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« J’aimerais être un flan. Un flan aux abricots. » (w/ danny)

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() message posté Mar 14 Nov - 18:01 par Jin Hyun Kwon
Un mariage c’est quoi au fond ? Des beaux costards, du champ’, il suffit de mettre les petits fours au congélo, de l’alu autour du fois gras... C’est bon ! J’lai déjà fait, vous le ferez la semaine prochaine ! Vous vous aimez c’est l’essentiel, non ? ✻✻✻ Le soleil sur sa peau ne le réchauffait pas, lui laissait un arrière goût amer au fond de la bouche alors qu'il émergeait du sommeil, qu'il plaquait son bras sur la place à côté de lui pour sentir la musculature saillante de l'un de ses amis et non le délicat corps de sa meilleure amie, il grommela avant de se réveiller brusquement, le souffle court. JinHyun glissa son avant bras sur ses yeux endoloris, plaquant subitement sa main sur son front fiévreux alors qu'une douloureuse migraine lui vrillait le cerveau, le faisait grimacer. Le sol était jonché de bouteilles d'alcool, il ne se souvenait pas vraiment ce qui c'était passé la veille, à côté de lui son ami parlait dans son sommeil, Jinhyun pouffa et s'extirpa de son lit, ses yeux s'étaient posés - à demi-clos - sur sa main, sur laquelle s'étendait encore à l'encre noire une suite de chiffres qui lui paraissait soudainement incompréhensible. Il se sentait bêtement perdu au milieu de ce désordre, son pied tapa dans le corps endormi de son rival sur lequel il baissa un regard accusateur avant de s'emparer de son propre téléphone portable qui traînait sur la table de chevet, sa conversation avec sa meilleure amie sauta à l'écran, lui arracha un petit cri après qu'il se soit accoutumé à la luminosité qu'elle projetait sur ses yeux encore ensommeillés. L'information montait peu à peu à son cerveau alors qu'il passait son regard de la conversation houleuse aux graffitis sur sa main. Le sac en plastique qui contenait les ramens de la veille le rassura quelques peu, visiblement il n'avait pas dormi chez cette jeune inconnue et rien sur son portable de laissait présager qu'il avait reprit contact avec elle d'ailleurs, alors il se contenta d'enjamber son rival pour foncer dans la salle de bain et se débarrasser de ce numéro de téléphone. Peut-être avait-il trop frotté pour oublier la dispute, peut-être s'était-il trop perdu dans ses pensées et n'avait pas remarqué avec quelle vigueur il s'était acharné sur sa main mais cette dernière avait viré au rouge et se montrait soudainement douloureuse. « Aigoo. » il soupira, glissa une main dans ses cheveux toujours impeccablement coiffés comme si même une nuit de sommeil ne pouvait briser la perfection physique qu'il mettait un point d'honneur à respecter, l'idiot ébouriffa sa chevelure pour faire retomber une mèche sur son front, ferma les yeux quelques instants. Il se sentait tellement bête d'avoir provoqué une dispute simplement pour embêter son amie, simplement pour la rendre jalouse, simplement parce qu'il était trop timide, trop incertain, pour lui avouer ses sentiments. Des sentiments qui le consumait à petit feu, qui noircissait son cœur en le rendant aigri, jaloux. Il se souvenait difficilement, maintenant, que son « sunbae » avait eu une discussion avec lui la veille au soir, pour lui intimer l'ordre de parler à danny, de se confier sur ses sentiments mais il continuait de nourrir cette peur affolante de se retrouver seul, sans elle, de la perdre à tout jamais en mettant fin à leur amitié, de tout gâcher. L'eau chaude de la douche avait au moins le mérite de détendre ses muscles à défaut de l'aider à faire du tri dans ses pensées ; il se mordilla la lèvre inférieure, serra son poing. Il avait presque envie de se frapper lui-même pour avoir été aussi idiot, aussi bête et inconscient, d'avoir poussé Danny à avouer des sentiments qu'elle n'avait peut-être pas, peut-être que ce n'était qu'un fichu amour à sens unique et qu'il allait devoir se contenter de cela. Il avait l'impression de ne plus connaître son appartement, pire encore de plus passer autant de temps avec son groupe et pourtant ils allaient devoir retourner en corée du sud sous peu mais s'être éloigné d'eux ne le dérangeait pas - il ressentait bien ce petit vide à l'idée de ne plus voir leur visage amusés au réveil, de ne plus les entendre chanter à tue-tête sous la douche mais le vide béant dans sa poitrine que causait l'absence de sa meilleure amie était bien plus difficile à supporter que tout cela. Il s'était dépêché d'enfiler un pantalon noir, un pull blanc, loin de ses costumes cintrés et repassés à la perfection. Son manteau rayé venait parfaire son accoutrement et il craignait presque que Danny ne le reconnaisse pas sur le pas de la porte alors qu'il était habillé plus simplement, que ses cheveux n'étaient pas tirés en arrière mais retombaient sur son front, peut-être allait-il être méconnaissable pour elle et cette simple perspective le paralysait sur place. Il avala difficilement sa salive avant de quitter l'appartement qu'il partageait avec son groupe, de se glisser dans le premier taxi qui passait par là et de s'arrêter à bloomsburry à proximité de l'appartement de la jolie brune, le reste du chemin il allait le faire à pieds pour calmer sa respiration rapide. La devanture de la boulangerie sur sa droite avait attiré son attention inconsciemment, il y était entré pour acheter des beignets à l'abricot, peut-être pour se rattraper, pour être pardonné par danny au sujet de son comportement de la veille. Le trajet lui avait semblé rapide, peut-être un peu trop, comme si il ne lui avait pas laissé le temps de préparer un discours ; qu'allait-il devoir lui dire ? devoir faire ? il ne savait pas comment s'excuser, l'avait-il réellement blesser ? ou peut-être qu'elle s'en foutait totalement et qu'il stressait pour rien. Sans réfléchir il glissa la clé dans la serrure - bizarrement il avait même eu peur qu'elle n'ait changé la serrure durant son absence, aussi il poussa un soupir de soulagement - jeta son manteau sur le canapé, avant de poser les beignets sur la table. « Beignets aux abricots, tes préférés. » il se pinça les lèvres, tentant d'adopter la moue la plus adorable et mignonne qu'il était capable de faire pour l'amadouer, pour la priver de son envie de lui hurler dessus si tel était son désir. Les choses n'étaient pas claires dans l'esprit du coréen, depuis qu'ils avaient couchés ensemble tout était différent entre eux et il le sentait nettement. Pourtant cet épisode restait gravé dans sa tête, dans sa mémoire et dans son cœur. Il lui arrivait encore de laisser flotter un sourire béat sur ses lèvres alors qu'il revoyait le corps de la jeune femme sous le sien, qu'il avait l'impression de pouvoir à nouveau glisser ses doigts le long de ses hanches, de sentir ses lèvres contre les siennes mais ces délicates pensées s'évaporaient de son esprit, chassées par celle, plus horrible, plus terrifiante, que tout cela ne se reproduirait plus jamais. Il avança dans la pièce, un rire gêné qui sortait le long de sa gorge pour se répercuter sur les murs lui fit monter le rouge aux joues, il jeta un regard en biais sur la silhouette de sa meilleure amie sans vouloir s'attarder. Les doutes surgissaient à nouveau dans son esprit, et si elle le trouvait incroyablement moche maintenant qu'il n'avait plus les cheveux impeccablement coiffés et qu'il n'était pas vêtu d'un costume ? Et si elle regrettait subitement d'avoir couché avec lui ? Il plaqua ses mains froides sur ses joues pour faire taire le feu qui brûlait dans sa poitrine et leur donnait une teinte rosée. « Tu as bien dormi ? » la phrase était banale, comme si il était incapable de parler intelligemment, les mots se bloquaient dans sa gorge « parce que moi j'ai passé une excellente nuit tu vois, j'étais avec. » mon groupe de kpop, mais ces mots n'avaient pas franchit ses lèvres, bloqués au mauvais moment dans sa gorge, lui faisant écarquiller les yeux alors que soudainement il revoyait, se remémorait, la discussion par messages avec Danny. Cette horrible discussion dans laquelle il mentait, lui faisait croire qu'il avait passé la nuit avec une autre fille. Il baissa ses paupières, poussa un soupir, l'idiot n'était plus capable de reprendre la parole pour se défendre.

✻✻✻
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() message posté Sam 18 Nov - 13:01 par Danny Callaghan
Elle observait distraitement les lignes de son ventre encore trop fin, ses courbes parfaitement dessinées, douces, trop lisses pour deviner sa grossesse, il était trop tôt pour que le premier arrondi de son ventre ne commence à se former. Elle avait cette désagréable sensation dans le fond de son cœur, de patauger, de ne pas savoir comment digérer cette nouvelle. Elle n'aurait même pas su exactement dire si elle était heureuse à l'idée d'avoir un enfant, elle dévisageait son ventre comme si la réponse allait subitement lui sauter aux yeux mais n'aperçu que sa peau hâlée et plate. Encore quelques jours plus tôt, elle s'imaginait retourner au Népal ou à Bombay, la perspective de voyager était délicieuse et lui réchauffait le cœur. Elle regretta l'espace de quelques secondes de ne pas avoir envoyé un message à Jin Hyun l'autre soir, lorsque l'envie de partir avait été réellement trop forte ; cap de partir ce soir à l'autre bout du monde. L'idée de voyager avec son meilleur ami était enchanteresse, n'importe où dans le monde, tant qu'elle était accompagnée de lui, même pour retourner à Séoul, si il en avait eu envie. Elle ramena rapidement ses cheveux en hauteur pour les nouer en un chignon négligé, ne s'attarda pas sur les mèches qui s'en échappaient, essayant de chasser l'image de Jin Hyun qui se dessinait toujours derrière ses paupières. Elle n'avait aucune envie de lui parler, encore moins l'envie de le voir ou de se retrouver dans la même pièce que son meilleur ami après les derniers messages échangés mais finit par se dire qu'il était temps qu'il apprenne la nouvelle. Furieuse ou pas, elle ne pouvait pas continuer de cacher son secret. Elle ne voulait pas paraitre faible, elle avait besoin d'être adulte, de se prouver à elle-même et peut-être aussi à lui, qu'elle était forte et redoutable. Terrorisée d'être enceinte mais redoutable. Elle se décolla brièvement du reflet que lui renvoyait le miroir, hésitant à tourner les talons pour se préparer un petit déjeuner, mais déjà elle entendait, de l'autre côté du mur, Wendy qui s'éveillait. Il lui était impossible de demander des conseils à sa mère sur la grossesse, ou comment l'annoncer au futur père de l'enfant, sans doute était-elle encore allongée dans son canapé, sans doute, même, avait-elle oublié l'existence de ses enfants et des nombreux hommes qui avaient un jour partagé sa vie. Elle ne pouvait pas espérer que la vie soit juste ou tendre, parce que celle-ci ne l'avait jamais été avec sa famille. Elle souffla, s'arrêta devant la porte de la chambre de Wendy, elle s'était jurée de ne pas devenir comme sa mère, pourtant, sa vie prenait cette même voie particulièrement effrayante. Wendy était sa fille, mais pas réellement non plus, alors, lorsqu'elle songeait à ce bébé qui grandissait dans son ventre, après avoir fermé les yeux quelques secondes pour retrouver la force qui semblait l'avoir abandonné, elle essayait de voir cela comme un nouveau et très beau miracle. Elle posa un regard rayonnant sur l'enfant, la sortit de son lit et entreprit de l'habiller, lui donner son petit déjeuner avant que ses grand-parents ne viennent la chercher. Elle n'avait certainement pas l'envie de les écouter la juger sur la pâleur de sa peau ou ses yeux rougis, mais elle s'efforça de sourire, d'échanger quelques mots avec eux avant qu'ils ne quittent l'appartement. Elle s'était installée sur une chaise, devant un verre de jus d'orange, ses doigts glissants contre le verre glacé jusqu'à entendre du bruit derrière la porte. Peut-être les grand-parents de Wendy avaient-ils oublié quelque chose, elle perdait la notion du temps, ne savait plus depuis combien de temps elle fixait son verre. La seule chose qu'elle savait, c'était que Jin Hyun avait le double des clés. Elle pensait avoir le temps de refermer la porte pour qu'il ne la voit pas dans cet état pitoyable, malheureuse et profondément en colère contre lui, mais c'était trop tard. « Beignets aux abricots, tes préférés. » Du coin de l'œil, elle examina brièvement le sac posé sur la table, puis la silhouette de son meilleur ami, s'étonna de ces vêtements qu'elle ne l'avait jamais vu porter, quelque chose avait changé aussi dans ses cheveux. Il évoluait dans la pièce, resplendissait de charme, d'un charisme évident même sans ses costumes ou ses cheveux tirés en arrière. Alors que Danny, elle, n'était qu'un corps vide et fatigué, seulement habité par la jalousie et la tristesse. Elle tenta de faire taire son cœur qui battait pour lui, s'affolait en sa présence. Elle haïssait la pensée qu'il ait passé la nuit avec une autre femme, qu'il ne l'aime pas, qu'elle ait pu être la seule à ressentir des sentiments aussi forts. « Tu as bien dormi ? » Elle entrouvrit la bouche, de quelques millimètres à peine, sans qu'aucun son n'en sorte, son regard glacial brutalement posé sur la silhouette de son meilleur ami. Elle n'avait pas encore parlé, pas prononcé le moindre mot, mais déjà elle sentait la colère se propager dans ses muscles comme une véritable maladie. Il suffisait de voir l'état de ses yeux et la pâleur de sa peau pour comprendre qu'elle n'avait pas bien dormi. Elle ne voulait pas lui donner le loisir de voir dans quel état leur dispute de la veille avait bien pu la plonger, mais elle n'avait pas pris le temps de camoufler ses cernes, ses yeux fatigués, un peu d'eau fraiche sur le visage lui aurait fait le plus grand bien. « parce que moi j'ai passé une excellente nuit tu vois, j'étais avec. » A nouveau elle poussa un soupir presque imperceptible, avant de faire volte-face, debout à côté du tabouret, pour se tenir droite face à son meilleur ami, passant nerveusement une main dans ces mèches qui étaient tombées de son chignon. Un rire amer remonta le long de sa gorge, s'extirpant de ses lèvres, elle n'avait même pas conscience que ses doigts s'étaient resserrés autour de son verre ou même qu'elle le tenait encore dans sa main. « Tu te fous de ma gueule Jin Hyun, c'est ça ? Je sais très bien avec qui tu as passé la nuit. » Elle savait qu'à partir de cet instant, les prochains mots qui passeraient ses lèvres ne seraient prononcés que sous le poids d'une jalousie nouvelle et qu'il aurait été préférable pour Jin Hyun de partir maintenant. « Si tu es venu me raconter à quel point le sexe était génial avec ta nouvelle nana, tu peux repartir. Ça me donne envie de vomir. » Elle poussa le sachet de beignets avec le revers de sa main. « Tu peux lui donner les beignets, j'en veux pas. »
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() message posté Dim 19 Nov - 12:49 par Jin Hyun Kwon
Un mariage c’est quoi au fond ? Des beaux costards, du champ’, il suffit de mettre les petits fours au congélo, de l’alu autour du fois gras... C’est bon ! J’lai déjà fait, vous le ferez la semaine prochaine ! Vous vous aimez c’est l’essentiel, non ? ✻✻✻ Il se tordait nerveusement les doigts, jouant parfois avec un pan de son pull pour s'occuper les mains alors qu'il ne savait pas où stabiliser son regard, sur la silhouette de sa meilleure amie ou un meuble présent dans la pièce alors il s'était contenté de baisser la tête pour simple fixer ses pieds, le sol, qui lui paraissaient soudainement d'un intérêt grandissant. Il se sentait presque étranger dans cet appartement dans lequel il vivait presque pourtant, celui qu'il partageait avec son groupe sonnait dans son esprit comme une résidence secondaire, la principale était cet appartement, celui de sa meilleure amie, qu'il avait l'habitude de squatter juste pour passer plus de temps avec elle ; mais alors que cette pensée se formait dans sa tête il comprenait maintenant que le malaise qui s'était installé entre eux allait peut-être mettre fin à ce mode de vie. Un soupir s'échappa de ses lèvres entrouvertes, cette envie de faire demi-tour qui lui vrillait la tête alors que ses jambes restaient résolument droites, ses pieds ancrés dans le sol. Il baissa les paupières quelques instants, se laissant presque bercer par chaque bruit de l'appartement qui venait chatouiller ses oreilles, un craquement de meuble, le vent qui tapait contre la fenêtre, un robinet mal fermé dont quelques gouttes d'eau venaient s'échapper pour choir dans le lavabo. ploc. ploc. ploc. Jinhyun glissa une main maladroite dans ses cheveux, sur sa nuque comme pour la masser, pour se détendre, fixant finalement son regard sur le verre de jus d'orange que sa meilleure amie tenait dans ses mains - peut-être trop fort, peut-être même qu'il croyait qu'elle allait finir par le faire exploser sous sa pression. Aurait-il été plus près d'elle, de son corps, qu'il aurait ressentit la colère qui bouillonnait en elle de la même manière distincte que de sa position actuelle, il avait remarqué sa peau blafarde et ses yeux rougis mais n'en avait pas parlé, ne voulait pas en parler, il s'inquiétait tout simplement de la voir dans cet état, une inquiétude qui lui faisait presque oublier le reste, leur conversation de la veille et cette fille chez le traiteur. Dans ce silence qui devenait pesant il esquissa un mouvement vers son manteau pour le récupérer, tourner les talons, rejoindre son groupe et peut-être prendre un billet d'avion, leur relation était-elle arrivée à un point de non-retour ? peut-être que c'était pour lui la dernière fois qu'il poserait son regard sur le visage de sa meilleure amie, que leur amitié était brisée à jamais. Mais il s'arrêta dans son geste, la voix de sa meilleure amie brisant le silence. « Tu te fous de ma gueule Jin Hyun, c'est ça ? Je sais très bien avec qui tu as passé la nuit. » il laissa retomber son bras le long de sa hanche, un soupir de soulagement mêlé d'un rire gêné s'échappa de sa gorge, alors elle savait. Il n'avait donc pas à s'inquiéter pour leur relation, elle savait qu'il avait sagement dormit dans son appartement avec les autres membres de son groupe. La subite douleur au fond de son crâne, vive douleur, lui rappela qu'il n'avait pas été si sage que cela, les bouteilles d'alcool jonchaient encore certainement le sol alors que les chanteurs dormaient sans doute encore comme des bébés, mais il n'avait pas suffisamment bu pour avoir la gueule de bois, juste un mal de tête qui lui engourdissait les nerfs. Mais au moins elle savait. Qu'il avait passé la nuit avec ses amis, peut-être devant un film sud-coréen ou un drama, peut-être même devant son drama préféré à se gaver de ramens ou à imiter le groupe bigbang, à faire un karaoké avec un coup dans le nez, peu importait parce qu'elle savait. Sa respiration s'était nettement ralentie, il se sentait plus en sûreté, rassuré. Il esquissa un pas en avant pour se rapprocher de Danny, s'immobilisa lorsque ses paroles emplirent l'air avec force et colère. « Si tu es venu me raconter à quel point le sexe était génial avec ta nouvelle nana, tu peux repartir. Ça me donne envie de vomir. » sa langue claqua contre son palais, il fronça les sourcils, à nouveau il sentit son cœur pulser sur ses poignets, résonner lourdement à ses oreilles, battre dans son cou, vouloir s'échapper de sa cage thoracique pour ne plus ressentir la douleur, le choc de ces paroles. Il ne comprenait pas. Un coup de massue n'aurait pas été plus douloureux, il tenta d'accrocher son regard sur la chevelure brune de la jeune femme mais il était instinctivement dévié sur sa peau trop blanche, sur ses cernes, alors il tenta de s'accrocher à son verre de jus d'orange mais il ne voyait que ses doigts crispés qui trahissait sa colère. Il avala sa salive difficilement, secoua la tête, cherchant dans ses pensées ce à quoi elle faisait illusion, se rappelant brutalement les messages échangés, jetant un regard apeuré sur sa main encore rougie par les frottements du savon pour effacer la suite de chiffres qui composait le numéro de la cause de la dispute. « Je ... quoi ? » à nouveau ses mots se bloquaient dans sa gorge, l'empêchant de mettre des phrases sur ses pensées, de trouver une excuse - même pas une excuse, il n'avait rien à se reprocher, simplement une explication. « Non. Je pensais, je croyais vraiment, que ça te ferait rire. Non pas que ça te ferait rire mais que ça t'amuserai, ne serait-ce qu'un peu. Parce que, enfin, je ... tu sais. Je collectionne pas vraiment les conquêtes alors c'était amusant de voir une fille s'intéresser à moi. Mais il n'y a que toi, enfin, j'veux dire ... tu sais quoi. j'ai pas dormi chez elle. » il se sentait parfaitement idiot, ridicule dans cette situation, il ne savait pas comment s'en défaire, se sortir de ce merdier dans lequel il avait foncé tête baissée, dans lequel il continuait de s'enfoncer. Une nouvelle fois le pan de son pull était victime de sa nervosité, il était étonnant qu'il n'ait pas commencé à l'effilocher tant il s'acharnait dessus. Il aurait aimé ne jamais se rendre dans cette boutique asiatique, dans ce fichu restaurant qui était maintenant la cause de ses soucis, ou alors ne jamais rencontrer cette fille qui ne l'intéressait pas le moins du monde. Son cœur battait seulement pour la jolie brune qui lui faisait face, même si les traits de son visage étaient déformés par la fatigue, par la colère, elle lui paraissait toujours aussi belle comme si un halo doré se dessinait autour d'elle, le halo du regard de l'amoureux transit d'amour pour sa belle princesse. Il avait envie de se jeter à ses bras, de coller ses lèvres contre les siennes dans un tendre baiser pour lui prouver qu'il n'y avait qu'elle, personne d'autre, simplement elle dans sa vie, dans ses pensées, dans sa tête, dans son cœur. Parce que ce putain d'organe saignant qui était douloureux, là dans sa cage thoracique, il battait pour elle. « J'veux dire, y'a rien eu entre elle et moi. Non. Non. J'ai dormi avec le groupe, tu sais. Tu peux leur demander si tu me crois pas, hein. Hein ? Tu vas leur demander, danny ? tu vas me croire, danny, hein ? » la panique s'emparait de lui, encore plus depuis qu'il l'avait vu rejeter son petit-déjeuner, elle ne rejetait jamais des beignets à l'abricot, mais ses paroles résonnaient encore dans sa tête, le faisait douter sur les intentions de la jeune femme à son égard, il croyait - peut-être à tord, mais il avait tellement l'impression d'avoir juste - qu'il l'aimait à sens unique, et que cet amour à sens unique il allait devoir vivre avec jusqu'à ce que son cœur en soit consumé ou jusqu'à la fin de ses sentiments, mais comment pouvait-il passer à autre chose si elle se comportait de la sorte ? Il se racla la gorge, soudainement il ressentait aussi un parte de colère en lui. D'un geste rageur il s'empara de son manteau qu'il passa sous son bras, s'approcha de la jeune femme simplement pour s'emparer du paquet de beignets à l'abricot - dont il allait certainement se goinfrer dans un parc pour cacher sa tristesse au reste du groupe - de sa main libre il appuya son doigt contre l'épaule de la jeune femme « tu fais chier, callaghan. » il retira son doigts avec précipitation comme si le contact allait le brûlait, dissoudre la peau de son doigt, son visage était maintenant neutre, il se contentait de la fixer en faisant taire ses envies de la serrer dans ses bras, de l'embrasser, de lui avouer ses sentiments. « ouais, tu fais chier. tu couches avec moi et après plus rien, après tu fais comme si rien ne s'était passé alors que moi je crève. je crève d'amour pour toi mais visiblement c'est pas réciproque, non. non ta putain de jalousie déplacée c'est pas de l'amour, t'as juste pas envie de voir ton bon et fidèle meilleur ami avec une autre fille, mais y'a pas d'amour. non, parce que tu penses qu'à ta gueule callaghan. tu penses pas aux sentiments des autres, à l'amour que j'te porte, tu voulais juste de la baise, tu l'as eu t'es contente. » ses mains tremblaient sous le poids de ses paroles, il était temps pour lui de simplement faire demi-tour, peut-être de laisser passer quelques jours, semaines, mois, années, peut-être ne plus jamais la revoir. Mais au lieu de ça, au lieu de cette solution qui aurait sans doute été la bonne, il se contenta de croiser les bras, rester planter là devant elle, le cœur en miettes, les larmes aux bords des yeux. Il regrettait ses paroles, ses insinuations, il avait peur de ce qu'il avait dit, fait, mais sa colère continuait de gronder en lui, de lui faire dire des choses qu'il ne pensait pas simplement pour se protéger, pour se montrer plus fort, plus détaché, qu'il ne l'était parce qu'au fond cette situation le mettait mal à l'aise, il avait envie de l'oublier, de disparaître pour éviter cette dispute inévitable. Il était l'idiot amoureux qui venait certainement de tout gâcher.

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() message posté Aujourd'hui à 1:05 par Danny Callaghan
Son cœur se remit à battre douloureusement. Elle n'avait même pas réalisé que sa respiration s'était brutalement coupée sous la pression. Elle aurait aimé, ne serait-ce qu'une toute dernière fois, qu'il la regarde comme si elle était autre chose qu'un sujet de plaisanterie, mais à nouveau comme une pierre précieuse, aussi délicate que somptueuse, dont il fallait prendre soin. Elle essayait de tout enregistrer, capturer chaque détail, l'essence même de leur relation, pour ne rien oublier une fois que leurs chemins seraient amenés à s'éloigner l'un de l'autre ; les teintes subtiles (du marron foncé au noir délicat) des iris de Jin Hyun, comme si, en un regard, il disait tout et pas assez en même temps, sa bouche ravissante, l'arôme singulier de son parfum, de son gel douche, et cette odeur d'homme, le son cristallin mais paradoxalement si rauque de son rire, ses cheveux de la couleur d'un noir d'encre, un air d'enfant gâté mais pourtant profondément doux imprégnant ses traits, et sa taille de géant, qui l'avait toujours obligé à relever la tête. Ce n'était pas juste physique, c'était tout ce qui faisait de Jin Hyun son meilleur ami, qu'elle essayait de graver dans sa mémoire. Son humour aussi pétillant que son esprit, ses conseils, son soutien, son incapacité à rester sérieux très longtemps ou à tenir l'alcool, sa peur panique des rats, ses défis, ses baisers, ses caresses, des mots en coréen qu'elle ne comprenait pas toujours. Tout. Elle éprouvait un besoin irrépressible de le toucher, de lui dire qu'elle était enceinte. Sa réaction ne serait sans doute pas jolie, elle avait eu un aperçu dans le cinéma et ce souvenir lui laissait un goût amer de déception. Que croirait-il ? Qu'elle lui avait sans doute menti pendant tout ce temps. Elle avait l'impression de se noyer, de manquer d'oxygène, et de ne plus se reconnaître. Elle était une Callaghan, sûre d'elle, la vie l'avait rendu redoutable dans ses actions, elle avait connu le pire, il était temps de connaître le meilleur. Son regard s'attarda une minute sur la silhouette de son meilleur avant qu'un soupir ne s'échappe de ses lèvres. « Je ... quoi ? » Elle lui jeta un regard noir, parce qu'elle se demandait bien si il jouait délibérément le rôle de l'homme amnésique ou si réellement il n'avait plus aucun souvenir de sa nuit avec cette inconnue. Il avait suffit de quelques secondes vécues, sublimes, excitantes, romantiques et désagréablement douloureuses la veille pour que tout change entre eux. Aussi délicatement que le battement d'une aile de papillon à Pékin provoquait une tempête de l'autre côté de la Terre. « Non. Je pensais, je croyais vraiment, que ça te ferait rire. Non pas que ça te ferait rire mais que ça t'amuserai, ne serait-ce qu'un peu. Parce que, enfin, je ... tu sais. Je collectionne pas vraiment les conquêtes alors c'était amusant de voir une fille s'intéresser à moi. Mais il n'y a que toi, enfin, j'veux dire ... tu sais quoi. j'ai pas dormi chez elle. » Elle fronça les sourcils, soupira bruyamment comme pour chasser cette sensation de jalousie trop longtemps contenue. Elle ne comprenait pas ce qu'il y avait de drôle ou même, bon sang, il parlait trop vite, la troublant encore plus, elle ne savait plus quoi dire, ni quoi penser, parce qu'encore une fois, elle ne comprenait absolument rien. « Que moi, quoi ? Tout le temps tu me parles de tes conquêtes et là tu vas me faire croire que tu n'en collectionnes pas ? » Elle le considérait d'un regard furieux, ses doigts se resserrant un peu plus dangereusement autour de son verre. Il finira sans doute par se briser dans le creux de sa main, dans un grand éclat de verre, sans qu'elle n'éprouve la moindre douleur, tant celle de son cœur surpassait tous les maux qu'elle avait un jour connu. « J'veux dire, y'a rien eu entre elle et moi. Non. Non. J'ai dormi avec le groupe, tu sais. Tu peux leur demander si tu me crois pas, hein. Hein ? Tu vas leur demander, danny ? tu vas me croire, danny, hein ? » Elle ne remarqua pas tout de suite l'imperceptible changement d'humeur qui traversa les pupilles de Jin Hyun et sans doute, si elle avait vu, sentit, compris, elle aurait aussi aperçu ses propres erreurs. La panique se transformait en colère, lorsque chez la jeune femme, la colère laissait place à un soulagement démesuré. Elle le croyait, parce qu'avant d'être l'amour de sa vie, Jin Hyun était son meilleur ami. La douleur dans le fond de sa gorge lui rappela sa grossesse, le bébé qui grandissait dans son ventre, la panique que lui soufflait cette nouvelle. Elle voulait que Jin Hyun en rit avec elle, qu'il la prenne dans ses bras et la rassure. Aussi, elle ne comprit absolument pas pourquoi il s'emparait subitement de sa veste et du paquet de beignets, laissant flotter ici et là une douce odeur de pâtisserie. Elle recula d'un pas lorsqu'il pointa sur son épaule un doigt accusateur. « ouais, tu fais chier. tu couches avec moi et après plus rien, après tu fais comme si rien ne s'était passé alors que moi je crève. je crève d'amour pour toi mais visiblement c'est pas réciproque, non. non ta putain de jalousie déplacée c'est pas de l'amour, t'as juste pas envie de voir ton bon et fidèle meilleur ami avec une autre fille, mais y'a pas d'amour. non, parce que tu penses qu'à ta gueule callaghan. tu penses pas aux sentiments des autres, à l'amour que j'te porte, tu voulais juste de la baise, tu l'as eu t'es contente. » Peut-être l'aimait-elle depuis toujours, mais ne prenait conscience de la force de ses sentiments que maintenant, dans la douleur de le perdre. Quelque chose de violent se produisit dans la poitrine de la jeune femme. Un court-circuit, une explosion, un incendie jusque dans ses orteils. Le feu se propageait vite, attisé par des rafales de sentiments amoureux incontrôlables. L'amour, ce piment. Les flammes gagnèrent tous les étages, d'abord ses seins, sa cage thoracique, puis sa gorge, sa bouche, son nez et ses yeux. C'était la panique partout, jusqu'à son ventre, elle ne savait pas très bien si c'était sa grossesse qui provoquait cela, peut-être, ou simplement le choc de la dureté des mots qu'elle venait d'entendre. Elle secouait la tête de droite à gauche, abandonna son verre pour se retenir à la table, comme si ce geste anodin avait le pouvoir d'effacer les mots de son meilleur ami, tout au plus la douleur qu'elle ressentait dans sa poitrine. Pourraient-ils encore seulement être amis après cela ? Elle venait d'être brisée dans sa forme la plus pure, et si on lui avait demandé, sans doute Danielle aurait-elle avoué qu'il était physiquement possible de sentir son cœur se briser. Elle peina à dissimuler son chagrin lorsqu'une larme roula sur sa joue jusqu'à sa mâchoire, s'écrasa contre la manche de son pull lorsqu'elle voulut la chasser. La traîtresse. « Non. Ce n'était pas de la baise. C'était... C'était. » commença-t-elle, d'une voix douce, cherchant désespérément de l'aide dans le regard de Jin Hyun. Elle était folle de chagrin, de colère. Il était cruel dans ses mots, comment avait-il pu lui faire autant de bien et autant de mal. « C'est de l'amour. C'était vraiment de l'amour... Mais t'es tellement borné et capricieux que tu ne vois pas que je t'aime aussi, que t'es pas le seul à souffrir. Je t'aime tellement et toi tu préfères penser des horreurs sur moi et me faire du mal, mais tu sais quoi ? Tu vaux pas mieux, t'es qu'un abruti. C'est ça, je suis amoureuse d'un abruti. » Ça lui faisait du mal de lui crier dessus. Son teint naturellement hâlé des îles n'était plus que le reflet du blanc de la neige, sa peau déjà pâle s'éclaircissait un peu plus, creusant un triste contraste avec ses cernes, elle se détruisait de l'intérieur. Ses jambes tremblaient, son cœur tambourinait jusqu'à ses tempes et ses poignets, son ventre souffrait bien aussi. Elle ne voulait pas faire de mal, ni à Jin Hyun, ni au bébé, elle voulait juste, elle ne savait pas trop. L'aimer. Elle ferma les yeux, serra ses poings, les posa sur ses tempes pour chasser cette migraine qui la torturait aussi. Elle avait été consumée par l'ivresse de ses baisers, celle de sa peau, de ses regards, de sa présence, de cette tendresse enchanteresse. Elle le sentait, cet amour poindre dans son cœur, cette explosion de sentiments qui au final ne lui laisserait qu'un goût amer une fois qu'il partirait. « Pourquoi t'es revenu si je suis une amie horrible ? Peut-être même que je vais être une mère horrible avec notre bébé puisque je pense qu'à ma gueule. Oui, voilà, c'est ça, je vais ressembler à ma propre mère. »
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() message posté Aujourd'hui à 13:50 par Jin Hyun Kwon
Un mariage c’est quoi au fond ? Des beaux costards, du champ’, il suffit de mettre les petits fours au congélo, de l’alu autour du fois gras... C’est bon ! J’lai déjà fait, vous le ferez la semaine prochaine ! Vous vous aimez c’est l’essentiel, non ? ✻✻✻ Il devait fuir, prendre ses jambes à son cou pour échapper à cette atmosphère oppressante, il avait l'impression désagréable que sa respiration se bloquait dans sa gorge, que l'air n'atteindrait plus jamais ses poumons, qu'il ne respirait que de la saleté et de la poussière qui venaient former comme une boule dans le creux de sa gorge, bloquant ses voies respiratoires. Sortir lui permettrait d'aspirer une grande bouffée d'air frais, comme un inhalateur servait à un asthmatique, il avait besoin de s'éloigner de la jeune femme (cette pensée lui serra le cœur, l'impression que quelqu'un venait de plonger son bras dans sa cage thoracique pour lui arracher son organe saignant, il voulait, il souhaitait réellement s'éloigner de sa meilleure amie et cette pensée lui laissait un arrière goût amer au fond de la bouche) pour reprendre sa respiration. De nouveau son regard se perdait sur la pièce sans réussir à se positionner sur un endroit fixe, ses mains trituraient encore son pull avec maladresse, avec angoisse. Les mots qui avaient franchit la barrière de ses lèvres sous le poids de sa colère tambourinaient encore dans sa tête, pesaient sur ses épaules parce qu'il devait en assumer les conséquences. Il aurait aimé éclater de rire, parce que c'était dans sa nature, de ne jamais être sérieux plus de quelques minutes d'affilées mais son rire était bloqué, avorté dans l’œuf. De la même manière qu'il aurait aimé attraper la jeune femme par les épaules pour la tirer à lui, glisser une main maladroite dans ses cheveux et lui murmurer des mots doux mais ses bras restaient résolument pendus de chaque côté de son corps. Les choses se déroulaient de manière trop rapide, il avait besoin d'ordonner sa vie, comme avant. Il ne comprenait qu'à moitié la culture occidentale, il n'avait pas grandit comme la plupart des enfants et on lui demandait maintenant de se comporter normalement, de comprendre les choses de l'amour alors qu'il n'y connaissait rien, que tout cela lui paraissait bien lointain et il se surprenait à regretter le temps où il ne s'en souciait pas, où tout cela lui paraissait trop (normal) inaccessible pour lui. Le temps d'avant sa rencontre avec Danny. Sous cette pensée il ferma le poing, la jointure de ses doigts virant à la couleur blanchâtre tellement il serrait fort, se punissant presque d'avoir formulé une telle pensée alors qu'il attendait les mots de la jeune femme, comme un écolier attendait sa punition. « Que moi, quoi ? Tout le temps tu me parles de tes conquêtes et là tu vas me faire croire que tu n'en collectionnes pas ? » il desserra aussitôt son poing, la respiration suffocante se mêlait maintenant à des éclairs blancs devant ses yeux, il était complètement perdu, perdu en pleine mer sans la moindre bouée de sauvetage à laquelle se rattraper pour s'en sortir. La colère engourdissait ses membres en même temps que ses esprits, il avait envie de hurler sur elle pour déverser sa haine. Mais à la place sa voix était étrangement calme, elle trahissait ses efforts pour ne pas crier, pour ne pas être méchant, et peut-être que ce contrôle de ses émotions avait quelque chose de malsain, d'un peu trop détaché comme si il essayait de montrer que la situation ne le touchait pas, qu'il se moquait bien de ce qu'elle pouvait ressentir, comme si il avait dressé une carapace pour ne pas être blessé par la suite des évènements. « T'insinues que je suis un connard qui se tape tout ce qui bouge ? C'est ça, ce que tu penses de moi ? Alors je crois que je devrais prendre un billet simple pour séoul parce que si c'est ce que tu penses de moi alors je me suis trompé sur ton compte et je n'ai plus rien à faire avec toi. » soudainement il se remettait à penser à son enfance douloureuse, il plaqua instinctivement son avant-bras droit sur son ventre comme pour le protéger des coups qui pourtant n'allaient pas pleuvoir, derrière ses paupières dansaient le sourire mesquin de son rival qui se dressait dans la cour de récréation pour se moquer de lui, pour l'humilier sur son physique, pour le ruer de coups. Et alors que les paroles de la jeune femme résonnait à ses oreilles il se félicitait de ne pas avoir parlé de tout cela, de ne pas avoir parlé de sa souffrance parce qu'il avait l'impression qu'elle ne le comprenait pas, qu'elle l'avait mal jugé, peut-être même jugé sur son physique (ravageur, pectoraux siliconés, traits parfaits) de séducteur alors qu'il ne l'était pas le moins du monde. Il se surprenait à ressentir une forme de haine, il ne savait même pas contre qui elle était dirigée, les sentiments contraires se livraient bataille dans sa tête, les battements de son cœur pulsaient jusque dans ses oreilles. Ce n'était plus une simple option maintenant, l'air se faisait plus oppressant, il ferma les yeux quelques secondes pour canaliser sa respiration, il sentait sa main trembler alors que le manteau tapait mollement contre sa jambe. Le sac qui contenait les beignets se froissait sous son angoisse, seul bruit qui venait s'interposer entre leur respiration respective. Il reposa les beignets sur le buffet, il ne comptait pas les manger de toute façon et le bruit commençait à l'agacer plus qu'il ne l'était déjà. « C'est de l'amour. C'était vraiment de l'amour... Mais t'es tellement borné et capricieux que tu ne vois pas que je t'aime aussi, que t'es pas le seul à souffrir. Je t'aime tellement et toi tu préfères penser des horreurs sur moi et me faire du mal, mais tu sais quoi ? Tu vaux pas mieux, t'es qu'un abruti. C'est ça, je suis amoureuse d'un abruti. » ses mots auraient du l'apaiser, être comme un pansement sur une plaie ouverte ou un baume cicatrisant mais la colère l'aveuglait, les éclairs blancs continuaient de barrer son regard, les bourdonnements à son oreille ne cessaient d'enfler, de devenir de plus en plus désagréables, son pouls pulsait bien trop fort dans le creux de son poignet, de son cou, son cœur (si toutefois il n'était pas en morceau ou carrément arraché de sa poitrine) ne semblait plus suivre la cadence, semblait s'être arrêté. La situation lui échappait, il était vain d'essayer de la retenir, aussi vain que de retenir de l'eau entre ses mains formant une coupole. Les mots glissaient sur la rivière de la méchanceté sans rencontrer le moindre obstacle, il était un abruti mais elle ne valait pas mieux que lui ; une personne extérieure les auraient trouvé idiots, idiots de s'aimer et de se déchirer au lieu de baisser les armes, de ravaler leur fierté et de se tendre les bras pour venir s'y réfugier, échanger un baiser et se faire des promesses d'amour. « Alors pourquoi tu le dis pas ? Merde. Tu sais quoi ? Merde. Je suis peut-être un sacré abruti mais j'y connais rien à ça moi, tu le savais que c'était ma première fois et tu oses me dire que j'enchaîne les conquêtes ? Tu crois quoi ? J'ai été arraché à mes parents quand j'étais gosse, j'ai grandit dans des dortoirs avec d'autres trainee sans jamais voir ma famille ou presque, alors non je m'y connais pas en l'amour et non si tu me dis pas les choses clairement je vais pas les comprendre. » sa respiration devenait sifflante, l'obligeant à prendre une pause, à glisser sa main derrière sa nuque, mesurant le poids de ses révélations alors qu'il détestait parler de tout cela, de sa faiblesse, du peu de connaissance qu'il avait, il avait l'impression d'être un arriéré. « Par contre je ne pense pas être le premier type avec qui tu couches, alors si tu veux parler conquêtes tu ferais mieux de parler des tiennes. » Jinhyun était beaucoup trop énervé pour réfléchir convenablement, beaucoup trop piqué au vif pour ne pas être vexé, elle le voyait comme un pauvre connard qui changeait de copine comme de chemises alors qu'il complexait sur toutes ces choses là, et ses accusations étaient douloureuses (si douloureuses) au point qu'il n'arrivait pas à passer à autre chose, il restait bloqué sur cela, passant outre sa déclaration d'amour, tremblant de rage. L'envie de quitter la pièce se faisait plus insistante, si bien qu'il recula d'un pas pour se rapprocher de la porte. C'est ainsi qu'allait se terminer leur histoire, leur amitié et leur amour, autour de la douleur et de la tristesse, un coup de poignard en plein cœur n'aurait pas été plus douloureux à son sens, il sentait malgré tout les larmes perler au bord de ses yeux mais quelque chose semblait les retenir, elles ne venaient pas rouler sur sa joue comme l'avait fait celle de sa meilleure amie. La voir pleurer lui brisait le cœur, il avait fait semblant de ne pas le remarquer. « Pourquoi t'es revenu si je suis une amie horrible ? Peut-être même que je vais être une mère horrible avec notre bébé puisque je pense qu'à ma gueule. Oui, voilà, c'est ça, je vais ressembler à ma propre mère. » la poignée de porte était à quelques centimètres maintenant, il aurait pu s'en emparer mais il avait les yeux fixés sur la jeune femme, sa colère ne se dissipait pas, elle augmentait alors que la jeune femme se plaignait. Il avait l'impression que son bon sens avait disparu, que son empathie s'était brusquement volatilisée ; sa meilleure amie était brisée et il restait planté là, les pieds ancrés dans le sol à la fixer sans sourciller, les lèvres déformées en un rictus mauvais, ne cherchant même plus à contrôler cette colère qui grondait en lui, dans chaque parcelle de son corps jusque dans son sang empoisonné par la haine, son cœur noirci. Il regrettait de s'être levé ce matin là, d'être passé à la boulangerie et d'avoir tourné la clé dans la serrure de l'appartement de la brune. Il le regrettait amèrement, il aurait du resté emmitouflé dans la couverture, le corps de son ami à côté du sien qui gigotait un peu trop en grognant, il regrettait de ne pas avoir ravalé sa rancœur en réveillant son rival allongé sur le sol pour lui demander de l'aide et ranger leur appartement pendant que les autres (ceux qui avaient le plus bu) dormaient encore à poings fermés. « Je voulais arranger les choses, mais au lieu de réfléchir t'as préféré m'agresser et m'accuser de me taper tout ce qui bouge. Tu as tout gâché, c'est ton choix. » il mesurait à peine le poids de ses mots, l'impact qu'ils allaient avoir sur sa meilleure amie dont la tristesse et la fatigue se lisaient sur son visage. Il souffla, leva les yeux au ciel et resserra son emprise sur son manteau avant de faire volte-face et de poser sa main sur la poignée de porte. Qu'il n'abaissa pas. Les yeux figés sur une porte qu'il ne voyait plus, plus aucun son ne parvenait à ses oreilles, plus aucune sensation sur sa peau. Avait-elle dit ? Avait-il bien entendu ce qu'elle avait dit ? (Notre bébé). Il se revoyait au cinéma, il se revoyait la taquinant à propos d'une grosse imaginaire et voilà qu'elle venait de lui faire une annonce fracassante (notre bébé). Il relâcha la poignée de la porte, se figeant devant elle sans plus esquisser le moindre mouvement. Ce n'était juste pas possible. Elle ne pouvait pas être enceinte et si elle l'était elle ne pouvait pas l'être de lui, certainement pas. Il n'était encore qu'un gamin. De vingt-neuf ans. Mais dans sa tête il n'avait que douze ans tout au plus. « Attends, t'as dis quoi là ? Notre bébé ? » un éclat de rire (mais pas un rire joyeux, un rire froid, un rire à glacer le sang, presque cauchemardesque, qui lui donna même à lui la chair de poule tant il se croyait incapable de produire un tel son aussi sinistre sous l'effet de la colère) s'échappa de sa gorge alors qu'il se retournait vers la jeune femme, toujours près de la porte, comme si elle était devenue son pilier. Il plongea son regard dans celui de la jeune femme, à distance. Qu'allait-il se passer maintenant ? Ils étaient en train de s'engueuler, de camoufler leur tristesse pour se blesser alors ils ne pouvaient pas avoir un bébé. Il ne pouvait pas devenir père, quel père serait-il au juste ? Il pensait déjà à prendre un billet direction séoul pour ne plus jamais remettre les pieds à londres, et officiellement danny n'était que sa meilleure amie, ils n'étaient pas ensemble. « Tu vas le garder ? » furent les seuls mots qu'il réussit à sortir de sa bouche.

✻✻✻
CODES (c) LITTLE WOLF.


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« J’aimerais être un flan. Un flan aux abricots. » (w/ danny)
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» J’aimerais être un flan. Un flan aux abricots. ▬ Minosa.
» Bretzel Ҩ J’aimerais être un flan. Un flan aux abricots.
» Cali ‒ J’aimerais être un flan, un flan aux abricots.. ou nature tiens, un peu tiède.. dans une boulangerie, en vitrine.
» J'aimerais m'exuser...
» Je m'ennuie et j'aimerais bien faire unpetit RP

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