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I was feeling insecure, you might not love me anymore. ┊Amanda.

Guyliner.
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Guyliner.

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() message posté Mer 29 Nov 2017 - 2:37 par Ethan I. Hemsworth
you might not love me anymore
“I was dreaming of the past and my heart was beating fast. I began to lose control. I was feeling insecure, you might not love me anymore. I was shivering inside. I'm sorry that I made you cry, I'm just a jealous guy.”
J
e courais dans les rues de Londres, remontant du centre jusqu'à Camden. Courir, encore. J'avais l'impression de ne jamais avoir cessé de courir depuis que je vivais à Londres. Après Amanda, bien sûr. Quand je l'avais rencontrée, je m'imaginais qu'en sortant avec elle, puis en l'épousant, j'arrêterai enfin de courir. Mais je n'avais jamais arrêté. Je pensais même ne jamais lui avoir autant couru après que cette dernière année. En sommeil des mois après la perte de notre enfant, je m'étais réveillé brusquement, projeté dans un monde inconnu rempli d'incertitudes. La peur ne me quittait jamais. La peur de la perdre pour de bon. La peur de la faire fuir à nouveau. La peur de ne pas réussir à recoller les morceaux. Des peurs de natures bien différentes et pourtant semblables. Celle de ne pas réussir à réparer mes erreurs s'était amplifiée depuis quelques semaines. Non elle n'était pas nouvelle, je ne pouvais pas dire cela. C'était une crainte bien vieille en réalité, coriace comme une tumeur impossible à déloger. Seulement je réalisais qu'une année entière s'était écoulée depuis mon arrivée dans la capitale anglaise. Un an à rentrer dans mon repère de solitude chaque soir. Un an sans oser avouer à la femme de ma vie combien j'étais désolée, combien je l'aimais. Mais certaines choses ne changeaient apparemment pas en une année, notamment le fait que j'étais toujours près à accourir à la moindre de ses requêtes. Elle devait bien savoir que je ne pouvais rien lui refuser de toute façon. Ni avant ni jamais. J'étais condamné à m'exécuter. Pour rester dans ses bonnes grâces ? Même pas. J'avais toujours été prêt à me plier à tous ses désirs. C'était comme ça, voilà tout. Elle aurait pu me demander n'importe quoi. Affolant, franchement.
C
'était le matin, peu après qu'Amanda ait dû déposer Ava à école. Je l'imaginais l'accompagner tout à fait normalement, la déposer comme chaque matin, ignorant qu'un compte à rebours s'enclencha à la seconde où elle se retourna. Aucun mal à visualiser la stupeur sur son visage en découvrant qu'elle avait embarqué un classeur de notre fille dans ses affaires. Du moins, c'était ce que j'avais compris dans son sms, puis en écoutant son message vocal dans lequel elle m'assurait ne pas pouvoir quitter son post. Ouais, ça devait être important. Sûrement quelque chose dont Ava allait avoir besoin pour rendre ses devoirs ou passer un contrôle. L'australienne ne m'avait même pas laissé le temps de taper une réponse avant d'essayer de me joindre de vive voix. À trois minutes près, j'aurais pu décrocher et la rendre un peu plus folle en la forçant à dire combien j'étais génial, ou en monnayant tout ce que je pouvais en échange de ce service. Non, aucun scrupule vraiment. Tout prétexte était bon à prendre pour passer un peu plus de temps avec elle, y compris me faire maudire par ma secrétaire en annulant mes deux prochains rendez-vous, y compris traverser la moitié de Londres comme un dératé à l'heure du petit-déjeuner. À tous les coups je m'apprêtais à repartir à peine arrivé un classeur la reine des neiges sous le bras. Un sacré spectacle si vous voulez mon avis. Et vous savez quoi ? Ce n'était franchement pas grand chose. Pas le temps de la réflexion ou des regrets, je lui avais déjà assuré partir sur le champs pour effectuer la course, ce dans à peu près trois messages différents. Le but était de lui faire part de ma progression pour la rassurer, quand je quittai l'hôpital, quand j'entrai dans le métro, quand j'en sortis, sauf qu'après en être sorti, ce n'était pas très pratique de taper un texte tout en courant. J'étais bien trop occupé à éviter les passants, si possible sans bousculer personne.
A
rrivé dans la bonne rue, je ralentissais, reprenant ma respiration pour paraitre le plus normal et tranquille possible. Les yeux vers le ciel, je guettais les numéros pour trouver le bon : celui du bureau d'Amanda. Je n'y étais encore jamais entré, ignorant d'ailleurs s'il s'agissait d'un bureau ou si elle se trouvait plutôt chez un particulier, un bâtiment associatif. Son nouveau travail restait assez flou. Quand je le trouvais, je donnais son nom à l'interphone et la porte s'ouvrit. Je pensais en avoir fini. Bien sûr je ne m'attendais pas à être reçu avec un thé et des gâteaux, plutôt à ce qu'elle me remercie en vitesse et me colle les affaires à rapporter à l'école dans les bras. Cela dépendait évidemment du temps qu'il restait entre le moment présent et le cours pendant lequel la petite tête blonde aurait besoin de ses affaires. Mais je me doutais qu'il était compté. Ma fille se rendrait compte de son oubli bien assez tôt. Inutile qu'elle panique à son tour. En dépit de l'urgence, je progressais dans les locaux de l'ancienne avocate le sourire aux lèvres, heureux à l'idée d'échanger quelques mots avec elle. Fier de sauver la situation également, je devais bien le reconnaître. Quoi que c'était prévisible venant de moi. À ce propos, je me voyais déjà débarquer façon savior of the day, pourquoi pas super dad ? J'hésitais, quand mon sourire s'éteignit sur le champs. « Voilà ton sauv… » Il me sembla opter pour le sauveur finalement, hélas le sauveur ne brillait plus du tout. Je ne terminai pas ma phrase, un « Oh, re-bonjour. » bien plus ironique qu'aimable remplaça mes paroles initiales. Oh... Ouais. Un putain de oh. Pas un oh quelle bonne surprise. Pourtant une surprise, c'en était une ! Pas une bonne ! Plutôt un oh putain. Oh encore lui. Je serrai les dents, tentative désespérée de contenir ma gêne - ma colère ? je ne savais pas trop, mon grand agacement, pour sûr- maintenant qu'Amanda s'était retournée sur moi. Je voulais lui tendre un sourire, avancer près d'elle et l'ignorer lui. Au lieu de ça, je restais planté comme un con à les regarder assis l'un à côté de l'autre. Impuissant, rien qu'un "chérie" me paraissait déplacé. Je n'étais plus en droit de l'appeler ainsi pas vrai ? J'avais l'impression de tomber sur un truc moche, ce qui était absurde puisqu'elle savait que j'arrivais. Alors je m'accoudais à la porte, nonchalamment, attendant simplement de voir s'il allait partir ou si j'allais devoir supporter sa sale gueule de gentil papa célibataire dans le besoin. Encore.
©️ nightgaunt


@Amanda E. Hemsworth
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