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Je ne t'abandonnerais pas cette fois ( Jean)

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() message posté Dim 5 Nov - 20:47 par Lexie Cole



Lexie & Jean



Etre pédiatre n'est pas du tout reposant , mais avant tout c'est une passion et moi s'en est une. J'adore les enfants depuis que je suis toute jeune et encore plus depuis que j'ai Lana dans ma vie, cette petite fille de presque cinq ans ,est un vrai bonheur pour moi. Elle est arrivée au moment où j'en avais le plus besoin. Même si c'est vrai que derrière cela a des conséquences, comme le fait que j'allais devoir dire la vérité à Lucian. Surtout depuis que j'avais appris que j'allais devoir aller à nouveau travailler dans mon ancien hôpital et donc retrouver mon ancienne vie qui allait faire revenir beaucoup de souvenirs du passé. Comme Lucian qui avait fait son apparition il y a quelques jours et je dois bien avouer que je n'étais pas du tout préparer à ce que ça se passe comme ça. Mais ce soir je n'avais pas eu le temps de penser à lui, depuis que j'étais arrivé au boulot, tout de suite j'avais plusieurs urgences. Entre les accouchements et surtout cet enfant que cette femme avait amené en plein milieu de la nuit en panique. Tout de suite je l'avais pris en charge en cherchant le problème qui se présentait. Cela avait duré tellement longtemps et pourtant j'aurais aimé avoir plus de temps pour venir en aide à cet enfant. Si jeune, il avait seulement 4 ans et sa mère l'avait retrouvé inconscient dans sa chambre. Je ne comprenais pas ce qui se passait, mais très vite les résultats sont arrivé, le mari de la femme avait frappé le petit garçon et malheureusement en tombant sur la tête, il y avait eu de gros dommages au cerveau et il était déjà trop tard. On était plusieurs à avoir tout fait pour lui venir en aide, mais c'était trop tard. Alors que je quittais l'hôpital, je revoyais cette femme en pleure quand le médecin venait annoncer cette triste nouvelle.Ma fille avait à peu près son âge, se n'est pas facile de prendre du recul, mais en ce moment j'étais tellement fatigué que j'avais du mal à mettre cette protection entre mon travail et ma vie privée. J'avais décidé de rentrer à pied ce soir pour prendre un peu l'air, j'en avais besoin . J'avais laissé ma fille à la baby-sitter, une amie à moi qui prenait soin de ma fille. Il était tard donc je supposais que Lana devait déjà être dans son lit en train de dormir bien au chaud. Car à l'extérieur il ne faisait pas beau du tout, il y avait beaucoup de vent et surtout cette pluie qui tombait bien. Mais heureusement j'avais pensé à mon parapluie, un temps qui ne donnait pas envie de sortir, mais ça permettait de prendre l'air quand même. Je regrettais la période où on pouvait se balader en robe ou encore avec un simple tee shirt, là c'était pull, botte et surtout il faisait froid. J'allais assez vite et alors que je passais devant un bar, curieuse je tournais le visage alors qu'il y avait beaucoup de bruit et la surprise je me voyais Jean au loin, je ne pouvais pas y croire, qu'est ce qu'il faisait ici dans un bar. Cela faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas vu et il ne semblait pas dans son état normal. Je décidais de rentrer dans le bar en me dirigeant vers lui, je posais une main sur son épaule et disant tout bas " Bonsoir beau brun..." Je lui faisais un petit sourire. Je ne cherchais pas du tout à lui faire du rentre dedans, bien au contraire, on était amis depuis tellement longtemps.


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Dona Nobis Pacem

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() message posté Dim 5 Nov - 23:11 par Jean Marceau
J’avais terminé la journée en beauté. Après avoir été engueulé par mon propre directeur en France, j’avais reçu en email de la direction d’Interpol. Dans les deux cas, je comprenais parfaitement bien le fait que j’étais sur la sellette ; on se fichait bien de mes résultats car la balance entre bénéfices et coûts de mes actions était en train de basculer, et qu’on ne saurait tolérer mes agissements et mes incartades au règlement plus longtemps. C’était comme ça qu’on était remercié après toutes ces années à brasser de la merde et à enquêter sur de véritables horreurs. A être considéré comme un paria, comme un flic ripoux même. Le pire dans tout ça, c’était que j’avais quand même vaguement confiance, en mon for intérieur, que j’étais en train de merder sur toute la ligne. Mais comment faire quand le carcan judiciaire était tellement étroit qu’on n’arrivait plus à faire règner la loi et l’ordre ? Je faisais ce que j’avais à faire. Ce que j’étais forcé de faire. De toute manière, ces cons de la direction ne comprenaient pas la réalité du terrain. Les rares qui avaient déjà mis les mains au cambouis avaient oublié depuis longtemps ce que c’était que d’être tous les jours en contact avec ces criminels, avec ces proxénètes, ces tueurs en série, ces trafiquants. J’étais au bout du rouleau, je n’en pouvais plus. Mais de toute ma vie je n’avais été bon qu’à deux choses ; enquêter, récolter des indices et les analyser… Et faire du mal aux gens. Ces deux facettes avaient été exploitées tout au long de ma vie dans mes deux boulots, militaire et flic.


Et j’étais là comme un con, accoudé à ce bar avec un gros verre à whisky entre les mains. L’odeur tourbée et puissante du liquide m’emplissait les narines, et il faisait chaud à l’intérieur. Ca ne m’empêchait pas de continuer à boire. Je contemplais le champ de ruines qu’était devenue ma vie en scrutant le fond de ce verre. Gia partie, qui me détestait et qui me rendait responsable de la mort de Tom. Le petit Tom… Putain de merde. Tout ça avait tellement mal fini. Je rumine, je reprends un verre. Et encore un. Je me masse les tempes. J’ai l’impression que je perds pied de plus en plus. Je ne peux plus travailler comme avant. Plus aujourd’hui. Pourtant ce boulot, c’est tout ce qu’il me reste. Je sursaute quand je sens une main se poser sur mon épaule. Putain, j’avais dû m’endormir à moitié mon verre en main. « Bonsoir beau brun ». Je me retourne, convaincu que je vais voir Gia me sourire, l’espace d’un instant qui serait comme autrefois. Mais non. Je sursaute à nouveau en reconnaissance la nouvelle venue.



| Oh merde putain, Lexie ! |


Je me retourne sur mon tabouret et l’embrasse vigoureusement sur les deux jours.


| Mais qu’est-ce que tu fais dans ce bouge ? Et à Londres aussi, d’ailleurs. Tu n’étais pas disparue ? |


Stupide question mais je suis ivre, et je suis au bout du rouleau vous m’en excuserez.
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() message posté Dim 5 Nov - 23:49 par Lexie Cole




Lexie & Jean


Depuis maintenant cinq ans, je n'avais pas l'habitude d'aller dans les bars ou encore en boite de nuit, se n'était plus du tout le genre de sortie que je faisais. Je n'avais plus le temps surtout à cause du fait que j'avais eu une petite fille et surtout que j'avais changé de ville. Je ne connaissais personne, j'avais dû gérer pour annuler mon mariage avec Lucian vu que lui il ne pouvait pas le faire en direct de la prison, donc je m'étais retrouvé toute seule pour m'occuper de tout cela et surtout donner une raison, car même si j'en voulais à Lucian, je ne voulais pas crier sur les toits comme quoi Lucian avait fini en prison, c'était beaucoup trop dur pour moi d'en parler. Puis j'avais eu Lana, ce petit être qui avait grandi en moi en ce faisant toute discrète , car alors que j'étais partis de Londre, j'étais déjà enceinte de quelques mois, je n'avais rien vu venir. Je m'étais dis que j'étais beaucoup trop stressé à cause de mon mariage qui arrivait à grands pas, donc je n'avais aucune inquiétude, mais tout c'était écrouler. Parfois on pense que tout ça n'arrive que pendant un cauchemars, mais non moi c'était bien réel et tout c'était enchaîné d'un coup, Lucian en prison, déménagement , la découverte que j'étais enceinte pendant que je m'occupais de tout annuler. C'est vrai que je n'avais pas eu la grossesse rêvée comme toutes les autres mères, moi c'était bien le contraire , j'étais toute seule. Enfin j'avais rencontré du monde dans cette autre ville , mais je n'avais pas Lucian près de moi. Et même maintenant de retour dans cette ville, il n'était toujours pas près de moi et je me demandais si j'arrivais à l'avoir à nouveau à mes côtés. Serte je lui avais caché la présence de notre fille, mais je lui en voulais tellement et je ne savais pas si je pourrait un jour lui faire à nouveau confiance comme avant.En tout cas depuis que j'étais de retour à Londre je préférais me concentrer sur mon travail et ma fille, mais surtout ma fille. Le déménagement avait été dure pour elle, elle aimait notre appartement. Mais ici j'allais tout faire pour surement retrouver Lucian, son père, et la lui présenter, j'avais tellement peur de la réaction de Lucian envers sa fille et surtout Lana envers son père. Elle a un tel caractère, un peu comme son père, soit elle aime et elle le montre , soit elle n'aime pas et là aussi elle sait très bien le montrer. Je sais bien que sortir un peu ne me ferait pas de mal, me vider la tête surtout, mais je n'y arrivais pas.

Donc en rentrant dans ce bar , il avait fallu une très bonne raison et c'était Jean, un ami de longue date que j'avais malheureusement laissé ici lorsque j'étais partis, il faisait partis de mon passé et malheureusement j'avais coupé les ponts. Je sais que ça avait été une grosse erreur de partir comme ça sur un coup de tête, mais l'arrestation de Lucian avait été un choc chez moi, voir la police débarquée dans notre chambre et embarqué Lucian , menottes aux poignets, avait été très perturbant pour moi. Je venais donc à la rencontre alors que je sursautais au même moment que lui. Je ne pensais pas lui faire peur comme ça, j'étais tellement contente, mais quand il se retournait tout de suite je voyais sur son visage qu'il n'allait pas bien.| Oh merde putain, Lexie ! | Je faisais un petit sourire en le voyant , tellement contente de le retrouver, ça faisait tellement longtemps qu'on ne c'était pas vu. Je l'avais connu lorsque son fils était venu au monde et donc c'était moi qui avais suivi ce beau petit garçon ce qui nous avait rapproché avec Jean, je l'avais rassuré sur le fait d'être père n'était pas facile, comment bien s'occuper du bébé et surtout je l'avais mis à l'aise comme quoi il pouvait me poser toutes les questions qu'il voulait. Et même après quelques années, je continuais de le voir et un fort lien c'était développé entre nous. Je venais répondre à ses baisers en restant près de lui. Cela faisait tellement de bien de voir un visage connu.| Mais qu'est-ce que tu fais dans ce bouge ? Et à Londres aussi, d'ailleurs. Tu n'étais pas disparue ? | Je baissais les yeux un peu mal à l'aise, le sourire avait vite disparu de mon visage. Je savais bien que lui aussi il allait m'en vouloir. "Je suis désolé d'avoir disparu du jour au lendemain...Il faudra que je t'explique. Mais je suis de retour. Mais toi qu'est-ce que tu fais ici? Et surtout tu es sûr que ça va? Tu m'inquiètes. " Je regardais le verre devant lui en me demandant combien il en avait bu. J'approchais ma main de son verre en l'attrapant pour l'éloigner de lui. " Tu veux que je te raccompagne chez toi?"



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Dona Nobis Pacem

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() message posté Lun 6 Nov - 0:18 par Jean Marceau
J’avais la tête qui tournait. Ma conscience de mon environnement s’était rétrécie à ce qui m’entourait de façon immédiate ; ma vision périphérique s’était amoindrie et tout ce qui était à l’arrière-plan me semblait terriblement flou. Je ne pouvais pas avancer puisque j’avais l’impression que si je le faisais, je ne manquerais pas de me casser la figure. Ca tanguait mais pas comme l’image qu’on en avait ; je n’avais pas l’impression d’être sur un bateau, porté par les vagues, j’avais juste conscience du fait que mes jambes auraient toute la peine du monde à me porter et que j’étais si las et si fatigué que je pourrais sans nul doute réussir à faire ma nuit ici. En fait, j’avais vraiment envie de rester, parce que j’avais pas mal d’argent finalement, et aucun autre moyen de le dépenser. Alors je pouvais faire chauffer la carte toute la nuit. De toute façon qui s’en apercevrait ? Ca faisait un an que j’étais divorcé maintenant, un peu plus. Et deux ans que j’avais perdu Tom. A la pensée de mon fils, mon cœur se serra immédiatement et cela me rendit le regard un peu plus vitreux. Putain, l’alcool ça n’aide à oublier que si on a bu suffisamment, et ce n’était pas encore mon cas. Naturellement, mes doigts se déplièrent pour essayer d’attraper un verre à portée. Le mien de préférence, mais dans l’état où j’étais je me satisferais sans aucun doute d’en choper un, n’importe lequel.


Mais Lexie Cole est là. La pédiatre de mon gamin. Elle avait fait ses premières armes avec Tom alors qu’elle terminait ses études, et elle l’avait suivi ses premières années. Mais elle avait disparu il y a quelques temps, et je ne savais pas du tout pourquoi. Ca m’avait inquiété, j’avais essayé d’enquêter un peu, mais j’avais fini par lâcher l’affaire. Pas parce que je n’avais rien trouvé, mais parce que les rares indices collectés allaient plutôt dans le sens d’un départ volontaire, il ne semblait pas lui être arrivé quoi que ce soit de mal et je respectais son souhait, enfin ce que je supposais être son souhait. Et elle est là, elle me sourit. J’écarquillais mes yeux et me les frottais ensuite. Ils étaient tellement vitreux ces yeux que je n’étais même pas sûr de croire à ce que je voyais.



| Putain, t’es réelle Lexie ? |


Je la tutoyais et l’appelais par son prénom parce que nous avions sympathisé, à l’époque. J’avais dix ans de plus et un gamin que je lui amenais, mais elle s’était toujours montrée très sympathique et à l’écoute, et de fil en aiguille, nous avions été amenés à sympathiser, à nouer des liens qui dépassaient le strict cadre de la prise en charge de mon gamin quand il n’allait pas très bien. Tom… Non, je devais chasser ces pensées. Je saisis mon verre enfin retrouvé et le portais à mes lèvres pour le vider d’un trait. Mais à ce stade de la soirée, ça devenait un peu dur. J’eus du mal à déglutir et je retournais le verre en le claquant sur le comptoir. J’avais un peu honte, vaguement, qu’elle me voit comme ça. Débraillé, la cravate à moitié dénouée, mal coiffé, mal rasé, le regard probablement cave et au milieu de tout cet alcool. Mais ce que je dis semble lui déplaire, elle baisse les yeux et ne souris plus. Je fronce les sourcils. Elle me racontera qu’elle me dit, et me demande ce que je fais ici. Elle me demande si ça va. J’ai du mal à déglutir mais la question me fait dégriser un peu. Juste ce qu’il faut pour que je me contrôle pour pas m’effondrer.


| Non, ça ne va pas. Tom est mort. Il y a deux ans. Accident de voiture. On n’a rien pu faire. |


J’achève la bouteille que j’avais achetée en vidant le fond de son contenu dans mon verre, que je contemple, tristement aviné, un court instant avant de le boire à son tour, et de reclaquer le verre. Maintenant que je l’ai dit, je suis tout chamboulé. Bouleversé, encore. Je fais moins le mariole, et je me hisse sur mes pieds.


| Je veux bien, ou alors je vais prendre racine ici. Pas que ça m’emmerderait mais je vais encore me faire tuer au boulot. Mais attends… Le chez moi que tu as connu n’est plus celui d’aujourd’hui. J’habitude un appart’ sur Putney, maintenant. Sud-ouest de Londres. Tu vois où c’est ? |
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() message posté Lun 6 Nov - 11:52 par Lexie Cole




Lexie & Jean


Depuis que j'étais revenu dans cette ville, tous les fantômes du passé que j'avais quitté du jour au lendemain revenait dans ma vie et c'était tellement dur à affronter tout d'un coup. Pourtant , je savais bien que je ne pouvais pas y échapper et je devais donc y faire face en prenant tout mon temps. Entre Lucian à qui je devais tout expliquer en essayant surtout de rattraper ses cinq ans et le fait que j'avais disparu . Car , je sais bien qu'il avait fait quelque chose de grave , mais il n'était pas seul fautif dans notre relation, j'avais aussi disparu sans lui donner de nouvelles pendant ses années là. Et ce soir c'était Jean que je retrouvais dans ce bar, le genre d'endroit dans lequel je ne pensais pas trouver. Je le connaissais depuis qu'il avait eu son fils, un garçon tellement mignon et adorable. Le premier que je m'étais occupé et donc j'avais pris tout mon temps avec lui pour le soigner et bien voir comment il allait. Et surtout j'avais pris à coeur de bien tout expliquer aux parents et surtout à Jean, c'était son premier enfant et donc j'avais comme mission de bien le rassurer même si je voyais qu'il s'en sortait . Puis petit à petit on c'était rapproché et se n'était plus en tant que patient / pédiatre qu'on se voyait. Je lui avais même dit qu'il pouvait m'appeler à tout moment. Mais là il était en face de moi avec une bouteille et un verre d'alcool ce qui était vraiment dur de le voir dans cet état. Jamais je ne l'avais vu comme ça, il était mal et surtout il avait surement dû boire beaucoup trop d'alcool voir assez pour ce soir. J'allais devoir tout faire pour faire en sorte qu'il arrête pour ce soir. Je prenais mon téléphone pour envoyer un message à la baby sitter pour la rassurer comme quoi j'allais avoir du retard et qu'elle ne devait pas s'inquiéter.. Je voyais bien dans ses yeux qu'il était surpris de me voir et je savais que c'était de ma faute, j'étais partit sans rien lui dire et là je me sentais vraiment coupable, c'était de mafaute et je ne pouvais pas lui en vouloir. | Putain, t'es réelle Lexie ? | Je me rapprochais de lui pour attraper sa main , je voulais l'empêcher de boire et surtout lui montrer que j'étais bien réelle. " Je suis bien réel Jean, je suis de retour. " Au fur et à mesure que son fils grandissait on se rapprochait, j'étais si jeune à cette époque , mais si professionnel avec son fils, mais j'avais pris le risque de me rapprocher de cette belle famille. Il était plus vieux que moi, mais j'adorais parler avec lui et le conseiller à chaque fois. Puis moi je me plaisais tellement à prendre soin de son fils, un vrai petit ange que j'aimais voir grandir. Jean était une personne bien habillé, mais ce soir c'était différent et j'avais peur de la raison de son état. | Non, ça ne va pas. Tom est mort. Il y a deux ans. Accident de voiture. On n'a rien pu faire. |Il venait de me dire ça comme ça, j'étais debout et si j'avais pu m'asseoir , m'effondrer sur place je l'aurais fait. Mais je n'avait pas le droit, pas face à lui, je devais tenir, il était déjà dans un tel état, je ne pouvais pas m'éfrondrer d'un coup. J'avais eu le souffle couper pendant quelques secondes , ce petit Tom était mort, mon premier patient que j'avais voulu protéger le plus possible n'était plus de ce monde. Pourquoi la vie était faite ainsi. " Jean.....Je suis désolé. " Je comprenais mieux, ça me faisait tellement mal au coeur de le voir comme ça après deux ans. J'attrapais la bouteille et le verre qui était vide face à lui pour les déposer derrière le bar, c'était assez pour ce soir, je devais le ramener. J'avais envie de le serrer contre moi, dans mes bras pour qu'il se laisse aller une bonne fois pour toute dans sa tristesse. Je ne voulais pas qu'il soit le genre d'homme qui passe sa vie dans l'alcool.Mais je sais bien que la perte d'un enfant était horrible, moi même je ne sais pas comment je pouvais réagir si je perdais Lana, elle était ma vie et je savais que Tom était la vie de Jean. J'avais mal interieurement, mais je faisais tout pour le garder pour moi, il avait assez mal comme ça. | Je veux bien, ou alors je vais prendre racine ici. Pas que ça m'emmerderais mais je vais encore me faire tuer au boulot. Mais attends… Le chez moi que tu as connu n'est plus celui d'aujourd'hui. J'habitude un appart' sur Putney, maintenant. Sud-ouest de Londres. Tu vois où c'est ? |Il finissait par se lever face à moi,il tenait à peine debout, j'attrapais son bras pour le tenir près de moi, je ne voulais pas qu'il lui arrive quelque chose. "Oublie ton boulot pour ce soir. On va aller chez moi, je ne peux pas te laisser tout seul comme ça, pas dans ton état. Aller on va chez moi et tu dors à la maison. Je ne te laisserais pas tout seul. " Je me mettais face à lui en le regardant dans les yeux, il n'était plus avec moi, il était ailleurs et tellement mal, c'était vraiment dure de le voir comme ça. Je passais ma main sur sa joue pour faire en sorte qu'il comprenne que je ne le laisserais pas tout seul. Le chemin pour rentrer chez moi allait être très très long. "Allez on rentre, fini l'alcool pour ce soir. Tu as besoin d'une bonne nuit de sommeil. " Bon j'allais devoir faire en sorte que Lana ne se réveil surtout pas, elle n'allait pas comprendre sinon puis Jean non plus, il ne savait pas que j'avais eu une fille. Une fois dehors la pluie nous tombait dessus et le vent se faisait bien sentir sur nos visages, ça n'allait pas lui faire de mal jusqu'à la maison. Je tenais son bras bien contre moi.



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() message posté Lun 6 Nov - 20:55 par Jean Marceau
J’avais suffisamment bu pour dépasser le poids de non-retour, pour être au-delà de toutes les limites légales que l’on pourrait imaginer. Et ça me rendait fragile. Ca me rendait faible. Physiquement, c’était l’évidence même. Mais pas que. Dans ma tête aussi. Je repensais à quantité de souvenirs, tous plus cruels et plus douloureux les uns que les autres. Dans le même temps, cela me faisait oublier d’autres choses. L’alcool avait une mémoire bien plus sélective que moi, vous pouvez me croire. Je suis content de revoir Lexie, mais je n’y crois pas trop. Elle avait disparu des années plus tôt. Je n’avais pas su pourquoi. Ou si ? Je ne me rappelais plus, et j’en venais à froncer les sourcils, maintenant. Elle me confirme qu’elle est bien réelle… Et ça me fait du bien. Je me sens soulagé, intérieurement. Je dois avoir le regard un peu vitreux, là, et je cache mon malaise comme mon soulagement en me frottant la barbe, en passant ma main sur mon visage, devant ma bouche, dans un geste machinal. Je hoche la tête donc, quand elle me garantit être bien réelle. Pas que je doutais de mes yeux à ce point mais bourré… Je passais mon temps à voir mes fantômes. Mon fils. D’anciens camarades. Des criminels, leurs victimes ou les miennes. J’avais toujours su qu’un jour ou l’autre je perdrais probablement le peu de prise qu’il me restait avec le réel. Lexie avait été une amie de la famille. Nos liens avaient vite dépassé le stade de la relation habituelle entre patient et médecin. J’avais l’impression d’oublier quelque chose, mais quoi, bordel ?


J’ai bien conscience que je coupe le sifflet de la jeune femme quand je lui révèle que Tom est mort. Rien que le dire me donnait envie de craquer. J’avais envie de pleurer. Pourtant, je ne montrais jamais rien devant qui que ce soit. Ca ne regardait que moi. Ma douleur était tout ce qu’il restait de mon petit garçon. Ca et son visage rieur que je croisais parfois dans la rue, au hasard d’un chemin qui me fait croiser un autre petit garçon, ou dans mes songes la nuit. Comme d’habitude quand mes interlocuteurs apprennent que je suis père d’un petit garçon qui est décédé. Elle dit qu’elle est désolée. J’ai un sourire qui ressemble presque à une grimace alors que je fais tout pour ne pas craquer.



| Pas autant que moi, Lexie. Pas autant que moi.[/color] |


Je vois bien que j’ai bouleversé Lexie à peine l’avais-je retrouvée. Ca me fit mal au coeur de faire aussi gratuitement mal à quelqu’un. Mais je ne me voyais pas cacher cette information une seconde de plus à celle qui s’était occupée du petit dès ses premières semaines jusqu’à ses cinq ans. Avant de disparaitre à son tour. Lexie me propose de rentrer et je lui fais un signe de tête pour acquiescer. Elle me dit alors que je dois oublier mon boulot et aller chez elle. Qu’elle ne pouvait pas me laisser. Je la coupe, d’un air faussement malicieux, levant un doigt entre nous comme pour poser un fait établi.


| Tu sais, je suis un grand garçon. Et j’ai un peu mérité tout ça. |


Un grand garçon. Comme Tom ne le sera jamais. Putain, j’avais encore raté une occasion de me taire moi, quelle merde ! Et la voilà qui se met devant moi, qui ne veut pas me laisser tout seul. Elle ne me connaissait pas assez pour savoir que je savais très bien m’occuper de moi et que je pouvais carrément être un danger pour les autres. Elle me caresse la joue d’un air compatissant et sa main douce, contre ma joue si râpeuse car mal rasée, me fit un drôle d’effet. C’était la première fois depuis longtemps qu’on me touchait au visage, et cela eut le mérite de me réveiller un peu. Alors quand elle m’embarqua pour marcher un peu, je ne luttais pas. Une bonne nuit de sommeil, sans alcool ?


| Hé, attends ! J’avais pas fini moi ! |


Mais honnêtement, je n’étais pas du tout en état de lutter. Alors je me laissais guider, et contentais de mettre un pied devant l’autre.


| J’ai surtout besoin de revoir mon gamin moi, nom de dieu. Gia a pété un boulon, tu le savais, ça ? Elle a encore moins bien encaissé que moi. Quand je l’ai vu inanimé, à l’hopital… Putain, je souhaite ça à personne. Ca m’a foutu en l’air, là, à l’intérieur. | lui dis-je en me montrant le torse. | Et toi, t’étais disparue où ? |


J’avais le sentiment d’oublier quelque chose, d’avoir un truc important à lui dire, mais mince alors, impossible de m’en rappeler.
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Lexie & Jean



C'était tellement dur de le voir dans ce bar tout seul et surtout sous l'emprise de l'alcool. Pendant cinq ans j'avais bien appris à connaitre Jean et donc je savais comment il était en temps normal et vu qu'il est dans la police, il doit se montrer tout de même professionnel même en dehors de son boulot. Puis j'avais pu voir son caractère et sa façon d'être, en aucun cas je l'avais croisé dans un bar c'est pour ça que j'étais vraiment surprise et intrigué par cette rencontre. Je savais bien qu'il allait être surpris quand il me verrait et il me le faisait bien comprendre. J'étais tellement contente de le revoir , mais il était mal et c'était vraiment très dur de le voir comme ça, je ne comprenais pas. Je devais d'abord le convaincre que j'étais bien réel,cela pouvait se comprendre, ça faisait tout de même cinq ans qu'il ne m'avait pas vu , donc il devait vraiment être surpris de me voir, en tout cas je le lisais bien dans ses yeux. Je restais près de lui et j'allais tout faire pour l'aider , lui venir en aide le plus possible. Je voulais savoir ce qui c'était bien passé, il ne me fallait pas attendre longtemps pour l'apprendre, Tom était mort , mais comment c'était possible, non pas lui. J'avais envie d'effacer cette phrase de ma tête, mais là c'était trop dur, Tom ce petit ange que j'avais vu naitre, que j'avais soigné quand il était malade, que j'avais vu marcher, parler. Se n'était pas mon enfant, mais comme c'était le premier enfant que je m'étais occupé pendant mon internat, je lui accordais beaucoup d'importance, à ses parents aussi. On était devenu plus proche, on parlait souvent de Tom, mais du reste aussi.Malheureusement pour moi ce petit ange avait rejoint les vrais anges, j'en avais les larmes aux yeux, mais je ne voulais surtout pas craquer devant lui. Je savais bien qu'il n'avait pas besoin de ça.| Pas autant que moi, Lexie. Pas autant que moi. |Je ne savais pas du tout quoi lui répondre, j'étais tellement désolé pour lui. Je comprenais mieux pourquoi il était si mal en tout cas.

Je ne pouvais pas le laisser dans ce bar pour aller pleurer le petit Tom, non je devais le ramener chez lui, même si très vite je changeais d'avis. On allait rentrer chez moi, Lana attendait mon retour, je ne pouvais pas perdre trop de temps loin d'elle.| Tu sais, je suis un grand garçon. Et j'ai un peu mérité tout ça. |Mais pourquoi il cherchait à se faire du mal comme ça. J'attrapais sa main qui avait levé le doigt pour la baisser. "Non personne ne mérite ce qui t'es arrivé." Je ne connaissais pas toute l'histoire et je n'allais pas lui demander exactement ce qui s'était passé, je ne voulais surtout pas lui faire encore plus de mal, c'était déjà trop douloureux de le voir dans cet état. Je voulais lui montrer que je n'allais pas l'abandonner , oh non, c'est pour ça que je passais ma main sur sa joue alors que je voyais la tristesse dans ses yeux avant d'attraper son bras pour sortir de cet endroit.| Hé, attends ! J'avais pas fini moi ! | Je tournais le visage vers lui en l'attirant encore plus vers l'extérieur. " Tu en as fini pour ce soir Jean ! " J'avais pris une voix un peu plus sérieuse, il s'était surement enfilé toute la bouteille, c'était déjà de trop et je ne savais pas s'il faisait ça tous les soirs ou pas. On commençait à avancer doucement alors que d'un coup il s'emportait, je m'arrêtais pour me mettre face à lui c'était tellement dur de le voir comme ça.| J'ai surtout besoin de revoir mon gamin moi, nom de dieu. Gia a pété un boulon, tu le savais, ça ? Elle a encore moins bien encaissé que moi. Quand je l'ai vu inanimé, à l'hopital… Putain, je souhaite ça à personne. Ca m'a foutu en l'air, là, à l'intérieur.Et toi, t'étais disparue où ?|Je prenais son visage entre mes mains pour caresser ses joues, je ne me rendais pas compte des larmes qui coulaient sur mon visage. "Jean calme toi .... Je n'imagine pas à quel point cela a dû être dure pour toi. Cela a dû vous détruire tous les deux, malheureusement tu ne peux plus le voir. Mais il sera toujours dans ton coeur et dans ta tête. Tu dois vivre pour lui et l'avoir toujours dans ta mémoire." Je continuais de le regarder alors qu'il m'avait demandé où j'étais partis. "Je suis partis....Je ne pouvais pas partir après l'arrestation de Lucian. Je te raconterais ça plus tard. Allons au chaud chez moi." La pluie nous tombait dessus et le vent soufflait fort , je n'avais pas envie qu'on tombe malade, au moins la pluie se mêlait à mes larmes. Je me replaçais près de lui pour reprendre le chemin et on arrivait bien vite devant mon appartement. J'habitais au troisième étage dans un bel appartement, je me sentais bien dans celui ci, deux chambres suffisaient bien.



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() message posté Mar 7 Nov - 21:33 par Jean Marceau
On pourrait croire que sortir, que prendre un peu l’air me ferait du bien… Il n’en était rien. Au contraire. La différence de température entre l’intérieur du bar et le froid du dehors ne me fait pas de bien du tout ; j’ai l’impression que ma tête est figée dans le froid, et j’ai presque l’impression de sentir un vrai poids dans ma tête à la place de mon cerveau, comme si celui-ci serait douloureux, infecté, sans que je ne sache pourquoi. Le froid lui, a plutôt tendance à me tordre les tripes, un peu comme quand on est mal couvert et qu’on sort précipitamment en plein hiver. Il n’y avait pas grand doute à avoir sur la situation ; si je restais dehors trop longtemps, je n’allais pas tarder à tomber malade. C’était rare que ça m’arrive. D’ordinaire, je lâchais ces plaisanteries stupides selon lesquelles Le vent me fait un peu de bien tout de même, il m’agite les mèches de cheveux qui rebiquaient en désordre ; je ne prenais plus vraiment le temps de me coiffer depuis longtemps. Je m’en fichais, de mon apparence. Je ne concédais à mon emploi que le minimum vital en matière de forme ; je me fringuais toujours en costume. Lexie qui m’accompagne commence à me plaindre. Je le vois bien dans ses yeux. Je le sens dans son âme que je viens de faire chanceler par cette révélation.


| Oh, ça… Tu n’as aucune idée de qui je suis vraiment, Lex’. Tu n’as aucune idée de ce que je faisais une fois arrivé à Londres. Ou de mes méthodes de travail. Tu ne connais que le gentil petit père de famille. Mais c’est pas moi, ça. En tout cas ça ne l’est plus. |


J’avais lâché tout ça plein d’impertinence, mais sans pour autant que ça soit justifié ; elle ne me contredisait pas et je n’avais aucune raison de tirer la couette sur ma propre souffrance, mais j’avais le sentiment d’être le seul à comprendre ce que je vivais, que tous les autres pensaient que c’était horrible tout en restant très loin de la vérité. La jeune femme me dit que j’avais assez bu pour la soirée et elle répondit d’un ton catégorique qui m’incita à la suivre. N’empêche que ça me déchirait l’âme de laisser une bouteille comme ça, en arrière. Mais voilà qu’elle prend mon visage entre ses mains et elle pleure. Merde. J’étais prêt à tout sauf à ça. Je pouvais me battre sans souci avec le premier venu, courir après un type qui viendrait de piquer un sac à mains ou que sais-je, mais des larmes ? Je me revoyais devant Gia qui restait inconsolable devant le corps de Tom, et j’éprouvais le même sentiment d’impuissance contre lequel je ne pouvais rien. Et ça plus que le reste, ça me donne envie de craquer, mais je respire, je me contiens. Je fuis son regard, même si elle me contraint en tenant mon visage je fais tout pour ne pas croiser ses yeux pleins de larmes, sinon je ne pourrais pas me contenir.


| Vivre pour lui, ça ne sert plus à rien. C’est trop tard, Lex’. Il ne reviendra plus, et ma vie n’a plus de sens que celui que mon boulot lui donne.

|


Ca me touchait, ce qu’elle me disait, mais c’était trop tard. Et alors qu’elle me soutenait et m’aidait à marcher, je me figeais totalement quand elle eut dit un nom, un seul. Lucian. Et elle m’indique qu’on devait rentrer chez elle, je comprenais donc que c’était tout proche.


| Oh, putain, c’est pas vrai. |


Je me donne une tape en plein front, me fustigeant pour ma mémoire défaillante. Et mon regard se perdit dans un profond sentiment de honte qui me fit presque suffoquer.


| Lucian. Mais comment j’ai pu être aussi con. Je sais pourquoi tu es partie, Lexie. Et c’est un peu à cause de moi. Lucian…Ooooh. C’était un méchant, le mec avec qui tu fricotais. Tu nous avais rien dit, à l’époque. J’aurais pas pu deviner. Je l’ai su quand j’ai eu toutes les pièces du dossier. Ce n’est pas moi qui suis venu arrêter Lucian, Lex’. Mais c’est sur la foi, en partie, d’une enquête que je menais avec des services britanniques. |


Et je me figeais là, chancelant sur mes deux jambes flageolantes, alors que je lui disais la vérité, que le vent et la pluie cinglaient mon visage.


| Alors, je ne mérite toujours pas ce qui m’arrive ? Et ce n’est que la face immergée de l’iceberg.[/color] |
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() message posté Mer 8 Nov - 12:39 par Lexie Cole




Lexie & Jean



Je voulais rentrer chez moi le plus vite possible, déjà parce que ma fille me manquait beaucoup, je n'aimais pas être aussi longtemps loin d'elle, heureusement la Baby sitter avait fait en sorte que je ne m'inquiète pas. Mais avec cette rencontre dans le bar j'étais encore plus en retard, je devais aider Jean , je ne pouvais pas le laisser dans ce bar face à face avec cette bouteille, ça ne l'aiderait pas du tout je le savais bien, l'alcool faisait tout sauf nous aider. En venant à sa rencontre je ne m'attendais pas du tout à ce qu'il m'annonce ça , le petit Tom que j'avais bien connu ne faisait plus partis de ce monde et ça m'avait enlevé un morceau de mon coeur , car c'est vrai que Tom avait fait partit de ma vie, j'étais là lors de sa mise au monde et surtout je l'avais vu grandir, j'avais vu son sourire, ses premiers pas, ses premiers mots, se n'était serte pas mon enfant, mais il avait marqué ma vie . C'est grâce à lui que je me plaisais tellement dans ce métier, j'aimais tellement les enfants et encore plus Tom. Donc là apprendre qu'il n'était plus de ce monde me faisais beaucoup de mal et je comprenais mieux le pourquoi il était si mal. Je ne pouvais plus l'abandonner comme je l'avais fait, je me sentais tellement coupable, j'aurais dû être pour lui, le soutenir dés le début et peut être que j'aurais pût l'aider avant qu'il ne s'effondre autant. Il voulait me montrer que je ne le connaissais pas et qu'il était quelqu'un de mauvais. Cela était tellement dur de le voir comme ça, je n'avais pas envie de le croire." Jean arrête, tu es quelqu'un de bien. Oui j'ai connu le père inquiet , heureux et protecteur envers son fils. Tu n'es pas quelqu'un de mauvais j'en suis sûr. Puis tu sais on n'est pas parfais. Mais moi j'ai connu ce Jean à qui je tiens plus que tout. "

C'était vraiment dur dur de le voir comme ça, il souffrait et je voyais bien que quoi que je fasse, il sera toujours malheureux. Je l'avais tout de même abandonné pendant 2 ans, comment y arriver. En tout cas je savais qu'il allait falloir beaucoup de temps et c'est pour ça que ce soir je l'amenais avec moi dans mon appartement . Je le gardais contre moi en continuant d'avancer doucement , car je savais que l'alcool n'aidait pas non plus à bien marcher droit. Je n'en pouvais plus de voir comme ça et c'est pour ça que j'attrapais son visage entre mes mains, malheureusement j'étais quelqu'un de sensible et je sentais les larmes couler sur mon visage. J'avais tout fait pour ne pas pleurer, mais là j'avais mal, mal de la perte de Tom , mais aussi de le voir comme ça. Et là il était vraiment dans le mal, pour lui c'était trop tard et rien ne l'aidera. Je me levais sur la pointe des pieds pour déposer un baiser sur son front. " Jean il n'est jamais trop tard, je sais Tom ne reviendra pas et je suis vraiment désolé. Je suis désolé de ne pas avoir été là pour toi et d'être partis comme ça. Pardonne moi. Je suis là et je ne t'abandonnerais plus promis. Je redonnerais un sens à ta vie. " Je ne savais pas comment j'y arriverais sachant que moi même c'était dur dans ma vie , surtout depuis le retour de Lucian dans ma vie. Au fond de moi je l'aimais plus que tout, mais j'avais eu tellement mal après ce qu'il avait fait que j'avais dû mal à le laisser revenir dans ma vie, puis je lui avais caché la présence de Lana, maintenant c'était un fossé qu'il y avait entre nous.Je lui expliquais la raison de mon départ en me dirigeant vers mon appartement et d'un coup il s'arrêtait , je me retournais en me demandant ce qui se passait, je me trouvais devant la porte de mon immeuble appartement. Et là c'était le choc, j'avais l'impression de tomber de haut. Non se n'était pas vrai ,il n'avait pas put me faire ça. Je sentais un sentiment de trahison et de colère monter en moi d'un coup. Je me mettais à crier contre lui d'un coup. " Comment tu as pu faire ça, Lucian c'était rangé et on allait se marier..... Jean ils sont venus dans ma chambre, j'étais en train de dormir est-ce que tu le savais ça? Tu étais derrière cette fenêtre quand ils m'ont accusé et interrogé pendant des heures et des heures? Comment tu as pu les laisser faire? " J'étais hors de moi alors que la pluie continuai de tomber sur nous et le vent n'arrangeait vraiment rien. J'en avais marre de vivre des cauchemars tous les jours comme ça. Je prenais ma tête dans les mains en m'éloignant de lui, je faisais tout pour retrouver mon calme. Je lui envoyais un regard noir en attrapant mes clés dans mon sac et en ouvrant la porte de l'immeuble et je me tournais vers lui. " Monte à la maison...." Je n'allais pas le laisser dehors sous cette pluie, je sais qu'une fois dans l'appartement la colère n'allait pas être redescendu, mais je lui avais fait une promesse même si je lui en voulais beaucoup. J'attendais qu'il rentre pour me retrouver dans l'ascenseur avec lui, mon regard restait fixé sur lui et il y avait beaucoup trop de sentiments en moi, la joie de le retrouver , l'envie de l'aider mais dernièrement la colère et la trahison surtout. Je voyais bien que son costume était trempé, on était mouillé tous les deux , mais je m'en fichais même si c'est vrai que j'avais froid.




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() message posté Mer 8 Nov - 13:18 par Jean Marceau
Je me rendais bien compte que la situation était un peu loufoque, car Lexie était d’une gentillesse tellement poussée qu’elle allait tout faire pour que je me sente mieux et allait sans aucun doute vouloir faire plus à elle toute seule que tous les psys et aides que j’aurais pu avoir au sein de la société civile. Mais du coup, avec ce dont je venais de me rappeler, ça ne pouvait que mal finir, car ce serait profiter d’elle alors que j’étais celui qui avait foutu sa vie en l’air. Franchement, comment avais-je pu laisser cela arriver ? Moi et ma foutue mémoire. Surtout quand j’étais dans cet état ; ivre et au comble de la fatigue, je ne pouvais plus raisonner ni penser clairement, c’était un état de fait que je ne saurais nier. Lexie était une des rares bonnes personnes de ce monde, elle n’avait pas seulement bon fond elle était bonne tout court, dans tous les aspects que je connaissais de son existence en tout cas. Je ne pouvais donc vouloir que son propre bonheur et qu’elle puisse vivre ce qu’elle méritait ; une existence pacifique, à l’écart des troubles de notre monde et de la violence qui l’imprégnait. La jeune femme ne veut pas croire à mes arguments, mais son idéalisme et sa confiance frôlent la naïveté ; elle ne me connaissait pas aussi bien qu’elle le croyait et je m’apprêtais justement à lui confier ma véritable nature. Fini le père affectueux, bonjour le flic bien pourri.


| A qui tu tiens plus que tout ? N’exagère pas, Lex’. Tu ne me connais pas vraiment. |


On tenait plus que tout à son compagnon, à son amant, à quelqu’un de sa famille de particulièrement proche. Nous avions partagé une franche amitié jadis, mais il ne fallait pas trop en faire et en bon et balourd vieux macho français, je n’imaginais pas que quelqu’un puisse tenir « plus que tout » à moi sans partager ma vie. Mais les anglo-saxons en faisaient toujours beaucoup. Rien que leur manie du câlin en toutes circonstances, déjà. Ca m’avait toujours gêné. Quoiqu’un câlin de Lexie ça me ferait pas fuir hein, surtout pas dans mon état actuel. Peu importe. Lexie semblait bouleversée de ma révélation. Je pouvais le comprendre. Moi-même, j’avais l’impression qu’on me fouaillait les tripes à coups de pelles, et qu’on me comprimait le coeur dans un sac plastique comme pour le faire étouffer. Je me sens totalement destabilisé du coup quand elle me saisit le visage et qu’elle se fait super sérieuse et super meurtrie ; j’ai du mal à lui échapper et son propre bouleversement me renvoie au mien et je me sens encore plus nauséeux de ressasser tout ça.


| Gros engagement ça, redonner un sens à ma vie. Gros gros gros. Gia voudrait sans doute te casser la gueule si elle savait que t’avais dit un truc comme ça. |


La plaisanterie était mauvaise, mais je m’en fichais. Tout plutôt que d’affronter ce malaise que je ressentais alors qu’elle se faisait si proche, si tactile aussi. Je ne me sentais pas bien du tout. J’avais juste envie de me noyer sous une douche brûlante et de me lâcher à propos de mon fils. Hurler ou pleurer, je n’en savais rien. Ne plus m’abandonner. Je n’avais pas l’impression d’avoir subi un abandon dans ma vie, en dehors de celui de mon fils, lancinant, qui me meurtrissait. Et voilà que les gentillesses, les promesses, se transforment en cris de colère. Je baisse le regard, d’abord honteux. Puis je le redresse. La lueur désespérée de mes yeux s’était muée en quelque chose d’autre ; une indifférence froide, mécanique, professionnelle. Je répondais d’un ton lui aussi transformé. Ca, je pouvais gérer. Le boulot.


| Lucian avait fait la connerie de trop, il était dangereux dans son genre et il devait payer pour ce qu’il avait fait. On doit tous payer pour nos actes. C’est une leçon que j’ai moi aussi apprise à la dure. Pour ton interrogatoire, je n’étais pas là, car j’ai dû signaler que je te connaissais, et que nous étions proches. Je n’ai plus eu la main sur le reste de l’enquête. Putain. Comment j’ai pu oublier ça. |


Parce que je buvais trop, parce qu’il s’était passé cinq ans, parce que j’avais décidé de laisser Lexie tranquille après ce que je lui avais fait, parce que j’avais perdu Tom, entretemps. Le début d’une spirale infernale. Je vois bien qu’elle est furieuse, maintenant. Elle a des raisons de l’être. Mais le vent, la pluie, le froid et les révélations me font dégriser ; je n’ai pas les idées claires mais ça va mieux. Je secouais finalement la tête.


| Non, je ne devrais pas monter. Je n’ai pas les idées claires et toi non plus. J’ai trop bu, je vais prendre un über ou je sais pas. Je suis content que tu sois en bonne santé et que tout a l’air d’aller bien pour toi. Je suis désolé pour ce que je t’ai fait. Mais c’était mon travail. Je devrais te laisser tranquille. |
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Je ne t'abandonnerais pas cette fois ( Jean)
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