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I was feeling insecure, you might not love me anymore. ϟ Amanda.

Guyliner.
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() message posté Mer 29 Nov - 2:37 par Ethan I. Hemsworth
you might not love me anymore
“I was dreaming of the past and my heart was beating fast. I began to lose control. I was feeling insecure, you might not love me anymore. I was shivering inside. I'm sorry that I made you cry, I'm just a jealous guy.”
J
e courais dans les rues de Londres, remontant du centre jusqu'à Camden. Courir, encore. J'avais l'impression de ne jamais avoir cessé de courir depuis que je vivais à Londres. Après Amanda, bien sûr. Quand je l'avais rencontrée, je m'imaginais qu'en sortant avec elle, puis en l'épousant, j'arrêterai enfin de courir. Mais je n'avais jamais arrêté. Je pensais même ne jamais lui avoir autant couru après que cette dernière année. En sommeil des mois après la perte de notre enfant, je m'étais réveillé brusquement, projeté dans un monde inconnu rempli d'incertitudes. La peur ne me quittait jamais. La peur de la perdre pour de bon. La peur de la faire fuir à nouveau. La peur de ne pas réussir à recoller les morceaux. Des peurs de natures bien différentes et pourtant semblables. Celle de ne pas réussir à réparer mes erreurs s'était amplifiée depuis quelques semaines. Non elle n'était pas nouvelle, je ne pouvais pas dire cela. C'était une crainte bien vieille en réalité, coriace comme une tumeur impossible à déloger. Seulement je réalisais qu'une année entière s'était écoulée depuis mon arrivée dans la capitale anglaise. Un an à rentrer dans mon repère de solitude chaque soir. Un an sans oser avouer à la femme de ma vie combien j'étais désolée, combien je l'aimais. Mais certaines choses ne changeaient apparemment pas en une année, notamment le fait que j'étais toujours près à accourir à la moindre de ses requêtes. Elle devait bien savoir que je ne pouvais rien lui refuser de toute façon. Ni avant ni jamais. J'étais condamné à m'exécuter. Pour rester dans ses bonnes grâces ? Même pas. J'avais toujours été prêt à me plier à tous ses désirs. C'était comme ça, voilà tout. Elle aurait pu me demander n'importe quoi. Affolant, franchement.
C
'était le matin, peu après qu'Amanda ait dû déposer Ava à école. Je l'imaginais l'accompagner tout à fait normalement, la déposer comme chaque matin, ignorant qu'un compte à rebours s'enclencha à la seconde où elle se retourna. Aucun mal à visualiser la stupeur sur son visage en découvrant qu'elle avait embarqué un classeur de notre fille dans ses affaires. Du moins, c'était ce que j'avais compris dans son sms, puis en écoutant son message vocal dans lequel elle m'assurait ne pas pouvoir quitter son post. Ouais, ça devait être important. Sûrement quelque chose dont Ava allait avoir besoin pour rendre ses devoirs ou passer un contrôle. L'australienne ne m'avait même pas laissé le temps de taper une réponse avant d'essayer de me joindre de vive voix. À trois minutes près, j'aurais pu décrocher et la rendre un peu plus folle en la forçant à dire combien j'étais génial, ou en monnayant tout ce que je pouvais en échange de ce service. Non, aucun scrupule vraiment. Tout prétexte était bon à prendre pour passer un peu plus de temps avec elle, y compris me faire maudire par ma secrétaire en annulant mes deux prochains rendez-vous, y compris traverser la moitié de Londres comme un dératé à l'heure du petit-déjeuner. À tous les coups je m'apprêtais à repartir à peine arrivé un classeur la reine des neiges sous le bras. Un sacré spectacle si vous voulez mon avis. Et vous savez quoi ? Ce n'était franchement pas grand chose. Pas le temps de la réflexion ou des regrets, je lui avais déjà assuré partir sur le champs pour effectuer la course, ce dans à peu près trois messages différents. Le but était de lui faire part de ma progression pour la rassurer, quand je quittai l'hôpital, quand j'entrai dans le métro, quand j'en sortis, sauf qu'après en être sorti, ce n'était pas très pratique de taper un texte tout en courant. J'étais bien trop occupé à éviter les passants, si possible sans bousculer personne.
A
rrivé dans la bonne rue, je ralentissais, reprenant ma respiration pour paraitre le plus normal et tranquille possible. Les yeux vers le ciel, je guettais les numéros pour trouver le bon : celui du bureau d'Amanda. Je n'y étais encore jamais entré, ignorant d'ailleurs s'il s'agissait d'un bureau ou si elle se trouvait plutôt chez un particulier, un bâtiment associatif. Son nouveau travail restait assez flou. Quand je le trouvai, je donnai son nom à l'interphone et la porte s'ouvrit. Je pensais en avoir fini. Bien sûr je ne m'attendais pas à être reçu avec un thé et des gâteaux, plutôt à ce qu'elle me remercie en vitesse et me colle les affaires à rapporter à l'école dans les bras. Cela dépendait évidemment du temps qu'il restait entre le moment présent et le cours pendant lequel la petite tête blonde aurait besoin de ses affaires. Mais je me doutais qu'il était compté. Ma fille se rendrait compte de son oubli bien assez tôt. Inutile qu'elle panique à son tour. En dépit de l'urgence, je progressais dans les locaux de l'ancienne avocate le sourire aux lèvres, heureux à l'idée d'échanger quelques mots avec elle. Fier de sauver la situation également, je devais bien le reconnaître. Quoi que c'était prévisible venant de moi. À ce propos, je me voyais déjà débarquer façon savior of the day, pourquoi pas super dad ? J'hésitais, quand mon sourire s'éteignit sur le champs. « Voilà ton sauv… » Il me sembla opter pour le sauveur finalement, hélas le sauveur ne brillait plus du tout. Je ne terminai pas ma phrase, un « Oh, re-bonjour. » bien plus ironique qu'aimable remplaça mes paroles initiales. Oh... Ouais. Un putain de oh. Pas un oh quelle bonne surprise. Pourtant une surprise, c'en était une ! Pas une bonne ! Plutôt un oh putain. Oh encore lui. Je serrai les dents, tentative désespérée de contenir ma gêne - ma colère ? je ne savais pas trop, mon grand agacement, pour sûr- maintenant qu'Amanda s'était retournée sur moi. Je voulais lui tendre un sourire, avancer près d'elle et l'ignorer lui. Au lieu de ça, je restais planté comme un con à les regarder assis l'un à côté de l'autre. Impuissant, rien qu'un "chérie" me paraissait déplacé. Je n'étais plus en droit de l'appeler ainsi pas vrai ? J'avais l'impression de tomber sur un truc moche, ce qui était absurde puisqu'elle savait que j'arrivais. Alors je m'accoudais à la porte, nonchalamment, attendant simplement de voir s'il allait partir ou si j'allais devoir supporter sa sale gueule de gentil papa célibataire dans le besoin. Encore.
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() message posté Jeu 21 Déc - 12:51 par Amanda E. Hemsworth


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Préoccupée par des questions d'organisation concernant son travail et les différents rendez-vous du jour,  la jeune femme avait malhoncontreusement emportée avec elle, le classeur de français de sa fille, déposée un peu plus tôt le matin même. Bien sur, elle n'en était pas aperçue immédiatement, mais une fois elle même installée derrière son bureau, à quelques minutes de la première personne qu'elle devait recevoir. C'est pas vrai... songea-t-elle, embêtée. Réfléchissant, elle convint que le plus simple serait sans doute d'essayer de joindre Ethan pour savoir s'il pourrait éventuellement venir chercher l'objet manquant pour le rapporter à sa propriétaire. "Il me semble qu'il ne travail pas ce matin...J'espère que je ne me trompe pas" annonça-t-elle à voix haute pour elle-même. Comme il ne décrochait pas, l'australienne laissa à tout hasard un message sur le répondeur, puis précisa ce dont il était questions par sms, lorsque celui-ci fit mine d'être disponible. Une fois l'affaire entendue, elle se promit de s'excuser du dérangement et de remercier son compagnon par une petite attention, à laquelle elle réfléchirait plus tard. Reprenant le fils de son travail où elle l'avait suspendue,  notifia quelques lignes sur son planning et alla chercher Mr. Alan Cardiwck. L'entretient, se déroula plutôt bien, comme chaque fois qu'elle le recevait. C'était un père célibataire, qui cherchait à surmonter les difficultés au mieux et s'accrochait avec autant de force que de courage, face à une ex-femme et ex-belle-famille plutôt difficile. Ils en étaient en envisager les modalités de certaines perspectives d'avenir pour l'enfant, au centre de l'attention, tout en s'accordant quelques plaisanteries, lorsque l'irlandais arriva. Elle ignorait comment il avait pu arriver jusqu'à son bureau avec une telle facilitée, sans que la standardiste ou toute autre personne eu tentée de l'arrêter. Mais son interrogation, s'étouffa dans l’œuf, qu'elle sentit la situation tourner à l'orage. « Voilà ton sauv… » avait-il commencé en ouvrant la porte, aussi naturellement que s'il c'était trouvé chez lui. Ne terminant pas sa phrase, il enchaîna par un : « Oh, re-bonjour. » qui ne sentait pas bon du tout. "Veuillez nous excuser" déclara-t-elle à l'adresse de Cartwick, tout en se levant. "Je reviens dans quelques minutes" précisa-t-elle, ce qui ne sembla pas poser de souci. Elle sortit donc dans le couloir, entraînant son mari à sa suite. "Est-ce que ça va ?" demanda-t-elle, haussant un sourcil. "Tu as l'air d'avoir vu un fantôme." En effet, il semblait s'être décomposer sur place, pour une raison qu'elle ignorait. N'insistant pas plus que de mesure, elle en vint au sujet qui les occupaient tous les deux. "Alors en fait, j'ai voulue qu'Ava me récite sa poésie ce matin avant de partir, et j'ai...gardée le classeur. Tu diras bien à la maîtresse que c'est ma faute ? Je voudrais pas qu'elle se fasse punir pour rien." Pinçant les lèvres, elle réalisa que l'outil du délit n'était pas en sa possession, aussi après deux ou trois d'excuses, elle retourna dans son bureau pour le chercher et revint enfin avec, le sourire au lèvre, ayant rit a une plaisanterie de son client sur les parents qui oubliés de faire leurs devoirs. "Tiens" dit-elle en tendant l'objet à son camarade. "Je te remercie en tout cas..." Elle marqua une pause, avisant de l'air ébahit de l'ancien banquier. "Tu es sur que ça va ? Tu n'as vraiment pas l'air bien."
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() message posté Lun 12 Mar - 17:43 par Ethan I. Hemsworth
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“I was dreaming of the past and my heart was beating fast. I began to lose control. I was feeling insecure, you might not love me anymore. I was shivering inside. I'm sorry that I made you cry, I'm just a jealous guy.”
J
e travaillais. Je n’aurais pas dû, mais, dans un élan de folie, je décidai de consacrer ma mâtiné à de la paperasse. Entre ça et traverser la ville en urgence pour ma fille, je préférais encore la deuxième option. Même si elle impliquait de courir -je détestais courir-, une certaine dose de stress pour jongler entre mon téléphone et mon chemin, et d’arriver au bureau d’Amanda essoufflé. J’imaginais pouvoir faire meilleure impression pour une première que de débarquer avec un souffle au coeur, chacun de mes mots entrecoupés de longues inspirations à l’interphone. La personne derrière allait croire que l’appareil déconnait. Ou alors appeler les pompiers. Je mettais les pieds sur son lieu de travail pour la première fois. Donner mon nom à l’interphone me fit tout drôle. Ce nom que nous partagions toujours. L’australienne le portait encore, officiellement, mais mon coeur battit plus vite le temps que mon interlocutrice de l’autre côté du dispositif réagisse. Réalisant qu’elle pouvait en utiliser un autre. Quand la voix se refit entendre, m’invitant à entrer, mon rythme cardiaque se calma. Et seulement à ce moment là. C’était comme retenir une grande inspiration. Une apnée. Tout le temps qu’elle mettait à me répondre et à m’ouvrir, je craignais qu’elle me demande de préciser mon identité et de me ridiculiser complètement. Alors oui, j’étais soulagé que le nom Hemsworth évoque quelque chose dans ces locaux. Honteux, peut-être, de penser qu’Amanda n’emploierait plus ce nom pour se faire connaître. Pourtant, j’avais envisagé cette possibilité. Raison pour laquelle je n’avais pas précisé être ‘’le mari d’Amanda’’ ni tout autre chose qui aurait pu éclairer ses lanternes plus vite. J’aimerais dire ne pas l’avoir fait dans le but de ne pas la rendre mal à l’aise, au cas où ses collègues ne sachent pas qu’elle était mariée, mais non, c’était par pur égoïsme. Pourquoi ne serait-elle pas redevenue une Adams aux yeux de tous ? Connaissant les raisons de ma présence à Londres j’avais de quoi imaginer le pire non ? J’avais surtout de quoi devenir fou, visiblement, pour que sonner à une foutue porte prenne de telles proportions.
D
oué pour faire bonne figure, mon sourire travailla à ma place. Un sourire, voilà tout ce dont j'eus besoin pour que la réceptionniste m’indique le bon bureau, puis je touchais au but. Je pensais toquer poliment, ouvrir avec le même sourire et me présenter comme le sauveur de la journée. Raté. Pas besoin d’une psychanalyse approfondie pour comprendre que je ne sauverai rien du tout aujourd’hui. Au contraire, si je ne faisais pas demi-tour immédiatement, je ne ferais que causer des ennuis. À madame Hemsworth ou à… Quel était son nom déjà ? Cartidge ? Cardick ? Non ça ne devait pas être ça. Un nom avec ‘’dick’’, je m’en serai souvenu. Ce dont je me souvenais très bien, par contre, c’était sa tête, vu que je me l’étais payée un moment pendant la chasse aux bonbons à Halloween. Je trouvais ça drôle de retomber sur lui, comme par hasard. Ce que je trouvais moins drôle, c’était de sentir que je dérangeais. Je préférais encore virer paranoïaque, mais non, la tête de l’ancienne avocate suintait la surprise et le dépourvu par tous les pores. Je dérangeais. Peut-être que je devais m’excuser, ressortir et attendre dehors ? J’imaginais cette option comme la chose convenable et polie à faire. Étais-je quelqu’un de poli ? Et bien oui, j’avais bien dit bonjour après tout ? « Veuillez nous excuser. » Apparemment c’était bien à moi de m’en aller. J’avais encore des progrès à faire niveau convenances. « Je reviens dans quelques minutes. » Le pompon. Il allait survivre non ? Devais-je la remercier d’abandonner l’héroïque père célibataire quelques minutes pour moi ? Je me mordis la lèvre, me contentant de reculer dans le couloir sans plus de cérémonie. « Est-ce que ça va ? » Nous y voilà… « Tu as l'air d'avoir vu un fantôme. » Un fantôme ? J'aurais préféré. Tais-toi. Tais-toi. « Non juste un… un peu essoufflé. » Juste un revenant. Ça avait failli sortir. Je ne me sentais pas capable de lui faire une scène sur son lieu de travail pour un total inconnu. Un client en plus de cela. Je n’étais pas ce genre d’homme. Ce n’était pas moi. Alors pourquoi je me crispais ? Pourquoi je me sentais mal à l’aise ? « Alors en fait, j'ai voulu qu'Ava me récite sa poésie ce matin avant de partir, et j'ai… gardé le classeur. Tu diras bien à la maîtresse que c'est ma faute ? Je voudrais pas qu'elle se fasse punir pour rien. » J’acquiesçais tout le long de son explication, content d’être passé à un autre sujet. Ma fille, ma plus grande faiblesse. Me distraire était très facile, il suffisait de parler d’elle. Pour une fois, ça tombait à pic. Je retrouvais un semblant de bonne humeur, mes muscles se détendaient doucement. Rien qui n'allait durer. « Promis, je lui dirai de te faire copier cent fois je ne dois pas embarquer les affaires de ma fille sur mon lieu de travail. » Une touche d’humour et elle verrait que tout allait bien, non ? Je me croyais déjà bon à repartir quand la blonde se confondit en excuses et retourna dans son bureau. Ah. Oui. Avec le classeur, ce serait mieux. J'avançai d'un pas, réflexe malheureux, pensant le récupérer avec elle, dire au-revoir et partir. Pour trouver une porte close sous mon nez. Ok, l’idéal pour virer paranoïaque. De quoi avait-elle peur ? Que je m’en prenne à son protégé ? Que je rigole plus fort qu'elle à une de ses blagues de papa ? Peut-être bien vu le grand sourire sur son visage quand elle revint. Il avait de l’humour donc, formidable. « Tiens. » Je le pris et le cala sous mon bras, prêt à m'en aller. Je voulais partir. Juste partir. Refouler ma déception et faire comme si de rien n’était. Pas d’histoire, rien, prendre le classeur, sourire puis partir.
C
’était sans compter sur Amanda. La conciliante Amanda. « Je te remercie en tous cas. » Elle attendait peut-être quelque chose de moi, que je dise un mot. Je restais étonnamment silencieux. Habituellement, j’aurais plaisanté sur le fait qu’elle m’était redevable et que je trouverai bien quelque chose pour qu’elle me remercie dignement. Une plaisanterie légèrement ambiguë, une de mes marques de fabrique. À croire que j’étais trop appliqué à rester calme et détaché pour que quelque chose du genre me vienne à l'esprit. « Tu es sûr que ça va ? Tu n'as vraiment pas l'air bien. » Elle ne me facilitait vraiment pas la tâche. « Si si ça va. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps. » Merde. J’avais essayé. J’avais vraiment essayé. « C’est tout ce que tu voulais de toute façon ? » Dit ainsi, mes paroles sonnaient ironiquement, un peu piquantes peut-être. J’étais seulement déçu. Bêtement et fatalement déçu. De moi, à cause de ce vous lâché dans toute ma faiblesse, de… d'être de passage. Sa priorité attendait dans le bureau au sein duquel je n'étais pas le bienvenu. Je ne m’attendais pas à un café et un tour du propriétaire, évidemment, conscient que je devais rapidement retourner à l’école d’Ava pour lui éviter tout problème, mais pas non plus à débouler dans un jeu de quilles. Je me trouvais dans son univers. Un univers où son mari ne rencontrait pas ses clients, n’entrait pas sans avoir été annoncé et ne s’attardait pas. J’aurais aimé qu’elle me demande ce que j’en pensais, comment je trouvais tout ça, et pas me prendre son sourire à l’autre comique en pleine gueule. La faire sourire, c’était ce que je voulais en volant à son secours. C’était tout ce qui me restait, bordel. Qui j’étais, moi, si n’importe quel guss arrivait à faire sourire celle que j’aimais ?  
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() message posté Mar 10 Avr - 19:07 par Amanda E. Hemsworth


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Elle c'était mordue la lèvre après reçue confirmation d'Ethan qu'il passerait chercher le dit classeur, qu'elle avait embarquée avec elle sans faire exprès.  La jeune femme soupira, elle n'était si tête en l'air d'habitude. Bon évidemment, ce genre de choses pouvaient survenir, mais elle n'aimait pas ça du tout. Son coté organisée voyait d'ailleurs ça comme un affront. Secouant la tête, elle essaya de ne pas y penser plus que de mesure et reprit ses préparatifs avant l'entretien qui l'attendait. Comme l'australienne savait qu'elle serait dérangée, elle en informa au préalable le père de famille avec qui elle avait rendez-vous. Et lorsque son mari  surgit à la porte, avec un air triomphant mais éphémère, elle s'excusa brièvement pour le rejoindre. « Est-ce que ça va ? » avait-elle demandée devant sa mine déconfite « Tu as l'air d'avoir vu un fantôme. »  « Non juste un… un peu essoufflé. » L'assistante pinça les lèvres désolée. " Il fallait pas courir pour ça...Quoi que...Ava en a besoin, sinon je ne t'aurais dérangé pour si peu." Elle marqua une pause avant de reprendre : "Je suis vraiment désolée. Je ne sais pas ce que j'ai fabriquée." Elle expliqua ensuite avoir voulu faire réciter sa poésie à l'enfant ce matin, pour être sur, comme une dernière répétition et qu'elle avait dû le garder sans s'en rendre compte à partir de ce moment là. « Promis, je lui dirai de te faire copier cent fois je ne dois pas embarquer les affaires de ma fille sur mon lieu de travail. »[ La blonde grimaça légèrement à cette proposition. "J'ai malheureusement bien peur qu'elle soit tout à fait capable de prendre tout cela très au sérieux et de vouloir réellement me faire copier jusqu'à la dernière ligne." Elle connaissait sa fille et son tempérament parfois redoutable. Sur ce, de nouveau souriante, elle s'apprêtait à donner les affaires de la fillette à l'irlandais, quant elle réalisa que celles-ci ce trouvaient toujours dans son bureau. Se confondant en s'excuse, elle s'éclipsa à l'intérieur de pièce où elle s'excusa encore une fois, avant de revenir avec le classeur, tout en riant à la blague de son agréable rendez-vous. « Tiens. » dit-elle en tendant l'objet au brun.« Je te remercie en tous cas. »  ajouta-t-elle, se sentant encore coupable de se remue ménage. Par ailleurs, la réaction d'Ethan, prêt à voler à son secours avait quelque chose d'assez plaisant. Marquant une pause, elle avisa l'air peu commun de l'ancien banquier et demanda : « Tu es sûr que ça va ? Tu n'as vraiment pas l'air bien. » Il ne semblait en effet pas complément dans son assiette.   « Si si ça va. Je ne vais pas vous déranger plus longtemps. » Elle ouvrit la bouche et l'a referma presque aussitôt, saisissant enfin ce qui clochait. En effet, l'homme installé dans son bureau n'était autre que celui qu'ils avaient déjà eu le loisir de croiser lors de la chasse aux bonbons, au moment d'halloween. Pourquoi n'y avait-elle pas songer plus tôt ? « C’est tout ce que tu voulais de toute façon ? » Surprise par la phrase la réplique qui suivit elle secoua la tête. "Non...euh oui..." Elle soupira et pensa que la journée risquait d'être longue partit comme elle l'était. "Je ne voudrais pas risquer l'incident diplomatique" osa-t-elle poursuivre. "Mais est-ce que ta mine renfrognée serait-t-elle dû à mon rendez-vous ?" Il était à présent évident que oui, néanmoins il semblait mieux adapté de poser la question. "Parce que si c'est le cas c'est ridicule..."  Se taisant un instant, elle reprit, voulant corriger ses propos de façon à ce que son compagnon ne s’enflamme pas aussitôt. "Je veux dire, tu n'as pas besoin de t’inquiéter pour ça. C'est hors de propos." En tant normal, l'assistante était plutôt douée en termes de communication et d'écoute. Pour une raison incongrue, aujourd'hui rien n'allait comme elle le souhaitait. Et plus elle parlait, plus elle avait la désagréable sensation de s'empêtrer dans ses propos.
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() message posté Sam 28 Avr - 1:49 par Ethan I. Hemsworth
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J
e ne voulais pas vivre ça. Si j’avais pu disparaitre, je l’aurais fait. Fermer ma gueule, c’était trop demander, quoi que, même en la fermant, mon visage parlait pour moi. Je n’étais pas bon à ça, prétendre, faire comme si de rien n’était… Cacher ce que je ressentais, c’était bien pour les bars, quand je voulais boire un verre tranquillement sans parler à personne. Mais c’était pas bon pour Amanda. Pour les personnes auxquelles je tenais. Je ne savais pas leur mentir. J’en étais incapable. Même quand je l’aurais voulu, quelque chose plus profond que tout m’en empêchait. Je la sentais remuer à l’intérieur de moi, me secouer, et impossible de cacher quoi que ce soit. Parole ou geste, ça devait sortir, se montrer au grand jour. Parfois, comme c’était le cas à ce moment-là sous le regard perspicace de l’assistante, j’en voulais à la personne en face de moi. Je me demandais, pourquoi ne pouvaient-ils pas se contenter de ce que je leur disais ? Même si ce n’était pas crédible, si je m’efforçais de faire entendre quelque chose, pourquoi ne pas passer à autre chose ? Pourquoi ne pas comprendre qu’il y avait une bonne raison à cela ? Si j’affirmais que j’allais bien, si je tentais de changer de sujet de conversation, pourquoi ? Pourquoi insistait-elle ? Non ça n’allait pas. Mais non, je ne tenais pas à ce qu’elle le sache. Pour la simple et très bonne raison que la raison était ridicule.  Ce type ou n’importe quel autre, cela n’aurait rien changé. J’aurais tiré la même gueule, pas franchement joyeuse. Celui-ci avait juste eu le malheur de me croiser pour la deuxième fois. Si je pouvais éviter de la ramener une fois, deux, ça devenait deux fois plus compliqué, sans vouloir donner dans l’humour moyen.
J
e m’accrochais, néanmoins, croyant qu’elle passerait à autre chose si je répondais d’un air détaché. « Il fallait pas courir pour ça… Quoi que… Ava en a besoin, sinon je ne t'aurais pas dérangé pour si peu. » Ses paroles m’adoucissaient, réellement enthousiaste, j’allais prendre le classeur et partir un sourire rassurant sur les lèvres et aucun scandal laissé derrière moi. Pas le temps de chercher à minimiser mon effort physique qu’elle continua sur sa lancée. « Je suis vraiment désolée. Je ne sais pas ce que j'ai fabriqué. » À voir la façon dont elle se pinçait les lèvres, aucun doute, elle se sentait mal, ne faisant qu’accroitre mon propre malaise. Loin de moi l’idée de lui donner l’impression d’avoir fait un effort sur-humain pour venir. J’appréciais me trouver ici, même en catastrophe, pour une raison bête et simple : la voir, même un bref instant. Enfin… Avant de tomber sur son fidèle client. « C’est rien, ce sont des choses qui arrivent. Et puis à quoi je servirai si tu ne pouvais pas m'appeler au secours ? » Mes lèvres s’étirèrent en un sourire le plus doux possible. Pour appuyer mes propos, je plaisantais de la situation, imaginant la mère se faire réprimander par la fille. Bizarrement, j’imaginais mieux Ava punir sa mère que se faire réprimander par sa maîtresse. « J'ai malheureusement bien peur qu'elle soit tout à fait capable de prendre tout cela très au sérieux et de vouloir réellement me faire copier jusqu'à la dernière ligne. » Nous étions donc deux. Je récoltais une grimace de sa part, qui me décrocha un rictus moqueur. Elle ne faisait que m’encourager à parfaire ce scénario diabolique. « T’en fais pas, je plaiderai ta cause. J’arriverai bien à lui faire réduire le nombre de lignes. » Un sourire en coin trahissait certainement mon sérieux, autant fier de mes plaisanteries que du caractère bien trempé de notre fille. Je prenais un malin plaisir à exagérer, rentrant dans le jeu de sa mère qui, bien que prenant notre fille pour un véritable démon, avait retrouvé le sourire. Tout aurait pu s’arrêter là, sur cette note légère. J’aurais bien aimé.
P
rendre le classeur, partir. En quoi était-ce compliqué ? Comment une tâche si simple avait pu devenir si difficile ? C’était comme si je n’étais pas conscient de mes propres actes. Je ne maîtriser rien. J’observais Amanda devant moi, je voyais ses lèvres bouger, tout d’un coup ses mots me piquèrent sans que je ne me rappelle les avoir cherchés. Le classeur se retrouva dans mes mains, ses remerciement parvenaient jusqu’à mes oreilles, mais je ne réagissais pas. C’était préférable de garder la mâchoire serrée, simplement acquiescer. Devant l’insistance de la blonde, j’essayais de me montrer poli. « Je ne vais pas vous déranger plus longtemps. » Résultat, j’eus la sensation de m’être vendu, démasqué sans même comprendre comment. J’étais trop sonné pour m’en rendre compte. Sonné à cause d’un simple rire. Je pouvais mettre mon malaise sur le compte du manque, le manque d’elle bien sûr, du doute, pendant les longs mois d’absence, il fallait se rendre à l’évidence. Ce n’était rien de tout ça, c’était beaucoup plus bête, aussi bête qu’un sourire. Un sourire qu’un inconnu récoltait beaucoup plus aisément que moi. « C’est tout ce que tu voulais de toute façon. » Je m’entendis parler, les mots fusant hors de ma bouche avant de pouvoir les retenir. « Non… euh oui… » Hallucinant, la façon dont trois petits mots pouvaient vous anéantir. Non Mon visage dût s’illuminer à cet instant, ranimant l’espoir qu’elle désire ma présence près d’elle un peu plus longtemps. Oui Fausse-joie, c’était une erreur, elle ne voulait rien d’autre. L’espoir retomba, mes barrières avec lui. À quoi bon me contenir ? C’était clair. Pourquoi rester planté là ? Elle ne me laissa pas le choix. « Je ne voudrais pas risquer l'incident diplomatique… Mais est-ce que ta mine renfrognée serait-t-elle dû à mon rendez-vous ? » Ma mine renfrognée, hein, plutôt mignon dit ainsi. Je ne voulais pas être mignon. Je ne voulais plus être plein d’espoir non plus. Je me sentais las, épuisé, énervé également. Moi et cette foutue manie de m’accrocher, d’espérer encore et encore. Pour toute réponse, je levais ma mine renfrognée vers le plafond, réalisant qu’elle était rivée sur le sol depuis qu’elle avait réitéré sa question. Je dodelinais de la tête, ne trouvant pas quoi répondre. Je ne voulais pas dire oui, mais je ne pouvais pas dire non, par souci de crédibilité. Quand j’entre-ouvris la bouche, prêt à fournir mon dernier effort en réserve… « Parce que si c'est le cas c'est ridicule… » Je la referma aussitôt, mâchoire claquante, j’en senti la peau vibrer sous l’énervement. Un de mes tics nerveux. Plus de regard au plafond, maintenant, mes yeux vrillèrent droit sur les siens. « Oh donc je suis ridicule ? » Voilà ce qu’elle pensait de moi ? Il ne s’agissait pas d’une question en réalité, juste d’un constat à voir haute, pour lui montrer l’impact de ses mots sur moi. Aïe, mon égaux se morfondait dans la douleur. « Je veux dire, tu n'as pas besoin de t’inquiéter pour ça. C'est hors de propos. » Je l’avais doublée. C’était évident qu’elle cherchait à se rattraper, mais j’avais profité du court laps de temps entre ses deux phrases pour l’enfoncer. Peut-être qu’il me restait un dernier effort, caché au fond de mes réserves, parce que je dus me mordre sacrément fort pour lui faire remarquer que pour une assistante sociale, la diplomatie n’était pas son point fort. L’écoute non plus. Je lui avais bien dit que ça allait bordel. Je lui avais bien dit ! Lui adressant un signe de tête entendu, un ''très bien.'' muet, je détournais les talons, le classeur en main,bien décidé à partir sans plus de cérémonie.
Q
uelques pas dans le couloir sans la regarder, quelques pas jusqu’aux escaliers. Puis je me stoppai, plein de regrets. C’était trop. J’ignorais si elle se trouvait toujours dans le couloir quand je me retournai, mais il le fallait. Je compris qu’il me serait impossible de partir comme ça, de garder un peu plus à l’intérieur. Impossible de contenir plus. « Tu sais quoi ? T'as raison, je suis ridicule. Regarde moi, je suis jaloux du premier type qui arrive à te faire rire. Mais je t'en prie, explique-moi, pourquoi je ne le serai pas ? T'as beau me dire que c'est hors de propos, qu'est-ce que j'en sais moi ? Pourquoi je m'inquièterais pas d'un gentil papa célibataire qui te fait les yeux doux ? Y’a pas si longtemps j’étais même plus censé faire partie de ta vie. Ma voix était cassée, plus aiguë que la normale, mais je n'élevais pas le ton. Il me restait suffisamment de bon sens pour ne pas embarrasser l’ancienne avocate, refusant de me donner en spectacle devant son rendez-vous. « C'est pas ce que je voulais, bordel, je t'ai dit que ça allait. Pourquoi tu me fais ça ? » Ça. Tellement de choses en fait. Au fond, je me détestais. Je voulais être patient, compréhensif, la version améliorée de l’homme dont elle était tombée amoureuse. Là, je n’étais rien de tout ça. J’étais jaloux, égoïste, en prime, je transférais mes propres angoisses sur elle. Pourtant… le plus cruel dans tout cela… tout était vrai. Je ne savais plus sur quel pied danser avec elle, oscillant entre espoir et désillusion, étincelle et calme plat. Je savais très bien ce que j’essayais de faire, la même chose que j’avais essayé de faire quand j’avais découvert une maison vide en rentrant un soir du travail : la détester. Parce que ce serait tellement plus facile, si seulement j’y arrivais.
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() message posté Lun 18 Juin - 17:34 par Amanda E. Hemsworth


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Même si cela faisait partit des choses qui pouvaient arriver, et qu'il n'y avait pas mort d'homme. Amanda culpabiliser de base, plutôt facilement. Et cela d'autant plus qu'il avait s'agit de demander un service à son mari. Evidemment, à l'arrivée de celui-ci, la jeune femme c'était perdu entre excuses et remerciements. « C’est rien, ce sont des choses qui arrivent. Et puis à quoi je servirai si tu ne pouvais pas m'appeler au secours ? » "Oui, j'imagine" avait-elle commençait. "Mais quand même, je voulais pas te déranger". En effet, rien ne serait survenu, sans son esprit distrait. Elle se mordit la lèvre. Dans ce genre de situation, l'australienne se sentait l'âme d'un affreuse mère indigne, négligeant les besoins les plus élémentaires de sa fille. Ce qui, en réalité, n'était absolument pas le cas. Simplement, la nécessité pour elle, de contrôler les choses, l'a menait à l'exagération des sentiments ou impressions. Pour ne pas en rajouter, Ethan plaisanta en imaginant leur fille l'a réprimander sévèrement. « J'ai malheureusement bien peur qu'elle soit tout à fait capable de prendre tout cela très au sérieux et de vouloir réellement me faire copier jusqu'à la dernière ligne. » avoua-t-elle. Après tout, les chiens ne faisaient pas des chats, comme disait l'expression. Et bien qu'adorable, leur petite Ava avait un sacré caractère. « T’en fais pas, je plaiderai ta cause. J’arriverai bien à lui faire réduire le nombre de lignes. » Elle hocha la tête, souriante, s'apprêtant à transmettre le dit classeur à son compagnon, lorsqu'elle se rendit compte qu'il n'était pas là. Pinçant les lèvres, elle s'excusa une nouvelle fois, et repartit momentanément dans son bureau pour le récupérer. Son client qui l'attendait toujours, se permis alors une petite remarque amusante, rien de bien méchant, au contraire. La blonde revint ainsi vers l'irlandais, le sourire toujours aux lèvres, tandis que lui de son coté, semblait s'être quelque peu décomposait. Même si elle aurait sans doute mieux fait de se taire, de laisser couler, elle ne pu s'empêcher, après l'avoir remercier une énième fois, de lui demander ce qui n'allait pas. Question absurde dans la mesure où, elle avait une vague idée du problème : Son rendez-vous.  « Je ne vais pas vous déranger plus longtemps.  C’est tout ce que tu voulais de toute façon. » Un peu désarçonnée par sa réponse, elle bredouilla : « Non… euh oui…  Je ne voudrais pas risquer l'incident diplomatique… Mais est-ce que ta mine renfrognée serait-t-elle dû à mon rendez-vous ? » continua-t-elle. « Parce que si c'est le cas c'est ridicule… » Et ce fut la phrase de trop. Pourquoi ne me suis-je dont pas arrêtée avant ? S'interrogea-t-elle mentalement. « Oh donc je suis ridicule ? » Les choses paraissait vouloir tourner encore une fois au vinaigre, ce qu'elle ne souhaitait absolument pas. « Je veux dire, tu n'as pas besoin de t’inquiéter pour ça. C'est hors de propos » tenta-t-elle de rattraper le coup. Ce qu'il pouvait ce montrer susceptible quand s'y mettait aussi ! Interdite, l'ancienne avocate le regarda alors finir de prendre la mouche et tourner les talons pour s'éloigner dans le couloir. Elle hésita un instant, ne sachant si elle devait le rattraper ou non. Est-ce que tu veux vraiment finir d’aggraver les choses ? Non, bien sur. D'un autre coté, le laisser partir fâché ne l'arrangeait pas non plus. Elle soupira, commençant elle même de s'agacée réellement de la situation. "Maudit classeur !" lâcha-t-elle entre ses dents. L'assistante constata alors qu'il faisait demi-tour. « Tu sais quoi ? T'as raison, je suis ridicule. Regarde moi, je suis jaloux du premier type qui arrive à te faire rire. Mais je t'en prie, explique-moi, pourquoi je ne le serai pas ? T'as beau me dire que c'est hors de propos, qu'est-ce que j'en sais moi ? Pourquoi je m’inquiéterais pas d'un gentil papa célibataire qui te fait les yeux doux ? Y’a pas si longtemps j’étais même plus censé faire partie de ta vie.  » Ouvrant la bouche, elle l'a referma presque aussitôt.  « C'est pas ce que je voulais, bordel, je t'ai dit que ça allait. Pourquoi tu me fais ça ? ». C'est à ce moment là, qu'elle aurait dur normalement tenter d'arrondir les angles. Cela, dans la logique des choses... Toutefois, ce fut tout le contraire qui se produisit. "Oui tu es parfaitement ridicule. Je ne sors pas avec cet homme, je m'occupe de son dossier. Ce n'est pas parce qu'un homme est gentil et agréable avec moi qu'il mérite instantanément de brûler sur le bûcher des amoureux meurtris en guise de sacrifice non ?!!" explosa-t-elle, s'exclamant plus fort qu'elle ne le souhaitait. "C'est hors de propos, parce qu'il s'agit encore une fois de mon travail, rien d'autre. Tu réagis comme si j'étais parti avec la belle idée de te remplacer par le premier passant venu. Si c'était vraiment mon objectif, à l'heure actuel tu t’inquiéterais d'avantage du préposé aux bagages de l'aéroport que du type assis dans mon bureau ! " Elle se tut, reprenant son souffle un minute. "Pourquoi je te fais ça ?" reprit-elle. "Ca va être de ma faute maintenant, si tu suréagis. Et je ne fais rien du tout, je ne voulais simplement pas que ça tourne encore au désastre et..." Elle ne termina pas sa phrase, apercevant une de ses collègues, la mine visiblement inquiète, sortie de son bureau.  Elle lui fit alors signe que tout allait bien et baissa le ton. "Et c'est exactement, ce qui est entrain de se passer." Portant les mains à sa tête, elle soupira, déjà épuisée.  
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() message posté Sam 7 Juil - 2:59 par Ethan I. Hemsworth
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“I was dreaming of the past and my heart was beating fast. I began to lose control. I was feeling insecure, you might not love me anymore. I was shivering inside. I'm sorry that I made you cry, I'm just a jealous guy.”
À
quoi je servirai si Amanda ne pouvait pas compter sur moi, hein ? À fermer ma grande gueule peut-être. Ça aurait pu m’aider pour la suite. Mais non, j’étais trop enjoué pour rien. Le simple fait qu’elle m’ait appelé à l’aide, même pour une banalité, d’être là sur son lieu de travail un jour où il n’était pas prévu qu’on se voit me rendait guilleret. Le charme de l’imprévu. La joie de la voir, à toute occasion, bien que j’essayais de le cacher. « Ça ne me dérange pas, t’en fais pas. » Elle ne me dérangeait jamais. J’espérais qu’elle le savait, et je voulais le lui dire, histoire de m’en assurer. Ça me semblait être la bonne chose à répliquer. Je crûs avoir vu juste puisque quelques boutades s’enchainèrent ensuite. Des plaisanteries anodines, qui dans une autre vie auraient fait partie de notre quotidien. Hélas ce n’était plus le cas. Peut-être que ça les rendait plus belles, parce que plus rares. Je les savourais plus, essayais de me contenter de petits instants de légèreté comme celui-là. Et c’est sur cet instant, cette plaisanterie enfantine que tout aurait dû s’arrêter. Je serai reparti ne gardant que son sourire et son soulagement en mémoire. Ma journée se serait enchainée comme prévu, ma présence sur son lieu de travail n’aurait été qu’un détour agréable et nous en aurions ri en fin de journée, en prenant des nouvelles de la journée d’école de notre fille pour nous assurer qu’elle s’était déroulée sans encombre. J’aurais sûrement gagné un énième remercient en prime. Et peut-être bien, en exploitant ma chance, que cela m’aurait donné l’occasion de trouver une contre-partie à mon service rendu. Histoire qu’elle me remercie en personne. Histoire de la voir. Ouais, tout ça avait l'air fort sympathique. C’était facile de l’imaginer. Comme la réalité était décevante…
J
e me contenais depuis trop longtemps. Pas seulement à propos de son comique de client. Je me contenais depuis le jour où je l’avais revu, depuis le jour où je vivais la boule au vente à l’idée de la faire fuir de nouveau. Elle parlait comme si c’était impossible. Hors de propos, qu’elle disait. Mais rien ne l’était à mes yeux. J’étais même pile dans le thème. Ce n’était pas une jalousie absurde. Ce n’était pas l’histoire d’un sourire, peu importait combien la voir sourire à un autre pouvait m’agacer. Ça, ça ne concernait que moi. C’était ma propre folie. Mais je ne me trouvais pas ridicule d’envisager que quelqu’un d’autre s’intéresse à elle. Ou l’intéresse, elle. Je ne trouvais pas ridicule de m’inquiéter de ma place dans sa vie. Parce que je n’en faisais plus vraiment partie. J’avais perdu ma place, de mari, mais aussi de père, pendant de long mois, et je refusais que ce ne soit plus rien que quelque chose de ridicule. Il y avait eu de charmantes parenthèses, qui me faisaient espérer, me redonnait l’espoir de pouvoir retrouver ma place, pourtant je me retrouvais toujours au même point : planté là à craindre le moment où je dirai quelque chose de travers, où je ne pourrai plus retenir les sentiments que je gardais au fond de moi. Ce moment était arrivé. Mal, bêtement, malgré ma volonté, mais c’était arrivé. Je ne pouvais plus reculer. « Oui tu es parfaitement ridicule. Je ne sors pas avec cet homme, je m'occupe de son dossier. Ce n'est pas parce qu'un homme est gentil et agréable avec moi qu'il mérite instantanément de brûler sur le bûcher des amoureux meurtris en guise de sacrifice non ?!! » Je peinais à enregistrer ses mots. Je ne voulais pas les entendre. Ils me frappaient trop fort. « C'est hors de propos, parce qu'il s'agit encore une fois de mon travail, rien d'autre. Tu réagis comme si j'étais parti avec la belle idée de te remplacer par le premier passant venu. Si c'était vraiment mon objectif, à l'heure actuel tu t’inquiéterais d'avantage du préposé aux bagages de l'aéroport que du type assis dans mon bureau ! » Je me sentais floué, la souffrance que sa fuite m’avait causé complètement bafouée, mes sentiments -certes maladroits- moqués. Je voulais lui balancer les miens, de mots, de cris, tout balancer et m’en aller, égoïstement, mais j’avais échoué. J’étais revenu sur mes pas alors que j’étais sur le point de partir, pour assumer fièrement mon ridicule. Quelle fierté ! Chapeau ! « Est-ce que j’ai dit une chose pareille ? Tu sais, quand un homme est jaloux, même si ça le rend parfaitement ridicule, c’est parce qu’il a des putain de sentiments ! L’amour rend con, tu ne le savais pas ? » Con, voilà comment je me sentais, à lui parler d'amour. J’étais en train de lui avouer que mes sentiments pour elle n’avaient pas bougés d’un pouce sur son lieu de travail, au beau milieu d’un couloir impersonnel. Magnifique. Vraiment splendide ! « Apparemment, tu ne sais pas non plus que c’est complètement à propos, justement. Non, ça ne te vient pas à l’esprit que j’ai justement pensé que dans tes envies de nouvelle vie, et après des mois passés ici tu aies pu simplement rencontrer quelqu’un d’autre ? Moi si, alors c’est moi qui suis con, d’accord, je suis con de penser que tu pourrais en avoir encore quelque chose à foutre de savoir que je suis un pauvre idiot d’amoureux meurtri qui a peur de se faire remplacer. » Je n’arrivais même pas à crier. La gorge serrée, mon ton était sarcastique, voire acerbe, mais avare en décibels. Mes paroles ne relevaient même plus de l’ordre du sous-entendu. Je lui révélais ma peur de la perdre pour de bon, noir sur blanc, mais apparemment, il ne s’agissait pas de ça, non, d’après elle j’étais le dernier des abrutis qui agissait de façon complètement déplacée. Je me retrouvais à lui avouer ce que je gardais en tête depuis des lustres, mais pas de la bonne façon. Ça me détruisait de l’intérieur. « Pourquoi je te fais ça ? » La situation m’échappait complètement. « Ca va être de ma faute maintenant, si tu surréagis. Et je ne fais rien du tout, je ne voulais simplement pas que ça tourne encore au désastre et… Et c'est exactement, ce qui est entrain de se passer. » Au moins un point sur lequel nous étions d’accord. Je n’arrivais plus à la suivre. C’était bien elle qui avait insisté pour que je crache le morceau, non ? Et elle jurait maintenant que son intention était d’éviter un désastre… Une franche réussite. Sa phrase fut coupé au milieu par l’intervention de ce que je supposais être une collègue inquiète. Je ne pus m’empêcher de sourire malicieusement. Alors, qui surréagissait ? Qui était ridicule à s’égosiller ? Mais ce n’était pas le plus important. Ce n’était pas là-dessus qu’il fallait rebondir, non, je n’oubliais pas ses paroles graves. « Encore ? Je ne savais pas que nos entrevues avaient été un désastre, ravi de l’apprendre. » Est-ce que je vivais dans une bulle depuis la Saint-Valentin ? Est-ce que j’avais rêvé cette parenthèse enchanteresse, les moments d’allégresse que nous avions partagé depuis ? Est-ce que j’avais été victime d’une hallucination auditive en l’entendant me demander de réitérer ce genre de soirée ? Est-ce que j’avais aussi imaginé sa main dans la mienne à Halloween ? J’allais finir pathologiquement dingue. Juste bon pour l'asile. « En tous cas, c’est réussi. Si ça peut t’aider avec ton agréable et sympathique client, s’il te dit à trois reprises que ça va, n'insiste pas cette-fois, vaudrait mieux éviter un autre scandal ou tes collègues finiraient par jaser. » Celle qui nous avait interrompue refit une apparition dans l’encadrement de la porte de son bureau, un sourire faux-cul aux lèvres. Peut-être qu’elle s’inquiétait de ne soudainement plus rien entendre. Je lui adressais un sourire du même goût que le sien, la gratifiant d’un petit signe de la main au passage, histoire qu’Amanda comprenne. Pour bien savourer mon dernier pic, aussi, un vrai plaisir. Il était vraiment temps que je m’en aille. Non pas que ça allait arranger les choses. C’était foutu depuis l’instant même où je m’étais ravisé. Ça ne faisait plus aucune différence, que je parte là ou après un échange blessant de plus. Apparemment, mes jambes n’en étaient pas convaincues, puisque je reculais, prêt à me retourner. À croire qu’une partie de moi cherchait à limiter les dégâts malgré tout. Marrant, tiens, c’était le rôle d’Amanda, d’habitude.
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() message posté Mar 31 Juil - 18:48 par Amanda E. Hemsworth


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L'australienne essayait quotidiennement depuis quelques semaines de travailler le lâcher prise. Ce qui, l'air de rien, s'avérait plus difficile que l'on pouvait le croire. D'autant plus lorsque avoir le contrôle et pouvoir gérer un maximum de choses. Alors si embarquer le classeur dont sa fille avait besoin, au boulot, par accident, n'était pas la pire des erreurs au monde, cela l'a dérangeait quand même beaucoup. En effet, elle s'imaginait déjà dans le rôle de la mère indigne, qui ne faisait attention à rien et oh...Rien que d'y penser, était déjà une source d'angoisse. « Ça ne me dérange pas, t’en fais pas. » avait insisté Ethan, tandis qu'elle s'excusait encore une fois de l'avoir fait déplacer exprès. Ils auraient pu s'en tenir là et terminer ce charmant échange sur une note positive. Oui, bien sur. Mais c'était sans compter sur la jalousie d'Ethan à l'encontre de cet homme déjà croisé précédemment et qui n'était autre qu'un simple client. Elle ne faisait que son métier et ne comprenait pas que cela rendit dingue à ce point son compagnon. Est-ce qu'elle lui reprochait quoi que ce fut elle ? Non. Et pourtant, Amanda ne doutait pas qu'il devait régulièrement recevoir de jolie demoiselles ayant besoin de faire soigner comme elle avait besoin de conserver ce maudit classeur qui causait tant d'histoires. « Oui tu es parfaitement ridicule. Je ne sors pas avec cet homme, je m'occupe de son dossier. Ce n'est pas parce qu'un homme est gentil et agréable avec moi qu'il mérite instantanément de brûler sur le bûcher des amoureux meurtris en guise de sacrifice non ?!! » finit-elle par s'emportait devant les répliques oh combien aberrantes de son mari. Et elle continua sur sa lancée, ne s'arrêtant que difficilement et pour reprendre son souffle. Ce qui laissa ainsi la possibilité à son interlocuteur de lui répondre :  « Est-ce que j’ai dit une chose pareille ? Tu sais, quand un homme est jaloux, même si ça le rend parfaitement ridicule, c’est parce qu’il a des putain de sentiments ! L’amour rend con, tu ne le savais pas ? »La jeune femme continua de le regarder, toujours aussi énervée. Elle n'émis aucune réaction directe quant à ce qu'il venait de lui avouer. Pourquoi ? Parce qu'au fond, elle le savait déjà. Savoir et admettre ce trouvait  cependant être deux choses complètement différentes. « Apparemment, tu ne sais pas non plus que c’est complètement à propos, justement. Non, ça ne te vient pas à l’esprit que j’ai justement pensé que dans tes envies de nouvelle vie, et après des mois passés ici tu aies pu simplement rencontrer quelqu’un d’autre ? Moi si, alors c’est moi qui suis con, d’accord, je suis con de penser que tu pourrais en avoir encore quelque chose à foutre de savoir que je suis un pauvre idiot d’amoureux meurtri qui a peur de se faire remplacer. »    « Pourquoi je te fais ça ? » La situation semblait lui échapper de plus en plus. Sa seule consolation était qu'il en allait visiblement similairement pour son partenaire. « Ca va être de ma faute maintenant, si tu surréagis. Et je ne fais rien du tout, je ne voulais simplement pas que ça tourne encore au désastre et… Et c'est exactement, ce qui est entrain de se passer. » Ce n'était pas dans ses habitudes de hurler comme ça, comme une démente. A dire vrai, elle détestait ça, passer pour la folle de service. Néanmoins, elle ne pouvait faire autrement. « Encore ? Je ne savais pas que nos entrevues avaient été un désastre, ravi de l’apprendre. » Il marqua une vague pause, pour mieux poursuivre : « En tous cas, c’est réussi. Si ça peut t’aider avec ton agréable et sympathique client, s’il te dit à trois reprises que ça va, n'insiste pas cette-fois, vaudrait mieux éviter un autre scandale ou tes collègues finiraient par jaser. » La blonde eu de fait une irrépressible envie de s'arracher les cheveux de la tête. Il allait véritablement finir par l'a rendre cinglée. Apercevant alors une de ses collègues qui pointait le bout de son nez, histoire de voir ce qui causait tout ce boucan et vérifier que tout allait bien, elle ce dit que c'était véritablement le pompom. Manquer plus que ça...songea-t-elle. Faisant signe à Anna, que tout allez bien, elle attendit que celle-ci disparue de nouveau pour reprendre sa dispute. "Des conseils ? Sérieusement. Mais tu vas vraiment finir par me rendre dingue...Dingue, oui c'est ça ! Ca a toujours était ça depuis le début en fait...et c'est bien le problème ! Et...tu me dis tout ça évident, parce que tu pense que je m'en contre fiche, que je n'ai ni émotions, ni sentiments ? Ou c'est juste gratuit ? Quand au fait que l'amour puisse rendre stu****de en effet je m'en rends bien compte ! C'est d'ailleurs peut-être pour ça que je m'obstine à poursuivre cette conversation absurde !" Elle se tut, de nouveau à bout de souffle et dévisagea l'irlandais avec insistance. Comment allait-elle gérer son travail après ça ? Elle avait presque la migraine et se sentait plus qu'exaspérait, aussi cela lui paraissait compliqué. Respire, ça va aller, respire calmement.
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() message posté Mer 12 Sep - 1:42 par Ethan I. Hemsworth
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V
omir. Ou pleurer. Les mots qu’on se balançait m’en donnaient envie, me portant au coeur. Vomir de dégout. Pleurer de rage. Voilà tout ce qu’ils m’inspiraient, le dégout, la rage. De ce que l’on osait reprocher à l’autre, de ce que l’on devenait, là, dans ce couloir de bureau, d’en être arriver à… à ça. La folie. La rancoeur. Et, l’apothéose, mes sentiments renvoyés en pleine gueule. Peut-être qu’Amanda avait raison. Peut-être que je ne méritait pas mieux. Peut-être que je l’avais agacé au point de remettre en cause toute notre relation. Ouais, c’était peut-être moi le désastre dans l’histoire. Je n’étais même plus sûr de ses paroles, tellement difficiles à encaisser. Trop pour m’en rappeler exactement. Mais je lui donnais raison sur un point : ça tournait au désastre. Nous, en cet instant, nous étions un désastre. Le Ethan d’il y a quelques années se serait moqué en assistant à cette scène. La Amanda aussi, sans doute. Il aurait haussé les épaules, se croyant au-dessus de tout ça. Au dessus de ces scènes de ménage ridicules, des voix qui s’échauffent dans un lieu public. Ouais, je me croyais toujours au-dessus de tout. Non, pas que moi. Nous. Je nous croyais mieux que tout et tout le monde. Et voilà que je tombais aussi bas que tous les autres. Que tous ces couples qui se déchiraient… J’y avais toujours crû, dans le fond. À nous. J’y croyais encore avant que ce qui devait être un simple service de ma part tourne à l’orage. Ou plutôt au ridicule, c’était ça l’argument de l’australienne. D’accord, nous étions ridicules. Le réaliser était encore le plus douloureux. Le plus inacceptable. Parce que jusqu’ici je ne l’avais pas réalisé. La chute était brutale, l’impact inévitable, ne me laissant rien à quoi me raccrocher. Amanda ne me laissait rien. La femme que j’aimais éperdument depuis une décennie ne me laissait rien. « Des conseils ? Sérieusement. Mais tu vas vraiment finir par me rendre dingue... Dingue, oui c'est ça ! Ca a toujours était ça depuis le début en fait... et c'est bien le problème ! Et...tu me dis tout ça évident, parce que tu pense que je m'en contre fiche, que je n'ai ni émotions, ni sentiments ? Ou c'est juste gratuit ? Quand au fait que l'amour puisse rendre stu****de en effet je m'en rends bien compte ! C'est d'ailleurs peut-être pour ça que je m'obstine à poursuivre cette conversation absurde ! » Voilà ce qu’elle me disait. Tant pis si je ne voulais pas l’entendre. Il ne me restait plus qu’à encaisser, planté là comme un con, la mâchoire serrée. Je l’avais bien cherché après tout. J’aurais pu partir, éviter tout ça, mais non, évidemment, j’étais revenu sur mes pas, réclamant le bâton pour me faire battre. Malheureusement, ça ne n’adoucissait pas ma peine. Maintenant, je devais regarder la femme que j’aimais me hurler dessus. Je devais regarder une femme que je ne reconnaissais pas. Ni douce. Ni conciliante. Ni raisonnée. Où était passée la femme qui s’était excusée les larmes aux yeux lors de nos retrouvailles ? Impossible de me souvenir la dernière fois qu’elle avait hurlé de la sorte. Ce qui m’aurait rendu fou si je n’avais pas conscience de ne plus être le même non plus. Entendre que je la rendais dingue… Je m’en serai réjoui avant. avant tout ce gâchis. J’aurais dû également me réjouir d’apprendre que ma jalousie était hors de propos, d’entendre de sa bouche que je n’avais aucune raison de l’être, qu’une nouvelle relation ne faisait pas partie de ses plans. C’était ce que je voulais… tout ce que je voulais. Mais tout dérapa beaucoup trop vite. Au lieu de me réjouir, je me vexais. Et tout fut foutu. Cette perche pourtant merveilleuse pouvait me donner l’occasion de lui prouver que je pouvais la rendre encore plus dingue qu’elle m’en savait capable, par mille et un sous-entendus. Mais pas cette-fois. C’était hors de propos. En totale contradiction avec l’ambiance délirante entre nous. Le coeur n’y était pas. Je doutais même qu’il y soit un jour. Non, mon coeur se brisait. Je le croyais déjà en miettes depuis longtemps, mais je découvrais que je me trompais. Il restait des morceaux à piétiner. « Je te dis tout ça parce que je t'... non tu as raison, c’est moi le problème depuis le début et tu as été stupide de m'épouser. Message reçu. » Je luttais pour ne pas lui rendre la pareille. Ou bien c’était déjà fait ? Elle m’en accusait en tous cas, oui, puisqu’apparemment je la croyais dénuée d’émotions et de sentiments. Bien. Étant de mon côté un problème ridicule, nous formions une belle paire, au final. Tiens, je pouvais presque en rire. « Tiens, ça fait de moi ta plus grosse erreur dans la vie, quel palmarès ! » Si je restais une seconde de plus, j’allais finir par pleurer de rage. Envers moi-même. Envers nous. Envers le monde entier. Ce qui nous enterrerait tous les deux. Il y avait eu assez de rage pour la journée. Moi, en tous cas, « Non ne te donne pas cette peine, il n’y a plus rien à dire. » Certainement pas que je l'aimais encore comme j'avais failli le faire, que c'était pour ça que j'étais jaloux -ou ridicule ou stupide-, que j'espérais qu'elle me le dise en retour. Qu'elle dise au moins quelque chose, n'importe quoi sur nous, ce que nous étions l'un pour l'autre. Que... Bordel, je me demandais si la jalousie ne l'aurait pas piquée à ma place, que je l'espérais -était-ce vraiment fou ?-, que j'espérais surtout ne pas m'être accroché à notre mariage pour rien. Non, je n'ajoutai rien. C'était trop tard. C'était complètement raté. De toute façon, je ne pouvais pas en entendre davantage. Il fallait que je m'en aille, que j'aille faire ce en quoi j'excellais : me voiler la face dans un verre d’alcool. M’y noyer tout entier. Parce que je me sentais floué, mes sentiments rejetés, mes efforts vains, je décidai de ne pas entreprendre ce projet seul. Voilà comment j’exprimais tout ce qui bouillonnait en moi, pas en hurlant comme Amanda ni en essayant de calmer le jeu - je n’en voyais même pas l’utilité -, mais en poussant le vice. Je m’avançai jusqu’aux escaliers, sans me retourner cette fois, puis m’arrêtai après quelques marches pour envoyer un message à Gaby. Quelqu'un qui ne voyait aucun inconvénient à ce que je la rende dingue. Quelqu’un qui ne remettait pas en cause notre amitié quand je me laissais aller à une remarque stupide. Je comptais sur elle pour venir me repêcher à la sortie de l’école, et au diable tout le reste. Une idée idiote, bien sûr, mais puisque j’étais idiot, apparemment, ça tombait très bien ! Mieux, vu que je n’avais pas le droit d’être jaloux, que l’être était complètement ridicule, je ne voyais pas pourquoi madame Hemsworth aurait eu quelque chose à redire sur ce choix.
©️ nightgaunt
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