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You would not let me begin so I am crawling away [Charlotte]

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MEMBRE

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() message posté Jeu 30 Nov 2017 - 14:16 par Elijah Whitaker

Charlotte & Elijah

You would not let me begin so I am crawling away because you broke my heart in two. No, I will not forget you

Depuis combien de temps j'étais assis sur ce banc ? Une minute, une heure ou une journée ? Je n'en savais rien. J'avais à peine pris le temps de regarder les gens déambuler dans ce quartier de la City. Je m'exaspérais de voir ces employés au salaire modeste, arborer un costume trois pièces bien trop cher pour eux. L'apparence était si importante pour les gens qu'on en oubliait même l'essence même de la vie : Être heureux. Le bonheur, je l'avais connu il y a quelques années. De trop nombreuses années à mon sens... Je fermais les yeux, m'adossant soudainement contre le bois humide de ce banc. Il était bien loin le temps où j'étais en Australie, avec une petite amie à mes côtés, et durant lequel, rien ne semblait pouvoir m'atteindre. Vous connaissez le sentiment de plénitude ? Je l'avais connu moi. Je l'avais perdu en même temps que j'avais tout perdu. " Charlotte..." Ces mots traversèrent dans un souffle la barrière de mes lèvres tandis que je décidais de rouvrir les yeux, ne voulant pas me laisser submerger par un trop plein d'images que je tentais de chasser désespérément depuis des années. Je souriais en apercevant, gravé dans le bois du banc, certaines initiales entourées d'un coeur que l'on reconnaîtrait comme l'acte de jeunes gens fous amoureux depuis peu de temps. Malgré tout, le bois avait vieilli, les inscriptions s'effaçaient et laissaient place à de nouveaux couples venant graver leur amour sur ce banc. Je me redressais, décidant ainsi de bouger de ce lieux qui m'emmenait tout droit sur un terrain glissant : celui de la nostalgie.

Je connaissais La City comme ma poche et pourtant, j'avais cette fâcheuse impression d'errer sans but. Je m'arrêtais nettement, percutant même un jeune homme qui me suivait de trop près tandis que mon regard était attiré par une silhouette que je semblais connaître. Mon imagination me jouait des tours, il était impossible que Charlotte se trouve ici, maintenant. Le hasard fait parfois bien les choses, certes. Mais depuis la dernière fois où nous nous étions vus, je ne savais plus sur quel pied danser avec elle. Elle avait ses raisons, aussi incompréhensibles soient-elles, de m'en vouloir tout comme j'avais les miennes. Et pourtant, ma vie amoureuse était un désastre depuis cette histoire, au grand damne de mes petites soeurs.
Je soupirais, me contentant de reprendre ma route, m'arrêtant à une stand de vendeur ambulant, prenant deux espressos serrés, sans sucre. J'avalais rapidement le premier d'une traite, trouvant dans la caféine un remède à de nombreux maux. Je récupérais le second, réglant les deux tout en laissant la monnaie au vendeur, tandis que je décidais de retourner sur mes pas. Si mon imagination ne me jouait pas des tours, je reverrais donc Charlotte.

La cadence de mes pas n'étaient pas la même qu'à l'aller, avançant bien plus rapidement que la majeure partie des passants traversant cette rue. Je venais d'arriver à l'angle de la rue où je pensais l'avoir aperçu tandis que mon regard cherchait sans faille à croiser celui de la jeune femme. En vain. Je ne vis qu'un groupe d'amies, probablement en train d'organiser une baby shower vu le nombre de cadeaux qui dépassaient de leur bras. Je soupirais, décidant enfin de rentrer chez moi. Je fis volte-face sans faire attention aux gens m'entourant et je percutais l'épaule de quelqu'un, renversant par la même occasion mon second café, dans un râlement intempestif.

" Vous ne pouviez pas faire att...." m'arrêtais-je lorsque j'aperçus ce regard que je n'oublierais pour rien au monde: Celui de Charlotte. Je me reculais instinctivement, sortant un paquet de mouchoir de la poche intérieure de mon blouson, en tendant un à la jeune femme, l'air plus que désolé.

"Je... Tu n'as rien ? Je ne m'attendais pas à te voir..." mentis-je en me grattant la nuque tout en l'observant du coin de l'oeil. Bien sûr que c'est ce que j'étais venu chercher en revenant sur mes pas. Du moins, la voir sans me faire voir forcément. Je regardais mon gobelet, vide, avant de le jeter dans la poubelle se trouvant derrière moi, revenant vers la jeune femme quelques secondes après.

" Tu as peut être des choses à faire ? A moins que... L'idée te paraîtra peut être folle, mais on aurait pu prendre un café ensemble. Comme avant... " lui demandais-je sans être sûr de sa réponse.
Mais maintenant que nous étions l'un en face de l'autre, je ne pouvais plus m'enfuir. Comme j'avais pu le faire auparavant.

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Sometimes, my body feels like a burial ground for all the people I should have become.
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() message posté Ven 1 Déc 2017 - 14:10 par Charlotte R. P. Adams
I may regret the way we ended, but I will never regret what we had. ✻✻✻ Avec l’approche des fêtes de fin d’années, j’ai l’impression de ne plus avoir le temps de rien. Je n’arrive pas encore à savoir si cela me réjouis ou non. Parfois j’ai l’impression qu’il faudrait que je prenne du temps pour moi, pour pouvoir me poser un peu, et souffler. J’ai l’impression que mes bonnes résolutions de mettre de côté le travail sont déjà bien loin derrière moi, ce qui n’est pas très réjouissant. Mais le fait d’être occupée en permanence, me permet d’oublier le reste. Je n’ai ainsi pas vraiment le temps de penser à moi et à ce qui ne va pas dans ma vie. J’ai l’impression d’avoir raté plein de choses, ou d’avoir fait les mauvais choix, ce qui au final me ramène sans cesse à tout remettre en question. Ce qui en devient épuisant. Je ne sais pas pourquoi cela revient en ce moment, des mois plus tard, alors que ma vie recommençait à redevenir plus calme. J’ai même fait l’effort de me rendre à cours de yoga, dans l’espoir de penser à autre chose, et de me détendre, sans grand résultat je dois bien le reconnaître. Je me demande à quoi ça sert d’essayer dans ce cas. Après m’être de nouveau changé, je finis par quitter la salle pour retrouver le froid, et la grisaille de Londres. Les rues sont pleines de monde, et cela me réconforte quelque part, me donnant l’impression de ne pas être seule. Bien évidemment, cela n’est qu’une impression. N’ayant pas grand-chose à faire aujourd’hui, j’en profite pour faire quelques boutiques. Encore une fois, j’essaie de ne pas rentrer trop tôt, et de me retrouver seule avec mes pensées. Ça en devient presque ridicule. Mais il est difficile de vouloir se retrouver seule quand il y a encore des choses à régler. Je traîne plus qu’autre chose, repérant quelques idées de cadeaux. Le froid n’est pas des plus agréable, tout comme le monde qui semble faire la même chose que moi. Si bien que personne ne semble réellement faire attention aux autres, et sans ne rien voir venir je me retrouve à entrer dans quelqu’un. Cela n’aurait pu ne pas être grave, s’il n’y avait pas eu cette boisson chaude en train de couler sur moi. « Vous ne pouviez pas faire att... » Finalement, la boisson n’aurait pas été grave, s’il n’y avait pas eu Elijah. Je suis bien trop surprise pour répondre quoique ce soit. De toutes les personnes sur lesquelles j’aurais pu tomber de ma connaissance, je n’aurais pas pensé à lui. J’en étais venue à penser qu’il n’était plus à Londres désormais. Erreur. C’est toujours aussi étrange de le voir. Il me faut quelques secondes pour enfin prendre le mouchoir qu’il me tend. J’en avais presque oublié tout le reste. J’essaie d’éponger, sans grand résultat, même si heureusement il y en a plus par terre que réellement sur moi. « Je... Tu n'as rien ? Je ne m'attendais pas à te voir... » Nous sommes deux dans ce cas. Pourquoi faut-il que nous nous croisions une nouvelle fois par hasard. Pourquoi faut-il que l’on se revoit tout court. Cela ne fait que me ramener en arrière, je n’arrive toujours pas à le séparer de tout ce qui s’est passé. « Je ne pensais pas te revoir non plus… » J’en suis presque désolée de ne voir que les mauvais côtés. Comme si tout le reste n’avait pas existé. Pourtant les bons souvenirs sont aussi là, seulement le reste les éclipses totalement. J’aurais pu profiter de son éloignement pour jeter son gobelet désormais vide pour partir, mais je ne sais pas pourquoi je suis restée là. Sa présence emmène tout un tas de sentiments contradictoire, et je ne sais pas vraiment ce que je suis supposée faire, ou dire. « Tu as peut être des choses à faire ? A moins que... L'idée te paraîtra peut être folle, mais on aurait pu prendre un café ensemble. Comme avant... » L’idée est plus que folle. C’est la parfaite occasion de prétendre avoir effectivement quelque-chose à faire, et partir. Mais à la place de cela, je suis en train de réellement considérer son idée. Il serait peut-être temps d’arrêter de fuir, de le fuir. Je doute que les choses ne s’arrangent réellement, mais si je n’essaie pas, je ne pourrais jamais réellement le savoir. J’hésite quand même un instant, ne sachant pas si j’arriverais à le supporter. « Et bien… Je préfère le boire que de l’avoir sur moi. » Tentative d’humour ratée. Je ne suis pas vraiment à l’aise, cela doit se voir sans aucun doute. Mais il serait peut-être temps de dépasser tout cela, après toutes ses années. Peut-être que ce n’est pas une bonne idée, sûrement même. Mais autant essayer, j’ai l’impression de lui devoir au moins cela.

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