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Don't you feel da shame, I don't play your game + Julian

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I'm only human, I make mistakes Don't put your blame on me.

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() message posté Mer 29 Nov - 13:39 par Samuel A. Adams

I have seen sorrows in your streets, the blood on my hands and I'm sick. I'm still seeking da truth in this life to make a better world for my child.Black Bomb A

Julian & Samuel


L'opération s'éternisait. Samuel leva une énième fois son regard vers l'immense horloge murale plaqué contre le mur du bloc opératoire. Debout, les bras croisés, il scrutait l'opération avec le regard du détaché. Ce n'était pas son opération, ce n'était pas à lui de gérer sur ce coup-là. Néanmoins, il n'aimait pas le temps que prenait les choses. S'il avait été aux commandes, cela se serait terminé au moins trente minutes plus tôt. Mais il devait laissé faire, apprendre à ne pas intervenir sur les interventions des autres. Ce n'était pas le chef en lui qui parlait, mais plus le chirurgien, le praticien débordant d'adrénaline qui se faisait violence pour ne pas prendre le pas sur le formateur. En plus de ses attributions de chef de la chirurgie, Samuel avait écopé d'un versant éducatif auprès des résidents, les chirurgiens de demain. Il aimait enseigner, mais pas perdre son temps, deux nuances qui ne faisaient que se croiser durant son enseignement. Mais, quelque part, il était heureux d'être sur le banc de touche. Depuis l'accident de Lilly, il n'était plus si pressé que ça d'opérer, d'affronter de nouveau cette sensation d'impuissance. Il savait que cela serait toujours différent car Lilly allait mieux et qu'elle n'était pas sensé revenir sur sa table d'opération. Seulement, même après tout ce temps, il ne pouvait effacer de sa mémoire les images, les flashs de cette fameuse soirée et de la longue nuit qu'il avait passé avec elle, dans ce même bloc, à tenté de lui sauver la vie. Sauver des vies. C'est pour ça qu'il avait souhaité devenir médecin, puis chirurgien, pour offrir aux personnes une seconde chance, pour cracher à la gueule du destin et du fatalisme. Il n'y arrivait pas toujours, il perdait des patients, mais jusque là, il ne baissait pas les bras. Pendant une seconde, il perdit son regard sur le visage du patient endormit. Il s'agissait d'un jeune homme au teint clair et aux taches de rousseur. Samuel cligna des yeux. Ce n'était pas Lilly. Et soudain, alors qu'il pensait que le plus dur était passé, la machine se mit à sonner, un son strident, presque paralysant. Pour les chirurgiens, il était le signal que quelque chose clochait et qu'il était urgent d'agir afin d'éviter le pire. Cette fois-ci, n'y tenant plus, Samuel accouru auprès de son jeune résident, qui, prit de panique, scrutait à la fois le moniteur et le corps de son patient. Le Adams posa une main rassurante sur son épaule, l'invitant à se calmer et à reprendre ses esprits. Les secondes étaient cruciales à ce stade. En un coup d'oeil, Samuel repéra la cause du problème, mais le résident sembla retrouver son self-contrôle et s'empressa de réagir à la suite de son professeur.

L'opération s'était bien terminé, le drame avait été évité. Pourtant, Samuel rejoignit son bureau l'air contrarié. Devait-il toujours ressentir cette sensation de vide, de précipice face à une opération comme celle-ci ? Il avait toujours agit dans l'urgence, c'était la base même de sa spécificité, de son service. Jusque là, cela ne lui avait jamais semblé difficile, il aimait même ressentir cette adrénaline brûlante. Samuel était face à des accidentés, des catastrophes particulièrement choquantes, mais il réagissait toujours dans la justesse. Seulement le soir où Lilly était arrivé aux urgences allongée, inerte, sur un brancard, tout son professionnalisme avait été chamboulé. Faire le pas sur le père et laisser le chirurgien prendre le contrôle s'était avéré une transition douloureuse et sans doute la plus effrayante de sa vie. En tout cas, Samuel n'était plus vraiment le même depuis qu'il avait dû plonger ses mains dans le corps de sa fille, qu'il avait épongé son sang et qu'il avait vu tressaillir son corps sur le coup des chocs afin de faire repartir son cœur. Fatigué, un peu las aussi, Samuel quitta son bureau puis l'hôpital, soulagé ce soir d'abandonner sa veste blanche pour son blouson de cuir.

Avant de rentrer chez lui, il décida de s'offrir un temps de répit au Queen's Head. Ce Pub avait le mérite d'être situé juste à côté de son lieu de travail et de servir un excellent whisky. Samuel n'était pas un amateur d'alcool fort, il préférait largement le bon vin, mais après de rudes journées, il ne disait pas non à un petit remontant. Il poussa les portes du Pub et fut rapidement plongé dans son ambiance embrun d'Irlande. Le patron lui fit un signe de tête pour lui signifier qu'il arrivait. Samuel prit place au bar sur l'un des élégants tabourets en bois, pianotant sur son téléphone en attendant. Le patron vint prendre sa commande, non sans ajouter une petite phrase personnalisé : « Alors chef, dure journée ? ». Il avait fini par analyser que Samuel passait chez lui quand l'hôpital devenait trop pesant, comme un habitué des mauvais jours. Le Adams lui répondit par un léger sourire avant de récupérer son verre de whisky. Il laisse son regard se perdre sur le liquide ambré avant d'en savourer la saveur caramélisée et de laisser la chaleur de l'alcool envahir sa gorge. Puis une voix vint réveiller son esprit endormit. Il tourna la tête dans la direction que lui indiquait son ouïe et son regard se posa sur lui. Sur Julian. Sur ce petit con de Julian. Un regard du jeune homme lui suffit pour comprendre que, lui aussi, l'avait repéré. Décidément, cette journée interminable ne faisait que le foutre en rogne un peu plus.


(c) black pumpkin

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() message posté Dim 10 Déc - 9:59 par Julian F. Flemming

Don't you feel da shame, i don't play your game



Julian feat. Samuel

Citation :
« Life is a game, play it ! »

Quelques jours après avoir discuté avec Lily, Julian état quelque peu chamboulé. Certes, il s'était attendu à ce que la rencontre soit une épreuve, mais entendre certains mots sortir de la bouche de celle-ci, l'avait plus touché qu'il ne l'avait prévu. Ainsi, pour tenter d'oublier cette légère déconvenue et étant de repos ce jour-là, Julian avait décidé de sortir. Il aurait très bien pu se rendre à son lieu de travail, mais pour se détendre  en prenant quelques verres,il avait besoin de changer d'endroit et de voir de nouvelles têtes. Il connaissait les toutes les bonnes adresses où l'ambiance était au rendez-vous et il savait que pour faire la fête, il y avait moyen à toute heure du jour ou de la nuit. Mais pour le moment, l'heure n'était pas à la fête, au contraire. Il lui fallait un lieu assez tranquille à cette heure-ci. Ce fut ainsi que son choix se tourna vers le Queen's Head, un pub situé au milieu de la ville, où la population la plus aisée aimait se retrouver. C'était donc l'endroit idéal pour passer inaperçu.

Manque de peau, notre cher barman connaissant les 3/4 de la population londonienne en soirée, il fut interpeller par un groupe de fêtards et échangea quelques banalités.Son regard se posa très rapidement sur un homme de la quarantaine qu'il reconnut immédiatement. Il ne s'agissait de nul autre que le père de Lily. Comme si le destin s'acharnait contre lui, il fallait qu'il retrouve celui qui avait utilisé son visage comme punching-ball après le fameux incident. Loin de le voir comme une fatalité,Julian y voyait plutôt l'opportunité de régler ses comptes. La dernière fois, il n'avait pas pu se défendre  et n'avait pas même tenté de le faire. Certes, contre un boxeur aguerri il n'avait aucune chance, mais au moins par fierté il aurait tout de même esquisser des mouvements en temps normal. A cette époque, il avait décidé de ne pas riposter se disant qu'il méritait cette punition, chose qu'il pensait toujours d'ailleurs. Mais avec du recul, il s'était dit que ce cher Samy n'avait pas à le juger ou le "punir" pour ce qu'il avait fait, seule Lily le pouvait.

Celui-ci incarnait tout ce que Julian haïssait, peut-être même plus qu'il ne se haïssait lui-même. La figure paternelle avec laquelle Julian avait beaucoup de mal du à sa propre histoire. Aussi, parce que Lily lui avait quelques fois parlé de lui et pas qu'en bien et ayant ds griefs contre son géniteur, par empathie, Julian s'était mis à avoir quelques préjugés sur lui. Finalement, parce qu'il avait tout du gosse de riche, né avec une cuillère dans la bouche qui avait tout eu et avait juste eu à claquer des doigts pour décider de son avenir. Il savait aussi que Lily ne devait son salut qu'à cet homme et qu'il devait, quelque part le remercier d'avoir limité les dégâts de son erreur. Mais à la place, Julian ne chercherait qu'à se venger de l'affront qu'il lui avait fait. Lui qui passait sa vie à jouer aux dieux décidant de la vie ou de la mort d'autrui, lui qui était si parfait et surprotégeait sa fille chérie, lui qui était si parfait et ne devait pas se remettre en question, lui qui ne faisait jamais d'erreur, allait descendre de son piédestal. Julian en avait fait le but du jeu du jour.

Il connaissait plus ou moins les reproches que Samuel pouvait lui faire et partait donc avec de meilleures cartes. Mais surtout, il connaissait les faiblesses de son adversaire tandis que celui-ci n'avait pas grand chose sur lui. Son avantage était donc certain et si Samuel avait passé une bonne journée, cela allait très certainement changer. Dans le cas contraire, il risquerait fortement de péter un câble avec ce que lui avait préparé Julian. Au poker, le but du jeu était de faire croire à l'adversaire que l'on avait rien jusqu'au moment fatidique. Cette fois-ci, il allait jouer  cartes sur table, et dès le départ, il donnerait le ton. Il prit congé des personnes qui l'avaient accompagnés jusqu'à présent et se dirigea vers la cible du jour. Il s'assit aux côtés de Samuel et lui tapotant l'épaule, il lui dit:

« Alors beau papa quoi de neuf ? »

Julian ignorait si Samuel était au courant de sa conversation avec sa fille, mais la connaissant , elle ne risquait pas de lui avoir dit quoique ce soit sur les sujets qu'ils avaient abordés. Aussi, Julian pouvait très bien utiliser cet atout et lui apprendre qu'ils s'étaient rencontrés s'il ne le savait pas déjà. Et quand bien même il le saurait, Julian trouverait le moyen d'en tirer avantage.  Le patron du Queen's Head était présent et il avait plutôt Julian à la bonne, étant dans le milieu un des meilleurs barmans de Londres. Il avait déjà tenté de débauché Julian mais avec des conditions assez strictes, qu'il n'aurait pu tenir. Car Julian était connu pour ses nombreuses frasques et cela ne correspondait pas à la réputation du Queen's Head. Mais restreindre ses libertés revenait pour lui à brider sa personnalité et Julian ne pouvait faire de concessions là-dessus. Il lui fit donc un clin d’œil pour exprimer sa commande habituelle et attendit patiemment la réaction de Samuel. Ce n'était qu'un avant-goût de ce qui l'attendait car Julian excellait dans la fourberie. Avec la motivation qu'il avait de blesser Samuel, il allait se surpasser dans cet art, avec un plaisir non dissimulé.

lumos maxima
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