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Un départ inattendu [Frachel]

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() message posté Dim 19 Nov 2017 - 1:45 par Frank Turner

Un départ inattendu
Frachel

20 JUIN 2017


Le monde venait de s'arrêter de tourner en à peine une fraction de seconde. Plus rien n'avait de sens, plus rien ne comptait hormis elle, juste elle. L'espace d'un instant, aussi infime soit-il, Rachel était le centre de ce monde, le sien, qui partait à la dérive, comme si le Destin moqueur avait décidé d'offrir une scène au combien familière à l'inspecteur. Il était en tord, sur toute la ligne. D'une part, entré sans mandat et avec effraction, il ajoutait une agression à la liste. En effet, sans réfléchir tant la colère, était incommensurable à l'encontre du mari, Frank malgré sa blessure, se rua sur lui pour le défaire de l'odieuse promiscuité qu'il entretenait alors avec Rachel. Mais n'était-elle pas encore sa femme aux dernières nouvelles ?! N'était-ce pas de ce fait normal d'agir de la sorte ?! NON ! Le doute ne pouvait être de rigueur en de telles circonstances. Frank avait tout entendu, l'homme, c'était très clairement montré menaçant à l'égard de sa merveilleuse épouse. D'ailleurs, c'est sans égard qu'il la traitait, ne se rendant sûrement pas compte de la chance qu'il avait de l'avoir pour épouse. Le cœur lourd en entendant Rachel se noyait dans la détresse, le flic n'avait de ce fait pas hésité à voler à son secours quitte à se mettre lui-même en danger.

Cependant, malgré l'aspect chevaleresque de la chose, il était difficile pour Frank de se défendre correctement et s'il avait mené la cadence, il était à présent soumis à la puissance de Maxwell bien décidé à ne pas retenir ses coups. Le visage, le ventre, l'épaule, rien n'était épargné à l'Américain qui en arrivait à regretter de ne pas avoir récupéré son arme de service. Presque, dans les vapes, il ne parvenait à parer les coups du mari, il tenta de bouger sur le côté, en vain, son corps ne lui appartenait plus. Ce fut Rachel, qui joua l'héroïne cette fois. Frank ne comprit pas tout de suite ce dont il était question. Il lui fallut bien une minute avant d'émerger partiellement. « - Rachel ? » tenta-t-il dans un imperceptible murmure. Son épaule était douloureuse, à tel point qu'il se demandait s'il n'était pas préférable qu'on l'achève tout de suite. Il souffla, puis toussa à plusieurs reprises, il cracha même du sang avant d'entreprendre de se redresser avec son bras valide. Il vit alors les débris de ce qui ressemblait à une lampe tout autour de Maxwell, au sol, sûrement inconscient. Le flic ne se posa aucune question et se contenta non sans mal, de rejoindre Rachel. « - On va devoir prendre ta voiture et je pense… » Il marqua une pause pour prendre une grande inspiration et tenta de dompter la douleur « - C'est préférable. Aller tirons-nous, ça aussi, c'est préférable ! » Il prenait sur lui pour ne rien laisser paraître, mais la douleur était là, aussi pernicieuse que l'attitude de l'époux dont Frank se refusait à prononcer le prénom tant il était dégoûté par la bête humaine.


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() message posté Dim 19 Nov 2017 - 20:21 par Rachel-Mary Parker-Davis

Un départ inattendu
Frachel

20 JUIN 2017

Elle l’avait fait, Rachel avait pris son courage à deux mains, ainsi que la grosse lampe en porcelaine du salon, et avait assommé son mari en lui brisant cet objet de grande valeur sur le crâne. Jamais elle n’avait fait preuve d’un tel courage pour elle-même, mais voir l’homme qu’elle aimait par-dessus tout se faire tabasser par Maxwell lui était insupportable, alors elle n’avait pas réfléchi avait fait ce qu’elle pouvait pour que les coups ne cessent. Les mains tremblantes, elle s’était assurée que son mari respirait toujours et l’avait positionné sur le côté pour éviter qu’il ne s’étouffe, puis elle était restée figée, réalisant ce qu’elle venait de faire. Ce fut la voix de Frank qui la ramena à la réalité tandis qu’elle ne cessait de répéter à voix basse :

-Oh mon dieu, qu’est-ce que j’ai fait ? … Oh mon dieu, qu’est-ce que j’ai fait ?…

La pédiatre leva un regard brillant de larmes vers lui. Le pauvre Frank qui avait quitté l’hôpital contre avis médical pour voler à son secours, le voilà encore plus mal en point à présent. Immédiatement, elle alla vers lui pour le soutenir, passant son bras à sa taille. Il fallait en effet qu’ils quittent l’appartement. Le policier voulut prendre la voiture de Rachel, mais la seule dont elle disposait, c’était le chauffeur qui avait les clés et elle ne voulait pas le solliciter, s’il descendait, il trouverait Maxwell sur le sol et cela attirerait des ennuis à Frank si quelqu’un d’autre le voyait.

-On va appeler un taxi, ne t’en fais pas…

Une fois sur le palier, Rachel sortit son portable et appela l’organisme de taxi qu’elle avait contactée dernièrement. Ils étaient rapides. Le taxi disait arriver dans cinq minutes.

-Frank, il faut qu’on te ramène à l’hôpital… tu es sensé être en convalescence et tu as reçu des coups. Tu dois être examiné et soigné.

La pire des choses qui puisse arriver soit que l’homme qu’elle aimait ait des séquelles de cette violente altercation qui avait eu lieu à cause d’elle.

-Je suis tellement désolée Frank, répéta-t-elle. Tu n’aurais jamais dû…assister à ça...

Le pauvre, son visage saignait, maculé de petites plaies.

-Attends, assieds-toi là.

Elle le fit asseoir sur les petites marches le temps de sortir de son sac un mouchoir en tissu pour tâcher de faire se calmer les saignements. La peau du visage étant très vascularisée, la moindre écorchure faisait énormément saigner. Elle terminait de lui essuyer le visage lorsque le taxi arriva enfin. La chirurgienne aida Frank à se relever et ils allèrent s’installer à l’arrière.

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() message posté Lun 20 Nov 2017 - 18:55 par Frank Turner

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Frachel

20 JUIN 2017


Jouer les héros ça flatte l'ego ! Se prendre des coups dans la gueule sans possibilité de se défendre, ça relègue au second plan votre ego. Le pauvre Frank en faisait l'amère expérience. Le chevalier blanc avait semblerait-il oublié de venir avec son armure en jouant les héros et à présent, il en payait le lourd tribut. Le visage en sang, les côtes douloureuses et la tête en vrac n'étaient rien comparés à la douleur qui émanait de son épaule blessée. Sur une échelle de 1 à 10, il atteignait facilement le 8. D'ailleurs, sa main commençait à trembler et malgré ses efforts pour le cacher, le flic peinait à contrôler son corps. Malgré ça, il trouva la force de se redresser et focalisa toute son attention sur Rachel en semi-état de choc. « -Rachel ! Calme-toi d'accord ! C'était… » Il grimaça incapable de refréner la douleur plus fulgurante encore. « -… C'était de la légitime défense ! » Mâchoires serrées, il tenta à nouveau de combattre la douleur, histoire de ne pas perdre la face devant sa belle. Son cœur battait à une vitesse constante, une chance avec tout ce qui venait de lui tomber sur la tronche. Son regard se posa alors sur Maxwell qui gisait à terre, inconscient, mais en vie. À n'en pas douter, l'homme d'affaires, au sortir de son inconscience, serait avide de vengeance. Tant qu'il ne s'en prenait pas à Rachel, le flic acceptait de jouer le bouc émissaire.

Pour l'heure, il fallait mettre les voiles, Rachel n'ayant pas de voiture à disposition, elle opta pour un taxi qu'elle appela sans attendre. Frank, malgré la douleur, l'observa sortir peu à peu de sa torpeur pour se remobiliser. Bien sûr qu'elle avait peur, mais tout comme son flic, elle prenait sur elle laissant paraître une force dont l'Américain se félicitait d'être le témoin. « - Ok, va pour le taxi alors ! » Ils quittèrent donc la pièce et rejoignirent le palier d'où Rachel contacta le service de taxi tandis que son flic de super-héros continuait à prendre sur lui ce n'est qu'une fois l'appel passé que la pédiatre revint vers lui alerté par l'état de son visage et des éventuelles séquelles dues à l'affrontement avec Maxwell. « - Rachel ce n'est même pas la peine d'essayer. Je ne retournerais pas l'hôpital. Ça va aller, j'ai connu pire » Mauvais menteur, mais pouvait-il faire autrement. « - C'est risqué d'aller à l'hôpital. On ira à la pharmacie demain et puis j'ai des pansements, de l'alcool et de l'aspirine chez moi » Il tenta un sourire pour amoindrir l'appréhension dans son regard « - Ne t'excuse pas s'il te plaît ! Je n'ai pas envie de te l'entendre dire. Tu n'as pas à te sentir coupable de mon état. » Il avait pris ses propres décisions et s'il y avait une personne à blâmer, il était le seul coupable. « - Je ne regrette pas ce que je viens de faire » lança-t-il avant qu'elle ne lui demande de s'asseoir sur les marches, ce qu'il fit sans opposer la moindre résistance.

Sans un mot, il la regarda sortir un mouchoir de son sac. Au contact du tissu sur sa peau, le beau blond ferma les yeux, oscillant entre la douceur du geste et la douleur due aux plaies. Il grimaça à plusieurs reprises, avant que la pédiatre n'achève son œuvre pour se préparer à rejoindre le taxi tout en l'aidant à se relever. Le chauffeur surprit par l'état de Frank, demanda à la demoiselle s'il fallait aller à l'hôpital alors qu'ils prenaient place à l'arrière. Frank souffla et osa enfin poser son regard sur Rachel « - Limite on y va pour prendre le nécessaire et tu me soignes à la caserne. Qu'est-ce que tu en dis ? »
« Si c'est grave, il faut aller à l'hôpital monsieur ! »
« - Je ne vous ai pas sonné vous ! » lança l'Américain sur les nerfs avant de s'enfoncer dans son siège

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() message posté Lun 20 Nov 2017 - 23:30 par Rachel-Mary Parker-Davis

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Frachel

20 JUIN 2017

Frank avait raison, c’était de la légitime défense. Rachel s’accrochait à ça en hochant la tête à ce qu’il disait. Le pauvre, il souffrait et tout était de sa faute, si elle avait eu la présence d’esprit de raccrocher, il ne serait jamais venu jusqu’ici et ne se serait pas fait passer à tabac. Il fallait qu’elle l’aide, qu’elle le soigne, mais il fallait avant tout quitter les lieux. A peine sur le palier, la pédiatre appela une compagnie de taxi histoire d’être sure d’avoir rapidement à disposition un véhicule. Elle essaya vainement de raisonner Frank en lui faisant comprendre que sa convalescence n’était pas terminée et que plus encore après ce qu’il venait de subir, elle était nécessaire. Mais cette tête de mule n’était guère encline à coopérer et l’américaine n’avait nullement envie de se disputer avec son sauveur pour essayer de lui faire entendre raison. Il déclara même qu’il avait connu pire et là, Rachel lui lança un regard qui traduisait parfaitement le fait que cette phrase digne d’un super héros de télévision ne trompait personne. Comment pouvait-il y avoir pire ? Elle secoua la tête d’un air dubitatif.

-Arrête…

Il prétendait avoir tout ce qu’il fallait chez lui mais ce ne serait jamais assez suffisant. Il fallait certainement refaire les points de son épaule, désinfecter chacune des plaies et les nettoyer au préalable, lui donner de forts antalgiques pour venir à bout de la douleur. Non, ce qu’il avait ne pouvait suffire. Elle soupira silencieusement. Le flic ne voulait pas l’entendre s’excuser, d’après lui, ce n’était pas de sa faute à elle, et pourtant la chirurgienne ressentait une violente culpabilité lui alourdir le coeur. Cet homme qu’elle aimait tant avait été roué de coups par sa faute, parce qu’il l’aimait aussi et qu’il avait voulu la sauver. Et maintenant, pour cette raison, il souffrait. Elle se sentait si inutile… Elle l’aimait tant. Alors, elle fit le minimum qu’elle pouvait faire, essuyer le sang sur son visage, tentant de comprimer les petites plaies qui suintaient encore. Au moins, quand le taxi arriva, le sang ne coulait plus. Mais Frank aurait très certainement de nombreux hématomes et un œil au beurre noir. Rachel aida l’élu de son coeur à s’installer à l’arrière du taxi avant de faire le tour et de prendre place de l’autre côté. Là, Frank prit la parole et l’alternative qu’il proposa lui parut sensée. Le chauffeur s’en mêla et fut rembarré par le flic. Rachel posa sa main sur celle de son compatriote pour qu’il se calme et prit à son tour la parole, tachant d’avoir une voix posée et rassurante comme celle qu’elle avait face à ses petits patients et leurs parents.

-Tout va bien, je suis chirurgien. Emmenez-nous au Great Osmond Street Hospital et ensuite vous nous emmènerez chez monsieur.

L’anglais opina du chef et s’exécuta. Ils arrivèrent en moins de dix minutes et Rachel se précipita hors de la voiture, sortant son badge pour pouvoir entrer. Elle se rendit au niveau des réserves de pédiatrie, les seules dont elle avait les clés et récupéra du matériel : des antibiotiques injectables, des calmants injectables également, de quoi suturer, des pansements, du sérum physiologique et des compresses sans oublier une paire de gants stériles. Elle tâcha de tout faire entrer dans son sac et ressortit aussi vite qu’elle était entrée pour retrouver le taxi.

-Voilà, allons-y.

Le taxi, qui avait au préalable récupéré l’adresse de Frank,  les y conduit en peu de temps. La pédiatre s’acquitta de la note et enfin ils purent entrer dans la caserne.

-Assieds-toi et laisse-toi faire, d’accord ? Enlève ton haut, je veux vérifier avant tout ta blessure.

En même temps qu’elle parlait, elle vida son sac sur le canapé à côté de Frank et se saisit d’une compresse qu’elle imbiba de sérum physiologique avant de l’appliquer contre la peau de son bras, après avoir déballé et enfilé les gants. Puis elle attrapa la seringue qu’elle sortit de l’emballage pour injecter les calmants et les antibiotiques à son patient d’un soir. Elle avait été obligée de prendre plusieurs doses étant donné que c’était là des doses pour enfants.

-Tu ne devrais pas avoir mal, ce sont des aiguilles pour enfants. Le produit va chauffer un peu dans tes veines mais ça va vite se dissiper.

Puis, elle s’affaira à désinfecter la plaie qui avait bien morflé à cause des coups. Elle prenait son temps, espérant que les médicaments fassent effet avant qu’elle ne doivent recoudre.

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() message posté Mar 21 Nov 2017 - 22:52 par Frank Turner

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20 JUIN 2017

« - J'ai connu pire » avait-il lancé avec la modestie du héros que rien ni personne n'ébranle. Mais il se voilait la face. Physiquement, jamais il n'avait connu pareille débâcle. Moralement, peut-être, mais rien n'était sûr et en lui rétorquant d'arrêter, Frank à courts d'arguments, ne put se résoudre à débattre. Dans le fond, Rachel avait raison, cette phrase de super-héros en carton ne trompait personne. « - Ok, j'arrête ! J'en ai assez fait en termes de super-héros en carton ! » Par la suite et malgré les arguments en défaillance, il mobilisa le peu d'énergie qu'il lui restait encore pour convaincre Rachel de ne pas le ramener à l'hôpital. Y retourner n'était tout bonnement pas envisageable pour l'hyper actif qu'il était. Et puis avec de telles blessures, il était évident que le personnel médical s'accorderait pour une prolongation, réduisant à néant les chances de sortir rapidement de l'enfer hospitalier. Malheureusement pour Frank, il lui faudrait bien plus que des dolipranes pour panser ses blessures. Et c'est tout naturellement sur le pauvre chauffeur de taxi qu'il se déchargea avant que Rachel ne joue les diplomates (à merveille)

Le flic se calma aussitôt et laissa son amie prendre les devants. En moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, le taxi se retrouva face au GOSH. Rachel s'apprêtait à sortir, mais avant qu'elle ne disparaisse pour dévaliser les réserves de médicaments, Frank se permit de lui prendre la main et de lui adresser quelques mots « - Je sais que ça fait un peu cliché, mais fais attention d'accord ! » Puis il la laissa partir et souffla enfin. La douleur était insoutenable, il ne pouvait plus le cacher et les multiples grimaces que son visage arborait, achevaient de le trahir. Par chance, Rachel revint très rapidement, le sac remplit à en juger par la façon dont elle le portait. Le taxi reprit la route et mena le "couple" jusqu'à la caserne. La montée dans l'ascenseur ne fut pas évidente, tout comme la recherche des clés, mais ils y parvinrent et regagnèrent l'étage supérieur où se trouvait l'immense salon avec vue sur la cuisine ouverte. Rachel se délesta de son sac et de sa veste pour s'occuper de Frank qui préféra obtempérer. « - Ok, je m'assoie et je me laisse faire ! Dis comme ça, ça donne envie ! » Un peu d'humour n'a jamais tué personne et puisqu'il fallait alléger l'atmosphère, le flic s'y colla avant de se délester non sans mal de sa veste et du t-shirt qu'il avait enfilé en quatrième vitesse avant de quitter l'hôpital.

« - Je sais que j'ai merdé en refusant de me ménager. Mais tu me connais, je suis une tête de mule. Il en faut beaucoup pour m'arrêter. » Il préféra ne pas regarder la seringue qu'elle venait de sortir de l'emballage et se concentra sur son infirmière d'un soir qui prenait son rôle très au sérieux. « - Je passe pour une femmelette si je te dis que je dérouille ? » Elle tenta une petite explication avant de désinfecter la plaie, la douleur s'amenuisait peu à peu, mais pas l'attention de Frank rivée sur Rachel « - Je crois que ça commence à aller mieux. C'est bon signe non ? Mais je ne vais pas échapper à la couture, c'est ça ? Tu vas me faire un super ourlet malgré tout ? »


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() message posté Jeu 23 Nov 2017 - 22:48 par Rachel-Mary Parker-Davis

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20 JUIN 2017

Frank parlait beaucoup, ça c’était quand il était nerveux, Rachel l’avait constaté depuis des années, mais dans sa prime jeunesse, la jolie brune n’en avait pas eu réellement conscience. Aujourd’hui, avec les années et l’expérience, elle avait appris à mieux cerner les gens, et clairement, son flic adorait n’arrêtait pas, et son stress était compréhensible au vu des coups qu’il avait pris et de la souffrance qui devait être sienne en cet instant. La chirurgienne essayait de se reprendre, il fallait qu’elle l’aide, il fallait le soigner.
Heureusement, le taxi n’avait pas trop tardé et enfin ils purent partir de ce quartier maudit pour Rachel, pour gagner l’hôpital où elle travaillait. Elle s’apprêtait à sortir en trombe lorsque Frank la retint pour lui demande de faire attention. Elle lui fit un petit sourire pour le rassurer.

-S’il y a un endroit où il ne peut rien m’arriver, c’est bien ici.

Puis elle referma la portière et alla aussi vite que possible pour réunir tout le matériel qu’il lui faudrait -voler serait un terme plus adéquat- pour soigner celui qu’elle aimait. Ils arrivèrent enfin chez le flic, et enfin Rachel put se mettre au travail. Elle culpabilisait tellement de tous les maux qui assaillaient Frank. Et lui, pendant ce temps, il arrivait encore à plaisanter. Elle ne put s’empêcher de le fixer deux ou trois secondes avec des yeux ronds comme des soucoupes, puis elle se reprit et commença à préparer ce dont elle avait besoin pour s’occuper de lui.

-Non, c’est normal que tu morfles, lui répondit-elle, c’est bien pour ça que j’ai pris une solution injectable en intra-veineuse, ça fera effet plus vite.

Comme elle le lui avait expliqué, l’aiguille ne lui ferait pas mal. Par contre le produit, peut-être un peu plus, mais ce n’était sans doute rien par rapport aux douleurs qu’il devait ressentir un peu partout. Elle s’appliqua donc à lui faire l’injection après avoir mis dans la seringue plusieurs canules de produit. Puis elle para au plus pressé : sa blessure par balle. Il ne fallait pas que cela s’infecte. Alors elle nettoya consciencieusement la plaie et observa les points qui avaient sauté.

-J’en étais sure… marmonna-t-elle pour elle-même alors que Frank annonçait qu’il avait un peu moins mal.

Rachel sourit à cette bonne nouvelle, sans pour autant quitter des yeux son travail. Une compresse imbibée de bétadine en main, elle nettoya une seconde fois la blessures avant de sortir un kit de suture.

-J’en ai bien peur, oui.

Elle déballa le kit dans un haricot en métal stérile puis attrapa une autre seringue plus petite dans laquelle se trouvait un anesthésiant local.

-T’as pas un truc à me raconter ? Parle-moi de Bowie un peu, il est en quelle classe déjà cette année ?

La pédiatre piqua doucement autour de la plaie, injectant un peu d’anesthésiant histoire qu’il ne souffre pas du passage répété de l’aiguille. Elle reposa ensuite la seringue et se saisit de l’aiguille et du fil de suture et commença les points. Heureusement, il n’en fallait pas beaucoup mais au moins trois pour bien fermer la plaie. Elle fit un nœud et coupa le fil avant d’appliquer un pansement stérile dessus.

-Voilà, ça va ?

Elle posa enfin son regard dans le sien. Il restait encore les plaies de son visage à nettoyer. Elle espérait qu’il n’avait pas de côtes fêlées ou d’autres soucis internes, elle ne pourrait rien y faire.

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() message posté Sam 25 Nov 2017 - 0:10 par Frank Turner

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20 JUIN 2017

Jamais, ce canapé qu'il aimait tant, ne lui avait semblé aussi inconfortable. Être assit était une véritable torture, mais il devait tenir le coup et faire bonne figure devant Rachel qui laissait transparaître, dans le regard et la plupart de ses gestes, une grande appréhension étayant la culpabilité du flic peiné de la sentir aussi mal, en partie à cause de lui. « - Je ne suis pas très seringue, tu sais ! Mais si ça peut aider, je me prêterais au jeu de la piqûre. Pourvu juste que tu n'es pas à me la planter dans le derrière. Mais j'imagine que le terme « intra-veineuse » ne se prête pas à de telles pratiques n'est-ce pas ? » Il la regarda sortir son matériel. En de telles circonstances, l'humour bien que lourd, lui permettait de détourner son appréhension d'une part et celle de Rachel, du moins il l'espérait. Toutefois, et ce, malgré la désagréable vision d'une seringue, le flic ne put que constater la maîtrise dans les gestes de la belle brune. Elle ne tremblait plus, sa voix était posée, tout comme chacun de ses mots. L'Américain comprit alors pourquoi cette femme était un aussi bon médecin. Passé, les injections, Rachel se concentra sur la blessure par balle de son super-héros en carton, qui continuait à se forcer de sourire malgré la douleur.

« - Ca sens mauvais c'est ça ?» Lui qui pensait bien faire en rétorquant avec conviction qu'il avait moins mal, s'enfonçait le doigt dans l'œil jusqu'au coude. Effectivement, ce n'était pas réjouissant de prime abord. Par chance, il n'y avait que trois points à refaire, ce qui ne représentait pas grand chose. Il fallait toutefois recoudre au plus vite pour éviter une infection dans le pire des cas. « - Ok, donc on est parti pour l'atelier couture super ! De toi à moi, je n'ai jamais été très manuel, une chance que ça soit toi qui ait l'aiguille dans la main. » Elle imbiba une compresse de Bétadine et nettoya à nouveau la blessure. « -Ca va durer longtemps ?! » demanda-t-il sans oser regarder le kit que son amie venait de déballer sur le canapé. Rachel toujours concentrée, préparait le terrain alors que Frank légèrement anxieux regardait ailleurs. « - Si j'ai quelque chose à te raconter ? » Rachel commença à œuvrer autour de la plaie. Le flic surprit par la douleur ferma les yeux et serra la mâchoire. Une fois l'anesthésiant injecté, il ne put que constater une accalmie, minime certes, mais réelle. Toutefois le plus dur resté à faire et c'est en voyant l'aiguille à suture s'approchait de la plaie, qu'il appréhenda le calvaire à venir. « - Ok parlons de Bowie. Et bien Bowie, que sa mère m'exhorte à appeler Samuel a huit ans. Il est à Primrose Hill à Camden. C'est un petit garçon plein de vie, très curieux. Un peu timide sur les bords, mais inarrêtable une fois lancé et en confiance. Il adore les bandes dessinées comme tous les enfants de son âge. » Frank continua à parler de son fils. Il serra les dents à plusieurs reprises, mais ne se démonta point. « - C'est aussi un casse coup au grand dam de sa mère, qui me le reproche souvent. » Rachel exécuta à merveille sa dernière suture avant d'enfin poser l'aiguille et le nécessaire à suture sur la table basse.

« - C'est fini ?! » Il osa enfin croiser son regard « - Ca va je n'ai pas trop fais ma chochotte ? » tenta-t-il innocemment en souriant. « - Je vais bien si ça peut te rassurer. J'ai encore mal, mais c'est surmontable. Une bonne nuit de sommeil et je serais presque d'aplomb. Mais le plus important ce n'est pas moi, mais toi. Comment te sens-tu maintenant ? »

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() message posté Dim 26 Nov 2017 - 20:25 par Rachel-Mary Parker-Davis

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20 JUIN 2017

[justify]Rachel s’affairait à expliquer ce qu’elle allait faire à Frank tout en déballant le matériel. Déformation professionnelle, elle vulgarisait au maximum pour que le patient comprenne, oubliant quelques fois qu’elle avait affaire à un adulte. Il fallait dire que Frank n’arrêtait pas de parler, sans doute sa manière à lui de gérer le stress et la douleur. La chirurgienne, quant à elle, aurait préféré un peu de silence pour se concentrer, mais ce n’était pas une opération à coeur ouvert, juste des sutures de base et heureusement.

-Personne n’aime les piqûres, mais ça va aller, tenta-t-elle pour le rassurer.

Son instinct de chirurgien avait repris le dessus et sa concentration était ce qui la guidait, elle n’avait plus rien d’autre en tête que le travail à faire sur Frank, plus rien ne la parasitait, ni ses peurs, ni ce qui venait de se passer. Juste Frank avec cette plaie par balle qu’il fallait absolument désinfecter et recoudre. Et c’est ce que la pédiatre fit avec le plus soin et la plus grande application. Elle ne faisait plus attention à ce que le flic qu’elle aimait en secret disait, tout ce qui comptait, c’était d’empêcher cette blessure d’être un nid à bactéries. Elle lui avait alors demandé de lui parler de son fils, histoire qu’il se concentre sur une pensée agréable plutôt que d’être attentif à ce qu’on lui faisait, qui était loin d’être agréable même si à présent, les chairs étaient endormies. Visiblement pas assez au vu de la grimace de Frank, mais Rachel ne pouvait plus reculer maintenant.

-Je suis désolée, je fais au plus vite.

En effet, ça ne dura pas bien longtemps, mais le temps passait toujours différemment quand on était en mauvaise posture, Rachel ne le savait que trop bien. Elle coupa le fil, positionna le pansement et regarda à nouveau son flic adoré pour s’enquérir de son état. Il essaya de la rassurer, comme toujours.

-Tu es loin d’être une chochotte, Frank. Bowie serait fier de toi.

Elle attrapa une nouvelle compresse qu’elle imbiba de serum physiologique pour commencer à nettoyer les petites plaies de son visage meurtri par les coups qu’il avait reçus de Maxwell. La chirurgienne commença par la lèvre inférieure du flic qui avait légèrement gonflé suite à ça.

-Tu as des glaçons ?

Elle tamponna ensuite son arcade gauche qui elle aussi avait été malmenée avant d'y déposer un petit pansement. Ce si beau visage, il allait être abîmé quelques temps. La pédiatre l’écoutait lui parler, prétendre qu’il allait bien et alors elle braqua son regard dans le sien, cessant ce qu’elle faisait.

-Non, Frank, tu ne vas pas bien et ça ne me rassure pas que tu prétendes le contraire. Comment peut-on aller bien après ça ? Non, arrête, ce n’est pas moi le plus important, c’est pas moi qui ai un œil au beurre noir, une arcade explosée, une lèvre fendue et un trou dans l’épaule. Et encore, je n’ai pas encore regardé les hématomes que tu as sûrement un peu partout.

Loin de vouloir le sermonner, elle était presque effrayée de voir ce dont il était capable pour elle. C’était touchant, déroutant, déconcertant. Elle ne savait vraiment plus où elle en était. La brunette secoua la tête et se saisit d’une autre seringue d’antibiotiques cette fois. Elle reprit le bras de Frank et lui injecta avec précaution le produit avant de reposer la seringue dans le haricot ainsi que les gants en latex qu’elle retira avant de souffler de soulagement.

-Je vais te chercher des glaçons.

Sans attendre, elle se leva, prenant avec elle le matériel médical à jeter. Elle s'assura d'avoir rétracté les aiguilles et jeta le tour dans la poubelle, puis alla vers le freezer et fit tomber quelques glaçons dans un bol. Elle se saisit d'un torchon propre et regagna le salon. Là, elle posa le bol sur la table basse, déposa quelques glaçons dans le torchon et le posa avec douceur sur la lèvre de Frank.

-C'est pour faire dégonfler.


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() message posté Jeu 30 Nov 2017 - 21:42 par Frank Turner

Un départ inattendu
Frachel

20 JUIN 2017


Il parlait beaucoup plus qu'à l'accoutumée. Cela ne lui ressemblait pas, lui qui était plutôt du genre taciturne. Toutefois, il se trouvait face une personne qui pouvait prétendre à un statut à part. Avec Rachel, tout semblait si différent. Les incertitudes se muaient en certitudes et les larmes en sourire. Et puis parler abondamment, lui permettait aussi de se focaliser sur autre chose que la douleur, en l'occurrence Bowie dont il se plaisait à évoquer la vie. Une douleur en chassant une autre, il ne put s'empêcher de ressentir le manque inhérent à la distance. Megane était repartie à New-York il y a peu, pour un procès contre un grand groupe pharmaceutique. Elle avait emporté Bowie avec elle, sans que Frank n'ait vraiment son avis à donner. Mais il le retrouverait sous peu et passerait même les prochaines vacances en sa compagnie. Cette perspective le réjouissait déjà. Dès lors, il s'imaginait sans peine les quelques activités qu'il pourrait faire tous les deux, du moins si son bras le lui permettait. « - Tu gère ! » lança le flic en observant la pédiatre qui ne disait plus un mot, trop concentrée sur les sutures. La douleur, c'était quant à elle considérablement amoindrit, mais n'en demeurait pas moins présence au vu des quelques grimaces que laissaient paraître le visage, bien amoché de l'Américain qui continuait à prendre sur lui tout en continuant à parler de son fils. La pédiatre coupa alors le fil de suture et s'occupa du pansement tout en rassurant son patient qui fut touché de l'entendre dire que son fils, serait fier de lui.

« - J'espère que je n'aurais pas cette tronche de déterré quand il reviendra. Sa mère risque de ne pas être fière de moi, ça, c'est sûr. En tout cas merci pour ta patience et pour la couture. Promis, il n'y aura pas de prochaine fois. Tu m'as vacciné ! » Compresse en main, Rachel s'attaqua cette fois aux plaies qui ornaient le visage de son ancien meilleur ami qui ferma les yeux au contact de la compresse imbibée de serum physiologique. « - J'avais fini par oublier qu'il ne m'avait pas épargné la tronche » lança-t-il sur le ton de l'humour pour tenter de désamorcer les quelques tensions. La compresse quitta la tempe gauche et glissa dès lors jusqu'à la lèvre inférieure fendue suite à l'avalanche de coups. « - Si j'ai des glaçons ? Bien sûr. Dieu bénisse le frigo Américain » Il tenta un sourire avant qu'elle ne reprenne une compresse imbibée et qu'elle tamponne avec douceur son arcade gauche, elle aussi en bien mauvais état. Conscient de la culpabilité qu'elle se traînait, Frank tenta, à sa façon, de rassurer son amie en se mentant peut être un peu à lui-même. Une initiative qui déplut à la pédiatre qui cessa toute activité pour se lancer dans un monologue que son compatriote aurait préféré ne pas entendre, du moins pas de cette façon.

« - Rachel… » commença-t-il avant qu'elle ne développe davantage. La pédiatre avait elle aussi besoin de parler et ne se priva pas de couper son flic pour lui faire entendre ce qu'elle avait à lui dire avant que ce dernier ne reprenne la parole « - Hey arrête ça ! L'œil au beurre noir, l'arcade, la lèvre, c'est du détail. Il t'a fait du mal Rachel et je suis sûr que ce n'est pas la première fois. Il ne te bat pas, mais il exerce sur toi une violence psychologique, c'est évident. Des pervers narcissiques, j'en croise très souvent depuis que je fais ce boulot, je sais les reconnaître depuis le temps. Donc, oui, ce n'est pas la super forme, mais mes blessures cicatriseront. Avec le psychique ce n'est pas la même chose. Je ne vais pas te faire une analyse psy de bas étage rassure-toi ! Moi la seule chose qui m'importe, c'est que tu ailles bien, aussi bien physiquement que moralement. Et je suis prêt à parier que pour toi, la seule chose qui compte, c'est que moi-même, j'aille bien. Je me trompe ? » Il glissa sa main valide dans la sienne, avant qu'elle ne lui injecte des antibiotiques et qu'elle ne se débarrasse de tout son attirail pour ensuite aller chercher des glaçons. Le flic la regarda s'éloigner pour rejoindre la cuisine ouverte dans laquelle se trouvait le frigo américain. Frank s'assit un peu plus confortablement et souffla en posant son regard sur sa blessure. Encore une fois, il avait pris des risques sans se poser de questions. Cet attrait pour le danger, cette envie de jouer les têtes brûlées, le mettait aux devant de graves ennuis, s'il ne modérait pas ses pulsions. Mais le pouvait-il ? Pouvait-il laisser la femme qu'il aimait souffrir de la sorte aux bras d'un mari incapable de lui apporter tout l'amour dont elle avait besoin ? Non, il ne pouvait s'y résoudre. Et pour elle, il était prêt à tout, c'était évident.

Par chance, elle revint avant qu'il ne trifouille, dans sa tête, tout ce dont il était capable d'accomplir pour la protéger. Torchon en main, elle retrouva le salon avant de poser le bol plein de glaçons sur la table basse. Elle passa ensuite quelques cubes glacés sur le torchon et l'approcha des lèvres de son sauveur. « - Je m'en serais douter ! » lança-t-il en prenant le relais avec le torchon. Leurs doigts se frôlèrent l'espace d'un instant, avant que Frank ne prenne totalement le torchon en main. « - Rachel ! Je ne veux pas que tu m'en veuilles d'avoir « voler à ton secours » ni que tu te sentes coupable de quoique ce soit. Je suis quelqu'un d'impulsif, je l'aurais fait quoique tu dises. Ton mari est un putain d'enfoiré qui ne se rend pas compte de la chance qu'il a. Ça, c'est sûr. »



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() message posté Jeu 7 Déc 2017 - 16:26 par Rachel-Mary Parker-Davis

Un départ inattendu
Frachel

20 JUIN 2017

Rachel ne pouvait pas s’en empêcher, elle était inquiète pour Frank. Ce dernier ne cessait de parler à tort et à travers tandis qu’elle essayait de se concentrer pour le soigner du mieux possible. Maxwell ne l’avait pas épargné, lui qui avait déjà tant souffert avec cette balle dans l’épaule. Le pauvre inspecteur Turner était un héros certes, mais un héros bien amoché. La pédiatre avait l’impression de se retrouver lors de ses premières années d’internat de chirurgie quand elle s’était retrouvée au service des urgences. Là, elle en avait vu des gens en vrac, des blessures par balles, des visages éclatés par les coups, des fractures du crânes, des choses véritablement horribles. Et jamais elle n’aurait pensé qu’une personne qu’elle aimait pourrait y être confrontée, et surtout par sa faute. Son cœur se serrait à chaque fois qu’elle y repensait. Elle n’arrivait pas à comprendre comment une telle chose avait pu arriver. Mais c’était arrivé et maintenant il fallait faire avec.

La chirurgienne avait demandé à son amour secret de lui parler de Bowie, cet adorable petit garçon qu’elle avait eu le loisir de voir une fois, il y avait peu, pour le ramener voir son père à l’hôpital. Ainsi, Frank ne se disperserait plus et elle pourrait « œuvrer » sur lui en paix. Une fois le « chantier » terminé et la pression retombée, elle n’avait pu s’empêcher de le réprimander quelque peu, lui qui prétendait aller bien. Il était en mille morceaux, comment pouvait-il seulement oser vouloir lui faire croire que tout allait bien ? L’américaine avait pris sur elle pour oser lui parler comme ça, lui qu’elle ne voulait couvrir que de douceur, mais elle voulait qu’il ouvre les yeux. Evidemment, connaissant son caractère, elle ne s’attendait pas à ce qu’il encaisse sans rien dire. Le beau flic y alla donc de sa petite analyse, et force était de constater qu’il avait raison. Tout ce qu’il disait était vrai, lui pourrait cicatriser, mais elle, ce que son mental subissait chaque jour avait du mal à passer outre, c’était vrai aussi que ce qui lui importait était que LUI aille bien, Frank DEVAIT aller bien, sans quoi elle se sentirait au plus mal. Elle sentit sa main se glisser dans la sienne tandis qu’elle détournait son regard, en profitant pour lui faire une dernière injection d’antibiotiques pour être sûr que rien ne s’infecte, avant de s’éclipser quelques instants dans la cuisine.

La jolie brune en revint avec des glaçons qu’elle appliqua, entourés d’un torchon, sur la lèvre de son compatriote. Les doigts de Frank frôlèrent les siens et ce moment fugace lui rappela une situation similaire qui s’était produite alors qu’ils avaient dîné dans un restaurant asiatique. Ce simple contact lui avait fait prendre conscience d’une chose dangereuse : elle l’aimait. Elle aimait cet homme qu’elle n’avait aucunement le droit d’approcher d’aussi près. Le flic ne semblait pas prêt à en rester là, il fallait qu’il parle encore et pourtant, ce qu’il dit, Rachel ne voulait pas l’entendre. Elle y était bien obligée pourtant.

-Comment pourrais-je t’en vouloir pour quoi que ce soit ? Jamais. Je dois te paraître ingrate, je ne t’ai même pas dit merci. Merci pour ce que tu as fait, pour les risques que tu as pris. Mais je le pense, les risques pour toi étaient trop grands.

Sa remarque sur Maxwell était véridique, mais elle n’osait pas l’insulter même s’il n’était pas là. Elle se contenta de pincer les lèvres en une petite moue qui la rendait presque enfantine.

-Je veux que tu te reposes, maintenant. Tu dois absolument récupérer. Je veux aussi que tu me promettes de prendre soin de toi. Tu peux faire ça pour moi ?



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Un départ inattendu [Frachel]
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