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MEMBRE

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() message posté Mer 29 Nov - 0:31 par Lou Williams
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Lou Williams & Jean Marceau


- Je n’avais pas vu l’heure ! Je vais filer… Je ne voudrais pas faire mauvaise impression pour mon premier jour, dis-je en quittant le tabouret. Merci pour le verre… et pour les conseils, ajoutais-je avec un sourire.


Puis j’abandonnais l’inconnu au bar après avoir déposé, sans savoir pourquoi, un baiser sur sa joue pour filer chez moi. J’étais moins stressée après avoir discuté mais cela ne m’empêchait pas de ressentir une pointe d’appréhension. Je n’avais jamais rêvé d’intégrer Interpol mais je n’avais pas manqué de saisir cette opportunité qui m’avait été donné. Chance que je n’aurais sûrement pas saisi si Daniel était toujours en vie ; mais je ne pensais plus à cela. Je gardais en mémoire qu’il fallait que je reste sûre de moi et que je ne me laisse pas déstabiliser. Je le savais déjà mais cette piqure de rappel avait été bénéfique…
Maintenant je n’avais plus qu’à croiser les doigts pour que mon supérieur ne soit pas un connard macho prétentieux ! Cette remarque avait d’ailleurs fait sourire l’inconnu qui devait sûrement imaginer que j’étais en passe de devenir une assistante ou un truc dans le genre et non pas un agent d’Interpol étant avant cela sergent chez les stup.
Je souris et ce fut ma dernière pensée, si on ne compte pas celle pour Daniel, avant de m’endormir.



*********************

Le réveil n’eut pas besoin de sonner plus d’une fois avant que je ne me lève presque au garde à vous. Cela faisait déjà dix bonnes minutes que je fixais l’heure projetée au plafond en attendant d’entendre ce son strident. Mes affaires étant prêtes je n’avais pas trouvé utile de sortir de mon lit plus tôt que prévu mais à présent il était temps. Je descendais allumer la cafetière programmable que je n’avais jamais su programmer. C’était le truc de Dan’ ça ! Puis je remontais prendre une douche pour finir de me réveiller.
Tout en me préparant je dus mener un combat contre moi-même ou plutôt contre Rouge. *Ok ! T’es agent d’Interpol mais ce n’est pas une raison pour nous faire ressembler à une vieille fille déprimée…* Je soupirais en regardant mon reflet. Ma tenue, basique, se composait d’une chemise blanche et d’un pantalon noir ce qui me semblait parfait pour une première rencontre. Pour le reste, j’avais une queue de cheval basse et je terminais de me mettre un peu de mascara pour un maquillage discret et naturel. Un look complètement différent de celui de la veille au soir.



- Tu exagère Rouge ! Et je vais bosser là… je me prépare pas pour une virée.


*Et personne va t’inviter en te voyant débarquer accoutrée de cette façon !* En marmonnant, je sortais de la salle de bains et déboutonnais un bouton de ma chemise ce qui sembla réjouir très légèrement mon double. Si je l’avais écouté, nous aurions du devenir actrice ou chanteuse dans le seul but d’être admirer ! Pathétique.
J’avalais mes cachets avec mon premier café tandis que j’appréciais le deuxième en lisant les infos brièvement. Le besoin de nicotine se faisait sentir et je voulais arrivée en avance. Les contretemps pouvaient être nombreux et je ne voulais pas faire mauvaise impression en arrivant en retard pour mon premier jour. J’enfilais mon perfecto noir et filais en direction de ma nouvelle vie.
Ppour avoir de l’avance, j’en avais ! Une heure… Je fumais donc une dernière clope devant le bâtiment avant de me prendre un café dans le hall d’entrée. Je me présentais ensuite à l’accueil pour prévenir de mon arrivée et demander où je devais me rendre. Je suivais les indications données et terminais mon café en patientant sur un fauteuil moyennement confortable près du bureau de mon nouveau chef. L’Inspecteur Marceau !

Lorsque que la porte de cette pièce s’ouvrir je me levais et vidais ma tasse avant de regarder en direction de la personne qui en sortait. *Hey ! Mais c’est le charmant donneur de conseils d’hier.* Un point pour Rouge qui avait une très bonne mémoire pour ce qui concernait les hommes. Pour ma part, je manquais de m’étrangler avec ma dernière gorgée et me mordais légèrement la lèvre inférieure avant de m’avancer vers l’homme dont je ne me souvenais pas qu’il était aussi grand.



- Inspecteur Marceau ! Je suis le sergent Williams, annonçais-je simplement alors que j’avais toujours plus de trente minutes d’avance.


*Tu crois qu’il nous a reconnu ? Encore plus drôle… Tu crois qu’il se rappelle que tu craignais que ton nouveau chef soit un connard macho prétentieux ?* J’eus soudainement envie de me tirer une balle en me rappelant cela mais je me contentais de patienter en regrettant de ne pas m’être plus renseigner sur mon futur chef… à qui j’avais offert un baiser sur la joue avant de partir la veille. *Ah ah ah ! T’en loupe pas une ma louve !*
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Dona Nobis Pacem

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() message posté Jeu 30 Nov - 0:03 par Jean Marceau
Je me réveillais à plat ventre dans mon lit, bras écartés dont le droit qui pendait dans le vide. La bouche pâteuse, les yeux douloureux lorsque je les ouvris et l’estomac relativement acide, les tripes bien lourdes. Je suis à poil dans le lit, à demi couvert par le drap. Et j’ai l’impression d’avoir une course hippique entre mes deux oreilles, avec un mal de crâne terrible et cuisant. Merde. Je gémis en me redressant, portant une main à mon front. Je dois remettre les mèches grisonnantes de mes cheveux en place, alors que j’ai l’impression d’être ébloui par mon radio-réveil. Cinq heures trente-six. Et merde. Deux heures d’avance sur le timing classique, et vue la gueule de bois que je tenais, j’avais dormi quoi ? Deux heures ? Trois ? Je n’en savais rien du tout, bordel de merde, c’était le trou noir absolu. Me tenant la tête, je réprimais un réflexe nauséeux qui me donna envie de vomir alors que mes orteils foulaient la moquette de ma chambre et que je me redressais en position assise. Il me fallut un bon moment pour avoir le courage de me lever et je me sentais un peu mieux, inspirant et expirant à pleins poumons. Je butais contre une bouteille de verre non identifiée qui roula sous mon lit et je jurais à pleins poumons alors que je ressentais une intense souffrance dans mon gros orteil.


Eh merde, j’étais à peine levé que j’étais déjà mort. Vingt minutes de douche bouillante qui me fit en partie décuver et me rosit la peau jusqu’à la rendre presque rouge, tant la vapeur était chaude. J’en ressortais toutefois rassénéré, et avec la tête un peu mieux faite. Je passais ma main dans ma barbe de trois jours, mais décidais presque aussitôt de ne pas la raser ; la flemme. Putain, j’avais mal à l’entrejambe. Qu’est ce que j’avais encore foutu, moi ? J’avais vaguement le souvenir d’une fille, mais j’avais fini dans mon lit, tout seul. Bon. Pas grave. Je me répétais que rien n’avait dû se passer et ça me suffisait pour le moment. Un reste de bacon grillé, deux tartines et une boite de haricots, et j’étais prêt à aller bosser. J’enfilais mon costume du jeudi, soigneusement emballé dans son plastique. C’était plus simple d’en avoir cinq et de les déposer à la laverie le week end que de gérer moi-même mon linge. Bref. Je filais au boulot, non sans boire mon thermos de café sur la route et d’en reprendre un alors que les bureaux étaient tout juste ouverts. Dans ma boîte mail, un courriel de mon responsable, qui me disait que mon nouveau binôme arrivait aujourd’hui. Une femme. Eh merde. Encore une pisseuse dans les pattes.


Bon. Re-café pour essayer de décoller, et je relisais les notes que j’avais prises pendant qu’Henderson, mon précédent binôme aussitôt repartie chez elle aux US, avant de finalement voir un message du secrétariat. « Rendez-vous arrivé ». Ah merde, déjà ? Mais il était quelle heure ? Huit heures trente ? Bordel ! Encore une qui prenait son job au sérieux. Bon. Je termine tranquille mon café, croquant deux dolipranes pour faire passer la migraine, avant de me lever et d’aller ouvrir. Et là, sur un siège dans le couloir, je vois un petit bout de femme, une mini-brunette qui attend… Et se présente comme le Sergent Williams. Là, je sens qu’il y a un bug dans ma tête. Je fronce les sourcils, me gratte machinalement la joue dans trop savoir pourquoi, et je la reconnais sans pour autant la remettre dans son contexte, ni prénom ni lieu de rencontre. Pourtant, je l’ai déjà vue cette nana. Je lui tends la main.



| Merde alors, vous, vous êtes ponctuelle. Appelez-moi Marceau, Inspecteur ou Commandant, c’est pour les pignoufs de la circulation. Entrez, je vous prie. |


La blague n’en est pas vraiment une ; je me sens impatient, pas franchement de mauvaise humeur mais il m’en faudrait peu pour que j’affiche une vraie mine rébarbative. La journée allait être longue, bordel de merde. Huit heure trente-sept. Ca promet. Je lui fais signe de s’asseoir dans le siège en face de mon bureau et retourne sur mon propre siège. Je lui désigne son futur bureau, en face du mien, de l’autre côté de la pièce.


| Ca, ce sera votre bureau. Je ne sais pas s’il a été configuré pour vous, il faudra peut-être appeler le support. Je vous préviens, c’est des rigolos. Bon. Et donc vous êtes ma nouveau partenaire. Autant que les choses soient claires ; c’est moi qui interprète le règlement et qui décide qui fait quoi. Vous mouftez pas auprès d’André… Euh, du Commandant Caplan, qui commande le service. Il a des ulcères et c’est très mauvais de l’inquiéter. Et on bosse souvent sur des trucs inquiétants. Ca c’est pour après. D’abord, vous me racontez pourquoi vous êtes là, quelle connerie vous avez fait pour me mériter, et pourquoi j’ai l’impression tenace de vous avoir déjà vue. |


Direct, sans détour, du vrai Marceau tiens.
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() message posté Lun 4 Déc - 23:01 par Lou Williams
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Depuis toujours j’avais cette habitude d’arrivée en avance ! Me pointer pile-poli à l’heure prévue me donnait l’impression d’être en retard ou de débarquer uniquement parce que je le devais. C’était rarement le cas, surtout aujourd’hui. J’étais peut-être venue plus tôt pour contrecarrer un éventuel contretemps mais je devais reconnaître que j’étais curieuse, impatiente… et voir même, soulagée de quitter les stup ! Beaucoup trop de mes collègues connaissaient Daniel et leurs regards compatissants ou gênés lorsque les sujets étaient en rapport avec la famille, les mariages ou les fêtes de fin d’années ne m’aidaient pas. Ici, je ne serais personne ! *Et c’est mieux peut-être ? J’aimais bien toutes ces petites attentions !* Je levais les yeux au plafond… Rouge avait toujours aimé être le centre des toutes les attentions, pas moi ! Celle de Dan me suffisait et c’est sûrement pour cela que je me retrouvais souvent seule depuis sa… *On va commencer une nouvelle vie alors autant s’éclater !* J’esquissais un sourire qui disparu aussitôt la porte du bureau ouverte. Je reconnaissais de suite le type et cela me gênait autant que ça amusait Rouge. Surtout qu’en réalité c’est mon double qui avait immédiatement reconnu l’inspecteur comme étant le type du bar.
Et après ? Qu’est-ce que je pouvais faire ?! Rien, à part me présenter. Je ne passais pas à côté du froncement de sourcils de l’homme et je me posais plusieurs questions. Me reconnaissait-il ? Avait-il zappé notre rencontre de la veille et se demandait-il où il m’avait vu ? Je n’en savais rien et je me contentais de garder ces questions pour moi. Il avait peut-être simplement la tête dans le cul comme on dit. Ce ne serait pas très professionnel mais ce serait à mon avantage… je crois.



- Marceau ! répétais-je. C’est comme vous voulez, déclarais-je en entrant dans le bureau.


Je ne disais rien concernant mon emploi du temps de ce matin et du pourquoi j’étais en avance. Il devait s’en foutre comme de sa première chemise et il avait raison.
Je m’asseyais sur le siège qu’il m’indiquait et ôtais mon perfecto noir que je déposais sur l’accoudoir. Au même moment l’inspecteur m’indiqua un bureau de l’autre côté de la pièce et je devinais avant qu’il ne me le dise que ce serait le mien. Je le contemplais quelques secondes tout en écoutant l’homme puis je reportais mon attention sur ce dernier.
Je l’écoutais avec attention, enregistrant tout ce qu’il me disait, y compris les soi-disant soucis du Commandant Caplan mais je le détaillais aussi. Sa nuit avait dû être courte ! Sûrement s’était-il attardé au pub. S’il avait continué à boire, il se pouvait donc qu’il ne se souvienne pas de moi. J’oubliais cette pensée et arquais un sourcil en souriant lorsque l’homme me demanda ce que j’avais fait pour devenir sa partenaire. De mon point de vue, j’étais sa punition ! Du moins je l’étais s’il avait une vie sociale et familiale.
*Oups ! Il se souvient de nous. Il a du aimer mon bisou. Dommage qu’il n’y ait pas eu de ‘‘plus si affinités’’* *Tu me soûle Rouge !* Je réfléchissais donc à vitesse grande V et choisissais de répondre à la première question.



- Quelle connerie j’ai fait pour vous mériter ? J’allais vous poser la même question… Je pensais que les stup s’étaient arrangés pour m’envoyer ici pour qu’ils n’aient plus l’impression que je vivais dans les locaux, répondis-je du tac-o-tac avant de me taire quelques secondes. J’avais préféré répondre cela plutôt que de me stresser en me demandant si ce type était vraiment insupportable. Sinon, pour ce qui est de l’impression de m’avoir vu c’est normal. On était dans le même pub hier soir et vous m’avez offert un verre.


Bien évidemment je ne lui rappelais pas que je lui avais parlé de cette rencontre d’aujourd’hui et encore moins du baiser signé Rouge que nous lui avions offert avant de partir.
Voilà ce que ça donnait quand je laissais faire la spontanéité de Rouge et ce n’était pas jojo. Mais cela ne m’empêchait pas de regarder l’inspecteur avec un air serein sur le visage, en attendant de voir sa réaction.


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Dona Nobis Pacem

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() message posté Mar 5 Déc - 22:34 par Jean Marceau
Caplan m’avait dit qu’il allait me faire surveiller. L’américaine qui aurait dû bosser avec moi en premier lieu avait l’air d’être sérieusement casse-burnes, et elle m’avait envoyé chier dès que j’avais commencé à lui prendre la tête. Il n’en restait pas moins que celle-là était sans doute transférée ici pour la même raison. Encore une emmerdeuse qui allait devoir s’assurer que je ne faisais pas tout péter à la première occasion. La jeune femme fait genre qu’elle connaît pas mon nom alors que je vois bien un certain trouble dans mes yeux. Déjà, elle sait pas mentir. C’est pas bon pour elle, ni pour sa relation de travail avec moi, ni pour celle qu’elle aura avec André Caplan, notre responsable de service. Il fallait constamment mentir si on ne voulait pas que nos brillants résultats soient regardés d’un peu trop près par la « cellule déontologique », en gros, la police des agents d’Interpol. Toutes les agences au monde étaient forcées de rendre des comptes, la nôtre ne faisait pas exception. Je la bousculais donc, déjà pour prendre un peu la mesure de la madame et savoir si en plus de la méfiance, je devrais aussi la challenger.


J’ai l’impression en tout cas qu’elle m’écoute d’une oreille distraite. Elle continue de me dévisager. Bah quoi putain, j’ai une merde sur la tronche ? J’ai oublié de me faire les poils de nez, ou je me suis battu et la fatigue plus l’alcool ont ankylosé l’endroit ? Je me souviens plus putain, mais mes traits tirés ne mentent pas sur l’épreuve que j’ai reçue. Elle hésite un moment et laisse filer quelques secondes, avant de me répondre. La lenteur qui semblait être la sienne ce matin m’agaçait pas vraiment mais ça me titillait. Bah quoi, pourquoi elle me regardait comme ça encore ? Je savais pas si je devais être flatté, mal à l’aise ou gêné, alors je choisissais d’être frontale.



| Ok ? Alors vous êtes une guerrière ? Ca marche. J’aime pas travailler tard, je vous laisserais la place volontiers. Par contre je vais vous niquer vos week end. |


En vrai je lui niquerais aussi ses soirées, mais avec toutes ses récup’ elle pourrait espérer avoir pas mal de congés. En gros, elle enchaînerait les grosses et dures périodes de rush, alternées avec de longues pauses de plusieurs jours entre deux gros dossiers un peu chaud. Le rythme était un peu particulier. Un de mes anciens partenaires, un écossais, avait comparé ça à l’armée et il n’était pas loin de la vérité. Ca l’avait fait détester de sa femme, mais elle m’avait réservé bien pire que sa colère, j’avais en plus eu droit à son mépris. Et là, c’est le drame. Je sursaute, surpris. Choqué même. Et j’écarquille les yeux. Elle. La sensation sur ma joue. La sensation tout court au réveil.


| Oh ben merde alors. Vous voulez dire que vous… Euh… Et bien… Hier hein ? Bien bien bien. |


Malaise. Je dois dire quoi là ? Parce que même si j’avais pas vraiment eu d’aventures depuis mon divorce, un an plus tôt, et que je n’avais pas trompé Gia avant ça même pendant toute l’époque trouble qui avait suivi la mort de notre fils, et bien une fois que j’avais bu tout pouvait arriver. Ce qui expliquerait sa gêne. A moins que j’ai simplement confié des choses… Ou lui ai fait du rentre-dedans et qu’elle m’ait éconduit. Merde, y’avait aucun scénario qui se passait bien pour moi, là ! Je me frotte le côté du cuir chevelu pour me refaire une contenance.


| Euh, ben du coup la prochaine fois, vous venez à la maison hein tant qu’à faire, mais je vous préviens, je porte pas de pyjama ! | vanne pourrie. Fais ton taf, Marceau, t’es commandant bordel de merde. | Sérieusement, euh… Si on a bu ensemble… Si… Enfin… S’il y a quelque chose à signaler au comité d’éthique c’est maintenant ou jamais, quoi. |


Si on avait fait quelque chose de pas du tout professionnel ensemble, en théorie on ne pouvait pas bosser ensemble dans la même équipe. C’était la règle. Et ça me permettrait de savoir, ou en tout cas de lui offrir une porte de sortie si je m’étais montré totalement hors limites hier soir, si je l’avais effrayée ou quoi… Et je n’avais rien contre coller la pression à mon binôme, mais je n’avais plus eu d’histoire de fesses au travail depuis plus de dix ans, avec Kat’… Et ca avait très mal fini. C’était pas le moment de refaire ce genre de conneries. Et encore moins avec ce fils de pute qui oeuvrait, dehors.
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() message posté Mer 6 Déc - 10:37 par Lou Williams
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Si ce n’était pas de la poisse je ne savais pas ce que cela était… Moi qui ne discutais que très rarement lorsque je sortais boire un verre il avait fallu que je tombe sur mon futur chef ! Le pire c’est que j’avais, sans dire ce que je faisais comme boulot, demandé des conseils à l’inspecteur pour que cette première rencontre se passe bien. Alors pas étonnant qu’il me regarde avec cette tronche… surtout que j’avais dit ne pas vouloir tomber sur un connard macho et prétentieux. Si toute cette situation faisait rire Rouge, elle me donnait envie de m’enfuir en courant et pourtant je ne me démontais pas facilement.
Lorsque je remarquais que je fixais l’homme en silence depuis sûrement trop longtemps pour que cela paraisse normal, je reprenais la parole. J’étais sincère ! Je ne pensais pas avoir fait de connerie pour être envoyée ici si ce n’était que d’être trop souvent au boulot. Mais qu’aurais-je pu faire d’autre dans ma grande maison vide ? Rien. Quoiqu’il m’arrivait d’amener du boulot chez moi alors que ces dossiers n’auraient jamais franchi le seuil de ma porte si Daniel avait encore été en vie. Bref, si cette promotion était réellement une punition, je n’en connaissais pas la cause.

J’esquissais un sourire sincère lorsqu’il prit la parole de manière ironique selon moi. Non ! Je n’étais pas une guerrière mais je n’étais pas de ces personnes qui se barraient à l’heure. Bien au contraire ! Alors s’il voulait vraiment me faire bosser tard il n’y aurait pas de souci. Je connaissais déjà ça ! Et puis l’infiltration m’avait appris à ne pas compter les heures de taf pour résoudre une enquête. Je n’allais pas commencé maintenant !



- Travailler tard ne m’a jamais dérangé… Et puis l’infiltration faisait que je ne rentrais pas pendant plusieurs jours, voir plus parfois, répondis-je sans détour. Pareil pour les week-ends ! Je ne suis pas du genre à fuir le travail…


Non ! Le travail avait été mon refuge depuis la mort de mon mari mais l’Inspecteur devait sûrement s’en douter après avoir lu mes états de service… enfin, s’il les avait lus. Mais je ne pensais pas à lui poser la question. La conversation s’était orientée sur un sujet moins réjouissant pour moi puisqu’il voulait savoir d’où il me connaissait. Question réelle ou question piège, je lui rappelais qu’il m’avait un verre sans rien ajouter d’autre. Il se foutrait sûrement de ma gueule en me remémorant la suite…

Mais je restais perplexe devant sa réaction et je commençais à me demander si tout ceci n’était pas une espèce de mise en scène. Peut-être m’avait-il parfaitement reconnu et il s’amusait à me prendre pour une conne. Une sorte de bizutage pour la nouvelle que l’on ne voulait pas avoir dans les pattes ! S’il aimait travailler seul c’était une possibilité. Et puis il m’avait conseillé d’être sûre de moi et de ne pas me laisser déstabiliser… Pourtant tout ce qui se passait depuis que l’inspecteur avait ouvert la porte était inattendu. Peut-être essayait-il de me tester et ce, depuis hier. J’eus un léger froncement de sourcils pensif mais n’eut pas vraiment le temps de dire quoique ce soit.
*Wouah ! Il nous invite à une soirée pyjama sans pyjama… Il me plait l’ours grognon. Dis-lui oui !* Ma réaction fut plus normale que celle de Rouge. J’entrouvrais donc la bouche de surprise sans savoir quoi répondre à ce genre de propos. Il était sérieux ? C’était franchement bizarre comme première rencontre non ? Bon, ok ! Comme première rencontre professionnelle. Je voulais bien être testé mais là, je devais dire quoi ?
Puis alors que j’écoutais la suite des paroles de l’homme, je compris. Ce n’était pas du tout un bizutage ! Il m’avait zappé et là… *Il nous demande si on a couché ensemble ? Non mais IL est sérieux ? Il croit vraiment qu’il nous aurait oublier ?!* Ma main gauche, ornée de mon alliance, se plaqua devant ma bouche pour étouffer un léger rire provoqué par la question mais aussi par la réaction de mon double qui était plus que vexée.



- Je suis désolée ! Je pensais que vous étiez en train de me tester concernant le fait d’être sûr de soi, de ne pas se laisser déstabiliser et tous les autres conseils que vous m’avez donné hier pour mon premier jour ici, avouais-je sans détour. Je marquais une pause… Et pour le conseil d’éthique il n’y a rien à signaler, le rassurais-je. Même si je trouve déplacé le fait de vous avoir embrassé sur la joue avant de partir maintenant que je sais que vous êtes mon supérieur, me confessais-je.  


Autant être franche si je voulais que nous puissions travailler correctement ensemble. Et c’était le but non ?


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() message posté Mar 12 Déc - 14:26 par Jean Marceau
J’étais un peu perdu dans tout cet afflux d’informations et je ne savais pas trop comment je devais et je pouvais réagir. Je n’avais pas l’habitude de me mettre en position de me faire reprocher des relations de travail par ma hiérarchie, qui avait déjà beaucoup de choses à me coller sur le dos. De ce fait, j’étais plutôt modéré par tout ce qu’elle me racontait et ce qui aurait pu être une prise de contact plus frontale se transformait en marasme dans lequel je me dépêtrais comme je pouvais, essayant de tourner la rencontre et la situation suffisamment en ridicule pour qu’on puisse recommencer tous les deux sur la base d’une ardoise blanche, débarrassée de ce passif qu’il y avait déjà entre nous alors que nous nous connaissions à peine. Un baiser sur la joue. Un seul. Ce n’était rien, pas grand chose en tout cas, mais j’étais un peu gêné quand même. Je n’avais plus eu de contact aussi tendre et aussi gratuit avec quiconque depuis deux ans, et ça n’était pas totalement anodin. Je fais diversion comme je peux, sur le boulot comme sur notre travail d’équipe à venir, et la jeune femme a au moins le professionnalisme de ne pas rebondir inutilement sur le moindre détail de mes paroles. Je fronçais les sourcils. Infiltration ? Je ne connaissais pas son dossier, je n’avais même pas la plus petite idée de ce qu’elle faisait dans son unité précédente. En temps normal, j’aurais sûrement balancé une vanne sur le fait qu’elle devait bien faire son boulot sous couverture, mais là ce n’était pas le moment du tout.


| Vous bossiez où avant de venir vous coltiner un flic sur la sellette ? Quel genre d’infiltration avez-vous eue à faire ? |


Je ne me rappelais pas en avoir jamais fait, en tout cas pas plus que pour créer les conditions nécessaires à un petit guet-apens pour des petites frappes qui passaient des biens de contrebande à la frontière belge, qui dealaient ou qui faisaient ce genre de trucs. Plutôt un travail d’approche et d’accroche des suspects qu’un vrai travail de fond pour démanteler des réseaux, ça c’était le boulot d’une branche spécifique de l’OCRB dont je ne faisais pas partie, à l’époque. En tout cas ce qui est sûr, c’est qu’une certaine gêne assez pesante se creuse entre nous et qu’il n’est pas aisé de savoir comment rebondir après pareille entrée en matière. Bref, tout ça me servait à amener enfin la résolution frontale du problème, avions-nous couché ensemble et si oui, il fallait qu’on prévienne la RH pour qu’on ne bosse pas ensemble, sinon ce serait une infraction à notre code de déontologie et ce serait l’occasion rêvée pour le comité de direction pour me foutre ou à pied, ou me renvoyer en France à l’OCRB. En tout cas, la question la choque et instantanément, je sens un poids certain se retirer de mes épaules. Ouf, si elle était choquée, c’était que ce n’était sûrement pas le cas ! Bon, en tout cas, tout est bien qui finit bien.


| Oui, bon, un bisou, ça va. On n’a qu’à dire que vous avez eu droit à un de mes rares moments de gentillesse. Ne prenez donc pas la soirée d’hier comme mètre-étalon de ma personnalité, vous verrez à la pratique que je suis un vrai connard, que je suis arrogant, et que je vais vous malmener constamment. Rassurez-vous en vous disant que ce n’est pas personnel, ce sera une manière pour moi de m’assurer que vous êtes toujours sur le qui-vive. Vu ? Bon, Williams, on va pouvoir commencer. Vous allez vous présenter. J’ai pas encore lu votre dossier, alors racontez moi qui vous êtes. Ensuite, je le ferais. Même si je pense qu’on vous a prévenue de qui on vous demandait de jouer les chaperons. |
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() message posté Mar 12 Déc - 22:38 par Lou Williams
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Lou Williams & Jean Marceau


Je me rendais compte en écoutant cet homme que j’avais foncé tête baissée dans ce projet sans vraiment prendre le temps de réfléchir. Ce n’était pas moi ça ! *Moi, je trouve que c’est une excellente idée !* Oui, cela ressemblait plus à Rouge. Elle avait beau aimer être le centre des toutes les attentions, il y avait une chose qu’elle détestait depuis toujours : Que l’on ressente pour nous de la pitié ! Elle bouillonnait lorsque des regards emplis de compassion se posaient sur nous au bureau des stup et c’est pour cela que j’avais tout fait pour être sur des infiltrations longues durées les derniers temps. Mes passages dans nos locaux étaient toujours discrets et tardifs. Cependant, même pour moi ce n’était pas une vie. C’est sûrement pour cela que j’avais vue la proposition de travailler pour Interpol comme une opportunité à ne pas manquer. Accepter me permettrait de fuir mon passé encore si douloureux et cela atténuerait la colère de Rouge. *Oh ! ça va ? Même toi tu avais envie de leur mettre les plats qu’ils nous apportaient à la gueule. D’ailleurs on a toujours cinq bons kilos à perdre grâce à ces petites attentions !* Je préférais ne rien répondre à cela… Je me trouvais très bien comme j’étais et je ne devais plaire à personne. Je fis la sourde oreille aux arguments de mon double qui tentait de m’expliquer l’intérêt d’avoir une vie sexuelle et je me concentrais sur mon interlocuteur qui voulait savoir où je bossais avant et quel genre d’infiltration j’avais fait. Les pensées de Rouge et les miennes se croisèrent ce qui me fit sourire… Nous étions rarement d’accord mais j’avouais que le fait que l’inspecteur n’ait visiblement pas lu mon dossier était vexant.


- Je bossais chez les stup depuis 2009, répondis-je sans hésiter. Ma dernière infiltration a été assez longue. J’ai du me faire embaucher comme chimiste par un cartel de la drogue qui nous échappait depuis trop longtemps.


Toute cette enquête avait été complexe mais elle m’avait été plus utile que la thérapie que j’avais du suivre après la mort de Daniel. J’avais été tellement prise par ce nouveau moi que j’avais oublié tout le reste. Seule Rouge était restée présente et je ne m’en étais pas plaint car elle m’avait aidé à plusieurs reprises.
Puis j’oubliais tout cela à cause d’une question qui me surprit avant de me faire rire. Bien entendu Rouge était vexée et cela rajoutait une touche de comique à la situation. L’inspecteur ne me connaissait pas, c’était certain. Si par miracle j’avais couché avec lui sans savoir qui il était je serais morte de honte au moment même où il avait ouvert la porte. Mais cela, il ne pouvait le savoir.
*Finalement, je lui pardonne ! Il est sexy quand il se décrit… Un connard mais sexy !* Je me retenais de lever les yeux au plafond en entendant ma jumelle.



- Vu ! répétais-je simplement avec l’ombre d’un sourire.


Je réfléchissais ensuite à ce que je devais dire puisque mon interlocuteur m’avouait ne pas avoir lu mon dossier. Je commençais alors par le pire renseignement pour le noyer avec les autres informations. Je n’aimais pas parler de la mort de mon mari mais je ne voulais pas non plus zappé le fait que j’avais été mariée.


- Alors je suis une Londonienne veuve de trente et un ans sans enfant ; je suis entrée dans la police judiciaire en 2006 avant de rejoindre les stup en 2009. Je suis passée des simples enquêtes aux infiltrations assez vite car j’ai du potentiel pour interpréter des personnes que je ne suis pas, expliquais-je. Il y a peu, j’ai été contacté pour venir travailler ici et j’y ai vu une opportunité rare. Je marquais une pause. Mais si je suis réellement ici pour vous chaperonner, je ne l’avais pas compris, avouais-je avec une franchise non feinte. Pourquoi devrais-je avoir ce rôle à votre égard si je puis me permettre ?


J’étais curieuse de savoir. *Il est peut-être nul comme inspecteur !* *Non, je ne pense pas !* Je n’avais pas cette impression. Il avait plutôt le comportement du mec dont on n’aime pas la façon de faire mais dont les résultats nous font fermer notre gueule. *Aaaaaah ! Du genre ‘‘la faim justifie les moyens’’ ! Coooool.* A vrai dire, j’étais de ce genre là aussi donc si je devais le surveiller sur sa façon de faire, les personnes qui m’avait recruté m’avaient très mal choisi !


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