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(fb) dancers are made, not born. (sharona)

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() message posté Mer 1 Nov 2017 - 12:39 par Brahms De Bury
dancers are made, not born. ✻✻✻ C'était douloureux, presque un peu trop d'ailleurs, instinctivement il avait porté sa main sur son cœur comme pour supporter la charge trop lourde qui pesait sur ses épaules ; il connaissait les rues parisiennes par cœur, il pouvait simplement laisser ses pieds le guider sans réfléchir, perdu dans des pensées lointaines. Les lumières de la ville dansaient devant ses yeux, venaient serrer son organe saignant au creux de sa poitrine pour lui rappeler la fin de sa carrière, sa chute, et ce n'était que la ville qui s'étendait devant ses yeux. Comment se comporterait-il lorsqu'il franchirait les portes de l'opéra, du bâtiment qui avait mit fin à sa carrière artistique de danseur étoile ? Il poussa un soupir, leva les yeux au ciel. Il s'était engagé à programmer cette visite, même si il se montrait trop sévère, trop perfectionniste, il souhaitait voir ses élèves embrasser une carrière qu'il avait écourté, il voulait leur offrir de multiples possibilités et si jamais l'un d'eux était repéré pendant leur voyage alors il en serait fier, heureux. Il jeta un regard rapide sur la joyeuse troupe qui se pressait autour de lui, tous heureux de se trouver dans la capitale française. Au fond il était presque satisfait, lui aussi, de se trouver dans la ville qui l'avait accueilli pendant des années, même si son rêve s'était brutalement arrêté, avait endolori son cœur et le paralysait maintenant à la simple idée de remonter sur scène, de danser à nouveau devant un public. Il poussa un soupir, resserra son écharpe autour de son cou et chercha des yeux son accompagnatrice. Un sourire glissa sur ses lèvres en apercevant sa chevelure brune, il l'avait rencontré lorsqu'il intervenait dans sa classe pour parler de son expérience et il avait apprécié qu'elle prenne l'initiative de venir le voir à la fin du cours, il se demandait encore ce qui lui était passé par la tête pour lui donner son numéro et lui proposer de le suivre à paris pour une sortie à l'opéra garnier avec ses élèves mais elle avait accepté. Et lui n'était pas revenu sur sa proposition. L'histoire de la jeune femme l'avait peut-être touché plus qu'il ne voulait l'admettre, peut-être qu'il culpabilisait à l'idée de savoir qu'elle ne pouvait plus danser alors que lui le pouvait encore mais que la peur l'empêchait d'enfiler à nouveau ses chaussons de danse. Il posa sa main sur l'avant-bras de la jeune femme pour signaler sa présence. « Bienvenue à paris, sharona. » il s'adossa contre le bus, jetant des regards aux alentours, sur les français qui se pressaient dans les rues, il avait toujours trouvé les parisiens trop pressés, trop stressés lorsqu'il était arrivé pour la première fois mais bien vite il avait adopté le même mode de vie, la ville bougeait, la ville était animée et il n'avait jamais le temps de flâner dans les parcs, dans une bibliothèque. Il secoua la tête pour s'extirper de ses pensées et pointa du doigt un bâtiment sur le trottoir d'en face « voilà notre hôtel, j'ai proposé aux élèves de faire un tour de la ville et de se rejoindre devant pour 20h. Ça te va ? »

✻✻✻
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() message posté Jeu 2 Nov 2017 - 7:03 par Sharona K. García-Brown
Août 2017 • Paris, France

« Bienvenue à Paris, Sharona. »

Je suis en train de rêver. Sa main qui se pose sur mon bras me fait sursauter, et me confirme pourtant que c'est bel et bien réel, mais je n'arrive pas à y croire. C'est trop beau pour être vrai, je ne peux pas être là, devant cet hôtel parisien, mon sac en bandoulière, avec Brahms De Bury à mes côtés. Paris. Brahms. De. Bury. Prête à pénétrer dans ce lieu mythique qu'est l'opéra. Je suis excitée, terrorisée, intimidée, euphorique et impatiente tout à la fois, et mon haptophobie ne s'arrange pas : je dois me faire violence quand le contact vient des élèves que je suis chargée d'accompagner, ça serait assez mal venu que j'en cogne un par... réflexe de survie, si on veut. Pourtant la main de Brahms sur mon bras ne me met pas autant mal à l'aise et je tente d'y voir une amélioration de mon état général : je ne supporterai sans doute jamais la foule, mais si j'arrive à être un peu plus naturelle avec les gens que j'apprécie, c'est déjà bien, n'est-ce pas ? C'est peut-être aussi parce qu'il est danseur, que s'il y a bien un endroit où je n'ai jamais vraiment ressenti les mains des autres comme potentiellement agressives, c'est sur les planches. Parce qu'elles font partie de la Danse, parce qu'elles deviennent un instrument de la Grâce, je suppose.

Je hoche la tête en guise de remerciement silencieux, à l'évidence, les mots me manquent mais je n'ai jamais été très douée pour exprimer ce que je ressens. M. De Bury, pardon, Brahms - j'aurais perdu le statut d'accompagnatrice en l'appelant par son nom alors qu'il emploie mon prénom, en me mettant finalement au même niveau que ses élèves desquels je ne suis pas forcément tellement éloignée quant au nombre des années, mais utiliser son prénom n'est pas naturel pour moi - m'indique le bâtiment d'en face sur lequel coule mon regard tandis que je raffermis ma prise sur l'anse de mon sac, comme s'il contenait la chose la plus précieuse au monde. C'est un peu le cas, en réalité, puisque même si ma cheville n'accepte plus le traitement, mes pointes y côtoient les quelques affaires emportées pour le séjour. Je me sens un peu ridicule de les avoir emmenées, mais je ne concevais pas de partir sans elle malgré tout, aussi aberrant cela puisse être.

« Voilà notre hôtel, j'ai proposé aux élèves de faire un tour de la ville et de se rejoindre devant pour 20h. Ça te va ? »

Une nouvelle fois, j'opine du chef, puis sors machinalement la liste des élèves et leurs numéros de téléphone, espérant qu'ils soient bien tous présents à l'heure dite, parce que je ne vois pas comment les retrouver autrement... D'ici là, la logique voudrait sans doute que je décide de visiter la ville mais... mais je n'ai réellement d'yeux que pour l'opéra et je crois bien que je pourrais camper devant tout l'après-midi jusqu'au moment où je pourrai enfin y entrer.

« Ça me va très bien, » finis-je par dire, laissant enfin quelques mots passer mes lèvres. « Je vais peut-être déposer quelques affaires, déjà... » ma trousse de toilette, mes fringues, mais certainement pas mes pointes ni mon journal intime, c'est une certitude. « Et puis... je sais pas trop. Vous savez ce que vous allez faire vous, d'ici là ? »

Le ton ultra-respectueux a la vie dure. Je suis pas son égale, je peux pas être au même niveau qu'un danseur étoile, dans ma tête, ça colle pas. Alors quand on n'est que tous les deux, je redeviens la petite fille qui rêvait de fouler les planches avec une de ses idoles, assez impressionnée d'être réellement en train de lui parler, aujourdhui... et dans la capitale française qui plus est.
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() message posté Ven 3 Nov 2017 - 13:46 par Brahms De Bury
dancers are made, not born. ✻✻✻ Il ne se rendait pas encore totalement compte qu'il était présentement à Paris, la ville où son rêve était devenu réalité pour finalement s'écraser brutalement sur le sol comme l'avait fait son propre corps, à lui, lorsqu'il avait mal réalisé son saut. Mais ses pieds foulaient bien à nouveau les rues parisiennes, comme si il n'avait jamais vraiment quitté la capitale française, à l'intérieur de sa cage thoracique il sentait son cœur se serrer, lui couper presque le souffle alors qu'il glissait une main moite derrière sa nuque. Cette sensation était particulièrement étrange, en cette ville il avait l'impression de revoir, de renouer, avec une vieille amie perdue depuis des années, il avait l'impression de se revoir à l'aube de sa majorité lorsqu'il avait emménagé dans la capitale française pour réaliser son rêve de devenir danseur étoile. Une lueur enfantine brillait dans son regard, comme celle d'un jeune enfant au réveillon de noël, lorsque se glissant près de la fenêtre de sa chambre il regardait les flocons de neige recouvrir le sol de son long manteau blanc, et relevait sa tête vers le ciel en espérant voir un traîneau mené par des rennes. Il se donnait cette impression à lui même, celle d'être un enfant attendant le père Noël. Mais il avait la trentaine et il attendait simplement de pousser à nouveau les portes de l'opéra. Il secoua la tête, frappa dans ses mains pour obtenir le silence de ses élèves et ainsi leur expliquer les règles ; tous avaient son numéro de portable et pouvaient donc le joindre à tout moment, il ne voulait aucun élève seule et ils devaient se séparer par groupe de trois minimum, ne pas trop s'éloigner et se retrouver à vingt heure précise devant l'hôtel pour manger et ensuite assister au ballet à vingt-et-une heure et demie. Un sourire satisfait s'installa sur ses lèvres en voyant ses élèves partir de tous les côtés, il reporta son attention sur Sharona. « Ça me va très bien. Je vais peut-être déposer quelques affaires, déjà... » il secoua la tête, glissa la main dans la poche de sa veste pour en sortir le pass de la jeune femme et lui tendre « tiens, le pass de ta chambre. Ne t'en fais pas pour tes valises, quelqu'un va les monter pour nous. D'ailleurs, le voilà. » il adressa une poignée de main au portier avant de laisser à nouveau son regard se perdre sur la ville. Ses élèves s'étaient éparpillés pour découvrir paris - et surtout ses magasins de mode, il en était sûr à cent pourcents - et lui savait parfaitement où il allait se rendre en premier. « Et puis... je sais pas trop. Vous savez ce que vous allez faire vous, d'ici là ? » un sourire glissa sur ses lèvres « déjà tu vas commencer par me tutoyer. » parce qu'il avait l'impression de prendre vingt ans de plus à l'entendre le vouvoyer, il avait peut-être trente ans mais ce n'était pas encore un papy à la retraite et il avait besoin d'installer un climat plus amical avec elle, ce n'était pas son élève et elle ne devait donc pas se comporter comme telle. « Je vais aller saluer des vieux amis à l'opéra, tu veux venir ? »

✻✻✻
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() message posté Ven 3 Nov 2017 - 18:05 par Sharona K. García-Brown
Brahms a intimé le silence, donné ses directives avant de laisser ses élèves s'éloigner en petits groupes prêts à visiter la capitale. Deux ou trois filles ont évoqué les grands magasins et des noms de la mode qui leur ont amené autant d'étoiles dans les yeux que l'opéra et je me suis surprise à me demander ce qu'elles penseraient des créations Abbot, et comment elles réagiraient, aussi, si elles savaient que j'ai défilé... Et moi je reste admirative devant lui, abasourdie d'être là, à ses côtés.

J'évoque mes affaires à déposer quand se pose la question de mes projets pour les quelques heures qui reste et me saisis du pass déverrouillant la porte de la chambre qui m'est attribuée lorsqu'il me le tend.

« tiens, le pass de ta chambre. Ne t'en fais pas pour tes valises, quelqu'un va les monter pour nous. D'ailleurs, le voilà.
- A vrai dire, il va surtout s'occuper des affaires des élèves. Pour moi tout est là... »

On n'est là que pour quelques jours et je suis loin de posséder grand chose dans l'absolu, tout comme je ne suis pas du genre à m'embarrasser de soins et cosmétiques de toutes sortes. Pour le reste, je lui retourne la question concernant le programme de son après-midi, mais j'ai du mal à faire autrement que m'adresser à lui avec un peu trop de déférence.

« déjà tu vas commencer par me tutoyer. »

J'esquisse un sourire embarrassé.

« Hum... pardon...
- Je vais aller saluer des vieux amis à l'opéra, tu veux venir ?
- Vous me pos... hum... tu me poses vraiment la question ? »

Non parce que la réponse est évidente en fait...

« Je voudrais pas trop m'imposer non plus mais... évidemment que je serai ravie de venir... »

Je pense pas que j'aie vraiment besoin d'expliquer outre mesure comme la seule idée d'entrer là-bas me rend purement et simplement euphorique, surexcitée même. Je me contiens seulement pour pas avoir l'air complètement crétin devant lui.

« J'en ai pour une minute. »

Et je crois pas que j'aie mis beaucoup plus de temps que ça à monter dans ma chambre, retirer de ma sacoche la trousse de toilette et les vêtements qui ne me seront pas utiles ce soir, et redescendre auprès de lui, serrant mon bien le plus précieux - à savoir mes pointes dans ma besace - contre mon cœur.

« J'arrive pas à croire que je suis là... est-ce que ça vous... ça t'a fait ça aussi quand t'es arrivé la première fois ? »

J'ai du mal, vraiment, mais je fais des efforts pour lui parler plus naturellement. J'essaie en tout cas, même si c'est pas très concluant encore. Je suis prête à le suivre, en tout état de cause, et j'attends qu'un signe de sa part pour me mettre en route. Même si je sais pas comment je vais réagir une fois sur place. C'est déjà énorme d'être là, de venir voir un ballet sur cette scène... c'est encore plus gigantesque que je sois là avec lui... mais alors pénétrer dans le théâtre en dehors des heures de spectacle et, peut-être, rencontrer d'autres danseurs... Je crois que je réalise pas encore totalement mais je suis pas sûre de pouvoir donner le change une fois que j'y serai...
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() message posté Sam 4 Nov 2017 - 12:44 par Brahms De Bury
dancers are made, not born. ✻✻✻ Il avait l'impression que son cœur allait sortir de sa poitrine tant il battait fort au creux de sa cage thoracique, il ne réalisait pas totalement qu'il se trouvait dans la capitale française en compagnie de ses élèves et de son accompagnatrice. Il se montrait souvent sévère et pointilleux Brahms, après sa carrière de danseur étoile il avait embrassé celle de professeur à la royal ballet school et même si ses élèves se battaient pour entrer dans sa classe ils déchantaient vite en faisant face au niveau qu'il demandait. Il demandait presque la perfection, une technique rigoureuse, une grâce à toute épreuve et de la légèreté dans les mouvements ; brahms avait toujours estimé que la danse classique était la plus délicate à apprendre et que les danseurs de cette discipline étaient les meilleurs, les plus rigoureux. Les autres danses méritaient de la technique mais une petite erreur n'avait pas autant d'incidence que lors d'un ballet, les blessures étaient moins graves, moins douloureuses et moins fréquentes qu'en chaussant des pointes et en réalisant des grands écarts. De ses yeux d'enfant il avait toujours vu la danse classique comme un rêve irréalisable, peut-être surtout destiné à la gent féminine en réalité mais personne ne l'avait jamais rejeté dans ce milieu et il s'estimait reconnaissant à ses parents de lui avoir permit de s'envoler pour paris. Brahms souffla, esquissa un sourire à l'adresse de son interlocutrice avant de la laisser partir vers sa chambre d'hôtel pour déposer quelques affaires, quant à lui il continuait son observation des rues de la ville, essayant de se remémorer des souvenirs liées à chacunes d'entre elles. Il en avait passé du temps à fouler les rues pavées, à pousser les portes des innombrables boutiques de la capitale de la mode, à se glisser in extremis entre les portes du métro pour ne pas arriver en retard. Il ne s'était jamais vraiment demandé pourquoi il avait tant souhaité faire son enseignement et sa carrière dans la capitale française plutôt qu'ailleurs comme new-york à la julliard school, paris s'était imposé dans sa tête. Il tourna son visage vers Sharona lorsque sa chevelure brune rentra dans son champ de vision. « J'arrive pas à croire que je suis là... est-ce que ça vous... ça t'a fait ça aussi quand t'es arrivé la première fois ? » il laissa son rire s'échapper de sa gorge devant son hésitation à le tutoyer forcément ça n'allait pas être simple pour elle, tout en tentant de se remémorer ce qu'il avait ressentit la première fois qu'il avait mit les pieds à Paris. Une joie immense à l'idée de danser à l'opéra garnier pour commencer, ce n'était pas donné à tout le monde, une peur grandissante à celle de se retrouver seul dans une ville inconnue. « J'étais intenable. Je garde de très bons souvenirs de ma vie parisienne même si j'ai certains regrets, la première fois que je suis arrivé j'avais une peur bleue de me tromper de ligne de métro, c'est idiot mais c'était ma plus grande frayeur, danser à l'opéra garnier me semblait bien moins effrayant que louper ma station. » chacun avait ses préoccupations, il était venu particulièrement sûr de lui et de son niveau alors danser ne lui faisait pas peur, pas le premier jour en tout cas, puis il avait été confronté aux autres danseurs et pour sortir du lot il avait été obligé de redoubler d'efforts, d'affiner sa technique qu'il avait toujours trouvé parfaite jusque là. Marchant à côté de la jeune femme pour lui raconter ses déboires de sa vie parisienne, il s'arrêta devant l'opéra garnier, tendant son bras pour faire signe à Sharona d'entrer la première « à toi l'honneur. »

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() message posté Sam 4 Nov 2017 - 20:54 par Sharona K. García-Brown
Oh non ! Ce n'est pas simple du tout ! J'ai toutes les peines du monde à croire que je suis là, à lui parler comme si c'était naturel alors que ça l'est pas, à faire genre on est sur un pied d'égalité face à ses élèves alors qu'on ne le sera jamais. Et le tutoyer n'est donc pas chose aisée. Mon hésitation le fait rire, et je me sens un peu ridicule. Ou c'est ma question ? Je m'attends presque à un refus de répondre, pourtant il n'en est rien.

« J'étais intenable. Je garde de très bons souvenirs de ma vie parisienne même si j'ai certains regrets, la première fois que je suis arrivé j'avais une peur bleue de me tromper de ligne de métro, c'est idiot mais c'était ma plus grande frayeur, danser à l'opéra garnier me semblait bien moins effrayant que louper ma station. »

Je souris, songeant que le métro aurait sans doute été une terreur indicible pour moi aussi, bien que les raisons eussent été différentes. Plus que l'opéra, sans le moindre doute. La confiance de Brahms en ses qualités de danseur avait sans doute été un de ses atouts, sa ténacité, sa rigueur, son acharnement, d'autres qualités qui avaient fait la différence... et exporté son nom même outre Atlantique. Ou il avait fait rêver l'adolescente que j'étais, jusqu'à ce que tout vole en éclat.

« A toi l'honneur. »

Je m'arrête, stupéfaite, quand son bras me désigne la grande bâtisse richement décorée de l'opéra Garnier.

A moi l'honneur... mais en quoi je le mérite cet honneur ? Qu'est-ce qui me vaut autant d'attention ? Mon regard passe de la façade au visage de Brahms, plusieurs fois avant que je ne parvienne à bouger à nouveau.

« Je suis pas en train de rêver, hein ?... »

Si c'est le cas, le rêve est vachement long... mais je veux pas me réveiller. J'inspire profondément, comme si ça demandait tellement de courage, mais à vrai dire, j'en ai un peu besoin, et les doigts serrés sur mon sac, je fais quelques pas vers l'entrée avant de jeter un regard en arrière pour m'assurer qu'il est toujours là, près de moi. Quelques secondes plus tard, je suis dans le hall, je regard brillant, perdu sur les dorures, les moulures, les marches de pierre, si bien que je ne réalise pas tout de suite que cette voix qui retentit dans cette langue que je ne maîtrise pas, c'est pourtant bel et bien à moi qu'elle s'adresse. Et je ne comprends pas un mot de ce qu'elle raconte et cherche Brahms du regard quand je réalise qu'on attend de ma part une réponse - quelle qu'elle soit, et quelle que soit la question posée...
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() message posté Jeu 16 Nov 2017 - 12:38 par Brahms De Bury
dancers are made, not born. ✻✻✻ L'opéra s'étendait devant ses yeux comme si il ne l'avait jamais quitté, comme si il n'avait jamais chuté sur le lac des cygnes, comme si aucun journaliste n'avait été son détracteur, n'avait écrit des méchancetés sur lui et sa performance, comme si personne ne l'avait humilié quelques années auparavant, comme si il n'accompagnait pas sa classe pour une visite mais que cette classe - une classe inconnue, emmenée par un autre professeur qui n'était pas lui - venait le voir lui, danser sur la célèbre scène parisienne. Il secoua la tête pour s'extirper de ses pensées alors qu'il ressentait comme un pincement au cœur, une boule de stress au creux de son ventre ; il ne devait pas rêver, les rêves étaient interdits pour lui depuis qu'il avait prit la décision de se terrer à londres, avec le titre de professeur de danse classique à la royal ballet school, il s'était montré lâche et il en payait un peu plus le prix chaque jour. Il le ressentait d'autant plus maintenant, alors que ses yeux parcouraient le décor sans savoir où  s'arrêter, où se poser tant il y avait de choses à voir et pourtant, au fond, il avait l'impression de connaître cet endroit par cœur, comme si il y avait grandit depuis son enfance, comme si l'opéra représentait pour lui une maison de campagne pour un enfant, la maison de campagne des grands-parents où toute la famille se réunissait tous les week-end. Mais l'opéra garnier n'étaient pas une maison de campagne chaleureuse, il était à la fois sa plus grande réussite et son plus grand échec. Même la voix de son accompagnatrice lui paraissait lointaine alors il s'était contenté de secouer la tête sans savoir si il s'agissait là d'une réponse approprié, n'ayant distingué qu'un mot sur deux de ses paroles tant il était absorbé par ce qu'il voyait. Il avait l'impression de retrouver chacun des parfums qui l'avaient bordé pendant presque une dizaine d'année, les parfums suaves des danseurs et danseuses, mélangés à ceux des spectateurs et des chorégraphes, celui des produits ménagers qui entretenaient à la perfection chaque recoin de l'édifice. Seule une voix masculine le tira de ses pensées, une voix qu'il connaissait mais n'avait pas entendu depuis des années, une voix suffisamment grave pour l'extirper de ses rêveries mais une voix qui ne s'adressait pas à lui mais à Sharona qui se tenait toujours à côté de lui. Il s'apprêtait à reprendre la contemplation, à se déplacer même pour glisser ses doigts sur la rambarde de l'escalier comme il l'avait tant fait par le passé avant de se rendre compte que son accompagnatrice restait muette, pour cause elle ne devait certainement pas parler français. « Oh, il te demande si tu es ma partenaire de danse. » il lui adressa un sourire avant de revenir vers elle, glisser son bras autour du sien « viens, je vais te présenter. » sa démarche était sûre, il gardait la tête haute malgré le stress qu'il ressentait dans chaque parcelle de son corps, peut-être même que Sharona sentait son bras trembler légèrement sous le sien, peut-être aussi sous le coup de l'émotion. Il tendit sa main libre à l'homme - un homme grand, vêtu d'un costume impeccable, ses cheveux blancs tirés en arrière faisant comprendre qu'il n'était plus tout jeune maintenant et pourtant il semblait toujours aussi en forme, un sourire luisait sur ses fines lèvres - avant de lui adresser la parole en français, mais son accent lui paraissait étrange à ses oreilles, la langue qu'il ne parlait plus depuis quelques années semblait presque étrangère « Voici Sharona, elle accompagne ma classe pour le ballet. et reprenant maintenant sa langue natale, il se tourna vers sharona je te présente charles, il était mon chorégraphe et professeur. » de nouveau son regard était tenté de divaguer à droite et à gauche pour se familiariser avec les lieux mais la voix de l'homme le tira encore de ses pensées, comme si il comprenait déjà que Brahms risquait de s'égarer d'un moment à l'autre « il veut savoir si tu veux monter sur les planches, avec moi. Enfin ... si jamais ta cheville ne te le permet pas, c'est pas grave, il ne faudrait pas se retrouver à l'hôpital bêtement. »


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