paris, il l'avait presque abandonnée à leurs parents trop strictes et trop sévères et il était revenu, adoptant ce comportement qu'il avait toujours détesté d'un homme hautain et désagréable. Il était à des années lumières de celle qui partageait le même sang que lui, loin de cet instinct de rébellion et de liberté qu'elle avait. Il s'arrachait les cheveux lorsque sa mère lui contait les déboires de sa jeune sœur, comme si il ne comprenait pas ce qui avait pêché dans son éducation pour la voir autant rejeter ses origines bourgeoises, sa noblesse de sang. Il poussa un soupir, ferma les yeux quelques secondes. Il n'était pas encore dans la grande salle qu'il ressentait déjà l'envie de partir, de fuir loin de ce repas familial pendant lequel plusieurs disputes allaient certainement éclater en même temps que des règlements de comptes. Il s'approcha de la fenêtre de sa chambre qui donnait sur le parc de la demeure, laissa son regard se perdre au delà de la cime des arbres, songeant déjà à passer l'après-midi sur le dos de son cheval blanc en ballade. La voix de la gouvernante le tira de ses pensées, le ramena brusquement à la réalité. Il leva les yeux au ciel avant de sortir de sa chambre, ses lèvres pincées témoignaient de sa morosité et du peu d'envie qu'il éprouvait à se trouver là. En pénétrant dans le salon il remarqua que la pièce était vide de toute présence, souffla quelques mots pour lui-même « elle n'est toujours pas là, ça ne m'étonne pas. » et se laissa tomber sur le canapé en cuir, les yeux fixés sur la cheminée éteinte. Il triturait nerveusement un pan de son costume hors de prix, cherchant à s'occuper l'esprit, à s'occuper les mains alors qu'il mourrait d'envie d'avaler une bouteille de whisky entière pour supporter le choc des retrouvailles avec sa sœur - et peut-être que l'alcool serait suffisant pour lui vriller l'estomac et le clouer au lit, l'empêchant donc d'assister au repas. La porte d'entrée le rappela à nouveau à l'ordre, il se leva prêt à accueillir la nouvelle arrivée, bras croisés sur son torse, ne laissant que quelques paroles franchir la barrière de ses lèvres alors qu'il distinguait le visage de sa cadette « tu es en retard, catalina. »

✻✻✻
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() message posté Dim 29 Oct - 22:17 par Lina V. de Bury

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    Lina regarda nerveusement sa montre, un quart d’heure d’avance, elle avait pris le train trop tôt. Quelle délicieuse ambiance attendait les De Bury ce soir ? Le dîner allait être long, très long. Une soirée pleine de faux-semblants, de fausse harmonie familiale et de sujets terriblement ennuyeux. Sauf qu’à la différence des dîners habituels portant sur la revendication d’un lien de parenté éloignée pour les De Bury, celui-ci s’annonçait bien plus terrible. Pour une fois, ce n’était pas la désapprobation de ses parents qu’allait devoir affronter la jeune femme ce soir mais bien le comportement suffisant de son frère aîné. Fallait-il vraiment qu’ils se trouvent tous deux au château au même moment ? L’excuse des liens du sang ne suffisait pas pour les réunir, ils le savaient tous deux.
    Elle soupira nerveusement et alluma une cigarette, puis une deuxième. Elle avait pourtant prié le ciel pour être retenue au travail à la dernière minute ou qu’un accident empêche les trains de se rendre à Leeds. Rien n’y avait fait, elle était là.
    Quand elle eût décidé qu’elle était suffisamment en retard pour irriter les hôtes de ce dîner, elle traversa le parc et se présenta à la porte d’entrée. La jeune femme fût chaleureusement accueillie par le majordome. Dans un élan de joie mais aussi de panique à l’idée de dîner avec la famille au complet, elle le serra dans ses bras et lui remit son manteau. Egale à elle-même, elle portait un sweat gris assortie à une jupe noire patineuse qui révélait des jambes un peu trop maigres et surtout sa vieille paire usée de stan smith qu’elle ne quittait jamais. Le message était clair, aucun effort vestimentaire.
    Elle se dirigea vers la pièce où devait se tenir cette séance de torture. Dès qu’elle en passa le perron, elle se tendit immédiatement, l’enfant prodige était là. Celui dont elle avait cherché à attirer l'attention toutes ces années et dont elle se sentait à des années-lumière maintenant. Celui à qui elle en voulait, sûrement égoïstement, de l'avoir laissée dans ce pays pluvieux.
    "Tu es en retard Catalina."
    Chacun des mots qu’il avait prononcés avait hérissé ses poils. Elle bouillonnait intérieurement mais se contenta d’afficher un sourire narquois. L’idée de l’assommer avec un des plats présents sur la table lui venait en tête pour ne pas à avoir à supporter sa condescendance et son mépris pendant les prochaines heures
    "Mais c’est qu’il a retrouvé la parole, et sans aucun accent français, bravo."
    Elle posa sur un coin de table un petit sac en carton d’une marque bien célèbre de fast food d’où elle ôta délicatement un cheeseburger. L’odeur de la junk food vint rapidement embaumer la pièce. C’était comme une déclaration de guerre à sa mère qui avait certainement passé des heures à choisir les mets qu’ils devraient déguster lors du repas de ce soir.
    Elle planta son regard dans la direction de Brahms, prit un temps de pause, puis lui adresser ces douces paroles :
    "C’est tout de même curieux que tu te souviennes de mon prénom"

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() message posté Lun 30 Oct - 12:41 par Brahms De Bury
this family is mad. ✻✻✻ Elle se tenait là, devant lui, et il avait presque l'impression de ne pas la reconnaître. L'odeur de sa cigarette - ses cigarettes peut-être, même - remontait jusqu'à ses narines, lui arrachant une grimace, il continua son inspection de la silhouette de sa cadette en s'attardant sur sa tenue vestimentaire qui contrastait avec la sienne. Visiblement elle n'avait fait aucun effort pour s'habiller «  correctement » sous-entendu digne d'une descendante de la famille de bury. La remarque lui brûlait les lèvres, elle le contrariait. Il le savait qu'elle faisait tout ça par pur instinct de rébellion, pour contrarier les parents et le contrarier lui-même. Ne pouvait-elle pas simplement se contenter de rentrer dans le rang et de donner à leurs parents ce qu'ils demandaient ?  Ce n'était pourtant pas sorcier d'accepter ses origines aristocratiques et d’adopter un comportement en conséquence ; Brahms s'était toujours estimé heureux de vivre dans la richesse, c'était mieux que dormir sous un pont. Il poussa un soupir lorsque la voix de sa cadette brisa le silence qui s'était installé entre eux.  « Mais c’est qu’il a retrouvé la parole, et sans aucun accent français, bravo. » il leva les yeux au ciel sans lui répondre, venant simplement s'accouder à la fenêtre parce que le spectacle des feuilles mortes tournoyant dans la cour avait quelque chose d'apaisant, et certainement plus agréable que la tenue de sa jeune sœur. Il laissa quelques secondes, peut-être même minutes, s'écouler avant de daigner répondre à Catalina. « Personne ne t'a empêché de faire ce que tu avais envie, Catalina. Si tu voulais venir en France, à New-York, au Maroc, à Séoul, à Hong-Kong ou même à Honolulu il fallait le dire au lieu de bouder comme une enfant. » parce que lui n'allait pas supporter longtemps les réflexions piquantes de sa sœur, oui il s'était envolé pour la capitale française alors que sa sœur était encore jeune mais il n'avait jamais promit de faire passer les liens du sang avant sa passion. Il n'avait pas non plus donné beaucoup de nouvelles, parce que son emploi du temps ne lui permettait pas de passer des appels tous les soirs, et très vite il s'était même montré absent aux repas de familles lors des fêtes de fin d'année. Mais elle ne pouvait pas lui reprocher à vie. « C’est tout de même curieux que tu te souviennes de mon prénom. », il le sentait d'avance qu'elle allait lui faire vivre un cauchemar, elle commençait déjà à le pousser à bout avec ses remarques déplacées, avec ses faits et gestes. Il avait dardé son regard sur le sac en carton qui contenait ses cochonneries achetés dans un fast food, l'odeur désagréable emplissait la pièce. « Tu es tombée sur la tête, Catalina ? Jettes moi ces choses à la poubelle, tu sais très bien que maman s'est pliée en quatre pour ce repas. Quel diable te prends, tu es possédée par un démon pour te comporter de la sorte ? »

✻✻✻
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() message posté Mar 31 Oct - 16:41 par Lina V. de Bury

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    Depuis qu’elle avait fait son entrée, Lina s’était sentie évaluée de la tête au pied. Pourquoi fallait-il que les gens de bonne naissance se comportent de la même manière ? Et depuis quand Brahms faisait partie de ces gens-là ? Dans ses souvenirs, il lui avait toujours paru exigeant et irréprochable mais jamais elle ne s’était sentie autant jugée en sa présence. Et en même temps, il fallait bien avouer que la cadette des De Bury, incapable de tenir en place, détonnait face à la tenue impeccable et la prestance de son frère. En tant que danseur, il avait beau avoir passé des heures et des heures devant un miroir, il ne semblait pas avoir conscience que l’air sévère qu’il adoptait le faisait ressembler de plus en plus à leur père. Elle ne pût réprimer un frisson à l’idée qu’elle finirait par leur ressembler elle aussi. Elle tira nerveusement sur une manche de son pullet remit en place une mèche de cheveux derrière son oreille.

    "Personne ne t'a empêché de faire ce que tu avais envie, Catalina. Si tu voulais venir en France, à New-York, au Maroc, à Séoul, à Hong-Kong ou même à Honolulu il fallait le dire au lieu de bouder comme une enfant"

    La jeune femme ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel comme Brahms l’avait fait quelques minutes plus tôt, peut-être dernier trait de caractère commun qu'ils partageaient. Elle marmonna plus pour elle-même que pour son frère :

    "Si tu penses que mère m’aurait laissé partir après le départ de son fils chéri…"

    Du plus loin qu’elle se souvenait, ses parents ne s’étaient jamais montrés aussi stricts depuis que Brahms avait quitté l’Angleterre. Toute leur attention s’était portée vers leur cadette. Partir ? Bien plus vexée qu’elle n’osait se l’avouer, la jeune femme savait qu’elle avait toujours cherché ces dix dernières années à s’enfuir sans savoir où aller plutôt qu’à se lancer dans un projet précis dans un autre pays. Elle n’avait pas été animée de la même passion et n’avait pas eu la même ambition que son aîné. Elle s’était plus éprise de liberté que de danse et il lui avait fallu beaucoup d’imagination pour user la patience de ses parents pour atteindre son but. La jeune Lina avait été leur pire cauchemar à une époque : une partie de chasse qui avait viré à la catastrophe, les photos de sa jeunesse débridée parues dans un magazine étudiant et son entrée fracassante au bal des débutantes. Tant d’actions pour échapper aux lourdes convenances et à la présence étouffante de ses parents interprétées comme des accès non motivés de rébellion. Le pensionnat en Suisse avait été le salut de tous.
    Après s’être égarée dans ses pensées, elle leva les yeux vers Brahms, dieu qu’il lui paraissait morose. Visiblement, il n’était pas plus heureux qu’elle d’être présent à ce dîner. Il était aussi froid que ce temps automnal.

    "Tu es tombée sur la tête, Catalina ? Jettes moi ces choses à la poubelle, tu sais très bien que maman s'est pliée en quatre pour ce repas. Quel diable te prends, tu es possédée par un démon pour te comporter de la sorte ?"

    Elle écarquilla les yeux et éclata de rire d’un rire cristallin et moqueur. Alors qu’elle avait respecté une certaine distance jusqu’à présent, elle s’avança du même côté de la pièce.

    "C’est ce que je suis à tes yeux ? La vilaine sorcière, le chat noir de la famille, qui refuse d’enfiler son costume d’enfant sage et qui est responsable de tous vos malheurs ? "

    Elle ne marqua pas de temps de pause cette fois-ci et enchaîna :

    "Penses-tu sincèrement que mère se soit donné le moindre mal pour ce dîner ? Ne penses-tu pas plutôt qu’elle a fait part de ses exigences à notre gentille cuisinière ? "

    Avec une envie folle de le provoquer, elle fit quelques pas de plus dans sa direction. Elle n’était pas tout à fait à ses côtés, sa nature sauvage l’obligeant à toujours respecter un périmètre de sécurité avec les membres de sa famille, mais elle semblait presque tendre son bras portant le cheeseburger en direction de son aîné.

    "Allons, allons, si tu en veux toi aussi, il suffit de me le demander, nous partagerons. "

    N’était-ce pas un de ses compatriotes français qui avait très justement écrit « l’enfer c’est les autres » ?

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() message posté Mer 1 Nov - 13:37 par Brahms De Bury
this family is mad. ✻✻✻ Il l'avait tout de suite deviné que ce dîner allait virer au cauchemar, il était impossible pour cette famille de se retrouver dans la même pièce, autour de la même table, sans entendre des cris, des insultes, des hurlements et voir une personne se lever pour rejoindre précipitamment sa chambre ou quitter simplement les lieux. Comme si une malédiction planait au dessus de la famille de bury, comme si jamais ils ne pourraient s'entendre ; au début brahms avait même tenté de se rebeller lui aussi contre ses parents, ne supportant plus l'étalage de leur richesse, l'air hautain qui traînait sans cesse sur leur visage mais il avait finalement courbé l'échine, se pliant à leurs règles, se pliant à leur façon d'être et leur manière de vivre. Paris n'avait rien arrangé à cela, paris l'avait rendu peut-être plus hautain encore, la capitale de la mode, la capitale dans laquelle il avait embrassé une prodigieuse carrière l'avait rendu sarcastique et désagréable. Sa chute l'avait rendu grognon, morose. Il plissa les yeux, il ne loupait aucun geste de sa cadette, il la regardait tirer sur la manche de son pull, replacer une mèche de cheveux, il la toisait du regard, l'évaluait, l'analysait. « Si tu penses que mère m’aurait laissé partir après le départ de son fils chéri. » il haussa un sourcil, détourna le regard pour le porter à nouveau à travers la fenêtre. Son départ n'était pas responsable des agissements de ses parents, il ne savait pas vraiment ce qui se tramait dans la tête de sa petite sœur, il ne comprenait pas ses mots. Il s'était détaché de sa famille à dix-huit ans mais jamais il n'avait pensé que ce choix pénaliserait un jour Catalina, et il ne voulait de toute façon pas l'admettre. Il glissa sa main derrière sa nuque, inclina la tête sur le côté, reprit la parole sans regarder son interlocutrice. « Tu es rongée par la jalousie, Catalina. Fais tomber ton masque de gamine rebelle, tu ne dupes personne. Qu'est-ce que tu cherches ? Etre envoyée à l'autre bout du monde pour refaire ton éducation ? Pars pour la chine, ils sont experts du travail acharné. Pars dans un coin de l'afrique du sud, peut-être que tu seras enfin reconnaissante d'être née avec un cuiller en or dans la bouche. » heureusement que les parents n'entendaient pas, n'assistaient pas, à cette discussion, sans doute se seraient-ils arrachés les cheveux à voir leurs enfants se comporter de la sorte, se disputer et tenter de remettre l'autre à sa place. Il ne savait pas trop ce qui lui prenait de croire que, sous prétexte qu'il était de cinq ans son aîné, elle allait avoir du respect pour lui et n'allait pas hausser le ton de sa voix, mais loin derrière lui était le temps où, enfants, il pouvait encore avoir l'avantage sur elle. Parce que Catalina était devenue une jeune femme maintenant, et elle avait suffisamment de répartie pour répondre à ses attaques, voire même pour lancer les hostilités. « C’est ce que je suis à tes yeux ? La vilaine sorcière, le chat noir de la famille, qui refuse d’enfiler son costume d’enfant sage et qui est responsable de tous vos malheurs ? » dans les grandes lignes c'était à peu près ce qu'il pensait effectivement, elle ne se donnait pas le moindre mal pour essayer, rien qu'essayer, d'être obéissante et d'accepter sa condition. Il ne lui demandait pas de sortir vêtue d'une robe de princesse, une tiare dans ses cheveux bruns, de ne pas tendre la main aux plus démunis, il ne lui demandait pas de devenir actionnaire majoritaire d'une grande entreprise, ni d'être présidente de sa propre entreprise qu'elle irait faire croître dans chaque pays du monde, non il lui demandait juste un peu plus d'obéissance. Mais elle ne lui laissa pas le temps de répondre. « Penses-tu sincèrement que mère se soit donné le moindre mal pour ce dîner ? Ne penses-tu pas plutôt qu’elle a fait part de ses exigences à notre gentille cuisinière ? » il plissa les yeux, elle avait raison sans doute leur mère n'avait-elle pas mit la main à la patte, mais l'argent utilisé pour préparer la dinde aux marrons venait de leur compte en banque et non pas de celui de la cuisinière. Il balaya sa remarque d'un geste las de la main. « Alors aies du respect pour notre cuisinière. » du coin de l'oeil il remarque qu'elle se rapprochait de lui, qu'elle réduisait l'écart qui les séparait. Il fronça les sourcils, la dévisageant de son regard sombre alors qu'il voyait son bras se tendre dans sa direction, à l'extrémité le cheeseburger. « Allons, allons, si tu en veux toi aussi, il suffit de me le demander, nous partagerons. » c'était peut-être la goutte de trop pour lui, il lui arracha l'hamburger des mains, le jeta habilement dans le sac en carton qu'elle avait déposé sur un coin de la table et plongea son regard dans celui de sa cadette. « Ça suffit Catalina. Tu ne peux pas savoir à quel point ça me fait chier d'être là, je préfèrerai mille fois être avec ma fiancée plutôt que subir tes enfantillages alors je ne te laisserai pas gâcher ce dîner. Maintenant va enfiler tes bottes, on part faire une promenade à cheval ça te calmera les nerfs. »

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() message posté Mer 1 Nov - 19:15 par Lina V. de Bury


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    Ce dîner se révélait bien plus catastrophique qu’elle ne l’aurait imaginé, aucun des deux enfants De Bury ne semblait vouloir faire un pas vers l’autre. L’un comme l’autre s’observait et se jugeait. Si la jeune femme n’avait pas été trop occupée à cultiver la rancœur qu’elle détenait contre son frère, elle aurait pu écrire un article formidable sur la représentation qu’il était en train de lui donner. Il endossait à la perfection son costume d’aristocrate blasé. Son attitude condescendante avait quelque chose de superbe, il était l’idée même qu’on se faisait du monde du ballet et semblait cultiver son sarcasme pour ne laisser personne s’approcher de trop près.
    Elle l’écouta avec attention lui faire une nouvelle fois la leçon et ne put réprimer une grimace. Pour qui se prenait-il ? Pouvait-il penser qu’il avait la moindre influence sur elle ? Il était clair pour Catalina qu’elle devait rappeler à son frère qu’ils ne partageaient rien et qu’il ignorait trop d’éléments sur sa vie et l’encourager à économiser sa salive.
    Elle ne pouvait pas nier qu’il n’avait pas totalement tort à travers ses reproches mais insinuer une quelquonque jalousie, ça elle ne pouvait le tolérer. Jalouse de quoi ? D’une carrière avortée avant la trentaine ? D’une personnalité froide et apathique ? Lina lança un regard noir à Brahms mais se retînt bien de lui adresser une nouvelle réflexion. Cela ne ferait qu’alimenter cette joute verbale qui semblait sans fin. Cette soirée s’annonçait un véritable enfer. Ne comprenait-il pas que plus il se montrerait sévère à son égard, plus elle le provoquerait ?
    Elle se crispa un peu plus quand il énonça le mot « respect ». Décidément, elle avait bien du mal à garder son calme face à tant de condescendance. Son aîné ne la voyait pas autrement qu’une gamine capricieuse qu’on devait faire rentrer dans les rangs. La bave du crapaud n’était pas sensée atteindre la blanche colombe, n’est-ce-pas ? Et si ces propos l’atteignaient plus qu’elle ne le laissait paraître, elle devait peut-être aussi accepter que l’attitude belliqueuse qu’elle avait à l’égard de son frère. Elle renonça à cette pensée et leva une fois de plus les yeux au ciel. Connaissait-il au moins le prénom de la cuisinière ? Le prénom de son mari, de ses enfants ? Lina était le membre des De Bury la plus proche des domestiques de ce château, la seule à se montrer chaleureuse envers eux. Sa seule réaction fût un soupir pour marquer son exaspération.
    Elle fut tout de même surprise quand il s’empressa de lui arracher et jeter le cheeseburger qu’elle tenait quelques secondes plus tôt. Muette, elle serra les poings tandis qu’il lui faisait part de ses états d’âme sur ce dîner.
    "Ça suffit Catalina. Tu ne peux pas savoir à quel point ça me fait chier d'être là, je préfèrerai mille fois être avec ma fiancée plutôt que subir tes enfantillages alors je ne te laisserai pas gâcher ce dîner. Maintenant va enfiler tes bottes, on part faire une promenade à cheval ça te calmera les nerfs. »
    Son sang ne fit qu’un tour. Elle soutint le regard noir de Brahms et déversa sa colère dans un flot de paroles :
    "Soyons clairs, je ne suis pas plus heureuse d’être ici que toi. Partager un dîner avec une personne dont la suffisance n’a d’égale que son mépris, plus hautain encore que nos parents, donneur de leçons alors qu’il ne connaît pas une ligne de mon existence. Une personne persuadée qu’on envie son existence, sa carrière brillante de danseur raté. Monsieur De Bury, je suis là devant vous comme je suis et il va falloir me tolérer. Ah et au passage c’est Lina et pas Catalina. »
    Elle reprit son souffle. L’idée lui avait traversé l’esprit de lui annoncer une fausse grossesse pour échapper à cette balade à cheval et l’exaspérer un peu plus. Cela confirmerait l’image qu’il avait d’elle et ils n’auraient plus à échanger du reste de la soirée. Cependant, contre toute attente, Lina déposa les armes et céda à l’injonction de son frère. Une nouvelle fois, sans lui laisser le temps de réagir, elle secoua la tête en riant doucement. Leurs chamailleries l’épuisaient, elle tourna les talons énergiquement et entreprit de quitter la pièce pour aller se changer. Elle lui lança alors qu’elle quittait la pièce :
    "Pars devant, je te rejoins dans 5 minutes et tu pourras m’en dire plus sur cette femme incroyable qui souhaite passer sa vie avec un être aussi condescendant que toi. »
    Elle fila dans sa chambre d’enfant, traversant les couloirs du château qui ressemblait presque à une vieille maison hantée avec les portraits de leurs ancêtres accrochés aux murs. Après avoir remis la main sur sa tenue et ses bottes d’équitation et noué ses boucles brunes, elle jeta un coup d’œil dans son vieux miroir : dans cette tenue, elle ressemblait certainement un peu plus à ce que les De Bury pouvaient attendre de leur cadette. L’envie lui prit de fumer une cigarette, elle redescendit donc rapidement les escaliers qui menaient vers l’entrée.
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() message posté Ven 3 Nov - 14:09 par Brahms De Bury
this family is mad. ✻✻✻ La tension était palpable, l’atmosphère s'était comme refroidie, un vent glacial s'était engouffré par la porte que sa cadette avait tiré pour pénétrer dans le château, ils étaient là tous les deux, dans le salon, à se juger du regard, à s'analyser et à se lancer des piques, à nourrir cette rancœur qui les habitaient tous les deux. Il n'avait pas envie d'assister à ce dîner qui allait être froid, sans vie, sans amour. Pas franchement le repas de famille idéal pour faire plaisir aux parents, en somme, il avait accepté parce qu'il leur était reconnaissant, redevable, mais l'envie de prendre ses jambes à son coup germait dans son esprit et il était de plus en plus dur pour lui, au fil que les secondes s'écoulaient, de lutter contre elle. Il trouvait le comportement de sa sœur détestable, mais elle devait certainement penser du sien la même chose. Ils étaient trop éloignés, trop contraires, pour ne pas se disputer dès que l'un rentrait dans le champ de vision de l'autre. Il poussa un soupir, détourna le regard de la jeune femme qui ne semblait pas vouloir répondre à ses provocations. Pas dans l'immédiat en tout cas, est-ce qu'un sortilège l'avait subitement touchée pour la rendre plus silencieuse, plus sage ? Mais il savait que ce n'était que le calme avant la tempête, qu'elle allait finir par reprendre la parole pour se montrer plus désagréable, plus piquante, peut-être même plus méchante. Il souffla. Il ne supportait plus cette odeur de fast-food qui emplissait la pièce, elle se mêlait à celle de la cuisine dont s'échappait les senteurs de la dinde aux marrons, peut-être même qu'il lui parvenait l'odeur de la cuisson des champignons mais tout cette bonne odeur était faussée par la présence du sac en carton sur la table, par l'odeur du cheeseburger qu'elle avait osé sortir de son emballage. Ce n'était plus seulement un cauchemar de se trouver dans cette pièce avec Catalina, c'était carrément devenu un enfer. Il posa son regard sur le visage de sa jeune cadette alors que, enfin, elle débitait son flot de méchancetés pour le remettre à sa place. « Soyons clairs, je ne suis pas plus heureuse d’être ici que toi. Partager un dîner avec une personne dont la suffisance n’a d’égale que son mépris, plus hautain encore que nos parents, donneur de leçons alors qu’il ne connaît pas une ligne de mon existence. Une personne persuadée qu’on envie son existence, sa carrière brillante de danseur raté. Monsieur De Bury, je suis là devant vous comme je suis et il va falloir me tolérer. Ah et au passage c’est Lina et pas Catalina. » il fronça les sourcils, fit un pas dans sa direction pour réduire l'écart qui les séparaient, ce n'était pas son rôle de la recadrer et de faire son éducation, de lui apprendre la politesse, même si il mourrait d'envie de la corriger il laissait résolument ses bras le long de son cœur, ne souhaitant pas envoyer sa main sur la joue de sa sœur même si elle avait dépassé les limites. « Ne me parles pas sur ce ton, Catalina. » il avait particulièrement insisté sur son prénom, accentuant chaque syllabe simplement pour la contrarier, pour lui ce surnom n'était qu'une lubie d'enfant gâté souhaitant se rebeller et jamais il ne viendrait lui donner ce qu'elle voulait. « Arrêtes de te comporter comme une enfant, qu'est-ce que tu fais de ta vie en ce moment ? Je suppose que tu n'es pas en école de commerce ni de politique. » comme leurs parents l'auraient certainement voulu, entretenir la noblesse et leur lignée de bourgeois. Il avait besoin de se dégourdir les jambes, de sortir de cette pièce pour regagner l'air libre, il avait l'impression d'étouffer dans cette maison, de ne pas être libre de ses mouvements et la tension avec sa sœur n'arrangeait rien à tout cela. Heureusement elle avait capitulé à sa proposition de monter à cheval, c'était déjà ça de prit. « Pars devant, je te rejoins dans 5 minutes et tu pourras m’en dire plus sur cette femme incroyable qui souhaite passer sa vie avec un être aussi condescendant que toi. » il plissa les yeux, attrapa sa sœur par l'épaule pour l'empêcher de partir, plongea son regard dans le sien, un regard sombre et sévère « tu peux manquer de respect à nos parents je me tairais, tu peux me manquer de respect et j'encaisserais. Mais ne t'avises jamais de manquer de respect à ma fiancée, Catalina, parce que je te donnerai enfin une bonne raison de me maudire. » il relâcha son épaule, lui adressa un sourire avant de reculer et de sortir du salon « je t'attends dans la cour. » il s'installa sur les marches du perron le temps d'enfiler ses bottes d'équitation, laissant son regard se perdre sur le paysage camouflé par le brouillard.

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() message posté Ven 3 Nov - 20:22 par Lina V. de Bury

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    This family is mad
    La jeune femme était encore un peu secouée par la réaction de son frère. Les premiers reproches avaient glissé sur elle et elle tenait peu compte de leur contenu mais les dernières paroles de son aîné lui faisait froid dans le dos. Elle ne comprenait pas quelle colère l’animait ni pourquoi il la rejetait à ce point. Il fallait bien avouer qu’elle n’avait rien fait pour que leurs retrouvailles cependant qu’elle était la seule à pouvoir lui en vouloir et être en colère. Lina avait du mal à reconnaître à quel point elle pouvait dépasser les limites et pousser ses interlocuteurs à bout. Peut-être que c’est ce qu’elle recherchait à travers ce dîner, pousser son frère en dehors de ses retranchements et provoquer une réaction, quelque chose. S’affronter c’était toujours mieux que de ne pas exister aux yeux de l’autre.
    S’il n’avait pas été son frère, elle l’aurait probablement encouragé à mettre à exécution sa menace, curieuse de voir ce qu’il sous-entendait et de voir ce qu’il cachait derrière son apparence si lisse et impeccable. Elle imagina un instant qu’ils avaient peut-être plus de choses en commun que tous deux ne le pensaient. Est-ce qu’ils en viendraient aux mains si elle le défiait une nouvelle fois ? Tout en jetant un dernier coup d’œil à sa tenue dans l’un des grands miroirs du vestibule où elles enfilaient ses boots, elle esquissa un sourire.
    *Est-ce que c’est toi John Wayne ou est-ce que c’est moi* pensa-t-elle en se remémorant les regards noirs et la façon dont son aîné l’avait interpellée. Brahms n’avait pas pu devenir si désagréable et sévère sans raison. Elle ne se souvenait pas de lui ainsi. Elle reconnaissait volontiers qu’elle n’avait pas la moindre idée de ce qui lui était arrivé à Paris. Bien sûr, elle avait capté quelques bribes de conversation entre leurs parents à ses propos mais ce qu’ils disaient ne pouvait pas expliquer ce comportement si dur. Ils ne le connaissaient pas comme elle l’avait connu, il y avait forcément des vieux démons qu’il refusait d’affronter. Elle tira nerveusement sur sa veste d’équitation, ne sachant pas trop si elle souhaitait réellement partir en balade avec lui. A l’évidence, ils étaient diamétralement opposés.
    Elle le rejoignit sur le perron, en l’apercevant tout son corps se raidit à nouveau. Bien que désormais à l’extérieur, la jeune femme avait toujours cette impression d’être enfermée dans une sorte de verrière, une cage dont il ne fallait ne surtout pas exprimer l’envie de s’en échapper. Leeds la mettait mal à l’aise. Elle leva les yeux, le vent balayait les feuilles mortes à travers le brouillard et resta debout, immobile.
    Bien que la tentation fût forte de relancer les hostilités, elle ne souhaitait pas s’en faire un ennemi, piquée au vif dans sa curiosité sur les raisons qui l’avaient transformé en père fouettard. Dans un effort surhumain, elle brisa le silence pour lui adresser ces quelques mots :

    Tu te trompes Brahms.

    L’étincelle de malice qui animait ses yeux quelques minutes auparavant semblait éteinte, son regard était neutre. C’était le calme après le déluge.
    Elle souhaitait surement signifier beaucoup de choses à travers cette phrase, qu’il se trompait sur elle, qu’il se trompait sur le fait qu’elle ne poursuive pas des études de commerce, de politique ou de droit. Ecrire n’était pas un caprice, le journalisme était une véritable passion. Qu’il se trompait aussi surement sur son rejet lié à sa famille, ce n’était pas sa famille qu’elle rejetait mais leur comportement hautain, presque sectaire. Il n’avait aucune idée de la vie qu’elle s’efforçait de mener pour ne pas à avoir dépendre d’eux et restaurer des rapports un peu plus sains plutôt qu’un lien du sang dirigé par l’argent. Qu’il se trompait sur ses intentions, qu’elle ne souhaitait pas manquer de respect à une personne qu’elle ne connaissait pas. Cette phrase si courte voulait dire tant de choses dans l’esprit de Lina mais elle n’arrivait à rien dire d’autre pour le moment. Dans son propre langage, cela sonnait presque comme des excuses.
    L’ambiance était lourde. Elle restait sur la défensive et n’avait aucune envie d’enchaîner sur les questions qu’il lui avait posé avant qu’elle monte se changer, elle anticipait déjà le mépris que le métier de journaliste pourrait générer chez lui. Son projet de devenir critique lui tenait trop à cœur pour que quelqu’un se permette de le contester. Ne tenant pas en place, elle tira dans un petit caillou du bout de sa botte d’équitation. La question qui lui brûlait les lèvres était « pourquoi », pourquoi était-il parti sans un mot, pourquoi était-il devenu un parfait étranger pour elle, pourquoi était-il devenu aussi méprisant. Mais il était encore trop tôt pour qu’elle puisse lui adresser cette question et la seule autre phrase qui sortit de sa bouche fut la suivante :

    Comment s’appelle-t-elle ?

    Sincère dans sa curiosité, elle lui avait demandé sans lui adresser un regard, de la manière la plus douce et distante possible comme pour lui signifier qu’elle avait déposé les armes en passant le perron.
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() message posté Sam 4 Nov - 13:37 par Brahms De Bury
this family is mad. ✻✻✻ Son regard s'était perdu sur le paysage qui s'étendait devant ses yeux, il resserra sa veste autour de lui pour parer le froid glacial qui venait malicieusement s’engouffrer dans son col pour lui arracher des frissons et des grimaces. L'automne avait fait son grand retour et n'épargnait pas le château de bury, les soirées d'été au bord de la piscine à minuit passée lui semblaient soudainement bien loin, comme si elles n'étaient plus qu'un vestige dans les pensées de Brahms. Il ne cessait de se remémorer les paroles de sa cadette alors qu'il se contentait de rester assit sur les marches du perron, sans réussir à leur donner un véritable sens. Tu te trompes Brahms, avait-elle simplement dit. Elle se trouvait juste à côté de lui, debout et droite, il avait tout le loisir de lui demander ce qu'elle entendait par là mais il restait muré dans le silence, préférant certainement se creuser les méninges et se faire des films plutôt que de demander des explications à la jeune femme. Il y avait des nombreux sujets sur lequel il pouvait se tromper, la naissance de sa rébellion par exemple, était-elle due à son départ pour paris, au manque de nouvelles de sa part ou bien au comportement désagréable et hautain de leurs parents ? est-ce que ça ne concernait pas plutôt ses études comme il en avait parlé juste avant, peut-être qu'elle faisait effectivement des études en commerce ou politique et qu'il se trompait royalement en pensant le contraire, même si cette perspective ne semblait pas le convaincre. Peut-être encore qu'il se méprenait sur ses intentions auprès de sa fiancée et qu'elle comptait bien se montrer polie et aimable le jour où elle finirait par la rencontrer - parce que même si il était en froid avec sa petite sœur, il ne pouvait pas oublier malencontreusement de la mettre sur la liste des invités au mariage. Il poussa un soupir, arrêtant soudainement de se torturer l'esprit pour rien, se leva en époussetant son costume au passage et en prenant le chemin de l'écurie aux côtés de Lina. « Comment s’appelle-t-elle ? » il tourna son visage vers elle, arqua un sourcil, surprit de la voir s'intéresser à sa vie. Il poussa un soupir, ce serait enfantin de sa part de relancer les hostilités en lui disant de se mêler de ses affaires alors qu'elle semblait vouloir faire un effort pour rendre leur entente plus cordiale. Il détourna le regard, le dardant au loin. « Maura. » sa voix semblait s'être adoucie alors qu'il avait laissé le prénom de sa bien-aimée franchir la barrière de ses lèvres, comme si il redevenait enfin un homme simple et amoureux et non plus l'être hautain et sévère que sa cadette avait franchit la porte. Il leva les yeux au ciel, le temps n'était pas idéal pour faire une ballade à cheval mais il était déterminé dans ce but, persuadé que ça ferait plaisir aux parents de voir leurs enfants passer un moment ensemble. Il se frotta les yeux, comme si ce simple geste allait chasser le brouillard qui s'étendait au devant de lui. « Elle n'est pas issue de la bourgeoisie, si c'est ce que tu te demandes. » il ne savait pas vraiment pourquoi il avait rajouté cette information, peut-être parce que de cette manière il donnait l'occasion à sa cadette d'apprécier la jeune femme d'emblée, ou peut-être de lui montrer que non il n'avait pas obéit à leurs parents cette fois-ci en choisissant une noble. Il poussa la porte de l'écurie, glissa sa main sur le museau de son cheval, et retira la couverture qui le protégeait du froid automnale. Il attrapa deux tapis de selle pour en tendre un à sa cadette. « Tu fais quoi comme études, dis moi. »

✻✻✻
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() message posté Dim 5 Nov - 13:09 par Lina V. de Bury

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    En chemin vers les écuries, moins tendue que quelques heures plus tôt, Lina n’avait osé lever les yeux vers son frère ne sachant pas s’il daignerait lui répondre après leurs houleux échanges dans la salle à manger. Après un court silence, elle fut soulagée d’entendre la réponse à sa question. Maura était un très joli prénom mais Lina se garda bien d’adresser un quelconque commentaire à ce sujet, 5 minutes à parcourir le [u[brouillard[/u] ensemble sans un accroc ne suffisait pas à établir une bonne entente entre les deux. Elle fut d’autant plus surprise quand il ajouta avant de passer la porte des écuries :
    « Elle n'est pas issue de la bourgeoisie, si c'est ce que tu te demandes. »
    Elle s’approcha de son cheval, seul avantage de petite fille riche qu’elle souhaitait conserver, et posa doucement son front contre son chanfrein pour le saluer.
    Elle afficha un large sourire. Brahms ne se pliait donc pas totalement à la volonté de leurs parents et sans son air sévère, il paraissait presque humain. Peut-être qu’elle l’avait jugé trop vite, enfermé dans la catégorie du danseur au sang bleu sans cœur. Savoir qu’il avait une femme dans sa vie et, qui plus est, n’était pas une de ces filles à papa présentée par leurs parents ou rencontrée à l’un de ces dîners mondains d’un ennui commun la réjouissait.
    Je l’aime déjà.
    Elle attrapa le tapis de selle que son frère lui tendait alors qu’elle pansait son cheval. Quand la question sur ses études refit surface, son visage se ferma soudainement. De nouveau sur la défensive, elle se mordit la lèvre pour éviter de prononcer la première chose qui lui venait en tête. *Je ne vois pas en quoi cela t’intéresse plus aujourd’hui qu’hier.* Son cheval fit un écart, ressentant une légère tension chez la jeune femme. Elle passa doucement sa main sur son encolure pour l’apaiser. Les enfants De Bury faisaient chacun un pas vers l’autre, l’un après l’autre, et il n’était pas question de retrouver l’ambiance du début de soirée. Bien que n’ayant pas encore intégré le journal de ses rêves, Lina était extrêmement fière de son parcours depuis la fin du pensionnat et bien plus fière de ne pas avoir emprunté le chemin tout tracé par sa condition.
    J’ai terminé mes études il y a un an environ, je suis journaliste, rubrique culture.
    Elle parlait presque de façon hachée et triait les informations qu’elle souhaitait distribuer. Elle marqua une pause, presque en attente du jugement de son aîné mais poursuivit d’une traite: « j’aspire à devenir critique».
    Après avoir sellé son cheval, retrouvant sa nature taquine et corrosive, elle ajouta sur un ton piquant en adressant un sourire en coin à son aîné:
    Peut-être qu’un jour je m’offrirai le plaisir de descendre une de tes représentations.
    Son sourire s’effaça rapidement quand elle se rendit compte du caractère offensant de sa remarque. Brahms ne danserait peut-être plus jamais devant un public, lui qui avait tellement de talent ne s’était pas fait épargner par les critiques il y a quelques années. Si dans un premier temps, l’écriture avait été un moyen de répondre à l’abandon de son frère et que l’idée de se venger en devenant critique avait germé dans son esprit, depuis son projet avait mûri. Devenir critique n’était pas un énième affront qu’elle avait essayé d’adresser à Brahms et elle n’avait pas prévu que le corps de métier qu’elle souhaitait intégrer participe à la chute de l’incroyable danseur qu’il avait été. Il restait son grand frère, celui qu’elle avait autant admiré que détesté, et la jeune femme avait beau rejeté tout ce qu’il était devenu, le blesser ne faisait absolument pas parti de ses plans.
    Je suis incroyablement maladroite dit-elle en guise d’excuse.

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