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It's you and your world and I'm caught in the middle ◇ Julian ♥︎

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() message posté Mer 1 Nov - 18:26 par Lilly R. Adams

Parce que y a des gens qui s'en vont, d'autre qui restent, ou qui reviennent dans notre vie. Parce que des fois c'est moi qui m'en vais, qui reviens puis qui regrette d'être restée ou partie. Parce que le monde est inconstant, éphémère et indécis. Julian & Lilly

It's you and your world and I'm caught in the middle


Les journées de cours ne ressemblaient en rien à celles que je devais supporter lorsque je me trouvais en architecture. Le temps passait plus vite, et me lever pour aller en cours est beaucoup moins pénible qu’à la fac. Comme quoi faire ce qu’on aime est important, et à vrai dire je suis plutôt heureuse d’avoir sauté le pas et de me retrouver dans cette école d’art. Mon avenir prenait tout son sens à mes yeux, il n’y avait plus qu’à mettre les chances de mon côté afin d’y parvenir réellement. Et pourtant, il m’a fallu un certain courage, ne serait-ce que pour l’annoncer à mes parents. Persuadée qu’ils allaient refuser, ou bien qu’ils allaient tous les deux me faire passer un quart d’heure de bourrage de cerveau quant à l’importance des études, j’étais relativement étonnée de leur compréhension. J’avais entamé cette nouvelle année sereinement et ce, malgré l’accident dans lequel j’avais été entrainée. De longs mois de rééducation barbants et épuisants pour finalement terminer ma convalescence chez mon père. De quoi donner un nouveau souffle à cette patience que je n’avais pas pour enfin pouvoir sortir, voir des gens et tout simplement vivre à nouveau normalement.

Ce soir-là, j’avais eu terminé mes cours dans les alentours de dix-sept heures. C’est souvent le jour le plus long pour moi et pour cause, Zara m’ayant harcelée toute la journée, je lui avais finalement demandé de reporter notre sortie prévue pour la simple et bonne raison que même si j’étais à nouveau sur pied, j’avais toujours un traitement à prendre et un manque cruel d’énergie. C’est le temps de se réhabituer à une vie active, comme avant. Je le sais, je dois faire preuve de patience. Alors ce soir, je prens sur moi pour être attentive jusqu’à la fin des cours quand finalement le professeur annonça la fin de la journée. Je rangeai mes notes dans mon classeur et fourra le tout dans mon sac à main que j’avais voulu large afin de pouvoir y enfuir aussi bien mes cours que mes effets personnels. Mon bordel de fille comme on pouvait trouver dans le sac de n’importe quelle femme. Mes nouvelles copines m’attendirent à la sortie du local de cours. Ces dernières étaient totalement différentes des filles avec qui j’avais l’habitude de trainer. Il n’y avait qu’à voir Zara qui préférait le monde de la nuit, les sorties et l’amusement au sérieux des études ou encore Eden qui vivait dangereusement malgré la stabilité de son avenir dans cette école de danse. Moi, je crois qu’au fond je me forçais à me raccrocher à ces nouvelles personnalités, fuyant les idées farfelues de Zara depuis cet accident. Certes, elle n’y était pour rien à proprement parler, mais si elle n’avait pas eu l’idée de m’entrainer dans cette soirée, aujourd’hui je ne ressentirais pas cette angoisse à l’idée de grimper dans une voiture. Une peur qui finira bien par disparaitre avec le temps, mais pour le moment c’est encore un peu tôt. Encore une fois, il fallait être patiente, juste patiente.

Il ne me faut pas beaucoup de temps pour rejoindre la rue et enfin sortir du bâtiment. Les yeux sur mon téléphone, j’écoute à peine ce que me disent les filles, puis finalement comprend qu’il est temps pour elle comme pour moi de rentrer. Chacune de nous se sépare, et finalement, je fourre l’iphone dans mon sac, relevant enfin mon visage sur ce qui m’entourent, je pose mon regard sur Julian que je fixe pendant plusieurs secondes ne sachant pas trop ce que je voulais vraiment : lui hurler dessus ou bien fuir et continuer à nier son existence comme j’aurais sans doute le faire depuis le début ? Depuis cet accident, j’évite d’entendre parler de lui lorsque Zara tente ne serait-ce que de glisser subtilement la moindre info le concernant, j’évite aussi de lui parler et même de le voir. S’il a été l’une des premières personnes que j’ai rencontré à mon arrivée à Londres, il est aujourd’hui la dernière à qui j’ai envie d’adresser la parole. Pourtant la curiosité semble plus forte que tout, puisque mes pas me dirigent vers lui « Pourquoi t’es là ? Si c’est des cours de conduite que tu cherches, tu t’es planté d’endroit » lui lançais-je amèrement. Je regrette déjà d’avoir pris la décision de venir lui parler et pourtant je sais qu’au fond de moi j’ai envie de savoir ce qu’il fout là.



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() message posté Mar 7 Nov - 20:27 par Julian F. Flemming
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JULIAN  X  LILLY

Citation :
« Yeah I know that I let you down, Is it too late to say I'm sorry now ?»

Alors qu'il ne commençait à travailler qu'en début de soirée (vers 20 heures) au MINISTRY OF SOUND, Julian avait décidé de traîner dans les alentours. C'était surtout dans un but bien précis, revoir la jeune femme qu'il "surveillait" depuis quelque temps déjà. En fait, cela ressemblait plutôt à du harcèlement mais Julian préférait le terme précédent. Depuis leur accident, dont il avait été reconnu, à juste titre, responsable et en tort, elle ne lui avait plus jamais adressé la parole. Il avait eu beau multiplier les appels et messages téléphoniques rien n'y faisait. Alors, il avait décidé de prendre le taureau par les cornes et d'aller la voir directement. Mais avant cela, il s'était renseigné depuis des semaines sur son emploi du temps et venait tourner autour de l'école dans ses horaires de sortie, "comme par hasard". Personne n'y croirait et encore moins Lilly, mais il se devait de lui parler, au moins pour sa conscience, et tenter de faire amende honorable. La tâche s'annonçait titanesque voire impossible et il s'attendait à subir les foudres de la jeune demoiselle. Il préférait tout de même se prendre de pleine face la rancune, les reproches et la colère plutôt que l'indifférence dont elle avait fait preuve jusqu'à ce jour.

Il alla donc se placer stratégiquement dans une des ruelles par laquelle elle passerait forcément pour retourner chez elle et il attendit là en pensant et repensant à ce qu'il pourrait bien lui dire si elle daignait lui adresser la parole. Une chose était sûre, il n'avait aucune carte en mains à jouer et il aurait tout à gagner à faire profil bas. Oui mais voilà, ce n'était pas tout à fait dans son caractère d'agir de la sorte et l'idée de le faire le mettait déjà très mal à l'aise. Malgré tout, il n'avait aucune intention de faire demi-tour et était prêt à assumer les conséquences de ses erreurs et les éventuels propos vexants de Lilly.  Comme prévu, elle passa par l'endroit où se trouvait Julian sauf qu'à son plus grand étonnement, elle dirigea droit vers lui et lui sortit une phrase bien piquante dont elle avait le secret et à laquelle il s'attendait.

Depuis qu'il la connaissait Lilly n'était jamais passée par quatre chemins lorsqu'elle s'adressait aux autres. C’était cette franchise naturelle et quasi-insolente qui l'avait marqué la première fois et cela n'avait pas changé depuis. C'était déjà ça de gagner. Lui aussi, d'habitude, évitait de tourner autour du pot lorsqu'il se trouvait sur ses terrains de jeux favoris; aussi bien en soirée que dans les rues. Cette fois-là était forcément des autres parce qu'il était clairement en position de faiblesse et cela ne lui arrivait que très rarement. Aussi, lorsqu'il se sentait démuni, il avait toujours une pirouette ou une ruse derrière laquelle se cacher.

« C'est bon la rue n'est pas à toi non plus alors calme toi et puis figure toi que je bosse dans le coin, C'est un hasard ça arrive non ? »

Valait-il vraiment la peine de préciser qu'il s'agissait d'un mensonge tellement c'était gros ? Réellement pas, mais tout ceci n'était évidemment qu'une diversion pour ne pas laisser paraître son malaise, le temps de retrouver son calme et de trouver les mots justes qui ne lui revenaient pas malgré les nombreuses fois où il se les était répétés.

« Bon ok tu m'as grillé, je voulais absolument te parler. Je sais que j'ai pas d'excuse pour ce que je t'ai fait et qu'un désolé ne changera rien. Mais j'aimerais que tu me laisses une chance de me racheter ou de faire quelque chose pour toi, n'importe quoi ! »

Même s'il avait quelque peu hésité dans ses paroles et qu'il n'avait pas pu soutenir son regard, lui rappelant sa mauvaise conduite, les mots avaient tout de même finis par sortir. Et en les entendant, Julian se demandait s'il avait fait le bon choix de tenter de revenir dans la vie de Lilly. Elle avait été gravement blessée physiquement à cause de lui, et il s'en voudrait pour cela, pour le restant de ses jours. Il s'était longtemps posé la question de savoir s'il devait reprendre contact avec elle et la sagesse l'avait poussé à répondre négativement. Il n'avait cependant pas grand-chose de sage et était donc parti à contre-courant de ce que lui avait dicté sa raison.

Il devait s'expliquer avec elle à tout prix, ne serait-ce pour qu'elle puisse tourner la page sur ces événements qui devaient toujours la hanter. Il ne fallait pas se voiler la face, Julian aussi en avait besoin pour ne pas tout haïr de ce qu'il voyait dans le miroir. Il était prêt à accepter tout jugement de la part de la jeune femme, quitte à s'entendre dire "qu'elle ne voulait plus jamais le revoir" mais ce ne serait pas suffisant ni si facile pour se débarrasser de lui sans qu'il n'ait pu lui prouver sa bonne foi.  

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() message posté Dim 12 Nov - 14:51 par Lilly R. Adams

Parce que y a des gens qui s'en vont, d'autre qui restent, ou qui reviennent dans notre vie. Parce que des fois c'est moi qui m'en vais, qui reviens puis qui regrette d'être restée ou partie. Parce que le monde est inconstant, éphémère et indécis. Julian & Lilly

It's you and your world and I'm caught in the middle


Je n’imaginais pas qu’en sortant des cours, je tomberais nez à nez avec Julian. En fait, non seulement je ne l’imaginais pas, mais en plus je ne l’espérais pas. Cet accident avait changé ma vision des choses, mais aussi ce que je pensais de lui. Si mes parents m’avaient mise en garde le concernant, bien avant qu’il ait joué au con ce soir-là, je n’en avais fait qu’à ma tête… pour finalement me rendre compte qu’ils avaient peut-être raison. Peut-être… Surement. Pourtant, j’étais loin d’imaginer qu’on pouvait en arriver à ce stade, et si Zara essayait tant bien que mal de le décharger de ce pourquoi je lui en voulais, ça ne fonctionnait pas vraiment. Certes, il n’était pas clean ce soir-là, mais en quoi ça l’excusait ? Peut-être que si elle s’était assise à l’avant, elle, qu’elle n’aurait plus eu le même discours. A l’hôpital, je me suis demandée à plusieurs reprises pourquoi étais-je montée dans cette voiture. C’est pas comme s’il était réputé pour avoir de bonnes idées, et pourtant même en étant consciente du tempérament de Julian, j’arrive toujours à accepter de suivre le mouvement. Ce soir-là, j’aurais pu appeler pour qu’on vienne me chercher, tout comme j’aurais pu aller jusque chez Pierre, lui qui n’habitait qu’à quelques minutes. Mais non, j’avais suivi mon instinct. J’étais persuadée qu’il ne pouvait rien nous arriver en seulement quelques minutes de trajet. C’aurait été un coup de pas-de-chance, avais-je pensé. Et effectivement, ce soir-là ma bonne étoile était aux abonnés absents.

Si cet accident m’a affectée, m’a changée et m’a fait prendre conscience de certaines choses, je sais qu’il n’a pas été anodin dans la vie de mes parents, de mon père. Si déjà avant il semblait avoir ce côté saint-bernard surprotecteur, aujourd’hui il en devient presque carrément parano. J’ai besoin de reprendre une vie normale, ou plus ou moins normale. J’ai eu la chance de m’en sortir assez bien, comparé à d’autres accidentés de la route et pour ça, je veux retrouver un semblant de routine, ou bien arriver à avancer sans avoir l’impression que le ciel va me tomber sur la tête. Je ne suis pas une enfant qui n’a aucune idée des dangers, même en prenant des risques, j’assume le fait de vivre dans un monde qui n’est pas celui de mon enfance. Tout le monde n’est pas gentil, tout le monde n’est pas beau, mais parfois il faut savoir faire des choix, prendre des risques et essayer de miser sur le bon cheval. Le soir de l’accident, ma confiance avait pris le dessus sur le reste. J’avais fait confiance à Zara, j’avais surtout fait confiance à Julian, peut-être parce que naïvement je me suis dit qu’il n’était pas assez stupide pour risquer sa vie et celle des autres. Qui serait assez stupide pour ça, à part un suicidaire ou un kamikaze ? Personne. Enfin si, Julian.

En sortant des cours ce soir-là, j’avais abandonné les filles. Chacune avait pris son chemin de retour et moi, j’étais restée là quelques instants, à les regarder s’éloigner. La différence entre elles et celles avec qui j’ai l’habitude de trainer est flagrante. Elles sont sages, calmes, et studieuses. Zara m’aurait déjà proposé de repasser dans un café, ou un bar histoire de décompresser. Non pas pour boire ou oublier, juste décompresser et discuter de tout, de rien. Organiser les prochaines sorties, les prochains plans qu’elle avait, les soirées dont elle avait eu vent et où elle voulait m’emmener. Ces filles ne pensent qu’à faire les travaux qu’on nous demande pour la prochaine leçon, alors que moi je songe plutôt à ce que je vais bien pouvoir faire une fois rentrée, mais certainement à pas comment réaliser ce travail attendu par le professeur. Une fois chez mon père, il y a de grandes chances pour que je me retrouve toute seule, que je me mette devant la télé, ou bien simplement que je décide d’aller jusque chez ma mère où je déciderais de passer la soirée avec l’excuse toute faite de ne pas vouloir me retrouver toute seule, toute la soirée. C’était facile, c’était tout trouvé et en plus, ça fonctionnait.

Dans cette ruelle se trouvait cette silhouette qui ne m’était pas inconnue et à laquelle je ne m’attendais pas. J’aurais aimé ne pas le croiser, ou peut-être aurais-je simplement dû passer mon chemin plutôt que laisser mes pas me mener à lui. Pas de bonjour, les banalités d’usage au placard lorsque je m’adresse à lui. La seule chose qui m’importait vraiment c’est de savoir ce qu’il fait là. Une façon agressive d’essayer de lui soutirer l’info alors qu’il réagit lui aussi au quart de tour. « Je ne crois pas au hasard, trouve autre chose. Et puis on est rarement par hasard dans cette ruelle, faut le vouloir pour prendre racine ici » finis-je par lui dire toujours sur ce même ton agressif. Moi-même j’aurais pris un autre chemin si ce n’était pas deux fois plus long. Encore que je ne connais pas Londres comme lui, puisque je ne suis là que depuis une toute petite année. « Quoi qu’avec toi, ça ne m’étonnerait même plus. Tu m’as prouvé le niveau élevé de ta connerie. » Oui, ce gars devrait sans doute être enfermé au pénitencier de la connerie humaine si vraiment ça existait. Je sais qu’au fond c’est la rancœur qui parle, et pourtant difficile de faire autrement alors que j’avais été à deux doigts de perdre la vie dans cet accident dont il était le seul responsable.

Je continuais mon chemin lorsque son timbre de voix se glisse jusqu’à mes tympans et m’oblige à m’arrêter, énervée « Et ça changerait quoi ? Absolument rien. Ah si, peut-être que ça soulagerait ta conscience, mais je ne suis pas là pour t’absoudre. Ca t’empêche de dormir la nuit ? Tant mieux. Tu t’en veux ? Encore tant mieux. Tu vis mal le fait d’être un abruti et de ne pas savoir discerner le bien du mal ? C’est tout ce que tu mérites. Assume tes conneries pour une fois, et à l’avenir, oublie-moi. » Je fis quelques pas et puis me retourne à nouveau « Si t’as besoin de quelqu’un pour gonfler ton égo, tu devrais voir Zara. Elle fait ça très bien, mais compte pas sur moi. Qu’importe ce que tu feras, ça ne sera jamais suffisant Julian, fais-toi une raison ; j’ai bien dû m’en faire une te concernant, moi. » terminais-je en le dévisageant du regard, prête à continuer mon chemin « Ce soir-là, t’as pas simplement failli ruiner ma vie ».



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() message posté Hier à 20:07 par Julian F. Flemming
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JULIAN  X  LILLY

Citation :
« Yeah I know that I let you down, Is it too late to say I'm sorry now ?»

Comme notre barman s'en était douté, Lily lui réserva un accueil des plus "chaleureux". Après ce qu'il lui avait fait, c'était amplement mérité et un strict minimum qu'il pouvait endurer. Mais même après avoir imaginé tous les scénarios et discours possible dans sa tête, il fallait avouer que se l'entendre dire en face, le blessait plus qu'il ne l'aurait imaginé. L'important restait tout de même qu'au lieu de l'ignorer comme Julian s'y attendait, elle lui avait adressé la parole. Et cela signifiait beaucoup pour lui. Il avait franchi une étape dans sa tentative de rédemption et bien qu'elle ne fût pas prête de lui pardonner cela lui faisait tout de même plaisir. Après tout, il ne cherchait absolument pas un pardon dont il savait ne pas être digne.

Le but de la manœuvre était surtout d'aider Lily à aller de l'avant en faisant table rase du passé. Mais en ignorant Julian elle n'y arriverait pas car bien qu'elle doive le haïr, ne pas lui faire face, c'était ne pas faire face à ce qui s'était passé. Partant de là, la seule raison que Julian avait en tête pour qu'elle agisse de la sorte était sûrement un sentiment de culpabilité. Hors, le seul coupable dans toute cette histoire, c'était uniquement lui et il n'accepterait pas que d'autres personnes puissent endosser une quelconque part de responsabilité.

« Ok c'est de bonne guerre! Je suis le plus con du monde et je fais que des conneries, je suis un peu au courant de tout ça tu sais ! C'est ce que tu voulais entendre ?  Tu te sens mieux maintenant ? »

S'il était venu pour s'excuser, Julian s'y prenait très certainement de la pire des façons. Mais la provocation c'était un peu son seul moyen de communication, voire même son carburant. Bien sûr, en utilisant ses méthodes très peu recommandables, il risquait d'attiser encore plus la colère de la jeune femme, l'idée restait tout de même de savoir ce qu'elle pensait réellement de tout ça. Pensait-elle tout ce qu'elle disait ou la moitié des propos étaient-ils guidés par la haine? Il ne tarderait pas à le savoir, s'il continuait sur sa lancée. Il n'y arriverait pas très longtemps car étant en tort, la moindre des choses était de mettre de l'eau dans son vin pour tenter de calmer le jeu avec la jeune femme. Quelque chose, lui disait que peu importe ce qu'il dirait ou ferait cela reviendrait au même, il était donc retombé dans ce qu'il savait faire le mieux.

Pour autant, il ne tentait pas non plus de se défendre. Il voulait juste qu'elle se lâche et lui dise tout ce qu'elle devait en face pour ne rien regretter par la suite. Des propos sous le coup de la colère, la culpabilité d'avoir été trop méchante, Lily ne devrait pas expérimenter cela envers Julian et il fallait qu'elle sache qu'il ne l'avait pas volé. D'un autre côté, il s'agissait aussi et surtout d'apaiser sa haine ou sa rancœur, histoire d'éviter que cela la ronge pour le restant de ses jours. Notre barman s'y connaissait plus que bien dans ce domaine, pour avoir lui-même haï son géniteur, depuis sa plus tendre enfance. Cela l'avait rongé et il continuait à ruminer sa haine jusqu'à aujourd'hui. Il appréciait assez Lily pour ne pas souhaiter qu'elle puisse subir le même sort que lui et encore moins à cause de lui.

« Même défouloir ça me va. Au moins tu m'adresses la parole, c'est déjà une victoire pour moi. Mais tu ne comprends pas, on s'en fout de moi c'est toi. Ça a toujours été toi ! La haine, la rancoeur tout ça c'est du poison ! Je ne veux pas que tu tombes là-dedans à cause de moi. Je ne veux pas non plus que tu t'en veuilles pour quoi que ce soit, le seul responsable de ce soir-là c'est moi. »  

Julian avait baissé le ton et avait cessé de faire dans la provoc. C'était l'effet que lui faisait Lilly avant. Avec elle, il avait la fâcheuse tendance à retirer son masque et à baisser son bouclier. En résumé, il baissait les armes car il n'aimait pas se battre contre elle. Ce n'était pas pour autant qu'il se confiait facilement,même s'il faisait son possible pour être sincère avec elle.

« Je m'en fous de savoir si c'est suffisant ou pas tant que c'est quelque chose qui compte. Zara elle, est passée à autre chose mais ça n'enlèvera jamais le fait que tout le monde aurait pu mourir ce soir là mais pourquoi tu me parles d'elle ? Zara c'est une autre histoire, c'est toi de toi que je veux parler. »

Julian voyait bien que Lilly était prête à repartir aussitôt et de son côté faisait quelque pas pour revenir à ses côtés, se préparant à la suivre au cas où elle déciderait de s'en aller sans crier gare. La conversation ne tournait pas à son avantage comme il s'y était attendu. Le simple qu'elle dure lui redonnait un peu de courage pour affronter la colère de la jeune femme. Pour un peu, il aurait presque retrouvé le sourire de pouvoir enfin entendre de nouveau sa voix ailleurs que sur un répondeur. L'atmosphère actuelle ne le permettait cependant pas, et Lilly aurait pu mal le prendre, croyant qu'il se moquerait d'elle. Il préféra donc se raviser et sembla quelque peu satisfait de voir que la jeune femme semblait se calmer à mesure que la discussion avançait, malgré la dureté de ses mots.

« Ecoute, je sais que j'ai vraiment merdé sur ce coup-là  et que c'est la pire connerie de toute ma vie et je ne pourrais rien y changer. Si je pouvais revenir en arrière, je le ferais ! Si c'était possible de prendre ta place sur ce lit d'hôpital, je le ferais avec plaisir et si même j'avais du donner ma vie pour la tienne, je l'aurais fait sans hésiter. Je ne te demande rien si ce n'est de me laisser essayer de  t'aider. »

Cela sonnait peut-être un peu présomptueux de la part de Julian de lui dire qu' elle avait besoin d'aide, quand lui s'était rendu coupable d'une grave erreur qui aurait pu coûter la vie à d'autres personnes, mais c'était la vérité ou du moins sa vérité et il ne se voyait pas la cacher à Lilly. Evidemment, cela demanderait sans doute du temps à la jeune femme pour considérer sa proposition et il savait pertinemment que l'issue la plus probable était le mur monumental qu'il allait se prendre. Entêté, il ne perdait tout de même pas espoir se disant qu'au moins, il aurait tout tenté pour ne rien regretter ensuite.

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